Master MEEF EPS
Ecrit 2 / Item 1 : 2- technique, technologie et apprentissage moteur
ISFEC Saint Joseph - Montpellier Yannick Duboscq - enseignant agrégé EPS
Ecrit 2 Item 1 : technique, technologie et apprentissage moteur
Cet item invite à conduire une réflexion sur la place et le rôle de l’acquisition des techniques corporelles en EPS. Il s’agit de questionner la notion de techniques corporelles et de les appréhender dans leur diversité (techniques sportives, artistiques, d’entretien de soi, etc.). La technologie conduit à envisager les différents discours sur la technique (conceptions et modèles sous-jacents de la technique) et leur impact sur les démarches de transmission. L’apprentissage moteur complète cet item en invitant à discuter les différentes conceptions de l’apprentissage en vue de l’acquisition des techniques corporelles. Il s’agit de s’interroger sur le pourquoi, le quoi et le comment apprendre.
1- Place et rôle des techniques en EPS
ISFEC Saint Joseph - Montpellier Yannick Duboscq - enseignant agrégé EPS
Place et rôle de l'acquisition des techniques
Un peu d'histoire : Jusqu'aux années 60 : la technique bénéficie d'un statut très important (gymnastiques construites suedoises et neo-suédoises ou techniques sportives) = élément central de la leçon. La technique devient la finalité de la léçon. Du milieu des années 60 aux début des années 80 : c'est une période de remise en cause du statut accordé à la technique : la conception dualiste de la personne, la vision mécaniste du corps, l'apprentissage de type associasionniste, la pédagogie du modèle ... semblent dépassés donc rejetés = rejet du technicisme "révolution copernicienne" face à un "polypier de techniques" PARLEBAS 1967 Placer l'élève face à des exercices problèmes pour LE BOULCH L'élève doit construire ses techniques dans des situations jouées pour Mérand GARASSINO, R. (1980). La technique maudite. Revue EP.S., n° 164).
Place et rôle de l'acquisition des techniques
Un peu d'histoire : A partir des années 80 on peut parler de "déni de la technique" (AMADE ESCOT, C. (1994). Didactique sujet et culture techniques, Spirales n°7.) car il s'agit de dépasser une EPS basée sur l'apprentissage de techniques. Le processus interne mis en oeuvre par l'élève est plus important que l'aspect extérieur effecteur du geste. Le vocabulaire évolue alors: maîtrise d'execution, niveau d'habilité, règle d'action, compétence spécifique, objet d'enseignement... N'est-ce pas un "technicisme camouflé" (AMADE ESCOT opcit). La technique ne devient-elle pas survalorisée dans les nouvelles formes d'évaluation qui s'écartent de la performance de barèmes nationaux ? Pour le courant culturaliste durant les années 90 (à l'opposé des partisans des "domaines d'actions" pour qui les effets recherchés doivent guider l'EPS), la discipline passe par l'appropriation de techniques sportives. BOUTHIER prône "une conception renovée des techniques" ("L'EPS et son rapport aux techniques", Spirales, 1995) vers un "technicisme assumé".
Place et rôle de l'acquisition des techniques
De nos jours TRAVERS MASCRET (2011). La culture sportive., S'intéresser à l'activité du pratiquant : "Même si les APSA existent comme objet culturels, elles ne sont pas pour autant des objets d'enseignement à part entière. En effet, face au temps réduit accordé à l'enseignement de l'EPS et devant la complexité culturelle de chaque APSA, l'enseignant est plutôt amené à faire étudier aux élèves certains objets d'enseignement culturellement significatifs de l'APSA, et non "toute" l'APSA". = la technique "SIGNIFIANTE"
Place et rôle de l'acquisition des techniques
Et de sémantique: Etude de la PLACE : A quelle position vis à vis des autres acqusitions ? Quel rang ou importance ? L'acquisition de techniques est-elle prioritaire sur les autres acquisitions (méthodologiques et sociales). Complémentarité "Fil rouge moteur" (UBALDI) et "fil bleu méthodologique et social" (Roosli). Une fin (objectif) et un moyen (processus). Les techniques sont-elles à leur place en EPS (l'endroit où les apprendre) ? Est ce la place de l'EPS, de l'AS, du club ? = OU ? Prix à payer si on apprend des techniques en EPS ? Dangers : Confusion EPS et sport, s'éloigner de la complexité d'une approche par compétence, conscientisation, acquisitions à plus long terme Etude des ROLES : Fonction, joue le rôle d'objet d'enseignement comme point de départ des apprentissages en EPS vers lesquels il faut tendre (point de vue institutionnel). Emploi, les techniques sont employées pour viser l'acquisition de méthodes et attitudes, elles sont vectrices. Avoir le beau rôle car les techniques disposent de ce côté attrayant pour les élèves, levier motivationnel.
Les techniques... quelles définitions ?
Une habileté pour s'adapter: Tehnique (techne) : du grec τέχνη, art, savoir-faire, « tour de main professionnel » (dans les métiers de l'artisanat ou de l'art), l'action efficace(chez les grecs de l'antiquité). COMBARNOUS, M. (1984). Les techniques sont « une ruse de l'homme » AMADE-ESCOT (1994) op cit. « Nous pouvons caractériser les techniques sportives comme des activités adaptatives de l'homme, c'est-à-dire des inventions en réponses à une série de questions posées par un contexte et un milieu déterminés. » Un produit efficace : POCIELLO, C. (1994). Cultures, techniques et corps sportifs (pp. 27-51). « La technique qualifie l'acte le plus approprié à sa fonction et le plus efficace dans ses résultats. C'est le savoir-faire productif. » Transmissible et générationnel : COMBARNOUS, M. (1984). Les techniques représentent « l’ensemble des procédés qui se lèguent de génération en génération, se diffusent par la transmission orale, par apprentissage, par enseignement et dont l’utilisation assure l’efficacité de l’action »
Formaliser pour assurer la transmission: DURAND, GEOFFROI et JACQUEMOND (1993) Constance et stabilité des tâches, invariance des adaptations motrices et technique sportive.
In J.P. Famose (Ed.), Cognition et performance. Paris: INSEP « Pour être transmise et enseignée, la technique (…) fait l’objet d’une formalisation dont les constantes nous semblent être : description, généralisation et abstraction, modélisation et prescription »
Les divergences liées aux techniques
Deux conceptions principales qui s'opposent : FORMELLE et FONCTIONNELLE Gal, N. (1998). Les conceptions de la technique et de l’apprentissage comme obstacles au changement dans les pratiques d’intervention des enseignants d’Education physique et sportive. Revue Hyper, n°201 (pp. 06-10). La technique comme un produit, un résultat, selon une norme universelle FABRE, A. (1972). « La technique est l’expérience individuelle dépersonnalisée, transmise et capitalisée, une manière de faire séparée de ses raisons de faire, l’acte dépouillé de ses motifs". = CONCEPTION FORMELLE (un geste) Exemple du saut en hauteur OU La technique comme un processus, une activité, selon une norme personnelle. GARASSINO, R. (1979). La technique maudite. Revue EP.S., n° 164. « La technique est dans le sujet et son activité, et non dans l’objet qu’il produit (…). La technique est une manière de faire pas une chose faite » (…). C’est lorsqu’on la fige dans une formalisation abstraite, et qu’on la fait copier servilement qu’on sombre dans le technicisme ». = CONCEPTION FONCTIONNELLE (habileté corporelle pour répondre à un problème posé) Exemple d'un parcours en VTT Des éducations corporelles contrastées mais qui se complètent !!! Liens avec le cadre théorique de PAILLARD (1971) : MORPHOCINESES et TOPOCINESE ou habiletés ouvertes et fermées.
Les techniques indissociables de la culture
BRUNER J (1991). Car la culture donne forme à l'esprit. Paris : Retz. « Les inventions culturelles et matérielles de l'être humain sont des extensions de ses organes sensoriels et moteurs, ainsi que de son propre cerveau, ce qui ouvre continuellement la porte à de nouveaux apprentissages. » MAUSS M (1950). Sociologie et anthropologie. Paris : PUF « Nous avons affaire à des techniques du corps. Le corps est le premier et le plus naturel instrument de l'homme. Ou plus exactement, sans parler d'instrument, le premier et le plus naturel objet technique, et en même temps moyen technique, de l'homme, c'est son corps (...). Avant les techniques à instruments, il y a l'ensemble des techniques du corps. » CHERVEL A (1998). La culture scolaire. Une approche historique, Paris, Belin, "l'école s'acquitte de sa tâche d'acculturation en mettant au point les contenus culturels qu'elle se charge d'enseigner".
Les techniques indissociables de la culture
TRAVERS MASCRET (2011). La culture sportive., définissent les différents points de vue liés à la culture en EPS : 1- Le point de vue culturaliste au sein duquel les APSA sont considérés comme des objets d'enseignement à travers les techniques sportives (produit de la construction des hommes). Etudier un nombre important d'APSA permet d'être physiquement éduqué. 2- Le point de vue des "expériences vécues" (éducation au ressenti, arts, APPN, CA5...). "Les techniques sportives sont réincorporées du point de vue de leur sens fonctionnel. La performance change de signification : elle devient un indicateur d'une conquête motrice". 3- le point de vue développemental difficile à mettre en oeuvre au regard des contraintes sur le terrain mais qui influence la profession (opposition formalisme et réalisme).
Les techniques indissociables de la culture
TRAVERS MASCRET (2011). La culture sportive., définissent les différents points de vue liés à la culture en EPS : "Deux questions fortes pour l'EPS : la référence et l'identité" 1- La référence : l'enseignant d'EPS est confronté aux diverses formes prises par une même pratique sociale (ex: rugby à XV, seven, flag...) et la diversité des pratiques des élèves (instituées et dépendantes d'une fédération ou non instituéé comme le foot au pied de l'immeuble). 2- L'identité : confusion entre pratiques sociales et EPS, d'un point de vue institutionnel la volonté d'acquisitions méthodologiques et sociales en plus d'acquisitions techniques.
Quelles techniques en EPS ?
TRAVERS MASCRET (2011). La culture sportive., S'intéresser à l'activité du pratiquant : "Même si les APSA existent comme objet culturels, elles ne sont pas pour autant des objets d'enseignement à part entière. En effet, face au temps réduit accordé à l'enseignement de l'EPS et devant la complexité culturelle de chaque APSA, l'enseignant est plutôt amené à faire étudier aux élèves certains objets d'enseignement culturellement significatifs de l'APSA, et non "toute" l'APSA". "Pour selectionner ces objets d'enseignement, il ne s'agit plus de s'intéresser uniquement à l'APSA en tant que pratique sociale, mais plutôt de porter son attention sur l'activité adaptative du pratiquant en train de vivre une expérience sportive originale". "S'intéresser à l'activité adaptative du pratiquant, c'est d'abord s'intéresser à ce qu'il vit quand il est en action, à ce qu'il produit, à ce qu'il ressent, aux difficultés qu'il rencontre". "Il s'agit bien ici d'un paradigme différent de celui que présente un culturalisme restreint à l'apprentissages de techniques sportives dans leur aspect le plus immédiat et visible". EN EPS : Des techniques liées aux APSA mais également liées à l'entretien de soi.
Quelles techniques en EPS ?
Diapo de la conférence de Gal Petitfaux / Seve
Ecrit 2 Item 1 : technique, technologie et apprentissage moteur
ASYNCHRONE: Pour aller plus loin ! Visionner à son rythme la conférence suivante (liens ci dessous): https://youtu.be/3hmc7Y03HMk?si=gDiFhULVxUSQHXGq
et
https://youtu.be/C2jYltyK2fA?si=Lvw9AKJVbiQh1lIC
Préparez vos questions suite au visionnage de cette conférence.
2- L'apprentissage moteur
ISFEC Saint Joseph - Montpellier Yannick Duboscq - enseignant agrégé EPS
Apprendre en EPS
Définitions de l'apprentissage: REUCHLIN M.(1990), Psychologie, Paris PUF 8ème édition, "il y a apprentissage lorsqu'un organisme, placé plusieurs fois dans la même situation, modifie sa conduite de façon systématique et relativement stable". Définitions de l'apprentissage moteur: SCHMIDT RA (1993), Apprentissage moteur et performance, Paris, Vigot, "un ensemble d'opérations associées à la pratique ou à l'expérience, qui conduisent à des changements relativement permanents des compétences pour la performance dans des habiletés motrices". LARUE J. (2004) Manuel de psychologie du sport, tome 1: Les déterminants de la performance sportive "C'est l'étude des processus de changements internes associés à la pratique et à l'expérience et conduisant à des changements relativement permanents des comportements" "Les théories de l'apprentissage moteur supportent l'idée de la création d'un environnement optimal d'apprentissage pour améliorer l'efficacité et la qualité de l'acquisition de la performance sportive". Pour FAMOSE JP (1993), La performance motrice : un essai de définition, Paris INSEP, La performance apparaît comme un résultat produit de l'activité, perçu mesuré et/ou évalué par le pratiquant ou un observateur.
Les types d'apprentissage
OHLSSON S. (1996) Learning from performance errors, des apprentissage proceduraux et déclaratifs Classification de Bloom (1956) : des apprentissages dans 3 domaines (cognitif, affectif, psychomoteur) GAGNE R (1962): 5 types d'apprentissage (informations verbales, habiletés intellectuelles, stratégies cognitives, les attitudes, les habiletés psychomotrices) Et en EPS qu'apprenons nous ? des connaissances, des capacités, des attitudes, des techniques, des objets d'enseignement, des méthodes.... en vue de construire des compétences (objectif institutionnel, complexes, produit et processus, stables ou non dans le temps).
Coston Testevuide Ubaldi, Compétence et objet d'enseignement: les deux faces visibles d'une même pièce, Cahiers du CEDRE n13, 2013 Modélisation de la notion de compétence
Comment fonctionne l'apprentissage :
Il est possible d'établir une courbe d'apprentissage en fonction du temps ou du nombre d'essais. = intérêt d'un fil rouge ou carnet d'entraînement sur le plan diachronique. La courbe d'apprentissage présente des plateaux ou phase de stagnation, voire même parfois des regressions. C'est un processus non linéaire. Le cas du transfert d'apprentissage (décloisonnement des savoirs), un objectif pour gagner du temps mais difficile à mettre en oeuvre sur le terrain. exemple: les EPI = décloisonner les enseignements !
Comment fonctionne l'apprentissage :
Les étapes de l'apprentissage : FITTS ET POSNER (1967), propose 3 étapes: une étape cognitive une étape associative (l'apprenant teste et fait des liens par la pratique) une étape autonome (le sujet est moins dépendant des feedbacks intrinsèques et extrinsèques). C'est un déplacement progressif de l'attention en ne se souciant plus d'éléments qui sont "automatisés" (exemple: le dribble en basket).
Comment fonctionne l'apprentissage :
C'est un déplacement progressif de l'attention en ne se souciant plus d'éléments qui sont "automatisés" (exemple: le dribble en basket).
Les théories de l'apprentissage moteur :
1- L' APPROCHE BEHAVIORISTE appliquée à l'EPS 2- L'APPROCHE COGNITIVE (constructivisme, socioconstructivisme, observation) dans le cadre de l'EPS 3- L'APPROCHE DYNAMIQUE de l'apprentissage moteur 4- L'APPROCHE ENACTIVE de l'apprentissage moteur
Les théories de l'apprentissage :
1- L' APPROCHE BEHAVIORISTE appliquée dans la cadre de l'EPS, explique les comportements par l'effet unique de l'environnement. Le conditionnement classique de PAVLOV qui propos deux modalités de conditionnement : "appétitif" ou plaisant, et "aversif" ou désagréable Le conditionnement opérant de SKINNER qui propose de "jouer" sur les renforcements ou punitions pour augmenter la probabilité d'apparition des comportements. = RECOMPENSES OU PUNITIONS QUI PEUVENT ETRE MISES EN OEUVRE. Dans le cadre de l'EPS: - Choisir le système de score en EPS : score parlant SCDU (Bellard), score avec points valorisé, gagner ou perdre avec la manière, scores cumulés, score degringolade, double ou triple score... - Système de sanctions : cartons, freeze...
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur Ce courant fait l’hypothèse que la pensée est un processus de traitement de l’information (Piaget, Bruner) au contraire du béhaviorisme (BIT). Selon la théorie cognitiviste, l’esprit est comparable à un ordinateur qui traite l’information. Elle s’intéresse à la façon dont nous recevons, organisons, stockons et rappelons les informations dans notre esprit. Basée sur les stuctures et fonctions cérébrales et dont l'apprentissage représente le stockage en mémoire de nouvelles connaissances. = ROLE DES CONSIGNES ou Critères de REALISATION, PRISE DE CONSCIENCE au sein d'une POSTURE REFLEXIVE, VERBALISATION, LECTURE DES SITUATIONS en JEU Dans le cadre de l'EPS: Le type de tâche choisi : plus ou moins définie donc avec les buts et critères de réalisation plus ou moins définis (Famose), éducation au ressenti, temps d'échanges, temps de posture réflexive...
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur Dans le traitement de l'information, la quantitié d'informations est un facteur d'influence = fonctionnement de la mémoire de travail + la mise en mémoire à long terme. Le stress et l'hygiène de vie jouent également un rôle important dans les processus de l'attention
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur Cela renvoie à l'idée d'être acteur de ses apprentissages donc à une vision constructiviste, selon laquelle l'homme ne peut comprendre que ce qu'il a construit à partir de ses propres expériences (DEWEY, PIAGET). = METHODES ACTIVES, DIFFICULTE DE LA SITUATION, NOTION D'OBSTACLE Exemple en EPS : Adapter le critère de réussite en fonction des élèves "Et si on réhabilitait les critères de réussites" MASCRET 2011, SRP.
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur ADAMS en 1971 s'intéresse aux mouvements lents de positionnement et élabore sa théorie de la "boucle fermée". Il propose l'exsitence de deux traces mnémoniques : la "trace en mémoire" (un programme moteur simple responsable de l'initiation du mouvement dans la bonne direction) et la "trace perceptuelle" (référence d'exactitude comparée aux feedbacks de la réponse produite) = IMPORTANCE DE LA CONNAISSANCE DU RESULTAT (FEEDBACK) Dans le cadre de l'EPS: Proposer des feedbacks qualitatifs, quantitatifs et les consigner (Fils rouge d'Ubaldi) pour voir l'évolution de l'apprentissage. Limites : problème de mémoire (chaque mouvement dispose d'une trace perceptuelle), quid du premier essai, problématique des mouvements plus rapides.
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur SCHMIDT en 1975 propose une théorie du "schéma moteur" (ensemble de règles déterminant un grand nombre de mouvements, limite l'espace mémoire requis, s'aplique à des mouvements jamais pratiqués). Le "programme moteur généralisé" contrôle le mouvement et fait appel à deux types de mémoire : - le "shéma de rappel" (programmes moteurs spécifiques permettant la réalisation des mouvements) - le"schéma de reconnaissance " (évalue les résultats et met à jour le schéma de rappel si des erreurs sont détectées). 4 types d'informations sont stockées: "les conditions initiales" (état de l'organisme) et "les spécifications de la réponse" (caractéristiques du mouvement) avant le mouvement puis "les conséquences sensorielles (sensations) et "les résultats" (comparaison) après le mouvement. = IMPORTANCE DE LA REPETITION Dans le cadre de l'EPS: Laisser aux élèves le temps d'apprendre : séquence d'apprentissage longs, ne pas s'éparpiller dans les différents objets d'enseignement Limites : n'explique pas la façon d'acquérir de nouvelles coordinations, ni les petits ajustements dans un environnement changeant, nécéssité de mémoire très importante.
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur SCHMIDT en 1975 propose une théorie du "schéma moteur" (ensemble de règles déterminant un grand nombre de mouvements, limite l'espace mémoire requis, s'aplique à des mouvements jamais pratiqués). Le "programme moteur généralisé" contrôle le mouvement et fait appel à deux types de mémoire : - le "shéma de rappel" (programmes moteurs spécifiques permettant la réalisation des mouvements) - le"schéma de reconnaissance " (évalue les résultats et met à jour le schéma de rappel si des erreurs sont détectées). 4 types d'informations sont stockées: "les conditions initiales" (état de l'organisme) et "les spécifications de la réponse" (caractéristiques du mouvement) avant le mouvement puis "les conséquences sensorielles (sensations) et "les résultats" (comparaison) après le mouvement.
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur : Le cas des intéractions entre pairs Apprentissage coopératif ("cooperative learning") Jonhson et Jonhson 1989 proposent 5 piliers pour favoriser l'efficacité d'un travail de groupe : - Interdépendance collective - Hétérogénéité des points de vue et réflexion critique -Responsabilisation individuelle - Égalité des statuts (esprit d'équipe) - Habileté communicationnelle. = Cela organise toutes les situations coopératives et collectives que met en place l'enseigant d'EPS.
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur : Le cas des intéractions entre pairs Travail en dyades : le "conflit socio cognitif" (Ecole de Genève - PERRET CLERMONT 1975). 4 dynamiques interactives (Ecole d'AIX - GILLY FRAISSE ROUX) : la co-construction, la co-élaboration acquiescante, la confrontation avec désaccord, la confrontation contradictoire. La partenaire peut prendre différentes fonctions : l'activation (motivation ou mobilisation cognitive), la contrôle (vérification), la perturbation (remise en question), l'explicitation-élucidation. SORSANA (1999) évoque des conduites de non co-élaboration ou des conduites parallèle. Dans le cadre de l'EPS: étude de D'ARIPPE LONGUEVILLE sur le salto, ou DARNIS sur le surnombre en handball. Tutorat entre pairs : 6 fonctions d'étayage pour BRUNER (enrôlement, réduction du degré de liberté, maintien de l'orientation, contrôle de la frustration, signalisation des caractéristiques déterminantes, démonstration). Dans le cadre de l'EPS : ENSERGUEIX LAFONT en tennis de table, LEGRAIN en boxe française.
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur : Le cas des intéractions entre pairs à travers la démonstration Bandura démontre que l'individu n'est pas seulement un imitateur mais également capable d'autorégulation. Sa théorie est basée sur deux notions principales: - le modelage comme travail actif d'observation ("apprentissage vicariant") - l'autorégulation (capacité à s'auto-organiser) L'observation sollicite les processus attentionnels et de mémorisation pour extraire les informations pertinentes et les coder en mémoire. Dans le cadre de l'EPS: = IMPORTANCE DES CRITERES D'OBSERVATION, STYLISATION DE LA DEMONSTRATION (modèle, ou ce qu'il faudrait faire à cette étape d'apprentissage, ou ce que l'élève fait). IMPORTANCE DES TICE
Les théories de l'apprentissage moteur
3- L'APPROCHE DYNAMIQUE de l'apprentissage moteur: L'implication cognitive est minimale ou absente car le comportement d'un système complexe émerge d'un réseau de contraintes liées à la tâche, l'organisme ou l'environnement (Newell, 1986). DELIGNIERES (2004) Manuel de psychologie du sport, tome 1: Les déterminants de la performance sportive, "(...) un contrôle cognitif, centralisé et exhaustif de la motricité, est une hypothèse inutile et les caratéristiques essentielles du comportement du système effecteur résultent sans doute de processus d'auto-organisation". Les degrés de liberté (Berstein, 1967) étant les paramètres libres d'un système. L'apprentissage est le processus par lequel le sujet parvient peu à peu à maîtriser ses degrés de libertés, les transformer en un système plus stable selon 3 étapes : -contrôle (ou gel), -libération (utilisation d'articulations plus distales), -exploitation (efficience) des degrés de liberté. "Un système tend à adopter, sous l'influence des contraintes qui le constituent et/ou qui pèsent sur lui, un certain type de comportement que l'on peut qualifier de naturel, spontané ou préferentiel. C'est à ces coordinations péférentielles que l'on donne le nom attracteur" (à l'opposé des repellants = coordinations les plus instables). Dans cette théorie, les "paramètres de contrôle" sont des facteurs qui évoluant au delà d'une valeur critique, sont susceptibles de modifier le paysage des attracteurs (exemple: hystérésis)
Les théories de l'apprentissage moteur
3- L'APPROCHE DYNAMIQUE de l'apprentissage moteur: = Cette théorie met en exergue l'IMPORTANCE DES CONTRAINTES DE LA SITUATION D'APPRENTISSAGE. Elle invite donc l'enseignant à mener une reflexion autour de ces contraintes lorsque'il met en place ses situations d'apprentissage. Dans le cadre de l'EPS: Penser l'aménagement matériel de la situation (exemple: tous les parcours de motricité = gymnastique, VTT, ski....) Le problème n'est pas de nier l'existence des cognitions mais de reconsidérer leur statut et leur rôle dans le contrôle moteur et l'apprentissage. La représentation que le sujet a du pattern à produire ou ses intentions sont susceptibles non pas de déterminer de façon absolue le comportement mais d'en orienter la dynamique.
Les théories de l'apprentissage moteur
4- L'APPROCHE ENACTIVE de l'apprentissage moteur: C'est s'intéresser à l'expérience singulière vécue par chaque élève Actions, significations en apprentissage en EPS , SAURY, 2013 Pour THEURAU, "Le cours d'action : méthode développée", 2006, l'expérience comme cours d'action est le flux de pensée de l'activité de l'élève, ce qu'il fait, vit, ressent, ce à quoi il s'attend. Dans cette idée, VIVRE est central, c'est l'activité réelle vécue de l'élève ce qui induit le caratère singulier à chacun, chacune. Définition du CEDRE "Pour une culture scolaire des APSA en EPS", Revue EPS 328 en 2007, "c'est s'intéresser à l'élève en train d'agir dans un dispositif conçu par l'enseignant, c'est s'intéresser à ce qu'il fait, ce qu'il vit, ce qu'il ressent, ce qu'il échange; bref à l'expérience qu'il vit en pratiquant ce qui lui est proposé de pratiquer". Dans le cadre de l'EPS : SAURY, opcit, l'enjeu pour l'enseignant est d'intéragir avec un élève ressentant et non récitant.
Les théories de l'apprentissage moteur
4- L'APPROCHE ENACTIVE de l'apprentissage moteur: Pour Bourgine, Varela en 1992, chaque élève est autonome dans la définition d'une situation: "capacité fondamentale des acteurs à être, à affirmer son existence et à faire émerger un monde qui est signifiant et pertinent tout en n'étant pas prédéfini à l'avance". Exemples de terrain illustrant cette idée : Adé, Jourand, Seve montrent en 2010, "L'inscription contextuelle de l'activité en course en durée. Une étude à partir de l'analyse de l'activité d'élèves de primaires en EPS. Education et didactique", en course en durée, les élèves n'apprennent pas à gérer des allures de course mais gérer des plots et leur nombre. Actions, significations en apprentissage en EPS , SAURY, 2013 l'enseignant peut occulter certains aspects des situations telles que les vivent les élèves; par exemple l'expertise de l'enseignant engendre l'oubli des préoccupations des élèves.
Les théories de l'apprentissage moteur
4- L'APPROCHE ENACTIVE de l'apprentissage moteur: Pour aller plus loin... Varela, Thomson, Rosch, L'inscription corporelle de l'esprit. Sciences cognitives et expérience humaine (1993), Toute cognition est incarnée dans le sens où elle découle du fait d'avoir un coprs doté de diverses capacités sensori-motrices. Les connaissances prennent donc racine dans le corps (composantes neurobiologiques, sensorimotrices, perceptives et émotionnelles). Non seulement l'être huamin a besoin de ses capacités motrices, sensorielles et émotionnelles pour construire des connaissances ; le contenu de ses connaissances constitue une synthèse de ce qu'il a perçu et de tout ce qu'il a fait et ressenti pour percevoir. Damasio, L'autre moi-même. Les nouvelles cartes du cerveau, de la conscience et des émotions, 2010, dans le cadre de la neuro-physiologie montre que la construction d'une connaissance nécessite de l'affect et de l'action.
Les théories de l'apprentissage moteur
4- L'APPROCHE ENACTIVE de l'apprentissage moteur: Le modèle de TERRE : HAPI : histoire / action / perception / intention
MODELE PACE : pour suite de la "PAC" de KOMAR et ADE : - Proscrire - Amplifier - Connecter - Enquêter
Les théories de l'apprentissage moteur
4- L'APPROCHE ENACTIVE de l'apprentissage moteur: Le modèle de TERRE : L'exemple HAPI en escalade et PACE en handball:
3- TD METHODO
ISFEC Saint Joseph - Montpellier Yannick Duboscq - enseignant agrégé EPS
A - Sujet : Comment l'enseignant d'EPS peut-il enseigner des techniques sportives et permettre la construction des compétences en EPS ? M1 : analyse de sujet (schéma sur le brouillon)
ISFEC Saint Joseph - Montpellier Yannick Duboscq - enseignant agrégé EPS
4- Travail asynchrone
La culture sportive Travers Mascret 2001
ISFEC Saint Joseph - Montpellier Yannick Duboscq - enseignant agrégé EPS
techniques et apprentissages moteurs
yannickduboscq3
Created on June 20, 2024
Start designing with a free template
Discover more than 1500 professional designs like these:
View
Modern Presentation
View
Terrazzo Presentation
View
Colorful Presentation
View
Modular Structure Presentation
View
Chromatic Presentation
View
City Presentation
View
News Presentation
Explore all templates
Transcript
Master MEEF EPS
Ecrit 2 / Item 1 : 2- technique, technologie et apprentissage moteur
ISFEC Saint Joseph - Montpellier Yannick Duboscq - enseignant agrégé EPS
Ecrit 2 Item 1 : technique, technologie et apprentissage moteur
Cet item invite à conduire une réflexion sur la place et le rôle de l’acquisition des techniques corporelles en EPS. Il s’agit de questionner la notion de techniques corporelles et de les appréhender dans leur diversité (techniques sportives, artistiques, d’entretien de soi, etc.). La technologie conduit à envisager les différents discours sur la technique (conceptions et modèles sous-jacents de la technique) et leur impact sur les démarches de transmission. L’apprentissage moteur complète cet item en invitant à discuter les différentes conceptions de l’apprentissage en vue de l’acquisition des techniques corporelles. Il s’agit de s’interroger sur le pourquoi, le quoi et le comment apprendre.
1- Place et rôle des techniques en EPS
ISFEC Saint Joseph - Montpellier Yannick Duboscq - enseignant agrégé EPS
Place et rôle de l'acquisition des techniques
Un peu d'histoire : Jusqu'aux années 60 : la technique bénéficie d'un statut très important (gymnastiques construites suedoises et neo-suédoises ou techniques sportives) = élément central de la leçon. La technique devient la finalité de la léçon. Du milieu des années 60 aux début des années 80 : c'est une période de remise en cause du statut accordé à la technique : la conception dualiste de la personne, la vision mécaniste du corps, l'apprentissage de type associasionniste, la pédagogie du modèle ... semblent dépassés donc rejetés = rejet du technicisme "révolution copernicienne" face à un "polypier de techniques" PARLEBAS 1967 Placer l'élève face à des exercices problèmes pour LE BOULCH L'élève doit construire ses techniques dans des situations jouées pour Mérand GARASSINO, R. (1980). La technique maudite. Revue EP.S., n° 164).
Place et rôle de l'acquisition des techniques
Un peu d'histoire : A partir des années 80 on peut parler de "déni de la technique" (AMADE ESCOT, C. (1994). Didactique sujet et culture techniques, Spirales n°7.) car il s'agit de dépasser une EPS basée sur l'apprentissage de techniques. Le processus interne mis en oeuvre par l'élève est plus important que l'aspect extérieur effecteur du geste. Le vocabulaire évolue alors: maîtrise d'execution, niveau d'habilité, règle d'action, compétence spécifique, objet d'enseignement... N'est-ce pas un "technicisme camouflé" (AMADE ESCOT opcit). La technique ne devient-elle pas survalorisée dans les nouvelles formes d'évaluation qui s'écartent de la performance de barèmes nationaux ? Pour le courant culturaliste durant les années 90 (à l'opposé des partisans des "domaines d'actions" pour qui les effets recherchés doivent guider l'EPS), la discipline passe par l'appropriation de techniques sportives. BOUTHIER prône "une conception renovée des techniques" ("L'EPS et son rapport aux techniques", Spirales, 1995) vers un "technicisme assumé".
Place et rôle de l'acquisition des techniques
De nos jours TRAVERS MASCRET (2011). La culture sportive., S'intéresser à l'activité du pratiquant : "Même si les APSA existent comme objet culturels, elles ne sont pas pour autant des objets d'enseignement à part entière. En effet, face au temps réduit accordé à l'enseignement de l'EPS et devant la complexité culturelle de chaque APSA, l'enseignant est plutôt amené à faire étudier aux élèves certains objets d'enseignement culturellement significatifs de l'APSA, et non "toute" l'APSA". = la technique "SIGNIFIANTE"
Place et rôle de l'acquisition des techniques
Et de sémantique: Etude de la PLACE : A quelle position vis à vis des autres acqusitions ? Quel rang ou importance ? L'acquisition de techniques est-elle prioritaire sur les autres acquisitions (méthodologiques et sociales). Complémentarité "Fil rouge moteur" (UBALDI) et "fil bleu méthodologique et social" (Roosli). Une fin (objectif) et un moyen (processus). Les techniques sont-elles à leur place en EPS (l'endroit où les apprendre) ? Est ce la place de l'EPS, de l'AS, du club ? = OU ? Prix à payer si on apprend des techniques en EPS ? Dangers : Confusion EPS et sport, s'éloigner de la complexité d'une approche par compétence, conscientisation, acquisitions à plus long terme Etude des ROLES : Fonction, joue le rôle d'objet d'enseignement comme point de départ des apprentissages en EPS vers lesquels il faut tendre (point de vue institutionnel). Emploi, les techniques sont employées pour viser l'acquisition de méthodes et attitudes, elles sont vectrices. Avoir le beau rôle car les techniques disposent de ce côté attrayant pour les élèves, levier motivationnel.
Les techniques... quelles définitions ?
Une habileté pour s'adapter: Tehnique (techne) : du grec τέχνη, art, savoir-faire, « tour de main professionnel » (dans les métiers de l'artisanat ou de l'art), l'action efficace(chez les grecs de l'antiquité). COMBARNOUS, M. (1984). Les techniques sont « une ruse de l'homme » AMADE-ESCOT (1994) op cit. « Nous pouvons caractériser les techniques sportives comme des activités adaptatives de l'homme, c'est-à-dire des inventions en réponses à une série de questions posées par un contexte et un milieu déterminés. » Un produit efficace : POCIELLO, C. (1994). Cultures, techniques et corps sportifs (pp. 27-51). « La technique qualifie l'acte le plus approprié à sa fonction et le plus efficace dans ses résultats. C'est le savoir-faire productif. » Transmissible et générationnel : COMBARNOUS, M. (1984). Les techniques représentent « l’ensemble des procédés qui se lèguent de génération en génération, se diffusent par la transmission orale, par apprentissage, par enseignement et dont l’utilisation assure l’efficacité de l’action » Formaliser pour assurer la transmission: DURAND, GEOFFROI et JACQUEMOND (1993) Constance et stabilité des tâches, invariance des adaptations motrices et technique sportive. In J.P. Famose (Ed.), Cognition et performance. Paris: INSEP « Pour être transmise et enseignée, la technique (…) fait l’objet d’une formalisation dont les constantes nous semblent être : description, généralisation et abstraction, modélisation et prescription »
Les divergences liées aux techniques
Deux conceptions principales qui s'opposent : FORMELLE et FONCTIONNELLE Gal, N. (1998). Les conceptions de la technique et de l’apprentissage comme obstacles au changement dans les pratiques d’intervention des enseignants d’Education physique et sportive. Revue Hyper, n°201 (pp. 06-10). La technique comme un produit, un résultat, selon une norme universelle FABRE, A. (1972). « La technique est l’expérience individuelle dépersonnalisée, transmise et capitalisée, une manière de faire séparée de ses raisons de faire, l’acte dépouillé de ses motifs". = CONCEPTION FORMELLE (un geste) Exemple du saut en hauteur OU La technique comme un processus, une activité, selon une norme personnelle. GARASSINO, R. (1979). La technique maudite. Revue EP.S., n° 164. « La technique est dans le sujet et son activité, et non dans l’objet qu’il produit (…). La technique est une manière de faire pas une chose faite » (…). C’est lorsqu’on la fige dans une formalisation abstraite, et qu’on la fait copier servilement qu’on sombre dans le technicisme ». = CONCEPTION FONCTIONNELLE (habileté corporelle pour répondre à un problème posé) Exemple d'un parcours en VTT Des éducations corporelles contrastées mais qui se complètent !!! Liens avec le cadre théorique de PAILLARD (1971) : MORPHOCINESES et TOPOCINESE ou habiletés ouvertes et fermées.
Les techniques indissociables de la culture
BRUNER J (1991). Car la culture donne forme à l'esprit. Paris : Retz. « Les inventions culturelles et matérielles de l'être humain sont des extensions de ses organes sensoriels et moteurs, ainsi que de son propre cerveau, ce qui ouvre continuellement la porte à de nouveaux apprentissages. » MAUSS M (1950). Sociologie et anthropologie. Paris : PUF « Nous avons affaire à des techniques du corps. Le corps est le premier et le plus naturel instrument de l'homme. Ou plus exactement, sans parler d'instrument, le premier et le plus naturel objet technique, et en même temps moyen technique, de l'homme, c'est son corps (...). Avant les techniques à instruments, il y a l'ensemble des techniques du corps. » CHERVEL A (1998). La culture scolaire. Une approche historique, Paris, Belin, "l'école s'acquitte de sa tâche d'acculturation en mettant au point les contenus culturels qu'elle se charge d'enseigner".
Les techniques indissociables de la culture
TRAVERS MASCRET (2011). La culture sportive., définissent les différents points de vue liés à la culture en EPS : 1- Le point de vue culturaliste au sein duquel les APSA sont considérés comme des objets d'enseignement à travers les techniques sportives (produit de la construction des hommes). Etudier un nombre important d'APSA permet d'être physiquement éduqué. 2- Le point de vue des "expériences vécues" (éducation au ressenti, arts, APPN, CA5...). "Les techniques sportives sont réincorporées du point de vue de leur sens fonctionnel. La performance change de signification : elle devient un indicateur d'une conquête motrice". 3- le point de vue développemental difficile à mettre en oeuvre au regard des contraintes sur le terrain mais qui influence la profession (opposition formalisme et réalisme).
Les techniques indissociables de la culture
TRAVERS MASCRET (2011). La culture sportive., définissent les différents points de vue liés à la culture en EPS : "Deux questions fortes pour l'EPS : la référence et l'identité" 1- La référence : l'enseignant d'EPS est confronté aux diverses formes prises par une même pratique sociale (ex: rugby à XV, seven, flag...) et la diversité des pratiques des élèves (instituées et dépendantes d'une fédération ou non instituéé comme le foot au pied de l'immeuble). 2- L'identité : confusion entre pratiques sociales et EPS, d'un point de vue institutionnel la volonté d'acquisitions méthodologiques et sociales en plus d'acquisitions techniques.
Quelles techniques en EPS ?
TRAVERS MASCRET (2011). La culture sportive., S'intéresser à l'activité du pratiquant : "Même si les APSA existent comme objet culturels, elles ne sont pas pour autant des objets d'enseignement à part entière. En effet, face au temps réduit accordé à l'enseignement de l'EPS et devant la complexité culturelle de chaque APSA, l'enseignant est plutôt amené à faire étudier aux élèves certains objets d'enseignement culturellement significatifs de l'APSA, et non "toute" l'APSA". "Pour selectionner ces objets d'enseignement, il ne s'agit plus de s'intéresser uniquement à l'APSA en tant que pratique sociale, mais plutôt de porter son attention sur l'activité adaptative du pratiquant en train de vivre une expérience sportive originale". "S'intéresser à l'activité adaptative du pratiquant, c'est d'abord s'intéresser à ce qu'il vit quand il est en action, à ce qu'il produit, à ce qu'il ressent, aux difficultés qu'il rencontre". "Il s'agit bien ici d'un paradigme différent de celui que présente un culturalisme restreint à l'apprentissages de techniques sportives dans leur aspect le plus immédiat et visible". EN EPS : Des techniques liées aux APSA mais également liées à l'entretien de soi.
Quelles techniques en EPS ?
Diapo de la conférence de Gal Petitfaux / Seve
Ecrit 2 Item 1 : technique, technologie et apprentissage moteur
ASYNCHRONE: Pour aller plus loin ! Visionner à son rythme la conférence suivante (liens ci dessous): https://youtu.be/3hmc7Y03HMk?si=gDiFhULVxUSQHXGq et https://youtu.be/C2jYltyK2fA?si=Lvw9AKJVbiQh1lIC Préparez vos questions suite au visionnage de cette conférence.
2- L'apprentissage moteur
ISFEC Saint Joseph - Montpellier Yannick Duboscq - enseignant agrégé EPS
Apprendre en EPS
Définitions de l'apprentissage: REUCHLIN M.(1990), Psychologie, Paris PUF 8ème édition, "il y a apprentissage lorsqu'un organisme, placé plusieurs fois dans la même situation, modifie sa conduite de façon systématique et relativement stable". Définitions de l'apprentissage moteur: SCHMIDT RA (1993), Apprentissage moteur et performance, Paris, Vigot, "un ensemble d'opérations associées à la pratique ou à l'expérience, qui conduisent à des changements relativement permanents des compétences pour la performance dans des habiletés motrices". LARUE J. (2004) Manuel de psychologie du sport, tome 1: Les déterminants de la performance sportive "C'est l'étude des processus de changements internes associés à la pratique et à l'expérience et conduisant à des changements relativement permanents des comportements" "Les théories de l'apprentissage moteur supportent l'idée de la création d'un environnement optimal d'apprentissage pour améliorer l'efficacité et la qualité de l'acquisition de la performance sportive". Pour FAMOSE JP (1993), La performance motrice : un essai de définition, Paris INSEP, La performance apparaît comme un résultat produit de l'activité, perçu mesuré et/ou évalué par le pratiquant ou un observateur.
Les types d'apprentissage
OHLSSON S. (1996) Learning from performance errors, des apprentissage proceduraux et déclaratifs Classification de Bloom (1956) : des apprentissages dans 3 domaines (cognitif, affectif, psychomoteur) GAGNE R (1962): 5 types d'apprentissage (informations verbales, habiletés intellectuelles, stratégies cognitives, les attitudes, les habiletés psychomotrices) Et en EPS qu'apprenons nous ? des connaissances, des capacités, des attitudes, des techniques, des objets d'enseignement, des méthodes.... en vue de construire des compétences (objectif institutionnel, complexes, produit et processus, stables ou non dans le temps).
Coston Testevuide Ubaldi, Compétence et objet d'enseignement: les deux faces visibles d'une même pièce, Cahiers du CEDRE n13, 2013 Modélisation de la notion de compétence
Comment fonctionne l'apprentissage :
Il est possible d'établir une courbe d'apprentissage en fonction du temps ou du nombre d'essais. = intérêt d'un fil rouge ou carnet d'entraînement sur le plan diachronique. La courbe d'apprentissage présente des plateaux ou phase de stagnation, voire même parfois des regressions. C'est un processus non linéaire. Le cas du transfert d'apprentissage (décloisonnement des savoirs), un objectif pour gagner du temps mais difficile à mettre en oeuvre sur le terrain. exemple: les EPI = décloisonner les enseignements !
Comment fonctionne l'apprentissage :
Les étapes de l'apprentissage : FITTS ET POSNER (1967), propose 3 étapes: une étape cognitive une étape associative (l'apprenant teste et fait des liens par la pratique) une étape autonome (le sujet est moins dépendant des feedbacks intrinsèques et extrinsèques). C'est un déplacement progressif de l'attention en ne se souciant plus d'éléments qui sont "automatisés" (exemple: le dribble en basket).
Comment fonctionne l'apprentissage :
C'est un déplacement progressif de l'attention en ne se souciant plus d'éléments qui sont "automatisés" (exemple: le dribble en basket).
Les théories de l'apprentissage moteur :
1- L' APPROCHE BEHAVIORISTE appliquée à l'EPS 2- L'APPROCHE COGNITIVE (constructivisme, socioconstructivisme, observation) dans le cadre de l'EPS 3- L'APPROCHE DYNAMIQUE de l'apprentissage moteur 4- L'APPROCHE ENACTIVE de l'apprentissage moteur
Les théories de l'apprentissage :
1- L' APPROCHE BEHAVIORISTE appliquée dans la cadre de l'EPS, explique les comportements par l'effet unique de l'environnement. Le conditionnement classique de PAVLOV qui propos deux modalités de conditionnement : "appétitif" ou plaisant, et "aversif" ou désagréable Le conditionnement opérant de SKINNER qui propose de "jouer" sur les renforcements ou punitions pour augmenter la probabilité d'apparition des comportements. = RECOMPENSES OU PUNITIONS QUI PEUVENT ETRE MISES EN OEUVRE. Dans le cadre de l'EPS: - Choisir le système de score en EPS : score parlant SCDU (Bellard), score avec points valorisé, gagner ou perdre avec la manière, scores cumulés, score degringolade, double ou triple score... - Système de sanctions : cartons, freeze...
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur Ce courant fait l’hypothèse que la pensée est un processus de traitement de l’information (Piaget, Bruner) au contraire du béhaviorisme (BIT). Selon la théorie cognitiviste, l’esprit est comparable à un ordinateur qui traite l’information. Elle s’intéresse à la façon dont nous recevons, organisons, stockons et rappelons les informations dans notre esprit. Basée sur les stuctures et fonctions cérébrales et dont l'apprentissage représente le stockage en mémoire de nouvelles connaissances. = ROLE DES CONSIGNES ou Critères de REALISATION, PRISE DE CONSCIENCE au sein d'une POSTURE REFLEXIVE, VERBALISATION, LECTURE DES SITUATIONS en JEU Dans le cadre de l'EPS: Le type de tâche choisi : plus ou moins définie donc avec les buts et critères de réalisation plus ou moins définis (Famose), éducation au ressenti, temps d'échanges, temps de posture réflexive...
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur Dans le traitement de l'information, la quantitié d'informations est un facteur d'influence = fonctionnement de la mémoire de travail + la mise en mémoire à long terme. Le stress et l'hygiène de vie jouent également un rôle important dans les processus de l'attention
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur Cela renvoie à l'idée d'être acteur de ses apprentissages donc à une vision constructiviste, selon laquelle l'homme ne peut comprendre que ce qu'il a construit à partir de ses propres expériences (DEWEY, PIAGET). = METHODES ACTIVES, DIFFICULTE DE LA SITUATION, NOTION D'OBSTACLE Exemple en EPS : Adapter le critère de réussite en fonction des élèves "Et si on réhabilitait les critères de réussites" MASCRET 2011, SRP.
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur ADAMS en 1971 s'intéresse aux mouvements lents de positionnement et élabore sa théorie de la "boucle fermée". Il propose l'exsitence de deux traces mnémoniques : la "trace en mémoire" (un programme moteur simple responsable de l'initiation du mouvement dans la bonne direction) et la "trace perceptuelle" (référence d'exactitude comparée aux feedbacks de la réponse produite) = IMPORTANCE DE LA CONNAISSANCE DU RESULTAT (FEEDBACK) Dans le cadre de l'EPS: Proposer des feedbacks qualitatifs, quantitatifs et les consigner (Fils rouge d'Ubaldi) pour voir l'évolution de l'apprentissage. Limites : problème de mémoire (chaque mouvement dispose d'une trace perceptuelle), quid du premier essai, problématique des mouvements plus rapides.
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur SCHMIDT en 1975 propose une théorie du "schéma moteur" (ensemble de règles déterminant un grand nombre de mouvements, limite l'espace mémoire requis, s'aplique à des mouvements jamais pratiqués). Le "programme moteur généralisé" contrôle le mouvement et fait appel à deux types de mémoire : - le "shéma de rappel" (programmes moteurs spécifiques permettant la réalisation des mouvements) - le"schéma de reconnaissance " (évalue les résultats et met à jour le schéma de rappel si des erreurs sont détectées). 4 types d'informations sont stockées: "les conditions initiales" (état de l'organisme) et "les spécifications de la réponse" (caractéristiques du mouvement) avant le mouvement puis "les conséquences sensorielles (sensations) et "les résultats" (comparaison) après le mouvement. = IMPORTANCE DE LA REPETITION Dans le cadre de l'EPS: Laisser aux élèves le temps d'apprendre : séquence d'apprentissage longs, ne pas s'éparpiller dans les différents objets d'enseignement Limites : n'explique pas la façon d'acquérir de nouvelles coordinations, ni les petits ajustements dans un environnement changeant, nécéssité de mémoire très importante.
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur SCHMIDT en 1975 propose une théorie du "schéma moteur" (ensemble de règles déterminant un grand nombre de mouvements, limite l'espace mémoire requis, s'aplique à des mouvements jamais pratiqués). Le "programme moteur généralisé" contrôle le mouvement et fait appel à deux types de mémoire : - le "shéma de rappel" (programmes moteurs spécifiques permettant la réalisation des mouvements) - le"schéma de reconnaissance " (évalue les résultats et met à jour le schéma de rappel si des erreurs sont détectées). 4 types d'informations sont stockées: "les conditions initiales" (état de l'organisme) et "les spécifications de la réponse" (caractéristiques du mouvement) avant le mouvement puis "les conséquences sensorielles (sensations) et "les résultats" (comparaison) après le mouvement.
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur : Le cas des intéractions entre pairs Apprentissage coopératif ("cooperative learning") Jonhson et Jonhson 1989 proposent 5 piliers pour favoriser l'efficacité d'un travail de groupe : - Interdépendance collective - Hétérogénéité des points de vue et réflexion critique -Responsabilisation individuelle - Égalité des statuts (esprit d'équipe) - Habileté communicationnelle. = Cela organise toutes les situations coopératives et collectives que met en place l'enseigant d'EPS.
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur : Le cas des intéractions entre pairs Travail en dyades : le "conflit socio cognitif" (Ecole de Genève - PERRET CLERMONT 1975). 4 dynamiques interactives (Ecole d'AIX - GILLY FRAISSE ROUX) : la co-construction, la co-élaboration acquiescante, la confrontation avec désaccord, la confrontation contradictoire. La partenaire peut prendre différentes fonctions : l'activation (motivation ou mobilisation cognitive), la contrôle (vérification), la perturbation (remise en question), l'explicitation-élucidation. SORSANA (1999) évoque des conduites de non co-élaboration ou des conduites parallèle. Dans le cadre de l'EPS: étude de D'ARIPPE LONGUEVILLE sur le salto, ou DARNIS sur le surnombre en handball. Tutorat entre pairs : 6 fonctions d'étayage pour BRUNER (enrôlement, réduction du degré de liberté, maintien de l'orientation, contrôle de la frustration, signalisation des caractéristiques déterminantes, démonstration). Dans le cadre de l'EPS : ENSERGUEIX LAFONT en tennis de table, LEGRAIN en boxe française.
Les théories de l'apprentissage moteur
2- L'APPROCHE COGNITIVE de l'apprentissage moteur : Le cas des intéractions entre pairs à travers la démonstration Bandura démontre que l'individu n'est pas seulement un imitateur mais également capable d'autorégulation. Sa théorie est basée sur deux notions principales: - le modelage comme travail actif d'observation ("apprentissage vicariant") - l'autorégulation (capacité à s'auto-organiser) L'observation sollicite les processus attentionnels et de mémorisation pour extraire les informations pertinentes et les coder en mémoire. Dans le cadre de l'EPS: = IMPORTANCE DES CRITERES D'OBSERVATION, STYLISATION DE LA DEMONSTRATION (modèle, ou ce qu'il faudrait faire à cette étape d'apprentissage, ou ce que l'élève fait). IMPORTANCE DES TICE
Les théories de l'apprentissage moteur
3- L'APPROCHE DYNAMIQUE de l'apprentissage moteur: L'implication cognitive est minimale ou absente car le comportement d'un système complexe émerge d'un réseau de contraintes liées à la tâche, l'organisme ou l'environnement (Newell, 1986). DELIGNIERES (2004) Manuel de psychologie du sport, tome 1: Les déterminants de la performance sportive, "(...) un contrôle cognitif, centralisé et exhaustif de la motricité, est une hypothèse inutile et les caratéristiques essentielles du comportement du système effecteur résultent sans doute de processus d'auto-organisation". Les degrés de liberté (Berstein, 1967) étant les paramètres libres d'un système. L'apprentissage est le processus par lequel le sujet parvient peu à peu à maîtriser ses degrés de libertés, les transformer en un système plus stable selon 3 étapes : -contrôle (ou gel), -libération (utilisation d'articulations plus distales), -exploitation (efficience) des degrés de liberté. "Un système tend à adopter, sous l'influence des contraintes qui le constituent et/ou qui pèsent sur lui, un certain type de comportement que l'on peut qualifier de naturel, spontané ou préferentiel. C'est à ces coordinations péférentielles que l'on donne le nom attracteur" (à l'opposé des repellants = coordinations les plus instables). Dans cette théorie, les "paramètres de contrôle" sont des facteurs qui évoluant au delà d'une valeur critique, sont susceptibles de modifier le paysage des attracteurs (exemple: hystérésis)
Les théories de l'apprentissage moteur
3- L'APPROCHE DYNAMIQUE de l'apprentissage moteur: = Cette théorie met en exergue l'IMPORTANCE DES CONTRAINTES DE LA SITUATION D'APPRENTISSAGE. Elle invite donc l'enseignant à mener une reflexion autour de ces contraintes lorsque'il met en place ses situations d'apprentissage. Dans le cadre de l'EPS: Penser l'aménagement matériel de la situation (exemple: tous les parcours de motricité = gymnastique, VTT, ski....) Le problème n'est pas de nier l'existence des cognitions mais de reconsidérer leur statut et leur rôle dans le contrôle moteur et l'apprentissage. La représentation que le sujet a du pattern à produire ou ses intentions sont susceptibles non pas de déterminer de façon absolue le comportement mais d'en orienter la dynamique.
Les théories de l'apprentissage moteur
4- L'APPROCHE ENACTIVE de l'apprentissage moteur: C'est s'intéresser à l'expérience singulière vécue par chaque élève Actions, significations en apprentissage en EPS , SAURY, 2013 Pour THEURAU, "Le cours d'action : méthode développée", 2006, l'expérience comme cours d'action est le flux de pensée de l'activité de l'élève, ce qu'il fait, vit, ressent, ce à quoi il s'attend. Dans cette idée, VIVRE est central, c'est l'activité réelle vécue de l'élève ce qui induit le caratère singulier à chacun, chacune. Définition du CEDRE "Pour une culture scolaire des APSA en EPS", Revue EPS 328 en 2007, "c'est s'intéresser à l'élève en train d'agir dans un dispositif conçu par l'enseignant, c'est s'intéresser à ce qu'il fait, ce qu'il vit, ce qu'il ressent, ce qu'il échange; bref à l'expérience qu'il vit en pratiquant ce qui lui est proposé de pratiquer". Dans le cadre de l'EPS : SAURY, opcit, l'enjeu pour l'enseignant est d'intéragir avec un élève ressentant et non récitant.
Les théories de l'apprentissage moteur
4- L'APPROCHE ENACTIVE de l'apprentissage moteur: Pour Bourgine, Varela en 1992, chaque élève est autonome dans la définition d'une situation: "capacité fondamentale des acteurs à être, à affirmer son existence et à faire émerger un monde qui est signifiant et pertinent tout en n'étant pas prédéfini à l'avance". Exemples de terrain illustrant cette idée : Adé, Jourand, Seve montrent en 2010, "L'inscription contextuelle de l'activité en course en durée. Une étude à partir de l'analyse de l'activité d'élèves de primaires en EPS. Education et didactique", en course en durée, les élèves n'apprennent pas à gérer des allures de course mais gérer des plots et leur nombre. Actions, significations en apprentissage en EPS , SAURY, 2013 l'enseignant peut occulter certains aspects des situations telles que les vivent les élèves; par exemple l'expertise de l'enseignant engendre l'oubli des préoccupations des élèves.
Les théories de l'apprentissage moteur
4- L'APPROCHE ENACTIVE de l'apprentissage moteur: Pour aller plus loin... Varela, Thomson, Rosch, L'inscription corporelle de l'esprit. Sciences cognitives et expérience humaine (1993), Toute cognition est incarnée dans le sens où elle découle du fait d'avoir un coprs doté de diverses capacités sensori-motrices. Les connaissances prennent donc racine dans le corps (composantes neurobiologiques, sensorimotrices, perceptives et émotionnelles). Non seulement l'être huamin a besoin de ses capacités motrices, sensorielles et émotionnelles pour construire des connaissances ; le contenu de ses connaissances constitue une synthèse de ce qu'il a perçu et de tout ce qu'il a fait et ressenti pour percevoir. Damasio, L'autre moi-même. Les nouvelles cartes du cerveau, de la conscience et des émotions, 2010, dans le cadre de la neuro-physiologie montre que la construction d'une connaissance nécessite de l'affect et de l'action.
Les théories de l'apprentissage moteur
4- L'APPROCHE ENACTIVE de l'apprentissage moteur: Le modèle de TERRE : HAPI : histoire / action / perception / intention
MODELE PACE : pour suite de la "PAC" de KOMAR et ADE : - Proscrire - Amplifier - Connecter - Enquêter
Les théories de l'apprentissage moteur
4- L'APPROCHE ENACTIVE de l'apprentissage moteur: Le modèle de TERRE : L'exemple HAPI en escalade et PACE en handball:
3- TD METHODO
ISFEC Saint Joseph - Montpellier Yannick Duboscq - enseignant agrégé EPS
A - Sujet : Comment l'enseignant d'EPS peut-il enseigner des techniques sportives et permettre la construction des compétences en EPS ? M1 : analyse de sujet (schéma sur le brouillon)
ISFEC Saint Joseph - Montpellier Yannick Duboscq - enseignant agrégé EPS
4- Travail asynchrone
La culture sportive Travers Mascret 2001
ISFEC Saint Joseph - Montpellier Yannick Duboscq - enseignant agrégé EPS