Chorale 24-25
La littérature en chanson
Sommaire
Sil avait su
Le soldat
Si mort à mors
Demain dès l'aube
Sardines à lhuile
Le corbeau et le renard
I'm nobody who are you ?
Down by the salley gardens
Ulysse
Les ani-mots
Demain dès l'aube, poème de Victor Hugo de 1856, version des Frangines en 2019
Demain__, dès l'aube__, à l'heure où blanchit la campagne
Je partirai__, je partirai__, vois-tu, je sais que tu m'attends
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps, plus longtemps Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées
Je marcherai__ les yeux fixés sur mes pensées
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées
Je marcherai__ les yeux fixés sur mes pensées
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit
Et le jour pour moi sera comme la nuit
Demain dès l'aube, poème de Victor Hugo de 1856, version des Frangines en 2019
Demain__, dès l'aube__, à l'heure où blanchit la campagne
Je partirai__, je partirai__, vois-tu, je sais que tu m'attends
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps, plus longtemps Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées
Je marcherai__ les yeux fixés sur mes pensées
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées
Je marcherai__ les yeux fixés sur mes pensées
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit
Et le jour pour moi sera comme la nuit Je ne regarderai__ ni l'or du soir qui tombe Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur Et de bruyère en fleur
Sardines à l'huile, poème de Georges Fourest de 1909, mis en musique par J Muccini et N Renou en 2022
Refrain Sans voix, sans mains, sans genoux sardines, priez pour nous ! Maintenant dans le fer-blanc
et l’huile au puant relent
de toxiques restaurants
les servent à leurs clients !
Mais loin derrière la nue
leur pauvre âmette ingénue
dit sa muette chanson
au Paradis-des-poissons,
Refrain
Dans leur cercueil de fer-blanc
plein d’huile au puant relent
marinent décapités
ces petits corps argentés
pareils aux guillotinés
Là-bas au champ des navets !
Elles ont vu les mers, les
côtes grises de Thulé,
sous les brumes argentées la Mer du Nord enchantée
une mer fraîche et lunaire
pâle comme un poitrinaire,
la Mer de Sérénité
aux longs reflets argentés
où durant l’éternité,
sans plus craindre jamais les
cormorans et les filets,
après leur mort nageront
tous les bons petits poissons ! Refrain
Les ani-mots, texte mis en musique par Guillaume Aldebert en 2017
Pas question de noyer l'poisson Mais c'est vache de tourner en bouc
Pendant qu'les loups comptent les moutons
Les biquettes se bichent sur Facebook
Quant aux canards, ça casse trois pattes
Moi l'paresseux, j'fais l'pied d'grue
Pour vivre comme un coq en pâte
J'mets les bœufs avant la charrue
Refrain On va devenir chèvre, crois-moi
À courir plusieurs lièvres à la fois
Des copains comme cochons
J'en ai plein ma chanson
Si l'hirondelle a fait l'printemps
La messe attend le prince chameau
Et quand les poules montrent les dents
Les princesses embrassent les crapauds
Loin d'être rusé comme un r'nard
Fier comme un paon, ou chaud lapin
J'aimerais dénicher l'oiseau rare
Trouver une poule avec du chien
- Papa? - Oui? - Tu peux m'raconter une histoire? Avec pleins d'animaux s'il-te-plaît Heureux comme un poisson Dans une fable de La Fontaine Sans y prêter attention Des animaux squattent ma rengaine L'arche de Noé des expressions Ils sont toute une ribambelle Mais revenons à nos moutons Et engageons la ritournelle
On n'est pas des bêtes, c'est certain Mais on a l'poil qui se hérisse Quant il fait un temps de chien On dit qu'il pleut comme vache qui pisse À chercher partout la p'tite bête Le cafard a chopé l'bourdon Entre faim d'loup et taille de guêpe Je suis la farce du dindon
Les ani-mots, texte mis en musique par Guillaume Aldebert en 2017
On glapit, on caquète, on roucoule, on blatère et on jappe On stridule, on peupleute, on barrit, on aboie, on cacabe
On vagit, on cliquète, on coasse, on criaille et on brame
On babille, on cancane
On chicotte, on cacabe Refrain
Je suis un ours mal léché Doublé d'une poule mouillée, c'est clair
Quant aux grenouilles de bénitier
Ce sont des langues de vipère
Avec mes yeux de merlan frit
Les larmes de croco à tout-va
Cette chanson, c'est une ménagerie
Regarde les souris dansent le cha-cha-cha
Refrain On va devenir chèvre, crois-moi
À courir plusieurs lièvres à la fois
Des copains comme cochons
J'en ai plein ma chanson
Les ani-mots, texte mis en musique par Guillaume Aldebert en 2017
Pas question de noyer l'poisson Mais c'est vache de tourner en bouc
Pendant qu'les loups comptent les moutons
Les biquettes se bichent sur Facebook
Quant aux canards, ça casse trois pattes
Moi l'paresseux, j'fais l'pied d'grue
Pour vivre comme un coq en pâte
J'mets les bœufs avant la charrue
- Papa? - Oui? - Tu peux m'raconter une histoire? Avec pleins d'animaux s'il-te-plaît Heureux comme un poisson Dans une fable de La Fontaine Sans y prêter attention Des animaux squattent ma rengaine L'arche de Noé des expressions Ils sont toute une ribambelle Mais revenons à nos moutons Et engageons la ritournelle
Si l'hirondelle a fait l'printemps La messe attend le prince chameau
Et quand les poules montrent les dents
Les princesses embrassent les crapauds
Loin d'être rusé comme un r'nard
Fier comme un paon, ou chaud lapin
J'aimerais dénicher l'oiseau rare
Trouver une poule avec du chien
Refrain On va devenir chèvre, crois-moi
À courir plusieurs lièvres à la fois
Des copains comme cochons
J'en ai plein ma chanson
Je suis un ours mal léché Doublé d'une poule mouillée, c'est clair
Quant aux grenouilles de bénitier
Ce sont des langues de vipère
Avec mes yeux de merlan frit
Les larmes de croco à tout-va
Cette chanson, c'est une ménagerie
Regarde les souris dansent le cha-cha-cha
Refrain
On n'est pas des bêtes, c'est certain Mais on a l'poil qui se hérisse Quant il fait un temps de chien On dit qu'il pleut comme vache qui pisse À chercher partout la p'tite bête Le cafard a chopé l'bourdon Entre faim d'loup et taille de guêpe Je suis la farce du dindon
On glapit, on caquète, on roucoule, on blatère et on jappe On stridule, on peupleute, on barrit, on aboie, on cacabe
On vagit, on cliquète, on coasse, on criaille et on brame
On babille, on cancane
On chicotte, on cacabe Refrain
Le corbeau et le renard, version de Jean de la Fontaine de 1668 mis en musique par Grégoire en 2013
Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. »
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. »
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.
Ulysse dans la version de Ridan de 2007, d'après le poème Heureux qui comme Ulysse de Joachim du Bellay, extrait du recueil Les Regrets de 1558
Tam ta ta tam tam
Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage
Ou comme cestui-là qui conquit la toison
Et puis est retourné plein d'usage et raison
Vivre entre ses parents le reste de son âge
Quand reverrai-je hélas de mon petit village
Fumer la cheminée et en quelle saison ? Refrain x2 (2ème fois tutti) Mais quand reverrai-je de mon petit village
Fumer la cheminée et en quelle saison ? Mais quand reverrai-je ? Reverrai-je le clos de ma pauvre maison
Qui m'est une province et beaucoup davantage ? Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux, Que des palais Romains le front audacieux
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine
Plus mon Loire Gaulois que le Tibre Latin
Plus mon petit Liré que le mont Palatin
Et plus que l'air marin, la douceur Angevine
Refrain J'ai traversé les mers à la force de mes bras
Seul contre les dieux perdu dans les marais
Retranché dans une cale et mes vieux tympans percés
Pour ne plus jamais entendre les sirènes et leur voix
Nos vies sont une guerre où il ne tient qu'à nous
De nous soucier de nos sorts, de trouver le bon choix
De nous méfier de nos pas et de toute cette eau qui dort
Qui pollue nos chemins soi-disant pavés d'or
Refrain tutti
Tam ta ta tam tam
Tam ta ta tam tam
Emily Dickinson est une des poétesses américaines les plus célèbres. Le poème "I’m nobody! Who are you ?" est considéré comme étant un de ses meilleurs.
I'm nobody ! Who are you ?
Are you nobody, too ?
Then there's a pair of us Don't tell ! They'd banish -- you know ! How dreary___ to be somebody !
How public like a frog
To tell one's name the livelong day
To an admiring bog !
Je suis Personne ! Qui êtes-vous ?
Êtes-vous – Personne – aussi ?
Ainsi nous faisons la paire !
Ne le dites-pas ! Ils le feraient savoir – c’est sûr !
Comme c’est ennuyeux – d’être quelqu’un !
Public – comme une Grenouille Qui crie son nom, tout le long de Juin A un Marécage béat !
Down by the salley gardens de William Butler Yeats 1889, traditionel irlandais
I was down by the salley gardens my love and I did meet. She passed the salley gardens with little snow white feet. She bid me take love easy as the leaves grow on the tree. But I, being young and foolish, with her I did not agree. In a field by the river my love and I did stand. And leaning on my shoulder she laid her snow white hand. She bid me take life easy, as the grass grows on the weirs. But I was young and foolish, and now am full of tears. .
C'est en bas près du jardin des saules
que j'ai rencontré mon amour.
Elle passait à côté du jardin des saules
avec ses petits pieds blancs comme neige.
Elle me dit de prendre l'amour simplement
comme poussent les feuilles sur un arbre
Mais moi, encore jeune et bête, Je ne suis pas d'accord avec elle. Dans un champs au bord de la rivière
je me tenais avec mon amour.
Et elle posa sur mon épaule
sa main blanche comme neige.
Elle me dit de prendre la vie simplement
comme pousse l'herbe sur les barrages.
Mais j'étais jeune et bête,
et maintenant je suis plein de larmes.
Si mort à mors, poème anonyme du XVIIème siècle écrit à l'occasion de la mort d'Anne de Bretagne, version de Tri Yann en 1981
Couplet 1
Si les matins de grisaille se teintent S'ils ont couleur en la nuit qui s'éteint Viendront d'opales lendemains Reviendront des siècles d'or Cent fois mille et mille aurores encore.
Refrain : Si mort a mors Duchesse Noble Dame S'il n'en sera plus que poudre de corps Dorme son cœur bordé d'or Reviendront les siècles d'or Cent fois mille et mille aurores encore.
Couplet 2 Si moribonds sont les rois en ripaille Si leurs prisons sont des cages sans fond Vienne l'heure des évasions Reviennent des siècles d'or Cent fois mille et mille aurores encore.
Le soldat - Calogero-Pagny, d'après une lettre de Poilu fictive
À l'heure où la nuit passe au milieu des tranchées
Ma très chère Augustine, je t'écris sans tarder
Le froid pique et me glace et j'ai peur de tomber
Je ne pense qu'à toi___ Mais je suis un soldat_____ la______La la la la la la la...Mais surtout ne t'en fais pas
Je serai bientôt là_____ la______la la la la la la la...Et tu seras fière de moi
À l'heure où la guerre chasse des garçons par milliers
Si loin de la maison et la fleur au canon
Ces autres que l'on tue sont les mêmes que moi
Mais je ne pleure pas
Car je suis un soldat / la la la la la la la la Mais surtout ne t'en fais pas / la la la la la la la la Je serai bientôt là
Et tu seras fière de moi
À l'heure où la mort passe dans le fleuve à mes pieds De la boue qui s'en va, des godasses et des rats
Je revois tes yeux clairs, j'essaie d'imaginer
L'hiver auprès de toi
Mais je suis un soldat Je ne sens plus mes bras / la la la la la la Tout tourne autour de moi / la la la la la la la Mon Dieu, sors-moi de là
Ma très chère Augustine, j'aimerais te confier
Nos plus beaux souvenirs et nos enfants rêvés
Je crois pouvoir le dire nous nous sommes aimés
Je t'aime une dernière fois
Je ne suis qu'un soldat / la la la la la la Non, je ne reviendrai pas Prends soin de toi_____ / la la la la la la
S'il avait su - Poème de Marceline Debordes-Valmore 1786-1859
Le poème lu
S'il avait su quelle âme il a blessée,
Larmes du coeur, s'il avait pu vous voir,
Ah ! si ce coeur, trop plein de sa pensée,
De l'exprimer eût gardé le pouvoir,
Changer ainsi n'eût pas été possible ;
Fier de nourrir l'espoir qu'il a déçu :
A tant d'amour il eût été sensible,
S'il avait su (x5) S'il avait su tout ce qu'on peut attendre
D'une âme simple, ardente et sans détour,
Il eût voulu la mienne pour l'entendre,
Comme il l'inspire, il eût connu l'amour.
Mes yeux baissés recelaient cette flamme ;
Dans leur pudeur n'a-t-il rien aperçu ?
Un tel secret valait toute son âme,
S'il l'avait su. (x4)
Si j'avais su, moi-même, à quel empire On s'abandonne en regardant ses yeux,
Sans le chercher comme l'air qu'on respire,
J'aurais porté mes jours sous d'autres cieux. (x2) Il est trop tard pour renouer ma vie,
Ma vie était un doux espoir déçu.
Diras-tu pas, toi qui me l'as ravie,
Si j'avais su ! (x5)
Chorale 24 25 Littérature en chanson
anne.kleffert-nau
Created on August 20, 2024
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Chorale 24-25
La littérature en chanson
Sommaire
Sil avait su
Le soldat
Si mort à mors
Demain dès l'aube
Sardines à lhuile
Le corbeau et le renard
I'm nobody who are you ?
Down by the salley gardens
Ulysse
Les ani-mots
Demain dès l'aube, poème de Victor Hugo de 1856, version des Frangines en 2019
Demain__, dès l'aube__, à l'heure où blanchit la campagne Je partirai__, je partirai__, vois-tu, je sais que tu m'attends J'irai par la forêt, j'irai par la montagne Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps, plus longtemps Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées Je marcherai__ les yeux fixés sur mes pensées Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées Je marcherai__ les yeux fixés sur mes pensées Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit Et le jour pour moi sera comme la nuit
Demain dès l'aube, poème de Victor Hugo de 1856, version des Frangines en 2019
Demain__, dès l'aube__, à l'heure où blanchit la campagne Je partirai__, je partirai__, vois-tu, je sais que tu m'attends J'irai par la forêt, j'irai par la montagne Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps, plus longtemps Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées Je marcherai__ les yeux fixés sur mes pensées Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées Je marcherai__ les yeux fixés sur mes pensées Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit Et le jour pour moi sera comme la nuit Je ne regarderai__ ni l'or du soir qui tombe Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur Et de bruyère en fleur
Sardines à l'huile, poème de Georges Fourest de 1909, mis en musique par J Muccini et N Renou en 2022
Refrain Sans voix, sans mains, sans genoux sardines, priez pour nous ! Maintenant dans le fer-blanc et l’huile au puant relent de toxiques restaurants les servent à leurs clients ! Mais loin derrière la nue leur pauvre âmette ingénue dit sa muette chanson au Paradis-des-poissons, Refrain
Dans leur cercueil de fer-blanc plein d’huile au puant relent marinent décapités ces petits corps argentés pareils aux guillotinés Là-bas au champ des navets ! Elles ont vu les mers, les côtes grises de Thulé, sous les brumes argentées la Mer du Nord enchantée
une mer fraîche et lunaire pâle comme un poitrinaire, la Mer de Sérénité aux longs reflets argentés où durant l’éternité, sans plus craindre jamais les cormorans et les filets, après leur mort nageront tous les bons petits poissons ! Refrain
Les ani-mots, texte mis en musique par Guillaume Aldebert en 2017
Pas question de noyer l'poisson Mais c'est vache de tourner en bouc Pendant qu'les loups comptent les moutons Les biquettes se bichent sur Facebook Quant aux canards, ça casse trois pattes Moi l'paresseux, j'fais l'pied d'grue Pour vivre comme un coq en pâte J'mets les bœufs avant la charrue Refrain On va devenir chèvre, crois-moi À courir plusieurs lièvres à la fois Des copains comme cochons J'en ai plein ma chanson Si l'hirondelle a fait l'printemps La messe attend le prince chameau Et quand les poules montrent les dents Les princesses embrassent les crapauds Loin d'être rusé comme un r'nard Fier comme un paon, ou chaud lapin J'aimerais dénicher l'oiseau rare Trouver une poule avec du chien
- Papa? - Oui? - Tu peux m'raconter une histoire? Avec pleins d'animaux s'il-te-plaît Heureux comme un poisson Dans une fable de La Fontaine Sans y prêter attention Des animaux squattent ma rengaine L'arche de Noé des expressions Ils sont toute une ribambelle Mais revenons à nos moutons Et engageons la ritournelle
On n'est pas des bêtes, c'est certain Mais on a l'poil qui se hérisse Quant il fait un temps de chien On dit qu'il pleut comme vache qui pisse À chercher partout la p'tite bête Le cafard a chopé l'bourdon Entre faim d'loup et taille de guêpe Je suis la farce du dindon
Les ani-mots, texte mis en musique par Guillaume Aldebert en 2017
On glapit, on caquète, on roucoule, on blatère et on jappe On stridule, on peupleute, on barrit, on aboie, on cacabe On vagit, on cliquète, on coasse, on criaille et on brame On babille, on cancane On chicotte, on cacabe Refrain
Je suis un ours mal léché Doublé d'une poule mouillée, c'est clair Quant aux grenouilles de bénitier Ce sont des langues de vipère Avec mes yeux de merlan frit Les larmes de croco à tout-va Cette chanson, c'est une ménagerie Regarde les souris dansent le cha-cha-cha Refrain On va devenir chèvre, crois-moi À courir plusieurs lièvres à la fois Des copains comme cochons J'en ai plein ma chanson
Les ani-mots, texte mis en musique par Guillaume Aldebert en 2017
Pas question de noyer l'poisson Mais c'est vache de tourner en bouc Pendant qu'les loups comptent les moutons Les biquettes se bichent sur Facebook Quant aux canards, ça casse trois pattes Moi l'paresseux, j'fais l'pied d'grue Pour vivre comme un coq en pâte J'mets les bœufs avant la charrue
- Papa? - Oui? - Tu peux m'raconter une histoire? Avec pleins d'animaux s'il-te-plaît Heureux comme un poisson Dans une fable de La Fontaine Sans y prêter attention Des animaux squattent ma rengaine L'arche de Noé des expressions Ils sont toute une ribambelle Mais revenons à nos moutons Et engageons la ritournelle
Si l'hirondelle a fait l'printemps La messe attend le prince chameau Et quand les poules montrent les dents Les princesses embrassent les crapauds Loin d'être rusé comme un r'nard Fier comme un paon, ou chaud lapin J'aimerais dénicher l'oiseau rare Trouver une poule avec du chien
Refrain On va devenir chèvre, crois-moi À courir plusieurs lièvres à la fois Des copains comme cochons J'en ai plein ma chanson
Je suis un ours mal léché Doublé d'une poule mouillée, c'est clair Quant aux grenouilles de bénitier Ce sont des langues de vipère Avec mes yeux de merlan frit Les larmes de croco à tout-va Cette chanson, c'est une ménagerie Regarde les souris dansent le cha-cha-cha Refrain
On n'est pas des bêtes, c'est certain Mais on a l'poil qui se hérisse Quant il fait un temps de chien On dit qu'il pleut comme vache qui pisse À chercher partout la p'tite bête Le cafard a chopé l'bourdon Entre faim d'loup et taille de guêpe Je suis la farce du dindon
On glapit, on caquète, on roucoule, on blatère et on jappe On stridule, on peupleute, on barrit, on aboie, on cacabe On vagit, on cliquète, on coasse, on criaille et on brame On babille, on cancane On chicotte, on cacabe Refrain
Le corbeau et le renard, version de Jean de la Fontaine de 1668 mis en musique par Grégoire en 2013
Maître Corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître Renard, par l’odeur alléché, Lui tint à peu près ce langage : « Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau. Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. » A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ; Et pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le Renard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l’écoute : Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. » Le Corbeau, honteux et confus, Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.
Ulysse dans la version de Ridan de 2007, d'après le poème Heureux qui comme Ulysse de Joachim du Bellay, extrait du recueil Les Regrets de 1558
Tam ta ta tam tam
Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage Ou comme cestui-là qui conquit la toison Et puis est retourné plein d'usage et raison Vivre entre ses parents le reste de son âge Quand reverrai-je hélas de mon petit village Fumer la cheminée et en quelle saison ? Refrain x2 (2ème fois tutti) Mais quand reverrai-je de mon petit village Fumer la cheminée et en quelle saison ? Mais quand reverrai-je ? Reverrai-je le clos de ma pauvre maison Qui m'est une province et beaucoup davantage ? Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux, Que des palais Romains le front audacieux Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine Plus mon Loire Gaulois que le Tibre Latin Plus mon petit Liré que le mont Palatin Et plus que l'air marin, la douceur Angevine
Refrain J'ai traversé les mers à la force de mes bras Seul contre les dieux perdu dans les marais Retranché dans une cale et mes vieux tympans percés Pour ne plus jamais entendre les sirènes et leur voix Nos vies sont une guerre où il ne tient qu'à nous De nous soucier de nos sorts, de trouver le bon choix De nous méfier de nos pas et de toute cette eau qui dort Qui pollue nos chemins soi-disant pavés d'or Refrain tutti
Tam ta ta tam tam
Tam ta ta tam tam
Emily Dickinson est une des poétesses américaines les plus célèbres. Le poème "I’m nobody! Who are you ?" est considéré comme étant un de ses meilleurs.
I'm nobody ! Who are you ? Are you nobody, too ? Then there's a pair of us Don't tell ! They'd banish -- you know ! How dreary___ to be somebody ! How public like a frog To tell one's name the livelong day To an admiring bog !
Je suis Personne ! Qui êtes-vous ? Êtes-vous – Personne – aussi ? Ainsi nous faisons la paire ! Ne le dites-pas ! Ils le feraient savoir – c’est sûr ! Comme c’est ennuyeux – d’être quelqu’un ! Public – comme une Grenouille Qui crie son nom, tout le long de Juin A un Marécage béat !
Down by the salley gardens de William Butler Yeats 1889, traditionel irlandais
I was down by the salley gardens my love and I did meet. She passed the salley gardens with little snow white feet. She bid me take love easy as the leaves grow on the tree. But I, being young and foolish, with her I did not agree. In a field by the river my love and I did stand. And leaning on my shoulder she laid her snow white hand. She bid me take life easy, as the grass grows on the weirs. But I was young and foolish, and now am full of tears. .
C'est en bas près du jardin des saules que j'ai rencontré mon amour. Elle passait à côté du jardin des saules avec ses petits pieds blancs comme neige. Elle me dit de prendre l'amour simplement comme poussent les feuilles sur un arbre Mais moi, encore jeune et bête, Je ne suis pas d'accord avec elle. Dans un champs au bord de la rivière je me tenais avec mon amour. Et elle posa sur mon épaule sa main blanche comme neige. Elle me dit de prendre la vie simplement comme pousse l'herbe sur les barrages. Mais j'étais jeune et bête, et maintenant je suis plein de larmes.
Si mort à mors, poème anonyme du XVIIème siècle écrit à l'occasion de la mort d'Anne de Bretagne, version de Tri Yann en 1981
Couplet 1 Si les matins de grisaille se teintent S'ils ont couleur en la nuit qui s'éteint Viendront d'opales lendemains Reviendront des siècles d'or Cent fois mille et mille aurores encore. Refrain : Si mort a mors Duchesse Noble Dame S'il n'en sera plus que poudre de corps Dorme son cœur bordé d'or Reviendront les siècles d'or Cent fois mille et mille aurores encore.
Couplet 2 Si moribonds sont les rois en ripaille Si leurs prisons sont des cages sans fond Vienne l'heure des évasions Reviennent des siècles d'or Cent fois mille et mille aurores encore.
Le soldat - Calogero-Pagny, d'après une lettre de Poilu fictive
À l'heure où la nuit passe au milieu des tranchées Ma très chère Augustine, je t'écris sans tarder Le froid pique et me glace et j'ai peur de tomber Je ne pense qu'à toi___ Mais je suis un soldat_____ la______La la la la la la la...Mais surtout ne t'en fais pas Je serai bientôt là_____ la______la la la la la la la...Et tu seras fière de moi À l'heure où la guerre chasse des garçons par milliers Si loin de la maison et la fleur au canon Ces autres que l'on tue sont les mêmes que moi Mais je ne pleure pas Car je suis un soldat / la la la la la la la la Mais surtout ne t'en fais pas / la la la la la la la la Je serai bientôt là Et tu seras fière de moi
À l'heure où la mort passe dans le fleuve à mes pieds De la boue qui s'en va, des godasses et des rats Je revois tes yeux clairs, j'essaie d'imaginer L'hiver auprès de toi Mais je suis un soldat Je ne sens plus mes bras / la la la la la la Tout tourne autour de moi / la la la la la la la Mon Dieu, sors-moi de là Ma très chère Augustine, j'aimerais te confier Nos plus beaux souvenirs et nos enfants rêvés Je crois pouvoir le dire nous nous sommes aimés Je t'aime une dernière fois Je ne suis qu'un soldat / la la la la la la Non, je ne reviendrai pas Prends soin de toi_____ / la la la la la la
S'il avait su - Poème de Marceline Debordes-Valmore 1786-1859
Le poème lu
S'il avait su quelle âme il a blessée, Larmes du coeur, s'il avait pu vous voir, Ah ! si ce coeur, trop plein de sa pensée, De l'exprimer eût gardé le pouvoir, Changer ainsi n'eût pas été possible ; Fier de nourrir l'espoir qu'il a déçu : A tant d'amour il eût été sensible, S'il avait su (x5) S'il avait su tout ce qu'on peut attendre D'une âme simple, ardente et sans détour, Il eût voulu la mienne pour l'entendre, Comme il l'inspire, il eût connu l'amour. Mes yeux baissés recelaient cette flamme ; Dans leur pudeur n'a-t-il rien aperçu ? Un tel secret valait toute son âme, S'il l'avait su. (x4)
Si j'avais su, moi-même, à quel empire On s'abandonne en regardant ses yeux, Sans le chercher comme l'air qu'on respire, J'aurais porté mes jours sous d'autres cieux. (x2) Il est trop tard pour renouer ma vie, Ma vie était un doux espoir déçu. Diras-tu pas, toi qui me l'as ravie, Si j'avais su ! (x5)