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C2 ITIP-Les transformations du commerce mondial

eric gauthier

Created on August 27, 2024

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Thème : Comment organiser le commerce international dans un contexte d'ouverture des échanges?

Chapitre 2 : Les transformations du commerce mondial : la mondialisation et ses enjeux 1. Les transformations du commerce mondial1.1. Mesurer l’évolution du commerce mondial 1.2. Mesurer les échanges de biens et des services 2. Apprécier la place des firmes multinationales dans les échanges internationaux.2.1. Les firmes multinationales 2.2. Les IDE 2.3. La DIPP 2.4. Les chaînes de valeur mondiales 3. La régionalisation des échanges.

T STMG Economie

Chapitre 2 : Les transformations du commerce mondial

Vidéo : L’entreprise l’Occitane à la conquête du monde : (3’05) 1. Quelle différence y a-t-il selon vous entre les produits proposés par l’entreprise l’Occitane et une entreprise comme Apple ? 2. Le fait de produire ses produits exclusivement en France semble-t-il nuire à la compétitivité de l’entreprise l’Occitane ? Justifiez votre réponse.

Débat Vous participez à un débat intitulé « Made in France vs Made in Monde ». Repérez 4 arguments favorables à la défense du modèle « Made in France », et 4 arguments favorables à la défense du modèle « Made in Monde ».

Définition : Le commerce international est l'échange de biens, de services et capitaux entre pays.

Un contexte favorable aux échanges internationaux… Plusieurs facteurs expliquent le développement des échanges à l’échelle planétaire : - L’ouverture progressive des frontières des pays les uns avec les autres. Les échanges internationaux se sont développés sous l’impulsion d’organisations internationales favorables au libre-échange (par exemple l’OMC, l’Organisation mondiale du commerce). - La baisse des coûts de transport, grâce à de nombreuses innovations dans le domaine des technologies et de la communication (par exemple, la création et le perfectionnement d’internet). Cela a permis une diffusion plus rapide et moins coûteuse des biens et des informations. - La volonté des entreprises de se développer à l’étranger pour étendre leur activité et faire des économies d’échelle. On parle d’économies d’échelle lorsque l’augmentation de la production d’un bien permet de réduire son coût de production.

1. Les transformations du commerce mondial

DOCUMENT 2 : Croissance du commerce mondial

1.1. Mesurer l’évolution du commerce mondial

DOCUMENT 1 : Evolution des échanges commerciaux (en volume)

DOCUMENT 3 : Exportations mondiales de marchandises et services, 2008-2018 (milliards de dollars US)

Synthèse.... Les échanges internationaux ont considérablement augmenté à partir de 1945. Ils ont progressé plus rapidement que la production mondiale : en moyenne, ils ont progressé deux fois plus vite que la richesse créée à l’échelle internationale. Pour mesurer les échanges, on prend en compte l’ensemble des flux d’exportations et d’importations réalisées par les pays : - Une exportation désigne le fait de vendre des marchandises en dehors du pays dans lequel elles ont été produites. - Une importation désigne l’entrée dans un pays de marchandises provenant d’un autre pays. Ces flux d’exportations et d’importations sont mesurés, au niveau d’un pays donné, par la balance des biens et services : c’est un compte qui retrace la valeur des biens et des services exportés et la valeur des biens et des services importés par un pays au cours d’une année. Le solde représente la différence entre les exportations et les importations, et permet de juger de la compétitivité d’un pays dans son rapport au commerce mondial.

1. Les transformations du commerce mondial

1.2. Mesurer les échanges de biens et des services

DOCUMENT 1 : Des échanges bien différents dans le quotidien de l’entreprise Walk.

L’entreprise « walk », implantée dans la périphérie de Marseille, fabrique et vend des chaussures spécifiquement conçues pour la course à pieds (l’un des fondateurs de l’entreprise est un marathonien passionné). Dans son quotidien, elle importe du coton d’Inde (bien intermédiaire), et des semelles de Norvège (biens intermédiaires), ces semelles étant composées de caoutchouc et de carbone (biens intermédiaires) importés par la Norvège du Danemark. Elle assemble ces éléments en France pour fabriquer les chaussures. Pour l’assemblage, elle se sert de machines (bien d’équipement) qu’elle importe d’Allemagne. Une fois totalement fabriquées, une partie des chaussures est exportée, en tant que biens de consommation, vers l’Allemagne et l’Italie.

DOCUMENT 2 : Valeur des importations de biens intermédiaires dans le total des importations (en milliards de dollars)

DOCUMENT 3 : Balance des transactions courantes et balance commerciale

1. Les transformations du commerce mondial

1.2. Mesurer les échanges de biens et des services

DOCUMENT 4 : Le déficit commercial français

En 2021, le déficit de la balance commerciale a atteint 84,7 milliards d'euros en France, un record. Au cours de l'année dernière, la France a, en effet, importé des biens pour une valeur totale de 585,6 milliards d'euros, et exporté des biens représentant 500,9 milliards d'euros

DOCUMENT 5 : Les chaînes de valeur ajoutée mondiales

Une chaîne de valeur représente l’ensemble des activités menées par les entreprises pour amener un produit ou un service de sa conception à son utilisation finale par le consommateur final […]. À chaque étape de la chaîne, de la valeur est ajoutée sous une forme ou une autre. […]. Les activités qui forment les chaînes de valeur de nombreux produits et services sont de plus en plus fragmentées sur le globe et entre les entreprises. Diverses tâches tout au long de la chaîne de production peuvent être réalisées dans des endroits distants, en fonction des avantages comparatifs respectifs des différents pays. Le processus de production interconnecté que traversent les biens et les services depuis la conception et le design jusqu’à la fabrication, au marketing et à la commercialisation est souvent appelé chaîne de valeur mondiale […].

1.Montrez la complexité pour mesurer les échanges de biens et de services

Synthèse ....Quel est le nouveau visage du commerce mondial ? A. Une production de plus en plus mondialisée… Cette nouvelle configuration du commerce mondial amène les entreprises à repenser leur façon de produire. L’ensemble des activités réalisées par les entreprises peut se concevoir dans différents lieux géographiques. Autrement dit, les entreprises segmentent leur processus de production. Ainsi, un bien ou un service peut être amené à transiter dans plusieurs pays différents avant d’être livré et consommé par le client final (ex : les pièces pour véhicule chez Renault). Les entreprises sont aujourd’hui moins spécialisées dans la production d’un bien en entier que dans une étape de sa fabrication. Les économies tendent alors à se spécialiser sur certains stades du processus de production. Certains pays n’ont qu’un rôle d’assembleur (ex : Vietnam) et ne dégagent de ce fait qu’une faible valeur ajoutée du produit final. D’autres se positionnent sur des segments à plus forte valeur ajoutée, par exemple dans les secteurs de l’innovation et de la recherche (ex : les pays développés). B. …Qui s’accompagne d’une diversification des échanges L’éclatement du processus de production à l’échelle mondiale se traduit par l’importance croissant des échanges de produits intermédiaires. Se présentant sous la forme de pièces détachées, de composants, ils sont destinés à être utilisées et/ou assemblés pour constituer un produit final. Ils représentent désormais plus de la moitié des échanges internationaux. L’éclatement de la production à l’échelle mondiale entraîne des échanges plus importants entre les pays participant à la production. Les échanges se concentrent principalement autour des grandes zones participant aux différents stades du processus de production : l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie en constituent les principaux acteurs. C’est ce que l’on appelle la régionalisation des échanges.

1. Les transformations du commerce mondial

Testez vos connaissances

DOCUMENT 1 : Excédent de 69,4 milliards d’euros de l’UE28 (Eurostat)

1. Quel est le document comptable présenté dans le document ? À quoi sert-il ? 2. Que signifie le chiffre 69,4 milliards d’euros ? 3. Calculez le solde de la balance des biens et services de l’Union européenne pour le troisième trimestre 2019. 4. Indiquez la nature de ce solde. Comment pouvez-vous l’expliquer ?

DOCUMENT 2 : Repérer les conséquences de l’internationalisation de la chaîne de valeur

L’iPhone : un produit « made in monde » par excellence (www.oecd.org) Les statistiques commerciales traditionnelles ne rendent pas compte de cette réalité [fabrication « made in world »], ce qui a conduit l’OCDE à lancer une initiative qui vise à mesurer les échanges en « valeur ajoutée » (TiVA), pour mieux comprendre leur fonctionnement effectif. L’utilisation de données TiVA permet de mieux mesurer la valeur ajoutée au produit fini par chaque pays et chaque secteur de la chaîne de valeur mondiale. Cette méthode fournit une image beaucoup plus précise des balances commerciales entre pays et de la contribution des échanges au revenu et à l’emploi. Si l’on revient à l’exemple du smartphone, les statistiques commerciales traditionnelles attribueraient 100 % de la valeur d’un iPhone assemblé en Chine aux exportations chinoises, alors qu’un calcul reposant sur la valeur ajoutée montre que 4 % seulement de la valeur totale est à mettre au crédit de la Chine – le reste étant attribué à d’autres pays qui ont fourni des moyens de production tout le long de la chaîne d’approvisionnement.

1. Rappelez ce que signifie l’expression « made in world » et à quelle organisation du processus de production elle fait référence. 2. Expliquez pourquoi il est important d’évaluer la valeur ajoutée de chaque segment de production d’un iPhone. 3. Quelle limite à la mesure des échanges commerciaux est exposée dans la phrase soulignée ?

2. Apprécier la place des firmes multinationales dans les échanges internationaux.

2.1. Les firmes multinationales

Les firmes multinationales (FMN) françaises contrôlent 45 200 filiales à l’étranger. Elles y réalisent 52 % de leur chiffre d’affaires et y emploient 55 % de leurs salariés, soit 5,8 millions de personnes. Une filiale sur quatre est implantée aux États-Unis, au Royaume-Uni ou en Allemagne. Parmi les FMN les plus importantes, on compte Total, Sanofi, Danone, Axa, Orange, etc. Au niveau européen, Airbus est un constructeur aéronautique fabriquant plus de la moitié des avions de ligne du monde. Les pièces des avions Airbus sont essentiellement fabriquées en Europe, mais certaines proviennent d’autres régions du monde. Airbus a des filiales aux États-Unis, en Chine, au Japon et en Inde. […] Une FMN est donc une entreprise de grande taille possédant des filiales dans plusieurs pays et concevant son organisation et sa stratégie de production et de vente à l’échelle globale. […] Elles sont responsables de la moitié des échanges commerciaux internationaux, en particulier du fait de l’importance du commerce intra-firme (entre les filiales d’une même entreprise). […] Dorénavant, la chaîne de production est éclatée entre de multiples unités réparties […]. Piliers de la globalisation des FMN, les flux d’IDE (investissements directs étrangers) ont été multipliés par plus de 130 en un demi-siècle […].

C’est quoi ? Objectifs recherchés par ces stratégies d’expansion à l’étranger au milieu des années 1980 ? Comment mener ces stratégies ?

2. Apprécier la place des firmes multinationales dans les échanges internationaux.

FICHE RESSOURCE A DISTRIBUER

2.2. Les IDE

1. Pour quelles raisons l’investisseur étranger a-t-il décidé de s’implanter en France? 2. Quels sont les investisseurs les plus attirés par la France ? 3. Énoncez les différents facteurs expliquant l’intérêt des investisseurs étrangers en France ?

Les effets des IDE Les pays d’accueil encouragent parfois l’investissement direct pour améliorer leurs finances. Les sociétés étrangères qui s’y implantent se soumettent au Code des impôts et contribuent souvent à doper les recettes fiscales. […] Parmi les autres effets positifs de l’investissement direct pour les pays d’accueil, on citera la création d’emplois, l’amélioration de la productivité, les apports technologiques, les transferts de connaissances et la croissance économique globale. La concurrence des entreprises nouvellement créées ou acquises pousse souvent à un renforcement de la productivité. […] Les pays d’accueil peuvent aussi bénéficier d’un transfert de savoir-faire et de technologie, qui tient souvent à la rotation des effectifs. Les investisseurs offrent souvent plus de possibilités de formation que les employeurs locaux. Ce savoir-faire est ensuite transmis aux entreprises locales lorsque les employés formés décident de changer d’employeur. Il peut également s’étendre de manière accessoire par le biais de réseaux informels où les travailleurs échangent des idées et des opinions sur leur emploi. Cela étant, l’investissement direct n’est pas toujours perçu de manière positive par le pays d’accueil. Comme ce sont des entreprises productives qui optent pour l’investissement direct, la concurrence qu’elles représentent peut pousser à la faillite les entreprises locales les moins productives. […] Tadeusz Galeza, James Chan, Qu’est-ce que l’investissement direct à l’étranger

2. Apprécier la place des firmes multinationales dans les échanges internationaux.

2.3. L’organisation de la production mondiale : la Décomposition Internationale des Processus de Production (DIPP)

La division internationale du travail (DIT) fait référence à la répartition internationale de la production mondiale des biens et services. Elle désigne le fait que les pays se sont spécialisés pour produire certains biens économiques. La décomposition internationale des processus productifs (DIPP) consiste, pour une entreprise, à s’établir dans différents pays du monde afin de profiter des avantages spécifiques de chacun d’eux en matière de production. La DIPP porte sur des produits complexes tels que l’automobile, l’aéronautique ou les composants électroniques. Les firmes multinationales participent largement à ce mouvement de fragmentation de la production en délocalisant des parties de la chaîne de valeur. Concrètement, elles vont exporter des biens intermédiaires (pièces détachées…) pour les réimporter sous forme de produit final. L’assemblage de tous les produits intermédiaires aboutit au produit fini.

La DIPP se traduit au niveau mondial par l’importance des échanges de biens intermédiaires sous la forme de pièces détachées, de composants, qui seront utilisés en tant que consommation intermédiaire dans la production. La modularisation permet de réduire la complexité du processus productif et de maximiser le rendement dans la production de chaque fragment ». Par ailleurs, la firme multinationale profite des avantages offerts par les différents pays et sites de production (savoir-faire, meilleures conditions de production…). La stratégie de fragmentation permet de bénéficier des avantages comparatifs (main-d’œuvre, technologie…) offerts par chaque pays. La stratégie des FMN aboutit à une DIPP à travers l’activité des filiales. Les filiales, implantées sur différents territoires, exploitent les avantages locaux en termes de savoir-faire, de coût du travail, de fiscalité…

La firme Boeing est une multinationale qui met en œuvre une DIPP consistant à délocaliser certaines parties de la chaîne de valeur. Le Boeing 787 est un produit complexe dont la fabrication est décomposée en différents modules et répartie au niveau mondial. Les composants sont confiés, entre autres, à des sous-traitants situés dans différents pays.

2. Apprécier la place des firmes multinationales dans les échanges internationaux.

2.4. Les chaînes de valeur mondiales

Document 2 : Des chaînes de valeur bénéfiques pour les pays en développement ?

Les chaînes de valeur mondiales (CVM) créent de nouveaux débouchés pour les pays en développement, et leur permettent d’accroître leur participation dans les marchés mondiaux et de diversifier leurs exportations. Si les CVM ont aidé bon nombre de ces pays à avancer, certains pays en ont plus bénéficié que d’autres, un certain nombre de petites et moyennes entreprises et de travailleurs dans les économies développées et en développement étant encore laissés à l’écart. Le rapport sur le développement des chaînes de valeur mondiales 2017 présente une analyse […] pour aider […] à comprendre la complexité croissante du commerce mondial et à envisager des politiques qui pourraient rendre ces chaînes de valeur plus inclusives. OMC, Des chaînes de valeur mondiales plus inclusives peuvent favoriser la productivité et la croissance dans les pays en développement

1. Définissez ce qu’est la fragmentation mondiale des chaînes de valeur et présentez ses effets sur le commerce mondial.

3. La régionalisation des échanges.

L’Union européenne est l’exemple le plus abouti d’intégration économique avec la création en 1986 d’un grand Marché unique entre les 27 pays qui la composent (espace sans frontières intérieures avec libre circulation des marchandises, des personnes et des capitaux) puis d’une union économique et monétaire (1992).Il en résulte une forte prépondérance des échanges intra-européens, mais l’Union européenne a également signé différents accords commerciaux régionaux pour développer ses échanges avec des pays tiers.

Document 2 : ASEAN : un exemple d’intégration régionale

L’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) regroupe 10 États membres. « 5e bloc économique mondial », derrière l’UE, les États-Unis, la Chine et le Japon. […]. L’effort d’intégration économique des 10 États membres de l’ASEAN s’est concrétisé le 31 décembre 2015 par l’entrée en vigueur de la Communauté économique de l’ASEAN (AEC). L’AEC vise à faciliter la circulation des flux de capitaux, de biens, de services, d’investissements et de main-d’œuvre qualifiée dans la région. Les échanges intra-zone de la région asiatique (ASEAN, Chine, Corée du Sud, Japon, Inde, Australie et Nouvelle-Zélande) se sont développés

Document 1 : La régionalisation des échanges

L’intégration économique désigne le processus par lequel plusieurs nations s’accordent pour faciliter les échanges entre elles, afin d’unifier progressivement leurs marchés, et d’en tirer des avantages mutuels. […] Il ne faut pas confondre l’intégration économique et la régionalisation es échanges, c’est-à-dire l’augmentation du commerce entre pays proches. Si la régionalisation des échanges est favorisée par l’existence d’accords régionaux*, elle peut aussi résulter plus simplement des avantages provenant de la proximité géographique entre nations (coûts de transports, connaissances des marchés, etc.) […]. *Un accord régional est un accord passé entre plusieurs pays d’une même région du monde pour faciliter les échanges (déplacement des biens, des services, voire des capitaux et des personnes). Exemples : UE, MERCOSUR (Marché commun du Sud), ASEAN.

Répartition des exportations françaises par zone géographiques

1. Quel est le principe fondateur de l’Union européenne ? 2. Quels sont les principaux partenaires de l’Union européenne ? 3. Quels sont les avantages pour les pays de négocier des accords commerciaux ?

SYNTHESE.... Depuis 1960, les économies se sont ouvertes et l’activité interne de chaque pays dépend de plus en du commerce international. On observe que les échanges sont polarisés sur la triade (Asie/États unis/Europe). Dans ces échanges la part des produits manufacturés est prépondérante par rapport aux biens primaires. Une part importante de ces biens manufacturés est occupée par des biens intermédiaires, qui entrent dans la composition d’un bien final. Les entreprises sont donc au départ et à l’arrivée de ces échanges. La mondialisation se caractérise par l’essor d’entreprises dont les activités de production, de distribution ou financières sont implantées dans plusieurs pays. Ces firmes multinationales organisent les étapes de la production en profitant des avantages spécifiques offerts dans chaque espace.

→ La recherche/développement et la conception peuvent être assurées là où les universités et les grandes écoles fournissent des chercheurs, des ingénieurs, des cadres commerciaux de haut niveau. C’est le cas aux États-Unis ou en Europe. → La production proprement dite sera réalisée là où les coûts de fabrication seront réduits. Une main d’œuvre à bas salaire et suffisamment productive pourra être mobilisée dans des usines de l’Asie du sud-est. → Enfin les activités de montage, de distribution et de marketing pourront être localisées là où existent des marchés solvables. Ainsi se constituent des chaînes de valeur qui déterminent la circulation des biens manufacturés autour de la planète. Il résulte de ces choix de localisation une répartition de la valeur que symbolise la courbe du sourire.