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Des lunettes pour être vu...!
Notion: de schéma et de dessin technique de croquis représentation documentaire
1ère séance: Etape n°1 : Représentez par le dessin une paire de lunettes en étant le plus rapide possible. En observant votre réalisation et les propositions des camarades, pouvez vous retrouver et nommer les différentes parties constituant ces paires de lunettes. Sachant que la monture est constituée par : des verres, des branches, des manchons, des charnières et d'un pont... Etape n°2 : Grâce au dessin d'observation, représentez de 3 manières différentes une paire de lunettes. Etape n°3 : Je dessine des lunettes comme vous ne les avez jamais vues.
Notion: Quel est le statut de cet objet. Représenter un objet 3D en 2D en plus des différents angles de vue abordés.
Etape 1 : travail sur le design d'objetEtape 2 : travail sur la forme, la position des lunettes(branches fermées ou ouvertes), sur l'angle de vue et sur la couleur.
Des lunettes pour être vu...!
Question abordée: Qu’est-ce qui permet de transformer un objet commun, un objet du quotidien en objet d’art ?
Qu'est-ce que je veux montrer de moi à travers cet objet ?
En quoi la forme d’un objet nous renseigne-t-elle sur sa fonction ?
2ème séance :Vous imaginerez et réaliserez une paire de lunettes pour être vue, une paire de lunettes qui attire l'attention. Contrainte: Elles devront pouvoir être portées, leur forme devra s'adapter à votre tête. Réalisation en 3D. Condition de travail: Individuellement ou en binôme. Technique: libre Pour immortaliser votre travail, vous réaliserez une photo qui accentuera l'effet "pour être vu", un autoportrait aux lunettes.
Questions et notions abordées: Comment le corps devient-il support de l'oeuvre ?
Vocabulaire
Design - Forme - Fonction - Objet d'art - Objet à porter - Autoportrait - Corps - Support -Présentation
Réferences artistiques
les « C-Stunners »
Cyrus Kabiru
Les lunettes de l'artiste kényan attisent la curiosité. Un jour, il entend son père lui dire avec ironie que "pour être un homme dans ce monde, il faut posséder ses propres lunettes de soleil. Si tu veux porter des lunettes, fais-les toi-même." Un déclic pour le jeune garçon. Il a donc su allier son besoin/envie de porter des lunettes avec le jeu. C’est en récupérant dans les poubelles de sa ville Nairobi qu’il a trouvé les matériaux nécessaires à la fabrication de ses curieuses lunettes : du papier, du fil de fer, du bois, etc...
Pourquoi ces lunettes ? Quels messages ?
Le travail de Kabiru interroge la transformation des objets : ce qui est jeté, oublié, hors d’usage, devient beau, utile, une œuvre d’art. « Je donne une seconde chance aux déchets. »
The Standard
+1
Il vient d’un environnement où les ordures sont visibles : il a grandi près d’un grand dépôt d’ordures à Nairobi, ce qui a marqué son regard.
The EastAfrican
+1
Il s’inscrit dans ce qu’on appelle l’Afrofuturisme : mélanger l’Afrique, le futur, les technologies, et des formes nouvelles.
UoN Journals
+1
Les « lunettes » sont aussi un symbole : de regard, de vision, de manière de voir le monde, de redéfinir ce que nous regardons et comment.
Artwork Earth
+1
Enfin, il y a un aspect ludique, de mode, de « bling », qui parle à la jeunesse et à la culture urbaine : la créativité, l’ingéniosité, le fait de détourner.
Hyungkoo Lee s’intéresse particulièrement à la transformation du corps humain et animal. Il crée des œuvres qui ressemblent à des expériences de laboratoire, où l’artiste devient à la fois sculpteur et scientifique. Il explore l’idée du regard, de la vision augmentée ou modifiée, et de la déformation du vivant. Travail autour du corps et de la vision Parmi ses séries les plus célèbres : "The Objectuals" (2002–2008) : il invente des dispositifs étranges que l’on peut porter sur le visage, un peu comme des prothèses ou des lunettes déformantes. Ces objets modifient notre vision et notre apparence. → Ils questionnent la manière dont nous percevons le monde et comment le monde nous perçoit. → Parfois drôles, parfois inquiétants, ces "machines à voir" font penser à des œuvres de science-fiction.
Les casques déformants de Hyungkoo Lee
Hyungkoo Lee est un artiste contemporain sud-coréen né en 1969 à Pohang, qui vit et travaille à Séoul. Objectuals : des objets de laboratoire improbables... des casques-bulles qui altèrent l'apparence du visage.
« Tous mes objets sont des processus de pensée.
Cette œuvre est une sculpture réalisée en 1996.
Elle se présente comme un instrument étrange, une sorte de machine optique inventée par l’artiste. C’est un objet en métal, muni de miroirs ou de dispositifs qui semblent permettre de regarder derrière soi — comme si l’on pouvait voir le chemin déjà parcouru.
Mais, bien sûr, l’objet est inutile sur le plan pratique : c’est une invention absurde et poétique, qui invite à réfléchir.
Philippe Ramette, né en 1961 à Auxerre, est un artiste et un plasticien français. Il vit et travaille à Paris. Il se met en scène, utilisant un objet insolite dont la fonction est mentionnée dans le titre de l’œuvre, Objet à voir le monde en détail. Une photographie en situation a été faite et le résultat, très esthétique, pourrait l’apparenter à une photographie de mode si ce n’est l’étrangeté de l’objet prothèse posé devant les yeux du modèle. Il s’agit d’une boîte en contreplaqué d’apparence très simple et qui ne dit rien des secrets technologiques qu’elle renferme. Est-elle autre chose d’ailleurs que ce que son apparence et son intitulé suggèrent de manière littérale, une boîte percée d’un orifice ?
C’est un objet paradoxal dont l’ambition serait de donner à voir le monde, infiniment grand, par un trou, infiniment petit. Pour l’employer au mieux, la scène se déroule en montagne, et l’homme s’appuie sur ce qui pourrait être une table d’orientation. On imagine qu’il a en face de lui un paysage panoramique extraordinaire, qu’il observe cependant par une minuscule ouverture.
Cette scène contemplative suscite un sentiment de calme, teinté de menace, où l’homme en costume observe le monde à travers son instrument, alors que l’homme à redingote de Caspar David Friedrich, Le Voyageur au-dessus d’une mer de nuages (1817-1818, Kunsthalle de Hambourg), dominait une nature tourmentée.
Philippe Ramette invente des objets un peu dérisoires, plutôt poétiques : une Boîte à isolement (1989-2004), un Objet à voir le chemin parcouru (2003) ou encore un Point de vue individuel portable (2003).
Objet à voir le chemin parcouru (utilisation), 1991-2003
Photographie couleur, 150 x 120 cm
une Boîte à isolement (1989-2004)
Photographie couleur, 150 x 120 cm.
Acquis avec la participation du Fram Île-de-France.
L’artiste :
Nick Cave est un artiste américain né en 1959, à Fulton dans le Missouri. Il est à la fois sculpteur, danseur et performeur. Son travail mêle art, mode, danse et musique, et explore des thèmes liés à l’identité, la race, la marginalisation et la résilience.
Il a commencé à créer ses « Soundsuits » dans les années 1990, à la suite d’événements marquants de violences raciales aux États-Unis. Les Soundsuits : Le mot Soundsuit peut se traduire par « costume sonore ». Ce sont des sculptures-portables, des costumes faits de matériaux hétéroclites : perles, boutons, plumes, fourrures, tissus, brindilles, jouets, métal, etc. Quand ils sont portés et que l’on bouge, ces matériaux produisent des sons. Chaque Soundsuit cache totalement le corps et le visage de celui qui le porte. L’individu disparaît pour laisser place à une créature colorée, étrange, joyeuse et puissante. Cave les utilise dans des performances dansées : le costume devient alors un instrument visuel et sonore. ✨ Le Soundsuit de 2015 : Celui de 2015 est particulièrement spectaculaire. Il est composé de matières brillantes, de broderies, de fleurs et de textures foisonnantes. On y retrouve la dimension festive et exubérante du travail de Cave, mais aussi son message profond : → transformer la douleur et la discrimination en beauté et en expression artistique. 💬 Sens et message : Nick Cave explique que ses Soundsuits sont une forme d’armure protectrice. Ils permettent à celui qui les porte de reprendre le contrôle de son image, d’être vu autrement, sans être jugé par la couleur de sa peau, son genre ou son apparence. Ils symbolisent à la fois la protection, la célébration, la résistance et la liberté.
Nick Cave explique que ses Soundsuits sont une forme d’armure protectrice.Ils permettent à celui qui les porte de reprendre le contrôle de son image, d’être vu autrement, sans être jugé par la couleur de sa peau, son genre ou son apparence.Ils symbolisent à la fois la protection, la célébration, la résistance et la liberté.
LA VOIX ET LA RÉSISTANCE DANS LES SOUNDSUITS DE NICK CAVE
Costumes spectaculaires pour se cacher tout en attirant le regard.
Déguisement
Nick Cave, Soundsuit, 2015, techniques mixtes comprenant corne de gramophone, oiseaux en céramique, fleurs en métal, perles enfilées, tissu, métal et mannequin, 284.5 x 150 x 122 cm. Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa.
Des lunettes pour être vu...!
Cyrus Kabiru
Les lunettes de l'artiste kényan Cyrus Kabiru attisent la curiosité. Un jour, il entend son père lui dire avec ironie que "pour être un homme dans ce monde, il faut posséder ses propres lunettes de soleil. Si tu veux porter des lunettes, fais-les toi-même." Un déclic pour le jeune garçon. Il a donc su allier son besoin/envie de porter des lunettes avec le jeu. C’est en récupérant dans les poubelles de sa ville Nairobi qu’il a trouvé les matériaux nécessaires à la fabrication de ses curieuses lunettes : du papier, du fil de fer, du bois, etc...
Vous imaginerez et réaliserez une paire de lunettes pour être vu, une paire de lunettes qui attire l'attention.Contrainte: Elles devront pouvoir être portées, leur forme devra s'adapter à votre tête. Réalisation en 3D. Condition de travail: Individuellement ou en binôme. Technique: libre. Pour immortaliser votre travail, vous réaliserez une photo : un autoportrait aux lunettes.
Philippe Ramette, né en 1961 à Auxerre, est un artiste et un plasticien français.
Objet à voir le chemin parcouru (utilisation), 1991-2003
Photographie couleur, 150 x 120 cm
Les casques déformants de Hyungkoo Lee
« Tous mes objets sont des processus de pensée.
Yayoi Kusama (née en 1929 au Japon)
Yayoi Kusama est une artiste japonaise très connue pour son univers fantastique, coloré et répétitif, souvent rempli de pois et de reflets infinis. Elle travaille la peinture, la sculpture, la mode, la photographie, et surtout la performance.
Elle vit depuis de nombreuses années dans un hôpital psychiatrique à Tokyo, mais continue de créer chaque jour. Son art est une manière d’exprimer ce qu’elle ressent à l’intérieur d’elle-même, notamment ses peurs, ses obsessions et son besoin de se protéger du monde. Les lunettes et les perruques dans ses performances Dans ses performances et ses autoportraits, Kusama porte souvent : des lunettes extravagantes, souvent rondes, brillantes ou couvertes de miroirs ou de pois ; des perruques colorées, rouges ou argentées, très voyantes. Ces accessoires ne sont pas de simples déguisements : ils participent à la mise en scène de son personnage artistique. Ils lui permettent : de se transformer, de devenir un personnage à part entière de masquer son visage, donc de se protéger ; de créer une image forte et reconnaissable, presque comme une signature visuelle ; de mettre en valeur l’idée d’identité multiple et de mélange entre art et vie. Yayoi Kusama cherche à montrer que : l’artiste peut disparaître dans son œuvre, se fondre dans ses motifs (comme dans ses installations de miroirs ou ses vêtements à pois) ; les objets du quotidien (lunettes, vêtements, accessoires) peuvent devenir supports d’expression artistique ; son corps est un outil de création autant que la toile ou la sculpture.
Yayoi Kusama
Yayoi Kusama est une artiste japonaise qui transforme son apparence pour exprimer son monde intérieur.
Dans ses performances, elle porte souvent des lunettes et des perruques très colorées. Ces accessoires lui permettent de se protéger, de se transformer et de devenir une œuvre vivante.
Son travail parle de l’identité, de la répétition et du lien entre l’art et la vie.
Haute couture : les accessoires les plus extravagants
L’accessoire comme affirmation de soi.
Jean-Paul Gaultier, accessoires extravagants
Des lunettes pour être vu...!
Portrait aux lunettes
Consigne: Individuellement ou en binôme vous imaginerez et réaliserez une paire de lunettes en volume pour être vu, des lunettes qui attirent l'attention. Attention, cette paire de lunettes devra être portable et épouser la forme de votre visage.
Pour garder une trace de votre travail, vous réaliserez une photographie, un autoportrait aux lunettes. Cette photographie devra accentuer l’idée « pour être vu ».
Technique: libre, réalisation en 3D.
EXPERIMENTER PRODUIRE CREER : C3 : Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique. Critère: La photographie a accentué l’effet "pour être vu". Débutant: La photographie n’a pas accentué la visibilité des lunettes. Apprentis: La visibilité des lunettes a été en partie accentué par la photographie. Confirmé: La visibilité des lunettes a été accentué par la photographie. Expert: La photographie a magnifié l’effet de visibilité des lunettes.
Cyrus Kabiru
Les lunettes de l'artiste kényan. Le travail de Kabiru interroge la transformation des objets : ce qui est jeté, oublié, hors d’usage, devient beau, utile, une œuvre d’art. « Je donne une seconde chance aux déchets. »
12Jean Philipp ramette et de l'oeuvre Objet à voir le chemin parcouru 1996
Ramette joue ici avec l’idée de la réflexion au sens propre et figuré
Mots clés: Objet foctionnel qui devient artistique, 3D, matérialité, expression, couleurs saturées, contraste, formes, design, schéma...
EXPERIMENTER PRODUIRE CREER : C1 : Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l'inattendu. Critères: Est-ce que les lunettes se voient de loin: Débutant
Les lunettes sont peu visibles Apprentis
Les lunettes se distinguent modérément Confirmé
Les lunettes sont bien visibles grâce à leur matérialité aux couleurs et à leur forme
Expert
Les lunettes sont extrêmement visibles, captent l'attention par leurs couleurs forme et matérialité
Yayoi Kusama artiste japonaise: portrait performance aux lunettes et perruque. Répétition, identité, visibilité.
Hyungkoo Lee est un artiste sud-coréen.Il transforme le corps et invente des créatures ou des objets étranges.Il mélange art, science et humour pour nous faire réfléchir sur ce que nous voyons et qui nous sommes. Ses œuvres peuvent inspirer des projets autour du corps imaginaire, des lunettes déformantes ou des hybrides entre humains et animaux.
Jean-Paul Gaultier, accessoires extravagants
Transforme les pour qu'on les voit encore plus...
Question du programme: Représentation, image, réalité et fiction. Conception, production, diffusion à l'ère numérique. Objectif : Développer la créativité et l’expression personnelle à travers la transformation d’un objet déjà créé (les lunettes). Explorer la manipulation de l’image numérique pour modifier, amplifier et accentuer un objet. Expérimenter la combinaison entre photographie et transformation numérique pour créer une œuvre finale. Dialogue entre le réel et le virtuel. Consigne: Avec l'outil numérique, transforme les pour qu'on les voit de plus loin... Contrainte: fais en sorte que tes lunettes ne disparaissent pas complètement, on devra toujours les reconnaître. Technique: numérique(Ibis Paint). Durée: 1 séance
Critères d’évaluation: C4Créativité et expression personnelle. Qualité des choix de couleur, forme, composition./10 points Débutant: L’élève a tenté de transformer les lunettes mais l’image ne valorise pas l’objet. Apprentis: L’élève a réalisé des transformations mais ses choix peuvent être améliorés pour renforcer l’effet. Confirmé: L’élève a proposé des transformations intéressantes et créatives. Expert: L’élève a transformé ses lunettes de façon très singulière.
Critère d'évaluation: C6Utilisation de l’outil numérique pour créer et transformer une image./10 points Débutant: L’élève a rencontré des difficultés pour utiliser l’outil numérique. Apprentis: L’élève a utilisé l’outil numérique mais de façon limitée. Confirmé: L’élève a utilisé correctement l’outil numérique pour réaliser sa création. Il applique les fonctionnalités essentielles et arrive à transformer l’image. Expert: L’élève a utilisé l’outil numérique avec aisance et créativité. Il a exploré plusieurs fonctionnalités.
Man Ray
Man Ray prenait une photo et la faisait apparaître dans le laboratoire photo (à l’époque, on développait les photos dans une chambre noire).
Au milieu du développement, il faisait exprès d’allumer une lumière très brièvement.
Cette petite exposition à la lumière provoquait une sorte de réaction étrange :
certains contours devenaient clairs comme dessinés à la craie,
d’autres parties changeaient de ton,
le visage ou l’objet semblait devenir à moitié positif, à moitié négatif. Le résultat ?
Une image qui semble :
mystérieuse,
un peu fantomatique,
avec un liseré clair autour des formes (comme une lumière qui les entoure). C’est ce qui rend les portraits solarisés de Man Ray si reconnaissables ! Une comparaison pour mieux comprendre
Imagine que tu dessines un portrait au crayon… et qu’un coup, un rayon de lumière magique passe dessus et transforme certains traits en traits de lumière.
La solarisation, c’est un peu ce « sort lumineux » appliqué à la photographie.
Man Ray - Mains, 1930.
Man Ray
Quand Man Ray joue de la lumière dans sa chambre noire pour solariser ses photos
« Accidents créatifs » (4/6). En 1929, Lee Miller, amante et assistante du photographe, éclaire des négatifs en cours de développement. L’Américain poussera cet effet à son paroxysme artistique.
« Untitled » (1922), de Man Ray
Nam June Paik
Electronic Beatles, 1966 réalisé par Nam June Paik, artiste coréen.
Dans cette œuvre, les images d’un concert des beatles sont déformées à l’aide d’aimants
Francis Bacon
Trois études pour un autoportrait , 1967. Huile sur toile. Succession de Francis Bacon.Londres .
les corps et les visages semblent tordus, écrasés ou comme « dissous ».
Il cherchait moins à montrer la réalité telle qu’on la voit qu’à exprimer ce que l’on ressent : la peur, la fragilité, la violence du monde, les émotions profondes. Qui était Francis Bacon ?
C’était un peintre britannique, né en 1909 et mort en 1992.
Il a eu une vie mouvementée, avec beaucoup d’épreuves. Cette tension intérieure, ce mélange de doute, de douleur et d’énergie, on le retrouve dans ses peintures.
Il travaillait beaucoup seul, dans un atelier très encombré, plein de photos, de pages arrachées de magazines, d’images médicales : tout cela nourrissait son imagination. Pourquoi ses autoportraits sont-ils déformés ?
Ses autoportraits ne cherchent pas à se ressembler fidèlement.
Pour Bacon, la peinture devait montrer ce que l’on porte à l’intérieur, pas seulement ce que l’on voit dans un miroir.
Il déforme donc son propre visage pour :
montrer ses émotions (angoisse, vieillissement, vulnérabilité)
traduire la fragilité de l’être humain
exprimer le mouvement, la tension, l’instabilité
faire sentir que l’identité n’est jamais fixe
La déformation est une façon d’être vrai, mais d’une autre manière que la photographie.
Hassan Hajjaj
Hassan Hajjaj, qui est-ce ?
C’est un artiste marocain qui vit entre Londres et Marrakech. Il aime mélanger les cultures, les couleurs et les styles. On le surnomme parfois le “Andy Warhol marocain” parce qu’il utilise beaucoup la couleur et qu’il adore créer des images très pop et très joyeuses.
Ses portraits aux lunettes : qu’est-ce qu’ils ont de spécial ?
Hassan Hajjaj réalise souvent des portraits de personnes qu’il connaît : des amis, des danseuses, des musiciens, des gens du quartier…
Pour les photographier, il leur demande de porter :
des lunettes originales, parfois énormes ou très fantaisistes ;
des vêtements très colorés, souvent avec des motifs répétés ;
des accessoires surprenants qui donnent un air cool, énergique, presque fashion.
Ses personnages ressemblent un peu à des super-stars, mais ce sont des personnes simples de la vie de tous les jours.
Pourquoi les couleurs sont-elles si importantes ?
Hassan Hajjaj adore :
les couleurs vives (rouge, jaune, rose, vert, turquoise) ;
les motifs traditionnels marocains ;
les effets de répétition, comme dans la publicité.
Les couleurs donnent à ses portraits un côté joyeux, énergique, presque festif. Les lunettes colorées accentuent encore ce côté pop et décalé.
Un autre détail amusant : les cadres
L’artiste encadre souvent ses photos avec des boîtes de produits du quotidien (canettes, emballages de nourriture, etc.).
Il transforme ces objets banals en une sorte de décoration précieuse, comme un cadre de tableau.
Cela donne un mélange entre :
la culture populaire (les objets du quotidien),
la culture traditionnelle (les motifs marocains),
et la culture contemporaine (la mode, le style pop).
Séries de portraits (Kesh Angels)
Portraits colorés, réalisés en 2013. Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (MACAAL, Marrakech, Maroc)
Séries de portraits (Kesh Angels)
Portraits colorés, réalisés en 2013. Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (MACAAL, Marrakech, Maroc)
Hassan Hajjaj
Hassan Hajjaj – Séries de portraits (Kesh Angels)
Portraits colorés, très graphiques, personnages portant lunettes extravagantes et vêtements saturés.
Idéal pour montrer comment la couleur et l’objet deviennent un signe identitaire.
Séries de portraits (Kesh Angels)
Portraits colorés, réalisés en 2013. Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (MACAAL, Marrakech, Maroc)
Andy Warhol
Les « Marilyn » d’Andy Warhol sont des portraits répétés et colorés de l’actrice Marilyn Monroe, devenus une image emblématique du Pop Art. On peut les lire comme une réflexion sur la star, la célébrité et les images qu’on voit partout.
Qui est Andy Warhol et qui est Marilyn ?
Andy Warhol est un artiste américain des années 1960, figure importante du Pop art, qui s’inspire de la publicité, des stars de cinéma et des objets de consommation (soupe Campbell, Coca‑Cola, etc.).
Marilyn Monroe est une grande actrice américaine, devenue un mythe, morte en 1962 ; son visage est déjà très connu grâce aux photos et affiches de cinéma.
Comment l’œuvre est‑elle faite ?
Warhol utilise une photo de presse de Marilyn (tirée du film « Niagara ») qu’il ne dessine pas lui‑même, mais qu’il réutilise grâce à la sérigraphie, une technique d’impression comme pour les t‑shirts.
Il répète ce même visage plusieurs fois, avec des couleurs très vives et saturées.
Que montrent les couleurs ?
Les couleurs vives font penser à la publicité : Marilyn devient une image attirante, presque un « produit » qu’on vend partout.
Quand Warhol change les couleurs (bouche rouge exagérée, cheveux très jaunes, peau d’une couleur étrange), il montre que cette image est artificielle, construite, pas une personne réelle.
Pourquoi tant de répétitions ?
La même photo, répétée en série, rappelle les images qu’on voit partout à la télé, dans les magazines, sur les affiches : la star devient un simple visage reproduit à l’infini. Plus on voit l’image, plus on s’habitue et on ne pense plus à la vraie personne, à sa vie, à sa mort ; Marilyn devient une icône, mais aussi quelque chose de presque « vide ».
Marylin d'Andy Warhol sérigraphie sur toile (9 toiles) 1967
RAFAËL ROZENDAAL
afaël Rozendaal est une figure majeure de l'art numérique. Artiste néerlandais et brésilien. Dès le début des années 2000, il concevait, présentait et vendait des œuvres sous forme de sites web. Dans ses NFT actuels, il crée également des références à l'histoire de l'art, grâce aux technologies blockchain génératives. L'art de Rozendaal se matérialise sous forme d'installations immersives, dans des fenêtres de navigateur, sous forme de livres d'artiste et dans l'espace public.
Instalation: Couleur, Code, Communication
21 avril – 20 août 2023. Musée Folkwang, Allemagne
Martial Raysse
Peinture à haute tension est un portrait de femme très coloré où Martial Raysse mélange photo, peinture et lumière pour parler de la société de consommation des années 1960. C'est une image à la fois séduisante comme une pub et inquiétante, « sous haute tension ».
Description simple de l'œuvre
C'est un portrait en buste d'une jeune femme aux cheveux noirs, vue de visage comme dans une affiche ou une photo de magazine.
Raysse utilise des couleurs très vives et artificielles (verts, roses, oranges…) qui donnent un aspect « maquillage fluo » au visage.
L'œuvre combine plusieurs matériaux : photographie, peinture, parfois éléments en plastique ou néon, ce qui la rapproche d'un objet publicitaire plus que d'un tableau classique. Contexte : Pop Art et Nouveaux Réalistes Martial Raysse fait partie des Nouveaux Réalistes français et est proche du Pop Art : il s'inspire des pubs, des supermarchés, des objets en plastique et de la culture de masse. Il parle d'« hygiène de la vision » : nettoyer notre regard en nous montrant de façon très voyante les couleurs criardes et les clichés de la société de consommation. Entre 1963 et 1965, il réalise plusieurs portraits féminins très colorés avec néon, qui critiquent l'image stéréotypée de la femme dans les médias. Sens pour des 4e La femme est belle mais transformée par la couleur et les artifices : cela permet d'aborder avec les élèves la question des stéréotypes et du corps « parfait » dans la pub. Le titre Peinture à haute tension évoque à la fois l'électricité (néons, lumières, modernité) et la tension psychologique : une image trop parfaite, trop brillante, presque agressive. On peut faire le lien avec aujourd'hui : filtres, retouches, réseaux sociaux, et demander aux élèves en quoi ces images peuvent influencer l'estime de soi. Pistes d'analyse en classe Sujet : portrait – représentation de la femme, regard porté sur le corps, image séduisante / inquiétante. Forme : mélange photo/peinture/objets, couleurs artificielles, lumière néon, format proche de l'affiche publicitaire. Intention : critique ironique de la société de consommation et des images qui nous entourent, envie de faire réagir le spectateur sur ce qu'il regarde sans réfléchir. Idées d'activités pour 4e Demander aux élèves : « Est-ce que ce portrait ressemble plus à une pub ou à un tableau de musée ? Pourquoi ? » Faire créer un portrait « sous haute tension » à partir d'une photo de magazine :
Peinture à Haute tension 1965
Accentue l'effet pour être vu...
Question du programme: Représentation, image, réalité et fiction. Conception, production, diffusion à l'ère numérique.Objectif : Développer la créativité et l’expression personnelle à travers la transformation d’un objet déjà créé (les lunettes). Explorer la manipulation de l’image numérique pour modifier, amplifier et accentuer un objet. Expérimenter la combinaison entre photographie et transformation numérique pour créer une œuvre finale.Dialogue entre le réel et le virtuel. Notions: couleur, forme, lumière... Consigne: Avec l'outil numérique, transforme les pour qu'on les voit encore plus... Contrainte: fais en sorte que tes lunettes ne disparaissent pas complètement, on devra toujours les reconnaître. Technique: numérique(Ibis Paint). Durée: 1 séance Mots clés: virtuel, lumière, contraste, rayonnement, couleurs saturées, déformation, distortion, motifs, fond, forme...
RAFAËL ROZENDAAL, Instalation: Couleur, Code, Communication
21 avril – 20 août 2023. Musée Folkwang. Allemagne
Marylin, d'Andy Warhol sérigraphie sur toile (9 toiles) 1967
Critères d’évaluation: C4Créativité et expression personnelle. Qualité des choix plastiques(couleur, forme, composition ...)/10 points Débutant: L’élève a tenté de transformer les lunettes mais l’image ne valorise pas l’objet. Apprentis: L’élève a réalisé des transformations mais ses choix peuvent être améliorés pour renforcer l’effet. Confirmé: L’élève a proposé des transformations intéressantes et créatives. Expert: L’élève a transformé ses lunettes de façon très singulière.
Critère d'évaluation: C6Utilisation de l’outil numérique pour créer et transformer une image./10 points Débutant: L’élève a rencontré des difficultés pour utiliser l’outil numérique. Apprentis: L’élève a utilisé l’outil numérique mais de façon limitée. Confirmé: L’élève a utilisé correctement l’outil numérique pour réaliser sa création. Il applique les fonctionnalités essentielles et arrive à transformer l’image. Expert: L’élève a utilisé l’outil numérique avec aisance et créativité. Il a exploré plusieurs fonctionnalités.
Martial Raysse, Peinture à Haute tension 1965. néons, peinture fluorescente, flocage et photographie sur toile. Stedelijk Museum d'Amsterdam
Hassan Hajjaj, séries de portraits (Kesh Angels)
Portraits colorés, réalisés en 2013. Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (MACAAL, Marrakech, Maroc)
des lunettes pour être vu
Rousseau sandrine
Created on September 9, 2024
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Des lunettes pour être vu...!
Notion: de schéma et de dessin technique de croquis représentation documentaire
1ère séance: Etape n°1 : Représentez par le dessin une paire de lunettes en étant le plus rapide possible. En observant votre réalisation et les propositions des camarades, pouvez vous retrouver et nommer les différentes parties constituant ces paires de lunettes. Sachant que la monture est constituée par : des verres, des branches, des manchons, des charnières et d'un pont... Etape n°2 : Grâce au dessin d'observation, représentez de 3 manières différentes une paire de lunettes. Etape n°3 : Je dessine des lunettes comme vous ne les avez jamais vues.
Notion: Quel est le statut de cet objet. Représenter un objet 3D en 2D en plus des différents angles de vue abordés.
Etape 1 : travail sur le design d'objetEtape 2 : travail sur la forme, la position des lunettes(branches fermées ou ouvertes), sur l'angle de vue et sur la couleur.
Des lunettes pour être vu...!
Question abordée: Qu’est-ce qui permet de transformer un objet commun, un objet du quotidien en objet d’art ? Qu'est-ce que je veux montrer de moi à travers cet objet ? En quoi la forme d’un objet nous renseigne-t-elle sur sa fonction ?
2ème séance :Vous imaginerez et réaliserez une paire de lunettes pour être vue, une paire de lunettes qui attire l'attention. Contrainte: Elles devront pouvoir être portées, leur forme devra s'adapter à votre tête. Réalisation en 3D. Condition de travail: Individuellement ou en binôme. Technique: libre Pour immortaliser votre travail, vous réaliserez une photo qui accentuera l'effet "pour être vu", un autoportrait aux lunettes.
Questions et notions abordées: Comment le corps devient-il support de l'oeuvre ? Vocabulaire Design - Forme - Fonction - Objet d'art - Objet à porter - Autoportrait - Corps - Support -Présentation
Réferences artistiques
les « C-Stunners »
Cyrus Kabiru Les lunettes de l'artiste kényan attisent la curiosité. Un jour, il entend son père lui dire avec ironie que "pour être un homme dans ce monde, il faut posséder ses propres lunettes de soleil. Si tu veux porter des lunettes, fais-les toi-même." Un déclic pour le jeune garçon. Il a donc su allier son besoin/envie de porter des lunettes avec le jeu. C’est en récupérant dans les poubelles de sa ville Nairobi qu’il a trouvé les matériaux nécessaires à la fabrication de ses curieuses lunettes : du papier, du fil de fer, du bois, etc...
Pourquoi ces lunettes ? Quels messages ? Le travail de Kabiru interroge la transformation des objets : ce qui est jeté, oublié, hors d’usage, devient beau, utile, une œuvre d’art. « Je donne une seconde chance aux déchets. » The Standard +1 Il vient d’un environnement où les ordures sont visibles : il a grandi près d’un grand dépôt d’ordures à Nairobi, ce qui a marqué son regard. The EastAfrican +1 Il s’inscrit dans ce qu’on appelle l’Afrofuturisme : mélanger l’Afrique, le futur, les technologies, et des formes nouvelles. UoN Journals +1 Les « lunettes » sont aussi un symbole : de regard, de vision, de manière de voir le monde, de redéfinir ce que nous regardons et comment. Artwork Earth +1 Enfin, il y a un aspect ludique, de mode, de « bling », qui parle à la jeunesse et à la culture urbaine : la créativité, l’ingéniosité, le fait de détourner.
Hyungkoo Lee s’intéresse particulièrement à la transformation du corps humain et animal. Il crée des œuvres qui ressemblent à des expériences de laboratoire, où l’artiste devient à la fois sculpteur et scientifique. Il explore l’idée du regard, de la vision augmentée ou modifiée, et de la déformation du vivant. Travail autour du corps et de la vision Parmi ses séries les plus célèbres : "The Objectuals" (2002–2008) : il invente des dispositifs étranges que l’on peut porter sur le visage, un peu comme des prothèses ou des lunettes déformantes. Ces objets modifient notre vision et notre apparence. → Ils questionnent la manière dont nous percevons le monde et comment le monde nous perçoit. → Parfois drôles, parfois inquiétants, ces "machines à voir" font penser à des œuvres de science-fiction.
Les casques déformants de Hyungkoo Lee
Hyungkoo Lee est un artiste contemporain sud-coréen né en 1969 à Pohang, qui vit et travaille à Séoul. Objectuals : des objets de laboratoire improbables... des casques-bulles qui altèrent l'apparence du visage.
« Tous mes objets sont des processus de pensée.
Cette œuvre est une sculpture réalisée en 1996. Elle se présente comme un instrument étrange, une sorte de machine optique inventée par l’artiste. C’est un objet en métal, muni de miroirs ou de dispositifs qui semblent permettre de regarder derrière soi — comme si l’on pouvait voir le chemin déjà parcouru. Mais, bien sûr, l’objet est inutile sur le plan pratique : c’est une invention absurde et poétique, qui invite à réfléchir.
Philippe Ramette, né en 1961 à Auxerre, est un artiste et un plasticien français. Il vit et travaille à Paris. Il se met en scène, utilisant un objet insolite dont la fonction est mentionnée dans le titre de l’œuvre, Objet à voir le monde en détail. Une photographie en situation a été faite et le résultat, très esthétique, pourrait l’apparenter à une photographie de mode si ce n’est l’étrangeté de l’objet prothèse posé devant les yeux du modèle. Il s’agit d’une boîte en contreplaqué d’apparence très simple et qui ne dit rien des secrets technologiques qu’elle renferme. Est-elle autre chose d’ailleurs que ce que son apparence et son intitulé suggèrent de manière littérale, une boîte percée d’un orifice ? C’est un objet paradoxal dont l’ambition serait de donner à voir le monde, infiniment grand, par un trou, infiniment petit. Pour l’employer au mieux, la scène se déroule en montagne, et l’homme s’appuie sur ce qui pourrait être une table d’orientation. On imagine qu’il a en face de lui un paysage panoramique extraordinaire, qu’il observe cependant par une minuscule ouverture. Cette scène contemplative suscite un sentiment de calme, teinté de menace, où l’homme en costume observe le monde à travers son instrument, alors que l’homme à redingote de Caspar David Friedrich, Le Voyageur au-dessus d’une mer de nuages (1817-1818, Kunsthalle de Hambourg), dominait une nature tourmentée. Philippe Ramette invente des objets un peu dérisoires, plutôt poétiques : une Boîte à isolement (1989-2004), un Objet à voir le chemin parcouru (2003) ou encore un Point de vue individuel portable (2003).
Objet à voir le chemin parcouru (utilisation), 1991-2003 Photographie couleur, 150 x 120 cm
une Boîte à isolement (1989-2004)
Photographie couleur, 150 x 120 cm. Acquis avec la participation du Fram Île-de-France.
L’artiste : Nick Cave est un artiste américain né en 1959, à Fulton dans le Missouri. Il est à la fois sculpteur, danseur et performeur. Son travail mêle art, mode, danse et musique, et explore des thèmes liés à l’identité, la race, la marginalisation et la résilience. Il a commencé à créer ses « Soundsuits » dans les années 1990, à la suite d’événements marquants de violences raciales aux États-Unis. Les Soundsuits : Le mot Soundsuit peut se traduire par « costume sonore ». Ce sont des sculptures-portables, des costumes faits de matériaux hétéroclites : perles, boutons, plumes, fourrures, tissus, brindilles, jouets, métal, etc. Quand ils sont portés et que l’on bouge, ces matériaux produisent des sons. Chaque Soundsuit cache totalement le corps et le visage de celui qui le porte. L’individu disparaît pour laisser place à une créature colorée, étrange, joyeuse et puissante. Cave les utilise dans des performances dansées : le costume devient alors un instrument visuel et sonore. ✨ Le Soundsuit de 2015 : Celui de 2015 est particulièrement spectaculaire. Il est composé de matières brillantes, de broderies, de fleurs et de textures foisonnantes. On y retrouve la dimension festive et exubérante du travail de Cave, mais aussi son message profond : → transformer la douleur et la discrimination en beauté et en expression artistique. 💬 Sens et message : Nick Cave explique que ses Soundsuits sont une forme d’armure protectrice. Ils permettent à celui qui les porte de reprendre le contrôle de son image, d’être vu autrement, sans être jugé par la couleur de sa peau, son genre ou son apparence. Ils symbolisent à la fois la protection, la célébration, la résistance et la liberté.
Nick Cave explique que ses Soundsuits sont une forme d’armure protectrice.Ils permettent à celui qui les porte de reprendre le contrôle de son image, d’être vu autrement, sans être jugé par la couleur de sa peau, son genre ou son apparence.Ils symbolisent à la fois la protection, la célébration, la résistance et la liberté.
LA VOIX ET LA RÉSISTANCE DANS LES SOUNDSUITS DE NICK CAVE
Costumes spectaculaires pour se cacher tout en attirant le regard.
Déguisement
Nick Cave, Soundsuit, 2015, techniques mixtes comprenant corne de gramophone, oiseaux en céramique, fleurs en métal, perles enfilées, tissu, métal et mannequin, 284.5 x 150 x 122 cm. Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa.
Des lunettes pour être vu...!
Cyrus Kabiru Les lunettes de l'artiste kényan Cyrus Kabiru attisent la curiosité. Un jour, il entend son père lui dire avec ironie que "pour être un homme dans ce monde, il faut posséder ses propres lunettes de soleil. Si tu veux porter des lunettes, fais-les toi-même." Un déclic pour le jeune garçon. Il a donc su allier son besoin/envie de porter des lunettes avec le jeu. C’est en récupérant dans les poubelles de sa ville Nairobi qu’il a trouvé les matériaux nécessaires à la fabrication de ses curieuses lunettes : du papier, du fil de fer, du bois, etc...
Vous imaginerez et réaliserez une paire de lunettes pour être vu, une paire de lunettes qui attire l'attention.Contrainte: Elles devront pouvoir être portées, leur forme devra s'adapter à votre tête. Réalisation en 3D. Condition de travail: Individuellement ou en binôme. Technique: libre. Pour immortaliser votre travail, vous réaliserez une photo : un autoportrait aux lunettes.
Philippe Ramette, né en 1961 à Auxerre, est un artiste et un plasticien français.
Objet à voir le chemin parcouru (utilisation), 1991-2003 Photographie couleur, 150 x 120 cm
Les casques déformants de Hyungkoo Lee
« Tous mes objets sont des processus de pensée.
Yayoi Kusama (née en 1929 au Japon) Yayoi Kusama est une artiste japonaise très connue pour son univers fantastique, coloré et répétitif, souvent rempli de pois et de reflets infinis. Elle travaille la peinture, la sculpture, la mode, la photographie, et surtout la performance. Elle vit depuis de nombreuses années dans un hôpital psychiatrique à Tokyo, mais continue de créer chaque jour. Son art est une manière d’exprimer ce qu’elle ressent à l’intérieur d’elle-même, notamment ses peurs, ses obsessions et son besoin de se protéger du monde. Les lunettes et les perruques dans ses performances Dans ses performances et ses autoportraits, Kusama porte souvent : des lunettes extravagantes, souvent rondes, brillantes ou couvertes de miroirs ou de pois ; des perruques colorées, rouges ou argentées, très voyantes. Ces accessoires ne sont pas de simples déguisements : ils participent à la mise en scène de son personnage artistique. Ils lui permettent : de se transformer, de devenir un personnage à part entière de masquer son visage, donc de se protéger ; de créer une image forte et reconnaissable, presque comme une signature visuelle ; de mettre en valeur l’idée d’identité multiple et de mélange entre art et vie. Yayoi Kusama cherche à montrer que : l’artiste peut disparaître dans son œuvre, se fondre dans ses motifs (comme dans ses installations de miroirs ou ses vêtements à pois) ; les objets du quotidien (lunettes, vêtements, accessoires) peuvent devenir supports d’expression artistique ; son corps est un outil de création autant que la toile ou la sculpture.
Yayoi Kusama
Yayoi Kusama est une artiste japonaise qui transforme son apparence pour exprimer son monde intérieur. Dans ses performances, elle porte souvent des lunettes et des perruques très colorées. Ces accessoires lui permettent de se protéger, de se transformer et de devenir une œuvre vivante. Son travail parle de l’identité, de la répétition et du lien entre l’art et la vie.
Haute couture : les accessoires les plus extravagants
L’accessoire comme affirmation de soi.
Jean-Paul Gaultier, accessoires extravagants
Des lunettes pour être vu...!
Portrait aux lunettes
Consigne: Individuellement ou en binôme vous imaginerez et réaliserez une paire de lunettes en volume pour être vu, des lunettes qui attirent l'attention. Attention, cette paire de lunettes devra être portable et épouser la forme de votre visage. Pour garder une trace de votre travail, vous réaliserez une photographie, un autoportrait aux lunettes. Cette photographie devra accentuer l’idée « pour être vu ». Technique: libre, réalisation en 3D.
EXPERIMENTER PRODUIRE CREER : C3 : Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique. Critère: La photographie a accentué l’effet "pour être vu". Débutant: La photographie n’a pas accentué la visibilité des lunettes. Apprentis: La visibilité des lunettes a été en partie accentué par la photographie. Confirmé: La visibilité des lunettes a été accentué par la photographie. Expert: La photographie a magnifié l’effet de visibilité des lunettes.
Cyrus Kabiru Les lunettes de l'artiste kényan. Le travail de Kabiru interroge la transformation des objets : ce qui est jeté, oublié, hors d’usage, devient beau, utile, une œuvre d’art. « Je donne une seconde chance aux déchets. »
12Jean Philipp ramette et de l'oeuvre Objet à voir le chemin parcouru 1996
Ramette joue ici avec l’idée de la réflexion au sens propre et figuré
Mots clés: Objet foctionnel qui devient artistique, 3D, matérialité, expression, couleurs saturées, contraste, formes, design, schéma...
EXPERIMENTER PRODUIRE CREER : C1 : Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l'inattendu. Critères: Est-ce que les lunettes se voient de loin: Débutant Les lunettes sont peu visibles Apprentis Les lunettes se distinguent modérément Confirmé Les lunettes sont bien visibles grâce à leur matérialité aux couleurs et à leur forme Expert Les lunettes sont extrêmement visibles, captent l'attention par leurs couleurs forme et matérialité
Yayoi Kusama artiste japonaise: portrait performance aux lunettes et perruque. Répétition, identité, visibilité.
Hyungkoo Lee est un artiste sud-coréen.Il transforme le corps et invente des créatures ou des objets étranges.Il mélange art, science et humour pour nous faire réfléchir sur ce que nous voyons et qui nous sommes. Ses œuvres peuvent inspirer des projets autour du corps imaginaire, des lunettes déformantes ou des hybrides entre humains et animaux.
Jean-Paul Gaultier, accessoires extravagants
Transforme les pour qu'on les voit encore plus...
Question du programme: Représentation, image, réalité et fiction. Conception, production, diffusion à l'ère numérique. Objectif : Développer la créativité et l’expression personnelle à travers la transformation d’un objet déjà créé (les lunettes). Explorer la manipulation de l’image numérique pour modifier, amplifier et accentuer un objet. Expérimenter la combinaison entre photographie et transformation numérique pour créer une œuvre finale. Dialogue entre le réel et le virtuel. Consigne: Avec l'outil numérique, transforme les pour qu'on les voit de plus loin... Contrainte: fais en sorte que tes lunettes ne disparaissent pas complètement, on devra toujours les reconnaître. Technique: numérique(Ibis Paint). Durée: 1 séance
Critères d’évaluation: C4Créativité et expression personnelle. Qualité des choix de couleur, forme, composition./10 points Débutant: L’élève a tenté de transformer les lunettes mais l’image ne valorise pas l’objet. Apprentis: L’élève a réalisé des transformations mais ses choix peuvent être améliorés pour renforcer l’effet. Confirmé: L’élève a proposé des transformations intéressantes et créatives. Expert: L’élève a transformé ses lunettes de façon très singulière.
Critère d'évaluation: C6Utilisation de l’outil numérique pour créer et transformer une image./10 points Débutant: L’élève a rencontré des difficultés pour utiliser l’outil numérique. Apprentis: L’élève a utilisé l’outil numérique mais de façon limitée. Confirmé: L’élève a utilisé correctement l’outil numérique pour réaliser sa création. Il applique les fonctionnalités essentielles et arrive à transformer l’image. Expert: L’élève a utilisé l’outil numérique avec aisance et créativité. Il a exploré plusieurs fonctionnalités.
Man Ray
Man Ray prenait une photo et la faisait apparaître dans le laboratoire photo (à l’époque, on développait les photos dans une chambre noire). Au milieu du développement, il faisait exprès d’allumer une lumière très brièvement. Cette petite exposition à la lumière provoquait une sorte de réaction étrange : certains contours devenaient clairs comme dessinés à la craie, d’autres parties changeaient de ton, le visage ou l’objet semblait devenir à moitié positif, à moitié négatif. Le résultat ? Une image qui semble : mystérieuse, un peu fantomatique, avec un liseré clair autour des formes (comme une lumière qui les entoure). C’est ce qui rend les portraits solarisés de Man Ray si reconnaissables ! Une comparaison pour mieux comprendre Imagine que tu dessines un portrait au crayon… et qu’un coup, un rayon de lumière magique passe dessus et transforme certains traits en traits de lumière. La solarisation, c’est un peu ce « sort lumineux » appliqué à la photographie.
Man Ray - Mains, 1930.
Man Ray
Quand Man Ray joue de la lumière dans sa chambre noire pour solariser ses photos « Accidents créatifs » (4/6). En 1929, Lee Miller, amante et assistante du photographe, éclaire des négatifs en cours de développement. L’Américain poussera cet effet à son paroxysme artistique.
« Untitled » (1922), de Man Ray
Nam June Paik
Electronic Beatles, 1966 réalisé par Nam June Paik, artiste coréen.
Dans cette œuvre, les images d’un concert des beatles sont déformées à l’aide d’aimants
Francis Bacon
Trois études pour un autoportrait , 1967. Huile sur toile. Succession de Francis Bacon.Londres .
les corps et les visages semblent tordus, écrasés ou comme « dissous ». Il cherchait moins à montrer la réalité telle qu’on la voit qu’à exprimer ce que l’on ressent : la peur, la fragilité, la violence du monde, les émotions profondes. Qui était Francis Bacon ? C’était un peintre britannique, né en 1909 et mort en 1992. Il a eu une vie mouvementée, avec beaucoup d’épreuves. Cette tension intérieure, ce mélange de doute, de douleur et d’énergie, on le retrouve dans ses peintures. Il travaillait beaucoup seul, dans un atelier très encombré, plein de photos, de pages arrachées de magazines, d’images médicales : tout cela nourrissait son imagination. Pourquoi ses autoportraits sont-ils déformés ? Ses autoportraits ne cherchent pas à se ressembler fidèlement. Pour Bacon, la peinture devait montrer ce que l’on porte à l’intérieur, pas seulement ce que l’on voit dans un miroir. Il déforme donc son propre visage pour : montrer ses émotions (angoisse, vieillissement, vulnérabilité) traduire la fragilité de l’être humain exprimer le mouvement, la tension, l’instabilité faire sentir que l’identité n’est jamais fixe La déformation est une façon d’être vrai, mais d’une autre manière que la photographie.
Hassan Hajjaj
Hassan Hajjaj, qui est-ce ? C’est un artiste marocain qui vit entre Londres et Marrakech. Il aime mélanger les cultures, les couleurs et les styles. On le surnomme parfois le “Andy Warhol marocain” parce qu’il utilise beaucoup la couleur et qu’il adore créer des images très pop et très joyeuses. Ses portraits aux lunettes : qu’est-ce qu’ils ont de spécial ? Hassan Hajjaj réalise souvent des portraits de personnes qu’il connaît : des amis, des danseuses, des musiciens, des gens du quartier… Pour les photographier, il leur demande de porter : des lunettes originales, parfois énormes ou très fantaisistes ; des vêtements très colorés, souvent avec des motifs répétés ; des accessoires surprenants qui donnent un air cool, énergique, presque fashion. Ses personnages ressemblent un peu à des super-stars, mais ce sont des personnes simples de la vie de tous les jours. Pourquoi les couleurs sont-elles si importantes ? Hassan Hajjaj adore : les couleurs vives (rouge, jaune, rose, vert, turquoise) ; les motifs traditionnels marocains ; les effets de répétition, comme dans la publicité. Les couleurs donnent à ses portraits un côté joyeux, énergique, presque festif. Les lunettes colorées accentuent encore ce côté pop et décalé. Un autre détail amusant : les cadres L’artiste encadre souvent ses photos avec des boîtes de produits du quotidien (canettes, emballages de nourriture, etc.). Il transforme ces objets banals en une sorte de décoration précieuse, comme un cadre de tableau. Cela donne un mélange entre : la culture populaire (les objets du quotidien), la culture traditionnelle (les motifs marocains), et la culture contemporaine (la mode, le style pop).
Séries de portraits (Kesh Angels) Portraits colorés, réalisés en 2013. Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (MACAAL, Marrakech, Maroc)
Séries de portraits (Kesh Angels) Portraits colorés, réalisés en 2013. Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (MACAAL, Marrakech, Maroc)
Hassan Hajjaj
Hassan Hajjaj – Séries de portraits (Kesh Angels) Portraits colorés, très graphiques, personnages portant lunettes extravagantes et vêtements saturés. Idéal pour montrer comment la couleur et l’objet deviennent un signe identitaire.
Séries de portraits (Kesh Angels) Portraits colorés, réalisés en 2013. Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (MACAAL, Marrakech, Maroc)
Andy Warhol
Les « Marilyn » d’Andy Warhol sont des portraits répétés et colorés de l’actrice Marilyn Monroe, devenus une image emblématique du Pop Art. On peut les lire comme une réflexion sur la star, la célébrité et les images qu’on voit partout. Qui est Andy Warhol et qui est Marilyn ? Andy Warhol est un artiste américain des années 1960, figure importante du Pop art, qui s’inspire de la publicité, des stars de cinéma et des objets de consommation (soupe Campbell, Coca‑Cola, etc.). Marilyn Monroe est une grande actrice américaine, devenue un mythe, morte en 1962 ; son visage est déjà très connu grâce aux photos et affiches de cinéma. Comment l’œuvre est‑elle faite ? Warhol utilise une photo de presse de Marilyn (tirée du film « Niagara ») qu’il ne dessine pas lui‑même, mais qu’il réutilise grâce à la sérigraphie, une technique d’impression comme pour les t‑shirts. Il répète ce même visage plusieurs fois, avec des couleurs très vives et saturées. Que montrent les couleurs ? Les couleurs vives font penser à la publicité : Marilyn devient une image attirante, presque un « produit » qu’on vend partout. Quand Warhol change les couleurs (bouche rouge exagérée, cheveux très jaunes, peau d’une couleur étrange), il montre que cette image est artificielle, construite, pas une personne réelle. Pourquoi tant de répétitions ? La même photo, répétée en série, rappelle les images qu’on voit partout à la télé, dans les magazines, sur les affiches : la star devient un simple visage reproduit à l’infini. Plus on voit l’image, plus on s’habitue et on ne pense plus à la vraie personne, à sa vie, à sa mort ; Marilyn devient une icône, mais aussi quelque chose de presque « vide ».
Marylin d'Andy Warhol sérigraphie sur toile (9 toiles) 1967
RAFAËL ROZENDAAL
afaël Rozendaal est une figure majeure de l'art numérique. Artiste néerlandais et brésilien. Dès le début des années 2000, il concevait, présentait et vendait des œuvres sous forme de sites web. Dans ses NFT actuels, il crée également des références à l'histoire de l'art, grâce aux technologies blockchain génératives. L'art de Rozendaal se matérialise sous forme d'installations immersives, dans des fenêtres de navigateur, sous forme de livres d'artiste et dans l'espace public.
Instalation: Couleur, Code, Communication 21 avril – 20 août 2023. Musée Folkwang, Allemagne
Martial Raysse
Peinture à haute tension est un portrait de femme très coloré où Martial Raysse mélange photo, peinture et lumière pour parler de la société de consommation des années 1960. C'est une image à la fois séduisante comme une pub et inquiétante, « sous haute tension ». Description simple de l'œuvre C'est un portrait en buste d'une jeune femme aux cheveux noirs, vue de visage comme dans une affiche ou une photo de magazine. Raysse utilise des couleurs très vives et artificielles (verts, roses, oranges…) qui donnent un aspect « maquillage fluo » au visage. L'œuvre combine plusieurs matériaux : photographie, peinture, parfois éléments en plastique ou néon, ce qui la rapproche d'un objet publicitaire plus que d'un tableau classique. Contexte : Pop Art et Nouveaux Réalistes Martial Raysse fait partie des Nouveaux Réalistes français et est proche du Pop Art : il s'inspire des pubs, des supermarchés, des objets en plastique et de la culture de masse. Il parle d'« hygiène de la vision » : nettoyer notre regard en nous montrant de façon très voyante les couleurs criardes et les clichés de la société de consommation. Entre 1963 et 1965, il réalise plusieurs portraits féminins très colorés avec néon, qui critiquent l'image stéréotypée de la femme dans les médias. Sens pour des 4e La femme est belle mais transformée par la couleur et les artifices : cela permet d'aborder avec les élèves la question des stéréotypes et du corps « parfait » dans la pub. Le titre Peinture à haute tension évoque à la fois l'électricité (néons, lumières, modernité) et la tension psychologique : une image trop parfaite, trop brillante, presque agressive. On peut faire le lien avec aujourd'hui : filtres, retouches, réseaux sociaux, et demander aux élèves en quoi ces images peuvent influencer l'estime de soi. Pistes d'analyse en classe Sujet : portrait – représentation de la femme, regard porté sur le corps, image séduisante / inquiétante. Forme : mélange photo/peinture/objets, couleurs artificielles, lumière néon, format proche de l'affiche publicitaire. Intention : critique ironique de la société de consommation et des images qui nous entourent, envie de faire réagir le spectateur sur ce qu'il regarde sans réfléchir. Idées d'activités pour 4e Demander aux élèves : « Est-ce que ce portrait ressemble plus à une pub ou à un tableau de musée ? Pourquoi ? » Faire créer un portrait « sous haute tension » à partir d'une photo de magazine :
Peinture à Haute tension 1965
Accentue l'effet pour être vu...
Question du programme: Représentation, image, réalité et fiction. Conception, production, diffusion à l'ère numérique.Objectif : Développer la créativité et l’expression personnelle à travers la transformation d’un objet déjà créé (les lunettes). Explorer la manipulation de l’image numérique pour modifier, amplifier et accentuer un objet. Expérimenter la combinaison entre photographie et transformation numérique pour créer une œuvre finale.Dialogue entre le réel et le virtuel. Notions: couleur, forme, lumière... Consigne: Avec l'outil numérique, transforme les pour qu'on les voit encore plus... Contrainte: fais en sorte que tes lunettes ne disparaissent pas complètement, on devra toujours les reconnaître. Technique: numérique(Ibis Paint). Durée: 1 séance Mots clés: virtuel, lumière, contraste, rayonnement, couleurs saturées, déformation, distortion, motifs, fond, forme...
RAFAËL ROZENDAAL, Instalation: Couleur, Code, Communication 21 avril – 20 août 2023. Musée Folkwang. Allemagne
Marylin, d'Andy Warhol sérigraphie sur toile (9 toiles) 1967
Critères d’évaluation: C4Créativité et expression personnelle. Qualité des choix plastiques(couleur, forme, composition ...)/10 points Débutant: L’élève a tenté de transformer les lunettes mais l’image ne valorise pas l’objet. Apprentis: L’élève a réalisé des transformations mais ses choix peuvent être améliorés pour renforcer l’effet. Confirmé: L’élève a proposé des transformations intéressantes et créatives. Expert: L’élève a transformé ses lunettes de façon très singulière.
Critère d'évaluation: C6Utilisation de l’outil numérique pour créer et transformer une image./10 points Débutant: L’élève a rencontré des difficultés pour utiliser l’outil numérique. Apprentis: L’élève a utilisé l’outil numérique mais de façon limitée. Confirmé: L’élève a utilisé correctement l’outil numérique pour réaliser sa création. Il applique les fonctionnalités essentielles et arrive à transformer l’image. Expert: L’élève a utilisé l’outil numérique avec aisance et créativité. Il a exploré plusieurs fonctionnalités.
Martial Raysse, Peinture à Haute tension 1965. néons, peinture fluorescente, flocage et photographie sur toile. Stedelijk Museum d'Amsterdam
Hassan Hajjaj, séries de portraits (Kesh Angels) Portraits colorés, réalisés en 2013. Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (MACAAL, Marrakech, Maroc)