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La littéraire

RÉVOLUTION

Montesquieu et Voltaire

Montesquieu et Voltaire, influencés par l'Angleterre et sa liberté de pensée, critiquent l'archaïsme et l'intolérance en France. Montesquieu révolutionne la pensée politique en promouvant la monarchie tempérée et la séparation des pouvoirs, condamnant l'esclavage et la torture. Voltaire, philosophe militant, utilise l'ironie et la satire pour combattre le fanatisme et promouvoir la tolérance et la liberté. Le roman, malgré sa popularité, est critiqué comme dangereux. Les auteurs utilisent des artifices pour donner une apparence d'authenticité, notamment en insérant des lettres dans leurs œuvres. Ce procédé, influencé par les auteurs anglais, donne au roman épistolaire un essor important, transformant la correspondance en un phénomène culturel et mondain. Voltaire, associé à ce genre, innove en introduisant des confidences imaginaires dans ses récits, exprimant ses idées à travers des personnages et des aventures satiriques. Voltaire remet en question la Providence, valorise le hasard, critique la médiocrité humaine, dénonce l'absurdité des religions et combat le fanatisme. Son style varié et satirique, explorant idées et sociétés, offre une leçon constante sur la nature humaine.

Montesquieu

Sa vie

Né en janvier 1689 au château de La Brède près de Bordeaux, Montesquieu est issu d'une famille noble de parlementaires. Dès son enfance, son père choisit un mendiant pour être son parrain afin de lui inculquer le sens de la fraternité. Après des études de droit, il devient Président au Parlement de Guyenne, mais sa passion le mène plutôt vers la recherche scientifique et il rejoint l'Académie des Sciences de Bordeaux. En 1721, Montesquieu publie anonymement les Lettres Persanes à Amsterdam, où il critique les mœurs de son époque. Ce succès le propulse sur la scène intellectuelle parisienne, où il fréquente divers cercles influents. En 1728, il est élu à l'Académie Française et entreprend de nombreux voyages à travers l'Europe. En 1734, il publie Les Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, puis en 1738 De l'Esprit des Lois. Cette dernière œuvre connaît un immense succès, bien que critiquée par l'Église. Presque aveugle, il défend son ouvrage dans La Défense de l'Esprit des Lois en 1750. Il meurt à Paris en 1755.

Son œuvre

Lettres Persanes (1721): Montesquieu utilise le regard de deux Persans fictifs pour critiquer les mœurs et les institutions françaises, incluant le roi et le pape. Cette méthode lui permet de souligner les abus et les préjugés de la société de son époque. L'Historie: Usbek, un Persan d'Ispahan, voyage à Paris avec son ami Rica, tandis que leurs amis Rhédi et Ibben restent à Venise et à Smyrne. Les lettres qu'ils échangent décrivent la vie parisienne et, par contraste, la révolte des femmes du harem d'Usbek, culminant avec le suicide de sa favorite, Roxane. Ces lettres satirisent les mœurs et les institutions françaises de l'époque de Louis XIV et de la Régence, critiquant le despotisme, les préjugés et l'hypocrisie. Usbek, libéral à Paris, est révélé comme tyrannique à Ispahan, incarnant les thèmes des Lumières. Les Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (1734) allient histoire et philosophie, montrant que la grandeur de Rome découle de ses institutions militaires et politiques, mais conduit aussi à sa décadence. Montesquieu y analyse les lois régissant les États, posant les bases de l'histoire philosophique.

De l'Esprit des Lois (1748) de Montesquieu, œuvre complexe composée de vingt et un livres répartis en six parties, explore la signification et la justification des lois. Dans l'introduction, Montesquieu distingue entre les lois de nature et les lois positives, définissant ces dernières comme la raison humaine. Il insiste sur le fait que les lois doivent s'adapter aux conditions spécifiques de chaque pays, tenant compte de facteurs tels que le climat, la géographie, l'histoire, l'économie et la religion. Montesquieu soutient que les lois sont plus efficaces lorsqu'elles respectent les principes moraux et les bases de chaque type de gouvernement : la vertu pour les républiques, la crainte pour les despotismes, et l'honneur pour les monarchies. Il prône également la tolérance religieuse comme un moyen d'atteindre le bonheur.

L'esclavage et La séparation du pouvoirs sont deux extraits de De l'Esprit des Lois. Le premier texte présente une satire acerbe des arguments racistes utilisés pour justifier l'esclavage des Africains. Montesquieu énumère, de manière ironique, les raisons absurdes et immorales avancées pour légitimer l'asservissement des Noirs, telles que leur apparence physique, leur prétendue infériorité intellectuelle, et des considérations économiques. Par ce biais, il critique et dénonce l'injustice et l'inhumanité de l'esclavage. Le deuxième texte parle de la séparation des pouvoirs dans un État, un concept crucial pour garantir la liberté politique et éviter la tyrannie. L'auteur distingue trois types de pouvoirs: -la puissance législative, -la puissance exécutrice des affaires extérieures (comme la guerre et la paix), -la puissance exécutrice des affaires intérieures (comme la justice). Pour assurer la liberté et éviter les abus de pouvoir, ces trois pouvoirs doivent être séparés. Si un seul individu ou un seul corps détient ces pouvoirs, il y a risque de despotisme. Cette séparation des pouvoirs est une condition essentielle pour que les citoyens ne craignent pas l'arbitraire du gouvernement. Dans certains royaumes européens, la modération du gouvernement vient du fait que le prince délègue le pouvoir judiciaire à ses sujets, contrairement aux régimes despotiques comme celui des Turcs, où tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains du sultan.

Voltaire

Sa vie

Voltaire, est né à Paris en 1694 dans une famille bourgeoise aisée. Après des études chez les jésuites et en droit, il se tourne vers la poésie et les salons littéraires. Emprisonné à la Bastille pour une satire politique, il adopte le pseudonyme de Voltaire. Après une altercation avec le chevalier de Rohan, il est exilé en Angleterre, où il découvre et admire la société anglaise. De retour en France en 1729, il s'impose dans la société parisienne. Ses "Lettres Philosophiques" de 1734 le forcent à s'exiler en Lorraine chez Mme du Châtelet. À la mort de celle-ci en 1749, Voltaire accepte l'invitation de Frédéric II de Prusse, mais quitte Berlin en 1753 après une brouille. Il s'installe à Ferney en 1760, où il transforme le village et continue ses combats philosophiques. En 1778, il revient triomphalement à Paris, où il meurt le 30 mai de la même année. Ses cendres sont transférées au Panthéon en 1791.

Son œuvre

Voltaire, écrivain prolifique, a abordé tous les genres littéraires. Dans ses Lettres Philosophiques ou Lettres Anglaises (1734), il traite de religion (tolérance anglaise), de science (importance de l'expérience scientifique), de politique (éloge du régime parlementaire anglais) et de littérature (éloge de Shakespeare et de Pope). Cette œuvre, critique de la société française, mène à son exil en Lorraine. Ses Contes incluent Zadig (1747), critiquant la monarchie absolue et le fanatisme religieux; Micromégas (1752), exprimant la relativité des connaissances humaines; et Candide (1759), dénonçant le mal causé par les hommes et réfutant l'optimisme de Leibniz. Ses ouvrages historiques, comme Le siècle de Louis XIV (1751) et Histoire de l'empire de Russie sous Pierre le Grand (1759-1763), mettent en avant la raison contre le fanatisme. Dans son Dictionnaire philosophique (1764), Voltaire exprime ses idées sur divers sujets sous forme alphabétique. Le théâtre était une passion pour lui, surtout les tragédies où il exposait sa philosophie. La Henriade (1728) est une épopée contre le fanatisme religieux. Ses pamphlets critiquaient l'injustice et le fanatisme, souvent en attaquant Rousseau, et étaient diffusés clandestinement. Sa correspondance dépasse les 10 000 lettres, montrant son intense activité intellectuelle.

Candide (1759)

Candide de Voltaire commence dans le château d'un baron en Westphalie, où Candide, éduqué par le philosophe Pangloss, apprend que "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes". Amoureux de Cunégonde, il est chassé du château. Ses aventures, marquées par des malheurs, l'entraînent à travers l'Europe et l'Amérique du Sud. En Hollande, il retrouve Pangloss; ils partent pour Lisbonne et échappent à un tremblement de terre, mais subissent l'Inquisition. Après de nombreuses péripéties, Candide retrouve Cunégonde et Pangloss en Turquie. À la fin, Candide achète une petite métairie et découvre que le travail est la clé du bonheur, éloignant l'ennui, le vice et le besoin. Voltaire utilise ce conte pour critiquer l'optimisme, la religion, le clergé, l'Inquisition, l'intolérance, le fanatisme, la guerre et les injustices sociales. Il prône un déisme tolérant et une monarchie parlementaire à l'anglaise. La morale de l'histoire est que les hommes doivent améliorer leur condition par eux-mêmes et "cultiver leur jardin", symbolisant l'effort personnel pour rendre le monde meilleur.

Traité sur la tolérance (1763)

Le 10 mars 1762 à Toulouse, Jean Calas, marchand protestant, est exécuté sur la roue, accusé à tort d'avoir tué son fils Marc-Antoine pour l'empêcher de se convertir au catholicisme. Voltaire, convaincu de son innocence et de l'injustice du procès, mène une campagne vigoureuse en recueillant des témoignages et obtient la réhabilitation de Calas en 1765. Ce succès est renforcé par la diffusion de son Traité sur la tolérance, qui dénonce le fanatisme religieux, l'injustice des magistrats et la complicité de la monarchie catholique. La devise de Voltaire, "Écrasons l'infâme", vise à lutter contre la superstition et l'intolérance, incarnées par les jésuites.