Want to create interactive content? It’s easy in Genially!
La nature à l'oeuvre 1
francoisecantier
Created on August 22, 2024
Start designing with a free template
Discover more than 1500 professional designs like these:
View
The Power of Roadmap
View
Simulation: How to Act Against Bullying
View
Artificial Intelligence in Corporate Environments
View
Internal Guidelines for Artificial Intelligence Use
View
Interactive Onboarding Guide
View
Word Search
View
Sorting Cards
Transcript
Thème 1
LA NATURE A L'OEUVRE
1/ définitions 2/la représentation de la nature jusqu'au XIXème siècle : le paysage 3/la question du réalisme au XIXème siècle : Rosa Bonheur et la peinture animalière 4/la nature morte 5/Architecture et art des jardins 6/la nature dans l'art contemporain : de nouveaux enjeux
1/ définitions
"Etre à l’œuvre" :Être au travail, être en train de faire, en train d’agir.La nature à l'oeuvre :La Nature en action, la Nature agissante
ARISTOTE : NATURE = VIVANT - MOUVEMENT - NAISSANCE - CROISSANCE
MOYEN-AGE = NATURE NATURANTE : ce qui crée / NATURE NATUREE : ce qui est crééLA MERE NATURE
DESCARTES = OBJET D’ETUDES SCIENTIFIQUES / LES LOIS DE LA NATURE
ROMANTISME : IMMENSITE, SUBLIME
AUJOURD'HUI = ENVIRONNEMENT
ANTHROPOCENE
OPPOSITIONS NATUREL/ARTIFICIEL NATURE/CULTURE UNITE/DIVERSITE
L'œuvre d'art ne représente pas, elle dévoile. L'« œuvre d'art » est une puissance qui ouvre et « installe un monde". (Heidegger).
2/la représentation de la nature jusqu'au XIXème siècle : le paysage
-Représentation d'un site naturel, rural ou urbain -Vue d'ensemble que l'on a d'un point donné. panorama - perspective - point de vue – vue (veduta)
-Le paysage en tant que sujet à part entière naît en Occident à la Renaissance, mais se développe surtout à partir du XVIIème siècle
-Jusqu'au XVIIème siècle : paysages symboliques qui accompagnent un épisode historique ou biblique
Fra Angelico, Annonciation, musée du Prado.
Le paysage chinois : un espace poétique et contemplatif
Corée
En Chine, le paysage apparaît au IVème siècle de notre ère. Le premier mot que les Chinois ont employé pour dire « le paysage » est shanshui 山水, littéralement « les monts et les eaux ».
Après la pluie au mont Inwang, Jeong Seon, 1751. Encre sur papier, 79,2 × 138,2 cm. Musée d'art Ho-Am, Séoul.
Paysage de Chongyang. Shitao, 1705. Encre et couleurs sur papier, 71,6 × 42,2 cm. Dynastie Qing. Metropolitan Museum of Art.
Japon
À gauche : Hiroshige 1857, Le pont Ōhashi et Atake sous une averse soudaine, xylographie H. 37,4 cm. À droite : Van Gogh 1887, Japonaiserie : pont sous la pluie, H. 73 cm. Musée Van Gogh.
Shanshui : Voyageurs parmi les torrents et les montagnes, Fan Kuan, actif vers 960-1031, Song du Nord, rouleau vertical mural, encre et couleurs sur soie, 206,3 × 103,3 cm, Musée national du palais, Taipei..
Panoramavue de dessus paysage composé paysage-monde Espace narratif : trois moments d'une même histoire Espace symbolique : terre/ciel - profane/sacré perspective atmosphérique : zonage » des couleurs par plans, des couleurs chaudes et contrastées du 1er plan au bleu et gris du lointain (troisième plan)
Joachim Patinir (vers 1480-1524), Saint Jérôme en pénitence, dans le désert (ou Saint-Jérôme dans le désert), vers 1515-1520, huile sur panneau de bois, H : 78 cm, L : 137 cm. Paris, musée du Louvre.
La perspective selon Léonard de Vinci (Traité de la peinture) : le "bleuissement des fonds".
Portrait de Lisa Gherardini del Giocondo, dit La Joconde, entre 1503 et 1519, Paris, musée du Louvres
Le premier dessin connu de Léonard : Paysage de la vallée de l'Arno, 1473, Florence, Musée des Offices
Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus jouant avec un agneau.
Un des premiers paysages de l'histoire :La Tempête de Giorgione
L'espace dédié à la nature est très important.
La Tempête. Giorgione. Huile sur toile, 82 x 73 cm., vers 1505. Gallerie dell'Accademia de Venise
La Fuite en Egypte. Annibal Carrache v. 1604. Rome, Galleria Doria Pamphili
Au XVIIème siècle, le paysage devient un genre à part entière.
Plusieurs écoles : -Le paysage héroïque -Le paysage pastoral ou champêtre -Le paysage topographique, ou vue
Vue de Haarlem avec des champs de blanchiment. Ruisdael v. 1665. H. 62 cm. Kunsthaus, Zurich
Vue de Delft, Vermeer 1659-1660. H. 96,5 cm. Mauritshuis.
Hiérarchie des genres, 1667 : Le paysage est un genre mineur
Le Paysage classique est théatralisé : -Comme au théatre une scène est représentée au centre -Entourée d'un décor -Temps suspendu (arret et mouvement) -Eclairage brutal (contraste, 1°plan sombre, atmosphère chaleureuse) -Le paysage est plus une construction qu'une simple représentation de la nature
Nicolas Poussin, Paysage avec Orphée et Eurydice, 1650-1653, Louvre
-Nicolas Poussin aménageait au préalable des maquettes en 3 plans et éclairages
Paysage à l'embarquement de Sainte Paula à Ostie, 1639-40, H. 210 cm. Prado
Paysages idéalisés : paysages harmonieux, lumière limpide, ruines pittoresques chargées d'Histoire et de mythes : Claude GELLEE dit LE LORRAIN s'installe à Rome et deviendra le maître du paysage italien.
Paysage à l'embarquement de Sainte Paula à Ostie, 1639-40, H. 210 cm. Prado
Paysage avec Enée à Délos (1672)
Nicolas POUSSIN, français installé à Rome, devient le plus célèbre peintre classique français. Il situe ses scènes historiques, bibliques ou mythologiques dans des paysages idéaux, inspirés de l'Italie.
Mythe de l'âge d'or
Nicolas Poussin, 1637-1638. Et in Arcadia ego. 87 × 120 cm. (deuxième version). Louvre
Nicolas POUSSIN : les quatre saisons
Le Printemps ou Le Paradis terrestre (1660-64) Huile sur toile, 118 × 160 cm, musée du Louvre, Paris.
L’Été ou Ruth et Booz (1660-64) Huile sur toile, 118 × 160 cm, musée du Louvre, Paris.
L’Automne ou La Grappe de raisin rapportée de la terre promise (1660-64) Huile sur toile, 118 × 160 cm, musée du Louvre, Paris.
L’Hiver ou le Déluge (1660-64) Huile sur toile, 118 × 160 cm, musée du Louvre, Paris.
Croquis : paysage avec perspective atmosphérique
C'est au XVIIIème siècle que se développe le paysage "topographique", et les Marines
Claude-Joseph VERNET
Soir d’été, paysage en Italie, Claude-Joseph Vernet 1773. H. 89 cm. Musée national de l'art occidental, Tokyo
Nuit - Scène de côte méditerranéenne avec des pêcheurs et des bateaux, (1753). Musée Thyssen-Bornemisza.
Les vedutistes et les peintres topographes utilisent la chambre noire (camera obscura)
•Joseph Vernet (1714-1789), La ville et la rade de Toulon, deuxième vue, le port de Toulon, vue du mont Faron, 1755, huile sur toile, H. : 160 cm, L. : 260 cm, Paris, musée du Louvre ;
Les voyageurs dessinent et peignent à l'aquarelle, une école anglaise se développe
Alexander et John Robert Cozens
John Mallord William TURNER (1775-1861) Un romantique pré-impressionniste
le peintre de la lumière
Pour Turner, la peinture de paysage n'est pas une reproduction fidèle de la réalité, il y a une part d'observation (les apparences) et une part d'imagination.
Buttermere Lake, with Park of Cromackwater, Cumberland, a Shower, vers 1797-1798.
-Nature déchaînée, puissante -Intérêt pour les éléments : air, eau, feu... -Confusion et mouvement, tourbillons
Pêcheurs en mer, 1796.
Hannibal traversant les Alpes, 1810-1812.
croquis
Tempête de neige en mer, 1842, huile sur toile, 91,4 x 121,9, Tate Modern, Londres
Étude de paysage marin avec nuage de pluie, vers 1827, huile sur papier. Royal Academy of Arts, Londres.
John CONSTABLE (1776-1837) Un réaliste pré-impressionniste
La Charrette de foin (The Hay Wain), 1821, huile sur toile. National Gallery (Londres).
-La peinture est une science, science de l'observation des phénomènes naturels
Paysage romantique : -Confrontation avec l’immensité de la nature (Les tempêtes, les volcans... ) Petitesse de l'homme et de sa condition face aux forces de la nature intemporelle, puissante, indifférente ou menaçante. Limites du corps / pouvoir de l'esprit illimité - Aspect mystique. Le spectacle d’une nature illimitée, sauvage voire furieuse, produit un frisson ,« la plus forte émotion que l’esprit soit capable de sentir ».
La paysage romantique Le concept de sublime
Concept théorisé par Kant
Rupture de l'équilibre classique, de l'harmonie : débordement, puissance, immensité jusqu'au vertige, à l'horreur et au fantastique...
Sur les montagnes habite la Liberté . Friedrich von Schiller, Du Sublime en 1798
Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages, 1818. Huile sur toile, 74,8 × 94,8 cm, Hambourg Kunsthalle.
Le Monument à la mémoire de Goethe Carus Carl Gustav (1789-1869) Allemagne, Hambourg, musée des Beaux-Arts (Kunsthalle)
Le langage de la nature chez les Préraphëlites
Dante Gabriel Rossetti
Le Préraphaélisme (1848-1900)
Ecce Ancilla Domini (1850), Londres, Tate Britain
Symbolisme
Lady Lilith, v. 1866-1873, Delaware Art Museum. Modèle : Alexa Wilding
Proserpine (1874), Londres, Tate Britain
The Day Dream, 1880, Londres, Victoria and Albert Museum. Modèle : Jane Morris
Ophélie, John Everett Millais, 1851-1852
Le coquelicot sous sa main droite rappelle la mort, les marguerites l'innocence et la pureté
Croquis : aquarelle Une nature "sublime"
QUIZ
«… il est nécessaire de distinguer la vérité première de la vérité secondaire, à savoir l'idée plus vaste et libérale de la nature de ce qui est comparativement étroit et confiné ; à savoir ce qui s'adresse à l'imagination de ce qui s'adresse à l'œil…» Turner
Lilith : mythe fondateur de la nature féminine, celui de la première femme d’Adam. Lilith n’est pas présente dans la Bible, mais est citée dans la Kabbale, qui nous raconte son histoire. Avant la création d’Eve, Lilith serait née de la même terre qu’Adam, étant ainsi naturellement son égale. Ayant refusé d’avoir une position soumise dans les rapports sexuels en étant en dessous d’Adam, elle se serait rebellée contre lui et aurait été chassée de l’Eden. Elle se serait ensuite transformée en serpent pour aller tenter Eve et se venger en amenant Adam à sa chute. On dit que par son désir insatiable elle serait devenue la première démone, préférée par Satan à ses succubes.roses blanches : amour, virginité Fleur rouge : coquelicot, pavot, mort, langueur, sommeil Fragilité de la beauté et du désir
Léonard définit trois sortes de perspectives qui définissent ce qui se produit lorsqu’un objet s’éloigne de l’œil : la perspective linéaire (l’objet diminue en taille), la perspective des couleurs (ces dernières s’altèrent progressivement) et la perspective d’effacement (l’objet est de moins en moins net). Le peintre remarque aussi qu’un objet, au fur et à mesure qu’il s’éloigne de nous, voit sa couleur modifiée par la quantité d’air grandissante présente entre lui et notre œil. Sous l’effet de cette « perspective aérienne », les montagnes paraissent donc moins distinctes et bleues, « presque comme la couleur de l’air quand le soleil se lève »… Pour rendre cet effet onirique, de Vinci préconise d’ajouter une « couche très fine et transparente de céruse […] bien moulue ».
Le modèle représenté est Jane Morris.Ils entretiennent à cette époque une relation secrète, qui est symbolisée dans le tableau par la pousse de chèvrefeuille que Jane tient dans sa main gauche. Cette fleur est également le symbole de l’amour à l’époque victorienne
Le beau s’épanouit dans l’harmonie des facultés, et le plaisir qu’il engendre est un plaisir qui dure, sans interruption. Le sublime, quant à lui, est fugitif: on ne peut retenir ce sentiment qui dérange et met en mouvement l’esprit. «Ce mouvement ... peut être comparé à un ébranlement, c’est-à-dire à la rapide succession de la répulsion et de l’attraction par un même objet"
Dans la mythologie gréco-romaine, Proserpine, fille de Cérès, a été enlevée par Pluton pour l'emmener aux enfers, où il l'épouse en dépit de l'amour de Proserpine pour Adonis. Quand Cérès supplie Jupiter de lui rendre sa fille, il accepte, à la condition que Proserpine n'ait pas goûté aux fruits des enfers. Comme Proserpine a mangé six graines de grenade, il a été décrété qu'elle devait rester aux enfers pendant six mois de l'année et était autorisée à vivre sur Terre pendant les six autres mois.
«… il est nécessaire de distinguer la vérité première de la vérité secondaire, à savoir l'idée plus vaste et libérale de la nature de ce qui est comparativement étroit et confiné ; à savoir ce qui s'adresse à l'imagination de ce qui s'adresse à l'œil…» Turner
Le beau s’épanouit dans l’harmonie des facultés, et le plaisir qu’il engendre est un plaisir qui dure, sans interruption. Le sublime, quant à lui, est fugitif: on ne peut retenir ce sentiment qui dérange et met en mouvement l’esprit. «Ce mouvement ... peut être comparé à un ébranlement, c’est-à-dire à la rapide succession de la répulsion et de l’attraction par un même objet"