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OUBLIER LE TIBET

cyril_dowling

Created on May 13, 2024

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Transcript

Oublier le tibet

Roman

Entrez

Dehli, été 1957. Tristan Sterling Benson, reporter britannique, tente de se rendre à Lhassa, afin de couvrir la révolte des Tibétains contre l'occupation chinoise, alors que le Dalaï Lama s'apprête à fuir le pays.

Diane Mellor- Jones est sans nouvelles de son mari Ian, géologue, depuis son voyage au Tibet il y a plusieurs mois. Elle cherche une façon de rentrer au Tibet , déterminée à le retrouver.

Xiring, réincarnation du Xiring Lama, a été envoyé en Inde afin d'être mis à l'abri et dans l'espoir qu'il y retrouvera sa famille.

Leurs chemins se croisent dans une ascension sans retour

Cliquez ici pour commencer votre voyage

""Il avait oublié qu'il était journaliste. Il ne savait plus du tout, soudain, où il était, ce qu'il faisait. Il ramenait un lama au Tibet. Il était avec elle." (Chapitre 3)

NEPAL

TIBET

INDIA

Choisissez votre chemin vers Tendzen Gompa

un roman de Cyril Dowling

INDE

NEPAL

TIBET

'"

Srinagar

"Rien ne préparait à cela, à la violence de l’Inde, à ses orages, à ses exodes, si l’on n’y était pas né. Si l’on n’était pas né ici, souvent on y mourrait." Chapitre 1

Benares

Dehli

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DeLHi, 1957

"Depuis l'ombre d'un figuier rance, Tristan Sterling Benson observait ce qui lui semblait être un parterre de cadavres" (Chapitre 1)

'"

Hôtel Shandra

British High Commission

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NEPAL

Le lendemain matin, lorsque Diane ouvrit les petits volets, elle fut éblouie par la flamboyance de l’aube : c’était un monde suspendu de montagnes vert-sombre ; elles se succédaient à perte de vue, rivalisant de formes insolites, et semblaient se glisser lentement hors de leurs draps de brume. Cela était inimaginable, se dit Diane, d’avoir cru un instant pouvoir retrouver un seul homme, Ian, dans cet Océan de montagnes. Un seul homme quelque part dans ce paysage, où le temps se distendait, où chaque colline imposait une ascension vertigineuse, et pourtant elle y avait cru, elle y croyait. (Chapitre 3)

INDE

TIBET

LANGTANG

KATMANDU

Cliquez sur la carte

TERAIL

Katmandou

" Elle le trouva sur la partie plane du toit qui était en dalles de terre cuite et faisait office de terrasse. De là, on pouvait contempler les bâtiments de pierre ocres et de bois bruns s’étendre comme une forêt sculptée jusqu’aux montagnes, sous un ciel déjà azur, animé par les valses incessantes des aigles et des faucons. « Je voudrais que vous me coupiez les cheveux », lui dit-elle. (Chapitre 3)

Cliquez sur la carte

LANGTANG

Sokaigunda

Diane, Xiring et Tristan devinaient déjà en plaçant un pas devant l’autre que ce voyage n’aurait pas de retour, mais les montagnes les appelaient. Elles étaient devenues, d’une certaine façon, le point de convergence de leur âme. (Chapitre 3)

Sing Gompa

Dungche

Tilli Bazaar

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TIBET

Ce que j’essaie de vous dire c’est que le monde, tout occupé qu’il est à suivre les aventures de notre gracieuse majesté ou de Marilyn Monroe, n’a aucune idée de ce qui se passe là-haut. Et il est temps qu’il l’apprenne. Des images, des images, il faut des images Sir Tristan. Et vos mots à vous dessus." (Chapitre 3)

Inde

Népal

GOMLO

TENDZEN GOMPA

CLIQUEZ SUR LES ELEMENTS

Synopsis ET CONTACT

Eté 1959. Tibet Oriental. L’armée chinoise réprime les soulèvements par des massacres, contraignant la population tibétaine à l’exode. Un jeune lama, une femme à la recherche de son mari disparu et un reporter de guerre se rencontrent alors qu’ils tentent de se rendre à Lhassa, capitale occupée du Tibet. En remontant l’Himalaya à contre-courant de l’exode, ils oublient peu à peu le sens de leur quête et commencent à partager un rêve fou : sauver le monastère de Tendzen Gompa. Trois personnages inoubliables, Xiring, Diane et Tristan, entraînent le lecteur dans un itinéraire initiatique, tant physique que spirituel. Au-delà d’un récit captivant ayant pour toile de fond les sanglantes répressions de 1959, Oublier le Tibet est une fable universelle sur la fuite du temps, le retour vers l’être aimé, et les forces qui unissent les coïncidences et l’inévitable, le destin et l’acceptation. Un roman de Cyril Dowling

Droits français English rights (author's version) Foreign rights cyril_dowling@yahoo.es

Durbar Square

Ils s'installèrent sous l'auvent d'une échoppe de thé, près de Durbar Square. (...) Assis sur un minuscule tabouret, un verre de thé brulant entre les doigts, Tristan se concentrait sur les explications chantantes d'Ashok, tous en essayant de tenir à l'écart, par des petits coups d'épaule, une chèvre qui voulais le lécher. (...) Ashok lui expliqua qu'il serait mortel d'envisager de passer par Kodari ou par Rasuwagadi, les deux postes frontière que l'armée chinoise avait fermé et controlait nuit et jour.

Hotel Shandra

Il reprit son souffle dans le hall de l’hôtel, sentant sa chemise et son costume de lin souillé lui coller à la peau, dans une sueur étouffante. Il respira un instant les parfums d’encens et de bougainvillées encore humides à l’entrée de l’hôtel, quand il vit la femme blonde sur la terrasse, assise face à l’adolescent illuminé, sous un arbre du voyageur. Ils semblaient s’être tenus immobiles, là, depuis le matin, lisses comme les personnages glacés d’un livre de contes exotiques pour enfants. (CHapitre 1)

Dhungche

La visite officielle des Inglesi et de leur Indien n’aurait su être totale sans la visite de la DBC, la Dhungche Broadcasting Corporation, radio officielle du Langtang. C’était bien le trésor le mieux gardé du royaume : un vieux récepteur offert par l’armée anglaise, à partir duquel on pouvait recevoir, quand il ne pleuvait pas et que la Lune était pleine, des messages de Katmandou. Le roi réveilla un vieil homme sur un banc, qui se leva d’un bond, écarta les poulets à l’entrée d’une hutte par quelques coups de pieds dans les airs et un ou deux jurons, avant de s’appliquer à allumer cet antique appareil jusqu’à ce qu’un larsen aigu retentisse sur le village. (Chapitre 4)

Bénares

L’averse sacrilège faisait fondre en boue noire les nuages de cendres et retomber dans la poussière des âmes à peine libérées de leur enveloppe charnelle. « Ce n’est pas grabe », dit Xiring aux prêtres hindous qui l’entouraient. « It’s okay ». Il avait erré longtemps le long des ghâts à la recherche de Diane et Tristan, et cela avait été pour lui comme une délivrance, car il sentait les âmes virevolter autour de lui. (Chapitre 2)

British Consulate, Lazimpath

« Mrs Mellor-Jones est mariée, n’est-ce pas ? », demanda gentiment Mrs Miegeville à Xiring. « Oui », répondit-il en les regardant avec admiration. Diane prit la main de Tristan et il lui passa le bras autour de la taille. « Mais bou boir, hélas, elle ba aimer Blanc-noir. Regardez, elle ba aimer lui et il ba aimer elle. » Ils tournaient lentement, sur l’air d’un jazz ancien, presque figés dans l’ombre : ils ressemblaient à une vieille photographie sépia, l’un de ces clichés où une jeune femme sur la pointe des pieds enlace un militaire pour la dernière fois, sur le quai d’une gare, une nuit. (Chapitre 3)

Térail

Si le Térail du début de l’été était un paradis pour les descendants de Sidharta, pour Diane, Xiring et Tristan c’était comme un sursis, une trêve que Dieu aurait glissée entre l’Inde ravagée par la haine, et les échos funestes des montagnes tibétaines. D’un village à l’autre, serrés sur le dernier banc, à l’arrière du camion, ils eurent le temps de faire connaissance. Xiring parfois prenait la parole en un torrent d’élucubrations sur le monastère où il avait vécu. « T-E-N-D-Z-E-N », répétait-il de plus en plus fort, exaspéré par les noms farfelus que Tristan inventait sans cesse, tout le temps, juste pour l’embêter.

Tendzen Gompa

Depuis la plus haute terrasse du monastère sacré de Tendzen Gompa, Xiring regarda les montagnes du Sud. Il pensait à Diane et à Tristan. Ils étaient quelque part, là-bas, dans ce paysage, et il pria pour eux. « Qu’ils aillent bien et retrouvent les leurs, et qu’ils ne se séparent plus jamais », murmura-t-il. Il leva la tête vers le grand étendard qui flottait au-dessus de lui depuis ce matin-là, depuis qu’un cri avait retenti dans tout le monastère « God Savvve the Queen ».

Gômlo

Le deuxième soir, il arriva au petit village de Gomlô, le dernier village avant la passe du même nom. Quelques maisons qui oscillaient dans les brumes de sa vision brulée, entourée d’un lac de réfugiés qui attendaient, accroupis ou assis, autour de feux naissants. En voyant l’homme arriver, ils se levèrent un par un. Ils s’attroupèrent autour de lui, tout en lui laissant la voie libre, en une sorte de haie d’honneur silencieuse, un chemin tapissé de respect. Certains reconnurent le Xiring Lama.

British High Commission

Sir George Rowlands prit un cigare. Il était assis derrière son bureau en ébène, encadré par deux grands portraits officiels : à sa gauche, Lord et Lady Mountbatten, à sa droite la reine Elisabeth et le Prince Philippe. Tous regardaient de haut, avec une majesté empreinte de pitié, Sir Tristan Sterling-Benson, enfoncé dans le fauteuil Chersterton. Il n’était plus que l’ombre de lui-même. Il paraissait lointain, de l’autre côté du grand bureau d’ébène, au fond du Chesterton. « En somme qu’avez-vous ramené du Tibet ? », demanda Sir George. (Chapitre 7)

Stuppa de Bodnath

"Je suis la réincarnation du Xiring Lama", souffla-t-il sur les sourcils de l'homme. A ces mots, les prieurs se levèrent tous et reculèrent vers le temple, appeurés par cette apparition étrange, ce blanc possédé qui prétendait être des leurs.

Sing Gompa district

"Venez avec moi", dit Tristan. "Si je me perds..." Ses lèvres restèrent entr'ouvertes en un silence hésitant. "Si je me perds, je ne vous retrouverai pas". (Chapitre 5)

Sokaigunda

Il tombait. La surface dure et agitée du torrent explosa sur son dos. Il disparut dans les eaux vertes et furieuses de la passe torrentielle de Sokaigunda" (Chapitre 5)

Tilli Bazar

En levant les yeux vers la montagne, Xiring reconnut des taches rouges qui la dévalaient , au loin : les habits déchirés par les branches, les pieds gercés par le froid, le torse égratigné, ils arrivaient en courant presque, n’ayant plus la force de contrôler leurs pas, en bas d’un sentier escarpé et venaient s’effondrer auprès de leurs semblables, gonflant les rangs de ces attroupement assis, immobile, ocre et orange. Ils étaient les premières gouttes de sang tombant du Tibet. Ils formaient, peu à peu, dans la vallée de Dillii Bazaar, un lac de désespoir que l’on pouvait encore feindre ne pas voir, mais plus pour très longtemps. (Chapitre 4)

Srinagar

Une plaine entre les montagnes. Une grande maison blanche au bord d’un lac, suffisamment loin du village pour que l’on puisse faire pousser des pelouses verdoyantes autour, mais suffisamment près pour que l’on puisse respirer, quand les brises venaient de l’Est, les encens d’un temple voisin. La voix de son père qui l’appelait. Sa mère qui arrachait un à un, en les comptant, les pétales d’une fleur qu’il venait de lui apporter. Avant cela ? Il ne voyait pas. Il sentait dans la bouche un bout de tourbe. Dans le ventre une douleur. Et dans les jambes aussi, comme brisées. Mais il ne voyait rien de son enfance. (Chapitre 2)

Patchupatinath

La jeune inconnue, dont il ne sut jamais le nom, fut finalement incinérée au sanctuaire de Patchupatinath, au bord de la rivière de Katmandou. Ensuite, Tristan se retrouva seul avec l’enfant. Les premiers temps, il se sentit comme un voleur. Anonyme, un simple Indien vêtu de haillons tibétains, il passa plusieurs fois devant la mission anglaise sans être reconnu. (Chapitre 7)

Swayambu

Ils s'installèrent face à la colline de Sawyambu, car cette vue, ces yeux bleus, lui changeraient les idées. Il ne fallait pas qu'il s'inquiète, juste couper sans réfléchir - sans technique, sans style - personne ne le verrait. Elle ne prêta pas attention aux premiers cours de ciseaux: elle observait les drapeaux de priète, sur leurs cordons obliques, onduler dans le vent, et les rapaces planer au dessus des tois où les femmes se lavaient.