Module 4
Commencer
Objectifs
- Sensibiliser les vigies aux conséquences psychologiques, émotionnelles et sociales dans le rôle de proche chez les jeunes.
- Identifier les risques d'épuisement pour les jeunes proches.
- Former les vigies à offrir un soutien approprié tout en maintenant une distance émotionnelle.
Introduction au cas clinique
Aujourd'hui, nous allons examiner l’histoire de Maxime, un jeune de 16 ans, à travers le prisme du rôle de proche. Maxime est l'ami d'un.e jeune vigie (vous), et son histoire servira de base pour explorer les défis et les implications du rôle de proche chez les jeunes.
Commencer l'étude du cas
L'histoire de Maxime
Maxime, 16 ans, vit dans un quartier tranquille avec sa petite soeur Lucie, âgé de 10 ans. Leur mère, Sophie, qui était autrefois pleine de vie et engagée dans diverses activités communautaires, a vu sa vie basculer lorsque des troubles de santé mentale ont commencé à affecter son quotidien. Depuis lors, elle a progressivement dû abandonner ses responsabilités, laissant Maxime prendre en charge la maison. Chaque matin, Maxime se réveille bien avant l’aube. Avant de quitter la maison pour l’école, il prépare le petit déjeuner de Lucie, vérifie que ses devoirs sont faits, et s’assure que tout est prêt pour la journée scolaire de sa soeur. Le soir, après ses propres cours, il se dirige rapidement vers la maison pour préparer le dîner, aider Lucie avec ses leçons, et faire un peu de ménage. Il est rare que les lumières s’éteignent tôt dans la maison de Maxime, car il y a toujours quelque chose à faire, que ce soit une pile de linge à laver ou un repas à planifier pour le lendemain. Les weekends, au lieu de sortir avec ses amis ou de se détendre, Maxime se consacre aux courses, à la gestion des finances, et à veiller sur sa mère, dont l’état fluctue régulièrement. Les visites à l’hôpital sont devenues une partie régulière de leur routine, et Maxime est souvent celui qui communique avec les médecins et organise les suivis.
Les moments où il pourrait se consacrer à ses propres études ou loisirs sont souvent interrompus par des responsabilités imprévues. Lorsqu’il a du temps pour lui, il trouve difficile de se concentrer sur autre chose que les tâches qui l’attendent encore. Parfois, il se retrouve à regarder par la fenêtre, pensif, tandis que Lucie joue à l’extérieur, se demandant s'il aura un jour l'opportunité de mener une vie différente.
Maxime a peu de temps pour se reposer ou pour socialiser avec ses amis. Ses conversations se limitent souvent à des échanges rapides entre les cours ou lors des repas à la cantine. Sa chambre, bien qu’ordonnée, est marquée par des livres empilés et des devoirs inachevés, témoignage de ses journées bien remplies et de son sommeil parfois écourté.
Question de rélexion
Effets sur la santé mentale de Maxime
Maxime ressent une pression constante et un stress important. Les impacts sur sa santé mentale peuvent inclure de l'anxiété et de la dépression. Voyons comment ces effets sont documentés par la recherche
Les proches de personnes atteintes de problématique de santé mentale ont des taux significativement plus élevés de stress au quotidien que les non-aidants. (Statistique Canada, 2013)
Les proches de personnes atteintes d'un trouble dépressif ont une qualité de vie significativement inférieure à celle de la population générale. (Zendjidjian, Richieri et al., 2012)
Les personnes dans un rôle de proche rapportent plus de symptômes de troubles mentaux ou de troubles liés à l'utilisation de substances. (Statistique Canada, 2013)
80% des proches éprouvent de la détresse émotionnelle. (Van Wijngaarden, Schene et al., 2004)
Près de 25% des proches ont dû recevoir un traitement ou une médication pour faire face à leur rôle d'aidant.
Environ 80 % des proches disent vivre une détresse émotionnelle si grande que cela les amène à consulter un professionnel de la santé.
Entre 35 % et 50 % des aidants déclarent s’inquiéter à propos de la santé générale, des traitements, de la sécurité et du futur de la personne soutenue.
Van Wijngaarden, Schene et coll. (2004)
Le rôle de Maxime en tant que proche d'une personne ( mère) avec une problématique de santé mentale l'oblige à assumer des responsabilités adultes notamment, en s'occupant de Lucie, ce qui le prive de vivre une adolescence normale et contribue à son épuisement physique et émotionnel.
Rappel de l'histoire
Chaque matin, Maxime se réveille bien avant l’aube. Avant de quitter la maison pour l’école, il prépare le petit déjeuner de Lucie, vérifie que ses devoirs sont faits, et s’assure que tout est prêt pour la journée scolaire de sa soeur. Le soir, après ses propres cours, il se dirige rapidement vers la maison pour préparer le dîner, aider Lucie avec ses leçons, et faire un peu de ménage. Il est rare que les lumières s’éteignent tôt dans la maison de Maxime, car il y a toujours quelque chose à faire, que ce soit une pile de linge à laver ou un repas à planifier pour le lendemain.
Sa chambre, bien qu’ordonnée, est marquée par des livres empilés et des devoirs inachevés, témoignage de ses journées bien remplies et de son sommeil parfois écourté.
Et qu'en est-il de Maxime en général?
L'ordre d'écoute n'a pas d'importance!
Responsabilités familiales
Isolement social
Maxime
Charge mentale
Préocupations face à l'avenir
Manque de temps pour lui-même
Stress
Portrait général
- Au Québec, environ 1 jeune sur 5 a un parent atteint d’un trouble mental (Guide "Quand ton parent a un trouble mental", p.7).
- Environ 12 % des jeunes Canadiens vivent avec un parent ayant un trouble de santé mentale (Qualaxia, 2021).
- Près de 38 % des Canadiens de 15 ans et plus vivent avec un proche ayant un trouble mental (Statistique de 2012, Qualaxia).
- Le fait d’avoir un parent atteint d’un trouble mental est un facteur de vulnérabilité majeur prédisposant à des problèmes de santé mentale et à des difficultés d’adaptation psychosociale et scolaire tout au long du développement (Letourneau et al., 2006).
- Ces jeunes présentent plus de problèmes émotionnels et de difficultés cognitives (Ellis et Hoskin, 2018; Ensminger et al., 2003; Jacobs et al., 2015).
- Risque accru de délinquance, de consommation de substances et de décrochage scolaire (Bergeron et al., 2000; Weissman et al., 2006).
Étape 3
Quels sont les effets du rôle de proche
Comprendre la proche aidance
Ce qui favorise les effets positifs
Positifs
Négatifs
- Disponibilité des ressources
- Reconnaissance de leur rôle
- Soutien social
- Reconnaissance de l'aide apportée
- Difficultés scolaire
- Stigmatisation
- Absentéisme
- Perte de revenus
- Isolement
- Stress
- Symptômes dépressifs
- Développement de l'empathie
- Meilleures capacités d'adaptation
- Résilience
- Sentiment d'être plus mature
La vision d'un point de vue d'une proche elle même atteinte de problématique de santé mentale
Risques au niveau de la relation avec le parent
- Risques de relations parent-enfant moins positives
- Risque accru d’abus, de négligence, et d’exposition à la violence conjugale (Bosch et al., 2017; Dam et Hall, 2016).
- Tendance à la parentification (inversion des rôles) (Simpson-Adkins et Daiches, 2018).
- Jeunes avec des troubles de régulation émotionnelle, attachement insécure, et sentiment de culpabilité (van Santvoort et al., 2015).
Signes précurseurs des problèmes psychosociaux chez les jeunes proches
- Émotions fréquentes : tristesse, colère, culpabilité, et isolement (Bosch et al., 2017; Patrick et al., 2019).
- Difficulté à réguler leurs émotions et à obtenir du soutien extérieur en raison de la stigmatisation et du manque de communication sociale (Yamamoto et Keogh, 2018).
Stratégies identifiées par les jeunes pour faire face à la situation
- Participation à des activités de loisirs, relations positives avec d’autres membres de la famille, et accès à des ressources d’aide (Siegenthaler et al., 2012).
- Importance de modèles adultes positifs pour soutenir le développement personnel et la santé mentale des jeunes proches (Goldstein et al., 2013).
Module complété !
Arnett, J. J. (2014). Emerging adulthood: The winding road from the late teens through the twenties (2nd ed.). Oxford University Press.Bergeron, N., et al. (2000). Impact of parental mental illness on adolescent delinquency. Journal of Child and Family Studies, 9(2), 207–220. Bosch, A., McAlpine, C., et al. (2017). Challenges faced by young carers of parents with mental illness. International Journal of Child and Adolescent Resilience, 5(1), 33-47. Burt, K. B., & Paysnick, A. A. (2012). Emerging adulthood in developmental perspective: A comparison of emerging adulthood in the United States, Canada, and Europe. Journal of Adolescent Health, 52(2), 214–220. Dam, K., & Hall, E. (2016). Young carers’ experiences and needs: A study on family-based caregiving. Scandinavian Journal of Public Health, 44(2), 187-196. Ellis, B. J., & Hoskin, A. W. (2018). Mental health trajectories among children with mentally ill parents. Journal of Developmental Psychology, 54(1), 122-136. Ensminger, M. E., et al. (2003). Childhood and adolescent factors affecting adult mental health: A long-term study. American Journal of Public Health, 93(11), 1879-1884. Guide de bonne pratique pour l'implication de proches en santé mentale (2024) Goldstein, S., Mather, N., et al. (2013). Resilience and adaptation: Pathways to the future for adolescents with mental health challenges. Psychology in the Schools, 50(3), 245–254. Jacobs, M., et al. (2015). The long-term impact of parental mental illness on children's development. Journal of Family Therapy, 37(4), 487–504. Kaimal, G., & Beardslee, W. (2015). Coping strategies among young adult children of mentally ill parents. Psychiatric Services, 66(6), 647–653. Letourneau, N. L., et al. (2006). Effects of maternal mental illness on children’s cognitive and emotional development. Early Childhood Research Quarterly, 21(4), 452-472. Patrick, M., et al. (2019). Young adult outcomes for those who grew up with mentally ill parents. Journal of Mental Health, 28(2), 183–192. Siegenthaler, E., Munder, T., & Egger, M. (2012). Effect of preventive interventions in mentally ill parents on the mental health of the offspring: Systematic review and meta-analysis. Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, 51(1), 8-17. Simpson-Adkins, J., & Daiches, A. (2018). The lived experiences of children caring for a parent with mental illness. Journal of Child and Family Studies, 27(2), 512–523. van Santvoort, F., Hosman, C. M., et al. (2015). The impact of parental mental illness on children’s well-being. Clinical Child Psychology and Psychiatry, 20(2), 253–271. Weissman, M. M., et al. (2006). Offspring of depressed parents: 20 years later. The American Journal of Psychiatry, 163(6), 1001-1008. Yamamoto, N., & Keogh, M. (2018). Stigma and young carers of parents with mental illness. Child & Family Social Work, 23(2), 155-164. Statistique Canada. (2013). Les proches aidants au Canada : Une perspective sur la santé mentale et le bien-être. Catalogue n°89-652-X2013002. Ottawa, Canada : Statistique Canada.
Maxime, 16 ans, vit dans un quartier tranquille avec sa petite soeur Lucie, âgé de 10 ans. Leur mère, Sophie, qui était autrefois pleine de vie et engagée dans diverses activités communautaires, a vu sa vie basculer lorsque des troubles de santé mentale ont commencé à affecter son quotidien. Depuis lors, elle a progressivement dû abandonner ses responsabilités, laissant Maxime prendre en charge la maison. Chaque matin, Maxime se réveille bien avant l’aube. Avant de quitter la maison pour l’école, il prépare le petit déjeuner de Lucie, vérifie que ses devoirs sont faits, et s’assure que tout est prêt pour la journée scolaire de sa soeur. Le soir, après ses propres cours, il se dirige rapidement vers la maison pour préparer le dîner, aider Lucie avec ses leçons, et faire un peu de ménage. Il est rare que les lumières s’éteignent tôt dans la maison de Maxime, car il y a toujours quelque chose à faire, que ce soit une pile de linge à laver ou un repas à planifier pour le lendemain. Les weekends, au lieu de sortir avec ses amis ou de se détendre, Maxime se consacre aux courses, à la gestion des finances, et à veiller sur sa mère, dont l’état fluctue régulièrement. Les visites à l’hôpital sont devenues une partie régulière de leur routine, et Maxime est souvent celui qui communique avec les médecins et organise les suivis.
Les moments où il pourrait se consacrer à ses propres études ou loisirs sont souvent interrompus par des responsabilités imprévues. Lorsqu’il a du temps pour lui, il trouve difficile de se concentrer sur autre chose que les tâches qui l’attendent encore. Parfois, il se retrouve à regarder par la fenêtre, pensif, tandis que Lucie joue à l’extérieur, se demandant s'il aura un jour l'opportunité de mener une vie différente.
Maxime a peu de temps pour se reposer ou pour socialiser avec ses amis. Ses conversations se limitent souvent à des échanges rapides entre les cours ou lors des repas à la cantine. Sa chambre, bien qu’ordonnée, est marquée par des livres empilés et des devoirs inachevés, témoignage de ses journées bien remplies et de son sommeil parfois écourté.
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Introduction au cas clinique
Aujourd'hui, nous allons examiner l’histoire de Maxime, un jeune de 16 ans, à travers le prisme du rôle de proche. Maxime est l'ami d'un.e jeune vigie (vous), et son histoire servira de base pour explorer les défis et les implications du rôle de proche chez les jeunes.
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L'histoire de Maxime
Maxime, 16 ans, vit dans un quartier tranquille avec sa petite soeur Lucie, âgé de 10 ans. Leur mère, Sophie, qui était autrefois pleine de vie et engagée dans diverses activités communautaires, a vu sa vie basculer lorsque des troubles de santé mentale ont commencé à affecter son quotidien. Depuis lors, elle a progressivement dû abandonner ses responsabilités, laissant Maxime prendre en charge la maison. Chaque matin, Maxime se réveille bien avant l’aube. Avant de quitter la maison pour l’école, il prépare le petit déjeuner de Lucie, vérifie que ses devoirs sont faits, et s’assure que tout est prêt pour la journée scolaire de sa soeur. Le soir, après ses propres cours, il se dirige rapidement vers la maison pour préparer le dîner, aider Lucie avec ses leçons, et faire un peu de ménage. Il est rare que les lumières s’éteignent tôt dans la maison de Maxime, car il y a toujours quelque chose à faire, que ce soit une pile de linge à laver ou un repas à planifier pour le lendemain. Les weekends, au lieu de sortir avec ses amis ou de se détendre, Maxime se consacre aux courses, à la gestion des finances, et à veiller sur sa mère, dont l’état fluctue régulièrement. Les visites à l’hôpital sont devenues une partie régulière de leur routine, et Maxime est souvent celui qui communique avec les médecins et organise les suivis. Les moments où il pourrait se consacrer à ses propres études ou loisirs sont souvent interrompus par des responsabilités imprévues. Lorsqu’il a du temps pour lui, il trouve difficile de se concentrer sur autre chose que les tâches qui l’attendent encore. Parfois, il se retrouve à regarder par la fenêtre, pensif, tandis que Lucie joue à l’extérieur, se demandant s'il aura un jour l'opportunité de mener une vie différente. Maxime a peu de temps pour se reposer ou pour socialiser avec ses amis. Ses conversations se limitent souvent à des échanges rapides entre les cours ou lors des repas à la cantine. Sa chambre, bien qu’ordonnée, est marquée par des livres empilés et des devoirs inachevés, témoignage de ses journées bien remplies et de son sommeil parfois écourté.
Question de rélexion
Effets sur la santé mentale de Maxime
Maxime ressent une pression constante et un stress important. Les impacts sur sa santé mentale peuvent inclure de l'anxiété et de la dépression. Voyons comment ces effets sont documentés par la recherche
Les proches de personnes atteintes de problématique de santé mentale ont des taux significativement plus élevés de stress au quotidien que les non-aidants. (Statistique Canada, 2013)
Les proches de personnes atteintes d'un trouble dépressif ont une qualité de vie significativement inférieure à celle de la population générale. (Zendjidjian, Richieri et al., 2012)
Les personnes dans un rôle de proche rapportent plus de symptômes de troubles mentaux ou de troubles liés à l'utilisation de substances. (Statistique Canada, 2013)
80% des proches éprouvent de la détresse émotionnelle. (Van Wijngaarden, Schene et al., 2004)
Près de 25% des proches ont dû recevoir un traitement ou une médication pour faire face à leur rôle d'aidant.
Environ 80 % des proches disent vivre une détresse émotionnelle si grande que cela les amène à consulter un professionnel de la santé.
Entre 35 % et 50 % des aidants déclarent s’inquiéter à propos de la santé générale, des traitements, de la sécurité et du futur de la personne soutenue.
Van Wijngaarden, Schene et coll. (2004)
Le rôle de Maxime en tant que proche d'une personne ( mère) avec une problématique de santé mentale l'oblige à assumer des responsabilités adultes notamment, en s'occupant de Lucie, ce qui le prive de vivre une adolescence normale et contribue à son épuisement physique et émotionnel.
Rappel de l'histoire
Chaque matin, Maxime se réveille bien avant l’aube. Avant de quitter la maison pour l’école, il prépare le petit déjeuner de Lucie, vérifie que ses devoirs sont faits, et s’assure que tout est prêt pour la journée scolaire de sa soeur. Le soir, après ses propres cours, il se dirige rapidement vers la maison pour préparer le dîner, aider Lucie avec ses leçons, et faire un peu de ménage. Il est rare que les lumières s’éteignent tôt dans la maison de Maxime, car il y a toujours quelque chose à faire, que ce soit une pile de linge à laver ou un repas à planifier pour le lendemain.
Sa chambre, bien qu’ordonnée, est marquée par des livres empilés et des devoirs inachevés, témoignage de ses journées bien remplies et de son sommeil parfois écourté.
Et qu'en est-il de Maxime en général?
L'ordre d'écoute n'a pas d'importance!
Responsabilités familiales
Isolement social
Maxime
Charge mentale
Préocupations face à l'avenir
Manque de temps pour lui-même
Stress
Portrait général
Étape 3
Quels sont les effets du rôle de proche
Comprendre la proche aidance
Ce qui favorise les effets positifs
Positifs
Négatifs
La vision d'un point de vue d'une proche elle même atteinte de problématique de santé mentale
Risques au niveau de la relation avec le parent
Signes précurseurs des problèmes psychosociaux chez les jeunes proches
Stratégies identifiées par les jeunes pour faire face à la situation
Module complété !
Arnett, J. J. (2014). Emerging adulthood: The winding road from the late teens through the twenties (2nd ed.). Oxford University Press.Bergeron, N., et al. (2000). Impact of parental mental illness on adolescent delinquency. Journal of Child and Family Studies, 9(2), 207–220. Bosch, A., McAlpine, C., et al. (2017). Challenges faced by young carers of parents with mental illness. International Journal of Child and Adolescent Resilience, 5(1), 33-47. Burt, K. B., & Paysnick, A. A. (2012). Emerging adulthood in developmental perspective: A comparison of emerging adulthood in the United States, Canada, and Europe. Journal of Adolescent Health, 52(2), 214–220. Dam, K., & Hall, E. (2016). Young carers’ experiences and needs: A study on family-based caregiving. Scandinavian Journal of Public Health, 44(2), 187-196. Ellis, B. J., & Hoskin, A. W. (2018). Mental health trajectories among children with mentally ill parents. Journal of Developmental Psychology, 54(1), 122-136. Ensminger, M. E., et al. (2003). Childhood and adolescent factors affecting adult mental health: A long-term study. American Journal of Public Health, 93(11), 1879-1884. Guide de bonne pratique pour l'implication de proches en santé mentale (2024) Goldstein, S., Mather, N., et al. (2013). Resilience and adaptation: Pathways to the future for adolescents with mental health challenges. Psychology in the Schools, 50(3), 245–254. Jacobs, M., et al. (2015). The long-term impact of parental mental illness on children's development. Journal of Family Therapy, 37(4), 487–504. Kaimal, G., & Beardslee, W. (2015). Coping strategies among young adult children of mentally ill parents. Psychiatric Services, 66(6), 647–653. Letourneau, N. L., et al. (2006). Effects of maternal mental illness on children’s cognitive and emotional development. Early Childhood Research Quarterly, 21(4), 452-472. Patrick, M., et al. (2019). Young adult outcomes for those who grew up with mentally ill parents. Journal of Mental Health, 28(2), 183–192. Siegenthaler, E., Munder, T., & Egger, M. (2012). Effect of preventive interventions in mentally ill parents on the mental health of the offspring: Systematic review and meta-analysis. Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, 51(1), 8-17. Simpson-Adkins, J., & Daiches, A. (2018). The lived experiences of children caring for a parent with mental illness. Journal of Child and Family Studies, 27(2), 512–523. van Santvoort, F., Hosman, C. M., et al. (2015). The impact of parental mental illness on children’s well-being. Clinical Child Psychology and Psychiatry, 20(2), 253–271. Weissman, M. M., et al. (2006). Offspring of depressed parents: 20 years later. The American Journal of Psychiatry, 163(6), 1001-1008. Yamamoto, N., & Keogh, M. (2018). Stigma and young carers of parents with mental illness. Child & Family Social Work, 23(2), 155-164. Statistique Canada. (2013). Les proches aidants au Canada : Une perspective sur la santé mentale et le bien-être. Catalogue n°89-652-X2013002. Ottawa, Canada : Statistique Canada.
Maxime, 16 ans, vit dans un quartier tranquille avec sa petite soeur Lucie, âgé de 10 ans. Leur mère, Sophie, qui était autrefois pleine de vie et engagée dans diverses activités communautaires, a vu sa vie basculer lorsque des troubles de santé mentale ont commencé à affecter son quotidien. Depuis lors, elle a progressivement dû abandonner ses responsabilités, laissant Maxime prendre en charge la maison. Chaque matin, Maxime se réveille bien avant l’aube. Avant de quitter la maison pour l’école, il prépare le petit déjeuner de Lucie, vérifie que ses devoirs sont faits, et s’assure que tout est prêt pour la journée scolaire de sa soeur. Le soir, après ses propres cours, il se dirige rapidement vers la maison pour préparer le dîner, aider Lucie avec ses leçons, et faire un peu de ménage. Il est rare que les lumières s’éteignent tôt dans la maison de Maxime, car il y a toujours quelque chose à faire, que ce soit une pile de linge à laver ou un repas à planifier pour le lendemain. Les weekends, au lieu de sortir avec ses amis ou de se détendre, Maxime se consacre aux courses, à la gestion des finances, et à veiller sur sa mère, dont l’état fluctue régulièrement. Les visites à l’hôpital sont devenues une partie régulière de leur routine, et Maxime est souvent celui qui communique avec les médecins et organise les suivis. Les moments où il pourrait se consacrer à ses propres études ou loisirs sont souvent interrompus par des responsabilités imprévues. Lorsqu’il a du temps pour lui, il trouve difficile de se concentrer sur autre chose que les tâches qui l’attendent encore. Parfois, il se retrouve à regarder par la fenêtre, pensif, tandis que Lucie joue à l’extérieur, se demandant s'il aura un jour l'opportunité de mener une vie différente. Maxime a peu de temps pour se reposer ou pour socialiser avec ses amis. Ses conversations se limitent souvent à des échanges rapides entre les cours ou lors des repas à la cantine. Sa chambre, bien qu’ordonnée, est marquée par des livres empilés et des devoirs inachevés, témoignage de ses journées bien remplies et de son sommeil parfois écourté.