émoires
econde
uerre mondiale (3e)
- au féminin - de la
Année scolaire 2024-2025 - Mme GOBEROT (Histoire)
Et en Français ?
Ateliers en classe, conférence-lecture, spectacle et restitution des élèves sous forme d'exposition..
Et en Essonne ?
Des femmes engagées : Charlotte Delbo, Germaine Marineau, Mélinée Manouchian et Rose Valland
Portraits de Résistantes
Annuaire des fac-similés des cartes de combattantes volontaires de la Résistance
"Les femmes ? Dites vous bien que sans elles, la moitié de notre travail aurait été impossible." Colonel ROL-TANGUY, 31 août 1944
Les étapes du projet
Qui sont-elles ? Ont-elles été reconnues pour leur contribution à la Résistance ? Ont-elles été "invisibilisées" ?
Combien de résistantes ont été déportées ? Où ? Comment ont-elles résisté ou survécu à la déportation ?
Les femmes résistent à l'occupation allemande et au régime de Vichy
Les femmes résistent de différentes manières... à leurs risques et périls.
Les femmes résistent à l'univers concentrationnaire
Le poids de la Résistance féminine
Ressources
es étapes du projet
2) Atelier d'initiation à la recherche historique "Essonniennes engagées pendant la Seconde Guerre mondiale"
1) Travail sur l'univers concentrationnaire et le génocide juif
3) Spectacle "Charlotte Delbo, Je reviens de la vérité" de la compagnie Prospero Miranda
5) Rencontre avec des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation
4) Conférence-lecture "La résistance des femmes dans les camps", D. Brechemier et C. Cauchi
6) Exposition "Mémoires - au féminin - de la Seconde Guerre mondiale"
'univers concentrationnaire et le génocide juif
'univers concentrationnaire et le génocide juif
Et Lee Miller ?
'univers concentrationnaire et le génocide juif
Muse des plus grands artistes de son temps, Lee Miller incarne l’idéal féminin des années 1930. Pendant la guerre, elle se révèle être une reporter hors pair au moment de la libération des camps. Photographier l’ennemi semble libérateur pour cette femme meurtrie dont la vie et l’œuvre sont toujours intimement liés.
ssoniennes engagées pendant la Seconde Guerre mondiale
ssoniennes engagées pendant la Seconde Guerre mondiale
pectacle "Charlotte Delbo, Je reviens de la vérité" de la compagnie Prospero Miranda
Date : le vendredi 7 mars 2025 Lieu : Salle Decauville de la Ferme du Bois Briard d'Evry-Courcouronnes Classes : 3e BERLIOZ et 3e ROSSI
onférence-lecture "La résistance des femmes dans les camps" de D.BRECHEMIER et C.CAUCHI
Date : le lundi 10 mars 2025 Lieu : Auditorium de la Médiathèque Colette de Lisses Classes : 3e BERLIOZ et 3e ROSSI
encontre avec les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation : R. ROGOW, J-P. GUERIF, L. OLLIVIER
Date : le mardi 18 mars 2025 Lieu : Collège Paul Fort d'Evry-Courcouronnes Classes : 3e CHOPIN
Questionnaire
xposition "Mémoires - au féminin - de la Seconde Guerre mondiale
ortraits de résistantes
es résistantes en "A"...
ALBRECHT Berthy
AGNIEL Michèle
AUBRAC Lucie
ALIZON Simone
ALIZON Marie
ichèle
gniel
Travail d'Axel (3e ROSSI)
erthy
lbrecht
Travail d'Adebayo (3e ROSSI)
ucie
ubrac
Travail de Dounia (3e BERLIOZ)
arie
lizon
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
imone
lizon
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
es résistantes en "B"...
BANCIC Olga
BAKER Joséphine
BARATTE Yvonne
BENARIO-PRESTES Olga
BERSON Florentine
BAUER Anne-Marie
BRAUMSTEIN Nina
BORRAS Christiane
BOHEC Jeanne
BROSSOLETTE Gilberte
BRUNSCHVICG Cécile
oséphine
aker
Travail de Joël (3e BERLIOZ)
lga
ancic
Travail de Marwan (3e ROSSI)
vonne
aratte
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
nne-Marie
auer
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
lga
enario-Prestes
Travail de Belkacem (3e CHOPIN)
lorentine
erson
Travail de Carlos (3e BERLIOZ)
eanne
ohec
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
hristiane
orras
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
ina
raumstein
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
écile
runschvicg
Travail de Kayla (3e ROSSI)
es résistantes en "C"...
CASANOVA Danielle
CERNEAU Denise
CARLOTTI-LEVY Janine
CHOLLET Yvonne
CHALUT Annette
CHOMBART DE LAUWE Marie-José
CLARENCE Nicole
CLOAREC Marie-Louise
anine
arlotti-Lévy
Travail de Salimata (3e CHOPIN)
anielle
asanova
Travail de Kellan (3e ROSSI)
enise
erneau
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
nnette
halut
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
vonne
hollet
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
arie-José
hombart de Lauwe
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
icole
larence
Travail d'Ismaël (3e ROSSI)
arie-Louise
loarec
Travail de Nessan (3e BERLIOZ)
es résistantes en "D"...
DE GAULLE ANTHONIOZ Geneviève
DE JONGH Andrée
DE JOUVENEL Colette
DELBO Charlotte
DESRUMAUX Martha
DEL RIO BETTINI Angèle
DISSARD Marie-Louise
DE VASSELOT Odile
DIEBOLD MUTSCHLER Laure
DUMEIX Josette
eneviève
e Gaulle-Anthonioz
Travail de Vesim (3e CHOPIN)
ndrée
e Jongh
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
olette
e Jouvenel
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
ngèle
el Rio Bettini
Travail de Samuel (3e CHOPIN)
artha
esrumaux
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
dile
e Vasselot
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
arie-Louise
issard
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
aure
iebold Mutschler
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
osette
umeix
Travail d'Anisha (3e BERLIOZ)
es résistantes en "E"...
Aucune femme résistante n'est référencée.
es résistantes en "F"...
FOURCADE Marie-Madeleine
FLEURY Jacqueline
FRIANG Brigitte
acqueline
leury
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
arie-Madeleine
ourcade
Travail de Yousra (3e BERLIOZ)
rigitte
riang
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
es résistantes en "G"...
GIRARD Anise
GUY Marinette
GUILLEMOT Gisèle
nise
irard
Travail de Walid (3e BERLIOZ)
isèle
uillemot
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
arinette
uy
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
es résistantes en "H"...
Hackin Marie
HAMELIN France
HAUTVAL Adélaïde
HILTERMANN SOULOUMIAC Suzanne
HENRY Marcelle
arie
ackin
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
rance
amelin
Travail de Danil (3e ROSSI)
délaïde
autval
Travail de Kinsley (3e ROSSI)
arcelle
enry
Travail de Kélia (3e ROSSI)
uzanne
iltermann-Souloumiac
Travail d'Hiba (3e BERLIOZ)
es résistantes en "I"...
Aucune femme résistante n'est référencée.
es résistantes en "J"...
JOUENNE Irma
rma
ouenne
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
es résistantes en "K"...
KOHN Ariane
KERBAUL Odette
KRIEGEL Annie
dette
erbaul
Travail de Maya (3e ROSSI)
riane
ohn
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
nnie
riegel
Travail de Luna (3e ROSSI)
es résistantes en "L"...
LEMANISSIER Louise-Marie
LE PORT Simone
LEFAUCHEUX Marie-Hélène
LOUIN Pierrette
LUZET Isaure
LONDON Lise
arie-Hélène
efaucheux
Travail de Malia (3e CHOPIN)
ouise-Marie
emanissier
Travail de Sarra (3e CHOPIN)
imone
e Port
Travail d'Ayat (3e ROSSI)
ise
ondon
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
ierrette
ouin
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
saure
uzet
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
es résistantes en "M"...
MARIN CATHERINE Colette
MANOUCHIAN Mélinée
MARINEAU Germaine
MARLY Anna
MATHIEU Simmone
MAUREL Micheline
MICHEL-LEVY Simone
MERLE Andrée
MENOT Thérèse
MOREAU EVRARD Emilienne
MORU Marie-Louise
MERTZIZEN Suzanne
MOULIN Laure
olette
arin Catherine
Travail de Gédéon (3e BERLIOZ)
nna
arly
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
immone
athieu
Travail de Sohaïb (3e ROSSI)
icheline
aurel
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
hérèse
enot
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
ndrée
erle
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
imone
ichel-Lévy
Travail de Kounandi (3e CHOPIN)
uzanne
ertzizen
Travail de Kaoutar (3e BERLIOZ)
milienne
oreau Evrard
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
arie-Louise
oru
Travail de Mathieu (3e CHOPIN)
aure
oulin
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
es résistantes en "N"...
NADEL Charlotte
NIEDERKIRCHNER Käthe
NILES Odette
NISSIM-STEG Gilberte
NOCE Teresa
harlotte
adel
Travail de Owen (3e CHOPIN)
äthe
iederkirchner
Travail d'Amina (3e BERLIOZ)
dette
iles
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
ilberte
issim-Steg
Travail de Namissata (3e CHOPIN)
eresa
oce
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
es résistantes en "O"...
ODDON Yvonne
vonne
ddon
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
es résistantes en "P"...
PAUGAM Blanche
PASSOT Madeleine
PARDON Jacqueline
PEJOT Fance
PETIT Christiane
PERY D'ALAINCOURT Jacqueline
POSTEL-VINAY Anise
PROBST Gisèle
POLITZER Marie
PROBST Rose
acqueline
ardon
Travail de Mouhamed (3e ROSSI)
adeleine
assot
Travail de Soumeya (3e CHOPIN)
lanche
augam
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
lrance
ejot
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
hristiane
etit
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
acqueline
éry d'Alaincourt
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
arie
olitzer
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
nise
ostel-Vinay
Travail de Mehdi (3e BERLIOZ)
isèle
robst
Travail de Nabila (3e BERLIOZ)
ose
robst
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
es résistantes en "Q"...
Aucune femme résistante n'est référencée.
es résistantes en "R"...
RACINE Mila
RIFFAUD Madeleine
RIVET Elise
ROL-TANGUY Cécile
ROUGET Noëlla
ila
acine
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
adeleine
iffaud
Travail d'Inès (3e CHOPIN)
lise
ivet
Travail de Bradley (3e ROSSI)
écile
ol-Tanguy
Travail de Melvin (3e CHOPIN)
oëlla
ouget
Travail de Fayrouz (3e CHOPIN)
es résistantes en "S"...
SEGOUIN Simone
SELIGMANN Françoise
SCAMARONI Marie-Claire
SIVADON Jeanne
SKOBTSOVA Elisabeth
SOLOMON LANGEVIN Hélène
STUDLER Hélène
arie-Claire
camaroni
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
imone
egouin
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
rançoise
eligmann
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
lisabeth
kobtsova
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
eanne
ivadon
Travail de Mekky (3e CHOPIN)
élène
olomon Langevin
Travail de Lucie (3e CHOPIN)
élène
tudler
Travail de Narcisse (3e BERLIOZ)
es résistantes en "T"...
TERRE Hélène
TALET Marie
TILLION Germaine
arie
alet
Travail de Gloire (3e BERLIOZ)
élène
erré
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
ermaine
illion
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
es résistantes en "U"...
Aucune femme résistante n'est référencée.
es résistantes en "V"...
VAILLANT-COUTURIER Marie-Claude
VALLAND Rose
VARLIN Catherine
VERNAY Denise
VIANNAY Hélène
VIDAL Juliette
VOISIN Julia
arie-Claude
aillant-Couturier
Travail de Youma (3e BERLIOZ)
atherine
arlin
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
enise
ernay
Travail de Kyndia (3e BERLIOZ)
élène
iannay
Travail d'Alexia (3e ROSSI)
uliette
idal
Travail d'Edouard (3e BERLIOZ)
ulia
oisin
Travail de Lucas (3e CHOPIN)
es résistantes en "W"...
WAKE Nancy
WEISS Louise
ancy
ake
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
ouise
eiss
Travail d'Emeline (3e ROSSI)
es résistantes en "X"...
Aucune femme résistante n'est référencée.
es résistantes en "Y"...
Aucune femme résistante n'est référencée.
es résistantes en "Z"...
Aucune femme résistante n'est référencée.
t en Essonne ?
Rose Valland
Mélinée Manouchian
Germaine Marineau
Charlotte Delbo
arineau
ermaine
Travail de Léane (3e ROSSI)
anouchian
élinée
Travail de Yasser (3e BERLIOZ)
alland
ose
Travail d'Aya (3e BERLIOZ)
elbo
harlotte
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
e poids de la résistance féminine
Qui sont les résistantes ?
Ont-elles été reconnues à leur juste valeur ?
Peut-on parler d'une "invisibilisation" de leur contribution à la Résistance ?
ui sont les résistantes ?
Les résistantes françaises de la Seconde Guerre mondiale étaient des femmes issues de divers horizons sociaux, politiques et géographiques, unies par un engagement commun contre l'occupant nazi et le régime de Vichy. Elles étaient souvent jeunes, parfois adolescentes, et venaient de milieux variés : étudiantes, ouvrières, enseignantes, mères de famille ou militantes politiques. Par exemple, Madeleine Riffaud, née en 1924, était une journaliste engagée qui participa à des actions armées sous le pseudonyme « Rainer » et fut torturée sans jamais trahir ses camarades. Simone Segouin, quant à elle, était une jeune résistante de 18 ans en 1944, qui s'engagea dans la Résistance chartraine aux côtés de son futur compagnon. Leurs motivations étaient diverses : patriotisme, idéaux républicains, opposition au fascisme, solidarité humaine. Elles ont participé à des actions variées : diffusion de tracts, sabotage, renseignement, aide aux prisonniers évadés, soins aux blessés, et parfois, combat armé. Des figures comme Madeleine Riffaud ont pris part à des actions de sabotage, tandis que des réseaux tels que l'Orchestre rouge ont facilité l'évasion de prisonniers alliés. Malheureusement, beaucoup ont été arrêtées, déportées et ont souffert de la répression nazie. Le Convoi des 31 000, par exemple, a transporté des femmes résistantes vers les camps de concentration, dont très peu sont revenues. Cependant, leur courage n'a pas été oublié : des expositions, des mémoriaux et des ouvrages témoignent de leur héroïsme. En somme, les résistantes françaises étaient des femmes déterminées, courageuses et profondément engagées, qui ont contribué de manière significative à la libération de la France.
nt-elles été reconnues à leur juste valeur ?
Les résistantes françaises ont longtemps été sous-représentées dans la mémoire collective et les distinctions officielles, malgré leur engagement déterminant pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec moins de 10 % des médaillés de la Résistance et seulement six femmes parmi les 1 038 Compagnons de la Libération — dont quatre à titre posthume — leur reconnaissance a été tardive et inégale.
Cette invisibilisation s'explique par plusieurs facteurs : une valorisation moindre de leur rôle jugé « secondaire », une absence de propositions pour les distinctions, et une réticence à revendiquer leurs droits . Leurs actions, souvent discrètes et quotidiennes, ont été éclipsées par la figure du combattant masculin. Il a fallu attendre les années 1970 pour que des travaux historiques mettent en lumière leur contribution essentielle Depuis, des progrès ont été réalisés : des résistantes ont été honorées, des lieux publics ont été renommés en leur mémoire, et des expositions leur sont consacrées. L'entrée au Panthéon de Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Joséphine Baker symbolise cette reconnaissance officielle . Cependant, le chemin reste encore à parcourir pour une égalité mémorielle complète.
eut-on parler d'une "invisibilisation" de leur contribution à la Résistance ?
L'engagement des femmes dans la Résistance française a été largement invisibilisé, malgré leur rôle essentiel dans la lutte contre l'occupant nazi et le régime de Vichy. Bien qu'elles aient représenté environ 15 % des effectifs de la Résistance et des déportés politiques, leur contribution a été sous-estimée et souvent reléguée au second plan. Cette invisibilisation s'explique par plusieurs facteurs. D'une part, les activités des femmes étaient souvent discrètes et s'inscrivaient dans le prolongement de leurs attributions habituelles, ce qui les rendait moins visibles. D'autre part, la société de l'époque valorisait l'image traditionnelle de la femme au foyer, ce qui a contribué à minimiser leur engagement. Par ailleurs, les résistantes elles-mêmes n'ont pas toujours revendiqué leur rôle, préférant parfois rester dans l'ombre. Cette absence de reconnaissance a perduré après la guerre, avec une faible proportion de femmes parmi les médaillés de la Résistance et les Compagnons de la Libération. Il a fallu attendre plusieurs décennies pour que des travaux historiques mettent en lumière leur contribution essentielle. Ainsi, malgré leur engagement déterminant, les femmes de la Résistance ont longtemps été les grandes oubliées de l'histoire officielle.
es femmes résistent à l'occupation allemande et au régime de Vichy...
Aider les prisonniers et organiser des évasions
Mener des actions de sabotage
Prendre part à la presse clandestine
Appartenir à un réseau résistant
Rejoindre De Gaulle et militer pour la France Libre
Les risques pris et les dangers encourus
Tendre la main aux Juifs et Tsiganes
Prendre les armes
"Le mot Résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie AUBRAC
... ou pas !
rendre part à la presse clandestine...
Les femmes ont joué un rôle essentiel dans la presse clandestine durant la Seconde Guerre mondiale, contribuant activement à la diffusion de l'information et à la mobilisation de la population contre l'occupant nazi et le régime de Vichy. Elles ont participé à la rédaction, à l'impression, à la diffusion et à la distribution de nombreux journaux clandestins, souvent au péril de leur vie.
Parmi les résistantes engagées dans cette activité, on peut citer Madeleine Riffaud, qui, après avoir été torturée par la Gestapo, devint correspondante de guerre et écrivit pour des journaux tels que Ce Soir. Cécile Cerf, quant à elle, dirigea une imprimerie clandestine à Châtenay-Malabry, produisant des tracts et des journaux pour le Front national (Résistance) et les FTP-MOI. Ces femmes, parmi d'autres, ont non seulement participé à la production de la presse clandestine, mais ont également assuré sa diffusion, souvent en utilisant des réseaux de distribution complexes pour échapper à la surveillance de la police et de la Gestapo. La presse clandestine a servi de vecteur d'information, de propagande et de mobilisation, diffusant des nouvelles de la Résistance, des appels à l'action, des informations sur les activités de l'occupant et des messages de solidarité. Elle a permis de maintenir le moral de la population, de renforcer le sentiment d'unité nationale et de préparer le terrain pour les actions de libération.
Ainsi, les résistantes ont non seulement participé à la production de la presse clandestine, mais ont également joué un rôle clé dans sa diffusion et sa pérennité, contribuant de manière significative à l'effort de résistance durant la guerre.
ppartenir à un réseau résistant...
Les femmes ont joué un rôle fondamental dans les réseaux de la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale, souvent dans l'ombre mais avec un courage exceptionnel. Elles ont été agents de liaison, opératrices radio, passeuses, hébergeuses, secrétaires, infirmières ou encore responsables de réseaux entiers. Par exemple, Marie-Madeleine Fourcade a dirigé le réseau Alliance, l'un des plus importants de la Résistance, assurant la transmission d'informations cruciales aux alliés. Sous le pseudonyme « Hérisson », elle a coordonné des opérations de renseignement, contribuant à la libération de la France. Dans le Vercors, des femmes ont soigné les maquisards blessés, risquant leur vie pour apporter des soins dans des conditions extrêmes. Yvonne Cormeau, opératrice radio pour le réseau Wheelwright, a assuré des transmissions vitales pour les maquis du Sud-Ouest, souvent sous le feu ennemi. Des réseaux tels que l'Œuvre Sainte-Foy, fondé par Yvonne Baratte et Marie-Hélène Lefaucheux, ont joué un rôle essentiel en fournissant des colis aux prisonniers et en établissant des communications clandestines entre les détenus et l'extérieur. Ce réseau a également servi de couverture pour des activités de renseignement et de soutien aux familles des résistants arrêtés.
ener des actions de sabotage
Les femmes ont joué un rôle essentiel dans les actions de sabotage menées par la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale, souvent au péril de leur vie. Elles ont participé à des opérations visant à perturber les infrastructures ennemies, à détruire des équipements militaires et à ralentir les mouvements de troupes allemandes.
Parmi les figures emblématiques, Jeanne Bohec, surnommée « la plastiqueuse à bicyclette », a été parachutée en France en 1944. Elle a formé des équipes de saboteurs et organisé plusieurs opérations de sabotage en Bretagne, contribuant ainsi à ralentir l'avance allemande vers le front de Normandie. Renée Moreau, membre des FTP, a participé à des sabotages dans la région de Châtellerault. Elle a également diffusé des tracts, pris part à un journal clandestin et organisé une manifestation majeure, avant d'être arrêtée, torturée et déportée à Ravensbrück. Blanche Paugam, quant à elle, a mené des actions de sabotage à Boulogne-sur-Mer dès 1940. Elle a été arrêtée, condamnée à mort (peine commuée en travaux forcés) et déportée dans plusieurs camps, dont Ravensbrück, où elle est décédée. )
Ces actions de sabotage menées par les femmes de la Résistance ont été déterminantes pour affaiblir l'occupant et soutenir les efforts alliés. Malgré les risques encourus, leur engagement reste une part essentielle de l'histoire de la Résistance française.
ider les prisonniers et organiser des évasions
Les femmes ont joué un rôle crucial dans l'aide aux prisonniers et l'organisation d'évasions durant la Seconde Guerre mondiale, souvent au péril de leur vie. Elles ont agi au sein de réseaux clandestins, apportant soutien matériel, logistique et humain aux détenus et aux évadés.
Par exemple, l'Œuvre Sainte-Foy, fondée en 1942 par Yvonne Baratte et Marie-Hélène Lefaucheux, a fourni des colis aux prisonniers résistants des prisons franciliennes, tout en établissant un système de communication clandestin pour maintenir le lien avec l'extérieur. Paule Chaumat, membre de cette organisation, a contribué à la distribution de plus de 1 000 colis par mois en 1944, tout en soutenant moralement et financièrement les familles des déportés et des fusillés de la Résistance. En Alsace, le réseau Pur Sang, composé principalement de jeunes femmes issues des Guides de France, a facilité l'évasion de prisonniers de guerre français en leur fournissant des vêtements, de la nourriture et en les guidant à travers la frontière vers la zone libre. Ce réseau a permis le passage de 250 prisonniers évadés et d'une centaine de familles alsaciennes en fuite avant d'être démantelé par les Allemands en mars 1942. De même, Marie Gross, à Wissembourg, a caché et aidé une soixantaine de prisonniers de guerre français à s'évader, leur fournissant des cachettes, des vêtements et de la nourriture. Elle a agi avec son mari Paul, utilisant leur débit de tabac comme couverture pour leurs activités clandestines. Ces actions témoignent du courage et de l'engagement des femmes dans la Résistance, qui ont risqué leurs vies pour sauver celles des autres, contribuant ainsi de manière significative à l'effort de guerre et à la libération de la France.
endre la main aux Juifs et Tsiganes
Les femmes résistantes ont joué un rôle déterminant dans le sauvetage des Juifs et des Tziganes pendant la Seconde Guerre mondiale, souvent au péril de leur vie. Elles ont agi au sein de réseaux clandestins, apportant soutien matériel, logistique et humain aux détenus et aux évadés.
Par exemple, Pierrette Marcelle Poirier, surnommée « Cathy », a sauvé 238 enfants juifs et réfractaires au Service du travail obligatoire (STO) en les cachant dans des familles d'accueil. Elle a été reconnue Juste parmi les Nations en 1979 pour son action en faveur des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, particulièrement auprès d'une centaine d'enfants dont elle s'est occupée personnellement. Fanny Loinger, infirmière et résistante juive française, a sauvé 400 enfants juifs de la déportation. Elle a été responsable du Sud-Est dans le Réseau Garel, une organisation de sauvetage d'enfants juifs. Son engagement a été reconnu par l'attribution de son nom à un centre socio-éducatif à Créteil. Lucienne Clément de l'Épine, catholique française, a travaillé au sein de l'organisation clandestine dirigée par l'Organisation internationale des femmes sionistes (WIZO) de Paris entre 1942 et la Libération. Elle a sauvé des enfants juifs en les plaçant dans des familles d'accueil à la campagne. Elle a été reconnue Juste parmi les Nations en 1990 pour son action. Ces actions témoignent du courage et de l'engagement des femmes dans la Résistance, qui ont risqué leurs vies pour sauver celles des autres, contribuant ainsi de manière significative à l'effort de guerre et à la libération de la France.
endre les armes
Les femmes résistantes ont joué un rôle déterminant dans la lutte armée contre l'occupant nazi et le régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale. Elles ont non seulement participé à des actions de sabotage, de renseignement et de soutien logistique, mais ont également pris les armes pour défendre la liberté et l'indépendance de la France.
Simone Segouin, surnommée « Nicole Minet », est l'une des figures emblématiques de cette résistance féminine armée. Jeune Française de 19 ans, elle rejoint les FTP (Francs-tireurs et partisans) en 1944. Elle participe activement aux combats pour la libération de Paris, capturant des soldats allemands et attaquant des véhicules militaires nazis. Sa bravoure lui vaut la Croix de guerre. Une photo célèbre la montre brandissant le pistolet d'un soldat allemand capturé, symbolisant l'engagement des femmes dans la lutte armée. Madeleine Riffaud, surnommée « La Chatte », est une autre résistante qui a pris les armes. Membre des FTP, elle abat un officier allemand en plein jour sur le pont de Solférino à Paris le 23 juillet 1944, un acte audacieux qui témoigne de son engagement sans faille.
Hérodote
Cécile Rol-Tanguy, quant à elle, joue un rôle crucial dans l'insurrection parisienne d'août 1944. En tant qu'agent de liaison, elle transporte des messages et des armes, et rédige l'appel à l'insurrection des Parisiens, incitant à la lutte armée contre l'occupant.
Wikipédia, l'encyclopédie libre
Ces exemples illustrent l'engagement des femmes dans la résistance armée, souvent dans des conditions extrêmes et au péril de leur vie. Leurs actions ont été essentielles à la libération de la France et témoignent de leur courage et de leur détermination.
ejoindre De Gaulle et militer pour la France Libre
De nombreuses femmes ont rejoint la France Libre dès 1940, s'engageant activement aux côtés du général de Gaulle pour lutter contre l'occupant nazi et le régime de Vichy. Elles ont œuvré dans divers domaines, notamment les réseaux de renseignement, les opérations spéciales, les transmissions, le soutien logistique et l'aide aux populations persécutées.
Parmi ces résistantes, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, nièce du général, a rejoint les Forces françaises libres (FFL) après son arrestation et sa déportation à Ravensbrück. Elle a été décorée de la Légion d'honneur et a consacré sa vie à la défense des droits humains. Germaine Tillion, ethnologue et résistante, a également été déportée à Ravensbrück. Après la guerre, elle a œuvré pour la justice sociale et la mémoire de la Résistance. Les deux femmes ont été honorées en 2015 en entrant au Panthéon, aux côtés de Pierre Brossolette et Jean Zay . D'autres résistantes ont également joué un rôle essentiel. Marie-Madeleine Fourcade a dirigé le réseau Alliance, l'un des plus importants de la France Libre, assurant la transmission de renseignements cruciaux. Danielle Reddé, agent du Special Operations Executive (SOE), a été parachutée en France pour organiser des réseaux de résistance et transmettre des informations vitales. Suzanne Melk, alias « Lutschine », a dirigé le réseau Béarn dans les Vosges, réalisant des missions de renseignement et de sabotage . Colette Escoffier-Martini, quant à elle, a servi comme opératrice radio dans le corps féminin des transmissions, participant à des missions en Corse, en Italie et lors des débarquements en Provence . Éliane Brault, après son évasion d'une prison marseillaise, a rejoint les FFL, organisant des unités d'assistance médicale et participant à des opérations en Afrique du Nord et en Europe . Ces femmes, parmi tant d'autres, ont incarné le courage, la détermination et l'engagement au service de la liberté. Leurs actions ont été essentielles à la réussite de la France Libre et à la libération du pays.
es risques pris et les dangers encourus
Les femmes résistantes ont pris des risques considérables et ont enduré des sacrifices extrêmes pour lutter contre l'occupant nazi et le régime de Vichy. Moins suspectées que leurs homologues masculins, elles ont souvent échappé aux premières vagues d'arrestations, mais ont payé un lourd tribut à la répression : environ 9 000 d'entre elles furent déportées dans des camps de concentration, dont environ la moitié ne revint pas . Parmi ces femmes, certaines furent condamnées à mort. Olga Bancic, seule femme du groupe Manouchian, fut exécutée en Allemagne pour ne pas choquer l'opinion publique française . Simone Michel-Lévy, membre de la Confrérie Notre-Dame, fut arrêtée en 1943, torturée, déportée à Ravensbrück et condamnée à être pendue en avril 1945, dix jours avant la libération du camp . La déportation elle-même représentait un danger mortel. Gisèle Giraudeau, arrêtée en mai 1944, fut déportée à Ravensbrück puis à Zwodau en Tchécoslovaquie. Elle survécut à ces épreuves et reçut la Légion d'honneur en 1997 . D'autres, comme Marie Dubois, moururent dans les camps sans savoir que leurs proches avaient également été déportés . En plus des souffrances physiques, ces femmes ont subi des humiliations psychologiques. Dans les camps, elles ont été tondues, déshumanisées et privées de leurs identités. Pour résister à cette déshumanisation, certaines ont créé des objets artisanaux, des dessins ou des écrits, préservant ainsi une part de leur humanité .
u pas...
Pendant la Seconde Guerre mondiale, certaines femmes en France ont choisi de collaborer avec l'occupant nazi ou le régime de Vichy. Leurs motivations étaient diverses et complexes, allant de convictions idéologiques à des raisons personnelles ou pragmatiques.
Certaines femmes ont été attirées par les idéaux du régime de Vichy, notamment l'anti-républicanisme, l'anti-communisme et l'anti-sémitisme. Elles ont rejoint des mouvements comme la Légion française des combattants ou la Milice française, participant activement à la répression des résistants et des populations persécutées. Ces femmes étaient souvent issues de milieux conservateurs ou nationalistes.
D'autres ont collaboré par opportunisme ou par désir de pouvoir. Certaines ont occupé des postes dans l'administration de Vichy ou ont travaillé pour des entreprises collaborant avec l'occupant, obtenant ainsi des avantages matériels ou une position sociale privilégiée.
Il y avait également des femmes qui ont été séduites par les promesses d'une vie meilleure en Allemagne. Entre 1940 et 1944, environ 80 000 Françaises ont volontairement émigré en Allemagne pour y travailler, attirées par des salaires plus élevés et des conditions de vie apparemment plus favorables. Cependant, ces femmes ont souvent été confrontées à des conditions de travail difficiles et à des traitements dégradants, et ont été stigmatisées à leur retour en France .Après la Libération, ces femmes ont été jugées et punies pour leur collaboration. Certaines ont été condamnées à la déportation, à la prison ou à la tonte publique, une pratique symbolique de l'humiliation.
es femmes résistent à l'univers concentrationnaire...
Etat des lieux des femmes déportées
Dessiner et chanter la souffrance dans les camps
Témoigner pour la postérité à la Libération
tat des lieux des femmes déportées
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les femmes déportées depuis la France vers les camps nazis étaient issues de divers horizons sociaux, professionnels et géographiques. Leurs raisons de résistance étaient multiples, allant de l'engagement politique à la solidarité familiale. Elles étaient principalement actives professionnellement, notamment dans les professions médicales, sociales et éducatives, ce qui facilitait leur engagement dans la Résistance. Par exemple, des femmes comme Danielle Casanova, Maï Politzer et Adélaïde Hautval, toutes trois déportées dans le Convoi des 31 000, étaient respectivement dentiste, médecin et médecin-psychiatre. Gisèle Giraudeau, née Gisèle Fraud, était une résistante française qui a été déportée dans les camps de concentration de Ravensbrück et de Zwodau. Elle a survécu à ces épreuves et a consacré une grande partie de ses activités militantes au devoir de mémoire et aux témoignages devant la jeunesse. Elle est devenue présidente d'honneur des Amis de la Fondation pour la mémoire de la déportation en 1999.
Les femmes déportées étaient issues de différentes régions de France, avec une forte représentation des citadines, notamment de Paris, Marseille et Lyon. Elles venaient de milieux sociaux variés, allant des ouvrières aux intellectuelles, en passant par les commerçantes et les étudiantes. Par exemple, Suzanne Birnbaum, commerçante à Paris, a été déportée à Auschwitz, où elle a survécu et rédigé un récit autobiographique sur son expérience.
Leurs motivations étaient diverses : certaines étaient animées par des convictions politiques, notamment communistes ou syndicalistes, d'autres par un sens profond de la justice et de la solidarité humaine. Beaucoup ont été arrêtées pour avoir aidé des résistants, des aviateurs alliés ou des persécutés, ou pour avoir participé à des actions de sabotage ou de propagande.
Après la guerre, ces femmes ont souvent dû faire face à des difficultés pour se reconstruire. L'Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance (ADIR) a joué un rôle crucial en leur offrant un soutien social et en facilitant leur réinsertion dans la société.
essiner et chanter la souffrance dans les camps
Pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses femmes déportées ont utilisé l'art, le chant et le dessin comme moyens de résistance et de témoignage face aux horreurs des camps nazis. Ces créations ont non seulement servi à préserver leur humanité, mais ont également permis de documenter les atrocités vécues. À Ravensbrück, le principal camp de concentration pour femmes, des détenues telles que Jeannette L’Herminier ont réalisé des portraits de leurs compagnes de block, cherchant à les représenter dignement malgré les conditions extrêmes. Ces dessins, réalisés avec des moyens rudimentaires, témoignent de la volonté de conserver une part d'humanité dans un environnement déshumanisant. De même, Violette Rougier-Lecoq, infirmière au Revier (infirmerie), a esquissé des scènes de la vie quotidienne du camp, capturant la souffrance et la solidarité des détenues. Ses œuvres, réalisées en cachette, ont été publiées après la guerre sous le titre Témoignages : 36 dessins à la plume.La musique a également joué un rôle crucial dans la résistance morale. Germaine Tillion, ethnologue et résistante, a écrit en cachette une opérette intitulée Le Verfügbar aux Enfers, qui parodiait la vie des détenues sans affectation, les "Verfügbar". Les paroles, chantées sur des airs populaires, étaient destinées à apporter un moment de répit et de solidarité parmi les détenues. Ces chansons, souvent empreintes d'humour noir, ont été un moyen pour les femmes de préserver leur dignité et de résister psychologiquement à l'oppression. Ces témoignages artistiques, qu'ils soient visuels ou musicaux, illustrent la résilience des femmes déportées. Elles ont su, malgré l'horreur, utiliser la création comme un acte de résistance, un moyen de survie et un outil de mémoire pour les générations futures.
émoigner pour la postérité à la Libération
À la Libération, de nombreuses femmes déportées ont témoigné de leur expérience dans les camps nazis, offrant des récits poignants de résistance, de souffrance et de résilience.
Parmi elles, Charlotte Delbo, militante communiste et résistante, a été arrêtée en 1942 et déportée à Auschwitz en janvier 1943. Parmi les 230 femmes du convoi, seules 49 ont survécu. Après la guerre, Delbo a écrit Auschwitz et après, une trilogie composée de Aucun de nous ne reviendra (1965), Une connaissance inutile (1970) et Mesure de nos jours (1971). Ces ouvrages, rédigés à partir de ses souvenirs consignés sur un cahier d'écolier, témoignent de la brutalité du régime nazi et de la solidarité entre les déportées . Renée Metté, philosophe et résistante, a été déportée à Ravensbrück en 1944. Après sa libération, elle a rédigé un témoignage collectif avec quatorze codétenues, dont Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz, publié fin 1946. Ce document décrit les conditions de survie et de résistance dans le Kommando industriel Holleischen, où elles étaient affectées à la fabrication de munitions anti-aériennes . Francine Christophe, déportée à Bergen-Belsen à l'âge de 9 ans, a écrit Une petite fille privilégiée (1996), un récit autobiographique de son enfance dans les camps. Elle a également publié Après les camps la vie (2002) et Souvenirs en marge (2002), partageant ses expériences et ses réflexions sur la déportation et ses conséquences . Ces témoignages, parmi d'autres, ont été essentiels pour préserver la mémoire de la déportation et sensibiliser les générations futures aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Ils illustrent la diversité des parcours des femmes déportées et leur rôle crucial dans la transmission de l'histoire.
Mme GOBEROT
Au CDI
essources
Books by Chimamanda Ngozi
We Should All Be Feminists (2015) Purple Hibiscus (2017) The danger of a single story (2018) Notes on Grief (2021)
"Mémoires - au féminin - de la SGM"
ogoberot
Created on June 30, 2024
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émoires
econde
uerre mondiale (3e)
- au féminin - de la
Année scolaire 2024-2025 - Mme GOBEROT (Histoire)
Et en Français ?
Ateliers en classe, conférence-lecture, spectacle et restitution des élèves sous forme d'exposition..
Et en Essonne ?
Des femmes engagées : Charlotte Delbo, Germaine Marineau, Mélinée Manouchian et Rose Valland
Portraits de Résistantes
Annuaire des fac-similés des cartes de combattantes volontaires de la Résistance
"Les femmes ? Dites vous bien que sans elles, la moitié de notre travail aurait été impossible." Colonel ROL-TANGUY, 31 août 1944
Les étapes du projet
Qui sont-elles ? Ont-elles été reconnues pour leur contribution à la Résistance ? Ont-elles été "invisibilisées" ?
Combien de résistantes ont été déportées ? Où ? Comment ont-elles résisté ou survécu à la déportation ?
Les femmes résistent à l'occupation allemande et au régime de Vichy
Les femmes résistent de différentes manières... à leurs risques et périls.
Les femmes résistent à l'univers concentrationnaire
Le poids de la Résistance féminine
Ressources
es étapes du projet
2) Atelier d'initiation à la recherche historique "Essonniennes engagées pendant la Seconde Guerre mondiale"
1) Travail sur l'univers concentrationnaire et le génocide juif
3) Spectacle "Charlotte Delbo, Je reviens de la vérité" de la compagnie Prospero Miranda
5) Rencontre avec des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation
4) Conférence-lecture "La résistance des femmes dans les camps", D. Brechemier et C. Cauchi
6) Exposition "Mémoires - au féminin - de la Seconde Guerre mondiale"
'univers concentrationnaire et le génocide juif
'univers concentrationnaire et le génocide juif
Et Lee Miller ?
'univers concentrationnaire et le génocide juif
Muse des plus grands artistes de son temps, Lee Miller incarne l’idéal féminin des années 1930. Pendant la guerre, elle se révèle être une reporter hors pair au moment de la libération des camps. Photographier l’ennemi semble libérateur pour cette femme meurtrie dont la vie et l’œuvre sont toujours intimement liés.
ssoniennes engagées pendant la Seconde Guerre mondiale
ssoniennes engagées pendant la Seconde Guerre mondiale
pectacle "Charlotte Delbo, Je reviens de la vérité" de la compagnie Prospero Miranda
Date : le vendredi 7 mars 2025 Lieu : Salle Decauville de la Ferme du Bois Briard d'Evry-Courcouronnes Classes : 3e BERLIOZ et 3e ROSSI
onférence-lecture "La résistance des femmes dans les camps" de D.BRECHEMIER et C.CAUCHI
Date : le lundi 10 mars 2025 Lieu : Auditorium de la Médiathèque Colette de Lisses Classes : 3e BERLIOZ et 3e ROSSI
encontre avec les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation : R. ROGOW, J-P. GUERIF, L. OLLIVIER
Date : le mardi 18 mars 2025 Lieu : Collège Paul Fort d'Evry-Courcouronnes Classes : 3e CHOPIN
Questionnaire
xposition "Mémoires - au féminin - de la Seconde Guerre mondiale
ortraits de résistantes
es résistantes en "A"...
ALBRECHT Berthy
AGNIEL Michèle
AUBRAC Lucie
ALIZON Simone
ALIZON Marie
ichèle
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Travail d'Axel (3e ROSSI)
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Travail d'Adebayo (3e ROSSI)
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BANCIC Olga
BAKER Joséphine
BARATTE Yvonne
BENARIO-PRESTES Olga
BERSON Florentine
BAUER Anne-Marie
BRAUMSTEIN Nina
BORRAS Christiane
BOHEC Jeanne
BROSSOLETTE Gilberte
BRUNSCHVICG Cécile
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Travail de Joël (3e BERLIOZ)
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Travail de Marwan (3e ROSSI)
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Travail de Carlos (3e BERLIOZ)
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Travail de Kayla (3e ROSSI)
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CASANOVA Danielle
CERNEAU Denise
CARLOTTI-LEVY Janine
CHOLLET Yvonne
CHALUT Annette
CHOMBART DE LAUWE Marie-José
CLARENCE Nicole
CLOAREC Marie-Louise
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Travail de Salimata (3e CHOPIN)
anielle
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Travail de Kellan (3e ROSSI)
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Travail d'Ismaël (3e ROSSI)
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Travail de Nessan (3e BERLIOZ)
es résistantes en "D"...
DE GAULLE ANTHONIOZ Geneviève
DE JONGH Andrée
DE JOUVENEL Colette
DELBO Charlotte
DESRUMAUX Martha
DEL RIO BETTINI Angèle
DISSARD Marie-Louise
DE VASSELOT Odile
DIEBOLD MUTSCHLER Laure
DUMEIX Josette
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e Gaulle-Anthonioz
Travail de Vesim (3e CHOPIN)
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Travail de Samuel (3e CHOPIN)
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Travail d'Anisha (3e BERLIOZ)
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FOURCADE Marie-Madeleine
FLEURY Jacqueline
FRIANG Brigitte
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Travail de Yousra (3e BERLIOZ)
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GIRARD Anise
GUY Marinette
GUILLEMOT Gisèle
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Travail de Walid (3e BERLIOZ)
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Hackin Marie
HAMELIN France
HAUTVAL Adélaïde
HILTERMANN SOULOUMIAC Suzanne
HENRY Marcelle
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Travail de Danil (3e ROSSI)
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Travail de Kinsley (3e ROSSI)
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Travail de Kélia (3e ROSSI)
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Travail d'Hiba (3e BERLIOZ)
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JOUENNE Irma
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KOHN Ariane
KERBAUL Odette
KRIEGEL Annie
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Travail de Maya (3e ROSSI)
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Travail de Luna (3e ROSSI)
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LEMANISSIER Louise-Marie
LE PORT Simone
LEFAUCHEUX Marie-Hélène
LOUIN Pierrette
LUZET Isaure
LONDON Lise
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Travail de Malia (3e CHOPIN)
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Travail de Sarra (3e CHOPIN)
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Travail d'Ayat (3e ROSSI)
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MARIN CATHERINE Colette
MANOUCHIAN Mélinée
MARINEAU Germaine
MARLY Anna
MATHIEU Simmone
MAUREL Micheline
MICHEL-LEVY Simone
MERLE Andrée
MENOT Thérèse
MOREAU EVRARD Emilienne
MORU Marie-Louise
MERTZIZEN Suzanne
MOULIN Laure
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Travail de Gédéon (3e BERLIOZ)
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Travail de Sohaïb (3e ROSSI)
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Travail de Kounandi (3e CHOPIN)
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Travail de Kaoutar (3e BERLIOZ)
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oreau Evrard
Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
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Travail de Mathieu (3e CHOPIN)
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Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
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NADEL Charlotte
NIEDERKIRCHNER Käthe
NILES Odette
NISSIM-STEG Gilberte
NOCE Teresa
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Travail de Owen (3e CHOPIN)
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Travail d'Amina (3e BERLIOZ)
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Travail de Namissata (3e CHOPIN)
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ODDON Yvonne
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es résistantes en "P"...
PAUGAM Blanche
PASSOT Madeleine
PARDON Jacqueline
PEJOT Fance
PETIT Christiane
PERY D'ALAINCOURT Jacqueline
POSTEL-VINAY Anise
PROBST Gisèle
POLITZER Marie
PROBST Rose
acqueline
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Travail de Mouhamed (3e ROSSI)
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Travail de Soumeya (3e CHOPIN)
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Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
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Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
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Travail de Mehdi (3e BERLIOZ)
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Travail de Nabila (3e BERLIOZ)
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Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
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Aucune femme résistante n'est référencée.
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RACINE Mila
RIFFAUD Madeleine
RIVET Elise
ROL-TANGUY Cécile
ROUGET Noëlla
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Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
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Travail d'Inès (3e CHOPIN)
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Travail de Bradley (3e ROSSI)
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Travail de Melvin (3e CHOPIN)
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Travail de Fayrouz (3e CHOPIN)
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SEGOUIN Simone
SELIGMANN Françoise
SCAMARONI Marie-Claire
SIVADON Jeanne
SKOBTSOVA Elisabeth
SOLOMON LANGEVIN Hélène
STUDLER Hélène
arie-Claire
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Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
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rançoise
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Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
lisabeth
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Travail de Mekky (3e CHOPIN)
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Travail de Lucie (3e CHOPIN)
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Travail de Narcisse (3e BERLIOZ)
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TERRE Hélène
TALET Marie
TILLION Germaine
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Travail de Gloire (3e BERLIOZ)
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Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
ermaine
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Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
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Aucune femme résistante n'est référencée.
es résistantes en "V"...
VAILLANT-COUTURIER Marie-Claude
VALLAND Rose
VARLIN Catherine
VERNAY Denise
VIANNAY Hélène
VIDAL Juliette
VOISIN Julia
arie-Claude
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Travail de Youma (3e BERLIOZ)
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Travail de Kyndia (3e BERLIOZ)
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Travail d'Alexia (3e ROSSI)
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Travail d'Edouard (3e BERLIOZ)
ulia
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Travail de Lucas (3e CHOPIN)
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WAKE Nancy
WEISS Louise
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Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
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Travail d'Emeline (3e ROSSI)
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Aucune femme résistante n'est référencée.
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Aucune femme résistante n'est référencée.
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Aucune femme résistante n'est référencée.
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Rose Valland
Mélinée Manouchian
Germaine Marineau
Charlotte Delbo
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Travail de Léane (3e ROSSI)
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Travail de Yasser (3e BERLIOZ)
alland
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Travail d'Aya (3e BERLIOZ)
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Cette résistante n'a pas été piochée lors du tirage au sort.
e poids de la résistance féminine
Qui sont les résistantes ?
Ont-elles été reconnues à leur juste valeur ?
Peut-on parler d'une "invisibilisation" de leur contribution à la Résistance ?
ui sont les résistantes ?
Les résistantes françaises de la Seconde Guerre mondiale étaient des femmes issues de divers horizons sociaux, politiques et géographiques, unies par un engagement commun contre l'occupant nazi et le régime de Vichy. Elles étaient souvent jeunes, parfois adolescentes, et venaient de milieux variés : étudiantes, ouvrières, enseignantes, mères de famille ou militantes politiques. Par exemple, Madeleine Riffaud, née en 1924, était une journaliste engagée qui participa à des actions armées sous le pseudonyme « Rainer » et fut torturée sans jamais trahir ses camarades. Simone Segouin, quant à elle, était une jeune résistante de 18 ans en 1944, qui s'engagea dans la Résistance chartraine aux côtés de son futur compagnon. Leurs motivations étaient diverses : patriotisme, idéaux républicains, opposition au fascisme, solidarité humaine. Elles ont participé à des actions variées : diffusion de tracts, sabotage, renseignement, aide aux prisonniers évadés, soins aux blessés, et parfois, combat armé. Des figures comme Madeleine Riffaud ont pris part à des actions de sabotage, tandis que des réseaux tels que l'Orchestre rouge ont facilité l'évasion de prisonniers alliés. Malheureusement, beaucoup ont été arrêtées, déportées et ont souffert de la répression nazie. Le Convoi des 31 000, par exemple, a transporté des femmes résistantes vers les camps de concentration, dont très peu sont revenues. Cependant, leur courage n'a pas été oublié : des expositions, des mémoriaux et des ouvrages témoignent de leur héroïsme. En somme, les résistantes françaises étaient des femmes déterminées, courageuses et profondément engagées, qui ont contribué de manière significative à la libération de la France.
nt-elles été reconnues à leur juste valeur ?
Les résistantes françaises ont longtemps été sous-représentées dans la mémoire collective et les distinctions officielles, malgré leur engagement déterminant pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec moins de 10 % des médaillés de la Résistance et seulement six femmes parmi les 1 038 Compagnons de la Libération — dont quatre à titre posthume — leur reconnaissance a été tardive et inégale. Cette invisibilisation s'explique par plusieurs facteurs : une valorisation moindre de leur rôle jugé « secondaire », une absence de propositions pour les distinctions, et une réticence à revendiquer leurs droits . Leurs actions, souvent discrètes et quotidiennes, ont été éclipsées par la figure du combattant masculin. Il a fallu attendre les années 1970 pour que des travaux historiques mettent en lumière leur contribution essentielle Depuis, des progrès ont été réalisés : des résistantes ont été honorées, des lieux publics ont été renommés en leur mémoire, et des expositions leur sont consacrées. L'entrée au Panthéon de Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Joséphine Baker symbolise cette reconnaissance officielle . Cependant, le chemin reste encore à parcourir pour une égalité mémorielle complète.
eut-on parler d'une "invisibilisation" de leur contribution à la Résistance ?
L'engagement des femmes dans la Résistance française a été largement invisibilisé, malgré leur rôle essentiel dans la lutte contre l'occupant nazi et le régime de Vichy. Bien qu'elles aient représenté environ 15 % des effectifs de la Résistance et des déportés politiques, leur contribution a été sous-estimée et souvent reléguée au second plan. Cette invisibilisation s'explique par plusieurs facteurs. D'une part, les activités des femmes étaient souvent discrètes et s'inscrivaient dans le prolongement de leurs attributions habituelles, ce qui les rendait moins visibles. D'autre part, la société de l'époque valorisait l'image traditionnelle de la femme au foyer, ce qui a contribué à minimiser leur engagement. Par ailleurs, les résistantes elles-mêmes n'ont pas toujours revendiqué leur rôle, préférant parfois rester dans l'ombre. Cette absence de reconnaissance a perduré après la guerre, avec une faible proportion de femmes parmi les médaillés de la Résistance et les Compagnons de la Libération. Il a fallu attendre plusieurs décennies pour que des travaux historiques mettent en lumière leur contribution essentielle. Ainsi, malgré leur engagement déterminant, les femmes de la Résistance ont longtemps été les grandes oubliées de l'histoire officielle.
es femmes résistent à l'occupation allemande et au régime de Vichy...
Aider les prisonniers et organiser des évasions
Mener des actions de sabotage
Prendre part à la presse clandestine
Appartenir à un réseau résistant
Rejoindre De Gaulle et militer pour la France Libre
Les risques pris et les dangers encourus
Tendre la main aux Juifs et Tsiganes
Prendre les armes
"Le mot Résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie AUBRAC
... ou pas !
rendre part à la presse clandestine...
Les femmes ont joué un rôle essentiel dans la presse clandestine durant la Seconde Guerre mondiale, contribuant activement à la diffusion de l'information et à la mobilisation de la population contre l'occupant nazi et le régime de Vichy. Elles ont participé à la rédaction, à l'impression, à la diffusion et à la distribution de nombreux journaux clandestins, souvent au péril de leur vie. Parmi les résistantes engagées dans cette activité, on peut citer Madeleine Riffaud, qui, après avoir été torturée par la Gestapo, devint correspondante de guerre et écrivit pour des journaux tels que Ce Soir. Cécile Cerf, quant à elle, dirigea une imprimerie clandestine à Châtenay-Malabry, produisant des tracts et des journaux pour le Front national (Résistance) et les FTP-MOI. Ces femmes, parmi d'autres, ont non seulement participé à la production de la presse clandestine, mais ont également assuré sa diffusion, souvent en utilisant des réseaux de distribution complexes pour échapper à la surveillance de la police et de la Gestapo. La presse clandestine a servi de vecteur d'information, de propagande et de mobilisation, diffusant des nouvelles de la Résistance, des appels à l'action, des informations sur les activités de l'occupant et des messages de solidarité. Elle a permis de maintenir le moral de la population, de renforcer le sentiment d'unité nationale et de préparer le terrain pour les actions de libération. Ainsi, les résistantes ont non seulement participé à la production de la presse clandestine, mais ont également joué un rôle clé dans sa diffusion et sa pérennité, contribuant de manière significative à l'effort de résistance durant la guerre.
ppartenir à un réseau résistant...
Les femmes ont joué un rôle fondamental dans les réseaux de la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale, souvent dans l'ombre mais avec un courage exceptionnel. Elles ont été agents de liaison, opératrices radio, passeuses, hébergeuses, secrétaires, infirmières ou encore responsables de réseaux entiers. Par exemple, Marie-Madeleine Fourcade a dirigé le réseau Alliance, l'un des plus importants de la Résistance, assurant la transmission d'informations cruciales aux alliés. Sous le pseudonyme « Hérisson », elle a coordonné des opérations de renseignement, contribuant à la libération de la France. Dans le Vercors, des femmes ont soigné les maquisards blessés, risquant leur vie pour apporter des soins dans des conditions extrêmes. Yvonne Cormeau, opératrice radio pour le réseau Wheelwright, a assuré des transmissions vitales pour les maquis du Sud-Ouest, souvent sous le feu ennemi. Des réseaux tels que l'Œuvre Sainte-Foy, fondé par Yvonne Baratte et Marie-Hélène Lefaucheux, ont joué un rôle essentiel en fournissant des colis aux prisonniers et en établissant des communications clandestines entre les détenus et l'extérieur. Ce réseau a également servi de couverture pour des activités de renseignement et de soutien aux familles des résistants arrêtés.
ener des actions de sabotage
Les femmes ont joué un rôle essentiel dans les actions de sabotage menées par la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale, souvent au péril de leur vie. Elles ont participé à des opérations visant à perturber les infrastructures ennemies, à détruire des équipements militaires et à ralentir les mouvements de troupes allemandes. Parmi les figures emblématiques, Jeanne Bohec, surnommée « la plastiqueuse à bicyclette », a été parachutée en France en 1944. Elle a formé des équipes de saboteurs et organisé plusieurs opérations de sabotage en Bretagne, contribuant ainsi à ralentir l'avance allemande vers le front de Normandie. Renée Moreau, membre des FTP, a participé à des sabotages dans la région de Châtellerault. Elle a également diffusé des tracts, pris part à un journal clandestin et organisé une manifestation majeure, avant d'être arrêtée, torturée et déportée à Ravensbrück. Blanche Paugam, quant à elle, a mené des actions de sabotage à Boulogne-sur-Mer dès 1940. Elle a été arrêtée, condamnée à mort (peine commuée en travaux forcés) et déportée dans plusieurs camps, dont Ravensbrück, où elle est décédée. ) Ces actions de sabotage menées par les femmes de la Résistance ont été déterminantes pour affaiblir l'occupant et soutenir les efforts alliés. Malgré les risques encourus, leur engagement reste une part essentielle de l'histoire de la Résistance française.
ider les prisonniers et organiser des évasions
Les femmes ont joué un rôle crucial dans l'aide aux prisonniers et l'organisation d'évasions durant la Seconde Guerre mondiale, souvent au péril de leur vie. Elles ont agi au sein de réseaux clandestins, apportant soutien matériel, logistique et humain aux détenus et aux évadés. Par exemple, l'Œuvre Sainte-Foy, fondée en 1942 par Yvonne Baratte et Marie-Hélène Lefaucheux, a fourni des colis aux prisonniers résistants des prisons franciliennes, tout en établissant un système de communication clandestin pour maintenir le lien avec l'extérieur. Paule Chaumat, membre de cette organisation, a contribué à la distribution de plus de 1 000 colis par mois en 1944, tout en soutenant moralement et financièrement les familles des déportés et des fusillés de la Résistance. En Alsace, le réseau Pur Sang, composé principalement de jeunes femmes issues des Guides de France, a facilité l'évasion de prisonniers de guerre français en leur fournissant des vêtements, de la nourriture et en les guidant à travers la frontière vers la zone libre. Ce réseau a permis le passage de 250 prisonniers évadés et d'une centaine de familles alsaciennes en fuite avant d'être démantelé par les Allemands en mars 1942. De même, Marie Gross, à Wissembourg, a caché et aidé une soixantaine de prisonniers de guerre français à s'évader, leur fournissant des cachettes, des vêtements et de la nourriture. Elle a agi avec son mari Paul, utilisant leur débit de tabac comme couverture pour leurs activités clandestines. Ces actions témoignent du courage et de l'engagement des femmes dans la Résistance, qui ont risqué leurs vies pour sauver celles des autres, contribuant ainsi de manière significative à l'effort de guerre et à la libération de la France.
endre la main aux Juifs et Tsiganes
Les femmes résistantes ont joué un rôle déterminant dans le sauvetage des Juifs et des Tziganes pendant la Seconde Guerre mondiale, souvent au péril de leur vie. Elles ont agi au sein de réseaux clandestins, apportant soutien matériel, logistique et humain aux détenus et aux évadés. Par exemple, Pierrette Marcelle Poirier, surnommée « Cathy », a sauvé 238 enfants juifs et réfractaires au Service du travail obligatoire (STO) en les cachant dans des familles d'accueil. Elle a été reconnue Juste parmi les Nations en 1979 pour son action en faveur des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, particulièrement auprès d'une centaine d'enfants dont elle s'est occupée personnellement. Fanny Loinger, infirmière et résistante juive française, a sauvé 400 enfants juifs de la déportation. Elle a été responsable du Sud-Est dans le Réseau Garel, une organisation de sauvetage d'enfants juifs. Son engagement a été reconnu par l'attribution de son nom à un centre socio-éducatif à Créteil. Lucienne Clément de l'Épine, catholique française, a travaillé au sein de l'organisation clandestine dirigée par l'Organisation internationale des femmes sionistes (WIZO) de Paris entre 1942 et la Libération. Elle a sauvé des enfants juifs en les plaçant dans des familles d'accueil à la campagne. Elle a été reconnue Juste parmi les Nations en 1990 pour son action. Ces actions témoignent du courage et de l'engagement des femmes dans la Résistance, qui ont risqué leurs vies pour sauver celles des autres, contribuant ainsi de manière significative à l'effort de guerre et à la libération de la France.
endre les armes
Les femmes résistantes ont joué un rôle déterminant dans la lutte armée contre l'occupant nazi et le régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale. Elles ont non seulement participé à des actions de sabotage, de renseignement et de soutien logistique, mais ont également pris les armes pour défendre la liberté et l'indépendance de la France. Simone Segouin, surnommée « Nicole Minet », est l'une des figures emblématiques de cette résistance féminine armée. Jeune Française de 19 ans, elle rejoint les FTP (Francs-tireurs et partisans) en 1944. Elle participe activement aux combats pour la libération de Paris, capturant des soldats allemands et attaquant des véhicules militaires nazis. Sa bravoure lui vaut la Croix de guerre. Une photo célèbre la montre brandissant le pistolet d'un soldat allemand capturé, symbolisant l'engagement des femmes dans la lutte armée. Madeleine Riffaud, surnommée « La Chatte », est une autre résistante qui a pris les armes. Membre des FTP, elle abat un officier allemand en plein jour sur le pont de Solférino à Paris le 23 juillet 1944, un acte audacieux qui témoigne de son engagement sans faille. Hérodote Cécile Rol-Tanguy, quant à elle, joue un rôle crucial dans l'insurrection parisienne d'août 1944. En tant qu'agent de liaison, elle transporte des messages et des armes, et rédige l'appel à l'insurrection des Parisiens, incitant à la lutte armée contre l'occupant. Wikipédia, l'encyclopédie libre Ces exemples illustrent l'engagement des femmes dans la résistance armée, souvent dans des conditions extrêmes et au péril de leur vie. Leurs actions ont été essentielles à la libération de la France et témoignent de leur courage et de leur détermination.
ejoindre De Gaulle et militer pour la France Libre
De nombreuses femmes ont rejoint la France Libre dès 1940, s'engageant activement aux côtés du général de Gaulle pour lutter contre l'occupant nazi et le régime de Vichy. Elles ont œuvré dans divers domaines, notamment les réseaux de renseignement, les opérations spéciales, les transmissions, le soutien logistique et l'aide aux populations persécutées. Parmi ces résistantes, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, nièce du général, a rejoint les Forces françaises libres (FFL) après son arrestation et sa déportation à Ravensbrück. Elle a été décorée de la Légion d'honneur et a consacré sa vie à la défense des droits humains. Germaine Tillion, ethnologue et résistante, a également été déportée à Ravensbrück. Après la guerre, elle a œuvré pour la justice sociale et la mémoire de la Résistance. Les deux femmes ont été honorées en 2015 en entrant au Panthéon, aux côtés de Pierre Brossolette et Jean Zay . D'autres résistantes ont également joué un rôle essentiel. Marie-Madeleine Fourcade a dirigé le réseau Alliance, l'un des plus importants de la France Libre, assurant la transmission de renseignements cruciaux. Danielle Reddé, agent du Special Operations Executive (SOE), a été parachutée en France pour organiser des réseaux de résistance et transmettre des informations vitales. Suzanne Melk, alias « Lutschine », a dirigé le réseau Béarn dans les Vosges, réalisant des missions de renseignement et de sabotage . Colette Escoffier-Martini, quant à elle, a servi comme opératrice radio dans le corps féminin des transmissions, participant à des missions en Corse, en Italie et lors des débarquements en Provence . Éliane Brault, après son évasion d'une prison marseillaise, a rejoint les FFL, organisant des unités d'assistance médicale et participant à des opérations en Afrique du Nord et en Europe . Ces femmes, parmi tant d'autres, ont incarné le courage, la détermination et l'engagement au service de la liberté. Leurs actions ont été essentielles à la réussite de la France Libre et à la libération du pays.
es risques pris et les dangers encourus
Les femmes résistantes ont pris des risques considérables et ont enduré des sacrifices extrêmes pour lutter contre l'occupant nazi et le régime de Vichy. Moins suspectées que leurs homologues masculins, elles ont souvent échappé aux premières vagues d'arrestations, mais ont payé un lourd tribut à la répression : environ 9 000 d'entre elles furent déportées dans des camps de concentration, dont environ la moitié ne revint pas . Parmi ces femmes, certaines furent condamnées à mort. Olga Bancic, seule femme du groupe Manouchian, fut exécutée en Allemagne pour ne pas choquer l'opinion publique française . Simone Michel-Lévy, membre de la Confrérie Notre-Dame, fut arrêtée en 1943, torturée, déportée à Ravensbrück et condamnée à être pendue en avril 1945, dix jours avant la libération du camp . La déportation elle-même représentait un danger mortel. Gisèle Giraudeau, arrêtée en mai 1944, fut déportée à Ravensbrück puis à Zwodau en Tchécoslovaquie. Elle survécut à ces épreuves et reçut la Légion d'honneur en 1997 . D'autres, comme Marie Dubois, moururent dans les camps sans savoir que leurs proches avaient également été déportés . En plus des souffrances physiques, ces femmes ont subi des humiliations psychologiques. Dans les camps, elles ont été tondues, déshumanisées et privées de leurs identités. Pour résister à cette déshumanisation, certaines ont créé des objets artisanaux, des dessins ou des écrits, préservant ainsi une part de leur humanité .
u pas...
Pendant la Seconde Guerre mondiale, certaines femmes en France ont choisi de collaborer avec l'occupant nazi ou le régime de Vichy. Leurs motivations étaient diverses et complexes, allant de convictions idéologiques à des raisons personnelles ou pragmatiques. Certaines femmes ont été attirées par les idéaux du régime de Vichy, notamment l'anti-républicanisme, l'anti-communisme et l'anti-sémitisme. Elles ont rejoint des mouvements comme la Légion française des combattants ou la Milice française, participant activement à la répression des résistants et des populations persécutées. Ces femmes étaient souvent issues de milieux conservateurs ou nationalistes. D'autres ont collaboré par opportunisme ou par désir de pouvoir. Certaines ont occupé des postes dans l'administration de Vichy ou ont travaillé pour des entreprises collaborant avec l'occupant, obtenant ainsi des avantages matériels ou une position sociale privilégiée. Il y avait également des femmes qui ont été séduites par les promesses d'une vie meilleure en Allemagne. Entre 1940 et 1944, environ 80 000 Françaises ont volontairement émigré en Allemagne pour y travailler, attirées par des salaires plus élevés et des conditions de vie apparemment plus favorables. Cependant, ces femmes ont souvent été confrontées à des conditions de travail difficiles et à des traitements dégradants, et ont été stigmatisées à leur retour en France .Après la Libération, ces femmes ont été jugées et punies pour leur collaboration. Certaines ont été condamnées à la déportation, à la prison ou à la tonte publique, une pratique symbolique de l'humiliation.
es femmes résistent à l'univers concentrationnaire...
Etat des lieux des femmes déportées
Dessiner et chanter la souffrance dans les camps
Témoigner pour la postérité à la Libération
tat des lieux des femmes déportées
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les femmes déportées depuis la France vers les camps nazis étaient issues de divers horizons sociaux, professionnels et géographiques. Leurs raisons de résistance étaient multiples, allant de l'engagement politique à la solidarité familiale. Elles étaient principalement actives professionnellement, notamment dans les professions médicales, sociales et éducatives, ce qui facilitait leur engagement dans la Résistance. Par exemple, des femmes comme Danielle Casanova, Maï Politzer et Adélaïde Hautval, toutes trois déportées dans le Convoi des 31 000, étaient respectivement dentiste, médecin et médecin-psychiatre. Gisèle Giraudeau, née Gisèle Fraud, était une résistante française qui a été déportée dans les camps de concentration de Ravensbrück et de Zwodau. Elle a survécu à ces épreuves et a consacré une grande partie de ses activités militantes au devoir de mémoire et aux témoignages devant la jeunesse. Elle est devenue présidente d'honneur des Amis de la Fondation pour la mémoire de la déportation en 1999. Les femmes déportées étaient issues de différentes régions de France, avec une forte représentation des citadines, notamment de Paris, Marseille et Lyon. Elles venaient de milieux sociaux variés, allant des ouvrières aux intellectuelles, en passant par les commerçantes et les étudiantes. Par exemple, Suzanne Birnbaum, commerçante à Paris, a été déportée à Auschwitz, où elle a survécu et rédigé un récit autobiographique sur son expérience. Leurs motivations étaient diverses : certaines étaient animées par des convictions politiques, notamment communistes ou syndicalistes, d'autres par un sens profond de la justice et de la solidarité humaine. Beaucoup ont été arrêtées pour avoir aidé des résistants, des aviateurs alliés ou des persécutés, ou pour avoir participé à des actions de sabotage ou de propagande. Après la guerre, ces femmes ont souvent dû faire face à des difficultés pour se reconstruire. L'Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance (ADIR) a joué un rôle crucial en leur offrant un soutien social et en facilitant leur réinsertion dans la société.
essiner et chanter la souffrance dans les camps
Pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses femmes déportées ont utilisé l'art, le chant et le dessin comme moyens de résistance et de témoignage face aux horreurs des camps nazis. Ces créations ont non seulement servi à préserver leur humanité, mais ont également permis de documenter les atrocités vécues. À Ravensbrück, le principal camp de concentration pour femmes, des détenues telles que Jeannette L’Herminier ont réalisé des portraits de leurs compagnes de block, cherchant à les représenter dignement malgré les conditions extrêmes. Ces dessins, réalisés avec des moyens rudimentaires, témoignent de la volonté de conserver une part d'humanité dans un environnement déshumanisant. De même, Violette Rougier-Lecoq, infirmière au Revier (infirmerie), a esquissé des scènes de la vie quotidienne du camp, capturant la souffrance et la solidarité des détenues. Ses œuvres, réalisées en cachette, ont été publiées après la guerre sous le titre Témoignages : 36 dessins à la plume.La musique a également joué un rôle crucial dans la résistance morale. Germaine Tillion, ethnologue et résistante, a écrit en cachette une opérette intitulée Le Verfügbar aux Enfers, qui parodiait la vie des détenues sans affectation, les "Verfügbar". Les paroles, chantées sur des airs populaires, étaient destinées à apporter un moment de répit et de solidarité parmi les détenues. Ces chansons, souvent empreintes d'humour noir, ont été un moyen pour les femmes de préserver leur dignité et de résister psychologiquement à l'oppression. Ces témoignages artistiques, qu'ils soient visuels ou musicaux, illustrent la résilience des femmes déportées. Elles ont su, malgré l'horreur, utiliser la création comme un acte de résistance, un moyen de survie et un outil de mémoire pour les générations futures.
émoigner pour la postérité à la Libération
À la Libération, de nombreuses femmes déportées ont témoigné de leur expérience dans les camps nazis, offrant des récits poignants de résistance, de souffrance et de résilience. Parmi elles, Charlotte Delbo, militante communiste et résistante, a été arrêtée en 1942 et déportée à Auschwitz en janvier 1943. Parmi les 230 femmes du convoi, seules 49 ont survécu. Après la guerre, Delbo a écrit Auschwitz et après, une trilogie composée de Aucun de nous ne reviendra (1965), Une connaissance inutile (1970) et Mesure de nos jours (1971). Ces ouvrages, rédigés à partir de ses souvenirs consignés sur un cahier d'écolier, témoignent de la brutalité du régime nazi et de la solidarité entre les déportées . Renée Metté, philosophe et résistante, a été déportée à Ravensbrück en 1944. Après sa libération, elle a rédigé un témoignage collectif avec quatorze codétenues, dont Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz, publié fin 1946. Ce document décrit les conditions de survie et de résistance dans le Kommando industriel Holleischen, où elles étaient affectées à la fabrication de munitions anti-aériennes . Francine Christophe, déportée à Bergen-Belsen à l'âge de 9 ans, a écrit Une petite fille privilégiée (1996), un récit autobiographique de son enfance dans les camps. Elle a également publié Après les camps la vie (2002) et Souvenirs en marge (2002), partageant ses expériences et ses réflexions sur la déportation et ses conséquences . Ces témoignages, parmi d'autres, ont été essentiels pour préserver la mémoire de la déportation et sensibiliser les générations futures aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Ils illustrent la diversité des parcours des femmes déportées et leur rôle crucial dans la transmission de l'histoire.
Mme GOBEROT
Au CDI
essources
Books by Chimamanda Ngozi
We Should All Be Feminists (2015) Purple Hibiscus (2017) The danger of a single story (2018) Notes on Grief (2021)