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Genre au travers du monde et des époques.

Antoine Dehem

Created on May 22, 2024

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Un jeune homme en robe traditionnelle de roi et avec une rose dans la bouche lors de la Chevauchée des Rois.

Danseurs de la danse traditionnelle appelée căluș en Roumanie.

Pour être au-dessus du reste du monde, Louis XIV le Roi-Soleil a pris l’habitude de porter des talons de 12cm, rouges et richement décorés de scènes de bataille. Il décrète que seuls les nobles peuvent porter de tels talons, mais jamais plus hauts que les siens. Alors que les rois tentaient de revendiquer les talons comme symbole de la masculinité, les femmes commencèrent également à les adopter - au grand désespoir de nombreux hommes.On a longtemps dissuadé les femmes de porter des talons. En 1430, à Venise, une loi avait été adoptée, interdisant aux femmes de porter des talons de plus de 7,5 cm, au motif de prétendues fausses couches chez les femmes. La loi ne s'avéra pas particulièrement judicieuse pour les prostituées vénitiennes qui portaient des talons plateformes du XIVe siècle, connues sous le nom de chopines, et qui se sont rapidement répandus dans toute l'Europe.En 1789, la Révolution décapite le talon, assimilé à la noblesse – Marie-Antoinette en porte jusque sur l’échafaud. Les ballerines, jugées plus égalitaires, s’imposent à tous les pied.

Tambourinaires de la danse rituelle au tambour royal du Burundi.

Au Moyen Âge, les vêtements blancs, image de la pureté et de l’innocence, étaient encore la norme chez les filles comme chez les garçons, jusqu’à l’âge de 6 ans.Au XIIème, le bleu devient la couleur de la Vierge Marie dans la religion Catholique et est donc associée aux filles, tandis que le rose est un symbole de virilité et de pouvoir pour les garçons.Ainsi, jusqu’au XVIIIème siècle environ, le rose est associé presque exclusivement aux hommes. (ci-contre, un tableau du roi Henri IV datant du XVIIème siècle)La convention rose pour les filles, bleu pour les garçons s'impose bien plus tard avec l'essor de la consommation de masse au XXème siècle: plus les vêtements sont genrés, plus les parents sont incités à renouveler la garde-robe à chaque nouveau-né. Un filon marketing encore d'actualité.

En Egypte, vers – 3 000, les bouchers portent ce qu'on peut considérer comme les ancètres des chaussures à talons. Ces derniers inventent les chaussures surélevées pour leur côté pratique. En effet les talons leur évitent de marcher dans le sang et les entrailles des carcasses.

Dans la Perse du Xème siècle - soit l'Iran actuel - les talons hauts faisaient office de chaussures d'équitation fonctionnelles pour les hommes. Les nobles portaient des chaussures à talon puisque celui-ci pouvait être fixé aux étriers, offrant ainsi au cavalier une meilleure assise sur le cheval. Ainsi, le cavalier pouvait se tenir debout et conserver sa stabilité tout en utilisant son arme, qui par conséquent pouvait être plus grande et plus lourde. Il existe des thèses qui attribuent le succès des tactiques militaires perses au talon haut, et il est vrai que cet empire était réputé pour l'habilité de ses cavaliers et de sa cavalerie lors des combats. Et c'est en partie grâce à cette solide réputation des Perses au combat que les talons hauts ont été introduits dans la société occidentale au tournant du XVIIème siècle.

Tenue traditionnelle palestinienne. (vers 1930)

Au fil du temps, en Grèce et dans la Rome de l'Antiquité, les chaussures à talons furent progressivement portées par les comédiens - qui étaient tous des hommes puisque les femmes étaient exclues de la scène - afin de représenter les différences entre les classes sociales et de souligner l'importance d'un protagoniste de la pièce. Ces sandales à plateforme étaient nommées « kathorni » ou « buskins » et fabriquées en bois de liège.

Derviches tourneurs, membres d'un ordre musulman soufi connus pour leur danse appelée samā‘.

Les Akas ou Biakas, sont des groupes nomades d'Afrique centrale. Les rôles ne sont que peu genrées : récolte, cuisine ou encore la chasse peuvent être réalisées par les hommes comme les femmes. C'est la société chez laquelle les enfants sont le plus portés et soignés par leur père : les pères passent la moitié de leur temps à s’occuper de leurs enfants tout comme les mères. Par ce mode d’organisation, nombre d’entre eux n’ont pas complétement perdu la capacité d’allaiter et ce sont parfois eux qui donnent le sein aux enfants quand la mère part chasser Au sein des couples toutes les activités sont réalisées en semble ou partagées : chasse, récolte, cuisine, activités sociales et loisirs.

Cavalier en costume de Fantasia, spectacle équestre traditionnelle.

Le frevo est un genre musical carnavalesque et une danse de Recife, une ville de la région nord-est du Brésil. A gauche danseurs de frevo et à droite une danseuse de frevo en pleine acrobatie.

Musiciens, chanteurs et chanteuses d’Ahellil. L'Ahellil est un genre musical et poétique algérien, emblématique du Gourara, il est pratiqué lors de cérémonies collectives lors de fêtes religieuses et profanes.

Danseuses du ballet royal du Cambodge et danseuse du ballet royal vêtue comme un personnage masculin.

Le Witili est une danse traditionnelle péruvienne. Il s'agit d'une danse humoristique, carnavalesque, et surtout très érotique et romantique, où les hommes s'habillent en femme pour conquérir l'être cher.

Les Mosuos (ou Mosos) forment une société matrilinéaire des montagnes de Yunnan, à la frontière sino-tibétaine, à 2700 mètres d'altitude. Les pères et les maris n’existent pas : les femmes vivent ensemble sous le même toit et ce sont les oncles qui élèvent les enfants. Les Chinois appellent le pays moso " le pays des filles", car chez les Mosuos, les femmes sont cheffes de famille. Les Mosuos ont rejeté le mariage. Les unions sexuelles sont temporaires et les enfants appartiennent d'office à la famille maternelle. La société mosuo encourage la tolérance, le respect d'autrui et l'aide collective.

Il faut attendre la moitié du XIXème siècle pour que les teintes pastel apparaissent dans la garde-robe des nouveau-nés. Le rose et le bleu clair sont alors attribués indistinctement aux filles et aux garçons. Ce n'est qu'au début du XXème que les couleurs deviennent plus genrées. Mais pas forcément selon les normes modernes : une revue professionnelle américaine de 1918 recommandait ainsi l'usage du rose, «une couleur forte et affirmée» pour les garçons, et jugeait le bleu «délicat et élégant», plus adapté aux fillesLa convention rose pour les filles, bleu pour les garçons s'impose définitivement avec l'essor de la consommation de masse : plus les vêtements sont genrés, plus les parents sont incités à renouveler la garde-robe à chaque nouveau-né. Un filon marketing encore d'actualité.

Les Zapotèques occupent une position particulière en Mésoamérique car leur civilisation est considérée comme l'une des plus anciennes et des plus avancées. La société des Zapotèques Juchitân est structurée selon un matriarcat. Cette société compte une communauté au sein de laquelle les genres « féminins » « masculins » ainsi que les rôles qu’ils occupent n’existent pas et qu'on peut donc associer à un troisième genre (on les appelle les muxes). Les muxes exercent des fonctions socialement reconnues et prestigieuses au sein de la famille et de la communauté, comme prendre soin des enfants, des personnes âgées, nettoyer, cuisiner et s'occuper de leurs parents dans la vieillesse. Quand la grand-mère ou la mère meurt, les muxes héritent de leur autorité morale devenant l'élément unificateur de la famille.

Danseurs et danseuses de la danse traditionnelle de Thaïlande appelée. Les costumes comptent des perles et des queues d'oiseau, ainsi que de faux ongles longs en argent.