enquête journalistique
Le meurtre de Marat
Commencer
Introduction
14 juillet 1793, vous êtes un jeune journaliste qui cherche à faire ses preuves dans le Paris de la Révolution quand vous apprenez que Jean-Paul Marat est mort assassiné. Qui a assassiné le député de la Convention ? Et surtout pourquoi ? Ecrire un article sur cette affaire est une vraie aubaine pour votre carrière.
La scène de crime
Grâce à vos contacts dans la garde nationale, vous parvenez à vous glisser sur la scène du crime. Le meurtre a eu lieu dans la chambre, au 30 rue des Cordeliers. Immobile dans un coin de la pièce, vous observez attentivement chaque détail. Il vous faudra être prudent, l'homme est célèbre et le crime sans nul doute politique. La neutralité et l'objectivité doivent être les seuls maitres de votre enquête.
Vous rentrez chez vous, il est temps de se poser et de réfléchir à la manière de procéder. Plusieurs pistes doivent être suivies. Laquelle choisir ?
L'homme politique
Les deux lettres
Son état de santé
Ses ennemis
Vous avez collecter tous les indices. Vous devez maintenant faire le point avant d'écrire votre article.
Les deux lettres
Alors que vous vous dirigez vers vos connaissances de la garde nationale, vous les trouvez en pleine discussion. Ils semblent ne pas vous voir. Vous leur faites signe et ils font mine de vous ignorer. Vous insistez un peu et leur demandez si vous pourriez avoir accès à une copie des lettres. Ils refusent. A moins que... vous acceptiez de leur rendre un petit service.
Si c'est le seul moyen...
Je n'ai pas le temps pour ça !
Les deux compères étaient postés dans la rue et ils n'ont pas vu la scène du crime. Avec les bribes d'éléments qu'ils ont réussis à piocher, ils ont élaboré une théorie, qu'ils sont heureux de partager à tout le monde. Pour eux, Marat est mort assassiné, étalé nu sur son tapis avec un message planté dans le coeur grâce à un couteau.
A regret mais conscients que votre posture est professionnelle, ils consentent à vous donner une copie des lettres, comme promis.
Du 13 juillet 1793. Marie anne Charlotte Corday au citoyen Marat. Il suffit que je sois bien malheureuse pour avoir droit à votre bienveillance
Vous donnerez cet assignat à cette mère de 5 enfants et dont le mari est mort pour la défense de la patrie.
Son état de santé
Il est temps d'aller interroger le médecin. Il y a trop d'élements étranges que seule la science peut expliquer. Le docteur Souberbielle est un proche de Robespierre, mais il reste l'un des meilleurs docteurs et chirurgiens de tout Paris, et surtout en temps que médecin de la gendarmerie, il est capable d'identifier sans difficulté l'arme du crime.
Vous entrez dans son bureau. Il est afféré et n'a pas le temps de vous recevoir. Cependant, il promet de répondre à vos questions si vous parvenez à le suivre et l'assister durant l'heure qui suit.
Ca ne doit pas être si compliqué.
Je repasserais quand il sera disponible
Alors que vous marchez dans les rues de Paris, le docteur pose mille et une questions. Il faut y répondre vite et correctement, Mr Souberbielle n'est pas connu pour sa patience...
00:20
00:15
00:10
00:05
Le docteur reconnait votre endurance. Il est prêt à répondre à vos questions.
L'arme du crime ?
Son état de santé ?
Sans aucun doute, un couteau. Le coup a été violent, il lui a transpercé le poumon droit ainsi que l'aorte et le coeur. Il est mort en quelques minutes.
Après examen du corps, j'ai conclu que Mr Marat souffrait d'une forme grave d'eczéma qui le forçait à prendre des bains de souffre pour limiter les ulcères.
L'homme politique
Médecin de formation, Marat était devenu un journaliste défendant l'idée de la Répuplique. Il n'était pas rare qu'on le surnomme "l'Ami du peuple", titre de son journal crée en 1789. Manquant de neutralité dans ses écrits, Jean-Paul Marat est avant tout un politique. Nommé député montagnard à la Convention en 1792, il défend avec ferveur, les valeurs démocratiques voulant donné encore plus de pouvoir au peuple. à l'inverse des Girondins qui cherchent une relative stabilité après le renversement du roi, Dans les rues, il n'est pas rare d'entendre que Marat incite le peuple à la violence à travers ses discours et ses écrits. Cela lui a sans nul doute vallu un bon nombre d'ennemis...
Pour connaitre ses opinions, il faudrait prendre le temps de relire certains des numéros de l'Ami du Peuple.
Un peu de lecture, ça ne peut pas faire de mal
Il y a plus urgent à faire.
Pour chaque extrait du journal L'Ami du Peuple écrit par Marat avec soin, il faut trouver la valeur, le principe défendu.
L’Assemblée nationale et les municipalités tiennent (...) leur existence du peuple ; elles sont établies par lui et pour lui. C’est donc à lui seul d’examiner si les mandataires remplissent l’objet de leur mission. (...)
La liberté d'expression
Pour organiser la machine politique de manière à faire triompher la justice et la liberté, il fallait mettre le pouvoir législatif dans la dépendance éternelle de la nation et l’isoler parfaitement du pouvoir exécutif. (...) Il fallait isoler totalement les pouvoirs judiciaires (...).
la démocratie
La liberté de tout dire n’a d’ennemis que ceux qui veulent se réserver la liberté de tout faire. Oui, je ne crains pas de l'assurer, il n’est point d’opinions dangereuses, point d’opinions incendiaires, tant qu’elles sont libres
La séparation des pouvoirs
Après une lecture attentive de ses écrits, vous arrivez à tirer quelques conclusions sur la personnalité de Marat.
Jean-Paul Marat est un homme animé par ses idées politiques. C'est un républicain convaincu mais qui ne semble pas être ouvert au dialogue et aux compromis.
Ses ennemis
Mais par où commencer ? Jean-Paul Marat a sans doute autant d'ennemis que d'amis, et parmi ses amis et partisans, il y en a sans doute certains qui seraient prêt à tout. D'autant plus, que Marat n'a pas sa plume dans l'encrier et dénonce à tour de bras les ennemis de la Révolution dans son journal, il n'a peur ni des représailles, ni des sanctions à son égard.
Cela peut prendre du temps, mais il faut établir une liste des ennemis et leur mobile.
Je n'ai pas le temps pour l'instant
Allons-y !
Après quelques recherches, vous arrivez à établir les fiches suivantes. Mais il faut de nouveau les compléter après que le vent ait tout fait voler.
Ennemi
Ami
Ennemi
Simonne Evrard
Maximillien de Robespierre
Marquis de la Fayette
Sans emploi
Député
Ancien ministre des Finances
Contre-révolutionnaire
Révolutionnaire montagnarde
Révolutionnaire montagnard
Révolutionnaire modérée
Ministre des finances jusqu'en septembre 1790, il démissionne suite à de forts désaccords avec l'Assemblée et aux dénonciations de Marat dans l'Ami du Peuple.
Montagnard tout comme Marat, il n'est pas forcément un ami proche mais partage avec lui l'idée que la Révolution doit aller encore plus loin, pour et par le Peuple.
Héros militaire suite à sa victoires aux Amériques, ce militaire devient chef de la garde nationale et député avant d'être accusé de royalisme par Marat.
Epouse de Marat et belle-soeur de son imprimeur, elle joue un rôle actif dans la publication de l'Ami du peuple, travaillant jour et nuit à la rédaction.
Jeune fille proche des idées des Lumières, la violence omniprésente de la Révolution française lui fait peur. Pour elle, Marat en est le principal instigateur.
Ennemi
Député
Epouse et collabaratrice
Révolutionnaire modéré
Ami
Charlotte Corday
Jacques Necker
Après avoir analyser les différents ennemis de Marat, vous parvenez à établir des mobiles pour trois d'entre-eux.
Marquis de La Fayette
Charlotte Corday
Jacques Necker
Il paraît que la dénonciation de Marat l'a contraint à quitter son poste de ministre des finances et qu'il vit maintenant en Suisse. La rancoeur, si rancoeur il y a, pourrait le pousser au crime et il aurait les moyens financiers de le faire.
Partisante républicaine, elle a la violence en horreur et elle ne supporte pas les excès des révolutionnaires. Pour elle, Jean-Paul Marat est l'incarnation ou du moins l'incitateur à cette violence. Le tuer pourrait mettre fin à tout cela.
La Fayette est un héros dans le Paris de la Révolution. Il se construit une image d'homme du peuple et les accusations de Marat lui nuise. C'est un militaire et un fin stratège qui gagnerait à se débarasser de Marat.
Les résultats l'enquête
Avant de rédiger l'article, il faut vous assurer que vous avez tous les éléments afin d'être au plus proche de la vérité et le plus neutre possible.
la rédaction de mon article
Maintenant que tout est clair, passons à la rédaction de l'article. Il faut faire vite pour que personne ne vole le scoop qui fera décoller votre carrière.
Maintenant, essayons de construire un article cohérent. Replacez les paragraphes dans le bon ordre.
Alors qu’il cherchait à soigner sa maladie de peau, Jean-Paul Marat a reçu la visite de Charlotte Corday, une jeune noble de Rouen qui cherchait à le voir depuis déjà trois jours. Cette dernière prétextait connaître un complot visant le député pour s’introduire auprès de lui. Au bout de quelques minutes seulement, Charlotte a sorti un couteau qu’elle a violemment planté dans le poumon droit de Marat. Ayant trans -
Qui a tué l'Ami du peuple ?
Alors que Charlotte Corday se fait arrêter par la garde nationale, la jeune femme justifie son meurtre en criant qu’il fallait « tuer un homme pour en sauver 10000 ». En effet, Mlle Corday, bien que catholique, est proche des idées des Lumières
Marat retrouvé mort dans sa baignoire le 14 juillet
- percé l’aorte et le cœur, la mort a été instantanée.
et elle a toujours défendu la cause de la Révolution ; mais pour elle, Marat attisait la haine et la violence. A ses yeux, la mort du député ramènerait le calme et ouvrirait le dialogue, indispensable pour la construction de la république.
"Tuer 1 homme pour en sauver 10000"
Signature
Au soir du 13 juillet, des cris retentissent rue des Cordeliers. Simonne Evrard appelle au secours, elle vient de retrouver son mari, le député montagnard Jean
Bravo, ton article est un chef-d'oeuvre de professionnalisme !
Enquête journalistique - Mort de Marat
Mathilde Lamouroux
Created on July 5, 2024
Mêlant intrique historique et enquête journaliste, ce jeu à visée pédagogique vous plongera dans l'un des crimes les plus célèbres de l'histoire de France. Attention, inspiré de faits réels, il ne reprend pas exactement la réalité de l'histoire.
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enquête journalistique
Le meurtre de Marat
Commencer
Introduction
14 juillet 1793, vous êtes un jeune journaliste qui cherche à faire ses preuves dans le Paris de la Révolution quand vous apprenez que Jean-Paul Marat est mort assassiné. Qui a assassiné le député de la Convention ? Et surtout pourquoi ? Ecrire un article sur cette affaire est une vraie aubaine pour votre carrière.
La scène de crime
Grâce à vos contacts dans la garde nationale, vous parvenez à vous glisser sur la scène du crime. Le meurtre a eu lieu dans la chambre, au 30 rue des Cordeliers. Immobile dans un coin de la pièce, vous observez attentivement chaque détail. Il vous faudra être prudent, l'homme est célèbre et le crime sans nul doute politique. La neutralité et l'objectivité doivent être les seuls maitres de votre enquête.
Vous rentrez chez vous, il est temps de se poser et de réfléchir à la manière de procéder. Plusieurs pistes doivent être suivies. Laquelle choisir ?
L'homme politique
Les deux lettres
Son état de santé
Ses ennemis
Vous avez collecter tous les indices. Vous devez maintenant faire le point avant d'écrire votre article.
Les deux lettres
Alors que vous vous dirigez vers vos connaissances de la garde nationale, vous les trouvez en pleine discussion. Ils semblent ne pas vous voir. Vous leur faites signe et ils font mine de vous ignorer. Vous insistez un peu et leur demandez si vous pourriez avoir accès à une copie des lettres. Ils refusent. A moins que... vous acceptiez de leur rendre un petit service.
Si c'est le seul moyen...
Je n'ai pas le temps pour ça !
Les deux compères étaient postés dans la rue et ils n'ont pas vu la scène du crime. Avec les bribes d'éléments qu'ils ont réussis à piocher, ils ont élaboré une théorie, qu'ils sont heureux de partager à tout le monde. Pour eux, Marat est mort assassiné, étalé nu sur son tapis avec un message planté dans le coeur grâce à un couteau.
A regret mais conscients que votre posture est professionnelle, ils consentent à vous donner une copie des lettres, comme promis.
Du 13 juillet 1793. Marie anne Charlotte Corday au citoyen Marat. Il suffit que je sois bien malheureuse pour avoir droit à votre bienveillance
Vous donnerez cet assignat à cette mère de 5 enfants et dont le mari est mort pour la défense de la patrie.
Son état de santé
Il est temps d'aller interroger le médecin. Il y a trop d'élements étranges que seule la science peut expliquer. Le docteur Souberbielle est un proche de Robespierre, mais il reste l'un des meilleurs docteurs et chirurgiens de tout Paris, et surtout en temps que médecin de la gendarmerie, il est capable d'identifier sans difficulté l'arme du crime.
Vous entrez dans son bureau. Il est afféré et n'a pas le temps de vous recevoir. Cependant, il promet de répondre à vos questions si vous parvenez à le suivre et l'assister durant l'heure qui suit.
Ca ne doit pas être si compliqué.
Je repasserais quand il sera disponible
Alors que vous marchez dans les rues de Paris, le docteur pose mille et une questions. Il faut y répondre vite et correctement, Mr Souberbielle n'est pas connu pour sa patience...
00:20
00:15
00:10
00:05
Le docteur reconnait votre endurance. Il est prêt à répondre à vos questions.
L'arme du crime ?
Son état de santé ?
Sans aucun doute, un couteau. Le coup a été violent, il lui a transpercé le poumon droit ainsi que l'aorte et le coeur. Il est mort en quelques minutes.
Après examen du corps, j'ai conclu que Mr Marat souffrait d'une forme grave d'eczéma qui le forçait à prendre des bains de souffre pour limiter les ulcères.
L'homme politique
Médecin de formation, Marat était devenu un journaliste défendant l'idée de la Répuplique. Il n'était pas rare qu'on le surnomme "l'Ami du peuple", titre de son journal crée en 1789. Manquant de neutralité dans ses écrits, Jean-Paul Marat est avant tout un politique. Nommé député montagnard à la Convention en 1792, il défend avec ferveur, les valeurs démocratiques voulant donné encore plus de pouvoir au peuple. à l'inverse des Girondins qui cherchent une relative stabilité après le renversement du roi, Dans les rues, il n'est pas rare d'entendre que Marat incite le peuple à la violence à travers ses discours et ses écrits. Cela lui a sans nul doute vallu un bon nombre d'ennemis...
Pour connaitre ses opinions, il faudrait prendre le temps de relire certains des numéros de l'Ami du Peuple.
Un peu de lecture, ça ne peut pas faire de mal
Il y a plus urgent à faire.
Pour chaque extrait du journal L'Ami du Peuple écrit par Marat avec soin, il faut trouver la valeur, le principe défendu.
L’Assemblée nationale et les municipalités tiennent (...) leur existence du peuple ; elles sont établies par lui et pour lui. C’est donc à lui seul d’examiner si les mandataires remplissent l’objet de leur mission. (...)
La liberté d'expression
Pour organiser la machine politique de manière à faire triompher la justice et la liberté, il fallait mettre le pouvoir législatif dans la dépendance éternelle de la nation et l’isoler parfaitement du pouvoir exécutif. (...) Il fallait isoler totalement les pouvoirs judiciaires (...).
la démocratie
La liberté de tout dire n’a d’ennemis que ceux qui veulent se réserver la liberté de tout faire. Oui, je ne crains pas de l'assurer, il n’est point d’opinions dangereuses, point d’opinions incendiaires, tant qu’elles sont libres
La séparation des pouvoirs
Après une lecture attentive de ses écrits, vous arrivez à tirer quelques conclusions sur la personnalité de Marat.
Jean-Paul Marat est un homme animé par ses idées politiques. C'est un républicain convaincu mais qui ne semble pas être ouvert au dialogue et aux compromis.
Ses ennemis
Mais par où commencer ? Jean-Paul Marat a sans doute autant d'ennemis que d'amis, et parmi ses amis et partisans, il y en a sans doute certains qui seraient prêt à tout. D'autant plus, que Marat n'a pas sa plume dans l'encrier et dénonce à tour de bras les ennemis de la Révolution dans son journal, il n'a peur ni des représailles, ni des sanctions à son égard.
Cela peut prendre du temps, mais il faut établir une liste des ennemis et leur mobile.
Je n'ai pas le temps pour l'instant
Allons-y !
Après quelques recherches, vous arrivez à établir les fiches suivantes. Mais il faut de nouveau les compléter après que le vent ait tout fait voler.
Ennemi
Ami
Ennemi
Simonne Evrard
Maximillien de Robespierre
Marquis de la Fayette
Sans emploi
Député
Ancien ministre des Finances
Contre-révolutionnaire
Révolutionnaire montagnarde
Révolutionnaire montagnard
Révolutionnaire modérée
Ministre des finances jusqu'en septembre 1790, il démissionne suite à de forts désaccords avec l'Assemblée et aux dénonciations de Marat dans l'Ami du Peuple.
Montagnard tout comme Marat, il n'est pas forcément un ami proche mais partage avec lui l'idée que la Révolution doit aller encore plus loin, pour et par le Peuple.
Héros militaire suite à sa victoires aux Amériques, ce militaire devient chef de la garde nationale et député avant d'être accusé de royalisme par Marat.
Epouse de Marat et belle-soeur de son imprimeur, elle joue un rôle actif dans la publication de l'Ami du peuple, travaillant jour et nuit à la rédaction.
Jeune fille proche des idées des Lumières, la violence omniprésente de la Révolution française lui fait peur. Pour elle, Marat en est le principal instigateur.
Ennemi
Député
Epouse et collabaratrice
Révolutionnaire modéré
Ami
Charlotte Corday
Jacques Necker
Après avoir analyser les différents ennemis de Marat, vous parvenez à établir des mobiles pour trois d'entre-eux.
Marquis de La Fayette
Charlotte Corday
Jacques Necker
Il paraît que la dénonciation de Marat l'a contraint à quitter son poste de ministre des finances et qu'il vit maintenant en Suisse. La rancoeur, si rancoeur il y a, pourrait le pousser au crime et il aurait les moyens financiers de le faire.
Partisante républicaine, elle a la violence en horreur et elle ne supporte pas les excès des révolutionnaires. Pour elle, Jean-Paul Marat est l'incarnation ou du moins l'incitateur à cette violence. Le tuer pourrait mettre fin à tout cela.
La Fayette est un héros dans le Paris de la Révolution. Il se construit une image d'homme du peuple et les accusations de Marat lui nuise. C'est un militaire et un fin stratège qui gagnerait à se débarasser de Marat.
Les résultats l'enquête
Avant de rédiger l'article, il faut vous assurer que vous avez tous les éléments afin d'être au plus proche de la vérité et le plus neutre possible.
la rédaction de mon article
Maintenant que tout est clair, passons à la rédaction de l'article. Il faut faire vite pour que personne ne vole le scoop qui fera décoller votre carrière.
Maintenant, essayons de construire un article cohérent. Replacez les paragraphes dans le bon ordre.
Alors qu’il cherchait à soigner sa maladie de peau, Jean-Paul Marat a reçu la visite de Charlotte Corday, une jeune noble de Rouen qui cherchait à le voir depuis déjà trois jours. Cette dernière prétextait connaître un complot visant le député pour s’introduire auprès de lui. Au bout de quelques minutes seulement, Charlotte a sorti un couteau qu’elle a violemment planté dans le poumon droit de Marat. Ayant trans -
Qui a tué l'Ami du peuple ?
Alors que Charlotte Corday se fait arrêter par la garde nationale, la jeune femme justifie son meurtre en criant qu’il fallait « tuer un homme pour en sauver 10000 ». En effet, Mlle Corday, bien que catholique, est proche des idées des Lumières
Marat retrouvé mort dans sa baignoire le 14 juillet
- percé l’aorte et le cœur, la mort a été instantanée.
et elle a toujours défendu la cause de la Révolution ; mais pour elle, Marat attisait la haine et la violence. A ses yeux, la mort du député ramènerait le calme et ouvrirait le dialogue, indispensable pour la construction de la république.
"Tuer 1 homme pour en sauver 10000"
Signature
Au soir du 13 juillet, des cris retentissent rue des Cordeliers. Simonne Evrard appelle au secours, elle vient de retrouver son mari, le député montagnard Jean
Bravo, ton article est un chef-d'oeuvre de professionnalisme !