TRAJECTOIRES
Le suivi dans le temps des exploitations agricoles
Stratégies et valeurs
- Flexibilité et diversité des circuits de vente
- Respect de la vie du sol
- S’adapter au réchauffement climatique
ROBUSTESSE
Biodiversité
- Structure du sol surveillée
- Amélioration de la matière organique dans le sol
- Diversité des espèces et des variétés cultivées
- Haies et bandes enherbées
Pratiques agroécologiques
- Allongement de la rotation et diversification de l'assolement
- Optimisation de l'enchaînement des cultures
- Techniques culturales simplifiées et semi-direct
- Couverts végétaux
- Agroforesterie
EARL - Fonds de Dèze
Assolement 2023
Système de production
- Grandes cultures
- 2 UTH
- 250 ha de SAU
- Agriculture de conservation
- Sol :
o Argilo-limoneux (vallée) o Argilo-calcaire (coteaux)
- Irrigation
- Couverture permanente
- Techniques culturales simplifiées.
Changement climatique
Adaptation
Effets
Sécheresses et excès d'eau : rendements pression des bioagresseurs stress hydrique
Perspectives
- Agroforesterie
- Décalage des dates de semis
- Développement des cultures dérobées
- Amélioration de la qualité du sol et de sa faune
Adaptation aux changements climatiques et cohabitation avec la vie du sol
Socio-économie
- Engagement dans divers réseaux et associations (Arbres Paysages 32, Association Occitane de Conservation des Sols)
- Collaboration avec un éleveur de brebis
STRATÉGIES & VALEURS
En 1996, Jean Hamot s'installe sur la ferme familiale. C'est une ferme céréalière en conventionnel située sur les coteaux Est du Gers. Son père part à la retraite en 2002. En 2005, 2012 et 2014, Jean plante des haies pour limiter l'érosion des talus. En 2007, suite à une rencontre avec un spécialiste de l'agriculture de conservation, Jean Hamot prend conscience de l'importance du sol. A partir de cette date, il poursuit sans relâche l'objectif d'avoir un sol vivant, guidé par l'envie d’un outil de travail durable. C'est en 2008 que l'EARL adhère à Agro Doc et se tourne vers l'agriculture de conservation. Jean Hamot modifie profondément son système, arrête le labour, transitionne vers les techniques culturales simplifiées sur l'ensemble de ces parcelles, expérimente le semi-direct, ainsi que différents couverts végétaux. En 2013, son fils Cyril vient le rejoindre sur la ferme et dirige en 2018 un projet d'implantation de 40 ha d'agroforesterie en fermage.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
1996
2018
2002
2013
2014
2007
2008
2012
2005
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
100% TCS + adhésion Agro Doc
+9 ha agroforesterie
Installation de Jean
+250m de haies
Installation de Cyril
Retraite de son père
Couverts végétaux
+250m de haies
+400m de haies
Biodiversité
Changement climatique
Stratégies économiques et sociales
Stratégies agronomiques et environnementales
Socio-économie
SOBRIETE
DIVERSIFICATION
COLLECTIF
ADAPTATION
Perspectives
PROTECTION DU SOL
DIVERSIFICATION
SYSTÈME DE PRODUCTION
Le système de production a peu évolué entre 2014 et 2023. La surface agricole utile a augmenté de 47 ha grâce à la récupération de terres des voisins. Des panneaux photovoltaïques ont été installés en 2019 pour la production d'énergie : l'électricité produite est totalement revendue à EDF. Une double culture orge/soja est mise en place : lorsque la céréale est moissonée suffisamment tôt, il est possible d'implanter un soja la même année. Le semi de soja doit se faire au plus tard début juillet. Cette double culture explique que le soja n'apparraisse pas dans l'assolement.
Gers (32)
STRATÉGIES &VALEURS
2014
2023
Système de production
- Grandes cultures
- Système conventionnel en agriculture de conservation
- Pas de label
o Argilo-limoneux (vallée) o Argilo-calcaire (coteaux)
- Grandes cultures
- Système conventionnel en agriculture de conservation
- Pas de label
- 2 UTH
- 250 ha de SAU
- Sol :
o Argilo-limoneux (vallée) o Argilo-calcaire (coteaux)
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Changement climatique
Assolement 2014
Socio-économie
Perspectives
Assolement 2023
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
L'EARL Fond de Dèze voit l'agroécologie comme le fait de "travailler avec un sol vivant". A partir de 2007, Jean Hamot a décidé d'appliquer les principes de conservation du sol sur son exploitation.
Allongement de la rotation et diversification de l'assolement - Afin de limiter l'érosion, de réguler le stock d'adventices et d'augmenter la biodiversité dans les sols, l'EARL établit une rotation longue : succession de plantes ayant de forts besoins d'azote (blé, maïs) à des oléagineux ou des protéagineux, type soja et féverole (valorisés en tant que culture de vente et/ou couvert). Techniques Culturales Simplifiées (TCS) et Semis-Direct (SD) - Jean et Cyril Hamot ont fait le choix de réduire progressivement le travail du sol et sa profondeur en utilisant des TCS (pseudo labour, déchaumage superficiel et mulchage, semis-direct...). Aujourd'hui, ils ne travaillent pas à plus de 4-5 cm, principalement pour préparer le lit de semences. Cependant, l'usage de produits phytosanitaire est toujours nécessaire, l'IFT moyen de l'exploitation vaut 4,4. La mise en culture de couverts végétaux adaptés - Les couverts sont un élément clé du système qui permet la structuration du sol et un enrichissement en matière organique. Les couverts séléctionnnés associent légumineuses et graminées pour leurs systèmes racinaires complémentaires et l'équilibre C/N. Les graminées conservent un paillage au sol et les légumineuses un apport d'azote au sol (exemple de couvert : sorgho / vesce ou féverole / avoine). La féverole est privilégiée pour la fixation d'azote et son système racinaire pivotant. Le choix d'espèces gélives (tournesol, sorgho, gesse...) permet une destruction naturelle du couvert.
STRATÉGIES &VALEURS
invariants
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Changement climatique
Socio-économie
Culture de 9 ha en agroforesterie - 9 ha de blé tendre sont maintenant cultivés en agroforesterie. La parcelle est organisée en rangées d'arbres espacées de 26 mètres. Cela permet de réduire l'évaporation de l'eau, d'améliorer son infiltration et de faciliter le remplissage de la réserve utile du sol.
évolutions
Perspectives
INDICATEURS
BIODIVERSITÉ
Selon les principes de l'agriculture de conservation, la vie du sol et sa fertilité sont au cœur du système cultural de l'EARL Fond de Dèze. Aini, Jean et Cyril privilégient des éléments qui structurent le paysages et préservent la biodiversité. 900m de haies sont présentes et associées à des bandes enherbées : limite l’érosion des talus, façonne le paysage et correspond à un abris précieux pour les auxiliaires de culture qui s'y développent. L'amélioration du taux de matière organique et la mise en place d'agroforesterie et d'infrastructures agroécologiques font partie des actions en faveur de cet objectif.
INDICATEURS
STRATÉGIES &VALEURS
Préservation de la biodiversité du sol
En diminuant grandement le travail des sols, les TCS stimulent l'activité biologique des micro-organismes et permettent le développement de sols porreux retenant mieux l'eau. En réduisant l’érosion et en augmentant la matière organique, elles favorisent un sol plus fertile et résilient.
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Création d'habitats
Avec 11 km de bandes enherbées, 3,1 km de haies et 9 ha en agroforesterie, l'exploitation participe fortement à la création d'habitats semi-naturels qui favorisent la biodiversité.
Biodiversité
Changement climatique
Paturage ovin de résidus de culture (tournesol)
Le pâturage ovin après récolte du tournesol permet une valorisation accrue des résidus de culture et contribue ainsi bouclage des cycles de nutriments.
Socio-économie
Perspectives
+2,8ha
2,8 ha
Impacts des engrais chimiques et pesticides
Rôle des infrastructures écologiques
CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le climat à Montadet...
Sécheresse
Chaleur
Excès d'eau
JUILLET
AOUT
MAI
JUIN
MARS
OCTOBRE
AVRIL
DÉCEMBRE
SEPTEMBRE
JANVIER
FÉVRIER
NOVEMBRE
STRATÉGIES &VALEURS
Impacts observés du changement climatique
Les sécheresses réduisent les rendements en accentuant le stress hydrique des cultures qui limite leur développement. La chaleur contribue au développement des pucerons. L'excès d'eau noie les parcelles et peut réduire fortement le développement des cultures d'hiver.
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Pratiques d’adaptation
Les conditions climatiques étant irrégulières d'une année à l'autre, il est difficile de s'adapter. L’irrégularité des saisons est marquée et l’apparition de phénomènes nouveaux et dévastateurs représentent une menace pour la perennité des exploitations. L'irrigation des cultures est un levier d'adaptation. De même, la couverture végétale permanente, couplée aux Techniques Culturales Simplifiées, limite l'évaporation et garde l'humidité dans le sol. La réflexion autour de semis plus précoces est envisagée pour un meilleur démarrage des plantes avant les fortes pluies, les rendant plus résistantes à l'excès d'eau. Par rapport à la sécheresse, l’agroforesterie permet de mobiliser l'eau en profondeur lors des étés secs, d'augmenter la biodiversité et lutter contre les bioagresseurs (pucerons par exemple) et amener de l’ombre dans les grandes parcelles par effet bordure.
Biodiversité
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
AVENIRCLIMATIQUE
Dans un premier temps, cela favorise une meilleure autonomie fourragère de l’exploitation que les sécheresses menacent en diminuant les rendements des prairies. Dans un deuxième temps, cette nouvelle pratique diminue l’utilisation d’intrants (forte diminution des engrais minéraux et arrêt des pesticides). Le labour est toujours pratiqué pour éviter un passage de glyphosate. Plus économe en eau, la culture de sorgho a été introduite en remplacement du couvert avoine/orge/trèfle.
Une décapitalisation de 2 vaches productives, un vêlage des génisses plus précoce (2,5 ans) et une baisse du taux de renouvellement des vaches laitières a permis une réduction du cheptel de 4 UGB. L’objectif est de tendre vers l’optimum en matière d’autonomie fourragère. Celle-ci est aujourd’hui estimée à 45 vaches productives.
Mise en culture de méteils riches en légumineuses et de sorgho, arrêt des cultures de céréales pures et diminution des surfaces en prairie temporaire.
Réduction du cheptel
Implantation des prairies temporaires
Benoît mélange aux semences 30 kg de NP/ha pour sécuriser l’implantation. Il préfère intégrer ces engrais minéraux car une prairie mal implantée implique des pertes de production et un renouvellement de culture plus rapide, donc des pertes économiques.Plusieurs modalités pour les semis de prairies :1. Semi en automne après travail du sol ;2. Semi en automne sous couvert de méteil ;3. Semi en avril suite à un couvert en interculture implanté après l'orge.
SOCIO ÉCONOMIE
La diversité des productions et des débouchés offre aujourd'hui à l'exploitation une plus grande résilience et sécurité financière.
VENTES DE L'EXPLOITATION
PRODUCTIONS DE L'EXPLOITATION
DÉBOUCHÉS DE L'EXPLOITATION
Val de Gascogne - coopérative
Grandes cultures
Grandes cultures
Agro d'Oc - coopérative
Arterris - coopérative
Soja
Négociant
Semences
Semences
Agriculteurs
INDICATEURS
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
Performance économique
Les cultures les plus rémunératrices sont le maïs, le blé, le colza semence, la double culture orge/soja. La plupart des productions sont vendues aux coopératives.
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
L’EARL Hamot travaille désormais avec un éleveur de brebis pour le pâturage des couverts végétaux quelques semaines par an. Les brebis ne pâturent pas les couverts tous les ans, cela dépend du volume végétatif.Jean Hamot est toujours administrateur de l’association Arbres Paysages 32. La coopérative Agro-Doc l’accompagne : de nombreux conseils lui sont donnés et il bénéficie d’un suivi personnalisé pour le semis-direct et les couverts végétaux ainsi que de références locales utiles pour adapter ses cultures à son propre contexte. Son engagement auprès de ces diverses structures lui permet de bénéficier de conseils et d'une dynamique de groupe, mais aussi de développer une agroécologie au profit d'une gestion durable du patrimoine sol. Approchant de la retraite, il n’éprouve pas l’envie de s’engager dans de nouvelles démarches collectives.
Démarche collective
Biodiversité
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
PERSPECTIVES
Jean considère que les formations tout comme les échanges sont des étapes essentielles pour adapter ses pratiques. Approchant de la retraite, son projet pour l'avenir est de conserver la stabilité de leur système. Indicateurs de la durabilité et la résilience du système selon Jean
Performances DE COMMERCIALISATION
RENDEMENTS SATISFAISANTS
Diversification des productions et débouchés
QUALITÉ DES SOLS
STABILITÉ DU SYSTÈME
ENJEUX
STRATÉGIES &VALEURS
Les enjeux majeurs dans les années à venir seront principalement liés au changement climatique. Pour Jean, la source majeure d'inquiétude est l'amplitude des températures sur une même période. Ces écarts de températures bouleversent fortement les cultures qui deviennent moins résistantes et peuvent présenter de fortes baisses de rendement.
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
PERSPECTIVES
Changement climatique
Depuis 2021, le projet de développer les cultures dérobées, à l’instar du soja sur terres irriguées est en cours de réalisation. Ils souhaitent également continuer à redonner de la vie au sol et à « cohabiter » avec les micro-organismes plutôt que de les « embêter ». Cela se traduit notamment par une amélioration visuelle de la fertilité/qualité/vie du sol, mais aussi par une augmentation du taux de matière organique. Ils auraient voulu généraliser le semis-direct, mais ils n'ont pu le faire que sur les terres qui le permettaient. Selon Jean, dans leur système, il est difficile de se passer d’engrais minéraux et d’herbicides.
Socio-économie
Perspectives
FLEUR DE L'AGROÉCOLOGIE
Promouvoir les services écosystémiques
Atténuation du changement climatique
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Viabilité économique et sociale
Optimiser et équilibrer les flux de nutriments
Minimiser l'usage des ressources sensibles
FLEUR DE L'AGROÉCOLOGIE
Assolement 2008
Assolement 2013
Assolement 2018
Assolement 2005
Assolement 1996
A SUPPRIMER
1996
2018
2013
2008
2005
Rotations
A SUPPRIMER
Sur les terres irriguées situées dans les plaines argilo-limoneuses
Sur les terres irriguées situées dans les plaines argilo-limoneuses
Sur les terres non irriguées situées sur les coteaux argilo-calcaires (4 ans)
Evolution de l'assolement
1996
2018
2013
2008
2005
retour
Minimiser l'usage des ressources sensibles
Quantité de pesticides - /ha de SAU
Produits vétérinaires - €
Consommation GNR carburant - eq L fioul
Quantité électricité sols - kWh
Autonomie en fourrages - %
Autonomie en concentrés - %
Consommation énergétique totale - EQF/ha
Viabilité économique et sociale
Sensibilité aux aides : Subventions/ EBE - % humides - ha
Chiffre d'affaire - €
Intrants/CA - %
Transmissibilité : EBE/UTH - €
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Diversité des productions végétales
Part des légumineuses - % de SAU
Utilisation de semences paysannes
Présence de races rustiques
Contribuer à la production d'énergies renouvelables
Type ENR
Électicité produite - kWh
Énergie renouvelable produite en bois
Émissions de GES
L’inertie climatique à l’échelle du globe implique une continuité des évolutions climatiques observées localement dans les prochaines décennies :
• Le gain tendanciel des températures moyennes va se poursuivre (échaudage du au stress thermique et pertes de rendements - céréales) • Le déficit hydrique printanier va continuer de se dégrader en impactant les étapes cruciales pour le rendement : montaison et remplissage de l'épi (céréales) et floraison (légumineuses). • L'excès d'eau après semis risque d'augmenter. Ce phénomène entraîne une quantité d'eau stagnante qui entraîne un déficit d'oxygène pour la plante : l'hypoxie. Du retard de développement à la destruction des pieds, les riques sont majeurs pour les céréales.
Biodiversité
Zones humides - ha
Consommation d'eau (irrigation) - m3
Consommation d'eau (abreuvement) - m3
Couverture des sols - %
Récupération d'eau - m3
Taux de matière organique - %
Infrastructures Agro-Écologiques - %
Haies - km
Agroforesterie - ha
Surface toujours en herbe - ha
Taille des parcelles - ha
Bandes enherbées - km
Optimiser et équilibrer les flux de nutriments
CIMS - ha
Variation annuelle du stock de carbone - t CO2e/an
Nombre de jour de pâturage/an - jour
Labour - ha
Techniques Culturales Simplifiées - ha
Semis-Direct - ha
Longueur de la rotation - années
Solde d'azote - kg de N/ ha de SAU
Fertilisation azotée minérale - %
Fertilisation azotée organique - %
Fertilisation azotée légumineuses - %
Contribuer au système alimentaire local
Diversité des débouchés
Production sous signe officiel de qualité
Diversité des productions
La simplification des assolements et la réduction des surfaces en infrastructures agroécologiques (haies, bosquets, arbres épars, vergers de haute tige, mares, prairies extensives, jachères…), en supprimant des habitats, ont un impact très négatif sur la biodiversité. Dans les zones d’agriculture intensive, cela a entraîné une uniformisation des paysages au profit des grandes parcelles alors que les arbres et arbustes abritent de nombreux organismes comme les auxiliaires des cultures ou les oiseaux qui, en chassant les rongeurs ou insectes nuisibles à la croissance des plantes, assurent une protection des cultures plus écologique que l’usage de produits chimiques. En favorisant l’infiltration et limitant l’érosion et l’évaporation, les haies et les alignements d’arbres ont de plus un impact favorable sur la régulation hydrique.
En interaction avec la simplification des paysages, les engrais et les produits phytosanitaires de synthèse sont parmi les facteurs les plus impactant sur de nombreux habitats et espèces. Cela est particulièrement vrai pour les invertébrés terrestres et aquatiques, les oiseaux, les chauves-souris et les amphibiens. Un rapport sur le suivi de 576 espèces de papillons a montré que 80% d’entre-elles sont affectées négativement par l’usage des engrais et pesticides de synthèse.
TO - EARL Fonds de Dèze!!!
Cécile ROZO
Created on June 17, 2024
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TRAJECTOIRES
Le suivi dans le temps des exploitations agricoles
Stratégies et valeurs
ROBUSTESSE
Biodiversité
Pratiques agroécologiques
EARL - Fonds de Dèze
Assolement 2023
Système de production
- Grandes cultures
- 2 UTH
- 250 ha de SAU
- Agriculture de conservation
- Sol :
o Argilo-limoneux (vallée) o Argilo-calcaire (coteaux)Changement climatique
Adaptation
Effets
Sécheresses et excès d'eau : rendements pression des bioagresseurs stress hydrique
Perspectives
Adaptation aux changements climatiques et cohabitation avec la vie du sol
Socio-économie
STRATÉGIES & VALEURS
En 1996, Jean Hamot s'installe sur la ferme familiale. C'est une ferme céréalière en conventionnel située sur les coteaux Est du Gers. Son père part à la retraite en 2002. En 2005, 2012 et 2014, Jean plante des haies pour limiter l'érosion des talus. En 2007, suite à une rencontre avec un spécialiste de l'agriculture de conservation, Jean Hamot prend conscience de l'importance du sol. A partir de cette date, il poursuit sans relâche l'objectif d'avoir un sol vivant, guidé par l'envie d’un outil de travail durable. C'est en 2008 que l'EARL adhère à Agro Doc et se tourne vers l'agriculture de conservation. Jean Hamot modifie profondément son système, arrête le labour, transitionne vers les techniques culturales simplifiées sur l'ensemble de ces parcelles, expérimente le semi-direct, ainsi que différents couverts végétaux. En 2013, son fils Cyril vient le rejoindre sur la ferme et dirige en 2018 un projet d'implantation de 40 ha d'agroforesterie en fermage.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
1996
2018
2002
2013
2014
2007
2008
2012
2005
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
100% TCS + adhésion Agro Doc
+9 ha agroforesterie
Installation de Jean
+250m de haies
Installation de Cyril
Retraite de son père
Couverts végétaux
+250m de haies
+400m de haies
Biodiversité
Changement climatique
Stratégies économiques et sociales
Stratégies agronomiques et environnementales
Socio-économie
SOBRIETE
DIVERSIFICATION
COLLECTIF
ADAPTATION
Perspectives
PROTECTION DU SOL
DIVERSIFICATION
SYSTÈME DE PRODUCTION
Le système de production a peu évolué entre 2014 et 2023. La surface agricole utile a augmenté de 47 ha grâce à la récupération de terres des voisins. Des panneaux photovoltaïques ont été installés en 2019 pour la production d'énergie : l'électricité produite est totalement revendue à EDF. Une double culture orge/soja est mise en place : lorsque la céréale est moissonée suffisamment tôt, il est possible d'implanter un soja la même année. Le semi de soja doit se faire au plus tard début juillet. Cette double culture explique que le soja n'apparraisse pas dans l'assolement.
Gers (32)
STRATÉGIES &VALEURS
2014
2023
Système de production
- 203 ha de SAU
- Sol :
o Argilo-limoneux (vallée) o Argilo-calcaire (coteaux)- Grandes cultures
- Système conventionnel en agriculture de conservation
- Pas de label
- 2 UTH
- 250 ha de SAU
- Sol :
o Argilo-limoneux (vallée) o Argilo-calcaire (coteaux)PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Changement climatique
Assolement 2014
Socio-économie
Perspectives
Assolement 2023
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
L'EARL Fond de Dèze voit l'agroécologie comme le fait de "travailler avec un sol vivant". A partir de 2007, Jean Hamot a décidé d'appliquer les principes de conservation du sol sur son exploitation.
Allongement de la rotation et diversification de l'assolement - Afin de limiter l'érosion, de réguler le stock d'adventices et d'augmenter la biodiversité dans les sols, l'EARL établit une rotation longue : succession de plantes ayant de forts besoins d'azote (blé, maïs) à des oléagineux ou des protéagineux, type soja et féverole (valorisés en tant que culture de vente et/ou couvert). Techniques Culturales Simplifiées (TCS) et Semis-Direct (SD) - Jean et Cyril Hamot ont fait le choix de réduire progressivement le travail du sol et sa profondeur en utilisant des TCS (pseudo labour, déchaumage superficiel et mulchage, semis-direct...). Aujourd'hui, ils ne travaillent pas à plus de 4-5 cm, principalement pour préparer le lit de semences. Cependant, l'usage de produits phytosanitaire est toujours nécessaire, l'IFT moyen de l'exploitation vaut 4,4. La mise en culture de couverts végétaux adaptés - Les couverts sont un élément clé du système qui permet la structuration du sol et un enrichissement en matière organique. Les couverts séléctionnnés associent légumineuses et graminées pour leurs systèmes racinaires complémentaires et l'équilibre C/N. Les graminées conservent un paillage au sol et les légumineuses un apport d'azote au sol (exemple de couvert : sorgho / vesce ou féverole / avoine). La féverole est privilégiée pour la fixation d'azote et son système racinaire pivotant. Le choix d'espèces gélives (tournesol, sorgho, gesse...) permet une destruction naturelle du couvert.
STRATÉGIES &VALEURS
invariants
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Changement climatique
Socio-économie
Culture de 9 ha en agroforesterie - 9 ha de blé tendre sont maintenant cultivés en agroforesterie. La parcelle est organisée en rangées d'arbres espacées de 26 mètres. Cela permet de réduire l'évaporation de l'eau, d'améliorer son infiltration et de faciliter le remplissage de la réserve utile du sol.
évolutions
Perspectives
INDICATEURS
BIODIVERSITÉ
Selon les principes de l'agriculture de conservation, la vie du sol et sa fertilité sont au cœur du système cultural de l'EARL Fond de Dèze. Aini, Jean et Cyril privilégient des éléments qui structurent le paysages et préservent la biodiversité. 900m de haies sont présentes et associées à des bandes enherbées : limite l’érosion des talus, façonne le paysage et correspond à un abris précieux pour les auxiliaires de culture qui s'y développent. L'amélioration du taux de matière organique et la mise en place d'agroforesterie et d'infrastructures agroécologiques font partie des actions en faveur de cet objectif.
INDICATEURS
STRATÉGIES &VALEURS
Préservation de la biodiversité du sol
En diminuant grandement le travail des sols, les TCS stimulent l'activité biologique des micro-organismes et permettent le développement de sols porreux retenant mieux l'eau. En réduisant l’érosion et en augmentant la matière organique, elles favorisent un sol plus fertile et résilient.
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Création d'habitats
Avec 11 km de bandes enherbées, 3,1 km de haies et 9 ha en agroforesterie, l'exploitation participe fortement à la création d'habitats semi-naturels qui favorisent la biodiversité.
Biodiversité
Changement climatique
Paturage ovin de résidus de culture (tournesol)
Le pâturage ovin après récolte du tournesol permet une valorisation accrue des résidus de culture et contribue ainsi bouclage des cycles de nutriments.
Socio-économie
Perspectives
+2,8ha
2,8 ha
Impacts des engrais chimiques et pesticides
Rôle des infrastructures écologiques
CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le climat à Montadet...
Sécheresse
Chaleur
Excès d'eau
JUILLET
AOUT
MAI
JUIN
MARS
OCTOBRE
AVRIL
DÉCEMBRE
SEPTEMBRE
JANVIER
FÉVRIER
NOVEMBRE
STRATÉGIES &VALEURS
Impacts observés du changement climatique
Les sécheresses réduisent les rendements en accentuant le stress hydrique des cultures qui limite leur développement. La chaleur contribue au développement des pucerons. L'excès d'eau noie les parcelles et peut réduire fortement le développement des cultures d'hiver.
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Pratiques d’adaptation
Les conditions climatiques étant irrégulières d'une année à l'autre, il est difficile de s'adapter. L’irrégularité des saisons est marquée et l’apparition de phénomènes nouveaux et dévastateurs représentent une menace pour la perennité des exploitations. L'irrigation des cultures est un levier d'adaptation. De même, la couverture végétale permanente, couplée aux Techniques Culturales Simplifiées, limite l'évaporation et garde l'humidité dans le sol. La réflexion autour de semis plus précoces est envisagée pour un meilleur démarrage des plantes avant les fortes pluies, les rendant plus résistantes à l'excès d'eau. Par rapport à la sécheresse, l’agroforesterie permet de mobiliser l'eau en profondeur lors des étés secs, d'augmenter la biodiversité et lutter contre les bioagresseurs (pucerons par exemple) et amener de l’ombre dans les grandes parcelles par effet bordure.
Biodiversité
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
AVENIRCLIMATIQUE
Dans un premier temps, cela favorise une meilleure autonomie fourragère de l’exploitation que les sécheresses menacent en diminuant les rendements des prairies. Dans un deuxième temps, cette nouvelle pratique diminue l’utilisation d’intrants (forte diminution des engrais minéraux et arrêt des pesticides). Le labour est toujours pratiqué pour éviter un passage de glyphosate. Plus économe en eau, la culture de sorgho a été introduite en remplacement du couvert avoine/orge/trèfle.
Une décapitalisation de 2 vaches productives, un vêlage des génisses plus précoce (2,5 ans) et une baisse du taux de renouvellement des vaches laitières a permis une réduction du cheptel de 4 UGB. L’objectif est de tendre vers l’optimum en matière d’autonomie fourragère. Celle-ci est aujourd’hui estimée à 45 vaches productives.
Mise en culture de méteils riches en légumineuses et de sorgho, arrêt des cultures de céréales pures et diminution des surfaces en prairie temporaire.
Réduction du cheptel
Implantation des prairies temporaires
Benoît mélange aux semences 30 kg de NP/ha pour sécuriser l’implantation. Il préfère intégrer ces engrais minéraux car une prairie mal implantée implique des pertes de production et un renouvellement de culture plus rapide, donc des pertes économiques.Plusieurs modalités pour les semis de prairies :1. Semi en automne après travail du sol ;2. Semi en automne sous couvert de méteil ;3. Semi en avril suite à un couvert en interculture implanté après l'orge.
SOCIO ÉCONOMIE
La diversité des productions et des débouchés offre aujourd'hui à l'exploitation une plus grande résilience et sécurité financière.
VENTES DE L'EXPLOITATION
PRODUCTIONS DE L'EXPLOITATION
DÉBOUCHÉS DE L'EXPLOITATION
Val de Gascogne - coopérative
Grandes cultures
Grandes cultures
Agro d'Oc - coopérative
Arterris - coopérative
Soja
Négociant
Semences
Semences
Agriculteurs
INDICATEURS
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
Performance économique
Les cultures les plus rémunératrices sont le maïs, le blé, le colza semence, la double culture orge/soja. La plupart des productions sont vendues aux coopératives.
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
L’EARL Hamot travaille désormais avec un éleveur de brebis pour le pâturage des couverts végétaux quelques semaines par an. Les brebis ne pâturent pas les couverts tous les ans, cela dépend du volume végétatif.Jean Hamot est toujours administrateur de l’association Arbres Paysages 32. La coopérative Agro-Doc l’accompagne : de nombreux conseils lui sont donnés et il bénéficie d’un suivi personnalisé pour le semis-direct et les couverts végétaux ainsi que de références locales utiles pour adapter ses cultures à son propre contexte. Son engagement auprès de ces diverses structures lui permet de bénéficier de conseils et d'une dynamique de groupe, mais aussi de développer une agroécologie au profit d'une gestion durable du patrimoine sol. Approchant de la retraite, il n’éprouve pas l’envie de s’engager dans de nouvelles démarches collectives.
Démarche collective
Biodiversité
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
PERSPECTIVES
Jean considère que les formations tout comme les échanges sont des étapes essentielles pour adapter ses pratiques. Approchant de la retraite, son projet pour l'avenir est de conserver la stabilité de leur système. Indicateurs de la durabilité et la résilience du système selon Jean
Performances DE COMMERCIALISATION
RENDEMENTS SATISFAISANTS
Diversification des productions et débouchés
QUALITÉ DES SOLS
STABILITÉ DU SYSTÈME
ENJEUX
STRATÉGIES &VALEURS
Les enjeux majeurs dans les années à venir seront principalement liés au changement climatique. Pour Jean, la source majeure d'inquiétude est l'amplitude des températures sur une même période. Ces écarts de températures bouleversent fortement les cultures qui deviennent moins résistantes et peuvent présenter de fortes baisses de rendement.
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
PERSPECTIVES
Changement climatique
Depuis 2021, le projet de développer les cultures dérobées, à l’instar du soja sur terres irriguées est en cours de réalisation. Ils souhaitent également continuer à redonner de la vie au sol et à « cohabiter » avec les micro-organismes plutôt que de les « embêter ». Cela se traduit notamment par une amélioration visuelle de la fertilité/qualité/vie du sol, mais aussi par une augmentation du taux de matière organique. Ils auraient voulu généraliser le semis-direct, mais ils n'ont pu le faire que sur les terres qui le permettaient. Selon Jean, dans leur système, il est difficile de se passer d’engrais minéraux et d’herbicides.
Socio-économie
Perspectives
FLEUR DE L'AGROÉCOLOGIE
Promouvoir les services écosystémiques
Atténuation du changement climatique
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Viabilité économique et sociale
Optimiser et équilibrer les flux de nutriments
Minimiser l'usage des ressources sensibles
FLEUR DE L'AGROÉCOLOGIE
Assolement 2008
Assolement 2013
Assolement 2018
Assolement 2005
Assolement 1996
A SUPPRIMER
1996
2018
2013
2008
2005
Rotations
A SUPPRIMER
Sur les terres irriguées situées dans les plaines argilo-limoneuses
Sur les terres irriguées situées dans les plaines argilo-limoneuses
Sur les terres non irriguées situées sur les coteaux argilo-calcaires (4 ans)
Evolution de l'assolement
1996
2018
2013
2008
2005
retour
Minimiser l'usage des ressources sensibles
Quantité de pesticides - /ha de SAU
Produits vétérinaires - €
Consommation GNR carburant - eq L fioul
Quantité électricité sols - kWh
Autonomie en fourrages - %
Autonomie en concentrés - %
Consommation énergétique totale - EQF/ha
Viabilité économique et sociale
Sensibilité aux aides : Subventions/ EBE - % humides - ha
Chiffre d'affaire - €
Intrants/CA - %
Transmissibilité : EBE/UTH - €
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Diversité des productions végétales
Part des légumineuses - % de SAU
Utilisation de semences paysannes
Présence de races rustiques
Contribuer à la production d'énergies renouvelables
Type ENR
Électicité produite - kWh
Énergie renouvelable produite en bois
Émissions de GES
L’inertie climatique à l’échelle du globe implique une continuité des évolutions climatiques observées localement dans les prochaines décennies :
• Le gain tendanciel des températures moyennes va se poursuivre (échaudage du au stress thermique et pertes de rendements - céréales) • Le déficit hydrique printanier va continuer de se dégrader en impactant les étapes cruciales pour le rendement : montaison et remplissage de l'épi (céréales) et floraison (légumineuses). • L'excès d'eau après semis risque d'augmenter. Ce phénomène entraîne une quantité d'eau stagnante qui entraîne un déficit d'oxygène pour la plante : l'hypoxie. Du retard de développement à la destruction des pieds, les riques sont majeurs pour les céréales.
Biodiversité
Zones humides - ha
Consommation d'eau (irrigation) - m3
Consommation d'eau (abreuvement) - m3
Couverture des sols - %
Récupération d'eau - m3
Taux de matière organique - %
Infrastructures Agro-Écologiques - %
Haies - km
Agroforesterie - ha
Surface toujours en herbe - ha
Taille des parcelles - ha
Bandes enherbées - km
Optimiser et équilibrer les flux de nutriments
CIMS - ha
Variation annuelle du stock de carbone - t CO2e/an
Nombre de jour de pâturage/an - jour
Labour - ha
Techniques Culturales Simplifiées - ha
Semis-Direct - ha
Longueur de la rotation - années
Solde d'azote - kg de N/ ha de SAU
Fertilisation azotée minérale - %
Fertilisation azotée organique - %
Fertilisation azotée légumineuses - %
Contribuer au système alimentaire local
Diversité des débouchés
Production sous signe officiel de qualité
Diversité des productions
La simplification des assolements et la réduction des surfaces en infrastructures agroécologiques (haies, bosquets, arbres épars, vergers de haute tige, mares, prairies extensives, jachères…), en supprimant des habitats, ont un impact très négatif sur la biodiversité. Dans les zones d’agriculture intensive, cela a entraîné une uniformisation des paysages au profit des grandes parcelles alors que les arbres et arbustes abritent de nombreux organismes comme les auxiliaires des cultures ou les oiseaux qui, en chassant les rongeurs ou insectes nuisibles à la croissance des plantes, assurent une protection des cultures plus écologique que l’usage de produits chimiques. En favorisant l’infiltration et limitant l’érosion et l’évaporation, les haies et les alignements d’arbres ont de plus un impact favorable sur la régulation hydrique.
En interaction avec la simplification des paysages, les engrais et les produits phytosanitaires de synthèse sont parmi les facteurs les plus impactant sur de nombreux habitats et espèces. Cela est particulièrement vrai pour les invertébrés terrestres et aquatiques, les oiseaux, les chauves-souris et les amphibiens. Un rapport sur le suivi de 576 espèces de papillons a montré que 80% d’entre-elles sont affectées négativement par l’usage des engrais et pesticides de synthèse.