TRAJECTOIRES
GAEC DE LA BORIE ALTE
Le suivi dans le temps des exploitations agricoles
StratégieS et valeurs
- Travailler en collectif
- Tendre vers l’autonomie
- Diversifier les productions
- S’adapter au réchauffement climatique
Résilience
Pratiques agroécologiques
- Pâturage tournant dynamique et séchage en grange pour optimiser l’alimentation,
- Autonomie azotée et protéique avec les cultures de méteils (légumineuses et céréales) pour limiter l’achat de concentré et d’engrais minéraux.
Biodiversité
- Préservation du rameau laitier de la race Aubrac,
- Création d’un pré-verger,
- Entretien et implantation de haies,
- Maintien des prairies permanentes.
Assolement 2023
Système de production
- Polyculture élevage bovins
- 4 UTH
- 80 ha de SAU
- 86 UGB (46 vaches productives)
- Chargement : 1,1 UGB/SAU
- 280000 litres de lait
- AOC Laguiole
- Races Simmental et Aubrac
- Développement de l’agroforesterie
- Optimisation de la ressource herbagère
- Réduction du cheptel.
Changement climatique
Adaptation
Effets
Sécheresses et canicules : production de foin production de lait
(rendement prairies)
(bien-être animal)
Socio-économie
Perspectives
- Implication dans la coopérative Jeune Montagne pour la production de fromage AOP Laguiole et de tomme fraîche
- Transformation fromagère et vente directe
- Organisation de visites à la ferme.
- Valorisation des haies en produisant des plaquettes pour le chauffage
- Construction d’un hangar pour le stockage du foin avec une toiture équipée de panneaux photovoltaïques.
Développer la production d’énergie (solaire et biomasse)
STRATÉGIES & VALEURS
Le GAEC de la Borie Alte compte deux associés, Benoît et sa compagne Caroline qui a rejoint l'exploitation en 2020 à la suite du départ à la retraite d'Isabelle Maynier. Après une expérience infructueuse, le projet d'accueillir un troisième associé a été abandonné. L'exploitation fonctionne avec un peu plus de 4 UTH, trois temps-pleins et des temps-partiels (salariés et apprentis). Bien que la charge de travail soit intense, le GAEC apporte aux exploitants un niveau de vie satisfaisant. Plus qu'un simple projet professionnel, l'agriculture est pour Benoît et Caroline un projet de vie qu’ils ont fait évoluer en cohérence avec leurs valeurs : une production de qualité, un système à l’herbe, la recherche d'autonomie, la transformation fromagère, l'accueil de public et la vente directe.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
Plantation de haies et de pré-vergers
2026
2016
2020
2021
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Amélioration espace de vente à la ferme
Caroline rejoint le GAEC
Production de jus de pomme
Installation de Benoît
Biodiversité
Stratégies économiques et sociales
Stratégies agronomiques et environnementales
Changement climatique
VALEUR AJOUTÉE
OPTIMISATION DES RESSOURCES
Socio-économie
COLLECTIF
AUTONOMIE
Perspectives
DIVERSIFICATION
ADAPTATION
SYSTÈME DE PRODUCTION
Aveyron (12) Proximité avec le Massif central
Entre 2019 et 2023, le système a connu quelques évolutions dans la continuité des stratégies et pratiques existantes. La surface agricole utile augmente légèrement (+3ha). Une légère diminution du cheptel a été opérée, avec 2 vaches productives en moins et une baisse du taux de renouvellement (moins de génisses au sein du troupeau). Le taux de chargement diminue en conséquence.
La production totale de lait a légèrement baissé, du fait de la réduction du cheptel et du maintien de la production par vache laitière. La surface des prairies temporaires et des céréales pures diminue au profit des cultures de méteils, de sorgho fourrager et des prairies permanentes (prairies naturelles sèches). L’autonomie alimentaire du troupeau est renforcée, notamment les aliments azotées et protéiques, face aux sécheresses à répétition.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
2019
2023
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
- Polyculture élevage bovins
- 4 UTH
- 80 ha de SAU
- 90 UGB (48 vaches productives)
- Chargement : 1,1 UGB/SAU
- 290 000 litres de lait = 6000 l/vache
- AOP Laguiole`
- Races Simmental et Aubrac
- Polyculture élevage bovins
- 4 UTH
- 83 ha de SAU
- 86 UGB (46 vaches productives)
- Chargement : 1,0 UGB/SAU
- 280 000 litres de lait = 6000 l/vache
- AOP Laguiole`
- Races Simmental et Aubrac
Biodiversité
Changement climatique
Assolement 2023
Assolement 2019
Socio-économie
Perspectives
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Le GAEC la BORIE HAUTE s'est engagé au fil des années dans de nombreuses pratiques vertueuses, à la fois dans le but d'obtenir une très bonne qualité de lait pour la transformation fromagère, et également dans le cadre de sa stratégie d'adaptation au changement climatique.
Tendre vers l'autonomie protéique - L’apport de concentrés comprend uniquement l’achat de 9 T de tourteaux d’origine France (6 T pour les vaches laitières et 3 T pour les génisses), le reste des besoins protéiques étant essentiellement apportés par les légumineuses produites sur l’exploitation. Le pâturage tournant dynamique et le séchage en grange sont des pratiques incontournables du système d’élevage puisqu’elles optimisent la ressource en herbe. Le pâturage représente 50% de l'alimentation du troupeau. Le séchage en grange améliore la qualité du foin. En stabulation seulement 4 mois durant l’hiver, les vaches ont un milieu de vie plus sain et sont en meilleure santé (moins de mammites). La culture de méteils riches en légumineuses et de sorgho, l'arrêt des cultures de céréales pures et la diminution des surfaces en prairie temporaire favorisent une meilleure autonomie fourragère de l’exploitation que les sécheresses menacent, en diminuant les rendements des prairies. Cette nouvelle pratique diminue l’utilisation d’intrants (forte diminution des engrais minéraux et arrêt des pesticides). Le labour est toujours pratiqué pour éviter un passage de glyphosate. Plus économe en eau, la culture de sorgho a été introduite en remplacement du couvert avoine/orge/trèfle.La réduction du cheptel via une décapitalisation de 2 vaches productives, un vêlage des génisses plus précoce (2,5 ans) et une baisse du taux de renouvellement des vaches laitières a permis de réduire le taux de chargement. L’objectif est de tendre vers l’optimum en matière d’autonomie fourragère. Celle-ci est estimée à 45 vaches productives. Sécuriser l’implantation de prairies temporaires via l'apport de 30 kg de NP/ha au moment du semis. Une prairie mal implantée implique des pertes de production, un renouvellement de culture plus rapide et donc des pertes économiques. Plusieurs modalités pour les semis de prairies : 1. En automne après travail du sol ; 2. En automne sous couvert de méteil ; 3. En avril à la suite d’un couvert en interculture implantée après l'orge.
invariants
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
évolutions
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
INDICATEURS
BIODIVERSITÉ
Dans l'objectif de conserver et développer la biodiversité au sein de la ferme, Benoît et Caroline placent la préservation des ressources naturelles et la mise en place de services écosystémiques au cœur de leur projet. Agroforesterie, meilleure gestion de l'eau, arrêt total de l'emploi de pesticides, entretien des zones humides, font partie des actions en faveur de cet objectif.
INDICATEURS
STRATÉGIES &VALEURS
Augmentation de la surface toujours en herbe
La diminution des surfaces en rotation au profit de prairies naturelles sèches permanentes contribue à la création de nouveaux écosystèmes riches pour la biodiversité.
Système de production
Arrêt des pesticides et forte diminution des engrais minéraux
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
L'emploi de pesticide a été totalement arrêté et la fertilisation minérale fortement réduite. Cette évolution est possible grâce à la mise en culture de méteils riches en légumineuses en remplacement des cultures de céréales pures.
Biodiversité
Implantation d'arbres et de haies
Changement climatique
Plantation de nouveaux arbres en intra-parcellaire : 140 pommiers ont été plantés en pré-verger, soit 70 de plus qu’en 2019. Plantation de haies : 200m de haies supplémentaires ont permis de réduire la taille moyenne des parcelles de 0,5ha.
Socio-économie
Perspectives
Impacts des engrais chimiques et pesticides
Rôle des infrastructures écologiques
CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le climat à St Amans des Cots...
Sécheresse
Gel printemps
Grêle
Pluies intenses
JUILLET
AOUT
MAI
JUIN
MARS
OCTOBRE
AVRIL
DÉCEMBRE
SEPTEMBRE
JANVIER
FÉVRIER
NOVEMBRE
Les impacts observés du changement climatique sur l’exploitation sont les mêmes qu’en 2019 : les températures plus douces entraînent une pousse de l’herbe plus précoce, les sécheresses estivales font chuter les rendements des prairies, les canicules diminuent le bien-être animal, les excès d’eau à l’automne pénalisent les semis et obligent la mise en stabulation des vaches et enfin les gels de printemps abîment les luzernes. Les agriculteurs remarquent des années de plus en plus extrêmes, particulièrement au niveau des canicules et des sécheresses. L’excès de pluie impacte le travail quotidien mais affecte peu les rendements.
Optimisation des pratiques et diversifications des productions En 2019, le GAEC mettait déjà en œuvre un certain nombre de pratiques d’adaptation au changement climatique : amélioration du système d’abreuvement, agroforesterie, optimisation du pâturage, réduire le cheptel et diversifier les activités et production. En 4 ans, 200 m de haies supplémentaires ont été plantées afin de fournir davantage de zones d’ombre aux animaux ; le sorgho, économe en eau, occupe maintenant 5ha dans l’assolement ; le pré-verger a été agrandi et le cheptel réduit ; l’agrotransformation et la vente directe ont été développées.
Impacts observés du changement climatique
Pratiques d’adaptation
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
AVENIRCLIMATIQUE
SOCIO ÉCONOMIE
Le projet de Benoît et Caroline a su s'adapter au fil du temps, avec notamment une diversification des revenus, via l'agrotourisme et bientôt, la production de jus de pomme.
100%
1/3
PRODUCTIONS DE L'EXPLOITATION
2/3
du lait vendu à la coopérative
des fromages vendus en direct à la ferme et dans 3 marchés
Fromage
Lait
des fromages vendus auprès d'une quinzaine de revendeurs
Visites de l'exploitation
(Rodez , St Amant des Cots et Entraygues l'été)
Viande
La création d’un pré-verger de 140 pommiers (et de 40 variétés différentes) va bientôt aboutir aux premières récoltes et à la production de jus et de cidre. En effet, dès 2026/2027 les premiers produits issus du verger seront commercialisés.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
Performance économique
Les résultats économiques sont satisfaisants et permettent de rémunérer convenablement le travail et de continuer à investir sur l'exploitation. Si le nouvel espace de vente à la ferme a permis d'améliorer le confort de travail et le chiffre d'affaires des ventes directes, l'alourdissement des annuités ne permet pas encore d'améliorer significativement le résultat.
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Benoît est impliqué dans le développement de la coopérative Jeune Montagne. Grâce à cet outil économique et à la qualité du fromage produit, le lait est bien rémunéré (530€ la tonne en moyenne en 2019 et 560€ en 2023). La coopérative a accompagné l'installation de séchage en grange pour sortir de l'ensilage (50% des fermes en sont aujourd'hui équipées). Un soutien est également apporté aux coopérateurs qui participent à la relance du rameau laitier Aubrac (20€ pour 1000 litres). Enfin, la coopérative propose un accompagnement (financier et humain) pour les personnes souhaitant reprendre une ferme laitière livrant à la coopérative. Les visites à la ferme durant l'été (4 visites ont été réalisées en 2019).
Démarche collective
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
INDICATEURS
PERSPECTIVES
L’hétérogénéité des rendements implique un manque de stockage certaines années. La construction d’un nouvel hangar équipé de panneaux photovoltaïques est donc en projet. Benoît souhaite également améliorer la valorisation des haies avec une plus grande production de bois en plaquettes. Indicateurs de la durabilité et la résilience d’un système bovin lait selon Benoît
Performances économiques
Autonomie fourragère et en concentré
Diversification des productions et débouchés
Disponibilité de la main d’œuvre
Autonomie en énergie
ENJEUX
STRATÉGIES &VALEURS
« L’intensité croissante des sécheresses est inquiétante. Comment faire si la majorité des prairies meurent à la suite d’une sécheresse sévère ? Ce scénario de plus en plus probable n’offre pas encore de solutions à la hauteur des enjeux. La dépendance aux énergies fossiles pose également problème. Les prix des énergies varient énormément. En bovins, l’utilisation d’énergie n’est pas énorme comparé à d’autres systèmes, mais cela reste une source d’inquiétude. Une solution consiste à faire tourner les machines avec des biocarburants ou des énergies renouvelables. Quelques actions sont envisagées pour limiter sa vulnérabilité. »
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
PERSPECTIVES
Changement climatique
La diversification vers des productions à haute valeur ajoutée est un bon moyen d’améliorer sa résilience. La production de pommes avec transformation en jus et en cidre va bientôt se concrétiser grâce aux premières récoltes. La production de céréales à destination de boulangeries ou le maraîchage sont également des activités envisagées. Il y a cependant un équilibre à trouver. Lors d’une année favorable, il est plus intéressant économiquement d’augmenter la production de lait car l’outil est déjà en place et les investissements sont déjà réalisés. Les difficultés liées à la diversification étant de devoir acquérir à chaque fois du nouveau matériel, des nouvelles connaissances, construire de nouveaux débouchés et augmenter la main d’œuvre. Trouver de la main d’œuvre représente d’ailleurs aujourd’hui un frein très important.
Socio-économie
Perspectives
FLEUR DE L'AGROÉCOLOGIE
Promouvoir les services écosystémiques
Atténuation du changement climatique
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Viabilité économique et sociale
Optimiser et équilibrer les flux de nutriments
Minimiser l'usage des ressources sensibles
AOP
AOP
Contribuer au système alimentaire local
Diversité des débouchés
Production sous signe officiel de qualité
Diversité des productions
La simplification des assolements et la réduction des infrastructures agroécologiques (haies, bosquets, vergers, prairies, jachères, etc.) ont un impact négatif sur la biodiversité en supprimant des habitats essentiels. Dans les zones d'agriculture intensive, cela uniformise les paysages au profit des grandes parcelles, alors que les arbres et arbustes abritent des organismes utiles, comme les auxiliaires de cultures et les oiseaux, qui limitent naturellement les nuisibles (rongeurs, insectes ravageurs…) et assurent ainsi une protection des cultures plus écologique que l’usage de produits chimique. En favorisant l’infiltration et limitant l’érosion et l’évaporation, les haies et les alignements d’arbres ont de plus un impact favorable sur la régulation hydrique.
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Diversité des productions végétales
Part des légumineuses - % de SAU
Utilisation de semences paysannes
Présence de races rustiques
L’inertie climatique à l’échelle du globe implique une continuité des évolutions climatiques observées localement dans les prochaines décennies :
- Le gain tendanciel des températures moyennes va se poursuivre (pousse de l’herbe et récolte des foins plus précoces)
- Le déficit hydrique estival va continuer de se dégrader (creux des productions fourragères en été, pousse de l’herbe retardée à l’automne, déficit fourrager accru)
- Sensibles aux vagues de chaleurs, les vaches subiront un accroissement du nombre de jours d’inconfort thermique : 40 à 60 jours par an en 2050 (évolution de l’indice thermo-humique)
Optimiser et équilibrer les flux de nutriments
CIMS - ha
Variation annuelle du stock de carbone - t CO2e/an
Nombre de jour de pâturage/an - jour
Labour - ha
Techniques Culturales Simplifiées - ha
Semis-Direct - ha
Longueur de la rotation - années
Solde d'azote - kg de N/ ha de SAU
Fertilisation azotée minérale - %
Fertilisation azotée organique - %
Fertilisation azotée légumineuses - %
Minimiser l'usage des ressources sensibles
Quantité de pesticides - /ha de SAU
Produits vétérinaires - €
Consommation GNR carburant - eq L fioul
Quantité électricité sols - kWh
Autonomie en fourrages - %
Autonomie en concentrés - %
Consommation énergétique totale - EQF/ha
Biodiversité
Zones humides - ha
Consommation d'eau (irrigation) - m3
Consommation d'eau (abreuvement) - m3
Couverture des sols - %
Récupération d'eau - m3
Taux de matière organique - %
Infrastructures AgroÉcologiques- %
Haies - km
Agroforesterie - ha
Surface toujours en herbe - ha
Taille des parcelles - ha
Bandes enherbées - km
Viabilité économique et sociale
Sensibilité aux aides : Subventions/ EBE - % humides - ha
Chiffre d'affaire - €
Intrants/CA - %
Transmissibilité : EBE/UTH - €
Les engrais et pesticides de synthèse, associés à la simplification des paysages, sont parmi les facteurs les plus impactant sur de nombreux habitats et espèces, notamment les invertébrés terrestres et aquatiques, les oiseaux, les chauves-souris et les amphibiens. Selon l’IPBES l'abondance moyenne des espèces dans la plupart des grands habitats terrestres a diminué d'au moins 20 %. L’usage des terres et la pollution sont deux de cinq principaux facteurs du déclin de la biodiversité.
Benoit Rozière!!!
Cécile ROZO
Created on June 17, 2024
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TRAJECTOIRES
GAEC DE LA BORIE ALTE
Le suivi dans le temps des exploitations agricoles
StratégieS et valeurs
Résilience
Pratiques agroécologiques
Biodiversité
Assolement 2023
Système de production
Changement climatique
Adaptation
Effets
Sécheresses et canicules : production de foin production de lait
(rendement prairies)
(bien-être animal)
Socio-économie
Perspectives
Développer la production d’énergie (solaire et biomasse)
STRATÉGIES & VALEURS
Le GAEC de la Borie Alte compte deux associés, Benoît et sa compagne Caroline qui a rejoint l'exploitation en 2020 à la suite du départ à la retraite d'Isabelle Maynier. Après une expérience infructueuse, le projet d'accueillir un troisième associé a été abandonné. L'exploitation fonctionne avec un peu plus de 4 UTH, trois temps-pleins et des temps-partiels (salariés et apprentis). Bien que la charge de travail soit intense, le GAEC apporte aux exploitants un niveau de vie satisfaisant. Plus qu'un simple projet professionnel, l'agriculture est pour Benoît et Caroline un projet de vie qu’ils ont fait évoluer en cohérence avec leurs valeurs : une production de qualité, un système à l’herbe, la recherche d'autonomie, la transformation fromagère, l'accueil de public et la vente directe.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
Plantation de haies et de pré-vergers
2026
2016
2020
2021
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Amélioration espace de vente à la ferme
Caroline rejoint le GAEC
Production de jus de pomme
Installation de Benoît
Biodiversité
Stratégies économiques et sociales
Stratégies agronomiques et environnementales
Changement climatique
VALEUR AJOUTÉE
OPTIMISATION DES RESSOURCES
Socio-économie
COLLECTIF
AUTONOMIE
Perspectives
DIVERSIFICATION
ADAPTATION
SYSTÈME DE PRODUCTION
Aveyron (12) Proximité avec le Massif central
Entre 2019 et 2023, le système a connu quelques évolutions dans la continuité des stratégies et pratiques existantes. La surface agricole utile augmente légèrement (+3ha). Une légère diminution du cheptel a été opérée, avec 2 vaches productives en moins et une baisse du taux de renouvellement (moins de génisses au sein du troupeau). Le taux de chargement diminue en conséquence.
La production totale de lait a légèrement baissé, du fait de la réduction du cheptel et du maintien de la production par vache laitière. La surface des prairies temporaires et des céréales pures diminue au profit des cultures de méteils, de sorgho fourrager et des prairies permanentes (prairies naturelles sèches). L’autonomie alimentaire du troupeau est renforcée, notamment les aliments azotées et protéiques, face aux sécheresses à répétition.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
2019
2023
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Changement climatique
Assolement 2023
Assolement 2019
Socio-économie
Perspectives
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Le GAEC la BORIE HAUTE s'est engagé au fil des années dans de nombreuses pratiques vertueuses, à la fois dans le but d'obtenir une très bonne qualité de lait pour la transformation fromagère, et également dans le cadre de sa stratégie d'adaptation au changement climatique.
Tendre vers l'autonomie protéique - L’apport de concentrés comprend uniquement l’achat de 9 T de tourteaux d’origine France (6 T pour les vaches laitières et 3 T pour les génisses), le reste des besoins protéiques étant essentiellement apportés par les légumineuses produites sur l’exploitation. Le pâturage tournant dynamique et le séchage en grange sont des pratiques incontournables du système d’élevage puisqu’elles optimisent la ressource en herbe. Le pâturage représente 50% de l'alimentation du troupeau. Le séchage en grange améliore la qualité du foin. En stabulation seulement 4 mois durant l’hiver, les vaches ont un milieu de vie plus sain et sont en meilleure santé (moins de mammites). La culture de méteils riches en légumineuses et de sorgho, l'arrêt des cultures de céréales pures et la diminution des surfaces en prairie temporaire favorisent une meilleure autonomie fourragère de l’exploitation que les sécheresses menacent, en diminuant les rendements des prairies. Cette nouvelle pratique diminue l’utilisation d’intrants (forte diminution des engrais minéraux et arrêt des pesticides). Le labour est toujours pratiqué pour éviter un passage de glyphosate. Plus économe en eau, la culture de sorgho a été introduite en remplacement du couvert avoine/orge/trèfle.La réduction du cheptel via une décapitalisation de 2 vaches productives, un vêlage des génisses plus précoce (2,5 ans) et une baisse du taux de renouvellement des vaches laitières a permis de réduire le taux de chargement. L’objectif est de tendre vers l’optimum en matière d’autonomie fourragère. Celle-ci est estimée à 45 vaches productives. Sécuriser l’implantation de prairies temporaires via l'apport de 30 kg de NP/ha au moment du semis. Une prairie mal implantée implique des pertes de production, un renouvellement de culture plus rapide et donc des pertes économiques. Plusieurs modalités pour les semis de prairies : 1. En automne après travail du sol ; 2. En automne sous couvert de méteil ; 3. En avril à la suite d’un couvert en interculture implantée après l'orge.
invariants
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
évolutions
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
INDICATEURS
BIODIVERSITÉ
Dans l'objectif de conserver et développer la biodiversité au sein de la ferme, Benoît et Caroline placent la préservation des ressources naturelles et la mise en place de services écosystémiques au cœur de leur projet. Agroforesterie, meilleure gestion de l'eau, arrêt total de l'emploi de pesticides, entretien des zones humides, font partie des actions en faveur de cet objectif.
INDICATEURS
STRATÉGIES &VALEURS
Augmentation de la surface toujours en herbe
La diminution des surfaces en rotation au profit de prairies naturelles sèches permanentes contribue à la création de nouveaux écosystèmes riches pour la biodiversité.
Système de production
Arrêt des pesticides et forte diminution des engrais minéraux
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
L'emploi de pesticide a été totalement arrêté et la fertilisation minérale fortement réduite. Cette évolution est possible grâce à la mise en culture de méteils riches en légumineuses en remplacement des cultures de céréales pures.
Biodiversité
Implantation d'arbres et de haies
Changement climatique
Plantation de nouveaux arbres en intra-parcellaire : 140 pommiers ont été plantés en pré-verger, soit 70 de plus qu’en 2019. Plantation de haies : 200m de haies supplémentaires ont permis de réduire la taille moyenne des parcelles de 0,5ha.
Socio-économie
Perspectives
Impacts des engrais chimiques et pesticides
Rôle des infrastructures écologiques
CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le climat à St Amans des Cots...
Sécheresse
Gel printemps
Grêle
Pluies intenses
JUILLET
AOUT
MAI
JUIN
MARS
OCTOBRE
AVRIL
DÉCEMBRE
SEPTEMBRE
JANVIER
FÉVRIER
NOVEMBRE
Les impacts observés du changement climatique sur l’exploitation sont les mêmes qu’en 2019 : les températures plus douces entraînent une pousse de l’herbe plus précoce, les sécheresses estivales font chuter les rendements des prairies, les canicules diminuent le bien-être animal, les excès d’eau à l’automne pénalisent les semis et obligent la mise en stabulation des vaches et enfin les gels de printemps abîment les luzernes. Les agriculteurs remarquent des années de plus en plus extrêmes, particulièrement au niveau des canicules et des sécheresses. L’excès de pluie impacte le travail quotidien mais affecte peu les rendements.
Optimisation des pratiques et diversifications des productions En 2019, le GAEC mettait déjà en œuvre un certain nombre de pratiques d’adaptation au changement climatique : amélioration du système d’abreuvement, agroforesterie, optimisation du pâturage, réduire le cheptel et diversifier les activités et production. En 4 ans, 200 m de haies supplémentaires ont été plantées afin de fournir davantage de zones d’ombre aux animaux ; le sorgho, économe en eau, occupe maintenant 5ha dans l’assolement ; le pré-verger a été agrandi et le cheptel réduit ; l’agrotransformation et la vente directe ont été développées.
Impacts observés du changement climatique
Pratiques d’adaptation
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
AVENIRCLIMATIQUE
SOCIO ÉCONOMIE
Le projet de Benoît et Caroline a su s'adapter au fil du temps, avec notamment une diversification des revenus, via l'agrotourisme et bientôt, la production de jus de pomme.
100%
1/3
PRODUCTIONS DE L'EXPLOITATION
2/3
du lait vendu à la coopérative
des fromages vendus en direct à la ferme et dans 3 marchés
Fromage
Lait
des fromages vendus auprès d'une quinzaine de revendeurs
Visites de l'exploitation
(Rodez , St Amant des Cots et Entraygues l'été)
Viande
La création d’un pré-verger de 140 pommiers (et de 40 variétés différentes) va bientôt aboutir aux premières récoltes et à la production de jus et de cidre. En effet, dès 2026/2027 les premiers produits issus du verger seront commercialisés.
STRATÉGIES &VALEURS
Système de production
Performance économique
Les résultats économiques sont satisfaisants et permettent de rémunérer convenablement le travail et de continuer à investir sur l'exploitation. Si le nouvel espace de vente à la ferme a permis d'améliorer le confort de travail et le chiffre d'affaires des ventes directes, l'alourdissement des annuités ne permet pas encore d'améliorer significativement le résultat.
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
Benoît est impliqué dans le développement de la coopérative Jeune Montagne. Grâce à cet outil économique et à la qualité du fromage produit, le lait est bien rémunéré (530€ la tonne en moyenne en 2019 et 560€ en 2023). La coopérative a accompagné l'installation de séchage en grange pour sortir de l'ensilage (50% des fermes en sont aujourd'hui équipées). Un soutien est également apporté aux coopérateurs qui participent à la relance du rameau laitier Aubrac (20€ pour 1000 litres). Enfin, la coopérative propose un accompagnement (financier et humain) pour les personnes souhaitant reprendre une ferme laitière livrant à la coopérative. Les visites à la ferme durant l'été (4 visites ont été réalisées en 2019).
Démarche collective
Changement climatique
Socio-économie
Perspectives
INDICATEURS
PERSPECTIVES
L’hétérogénéité des rendements implique un manque de stockage certaines années. La construction d’un nouvel hangar équipé de panneaux photovoltaïques est donc en projet. Benoît souhaite également améliorer la valorisation des haies avec une plus grande production de bois en plaquettes. Indicateurs de la durabilité et la résilience d’un système bovin lait selon Benoît
Performances économiques
Autonomie fourragère et en concentré
Diversification des productions et débouchés
Disponibilité de la main d’œuvre
Autonomie en énergie
ENJEUX
STRATÉGIES &VALEURS
« L’intensité croissante des sécheresses est inquiétante. Comment faire si la majorité des prairies meurent à la suite d’une sécheresse sévère ? Ce scénario de plus en plus probable n’offre pas encore de solutions à la hauteur des enjeux. La dépendance aux énergies fossiles pose également problème. Les prix des énergies varient énormément. En bovins, l’utilisation d’énergie n’est pas énorme comparé à d’autres systèmes, mais cela reste une source d’inquiétude. Une solution consiste à faire tourner les machines avec des biocarburants ou des énergies renouvelables. Quelques actions sont envisagées pour limiter sa vulnérabilité. »
Système de production
PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Biodiversité
PERSPECTIVES
Changement climatique
La diversification vers des productions à haute valeur ajoutée est un bon moyen d’améliorer sa résilience. La production de pommes avec transformation en jus et en cidre va bientôt se concrétiser grâce aux premières récoltes. La production de céréales à destination de boulangeries ou le maraîchage sont également des activités envisagées. Il y a cependant un équilibre à trouver. Lors d’une année favorable, il est plus intéressant économiquement d’augmenter la production de lait car l’outil est déjà en place et les investissements sont déjà réalisés. Les difficultés liées à la diversification étant de devoir acquérir à chaque fois du nouveau matériel, des nouvelles connaissances, construire de nouveaux débouchés et augmenter la main d’œuvre. Trouver de la main d’œuvre représente d’ailleurs aujourd’hui un frein très important.
Socio-économie
Perspectives
FLEUR DE L'AGROÉCOLOGIE
Promouvoir les services écosystémiques
Atténuation du changement climatique
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Viabilité économique et sociale
Optimiser et équilibrer les flux de nutriments
Minimiser l'usage des ressources sensibles
AOP
AOP
Contribuer au système alimentaire local
Diversité des débouchés
Production sous signe officiel de qualité
Diversité des productions
La simplification des assolements et la réduction des infrastructures agroécologiques (haies, bosquets, vergers, prairies, jachères, etc.) ont un impact négatif sur la biodiversité en supprimant des habitats essentiels. Dans les zones d'agriculture intensive, cela uniformise les paysages au profit des grandes parcelles, alors que les arbres et arbustes abritent des organismes utiles, comme les auxiliaires de cultures et les oiseaux, qui limitent naturellement les nuisibles (rongeurs, insectes ravageurs…) et assurent ainsi une protection des cultures plus écologique que l’usage de produits chimique. En favorisant l’infiltration et limitant l’érosion et l’évaporation, les haies et les alignements d’arbres ont de plus un impact favorable sur la régulation hydrique.
Favoriser la diversité spécifique et génétique
Diversité des productions végétales
Part des légumineuses - % de SAU
Utilisation de semences paysannes
Présence de races rustiques
L’inertie climatique à l’échelle du globe implique une continuité des évolutions climatiques observées localement dans les prochaines décennies :
Optimiser et équilibrer les flux de nutriments
CIMS - ha
Variation annuelle du stock de carbone - t CO2e/an
Nombre de jour de pâturage/an - jour
Labour - ha
Techniques Culturales Simplifiées - ha
Semis-Direct - ha
Longueur de la rotation - années
Solde d'azote - kg de N/ ha de SAU
Fertilisation azotée minérale - %
Fertilisation azotée organique - %
Fertilisation azotée légumineuses - %
Minimiser l'usage des ressources sensibles
Quantité de pesticides - /ha de SAU
Produits vétérinaires - €
Consommation GNR carburant - eq L fioul
Quantité électricité sols - kWh
Autonomie en fourrages - %
Autonomie en concentrés - %
Consommation énergétique totale - EQF/ha
Biodiversité
Zones humides - ha
Consommation d'eau (irrigation) - m3
Consommation d'eau (abreuvement) - m3
Couverture des sols - %
Récupération d'eau - m3
Taux de matière organique - %
Infrastructures AgroÉcologiques- %
Haies - km
Agroforesterie - ha
Surface toujours en herbe - ha
Taille des parcelles - ha
Bandes enherbées - km
Viabilité économique et sociale
Sensibilité aux aides : Subventions/ EBE - % humides - ha
Chiffre d'affaire - €
Intrants/CA - %
Transmissibilité : EBE/UTH - €
Les engrais et pesticides de synthèse, associés à la simplification des paysages, sont parmi les facteurs les plus impactant sur de nombreux habitats et espèces, notamment les invertébrés terrestres et aquatiques, les oiseaux, les chauves-souris et les amphibiens. Selon l’IPBES l'abondance moyenne des espèces dans la plupart des grands habitats terrestres a diminué d'au moins 20 %. L’usage des terres et la pollution sont deux de cinq principaux facteurs du déclin de la biodiversité.