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Created on September 10, 2024
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Transcript
La guerre civile au Yémen
I. Contexte et causes du conflit
II.Les conflits
III. Les types d'acteurs en présence
Louis Reny Edouard Defrance Téo Manucci
Contexte et causes du conflit
Origines politiques et historique du conflit
Causes immédiates du conflit
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Causes immédiates du conflit
Il y a de profondes divisions entre factions politiques, comme les Houthis, le gouvernement d'Hadi, les séparatistes sudistes, et divers groupes tribaux.Le gouvernement yéménite a perdu le contrôle de nombreuses régions, ouvrant la voie à des conflits locaux et au fractionnement du pays. La coalition menée par l'Arabie saoudite a imposé un blocus naval et aérien, aggravant les pénuries alimentaires et médicales. Les bombardements aériens ont détruit des infrastructures essentielles.Le Yémen connaît l'une des pires crises humanitaires au monde, avec des millions de personnes menacées par la famine et des épidémies comme le choléra.Des millions de Yéménites ont été déplacés à l'intérieur du pays ou ont fui en raison des combats.Le Yémen est devenu un champ de bataille pour la rivalité régionale entre l'Arabie saoudite et l'Iran. L'Arabie saoudite soutient le gouvernement Hadi, tandis que l'Iran est accusé de soutenir les Houthis.La coalition menée par l'Arabie saoudite (soutenue par les États-Unis et d'autres pays occidentaux) et l'implication indirecte de l'Iran ont internationalisé le conflit.Les ventes d'armes à l'Arabie saoudite par des pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont prolongé la guerre, tandis que les efforts diplomatiques internationaux pour négocier la paix ont échoué jusqu'à présent.
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Origines politiques et historiques du conflit
Le conflit au Yémen est une guerre civile qui a éclaté en 2014 et se déroule dans la péninsule arabique, au sud de l'Arabie saoudite. Les principaux acteurs sont les Houthis, un groupe chiite zaïdite du nord du Yémen, et le gouvernement yéménite dirigé par le président Abd-Rabbo Mansour Hadi, soutenu par une coalition internationale menée par l'Arabie saoudite. À cela s'ajoutent des acteurs régionaux comme l'Iran, qui soutient indirectement les Houthis, et des groupes séparatistes ou islamistes présents dans certaines régions.Le Yémen est devenu un pays unifié en 1990 après des années de division entre le Yémen du Nord, principalement sunnite et républicain, et le Yémen du Sud, marxiste et soutenu par l'Union soviétique.Les Houthis, un groupe chiite zaïdite du nord du Yémen, se sentent historiquement marginalisés politiquement et économiquement par le gouvernement central dominé par des sunnites. Ils cherchent à obtenir une plus grande représentation politique et une meilleure redistribution des ressources.Le Yémen possède des ressources stratégiques, comme le pétrole dans certaines régions, et contrôle le détroit de Bab-el-Mandeb, un passage maritime crucial pour le commerce international. Le contrôle de ces zones représente un enjeu économique et géopolitique majeur pour les belligérants.
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II. Les conflits
A. Nature du conflit B. Type de conflit C. Guerre irrégulière D. Quelques conflits
A. Nature du conflit selon Clausewitz
La nature de la guerre, selon Clausewitz, peut se décrire par la célèbre formule : la guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens. Il distingue trois aspects essentiels qui influencent la nature d'un conflit : la violence (ou passion populaire), le hasard (lié à l'incertitude et à la chance sur le terrain), et la rationalité politique.
1. La passion populaire (violence) : Le Yémen est marqué par des rivalités historiques, des différends religieux entre sunnites et chiites zaïdites (Houthis), et une lutte pour le pouvoir qui attise les passions. La mobilisation populaire en 2011, qui s'inscrit dans le cadre du Printemps arabe, a montré que la population yéménite réclamait un changement radical du système politique corrompu et centralisé.
2. Le hasard et l'incertitude : Le conflit au Yémen est extrêmement fluide et incertain, avec des acteurs changeants et des alliances complexes. Les Houthis, qui étaient à l'origine une force locale, sont devenus des acteurs majeurs du conflit après avoir pris la capitale Sanaa en 2014. La guerre inclut aussi des éléments de guerre asymétrique, car les forces locales et les milices peuvent infliger des pertes significatives à une coalition internationale pourtant bien mieux équipée.
3. La rationalité politique : Clausewitz insiste sur le fait que la guerre est toujours menée dans un cadre politique. Au Yémen, la lutte pour le contrôle du pouvoir central entre le gouvernement d'Abd Rabbo Mansour Hadi (soutenu par l'Arabie saoudite et la coalition), les Houthis (qui ont leurs propres objectifs politiques et religieux) et d'autres (comme les séparatistes du Sud) illustre cette dimension. De plus, les interventions extérieures (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Iran) montrent que des calculs géopolitiques sont en jeu.
B. Types de conflits selon Clausewitz
Clausewitz définit aussi différents types de guerre, qui peuvent se chevaucher dans un conflit aussi complexe que celui du Yémen.
- Guerre limitée : Les belligérants peuvent mener une guerre limitée, c’est-à-dire qu'ils ne visent pas la destruction totale de l'adversaire, mais plutôt à obtenir des gains politiques spécifiques. Au Yémen, la guerre menée par la coalition saoudienne pourrait être vue comme une guerre limitée dans la mesure où leur objectif principal est de réinstaurer le gouvernement légitime d'Hadi, tout en évitant une destruction complète du pays.
- Guerre absolue : Clausewitz parle de la guerre absolue comme une guerre menée jusqu'à l'anéantissement total de l'ennemi. Le conflit au Yémen a des aspects de guerre absolue dans certaines régions, notamment les offensives intensives entre les Houthis et la coalition, où chaque camp semble parfois viser l'élimination totale de l'autre (par exemple, les bombardements aériens massifs de la coalition ou les attaques de missiles balistiques des Houthis).
C. Guerre irrégulière : Clausewitz reconnaît également l'importance de la guerre irrégulière, qui correspond bien à la situation au Yémen. La guerre au Yémen implique des milices locales, des groupes armés tribaux, et des factions qui utilisent des tactiques non conventionnelles pour harceler les forces régulières. Cela inclut les tactiques de guérilla et les embuscades menées par les Houthis contre la coalition saoudienne et les forces pro-Hadi.
D. Quelques conflits
A appuyer après avoir visité toutes les villes
Bataille de Sanaa (2014) La bataille de Sanaa est un des événements déclencheurs de la guerre civile. En septembre 2014, les rebelles houthis se sont emparés de la capitale yéménite Sanaa après plusieurs semaines de combats contre les forces du gouvernement d'Abd Rabbo Mansour Hadi. Les Houthis, soutenus par des factions de l'armée encore loyales à l'ancien président Ali Abdallah Saleh, ont pris le contrôle des principales infrastructures gouvernementales. Cette victoire des Houthis a considérablement affaibli le gouvernement de Hadi, qui a ensuite fui vers la ville d'Aden avant de s'exiler en Arabie saoudite.
Bataille d'Aden (2015) En mars 2015, après avoir pris Sanaa, les Houthis et les forces pro-Saleh ont avancé vers le sud pour capturer Aden, une ville portuaire stratégique où le président Hadi s'était réfugié. Aden était alors le siège temporaire du gouvernement yéménite. Les Houthis ont attaqué la ville, mais la coalition menée par l'Arabie saoudite est intervenue en lançant une campagne de frappes aériennes massives pour stopper leur progression. En juillet 2015, les forces pro-Hadi, soutenues par des troupes yéménites et des unités saoudiennes et émiraties, ont réussi à reprendre le contrôle d'Aden. Cette bataille a marqué un tournant dans la guerre, car Aden est devenu le centre du gouvernement yéménite soutenu par la coalition.
Bataille de Taïz (2015-présent) Taïz est l'une des plus grandes villes du Yémen et un site stratégique en raison de sa position géographique. Depuis 2015, Taïz est l'un des principaux champs de bataille entre les Houthis et les forces pro-gouvernementales. La ville est divisée entre zones contrôlées par les forces pro-Hadi et celles sous contrôle des Houthis, ce qui en fait un site de combats intenses. Les Houthis ont imposé un blocus sur Taïz, empêchant l'accès à l'aide humanitaire. Les combats ont détruit une grande partie de la ville, et des milliers de civils ont été pris au piège. La bataille de Taïz illustre la guerre d'usure qui se déroule au Yémen, sans victoire claire pour l'un ou l'autre camp.
Bataille de Mokha (2017) Mokha, un port stratégique sur la mer Rouge, a été le théâtre d'une bataille clé en janvier 2017. Les forces gouvernementales yéménites, appuyées par la coalition saoudienne et des troupes des Émirats arabes unis, ont lancé une offensive pour reprendre cette ville des mains des Houthis. Mokha est important pour le contrôle des routes maritimes et des livraisons d'armes. Après plusieurs semaines de combats, les forces pro-Hadi ont réussi à capturer la ville en février 2017. Cette bataille a permis au gouvernement de Hadi et à la coalition de sécuriser un point sur la côte ouest.
Bataille de Hodeïda (2018-2019) La ville portuaire de Hodeïda, sur la côte ouest du Yémen, est un autre site stratégique majeur car elle est la principale porte d'entrée des importations humanitaires et des fournitures alimentaires pour une grande partie du pays. En juin 2018, la coalition menée par l'Arabie saoudite a lancé une offensive pour reprendre Hodeïda des mains des Houthis, qui contrôlaient le port. Cette bataille a été extrêmement importante, car le blocus de Hodeïda a aggravé la crise humanitaire au Yémen. Après des mois de combats, un cessez-le-feu a été négocié en décembre 2018 dans le cadre de l'accord de Stockholm, mais des affrontements ont continué jusqu'à fin 2019.
Les principales batailles du conflit yéménite révèlent à la fois l'importance stratégique de certaines villes clés et les luttes territoriales et politiques complexes qui traversent le pays.
III. Les types d'acteurs en présence
1.L'armée étatique 2.Groupes rebelles Houthis
1.L'armée étatique
L'armée étatique du Yémen a été formée après l'unification de 1990. Depuis la révolution de 2011 et la guerre civile de 2015, elle est fortement fragmentée, avec certaines unités rejoignant le groupe armée Houthis et d'autres soutenant le gouvernement du président Hadi, ils sont soutenue par l'arabie saoudite ce qui fais de cette armée plutot une coalition d'etats. Cette division a gravement affaibli son efficacité et sa capacité à agir comme une force unifiée.
2.Groupes rebellesLes Houthis
Les Houthis sont un groupe armé chiite rebelle considére comme teroriste par les etats unis notament leurs objectifs: Renversement du gouvernement central yéménite et instauration d’un état islamique chiite.Destruction d’Al-Qaïda au Yémen.Promotion de la doctrine zaydite. basé dans le nord du Yémen, en 2014 en prenant la capitale, Sanaa. Ils sont soutenus par l'Iran et ils intervienne avec le hamas contre l'israel Opposés au gouvernement yéménite, ils luttent contre une coalition dirigée par l'Arabie saoudite dans la branche sunite de la religion musulmane . Ils contrôlent aujourd'hui une large partie du nord du Yémen, y compris des zones stratégiques. Dont le detroit de bab el mandeb crucial dans le comerce international
2.Groupes rebellesLes Houthis