TRAJECTOIRES
Le suivi dans le temps des exploitations agricoles
StratégieS et valeurs
Coopérer avec le vivant
- Maraichage sur sol vivant
- Produire avec la biodiversité
- Faciliter / réduire le travail
- Expériementation
Biodiversité
- Terrain arboré à 50%
- Environnement protégé (agriculture bio autour de la ferme)
- Maraîchage sur sol vivant
Pratiques agroécologiques
- Absence de travail du sol
- Couverture permanente du sol
- Apports de matières organiques
- Régulation biologique des ravageurs
Pierre et Nicole Besse
Assolement 2023
Système de production
- Maraîchage diversifié en agriculture biologique
- Vente diracte (AMAP)
- 4 ha (dont 1 ha en production)
- +1 ha de bâtiments et chemins
- 1,5 UTH
- Travail 100% non mécanisé
- Agriculture sur sol vivant
- Irrigation;
- Couverture du sol
- Décalage des dates de semis
Changement climatique
Irrégularité du climat et canicules : Mauvaise pollinisation
Brûlures sur les fruits
Socio-économie
- Production à forte valeur ajoutée en circuit-court
- Espace-test pour maraîchers débutants
- Lien avec les consommateurs (AMAP et vente à la ferme)
Perspectives
- Optimiser la production en fonction de la demande dans le respect de la nature
- Mettre des moutons dans le pré-verger
- S'intéresser à l'agriculture syntropique
Une transition progressive vers la retraite
Effets
Adaptation
STRATÉGIES & VALEURS
Pierre Besse, diplômé ingénieur agronome en 1981, entreprend sa première installation en maraîchage à Ramonville en 1990, sur des terres prêtées où il cultive pendant huit saisons sur 2 hectares. En 1997, il acquiert avec sa femme Nicole l'exploitation actuelle, près de Lagardelle-sur-Lèze. De 1999 à 2006, il exerce en GAEC en agriculture biologique avec deux associés. Motivée par les valeurs portées par ce modèle d'agriculture (autoconsommation, résilience...), Nicole quitte son poste d'enseignante-chercheuse pour devenir agricultrice en 2006. C'est la force du couple qui a permis à l'activité maraîchère de perdurer jusqu'à aujourd'hui. L’AMAP de la Digue est créée. Depuis 7 ans, des panneaux photovoltaïques produisent une partie de l'énergie (1000W) nécessaire à leurs usages personnels, l’irrigation (les pompes utilisées consomment 1200W chacune) et les nappes chauffantes (réalisation des semis). En 2024, le rythme de travail est ralenti afin de réaliser une transition progressive vers la retraite.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
Association Le Goût des autres
construction maison et hangar Plantation haies et verger
Transition vers la retraite
Dissolution du GAEC, installation avec Nicole
2024
2003
2013
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
2004
2006
2000
1997
2012
2016
production photovoltaïque
Création AMAP de la Digue
Création du GAEC des Milans
Biodiversité
Premiers contrats AMAP
Achat des terres
Nouveau forage pour l'irrigation
Changement climatique
Stratégies agronomiques et environnementales
Stratégies économiques et sociales
Socio-économie
SOL VIVANT
QUALITÉ
Perspectives
AUTONOMIE
COLLECTIF
EQUILIBRE
BIODIVERSITE
SYSTÈME DE PRODUCTION
Entre 2015 et 2023, la SAU n'a pas évolué. Proches de la retraite, Nicole et Pierre réduisent peu à peu leurs charges de travail et sont parfois aidés de stagiaires ou d'alternants. Les 4 brebis utilisées pour l'entretien du pré-verger ont été volées. Moins bien entretenu, il est désormais peu productif (autoconsommation et appoints paniers AMAP).
Haute-Garonne (31)
Grâce à leur gestion du sol, l'utilisation de machines à moteur sur l'exploitation n'est plus nécessaire. Le maraîchage sur sol vivant leur apporte entière satisfaction. Si les exploitants cherchent encore à progresser agronomiquement en s'intéressant à l'agriculture syntropique, le système de production maraîcher a peu changé ces 6 dernières années.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
2015
2023
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
- Maraîchage diversifié en agriculture biologique
- Maraîchage diversifié en agriculture biologique
- Non travail du sol, absence de mécanisation
Biodiversité
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
Assolement 2023
Assolement 2015
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Pierre et Nicole ont toujours souhaité une agriculture qui place la nature au centre de tout. Pierre s’intéresse actuellement à l’agriculture syntropique qui préconise une très forte diversité de plantes (strates, espèces et variétés) cultivées dans des conditions optimales de lumière et de fertilité. Cette technique implique une stratégie d'organisation des plantations dans l’espace et dans le temps.
Maraîchage diversifié - Exploitation riche de plus de 30 espèces cultivées sans aucun pesticide, ni engrais chimique : un starter est fabriqué à base d’urine pour les solanacées et les cucurbitacées ; des cultures sont associées (exemple patates douce aux pieds des haricots) ; 100% de leurs semences et 50% de leurs couverts sont autoproduits. Absence de travail du sol - Depuis 15 ans, le travail du sol profond a été arrêté. Il n’y a plus de machine à moteur sur l’exploitation. Le reste du travail du sol est quasi inexistant, seul un binage superficiel est réalisé dans les rares cas où cela est nécessaire. Couverture du sol - Le sol est couvert toute l’année sauf lorsque les bâches sont mises en place pour dégrader le couvert hivernal. Pratique incontournable, on compte 50% de couverts végétaux en hiver (simplification du travail au printemps). Ils sont parfois spontanés (le gaillet gratteron est très utilisé), autrement semés. Du broyat de bois ainsi que de la tonte de gazon sont également mis sur certaines zones où les plantes vivaces persistent. Régulation des ravageurs - Pierre et Nicole mettent le moins de produits possible pour contrer les ravageurs. Cependant, certains persistent comme la courtilière. Pour s'adapter, ils privilégient l'implantation en motte plutôt qu'en semis direct. Du bicarbonate est utilisé en préventif contre le mildiou pour utiliser le cuivre qu’en dernier recours. Des bocaux retournés sur les plantules sont mis en place afin d’éviter l'emploi excessif d’anti-limace. Du pyrèthre contre les pucerons et du Dipel BT sont parfois utilisés contre les chenilles. Des grillages et fils électriques sont installés autour des zones de production pour se prémunir des dégâts causés par les sangliers.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
INDICATEURS
BIODIVERSITÉ
Pierre et Nicole ont planté de nombreuses haies et laissent la nature suivre son cours en limitant autant que possible leurs interventions. Ils aiment évoluer dans un environnement en agriculture biologique (y compris voisinage), dans un terrain très arboré avec une prairie permanente en mosaïque. Ils privilégient la préservation des habitats et l'équilibre des écosystèmes pour réguler les ravageurs.
INDICATEURS
Favoriser la présence d'auxiliaires
De par la présence d'infrastructures agroécologiques (haies, prairies), la diversité végétale cultivée et spontanée et à une stratégie d'intervention minimale, la lutte biologique est priviégiée pour lutter contre les ravageurs.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
Couverture permanente du sol
Le non travail du sol et sa couverture permanente permet de préserver et d'enrichir sa biodiversité. Le sol regorge de micro et macro-faunes qui le structurent et le fertilisent.
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Absence d'intrants chimiques
Aucun intrant chimique de synthèse n'est utilisé sur la ferme. La fertilité des sols provient uniquement d'apports organiques. L'usage de produits de biocontrôles est limité au profit de techniques préventives (lutte biologique, implantation en mottes, lutte manuelle).
Biodiversité
Changement climatique
Agroforesterie intra et inter parcellaire
Socio-économie
Le terrain est déjà arboré à 50%. Pierre et Nicole souhaitent continuer dans cette voie pour suivre les principes de l'agriculture syntropique.
Perspectives
Impacts des engrais chimiques et pesticides
Rôle des infrastructures écologiques
CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le climat à Lagardelle-sur-Lèze...
Sécheresse estivale
Chaleur
MAI
JUIN
JUILLET
MARS
OCTOBRE
AVRIL
DÉCEMBRE
SEPTEMBRE
JANVIER
FÉVRIER
NOVEMBRE
AOUT
STRATÉGIES &VALEURS
Impacts observés du changement climatique
Depuis 35 ans, Pierre observe des événements climatiques de plus en plus intenses et aléatoires (pluie, vent, sécheresse, chaleur). Le rayonnement solaire plus intense et les canicules prolongées brûlent les fruits, perturbent la pollinisation des légumes et des fruitiers. En 2022, toutes les fleurs femelles des courgettes ont été perdues, entraînant des retards de production. Chaque année, Pierre craint également des excès d'eau ou des orages de grêle violents. Parce que les pertes sont inévitables, Pierre préfère parler de système résilient plutôt que d'adaptation au changement climatique.
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Pratiques d’adaptation
Changement climatique
Contre les chaleurs et les sécheresses, le sol reste couvert en permanence et le jardin est 100% irrigué. « On arrose certainement plus qu’avant, mais je n'ai pas les données ». La réglementation qui leur autorise un maximum de 3000m3/an est toutefois respectée. L’eau provient de forages dans la nappe phréatique. 2 puits sur 4 sont aujourd’hui fonctionnels, dont un a dû être creusé plus profond pour assurer la ressource tout au long de l’été. Pierre et Nicole s’adaptent également grâce à des pratiques telles que le décalage des dates de semis par exemple.
Socio-économie
Perspectives
AVENIRCLIMATIQUE
SOCIO ÉCONOMIE
La production est commercialisée à la ferme, tous les mardis soir, sous forme de paniers. Le maraichage représente 98% de leur revenu. L’arboriculture produit peu et constitue un "bonus". L’irrigation est la principale charge.
PRODUCTIONS DE L'EXPLOITATION
SYSTÈME DE VENTE
PRODUCTION
Groupement d’achat solidaire : « Le Goût des autres » 30 producteurs et 5 AMAP 130 familles
12 tonnes en paniers 2 à 3 tonnes en hors-contrat 3kg/m2
Maraîchage
Arboriculture
Les familles adhèrent au groupement d’achat pour pouvoir bénéficier des paniers. La plupart des adhérents habitent dans un rayon de 10km autour de la ferme. Pour les adhérents, il s’agit de soutenir une agriculture écologique, artisanale et locale. Les différents producteurs réunis sur un lieu de vente commun proposent des fruits et légumes, des œufs, des produits laitiers, du pain, des volailles, des confitures et gelées.
STRATÉGIES &VALEURS
Performance économique
Système de production
Pierre et Nicole n’ont pas d'engagement sur la quantité de légumes produits. Les adhérents bénéficient d’un contrat AMAP classique, soit un panier par semaine à prix fixe pendant 30 semaines, du 1er juin au 31 décembre. Les objectifs de production sont estimés par rapport à la surface mise en culture. L'enjeu est tout de même de proposer une diversité et une quantité de légumes suffisantes durant toute la saison. En 2023, 2 types de paniers sont proposés, un grand panier à 28€ (3 familles) et un petit panier à 14 € (35/40 familles). En cas de surplus de production, une vente "hors-contrat" est proposée. Ce système de vente est très efficace, peu chronophage. Les exploitants bénéficient de plus de temps pour les travaux aux champs au profit des pratiques agroécologiques.
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Changement climatique
Démarche collective
A partir de l'AMAP, ils ont créé le groupement d'achat solidaire le Goût des Autres : aujourd'hui 150 familles en partenariat avec 25 producteurs ou artisans transformateurs (pain, œufs, miel, viandes, vin, plats préparés…). Les livraisons se font sous le hangar de la ferme, en même temps que la distribution des paniers maraîchers.Chaque année, Nicole et Pierre mettent à disposition 3000 m2 de terrain pour des porteurs de projet en maraîchage, qui accomplissent leur première saison en totale autonomie, dans un cadre favorable.
Socio-économie
Perspectives
INDICATEURS
PERSPECTIVES
Proches de la retraite, Pierre et Nicole font le choix de ralentir progressivement le rythme. Indicateurs de la durabilité et la résilience d’un système selon Pierre
Liens producteurs - consommateurs
temps / charge de travail
Résilience
efficacité des débouchés
RICHESSE DE LA bioDIvERSITé
Technicité / agroécologie
ENJEUX
STRATÉGIES &VALEURS
Le passage progressif à la retraite, qui a déjà commencé pour Pierre, représente une période de transition durant laquelle il doit trouver un équilibre de vie en ajustant son rythme de travail.En parallèle, Pierre s'intéresse à l'agriculture syntropique qu'il voudrait tester sur son atelier de maraîchage. Il y voit un haut potentiel de résilience face au changement climatique grâce à l'optimisation de l'eau, de la biodiversité et de la fertilité des sol . Il n'y a pas de projet de transmission de la ferme.
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
PERSPECTIVES
Changement climatique
En 2024, le nombre de paniers a été divisé par deux (environ 21 familles) et il n’existe plus qu’un seul type de panier à 15€. Par conséquent, la surface cultivée a été diminuée pour avoir une production en accord avec la demande. Toutefois, ils ont commencé la saison de commercialisation un peu plus tôt (1er mai) et souhaitent donc réaliser 33 semaines de paniers. Cette année, aucun maraicher n'est présent sur leur espace test mais ils espèrent avoir plus de temps pour être source d’appui technique pour les maraichers débutants. En ce sens, ils souhaitent continuer de recevoir des stagiaires pour leur transmettent leurs savoirs.Concernant le pré-verger, ils hésitent à remettre des moutons pour profiter des fruits.
Socio-économie
Perspectives
FLEUR DE L'AGROÉCOLOGIE
Promouvoir les s©◊ervices écosystémiques
Promouvoir les s©◊ervices écosystémiques
Atténuation du changement climatique
Viabilité économique et sociale
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Optimiser et équilibrer les flux de nutriments
Minimiser l'usage des ressources sensibles
2023 = prise en compte des bâtiments récents
Les engrais et pesticides de synthèse, associés à la simplification des paysages, sont parmi les facteurs les plus impactant sur de nombreux habitats et espèces, notamment les invertébrés terrestres et aquatiques, les oiseaux, les chauves-souris et les amphibiens. Selon l’IPBES l'abondance moyenne des espèces dans la plupart des grands habitats terrestres a diminué d'au moins 20 %. L’usage des terres et la pollution sont deux de cinq principaux facteurs du déclin de la biodiversité.
Indicateurs de biodiversité
Indicateurs pratiques agroécologiques
-0,2
+3000€
7500€
93%
idem
75%
-1%
idem
10
48%
-5%
+2%
27%
8ha
+3ha
13ha
-2ha
-43 kgN/ha
-4 kg N/ha
0%
-21%
72%
+23%
-2%
28%
La simplification des assolements et la réduction des infrastructures agroécologiques (haies, bosquets, vergers, prairies, jachères, etc.) ont un impact négatif sur la biodiversité en supprimant des habitats essentiels. Dans les zones d'agriculture intensive, cela uniformise les paysages au profit des grandes parcelles, alors que les arbres et arbustes abritent des organismes utiles, comme les auxiliaires de cultures et les oiseaux, qui limitent naturellement les nuisibles (rongeurs, insectes ravageurs…) et assurent ainsi une protection des cultures plus écologique que l’usage de produits chimique. En favorisant l’infiltration et limitant l’érosion et l’évaporation, les haies et les alignements d’arbres ont de plus un impact favorable sur la régulation hydrique.
L’inertie climatique à l’échelle du globe implique une continuité des évolutions climatiques observées localement dans les prochaines décennies :
• Le gain tendanciel des températures moyennes va se poursuivre (sécheresses et canicules) • Le déficit hydrique estival va continuer de se dégrader, les besoins d'irrigation seront de plus en plus important. • L'évapotranspiration augmentera à l'horizon 2050, facteur du stress hydrique auquel les plantes seront de plus en plus soumises.
TO - Pierre Besse!!!
Cécile ROZO
Created on July 18, 2024
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TRAJECTOIRES
Le suivi dans le temps des exploitations agricoles
StratégieS et valeurs
Coopérer avec le vivant
Biodiversité
Pratiques agroécologiques
Pierre et Nicole Besse
Assolement 2023
Système de production
Changement climatique
Irrégularité du climat et canicules : Mauvaise pollinisation
Brûlures sur les fruits
Socio-économie
Perspectives
Une transition progressive vers la retraite
Effets
Adaptation
STRATÉGIES & VALEURS
Pierre Besse, diplômé ingénieur agronome en 1981, entreprend sa première installation en maraîchage à Ramonville en 1990, sur des terres prêtées où il cultive pendant huit saisons sur 2 hectares. En 1997, il acquiert avec sa femme Nicole l'exploitation actuelle, près de Lagardelle-sur-Lèze. De 1999 à 2006, il exerce en GAEC en agriculture biologique avec deux associés. Motivée par les valeurs portées par ce modèle d'agriculture (autoconsommation, résilience...), Nicole quitte son poste d'enseignante-chercheuse pour devenir agricultrice en 2006. C'est la force du couple qui a permis à l'activité maraîchère de perdurer jusqu'à aujourd'hui. L’AMAP de la Digue est créée. Depuis 7 ans, des panneaux photovoltaïques produisent une partie de l'énergie (1000W) nécessaire à leurs usages personnels, l’irrigation (les pompes utilisées consomment 1200W chacune) et les nappes chauffantes (réalisation des semis). En 2024, le rythme de travail est ralenti afin de réaliser une transition progressive vers la retraite.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
Association Le Goût des autres
construction maison et hangar Plantation haies et verger
Transition vers la retraite
Dissolution du GAEC, installation avec Nicole
2024
2003
2013
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
2004
2006
2000
1997
2012
2016
production photovoltaïque
Création AMAP de la Digue
Création du GAEC des Milans
Biodiversité
Premiers contrats AMAP
Achat des terres
Nouveau forage pour l'irrigation
Changement climatique
Stratégies agronomiques et environnementales
Stratégies économiques et sociales
Socio-économie
SOL VIVANT
QUALITÉ
Perspectives
AUTONOMIE
COLLECTIF
EQUILIBRE
BIODIVERSITE
SYSTÈME DE PRODUCTION
Entre 2015 et 2023, la SAU n'a pas évolué. Proches de la retraite, Nicole et Pierre réduisent peu à peu leurs charges de travail et sont parfois aidés de stagiaires ou d'alternants. Les 4 brebis utilisées pour l'entretien du pré-verger ont été volées. Moins bien entretenu, il est désormais peu productif (autoconsommation et appoints paniers AMAP).
Haute-Garonne (31)
Grâce à leur gestion du sol, l'utilisation de machines à moteur sur l'exploitation n'est plus nécessaire. Le maraîchage sur sol vivant leur apporte entière satisfaction. Si les exploitants cherchent encore à progresser agronomiquement en s'intéressant à l'agriculture syntropique, le système de production maraîcher a peu changé ces 6 dernières années.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
2015
2023
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
Assolement 2023
Assolement 2015
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Pierre et Nicole ont toujours souhaité une agriculture qui place la nature au centre de tout. Pierre s’intéresse actuellement à l’agriculture syntropique qui préconise une très forte diversité de plantes (strates, espèces et variétés) cultivées dans des conditions optimales de lumière et de fertilité. Cette technique implique une stratégie d'organisation des plantations dans l’espace et dans le temps.
Maraîchage diversifié - Exploitation riche de plus de 30 espèces cultivées sans aucun pesticide, ni engrais chimique : un starter est fabriqué à base d’urine pour les solanacées et les cucurbitacées ; des cultures sont associées (exemple patates douce aux pieds des haricots) ; 100% de leurs semences et 50% de leurs couverts sont autoproduits. Absence de travail du sol - Depuis 15 ans, le travail du sol profond a été arrêté. Il n’y a plus de machine à moteur sur l’exploitation. Le reste du travail du sol est quasi inexistant, seul un binage superficiel est réalisé dans les rares cas où cela est nécessaire. Couverture du sol - Le sol est couvert toute l’année sauf lorsque les bâches sont mises en place pour dégrader le couvert hivernal. Pratique incontournable, on compte 50% de couverts végétaux en hiver (simplification du travail au printemps). Ils sont parfois spontanés (le gaillet gratteron est très utilisé), autrement semés. Du broyat de bois ainsi que de la tonte de gazon sont également mis sur certaines zones où les plantes vivaces persistent. Régulation des ravageurs - Pierre et Nicole mettent le moins de produits possible pour contrer les ravageurs. Cependant, certains persistent comme la courtilière. Pour s'adapter, ils privilégient l'implantation en motte plutôt qu'en semis direct. Du bicarbonate est utilisé en préventif contre le mildiou pour utiliser le cuivre qu’en dernier recours. Des bocaux retournés sur les plantules sont mis en place afin d’éviter l'emploi excessif d’anti-limace. Du pyrèthre contre les pucerons et du Dipel BT sont parfois utilisés contre les chenilles. Des grillages et fils électriques sont installés autour des zones de production pour se prémunir des dégâts causés par les sangliers.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
INDICATEURS
BIODIVERSITÉ
Pierre et Nicole ont planté de nombreuses haies et laissent la nature suivre son cours en limitant autant que possible leurs interventions. Ils aiment évoluer dans un environnement en agriculture biologique (y compris voisinage), dans un terrain très arboré avec une prairie permanente en mosaïque. Ils privilégient la préservation des habitats et l'équilibre des écosystèmes pour réguler les ravageurs.
INDICATEURS
Favoriser la présence d'auxiliaires
De par la présence d'infrastructures agroécologiques (haies, prairies), la diversité végétale cultivée et spontanée et à une stratégie d'intervention minimale, la lutte biologique est priviégiée pour lutter contre les ravageurs.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
Couverture permanente du sol
Le non travail du sol et sa couverture permanente permet de préserver et d'enrichir sa biodiversité. Le sol regorge de micro et macro-faunes qui le structurent et le fertilisent.
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Absence d'intrants chimiques
Aucun intrant chimique de synthèse n'est utilisé sur la ferme. La fertilité des sols provient uniquement d'apports organiques. L'usage de produits de biocontrôles est limité au profit de techniques préventives (lutte biologique, implantation en mottes, lutte manuelle).
Biodiversité
Changement climatique
Agroforesterie intra et inter parcellaire
Socio-économie
Le terrain est déjà arboré à 50%. Pierre et Nicole souhaitent continuer dans cette voie pour suivre les principes de l'agriculture syntropique.
Perspectives
Impacts des engrais chimiques et pesticides
Rôle des infrastructures écologiques
CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le climat à Lagardelle-sur-Lèze...
Sécheresse estivale
Chaleur
MAI
JUIN
JUILLET
MARS
OCTOBRE
AVRIL
DÉCEMBRE
SEPTEMBRE
JANVIER
FÉVRIER
NOVEMBRE
AOUT
STRATÉGIES &VALEURS
Impacts observés du changement climatique
Depuis 35 ans, Pierre observe des événements climatiques de plus en plus intenses et aléatoires (pluie, vent, sécheresse, chaleur). Le rayonnement solaire plus intense et les canicules prolongées brûlent les fruits, perturbent la pollinisation des légumes et des fruitiers. En 2022, toutes les fleurs femelles des courgettes ont été perdues, entraînant des retards de production. Chaque année, Pierre craint également des excès d'eau ou des orages de grêle violents. Parce que les pertes sont inévitables, Pierre préfère parler de système résilient plutôt que d'adaptation au changement climatique.
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Pratiques d’adaptation
Changement climatique
Contre les chaleurs et les sécheresses, le sol reste couvert en permanence et le jardin est 100% irrigué. « On arrose certainement plus qu’avant, mais je n'ai pas les données ». La réglementation qui leur autorise un maximum de 3000m3/an est toutefois respectée. L’eau provient de forages dans la nappe phréatique. 2 puits sur 4 sont aujourd’hui fonctionnels, dont un a dû être creusé plus profond pour assurer la ressource tout au long de l’été. Pierre et Nicole s’adaptent également grâce à des pratiques telles que le décalage des dates de semis par exemple.
Socio-économie
Perspectives
AVENIRCLIMATIQUE
SOCIO ÉCONOMIE
La production est commercialisée à la ferme, tous les mardis soir, sous forme de paniers. Le maraichage représente 98% de leur revenu. L’arboriculture produit peu et constitue un "bonus". L’irrigation est la principale charge.
PRODUCTIONS DE L'EXPLOITATION
SYSTÈME DE VENTE
PRODUCTION
Groupement d’achat solidaire : « Le Goût des autres » 30 producteurs et 5 AMAP 130 familles
12 tonnes en paniers 2 à 3 tonnes en hors-contrat 3kg/m2
Maraîchage
Arboriculture
Les familles adhèrent au groupement d’achat pour pouvoir bénéficier des paniers. La plupart des adhérents habitent dans un rayon de 10km autour de la ferme. Pour les adhérents, il s’agit de soutenir une agriculture écologique, artisanale et locale. Les différents producteurs réunis sur un lieu de vente commun proposent des fruits et légumes, des œufs, des produits laitiers, du pain, des volailles, des confitures et gelées.
STRATÉGIES &VALEURS
Performance économique
Système de production
Pierre et Nicole n’ont pas d'engagement sur la quantité de légumes produits. Les adhérents bénéficient d’un contrat AMAP classique, soit un panier par semaine à prix fixe pendant 30 semaines, du 1er juin au 31 décembre. Les objectifs de production sont estimés par rapport à la surface mise en culture. L'enjeu est tout de même de proposer une diversité et une quantité de légumes suffisantes durant toute la saison. En 2023, 2 types de paniers sont proposés, un grand panier à 28€ (3 familles) et un petit panier à 14 € (35/40 familles). En cas de surplus de production, une vente "hors-contrat" est proposée. Ce système de vente est très efficace, peu chronophage. Les exploitants bénéficient de plus de temps pour les travaux aux champs au profit des pratiques agroécologiques.
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Changement climatique
Démarche collective
A partir de l'AMAP, ils ont créé le groupement d'achat solidaire le Goût des Autres : aujourd'hui 150 familles en partenariat avec 25 producteurs ou artisans transformateurs (pain, œufs, miel, viandes, vin, plats préparés…). Les livraisons se font sous le hangar de la ferme, en même temps que la distribution des paniers maraîchers.Chaque année, Nicole et Pierre mettent à disposition 3000 m2 de terrain pour des porteurs de projet en maraîchage, qui accomplissent leur première saison en totale autonomie, dans un cadre favorable.
Socio-économie
Perspectives
INDICATEURS
PERSPECTIVES
Proches de la retraite, Pierre et Nicole font le choix de ralentir progressivement le rythme. Indicateurs de la durabilité et la résilience d’un système selon Pierre
Liens producteurs - consommateurs
temps / charge de travail
Résilience
efficacité des débouchés
RICHESSE DE LA bioDIvERSITé
Technicité / agroécologie
ENJEUX
STRATÉGIES &VALEURS
Le passage progressif à la retraite, qui a déjà commencé pour Pierre, représente une période de transition durant laquelle il doit trouver un équilibre de vie en ajustant son rythme de travail.En parallèle, Pierre s'intéresse à l'agriculture syntropique qu'il voudrait tester sur son atelier de maraîchage. Il y voit un haut potentiel de résilience face au changement climatique grâce à l'optimisation de l'eau, de la biodiversité et de la fertilité des sol . Il n'y a pas de projet de transmission de la ferme.
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
PERSPECTIVES
Changement climatique
En 2024, le nombre de paniers a été divisé par deux (environ 21 familles) et il n’existe plus qu’un seul type de panier à 15€. Par conséquent, la surface cultivée a été diminuée pour avoir une production en accord avec la demande. Toutefois, ils ont commencé la saison de commercialisation un peu plus tôt (1er mai) et souhaitent donc réaliser 33 semaines de paniers. Cette année, aucun maraicher n'est présent sur leur espace test mais ils espèrent avoir plus de temps pour être source d’appui technique pour les maraichers débutants. En ce sens, ils souhaitent continuer de recevoir des stagiaires pour leur transmettent leurs savoirs.Concernant le pré-verger, ils hésitent à remettre des moutons pour profiter des fruits.
Socio-économie
Perspectives
FLEUR DE L'AGROÉCOLOGIE
Promouvoir les s©◊ervices écosystémiques
Promouvoir les s©◊ervices écosystémiques
Atténuation du changement climatique
Viabilité économique et sociale
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Optimiser et équilibrer les flux de nutriments
Minimiser l'usage des ressources sensibles
2023 = prise en compte des bâtiments récents
Les engrais et pesticides de synthèse, associés à la simplification des paysages, sont parmi les facteurs les plus impactant sur de nombreux habitats et espèces, notamment les invertébrés terrestres et aquatiques, les oiseaux, les chauves-souris et les amphibiens. Selon l’IPBES l'abondance moyenne des espèces dans la plupart des grands habitats terrestres a diminué d'au moins 20 %. L’usage des terres et la pollution sont deux de cinq principaux facteurs du déclin de la biodiversité.
Indicateurs de biodiversité
Indicateurs pratiques agroécologiques
-0,2
+3000€
7500€
93%
idem
75%
-1%
idem
10
48%
-5%
+2%
27%
8ha
+3ha
13ha
-2ha
-43 kgN/ha
-4 kg N/ha
0%
-21%
72%
+23%
-2%
28%
La simplification des assolements et la réduction des infrastructures agroécologiques (haies, bosquets, vergers, prairies, jachères, etc.) ont un impact négatif sur la biodiversité en supprimant des habitats essentiels. Dans les zones d'agriculture intensive, cela uniformise les paysages au profit des grandes parcelles, alors que les arbres et arbustes abritent des organismes utiles, comme les auxiliaires de cultures et les oiseaux, qui limitent naturellement les nuisibles (rongeurs, insectes ravageurs…) et assurent ainsi une protection des cultures plus écologique que l’usage de produits chimique. En favorisant l’infiltration et limitant l’érosion et l’évaporation, les haies et les alignements d’arbres ont de plus un impact favorable sur la régulation hydrique.
L’inertie climatique à l’échelle du globe implique une continuité des évolutions climatiques observées localement dans les prochaines décennies :
• Le gain tendanciel des températures moyennes va se poursuivre (sécheresses et canicules) • Le déficit hydrique estival va continuer de se dégrader, les besoins d'irrigation seront de plus en plus important. • L'évapotranspiration augmentera à l'horizon 2050, facteur du stress hydrique auquel les plantes seront de plus en plus soumises.