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Benoit Rozière!!!

Cécile ROZO

Created on June 17, 2024

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Transcript

TRAJECTOIRES

GAEC DE LA BORIE ALTE

Le suivi dans le temps des exploitations agricoles

StratégieS et valeurs

  • Travailler en collectif
  • Tendre vers l’autonomie
  • Diversifier les productions
  • S’adapter au réchauffement climatique

Résilience

Pratiques agroécologiques

  • Pâturage tournant dynamique et séchage en grange pour optimiser l’alimentation,
  • Autonomie azotée et protéique avec les cultures de méteils (légumineuses et céréales) pour limiter l’achat de concentré et d’engrais minéraux.

Biodiversité

  • Préservation du rameau laitier de la race Aubrac,
  • Création d’un pré-verger,
  • Entretien et implantation de haies,
  • Maintien des prairies permanentes.
Assolement 2023

Système de production

  • Polyculture élevage bovins
  • 4 UTH
  • 80 ha de SAU
  • 86 UGB (46 vaches productives)
  • Chargement : 1,1 UGB/SAU
  • 280000 litres de lait
  • AOC Laguiole
  • Races Simmental et Aubrac
  • Développement de l’agroforesterie
  • Optimisation de la ressource herbagère
  • Réduction du cheptel.

Changement climatique

Adaptation

Effets

Sécheresses et canicules : production de foin production de lait

(rendement prairies)

(bien-être animal)

Socio-économie

Perspectives

  • Implication dans la coopérative Jeune Montagne pour la production de fromage AOP Laguiole et de tomme fraîche
  • Transformation fromagère et vente directe
  • Organisation de visites à la ferme.
  • Valorisation des haies en produisant des plaquettes pour le chauffage
  • Construction d’un hangar pour le stockage du foin avec une toiture équipée de panneaux photovoltaïques.

Développer la production d’énergie (solaire et biomasse)

STRATÉGIES & VALEURS

Le GAEC de la Borie Alte compte deux associés, Benoît et sa compagne Caroline qui a rejoint l'exploitation en 2020 à la suite du départ à la retraite d'Isabelle Maynier. Après une expérience infructueuse, le projet d'accueillir un troisième associé a été abandonné. L'exploitation fonctionne avec un peu plus de 4 UTH, trois temps-pleins et des temps-partiels (salariés et apprentis). Bien que la charge de travail soit intense, le GAEC apporte aux exploitants un niveau de vie satisfaisant. Plus qu'un simple projet professionnel, l'agriculture est pour Benoît et Caroline un projet de vie qu’ils ont fait évoluer en cohérence avec leurs valeurs : une production de qualité, un système à l’herbe, la recherche d'autonomie, la transformation fromagère, l'accueil de public et la vente directe.

STRATÉGIES &VALEURS

Système de production

Plantation de haies et de pré-vergers

2026

2016

2020

2021

PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES

Amélioration espace de vente à la ferme

Caroline rejoint le GAEC

Production de jus de pomme

Installation de Benoît

Biodiversité

Stratégies économiques et sociales

Stratégies agronomiques et environnementales

Changement climatique

VALEUR AJOUTÉE
OPTIMISATION DES RESSOURCES

Socio-économie

COLLECTIF
AUTONOMIE

Perspectives

DIVERSIFICATION
ADAPTATION

SYSTÈME DE PRODUCTION

Aveyron (12) Proximité avec le Massif central

Entre 2019 et 2023, le système a connu quelques évolutions dans la continuité des stratégies et pratiques existantes. La surface agricole utile augmente légèrement (+3ha). Une légère diminution du cheptel a été opérée, avec 2 vaches productives en moins et une baisse du taux de renouvellement (moins de génisses au sein du troupeau). Le taux de chargement diminue en conséquence.

La production totale de lait a légèrement baissé, du fait de la réduction du cheptel et du maintien de la production par vache laitière. La surface des prairies temporaires et des céréales pures diminue au profit des cultures de méteils, de sorgho fourrager et des prairies permanentes (prairies naturelles sèches). L’autonomie alimentaire du troupeau est renforcée, notamment les aliments azotées et protéiques, face aux sécheresses à répétition.

STRATÉGIES &VALEURS

Système de production

2019

2023

PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES

  • Polyculture élevage bovins
  • 4 UTH
  • 80 ha de SAU
  • 90 UGB (48 vaches productives)
  • Chargement : 1,1 UGB/SAU
  • 290 000 litres de lait = 6000 l/vache
  • AOP Laguiole`
  • Races Simmental et Aubrac
  • Polyculture élevage bovins
  • 4 UTH
  • 83 ha de SAU
  • 86 UGB (46 vaches productives)
  • Chargement : 1,0 UGB/SAU
  • 280 000 litres de lait = 6000 l/vache
  • AOP Laguiole`
  • Races Simmental et Aubrac

Biodiversité

Changement climatique

Assolement 2023
Assolement 2019

Socio-économie

Perspectives

PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES

Le GAEC la BORIE HAUTE s'est engagé au fil des années dans de nombreuses pratiques vertueuses, à la fois dans le but d'obtenir une très bonne qualité de lait pour la transformation fromagère, et également dans le cadre de sa stratégie d'adaptation au changement climatique.

Tendre vers l'autonomie protéique - L’apport de concentrés comprend uniquement l’achat de 9 T de tourteaux d’origine France (6 T pour les vaches laitières et 3 T pour les génisses), le reste des besoins protéiques étant essentiellement apportés par les légumineuses produites sur l’exploitation. Le pâturage tournant dynamique et le séchage en grange sont des pratiques incontournables du système d’élevage puisqu’elles optimisent la ressource en herbe. Le pâturage représente 50% de l'alimentation du troupeau. Le séchage en grange améliore la qualité du foin. En stabulation seulement 4 mois durant l’hiver, les vaches ont un milieu de vie plus sain et sont en meilleure santé (moins de mammites). La culture de méteils riches en légumineuses et de sorgho, l'arrêt des cultures de céréales pures et la diminution des surfaces en prairie temporaire favorisent une meilleure autonomie fourragère de l’exploitation que les sécheresses menacent, en diminuant les rendements des prairies. Cette nouvelle pratique diminue l’utilisation d’intrants (forte diminution des engrais minéraux et arrêt des pesticides). Le labour est toujours pratiqué pour éviter un passage de glyphosate. Plus économe en eau, la culture de sorgho a été introduite en remplacement du couvert avoine/orge/trèfle.La réduction du cheptel via une décapitalisation de 2 vaches productives, un vêlage des génisses plus précoce (2,5 ans) et une baisse du taux de renouvellement des vaches laitières a permis de réduire le taux de chargement. L’objectif est de tendre vers l’optimum en matière d’autonomie fourragère. Celle-ci est estimée à 45 vaches productives. Sécuriser l’implantation de prairies temporaires via l'apport de 30 kg de NP/ha au moment du semis. Une prairie mal implantée implique des pertes de production, un renouvellement de culture plus rapide et donc des pertes économiques. Plusieurs modalités pour les semis de prairies : 1. En automne après travail du sol ; 2. En automne sous couvert de méteil ; 3. En avril à la suite d’un couvert en interculture implantée après l'orge.

invariants

STRATÉGIES &VALEURS

Système de production

PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES

Biodiversité

évolutions

Changement climatique

Socio-économie

Perspectives

INDICATEURS

BIODIVERSITÉ

Dans l'objectif de conserver et développer la biodiversité au sein de la ferme, Benoît et Caroline placent la préservation des ressources naturelles et la mise en place de services écosystémiques au cœur de leur projet. Agroforesterie, meilleure gestion de l'eau, arrêt total de l'emploi de pesticides, entretien des zones humides, font partie des actions en faveur de cet objectif.

INDICATEURS

STRATÉGIES &VALEURS

Augmentation de la surface toujours en herbe

La diminution des surfaces en rotation au profit de prairies naturelles sèches permanentes contribue à la création de nouveaux écosystèmes riches pour la biodiversité.

Système de production

Arrêt des pesticides et forte diminution des engrais minéraux

PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES

L'emploi de pesticide a été totalement arrêté et la fertilisation minérale fortement réduite. Cette évolution est possible grâce à la mise en culture de méteils riches en légumineuses en remplacement des cultures de céréales pures.

Biodiversité

Implantation d'arbres et de haies

Changement climatique

Plantation de nouveaux arbres en intra-parcellaire : 140 pommiers ont été plantés en pré-verger, soit 70 de plus qu’en 2019. Plantation de haies : 200m de haies supplémentaires ont permis de réduire la taille moyenne des parcelles de 0,5ha.

Socio-économie

Perspectives

Impacts des engrais chimiques et pesticides
Rôle des infrastructures écologiques

CHANGEMENT CLIMATIQUE

Le climat à St Amans des Cots...

Sécheresse

Gel printemps

Grêle

Pluies intenses

JUILLET

AOUT

MAI

JUIN

MARS

OCTOBRE

AVRIL

DÉCEMBRE

SEPTEMBRE

JANVIER

FÉVRIER

NOVEMBRE

Les impacts observés du changement climatique sur l’exploitation sont les mêmes qu’en 2019 : les températures plus douces entraînent une pousse de l’herbe plus précoce, les sécheresses estivales font chuter les rendements des prairies, les canicules diminuent le bien-être animal, les excès d’eau à l’automne pénalisent les semis et obligent la mise en stabulation des vaches et enfin les gels de printemps abîment les luzernes. Les agriculteurs remarquent des années de plus en plus extrêmes, particulièrement au niveau des canicules et des sécheresses. L’excès de pluie impacte le travail quotidien mais affecte peu les rendements.

Optimisation des pratiques et diversifications des productions En 2019, le GAEC mettait déjà en œuvre un certain nombre de pratiques d’adaptation au changement climatique : amélioration du système d’abreuvement, agroforesterie, optimisation du pâturage, réduire le cheptel et diversifier les activités et production. En 4 ans, 200 m de haies supplémentaires ont été plantées afin de fournir davantage de zones d’ombre aux animaux ; le sorgho, économe en eau, occupe maintenant 5ha dans l’assolement ; le pré-verger a été agrandi et le cheptel réduit ; l’agrotransformation et la vente directe ont été développées.

Impacts observés du changement climatique
Pratiques d’adaptation

STRATÉGIES &VALEURS

Système de production

PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES

Biodiversité

Changement climatique

Socio-économie

Perspectives

AVENIRCLIMATIQUE

SOCIO ÉCONOMIE

Le projet de Benoît et Caroline a su s'adapter au fil du temps, avec notamment une diversification des revenus, via l'agrotourisme et bientôt, la production de jus de pomme.

100%

1/3

PRODUCTIONS DE L'EXPLOITATION

2/3

du lait vendu à la coopérative
des fromages vendus en direct à la ferme et dans 3 marchés

Fromage

Lait

des fromages vendus auprès d'une quinzaine de revendeurs

Visites de l'exploitation

(Rodez , St Amant des Cots et Entraygues l'été)

Viande

La création d’un pré-verger de 140 pommiers (et de 40 variétés différentes) va bientôt aboutir aux premières récoltes et à la production de jus et de cidre. En effet, dès 2026/2027 les premiers produits issus du verger seront commercialisés.

STRATÉGIES &VALEURS

Système de production

Performance économique

Les résultats économiques sont satisfaisants et permettent de rémunérer convenablement le travail et de continuer à investir sur l'exploitation. Si le nouvel espace de vente à la ferme a permis d'améliorer le confort de travail et le chiffre d'affaires des ventes directes, l'alourdissement des annuités ne permet pas encore d'améliorer significativement le résultat.

PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES

Biodiversité

Benoît est impliqué dans le développement de la coopérative Jeune Montagne. Grâce à cet outil économique et à la qualité du fromage produit, le lait est bien rémunéré (530€ la tonne en moyenne en 2019 et 560€ en 2023). La coopérative a accompagné l'installation de séchage en grange pour sortir de l'ensilage (50% des fermes en sont aujourd'hui équipées). Un soutien est également apporté aux coopérateurs qui participent à la relance du rameau laitier Aubrac (20€ pour 1000 litres). Enfin, la coopérative propose un accompagnement (financier et humain) pour les personnes souhaitant reprendre une ferme laitière livrant à la coopérative. Les visites à la ferme durant l'été (4 visites ont été réalisées en 2019).

Démarche collective

Changement climatique

Socio-économie

Perspectives

INDICATEURS

PERSPECTIVES

L’hétérogénéité des rendements implique un manque de stockage certaines années. La construction d’un nouvel hangar équipé de panneaux photovoltaïques est donc en projet. Benoît souhaite également améliorer la valorisation des haies avec une plus grande production de bois en plaquettes. Indicateurs de la durabilité et la résilience d’un système bovin lait selon Benoît

Performances économiques

Autonomie fourragère et en concentré

Diversification des productions et débouchés

Disponibilité de la main d’œuvre

Autonomie en énergie

ENJEUX

STRATÉGIES &VALEURS

« L’intensité croissante des sécheresses est inquiétante. Comment faire si la majorité des prairies meurent à la suite d’une sécheresse sévère ? Ce scénario de plus en plus probable n’offre pas encore de solutions à la hauteur des enjeux. La dépendance aux énergies fossiles pose également problème. Les prix des énergies varient énormément. En bovins, l’utilisation d’énergie n’est pas énorme comparé à d’autres systèmes, mais cela reste une source d’inquiétude. Une solution consiste à faire tourner les machines avec des biocarburants ou des énergies renouvelables. Quelques actions sont envisagées pour limiter sa vulnérabilité. »

Système de production

PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES

Biodiversité

PERSPECTIVES

Changement climatique

La diversification vers des productions à haute valeur ajoutée est un bon moyen d’améliorer sa résilience. La production de pommes avec transformation en jus et en cidre va bientôt se concrétiser grâce aux premières récoltes. La production de céréales à destination de boulangeries ou le maraîchage sont également des activités envisagées. Il y a cependant un équilibre à trouver. Lors d’une année favorable, il est plus intéressant économiquement d’augmenter la production de lait car l’outil est déjà en place et les investissements sont déjà réalisés. Les difficultés liées à la diversification étant de devoir acquérir à chaque fois du nouveau matériel, des nouvelles connaissances, construire de nouveaux débouchés et augmenter la main d’œuvre. Trouver de la main d’œuvre représente d’ailleurs aujourd’hui un frein très important.

Socio-économie

Perspectives

FLEUR DE L'AGROÉCOLOGIE

Promouvoir les services écosystémiques

Atténuation du changement climatique

Favoriser la diversité spécifique et génétique

Favoriser la diversité spécifique et génétique

Viabilité économique et sociale

Optimiser et équilibrer les flux de nutriments

Minimiser l'usage des ressources sensibles

AOP

AOP

Contribuer au système alimentaire local

Diversité des débouchés

Production sous signe officiel de qualité

Diversité des productions

La simplification des assolements et la réduction des infrastructures agroécologiques (haies, bosquets, vergers, prairies, jachères, etc.) ont un impact négatif sur la biodiversité en supprimant des habitats essentiels. Dans les zones d'agriculture intensive, cela uniformise les paysages au profit des grandes parcelles, alors que les arbres et arbustes abritent des organismes utiles, comme les auxiliaires de cultures et les oiseaux, qui limitent naturellement les nuisibles (rongeurs, insectes ravageurs…) et assurent ainsi une protection des cultures plus écologique que l’usage de produits chimique. En favorisant l’infiltration et limitant l’érosion et l’évaporation, les haies et les alignements d’arbres ont de plus un impact favorable sur la régulation hydrique.

Favoriser la diversité spécifique et génétique

Diversité des productions végétales

Part des légumineuses - % de SAU

Utilisation de semences paysannes

Présence de races rustiques

L’inertie climatique à l’échelle du globe implique une continuité des évolutions climatiques observées localement dans les prochaines décennies :

  • Le gain tendanciel des températures moyennes va se poursuivre (pousse de l’herbe et récolte des foins plus précoces)
  • Le déficit hydrique estival va continuer de se dégrader (creux des productions fourragères en été, pousse de l’herbe retardée à l’automne, déficit fourrager accru)
  • Sensibles aux vagues de chaleurs, les vaches subiront un accroissement du nombre de jours d’inconfort thermique : 40 à 60 jours par an en 2050 (évolution de l’indice thermo-humique)

Optimiser et équilibrer les flux de nutriments

CIMS - ha

Variation annuelle du stock de carbone - t CO2e/an

Nombre de jour de pâturage/an - jour

Labour - ha

Techniques Culturales Simplifiées - ha

Semis-Direct - ha

Longueur de la rotation - années

Solde d'azote - kg de N/ ha de SAU

Fertilisation azotée minérale - %

Fertilisation azotée organique - %

Fertilisation azotée légumineuses - %

Minimiser l'usage des ressources sensibles

Quantité de pesticides - /ha de SAU

Produits vétérinaires - €

Consommation GNR carburant - eq L fioul

Quantité électricité sols - kWh

Autonomie en fourrages - %

Autonomie en concentrés - %

Consommation énergétique totale - EQF/ha

Biodiversité

Zones humides - ha

Consommation d'eau (irrigation) - m3

Consommation d'eau (abreuvement) - m3

Couverture des sols - %

Récupération d'eau - m3

Taux de matière organique - %

Infrastructures AgroÉcologiques- %

Haies - km

Agroforesterie - ha

Surface toujours en herbe - ha

Taille des parcelles - ha

Bandes enherbées - km

Viabilité économique et sociale

Sensibilité aux aides : Subventions/ EBE - % humides - ha

Chiffre d'affaire - €

Intrants/CA - %

Transmissibilité : EBE/UTH - €

Les engrais et pesticides de synthèse, associés à la simplification des paysages, sont parmi les facteurs les plus impactant sur de nombreux habitats et espèces, notamment les invertébrés terrestres et aquatiques, les oiseaux, les chauves-souris et les amphibiens. Selon l’IPBES l'abondance moyenne des espèces dans la plupart des grands habitats terrestres a diminué d'au moins 20 %. L’usage des terres et la pollution sont deux de cinq principaux facteurs du déclin de la biodiversité.