TRAJECTOIRES
Le suivi dans le temps des exploitations agricoles
Pratiques agroécologiques
- Allongement de la rotation et diversification de l'assolement
- Optimisation de l'enchaînement des cultures
- Techniques culturales simplifiées et semi-direct
- Couverts végétaux
StratégieS et valeurs
- S’adapter au réchauffement climatique
- Diversité (production et débouchés)
sTABILITÉ
Biodiversité
- Agroforesterie
- Volonté d'augmenter le taux de matière organique du sol
- Agriculture de conservation : réduction de l'érosion, préservation de la biodiversité, et restaurer la fertilité des sols
Guillame Joubert
Système de production
- Grandes cultures en HVE3 - Maraîchage en AB
- 3,5 UTH
- 115 ha de SAU
- HVE 3
- Sol : Limono – sableux
Assolement 2023
Perspectives
- Augmentation de la matière organique dans les sols
- Développement de la situation financière de l'exploitation
Tendre vers une stabilité en respectant les principes de l'agriculture de conservation
- Diversification des cultures
- Décalage des dates de semis
- Techniques culturales simplifiées
Changement climatique
Adaptation
Effets
Sécheresses et fortes chaleurs : rendements stress hydrique
Socio-économie
- Groupe de travail avec Arvalis pour la réalisation d'essais (informel)
- Membre d'un GIEE pour du maraîchage sur sol vivant
- Mise en commun de matériel avec son voisin
- Productions et débouchés variés
- Obtention de la certification HVE3
STRATÉGIES & VALEURS
En 2004, Guillaume Joubert s'installe à la suite de son père sur une exploitation conventionnelle de 115 ha en grandes cultures et production semencière (betterave et colza). Sa femme et une amie le rejoignent. Par la suite, il se rapproche d'un groupe local d'agriculteurs à Oraison pour limiter le travail du sol suite à des problèmes d'érosion, de portance et de déficit de matière organique. C'est donc en 2010 qu'il décide d'abandonner au maximum le travail du sol pour restaurer les équilibres écologiques dans ses parcelles. Il se lance également dans le maraîchage sur sol vivant, certifié en agriculture biologique. Guillaume a pour objectif de toujours maintenir son sol en vie en respectant la trilogie de l'agriculture de conservation :
- les couverts (maximiser leur biomasse et la teneur de MO du sol)
- la rotation
- le travail minimal du sol
Il abandonne ensuite le réseau DEPHY pour causes de mauvais résultats et de valeurs qui ne concordent plus. Pour être plus résilient en 2019, il embauche un salarié et réduit les surfaces de ses cultures d'été. Enfin, depuis 2023, il mène un projet d'agroforesterie avec Arvalis.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
2010
2019
2023
2018
2015
2004
Réduction des cultures d'été
Installation de Guillaume
Arrêt du travail du sol
Arrêt de DEPHY
Embauche d'un salarié
Agroforesterie
Labellisation Bio
Biodiversité
Stratégies économiques et sociales
Stratégies agronomiques et environnementales
Changement climatique
ECONOMIE
Socio-économie
DIVERSIFICATION
MUTUALISATION
ADAPTATION
Perspectives
PROTECTION DU SOL
COLLECTIF
SYSTÈME DE PRODUCTION
Entre 2019 et 2023, l'évolution majeure du système est la modification de l'assolement pour faire face au changement climatique. Guillaume a réduit ses cultures d’été (maïs/soja) au profit de la sainfoin et des légumineuses. Il a fait ce choix pour réduire sa charge de travail l’été (irrigation), pour alléger ses factures d’eau et pour sécuriser sa production de la volatilité du marché. Il produit d'ailleurs ses propres semences de sainfoin.
Var (83) Parcelles regroupées près du lit de la Durance
Toutefois, il affirme que son système fonctionne grâce aux cultures d’été qui lui apportent de bons revenus. En effet, les débouchés du soja semence et du maïs sont assurés par les éleveurs du territoire. Il a choisi d’enrichir son assolement avec de nombreuses légumineuses (représentant 30 à 40% de la SAU) et pratique du maraîchage très diversifié. Il produit moins de blé dur car sensible au gel, lors de la méiose ou du stade épi 1cm, et aux maladies en cas d’excès d’eau. Il produit donc du blé tendre, une culture plus résiliente aux aléas climatiques. Enfin, afin de garantir sa certification HVE3, il fait attention à ne pas dépasser 40 unités d’azote par hectare.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
2019
2023
Biodiversité
- Grandes cultures - Maraîchage (AB)
- 3 UTH
- 115 ha de SAU
- Sol : Limono – sableux
- Grandes cultures (HVE3) - Maraîchage (AB)
- 3,5 UTH
- 115 ha de SAU
Changement climatique
Assolement 2023
Assolement 2019
Socio-économie
Perspectives
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Guillaume souhaiterait mettre en place plus de pratiques agroécologiques. Il considère cependant ne pas bénéficier d'assez d’aides pour la mise en place de ces pratiques.
Adaptation des cultures au changement climatique - Entre 2019 et 2023, Guillaume a baissé ses cultures d’été (maïs et soja notamment) au profit des légumineuses et de la culture de sainfoin. Avec cette culture, il souhaite notamment faire plutôt de la production de graines. Il a fait ce choix là pour réduire les charges. Travail minimal du sol - Pour répondre aux valeurs de protection du sol, Guillaume décide de ne travailler qu'au minimum son sol en utilisant notamment le semis-direct. Une rotation allongée et diversifiée - Guillaume mise sur une rotation adaptée au niveau du système racinaire pour structurer le sol. L'enchaînement stratégique des cultures permet de diminuer la pression des adventices sur les autres cultures (alternance de cultures d'hiveret de printemps) et de fertiliser le sol grâce aux légumineuses. La mise en culture de couverts végétaux adaptés - Les couverts permettent une meilleure structuration et fertilisation du sol et limitent l'érosion et la lixiviation des nutriments. Guillaume plante un couvert d'avoine avant une culture de soja et un couvert de légumineuses et radis avec une culture de maïs. Une parcelle est dédiée au renouvellement des semences des couverts de légumineuses avec un mélange vesce/pois fourrager/féverole/ers .
évolutions
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
invariants
Biodiversité
Changement climatique
Maraîchage sur sol vivant - Le maraîchage est exclusivement en AB sur l'exploitation. De plus, les principes du maraichage sur sol vivant sont de respecter le cycle naturel de la fertilité des sols grâce à l'arrêt du travail du sol et des apports conséquents de matière organique.
Socio-économie
Perspectives
INDICATEURS
BIODIVERSITÉ
Guillaume contribue à la préservation de la biodiversité grâce à ses pratiques agroécologiques. Selon lui, la plantation de haies ou encore d’agroforesterie ne lui apporte que de la biodiversité sur son exploitation et une bonne conscience: le manque d'aides constitue un frein non négligeable à la plantation par exemple. Cependant pour l’instant, il ne s’y risquerait pas par incertitudes au sujet de l’avenir.
INDICATEURS
L'agroforesterie a réduit la taille des parcelles et a créé de nouveaux habitats pour les auxiliaires : il s’agit d’un partenariat avec Arvalis. Il souhaite planter des haies et des arbres (aujourd’hui 1,5ha) en y passant le moins de temps possible. Sa parcelle d’agroforesterie fera a termes 12ha. Il obtient de ce projet et d’autres essais réalisés avec Arvalis une petite rémunération.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
Augmentation de la fertilisation azotée - L'objectif est de sécuriser la production avec un ajout de 30 unités supplémentaires. Guillaume considère qu’il reste tout de même bien inférieur à l’apport qu’il faisait avant et ne fait toujours pas d’engrais de fonds. Il avait abandonné l’usage d’engrais avec retardateur à cause du prix trop élevé. Trouvant cela beaucoup plus efficace, il reprendra sûrement dans les prochaines années.
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Pesticides - Il a augmenté la dose d’insecticides sur les céréales d’hiver à cause des pucerons. Il reste tout de même à bas volume en ne pulvérisant que de faibles doses. Les fongicides pour protéger les blés sont utilisés en fonction de l’année, pluvieuse ou non.
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
+2,8ha
2,8 ha
Impacts des engrais chimiques et pesticides
Rôle des infrastructures écologiques
CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le climat à Vignon-sur-Verdon...
Sécheresse automne/hiver
Gel intense
Excès d'eau
Chaleur
MAI
JUIN
JUILLET
MARS
OCTOBRE
AVRIL
DÉCEMBRE
SEPTEMBRE
JANVIER
FÉVRIER
NOVEMBRE
AOUT
STRATÉGIES &VALEURS
Impacts observés du changement climatique
Les impacts observés du changement climatique sur l’exploitation sont multiples :
- Augmentation des températures extrêmes et accentuation des sécheresses et de leur imprévisiblité. Cela conduit à des stress hydriques, et à une baisse des rendements.
- Sécheresses d'automne et d'hiver problématiques car les cultures sont mal implantées, que le froid ne permet pas d'irriguer et que l'azote n'est pas valorisé par la plante pour assurer son développement.
- D'autres phénomènes tels que les excès d'eau (2023 : 350mm en juin lors de la floraison du blé) ou que le gel intense (avril 2021 : gel d'épi) plus ponctuels ont de lourds impacts sur les rendements.
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Pratiques d’adaptation
Changement climatique
Pour contrer ces aléas climatiques, les cultures sont plus diversifiées pour assurer une sécurité et tolérer au mieux les aléas. Les dates de semis sont décalées. Guillaume a également acheté une herse à paille pour répartir la matière organique au sol, mieux réussir ses semis grâce à la réalisation de faux-semis et le dérangement des limaces. Il est très satisfait de cet achat. Il réfléchit également à investir dans une grille de décision pour guider les stratégies en fonction des aléas climatiques.
Socio-économie
Perspectives
AVENIRCLIMATIQUE
SOCIO ÉCONOMIE
L'exploitation a évolué vers des productions et des débouchés variés. Cette diversité permet aujourd'hui de sécuriser financièrement l'exploitation.
PRODUCTIONS DE L'EXPLOITATION
DÉBOUCHÉS DE L'EXPLOITATION
Négociant
Grandes cultures
Coopératives (2)
& Semences
Vente directe à la ferme
Maraîchage
Marché
Inter Bio
STRATÉGIES &VALEURS
Performance économique
60% du chiffre d’affaires est réalisé grâce au maraichage. Pendant la période du COVID, il y a eu une explosion de la demande et de la vente de la partie maraîchage AB de son exploitation. Ils ont connu une baisse plus récemment mais la hausse de prix dans les supermarchés, les gens reviennent acheter la production de légumes. Ses ventes sont plutôt stables. A l’avenir, il prévoir de faire moins de surface en maraîchage, car il y travaillera désormais seul (il pense enlever quelques cultures). Il n’exclut pas le fait de réduire fortement cette activité en cas de problème salarial ou de trésorerie.
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Démarche collective
Biodiversité
Concernant les démarches collectives, Guillaume fait partie d’un Groupement d'Intérêt Économique et Environnemental (GIEE) pour le Maraîchage sur Sol Vivant (MSV). Avec d’autres agriculteurs et divers acteurs, ils se regroupent autour de ce projet commun pour contribuer à la transition écologique. Il a adhéré un an à l’APAD dans le but d’effectuer un potentiel crédit carbone. Le dossier n’ayant pas été monté, il n’a pas renouvelé son adhésion. De plus, il n’y a pas d’antenne APAD près de chez lui. Il a également quitté le réseau DEPHY puisqu’il n’était pas satisfait de ses résultats en 2018 et qu’il n’était plus en accord avec les valeurs de DEPHY et les mesures demandées (interdiction du glyphosate).
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
INDICATEURS
PERSPECTIVES
Passionné par son travail, Guillaume souhaite maintenir une trésorerie convenable. Au niveau agnonomique, il veut faire augmenter le taux de matière organique dans son sol mais aussi être reconnu pour les pratiques agroécologiques qu'il met en place. Indicateurs de la durabilité et la résilience du système selon Guillaume
Réponses aux attentes des consommateurs
Usage raisonné des phytos
Maîtrise du cycle de l'eau
Diversification des productions et débouchés
QUALITÉ DES SOLS
ENJEUX
STRATÉGIES &VALEURS
Le changement climatique engendre des phénomènes de sécheresses auxquels il faut faire face. Pour cette raison, les essais de couverts en été ont été stoppés car trop coûteux du point de vue de l'irrigation. Une piste d’agroforesterie a été mise en place sur l'irrigation mais est pour le moment en attente de résultat. La baisse de consommation en bio inquiète aussi Guillaume puisque 60 % de son chiffre d'affaire provient de son atelier de maraîchage.
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
PERSPECTIVES
Le projet pour l’avenir est de maintenir et atteindre une stabilité économique pour l'exploitation après une année 2023 difficile. Le chef d'exploitation ne veut plus avoir recours aux investissement pour le moment : il trouve qu’il n’y a pas de rentabilité dans les investissements, une réelle explosion des taux pour emprunter et du prix du gros matériel.Son objectif est de faire durer son outil de travail. Il a acheté un trieur pour trier ses semences, un travail qui peut être fait plus au frais l’été, car la période estivale est chaude et il est pénible pour travailler. Cet investissement sera facilement amorti, lui enlève le coût et le temps de la manutention de ses semences.Il multipliera alors peut être la production de semences en contrat pour aller chercher de la valeur ajoutée en grandes cultures et amortir le prix de l’eau. Mais pour l’instant il préfère sécuriser son système et « faire le dos-rond et attendre : on ne sait pas où l’on va, ça devient trop compliqué ». Il souhaite continuer le projet d'agroforesterie.
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
FLEUR DE L'AGROÉCOLOGIE
Promouvoir les services écosystémiques
Atténuation du changement climatique
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Viabilité économique et sociale
Optimiser et équilibrer les flux de nutriments
Minimiser l'usage des ressources sensibles
L’inertie climatique à l’échelle du globe implique une continuité des évolutions climatiques observées localement dans les prochaines décennies :
• Le stress thermique lié à la chaleur suit une augmentation : risque d'échaudage (céréales), durcissement des conditions de cultures et difficultés de la phase de pollinisation (maïs et tournesol). • Le déficit hydrique estival va continuer de s'intensifier (demandes en eaux des cultures à la hausse). • Le gel tardif demeure une problématique : diversité variétale du blé et ajustement des dates de semis sont des mesures d'adaptation.
En interaction avec la simplification des paysages, les engrais et les produits phytosanitaires de synthèse sont parmi les facteurs les plus impactant sur de nombreux habitats et espèces. Cela est particulièrement vrai pour les invertébrés terrestres et aquatiques, les oiseaux, les chauves-souris et les amphibiens. Un rapport sur le suivi de 576 espèces de papillons a montré que 80% d’entre-elles sont affectées négativement par l’usage des engrais et pesticides de synthèse.
La simplification des assolements et la réduction des surfaces en infrastructures agroécologiques (haies, bosquets, arbres épars, vergers de haute tige, mares, prairies extensives, jachères…), en supprimant des habitats, ont un impact très négatif sur la biodiversité. Dans les zones d’agriculture intensive, cela a entraîné une uniformisation des paysages au profit des grandes parcelles alors que les arbres et arbustes abritent de nombreux organismes comme les auxiliaires des cultures ou les oiseaux qui, en chassant les rongeurs ou insectes nuisibles à la croissance des plantes, assurent une protection des cultures plus écologique que l’usage de produits chimiques. En favorisant l’infiltration et limitant l’érosion et l’évaporation, les haies et les alignements d’arbres ont de plus un impact favorable sur la régulation hydrique.
Guillaume Joubert!!!
Cécile ROZO
Created on June 20, 2024
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TRAJECTOIRES
Le suivi dans le temps des exploitations agricoles
Pratiques agroécologiques
StratégieS et valeurs
sTABILITÉ
Biodiversité
Guillame Joubert
Système de production
Assolement 2023
Perspectives
Tendre vers une stabilité en respectant les principes de l'agriculture de conservation
Changement climatique
Adaptation
Effets
Sécheresses et fortes chaleurs : rendements stress hydrique
Socio-économie
STRATÉGIES & VALEURS
En 2004, Guillaume Joubert s'installe à la suite de son père sur une exploitation conventionnelle de 115 ha en grandes cultures et production semencière (betterave et colza). Sa femme et une amie le rejoignent. Par la suite, il se rapproche d'un groupe local d'agriculteurs à Oraison pour limiter le travail du sol suite à des problèmes d'érosion, de portance et de déficit de matière organique. C'est donc en 2010 qu'il décide d'abandonner au maximum le travail du sol pour restaurer les équilibres écologiques dans ses parcelles. Il se lance également dans le maraîchage sur sol vivant, certifié en agriculture biologique. Guillaume a pour objectif de toujours maintenir son sol en vie en respectant la trilogie de l'agriculture de conservation :
- les couverts (maximiser leur biomasse et la teneur de MO du sol)
- la rotation
- le travail minimal du sol
Il abandonne ensuite le réseau DEPHY pour causes de mauvais résultats et de valeurs qui ne concordent plus. Pour être plus résilient en 2019, il embauche un salarié et réduit les surfaces de ses cultures d'été. Enfin, depuis 2023, il mène un projet d'agroforesterie avec Arvalis.STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
2010
2019
2023
2018
2015
2004
Réduction des cultures d'été
Installation de Guillaume
Arrêt du travail du sol
Arrêt de DEPHY
Embauche d'un salarié
Agroforesterie
Labellisation Bio
Biodiversité
Stratégies économiques et sociales
Stratégies agronomiques et environnementales
Changement climatique
ECONOMIE
Socio-économie
DIVERSIFICATION
MUTUALISATION
ADAPTATION
Perspectives
PROTECTION DU SOL
COLLECTIF
SYSTÈME DE PRODUCTION
Entre 2019 et 2023, l'évolution majeure du système est la modification de l'assolement pour faire face au changement climatique. Guillaume a réduit ses cultures d’été (maïs/soja) au profit de la sainfoin et des légumineuses. Il a fait ce choix pour réduire sa charge de travail l’été (irrigation), pour alléger ses factures d’eau et pour sécuriser sa production de la volatilité du marché. Il produit d'ailleurs ses propres semences de sainfoin.
Var (83) Parcelles regroupées près du lit de la Durance
Toutefois, il affirme que son système fonctionne grâce aux cultures d’été qui lui apportent de bons revenus. En effet, les débouchés du soja semence et du maïs sont assurés par les éleveurs du territoire. Il a choisi d’enrichir son assolement avec de nombreuses légumineuses (représentant 30 à 40% de la SAU) et pratique du maraîchage très diversifié. Il produit moins de blé dur car sensible au gel, lors de la méiose ou du stade épi 1cm, et aux maladies en cas d’excès d’eau. Il produit donc du blé tendre, une culture plus résiliente aux aléas climatiques. Enfin, afin de garantir sa certification HVE3, il fait attention à ne pas dépasser 40 unités d’azote par hectare.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
2019
2023
Biodiversité
Changement climatique
Assolement 2023
Assolement 2019
Socio-économie
Perspectives
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Guillaume souhaiterait mettre en place plus de pratiques agroécologiques. Il considère cependant ne pas bénéficier d'assez d’aides pour la mise en place de ces pratiques.
Adaptation des cultures au changement climatique - Entre 2019 et 2023, Guillaume a baissé ses cultures d’été (maïs et soja notamment) au profit des légumineuses et de la culture de sainfoin. Avec cette culture, il souhaite notamment faire plutôt de la production de graines. Il a fait ce choix là pour réduire les charges. Travail minimal du sol - Pour répondre aux valeurs de protection du sol, Guillaume décide de ne travailler qu'au minimum son sol en utilisant notamment le semis-direct. Une rotation allongée et diversifiée - Guillaume mise sur une rotation adaptée au niveau du système racinaire pour structurer le sol. L'enchaînement stratégique des cultures permet de diminuer la pression des adventices sur les autres cultures (alternance de cultures d'hiveret de printemps) et de fertiliser le sol grâce aux légumineuses. La mise en culture de couverts végétaux adaptés - Les couverts permettent une meilleure structuration et fertilisation du sol et limitent l'érosion et la lixiviation des nutriments. Guillaume plante un couvert d'avoine avant une culture de soja et un couvert de légumineuses et radis avec une culture de maïs. Une parcelle est dédiée au renouvellement des semences des couverts de légumineuses avec un mélange vesce/pois fourrager/féverole/ers .
évolutions
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
invariants
Biodiversité
Changement climatique
Maraîchage sur sol vivant - Le maraîchage est exclusivement en AB sur l'exploitation. De plus, les principes du maraichage sur sol vivant sont de respecter le cycle naturel de la fertilité des sols grâce à l'arrêt du travail du sol et des apports conséquents de matière organique.
Socio-économie
Perspectives
INDICATEURS
BIODIVERSITÉ
Guillaume contribue à la préservation de la biodiversité grâce à ses pratiques agroécologiques. Selon lui, la plantation de haies ou encore d’agroforesterie ne lui apporte que de la biodiversité sur son exploitation et une bonne conscience: le manque d'aides constitue un frein non négligeable à la plantation par exemple. Cependant pour l’instant, il ne s’y risquerait pas par incertitudes au sujet de l’avenir.
INDICATEURS
L'agroforesterie a réduit la taille des parcelles et a créé de nouveaux habitats pour les auxiliaires : il s’agit d’un partenariat avec Arvalis. Il souhaite planter des haies et des arbres (aujourd’hui 1,5ha) en y passant le moins de temps possible. Sa parcelle d’agroforesterie fera a termes 12ha. Il obtient de ce projet et d’autres essais réalisés avec Arvalis une petite rémunération.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
Augmentation de la fertilisation azotée - L'objectif est de sécuriser la production avec un ajout de 30 unités supplémentaires. Guillaume considère qu’il reste tout de même bien inférieur à l’apport qu’il faisait avant et ne fait toujours pas d’engrais de fonds. Il avait abandonné l’usage d’engrais avec retardateur à cause du prix trop élevé. Trouvant cela beaucoup plus efficace, il reprendra sûrement dans les prochaines années.
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Pesticides - Il a augmenté la dose d’insecticides sur les céréales d’hiver à cause des pucerons. Il reste tout de même à bas volume en ne pulvérisant que de faibles doses. Les fongicides pour protéger les blés sont utilisés en fonction de l’année, pluvieuse ou non.
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
+2,8ha
2,8 ha
Impacts des engrais chimiques et pesticides
Rôle des infrastructures écologiques
CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le climat à Vignon-sur-Verdon...
Sécheresse automne/hiver
Gel intense
Excès d'eau
Chaleur
MAI
JUIN
JUILLET
MARS
OCTOBRE
AVRIL
DÉCEMBRE
SEPTEMBRE
JANVIER
FÉVRIER
NOVEMBRE
AOUT
STRATÉGIES &VALEURS
Impacts observés du changement climatique
Les impacts observés du changement climatique sur l’exploitation sont multiples :
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Pratiques d’adaptation
Changement climatique
Pour contrer ces aléas climatiques, les cultures sont plus diversifiées pour assurer une sécurité et tolérer au mieux les aléas. Les dates de semis sont décalées. Guillaume a également acheté une herse à paille pour répartir la matière organique au sol, mieux réussir ses semis grâce à la réalisation de faux-semis et le dérangement des limaces. Il est très satisfait de cet achat. Il réfléchit également à investir dans une grille de décision pour guider les stratégies en fonction des aléas climatiques.
Socio-économie
Perspectives
AVENIRCLIMATIQUE
SOCIO ÉCONOMIE
L'exploitation a évolué vers des productions et des débouchés variés. Cette diversité permet aujourd'hui de sécuriser financièrement l'exploitation.
PRODUCTIONS DE L'EXPLOITATION
DÉBOUCHÉS DE L'EXPLOITATION
Négociant
Grandes cultures
Coopératives (2)
& Semences
Vente directe à la ferme
Maraîchage
Marché
Inter Bio
STRATÉGIES &VALEURS
Performance économique
60% du chiffre d’affaires est réalisé grâce au maraichage. Pendant la période du COVID, il y a eu une explosion de la demande et de la vente de la partie maraîchage AB de son exploitation. Ils ont connu une baisse plus récemment mais la hausse de prix dans les supermarchés, les gens reviennent acheter la production de légumes. Ses ventes sont plutôt stables. A l’avenir, il prévoir de faire moins de surface en maraîchage, car il y travaillera désormais seul (il pense enlever quelques cultures). Il n’exclut pas le fait de réduire fortement cette activité en cas de problème salarial ou de trésorerie.
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Démarche collective
Biodiversité
Concernant les démarches collectives, Guillaume fait partie d’un Groupement d'Intérêt Économique et Environnemental (GIEE) pour le Maraîchage sur Sol Vivant (MSV). Avec d’autres agriculteurs et divers acteurs, ils se regroupent autour de ce projet commun pour contribuer à la transition écologique. Il a adhéré un an à l’APAD dans le but d’effectuer un potentiel crédit carbone. Le dossier n’ayant pas été monté, il n’a pas renouvelé son adhésion. De plus, il n’y a pas d’antenne APAD près de chez lui. Il a également quitté le réseau DEPHY puisqu’il n’était pas satisfait de ses résultats en 2018 et qu’il n’était plus en accord avec les valeurs de DEPHY et les mesures demandées (interdiction du glyphosate).
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
INDICATEURS
PERSPECTIVES
Passionné par son travail, Guillaume souhaite maintenir une trésorerie convenable. Au niveau agnonomique, il veut faire augmenter le taux de matière organique dans son sol mais aussi être reconnu pour les pratiques agroécologiques qu'il met en place. Indicateurs de la durabilité et la résilience du système selon Guillaume
Réponses aux attentes des consommateurs
Usage raisonné des phytos
Maîtrise du cycle de l'eau
Diversification des productions et débouchés
QUALITÉ DES SOLS
ENJEUX
STRATÉGIES &VALEURS
Le changement climatique engendre des phénomènes de sécheresses auxquels il faut faire face. Pour cette raison, les essais de couverts en été ont été stoppés car trop coûteux du point de vue de l'irrigation. Une piste d’agroforesterie a été mise en place sur l'irrigation mais est pour le moment en attente de résultat. La baisse de consommation en bio inquiète aussi Guillaume puisque 60 % de son chiffre d'affaire provient de son atelier de maraîchage.
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
PERSPECTIVES
Le projet pour l’avenir est de maintenir et atteindre une stabilité économique pour l'exploitation après une année 2023 difficile. Le chef d'exploitation ne veut plus avoir recours aux investissement pour le moment : il trouve qu’il n’y a pas de rentabilité dans les investissements, une réelle explosion des taux pour emprunter et du prix du gros matériel.Son objectif est de faire durer son outil de travail. Il a acheté un trieur pour trier ses semences, un travail qui peut être fait plus au frais l’été, car la période estivale est chaude et il est pénible pour travailler. Cet investissement sera facilement amorti, lui enlève le coût et le temps de la manutention de ses semences.Il multipliera alors peut être la production de semences en contrat pour aller chercher de la valeur ajoutée en grandes cultures et amortir le prix de l’eau. Mais pour l’instant il préfère sécuriser son système et « faire le dos-rond et attendre : on ne sait pas où l’on va, ça devient trop compliqué ». Il souhaite continuer le projet d'agroforesterie.
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
FLEUR DE L'AGROÉCOLOGIE
Promouvoir les services écosystémiques
Atténuation du changement climatique
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Viabilité économique et sociale
Optimiser et équilibrer les flux de nutriments
Minimiser l'usage des ressources sensibles
L’inertie climatique à l’échelle du globe implique une continuité des évolutions climatiques observées localement dans les prochaines décennies :
• Le stress thermique lié à la chaleur suit une augmentation : risque d'échaudage (céréales), durcissement des conditions de cultures et difficultés de la phase de pollinisation (maïs et tournesol). • Le déficit hydrique estival va continuer de s'intensifier (demandes en eaux des cultures à la hausse). • Le gel tardif demeure une problématique : diversité variétale du blé et ajustement des dates de semis sont des mesures d'adaptation.
En interaction avec la simplification des paysages, les engrais et les produits phytosanitaires de synthèse sont parmi les facteurs les plus impactant sur de nombreux habitats et espèces. Cela est particulièrement vrai pour les invertébrés terrestres et aquatiques, les oiseaux, les chauves-souris et les amphibiens. Un rapport sur le suivi de 576 espèces de papillons a montré que 80% d’entre-elles sont affectées négativement par l’usage des engrais et pesticides de synthèse.
La simplification des assolements et la réduction des surfaces en infrastructures agroécologiques (haies, bosquets, arbres épars, vergers de haute tige, mares, prairies extensives, jachères…), en supprimant des habitats, ont un impact très négatif sur la biodiversité. Dans les zones d’agriculture intensive, cela a entraîné une uniformisation des paysages au profit des grandes parcelles alors que les arbres et arbustes abritent de nombreux organismes comme les auxiliaires des cultures ou les oiseaux qui, en chassant les rongeurs ou insectes nuisibles à la croissance des plantes, assurent une protection des cultures plus écologique que l’usage de produits chimiques. En favorisant l’infiltration et limitant l’érosion et l’évaporation, les haies et les alignements d’arbres ont de plus un impact favorable sur la régulation hydrique.