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Libérer et refonder la France 1943-19454

Fondation Charles de Gaulle

Created on May 16, 2024

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Transcript

Libérer et refonder la France (1943-1945)

1943

1943

Les maquis

3 juin 1943

14-24 janvier 1943

9 septembre - 4 octobre 1943

Conférence de Casablanca dans l’hôtel d’Anfa

Création du Comité Français de Libération nationale (CFLN)

Libération de la Corse, premier territoire métropolitain reconquis par les Alliés

1er août 1943

3 novembre 1943

27 mai 1943

Constitution de l’armée de Libération : la fusion entre l’armée d'Afrique et des Forces pour libérer la France

Assemblée consultative à Alger

Création du Conseil National de la Résistance (CNR)

Vers 1944

Wikimedia Commons

Libérer et refonder la France (1943-1945)

1944

14 juin 1944

6 juin 1944

10 juin 1944

3 juin 1944

1er février 1944

21 avril 1944

Retour de De Gaulle en France

Débarquement en Normandie

Le martyr d'Oradour-sur-Glane

Ordonnance du GPRF accordant le droit de vote et d'éligibilité aux Françaises

Création des forces françaises de l'intérieur (FFI)

Passage du CFLN au Gouvernement Provisoire de la République Française

Vers fin 1944

Vers 1943

Libérer et refonder la France (1943-1945)

1944

19-25 août 1944

Juin-août 1944

12 septembre 1944
23 octobre 1944

23 novembre 1944

15 août 1944

Reconnaissance du GPRF par les Alliés

Libération de Paris

Jonction des forces débarquées en Normandie et en Provence

Débarquement en Provence

S'imposer face aux Alliés

Libération de Strasbourg

Vers 1945

Vers début 1944

Libérer et refonder la France (1943-1945)

1945

1944-1946
Juillet 1945
L'établissement d'un nouveau régime politique

Procès Pétain

Avril-octobre 1945

1944-1945

Vers un nouveau régime politique : la voie du vote pour tous

8 mai 1945

Fin de la libération du territoire : les poches de l’Atlantique

Capitulation allemande et la fin de la guerre en Europe

Vers 1944 fin

Le massacre d'Oradour-sur-Glane

Un village limousin Petit village limousin situé à quelques kilomètres au nord-ouest de Limoges, Oradour est une localité accueillant à cause de la guerre un très grand nombre de réfugiés s’extirpant la barbarie exterminatrice nazie ou des régimes dictatoriaux. Ainsi, Oradour compte une petite diaspora espagnole fuyant le franquisme, des Juifs français ou encore des mosellans et des Alsaciens refusant de combattre aux côtés de l’occupant allemand. Une exécution méthodique Trois sections de la 3e compagnie du régiment blindé Der Führer de la division Waffen SS Das Reich sont mobilisées à Oradour afin d’instaurer un climat de terreur selon les souhaits du général Lammerding. Des réunions sont alors planifiées entre miliciens, officiers Waffen SS et les policiers SS afin de peaufiner les derniers détails de cette exécution massive. L’exécution de civils à titre « d’exemple » Le 10 juin 1944 dans l’après-midi, les troupes Waffen SS réunissent l’ensemble des habitants de la petite localité sur la place centrale de la ville. Sont préalablement exécutés ceux dans l’incapacité de le faire. Les civils sont ensuite divisés en deux groupes, les femmes et les enfants étant conduits à l’Église pour être assassinés tandis que les hommes sont quant à eux exécutés simultanément dans des petits coins préalablement délimités. Le lendemain, les corps sont incinérés afin de cacher les traces des victimes éliminées. Six-cent-quarante-trois civils ont perdu la vie ce jour-là à Oradour-sur-Glane.

Le Débarquement en Provence et la progression des troupes françaises

Alors que Roosevelt et les Américains avaient méticuleusement œuvré à écarter les Français Libres et le Général de Gaulle du premier débarquement en Normandie, les Français constituent le gros du contingent. Sur les quelque 400 000 soldats débarqués le 15 août 1944, près de 260 000 sont issus des rangs de la 1ère armée française du Général de Lattre de Tassigny. La Provence est libérée en deux semaines avec en point d’orgue les libérations de Toulon le 23 août et de Marseille le 29 août. L’union des troupes Les Américains du général Patch et les troupes de la Première armée se dirigent vers la vallée du Rhône. La jonction est opérée avec l'armée de Patton, venue de Normandie, le 12 septembre 1944, à la hauteur de Dijon en différents points comme dans la petite localité de Nod-sur-Seine située dans la Côte-d’Or. La poursuite de la guerre associe alors les divisions des généraux Leclerc et de Lattre de Tassigny avec une progression jusqu’au Rhin.

Pour aller plus loin

https://www.revuepolitique.fr/gouverner-a-la-liberation-les-commissaires-de-la-republique-du-general-de-gaulle-les-hommes-rares-dun-temps-exceptionnel/https://www.jstor.org/stable/25728755?seq=3 https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i00007088/discours-le-25-aout-a-l-hotel-de-ville-du-general-de-gaulle

Pour aller plus loin

https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000000007/le-referendum-et-les-elections-legislatives-du-21-octobre-1945.htmlhttps://www.cairn.info/revue-parlements1-2005-1-page-94.htm?contenu=plan https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/droit-de-vote-femmes/yvonne-de-gaulle-elections-de-1945/

De Gaulle refoule à nouveau le sol français !

Après avoir débarqué, le Général décida de se rendre à Bayeux pour y prononcer un discours et y installer le tout premier commissaire de la République (chargé de diriger une certaine zone du territoire et d’y assurer la souveraineté française). Il aura par la suite l’occasion de prononcer de nombreux discours au moment de ses visites dans toute la France : Cherbourg, Avranches, Rennes… C’est également l’occasion pour lui de prendre des bains de foule pour communier avec le peuple français.

Une reddition qui ne signe pas pour autant la fin des hostilités en Europe

Si la guerre entre les Alliés et le Troisième Reich prend donc officiellement fin le 8 mai au soir, certains groupuscules SS poursuivent après cette date des opérations de guérilla censées déstabiliser les occupants alliés. La dernière bataille sur le continent européen se déroule cependant quelques jours après la reddition le 11 mai à Slivice avec un triomphe des combattants tchécoslovaques et de l’Armée rouge face à une division de l’armée allemande tentant de se rendre aux Américains.

Pour aller plus loin

https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000000256/les-armees-francaises-du-sud-et-du-nord-operent-leur-jonction.html https://www.herodote.net/15_aout_1944-evenement-19440815.php https://ekladata.com/1gTgKBJIOof_nB0eX5xoZkAjz9s/1eredfl-12-sept-1944-Jonction-a-Nod-sur-Seine-Copie.pdf

Pour aller plus loin

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/2000-ans-d-histoire/14-juin-1944-le-retour-de-de-gaulle-2275720https://www.elysee.fr/la-presidence/le-discours-de-bayeux-194 https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000000010/le-discours-de-bayeux.html

Pour aller plus loin

https://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/histoire-de-l-assemblee-nationale/la-republique-dans-la-tourmente-1939-1945/les-assemblees-consultatives-provisoires/la-journee-du-mercredi-3-novembre-1943 Jacques Cantier, "Assemblée consultative provisoire", in Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, 2006. https://museedelaresistanceenligne.org/media6605-De-Gaulle-lAssemble-consultative-provisoire-dAlger#:~:text=L'Assemblée%20consultative%20provisoire%20est,décembre%201943%2C%2049%20sur%20103.

Une reconnaissance tardive de la part des Alliés

La GPRF voit le jour le 3 juin 1944. Dans la foulée, respectivement entre le 8 et le 20 juin, de nombreux gouvernements en exil procèdent à la reconnaissance de ce gouvernement comme celui légitime afin d'administrer la France avec en tête les Tchèques, les Polonais, les Belges, les Luxembourgeois et les Norvégiens. Pour autant, les Britanniques comme les Américains demeurent réticents à toute reconnaissance officielle de jure. Administrer la France Roosevelt se refuse dans un premier temps de concevoir la France comme un pays libéré mais considère celle-ci comme un pays occupé par les armées de libération. Il propose alors que celle-ci soit administré dans un premier temps et provisoirement par l’AMGOT (pour Allied Military Government of Occupied Territories), une organisation militaire interalliée issue directement de l’état-major général avant que de nouvelles élections libres soient organisées et que les représentants disposent d’une légitimité populaire exprimée par les urnes. En effet, Roosevelt ne considère un gouvernement légitime que s’il émane de l’expression populaire, libre et démocratique des suffrages. Cette réticence conduit alors De Gaulle et Roosevelt à entretenir des relations pour le moins tendues. La reconnaissance finale du GPRF De nombreux faits amènent les Alliés à reconsidérer leur position initiale. D’une part, ces derniers prennent conscience de l’immense popularité dont jouit le général de Gaulle à la suite de la libération de Paris. Associé à un remaniement gouvernemental, les Alliés décident alors de reconnaître pour de bon le GPRF le 23 octobre 1944.

Pour aller plus loin

https://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/histoire-de-l-assemblee-nationale/la-republique-dans-la-tourmente-1939-1945/les-assemblees-consultatives-provisoires/la-journee-du-mercredi-3-novembre-1943 - Jacques Cantier, "Assemblée consultative provisoire", in Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, 2006. - https://museedelaresistanceenligne.org/media6605-De-Gaulle-lAssemble-consultative-provisoire-dAlger#:~:text=L'Assemblée%20consultative%20provisoire%20est,décembre%201943%2C%2049%20sur%20103.

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Pour aller plus loin

https://www.cairn.info/une-histoire-de-la-resistance-en-europe-occidentale--9782262104771-page-497.htm https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/de-gaulle-face-aux-allies/ https://www.france-libre.net/reconnaissance-allies/

Reconstruire une France en ruines

L’idée de Reconstruction du pays est réclamée par le Conseil national de la Résistance dans son programme. Il souhaite par exemple le retour “de tous les grands moyens de productions monopolisés” ainsi que “des sources d’énergies, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurance et des grandes banques”. Il y a eu en tout 3 vagues de nationalisations dont 2 sous le GPRF (elles sont plus importantes). La première a lieu de décembre 1944 à janvier 1945. Charles de Gaulle nationalise ainsi par ordonnance les Charbonnages de France, Renault, et les Houillères du bassin du Nord et du Pas-de-Calais. La deuxième vague prend place entre le 29 mai 1945 et le 17 juin 1946. Elle s’effectue par des lois. Il est donc nationalisé les transports aériens et l’industrie aéronautique, la Banque de France et les 4 autres plus grandes banques françaises. Après le départ du Général, le gaz, l’électricité et certaines des plus grosses compagnies d’assurances sont nationalisées.

Pour aller plus loin

https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/refonder-la-republique/ https://www.charles-de-gaulle.org/announcement/03061943-constitution-cfln/ https://www.charles-de-gaulle.org/wp-content/uploads/2017/07/Le-CFLN-gouvernement-provisoire-de-la-France-en-guerre-par-Rene-Hostache-Espoir-n°95.pdf https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/les-institutions-de-la-france-combattante https://museedelaresistanceenligne.org/media2886-Comit-franais-de-Libration-nationale-CFLN

Pour aller plus loin

https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/la-liberation-du-territoire/general-de-lattre-capitulation-allemande-berlin-mai-1945/ https://www.charles-de-gaulle.org/blog/2020/05/08/le-8-mai-1945-la-guerre-est-gagnee/ https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/journee-nationale-du-8-mai-1945 https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/la-liberation-du-territoire/general-de-lattre-capitulation-allemande-berlin-mai-1945/

Les images d'une libération

Tous droits réservés/Coll. Fondation Charles de Gaulle

Des soldats de la 2ème DB recontrant de jeunes Alsaciennes

Le général Leclerc passant les troupes en revue à Strasbourg

Pour aller plus loin

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/repliques/le-proces-de-petain-2527082 https://www.geo.fr/histoire/il-y-a-75-ans-souvrait-le-proces-du-marechal-petain-201301 https://www.lemonde.fr/archives/article/1945/08/20/la-grace-de-l-ex-marechal-petain_1860214_1819218.html

Pour aller plus loin

https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/refonder-la-republique/https://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/histoire-de-l-assemblee-nationale/le-gouvernement-provisoire-et-la-quatrieme-republique-1944-1958/le-gouvernement-provisoire https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000005045/comment-le-gouvernement-issu-de-la-resistance-refonde-t-il-la-republique-a-la-liberation.html

Le CNR en action

Cet organisme est chargé de la coordination de l’ensemble des différents mouvements de résistance combattant sur le sol français. Le Conseil national de la Résistance (CNR) rend désormais possible l’unification des différents réseaux de la Résistance intérieure avec la Résistance extérieure. Un soutien affirmé pour le général de Gaulle La première réunion du CNR donne lieu à la reconnaissance unanime de Charles de Gaulle comme mandataire des intérêts de la nation non sans de vives et âpres discussions. Cet organisme appelle alors à la constitution d’un gouvernement provisoire sous l’égide et la présidence du général de Gaulle. Le CNR a finalement grandement contribué à constituer une Résistance unie derrière la figure du général de Gaulle.

Incarner la souveraineté française et préparer la reconstruction à venir

Le CFLN est fondé dans un premier temps sur un modèle dyarchique. Ses membres, des commissaires, sont nommés par les généraux de Gaulle et Giraud. Cette institution aspire à diligenter l’effort français dans la guerre, à exercer effectivement la souveraineté française déniée au régime du Maréchal et à préparer la reconstruction de la France. Progressivement, le CFLN s’ouvre aux partis politiques ainsi qu'à la Résistance intérieure incarnant dès lors l’instance de gouvernance centrale de la France libre jusqu’à son remplacement par le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF).

Une armée, deux divisions

La 1e DFL, qui s’était déjà illustrée lors de la bataille de Bir-Hakeim, participe entre autres à la campagne de Tunisie, à celle d’Italie ou encore au débarquement en Provence.

© Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque

La 2e Division Française Libre (2e DFL) a été créée le 15 mai 1943 avant d’être renommée Division Blindée (2eDB) le 24 août 1943. La deuxième division blindée commandée par le général Leclerc débarque quant à elle le 1er août 1944 sur la plage d’Utah Beach, conquise le 6 juin, et libère de nombreuses villes dont Alençon avant d’être la première division à pénétrer dans Paris le 25 août au matin.

La voie du vote

Les premières élections importantes sont les municipales du 29 avril et 13 mai 1945. Le paysage politique est à peu près le même qu’avant guerre à l’exception du Mouvement Républicain Populaire (MRP) créé en 1944. Ces élections consacrent les résistants car seulement 1/4 d’entre eux sont évincés. C’est aussi la première élection où les femmes s’expriment en France. Ont ensuite lieu des élections législatives en octobre. Ces élections, prenant place le 21 octobre 1945, revêtaient un caractère particulier. En effet, le même jour, les Français étaient interrogés par voie référendaire quant au caractère constituant (une assemblée constituante est une assemblée avec pour objectif de rédiger une nouvelle constitution et de fixer les droits des citoyens) ou non de la nouvelle assemblée. À l’issue du vote, les grands vainqueurs sont les partis de l’avant-guerre ou ayant fait résistance (SFIO, MRP ou encore PCF). C’est d’ailleurs le parti communiste qui deviendra le premier parti de France au terme de l’élection bien que l’on peut noter une poussée de la gauche en général (totalisant près de 60 % des voix).

Opération Dragoon

En août 1943, lors de la conférence de Québec, un plan américain de débarquement en Provence est étudié. Les forces en présence sont constituées de l'armée B commandée par le général de Lattre de Tassigny, du 6ème corps d'armée américain, d'une division aéroportée américaine et la VIIème armée américaine. Tout cela est commandé par le général Wilson. Grâce aux résistants locaux, les zones d'accès sur les lieux du débarquement sont coupées. Des bombardements aériens et navals ont lieu tôt dans la matinée affaiblissant les forces allemandes. Puis, à la suite du débarquement, les soldats poussent les Allemands vers l'intérieur des terres en suivant le Rhône.

Pour aller plus loin

https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2009-4-page-45.htm?contenu=plan (voir le II-2) https://www.charles-de-gaulle.org/wp-content/uploads/2017/09/Les-nationalisations-dans-la-pensee-de-Charles-de-Gaulle.pdf https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/revue/la-reconstruction

Diligenter les actions des différents réseaux de résistance

L’État-major aspire avant tout à coordonner les actions des différents groupes de résistants en métropole dans l'optique d'un futur débarquement allié sur le territoire métropolitain, la Résisance devant prêter main forte aux Alliés dans leur entreprise de libération du sol français. Au sein des FFI, on recouvre entre autres l'Armée Secrète (AS), l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA) ou encore les Francs-Tireurs et Partisans (FTP). Les maquis locaux ne doivent pas être non plus négligés puisque contribuant pleinement à l'effort de guerre. Ces forces participent hautement et activement aux côtés des Anglo-Saxons à la Campagne de France et ce malgré de considérables carences dans le ravitaillement en armes. À partir du 19 septembre 1944, 140 000 anciens membres des FFI sont intégrés dans la 1ère Armée française du général de Lattre de Tassigny.

© Service historique de la Défense, Vincennes.

Une capitulation en deux temps

Le 7 mai 1945 : la première reddition sans condition du commandement allemand À la suite du suicide d’Adolf Hitler le 30 avril 1945, le commandement nazi est confié au grand-amiral Karl Dönitz. Celui-ci confie la tâche au général Alfred Jodl, chef d'état-major de la Wehrmacht, de se rendre au quartier général des forces alliées à Reims pour signer un armistice. Ceci est chose faite le 7 mai 1945, à 2h 41 du matin, lorsque capitule sans condition l'Allemagne. Le général Eisenhower pour les États-Unis et le général Ivan Sousloparov pour l’URSS sont les principaux signataires du côté allié. Le général français François Sevez signe également l’acte en qualité de simple témoin. Le 8 mai 1945 : une capitulation symbolique diligentée à la demande de Staline à Berlin À la demande de Staline est signé un nouvel acte présidé par le maréchal Joukov à Berlin. Le général de Lattre de Tassigny, alors chef de la 1re armée française, dépose sa signature au nom de la France. Du côté allemand, c’est le maréchal Wilhelm Keitel, chef d'état-major de la Wehrmacht, qui est invité à ratifier la capitulation allemande. Les signatures sont finalement apposées à 22h43 heure de Berlin entérinant la fin de la guerre en Europe mais non des hostilités.

Fonctionnement des maquis

Principalement installés dans des régions où l’accès est malaisé pour les forces armées allemandes, les massifs montagneux et les forêts étant alors les zones plébiscitées par les maquisards, les maquisards disposent d’un répertoire d’action pluriel : guérilla, accueil ou exfiltration de troupes, transmission d’informations, sabotages sont autant de missions dont se chargent les résistants. Les maquis connaissent une recrudescence considérable de leur effectif à la suite de l'instauration par le gouvernement de Vichy du Service de Travail Obligatoire (STO) par la loi du 16 février 1943. À l’automne 1943, les maquisards sont entre 30 000 et 40 000 environ alors qu'ils n'étaient que quelques centaines au début de la même année. Ainsi, 15 à 20% des réfractaires du STO prennent le maquis. Ceci est facilité par l'instauration fin avril 1943 d'un Service national maquis (SNM) sous la direction de l’avocat Michel Brault disposant d'un rôle crucial dans la définition du statut du « maquisard".

Le procès Pétain

Les différents chefs d’accusation explicités Le 23 juillet 1945, le procès de Philippe Pétain débute dans le Palais de Justice de Paris. Défendu par maître Isorni, celui-ci refuse catégoriquement de répondre aux questions des accusateurs s’estimant lésé dans la tenue de ce procès. Au cours de ces trois semaines d’instruction, de nombreuses figures politiques se succèdent à la barre pour accabler la défense du maréchal : ainsi, Pierre Laval, Léon Blum ou encore Pierre Lebrun témoignent au cours de ce procès. L'accusation reproche à Pétain sa politique de collaboration, les lois raciales ou encore la participation active de la police de Vichy dans la déportation des Juifs. La résistance acharnée sous les ordres de Vichy lors du débarquement allié en Afrique du Nord est là aussi un des principaux griefs à l’encontre du maréchal. Le verdict final Le 15 août 1945, après sept heures de délibération à 04H01 précisément, la Cour condamne Pétain à la peine de mort, à l'indignité nationale et à la confiscation de ses biens. De Gaulle, alors à la tête du GPRF, par le décret du 17 août 1945, commue la peine de mort prononcée contre Philippe Pétain en une peine de détention à perpétuité. Le 23 juillet 1951, Philippe Pétain pousse son dernier soupir à Port-Joinville, sur l'île d'Yeu (Vendée) où il est inhumé.

https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/la-liberation-de-la-corse-9-septembre-4-octobre-1943 https://imagesdefense.gouv.fr/liberation-corse-reconquete-territoire-resistance-1943 https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/corse-liberation-seconde-guerre-mondiale-commemoration-80-ans-resistance https://museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=74&theme=141 https://francearchives.gouv.fr/fr/article/769968830

Pour aller plus loin

© Service historique de la Défense (SHD), Vincennes.

Garantir l'intégrité et la souveraineté françaises face aux Alliés

L’AMGOT devait s’établir d’une manière temporaire en France afin de lui permettre une transition démocratique et sociale tout en accroissant du même coût l’influence américaine. Pour ce faire, les soldats américains ont commencé à donner aux citoyens français après le débarquement de nouveaux billets, s’inspirant dans l’esthétique du franc (communément appelé “billet drapeau”). Cependant, le général de Gaulle farouchement opposé à cette idée obtint le pleine légitimité du GPRF le 23 octobre 1944 par le Président américain Franklin Delano Roosevelt suite à son discours du 25 août 1944, sur le parvis de l'Hôtel de ville.Les commissaires de la République étaient chargés de rétablir la légalité républicaine au moment de la libération et donc d'empêcher l’installation d’un pouvoir allié sur le territoire national. Pour ce faire, ces commissaires (qui occupaient un rang similaire à celui de ministre) devaient restaurer les lois démocratiques, limiter les exactions de l'Épuration sauvage et mettre en œuvre l’épuration des administrations ayant collaborées avec les Allemands.

Pour aller plus loin

https://www.youtube.com/watch?v=CERA0aCzkW0https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/afe86003015/le-general-de-gaulle-a-limoges-et-a-oradour-sur-glane https://www.calameo.com/read/006297717e38321b1c958https://www.charles-de-gaulle.org/blog/2024/06/04/sermon-du-pasteur-albert-chaudier-le-18-juin-1944/ https://www.charles-de-gaulle.org/blog/2024/06/04/le-proces-doradour-na-pas-eu-lieu-par-le-pasteur-albert-chaudier/

Pour aller plus loin

https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/la-liberation-de-caenhttps://www.lumni.fr/dossier/le-debarquement-de-normandie https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/la-liberation-du-territoire/debarquement-6-juin-1944/

Paris brisé, Paris outragé mais Paris libéré !

Au départ, les Alliés ne considèrent pas Paris comme un objectif militaire. C'est le général de Gaulle qui insiste pour libérer la capitale par des forces françaises. La libération de Paris est la résultante de l'implication de nombreux acteurs. D'abord, les ouvriers avec le soutien de la CGT, les postiers et les policiers se mettent en grêve ou rejoignent la Résistance. Mais, d'abord, le comité militaire national des Francs-tireurs et partisans lance un ordre d'insurrection le 10 août. C'est ce qui explique un telle mobilisation. Cette dernière se traduit par ailleurs, par la construction de barricades et des conflits violents. Le 24 août 1944 rentrent dans Paris les premiers soldats de la 2ème division pour soutenir les résistants. Le 26 août, le lendemain de la libération, Charles De Gaulle dépose une gerbe sur la tombe du soldat inconnu et descend les Champs-Élysées acclamé par le peuple français.

Une féroce résistance allemande

Ces Festungen (traduction allemande de forteresses portuaires) furent fortifiées à la suite d’une directive émanant du Führer (19 janvier 1944) en personne qui craignait un débarquement des Alliés à l’Ouest et voulait les en dissuader. Le débarquement s’étant fait en Normandie, loin de Festungen trop importantes, il fut facile pour les Alliés de prendre celle de Cherbourg. Toutefois, bien que les Américains avancèrent rapidement en Bretagne, ils rencontrèrent une importante résistance à Saint-Malo leur empêchant d'accéder pleinement à son port en raison d’une féroce résistance allemande sur l’île de Cézembre. De ce fait, les troupes états-uniennes étant gravement diminuées et le front se déplaçant vers le nord-est, les gouvernements alliés décidèrent par l’ordonnance du 7 septembre 1944 d’arrêter la prise de ces forteresses (à l’exception de Dieppe et Dunkerque car elles pouvaient gêner le ravitaillement français). En attendant leur capitulation, des blocus étaient constitués autour des Festungen par les Forces françaises de l'intérieur.

Pour aller plus loin

https://www.vie-publique.fr/eclairage/19590-chronologie-des-droits-des-femmes https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/droit-de-vote-femmes/ https://fresques.ina.fr/panorama-grand-est/fiche-media/GRDEST00160/le-vote-des-femmes-1944-un-difficile-compromis.html

Sceller le sort des belligérants de l’Axe

La contribution politique essentielle de la conférence demeure dans la proposition rooseveltienne de de la reddition inconditionnelle de l'Allemagne, de l'Italie et du Japon. Celle-ci n’allait pas de soi en atteste la défiance de Winston Churchill à l’égard de cette formule. En effet, le président américain souhaitait obvier à toute tentative d’armistice conservant le mauvais souvenir de la Première Guerre mondiale qui n’avait su prémunir le monde d’une nouvelle guerre plus sanglante encore. D’autre part, cette radicale exigence visait à rassurer l’URSS que les Britanniques comme les Américains ne négocieraient pas une paix séparée avec l’Allemagne nazie. Régler le problème de la future gouvernance française dans les territoires africains récemment libérés Cette conférence interalliée est également le lieu où s’amorce une discussion quant à l’administration des territoires libérés de l’Afrique du Nord (AFN) et l’Afrique Occidentale française (AOF). Celle-ci permet notamment la rencontre entre le général Giraud, alors commandant en chef civil et militaire d’Alger à la suite de l’assassinat de l’amiral Darlan, et de Gaulle, alors chef de la France combattante. Giraud, soutenu par les Américains et le Président Roosevelt, exerce son autorité sur l’Afrique du Nord et l’Afrique Occidentale française. De Gaulle réfute cette gouvernance, la jugeant inféodée aux ingérences alliées. La tentative de médiation anglo-saxonne n’aboutit pas à un accord pérenne entre les deux généraux français, de Gaulle refusant la création d’un triumvirat l’associant avec le général Georges et Giraud.

Libérer la France par la Normandie

La bataille de Normandie commença le 6 juin 1944, à partir du débarquement sur les côtes françaises (aussi appelée opération Overlord). L’objectif était de pénétrer le plus rapidement possible à l’intérieur des terres pour reprendre Caen et Cherbourg, pour ensuite élargir vers la Bretagne puis Paris. Les forces en présence étaient essentiellement britanniques, américaines et canadiennes mais quelques Français furent présents. En effet, que ce soit le commando Kieffer qui avait pour but de s’emparer d’un blockhaus, les Forces navales françaises libres au travers de l’opération Neptune (opération maritime d’Overlord) avec notamment La Combattante (navire contre-torpilleur), les Forces aériennes de la France Libre bombardant de fumigènes pour empêcher les Allemands d’Omaha Beach de tirer ou encore les S.A.S (Special Airborne Service), groupe de commandos-parachutistes effectuant des sabotages afin d’éviter toute réplique allemande, les Français contribuèrent à leur petite échelle au Débarquement. À noter également la participation de la 2ème DB débarquant en Normandie le 1er août 1944 et se portant très vite vers la Sarthe.

De Koufra à Strasbourg

Koufra, le point de départ d’une entreprise de libérationLe 2 mars 1941, les troupes françaises de la France libre menées par le colonel d’alors Philippe Leclerc triomphent sur l’armée italienne dans l’oasis de Koufra. À la suite de cette victoire, Philippe Leclerc prête avec ses hommes ce serment : « Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. ». C’est alors le commencement d’un lien qui scelle les soldats et le colonel devant les mener sur les bords de Ill et du Rhin. La 2ème DB soutenue par les troupes alliées américaines et britanniques pour libérer l’est de la France À la suite d’une pressante demande du général de Gaulle auprès du général américain Eisenhower après que la capitale a été libérée, les forces françaises se joignent à la VIIème armée américaine vers le Rhin et l’l’Alsace-Lorraine. La 2ème DB du général Leclerc est alors missionnée pour entreprendre cette vaste opération de libération de l’est de la France. Strasbourg libéré Alors que les Américains libèrent Nancy dès le 15 septembre, il faut attendre le 23 novembre pour que le drapeau tricolore soit hissé, comme convenu lors du serment de Koufra, au sommet de la cathédrale de Strasbourg. Le général Leclerc a réussi son pari, Strasbourg a été libéré par ses soldats. Alors, avec émotion, il peut déclarer : « La flèche de votre cathédrale est restée notre obsession. Nous avons juré d’y arborer de nouveau les couleurs nationales. C’est chose faite ».

Pour aller plus loin

https://www.musee-armee.fr/fileadmin/user_upload/Documents/Support-Visite-Fiches-Objets/Fiches-1939-1945/MA_fiche-objet-liberation-paris.pdf https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/la-liberation-de-paris https://liberationdeparis.culture.gouv.fr/ https://archives.paris.fr/r/258/ete-1944-1945-combats-de-la-liberation-nouveaux-pouvoirs-et-victoire-des- allies/ https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/la-liberation-du-territoire/descente-champs-elysees-26-aout-1944/ https://www.charles-de-gaulle.org/wp-content/uploads/2017/10/Le-26-aout-1944.pdf https://liberationdeparis.culture.gouv.fr/ https://archives.paris.fr/r/258/ete-1944-1945-combats-de-la-liberation-nouveaux-pouvoirs-et-victoire-des-allies/ https://www.museeliberation-leclerc-moulin.paris.fr/ressources/ressource-pour-les-scolaires/cnrd-la-fin-de-la-guerre-les-operations-les-repressions-les

LE GPRF

Ce gouvernement est créé à la demande de l’Assemblée consultative provisoire le 3 août 1944. Son but est d’assurer une transition jusqu’à ce que la France se dote d’une nouvelle constitution. Son chef exerce donc une fonction équivalente à celle de chef d’Etat. Ce gouvernement est notamment connu pour avoir refusé la mise en place d’une administration militaire intérimaire américaine, créé l’ENA (Ecole nationale d’administration en 1945) et surtout pour avoir mis en place la sécurité sociale (ordonnance du 19 octobre 1945).

Pour aller plus loin

https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000000271/ceux-du-maquis.html https://histoire-image.org/etudes/maquisards https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=67&theme=118 https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/les-maquis

Pour aller plus loin
  • https://www.fondationresistance.org/pages/action_pedag/conseil-national-sistance_dossier-thematique-22.htm
  • https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000005481/le-programme-du-cnr-et-son-application-a-la-liberation.html
  • Pour découvrir le programme du CNR, voir aussi : https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-programme-du-cnr

© Musée Carnavalet / Roger-Viollet

Une organisation associant doublement résistants et parlementaires

Le 3 novembre 1943, l'Assemblée consultative se réunit au Palais Carnot d’Alger. Les délégués de la Résistance intérieure, eux-mêmes nommés par le Conseil national de la Résistance (CNR), détiennent près de la moitié des sièges. Une autre partie des sièges est consacrée aux élus ou anciens parlementaires dont la présence est le symbole du souci du régime à faire perdurer la tradition républicaine par l’entremise d’élus autrefois légitimés par le peuple.

© Fondation Charles de Gaulle

L’Assemblée consultative se charge de l’élaboration des sanctions qui frapperont les collaborateurs lorsque le territoire métropolitain sera libéré et propose entre autres la création de juridictions exceptionnelles.

Pour aller plus loin

https://www.francebleu.fr/loisirs/evenements/75-ans-du-debarquement-en-provence-revivez-la-liberation-jour-apres-jour https://www.defense.gouv.fr/actualites/debarquement-provence-cet-episode-passe-peu-trappe https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/aout-1944-le-debarquement-de-provence https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/memorial-du-debarquement-et-de-la-liberation-en-provence- mont-faron https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000000270/debarquement-en-provence-muet.html https://www.defense.gouv.fr/sga/actualites/aout-1944-debarquement-provence https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/la-liberation-du-territoire/general-de-lattre-et-de-larminat-provence/ https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/aout-1944-le-debarquement-de-provence

Pour aller plus loin

https://journals.openedition.org/abpo/6632 https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/180.pdf https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-fabrique-de-l-histoire/la-liberation-des-poches-de-l-atlantique-1944-1945-6124670

Pour aller plus loin

https://histoire-image.org/etudes/forces-francaises-interieur-f-f-i#:~:text=Forces%20françaises%20de%20l'intérieur%20(F.F.I.)%20%3A%20Créées%20le,la%20libération%20de%20la%20France https://www.herodote.net/1er_fevrier_1944-evenement-19440201.php https://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/?p=glossaire&iIdGlossaire=11 https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/393.pdf https://www.charles-de-gaulle.org/wp-content/uploads/2017/10/Une-strategie-militaire-pour-la-Resistance.pdf

Pour aller plus loin

© NA-USA

https://histoire-image.org/etudes/conference-casablancahttps://www.herodote.net/almanach-ID-3399.phphttps://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/de-gaulle-face-aux-allies/conference-anfa-24-janvier-1943/

Le soulèvement de la Résistance corse et l’Opération Vésuve

À la suite de l’opération Husky, et du triomphe de la campagne italienne, Mussolini est destitué et les Italiens se résolvent alors à un armistice avec les Alliés secrètement signé le 3 septembre 1943. Proclamé le 8, il stipule que la Corse doit être « restituée aux Alliés ». Les réseaux de résistance corses se soulèvent le 9 septembre 1943. C'est alors le début des combats visant à libérer l’île de beauté, emmenés par les résistants corses, rejoints une dizaine de jours plus tard par les troupes françaises d'Alger envoyées par le général Giraud. L'opération Vésuve, conduisant au débarquement de pas moins de 6 500 hommes sur les côtes corses, permet la libération du premier territoire national, le 4 octobre 1943. Une libération qui annonce celle à venir du territoire continental Ajaccio est ainsi la première ville de France libérée, dès le 8 septembre 1943, déclarant son allégeance à la France libre et au général de Gaulle dans la foulée. La Résistance corse a hautement contribué à la reconquête de l’île préfigurant déjà le rôle central des mouvements de résistance dans la libération des territoires métropolitains.

Les Françaises votent !

© Crédit photo : AFP

Depuis l'ordonnance du 21 avril 1944, les femmes ont le droit de voter en France. Par la suite, d'autres droits leurs seront accordés (loi Neuwirth en 1967, loi Veil en 1975...). Les Françaises voteront pour la première fois le 29 avril 1945, pour les élections municipales.