Régine
ITINéRAIRE D'UNe ENFANT MIRACULée
sa vie en photos
sommaire
6. La maison d'enfants à Toulouse
1. À Metz
2. La guerre et le déplacement
7. Le manoir à Andrésy
3. Les mesures antisémites
8. L'adolescence à Avignon
4. La rafle
9. Une vie bien remplie
5. La survie avec sa soeur
10. Une commémoration
à METZ
Après avoir fuit les pogroms en Pologne, la famille Szmidt s'installe à Metz où Régine est née en 1938. Elle est la dernière d'une fratrie de 8 enfants. Elle y mène une vie heureuse remplie d'innocence et joie.
La famille Szmidt devant la cordonnerie de son père Jankiel Szmidt à Metz en 1939
A Metz la vie était douce malgré les circonstances économiques difficiles.
La famille était unie et profitait de la nouvelle liberté que la France lui offrait.
Toute la famille au parc à l'été 1939. Régine est dans les bras de sa mère
LA guerre et le déplacement
En 1939, la France déclare la guerre à l'Allemagne. Les autorités françaises mettent alors en place un plan d’évacuation, les mosellans, juifs et non juifs sont envoyés vers la Charente Maritime. La famille Szmidt se trouve alors déplacée à Saint Antoine Cumond. Un petit village rural dans lequel les activités sont rares. Mais la famille s'y accomode et s'intègre facilement dans la vie du village.
Le visage heureux d'une petite Régine fêtant ses 4 ans à Saint Antoine Cumond au printemps 1942.
Régine avec ses frères Ivon, Rodolphe et Paul devant la maison de Saint Antoine Cumond en 1942
Régine tenant la main de sa mère avec d'autres jeunes réfugiés juifs profitants de la rivière à Saint Antoine Cumond
La famille Szmidt se réunit une dernière fois au complet à l'occasion des fiançailles de Ivon et Genny au printemps 1942. Régine est la petite fille sur la chaise en bas à droite installée à coté de son grand frère Ivon.
les mesures antisémites
En mai 1942, la menace antisémite s'accentue. Le port de l'étoile jaune devient obligatoire. Toute la famille de Régine est contrainte à la porter sauf elle, car elle n'atteint pas l'age minimum requis. Même son frère de 11 ans doit la porter pour se rendre à l'école. Sur la dernière photo de Régine avec sa mère, nous pouvons voir l'étoile jaune cousue sur la poitrine de Sarah.
Un miracle se produit alors, Paula supplie un policier de lui laisser sa soeur et celui ci la fait descendre du camion en lui disant:“Prends la et pars vite! J’ai une petite du même âge". C'est la dernière fois que Régine et Paula voient leurs parents et leur frère Isi.
La rafle
La rafle a lieu le matin du 8 octobre 1942. Les policiers français débarquent à Saint Antoine Cumond avec des camions pour rafler les juifs étrangers, figurant sur une liste établie par les allemands. Sur cette liste figurent Régine et toute sa famille à l’exception de sa sœur Paula, alors âgée de 17 ans et qui est la seule à avoir la nationalité française.
la survie avec sa Soeur
Les filles restent 1 mois seules dans la maison vide. Une amie les previent d'une seconde rafle et elles decident de passer la ligne de démarcation pour rejoindre leur frère Ivon et sa femme à Mirande en zone libre. Paula trouve du travail dans les fermes autour. Elles y resteront 18 mois. Régine garde un bien mauvais souvenir d’un de ces séjours à la ferme avec sa sœur. Chargée de garder les oies, tâche terrifiante pour une petite de 5 ans, elle avait dû faire face à un jars en colère.
la maison d'enfants à toulouse
Avec la libération, Paula peut reprendre le travail et ne peut donc plus s'occuper de Régine. Elle place alors Régine dans une maison d'enfants à Toulouse de 1944 à 1945. Celle ci, fondée par l'OSE (Oeuvre de Secours des Enfants), est située à l'emplacement de l'ancien siège de la Gestapo.
Régine radieuse à Toulouse avec Paula et Paul lors de la visite du dimanche
le manoir d'andrésy
Fin 1945, Paula rentre à Metz et place Régine à coté d'elle dans une maison de l'UJIRE ( l’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide ) à Andrésy. Régine garde un très bon souvenir de cette maison et surtout de l'ambiance chaleureuse qui y régnait.
Régine avec une monitrice devant la maison d'enfant d'Andrésy
l'adolescence à avignon
En 1947, Paul son grand frère et sa femme décident de prendre Régine sous leurs ailes. Elle emménage alors à Avignon avec eux.
Les quatres survivants de la famille Szmidt réunis à Avignon après la guerre en 1948
Paul, sa femme et Régine se promenant à Avignon
Régine passe souvent du temps à Marseille où sa soeur adorée s'est installée definitivement.
Elle passe ses vacances à Sanary dans un centre pour enfant où Paulette travaille.
une vie bien remplie
Régine épouse Lucien Sokolowski, un étudiant en médecine à Marseille, avec qui elle a trois enfants, Catherine et Pascale, des jumelles, ainsi que Nicolas. Elle devient représentante médicale et reste toute sa vie à Avignon où elle est encore aujourd'hui.
Photo de famille à la plage de la Corniche, Régine, Paula, Ivon, Paul et leurs familles respectives en 1962
une commémoration
Le 19 juin 2010 eut lieu à Saint Antoine Cumond une cérémonie très émouvante. On inaugure dans le recueillement, une stèle à la mémoire de tous les juifs arrêtés dans le village pendant la guerre, 31 en tout dont 11 enfants, tous passés par Drancy avant d'être envoyés à Auschwitz où ils trouvèrent la mort.
Régine avec les deux autres enfants survivants de la rafle de Saint Antoine Cumond devant la stèle
merci!
Régine
zelda.soko
Created on April 6, 2024
Start designing with a free template
Discover more than 1500 professional designs like these:
View
Winter Presentation
View
Hanukkah Presentation
View
Vintage Photo Album
View
Nature Presentation
View
Halloween Presentation
View
Tarot Presentation
View
Vaporwave presentation
Explore all templates
Transcript
Régine
ITINéRAIRE D'UNe ENFANT MIRACULée
sa vie en photos
sommaire
6. La maison d'enfants à Toulouse
1. À Metz
2. La guerre et le déplacement
7. Le manoir à Andrésy
3. Les mesures antisémites
8. L'adolescence à Avignon
4. La rafle
9. Une vie bien remplie
5. La survie avec sa soeur
10. Une commémoration
à METZ
Après avoir fuit les pogroms en Pologne, la famille Szmidt s'installe à Metz où Régine est née en 1938. Elle est la dernière d'une fratrie de 8 enfants. Elle y mène une vie heureuse remplie d'innocence et joie.
La famille Szmidt devant la cordonnerie de son père Jankiel Szmidt à Metz en 1939
A Metz la vie était douce malgré les circonstances économiques difficiles.
La famille était unie et profitait de la nouvelle liberté que la France lui offrait.
Toute la famille au parc à l'été 1939. Régine est dans les bras de sa mère
LA guerre et le déplacement
En 1939, la France déclare la guerre à l'Allemagne. Les autorités françaises mettent alors en place un plan d’évacuation, les mosellans, juifs et non juifs sont envoyés vers la Charente Maritime. La famille Szmidt se trouve alors déplacée à Saint Antoine Cumond. Un petit village rural dans lequel les activités sont rares. Mais la famille s'y accomode et s'intègre facilement dans la vie du village.
Le visage heureux d'une petite Régine fêtant ses 4 ans à Saint Antoine Cumond au printemps 1942.
Régine avec ses frères Ivon, Rodolphe et Paul devant la maison de Saint Antoine Cumond en 1942
Régine tenant la main de sa mère avec d'autres jeunes réfugiés juifs profitants de la rivière à Saint Antoine Cumond
La famille Szmidt se réunit une dernière fois au complet à l'occasion des fiançailles de Ivon et Genny au printemps 1942. Régine est la petite fille sur la chaise en bas à droite installée à coté de son grand frère Ivon.
les mesures antisémites
En mai 1942, la menace antisémite s'accentue. Le port de l'étoile jaune devient obligatoire. Toute la famille de Régine est contrainte à la porter sauf elle, car elle n'atteint pas l'age minimum requis. Même son frère de 11 ans doit la porter pour se rendre à l'école. Sur la dernière photo de Régine avec sa mère, nous pouvons voir l'étoile jaune cousue sur la poitrine de Sarah.
Un miracle se produit alors, Paula supplie un policier de lui laisser sa soeur et celui ci la fait descendre du camion en lui disant:“Prends la et pars vite! J’ai une petite du même âge". C'est la dernière fois que Régine et Paula voient leurs parents et leur frère Isi.
La rafle
La rafle a lieu le matin du 8 octobre 1942. Les policiers français débarquent à Saint Antoine Cumond avec des camions pour rafler les juifs étrangers, figurant sur une liste établie par les allemands. Sur cette liste figurent Régine et toute sa famille à l’exception de sa sœur Paula, alors âgée de 17 ans et qui est la seule à avoir la nationalité française.
la survie avec sa Soeur
Les filles restent 1 mois seules dans la maison vide. Une amie les previent d'une seconde rafle et elles decident de passer la ligne de démarcation pour rejoindre leur frère Ivon et sa femme à Mirande en zone libre. Paula trouve du travail dans les fermes autour. Elles y resteront 18 mois. Régine garde un bien mauvais souvenir d’un de ces séjours à la ferme avec sa sœur. Chargée de garder les oies, tâche terrifiante pour une petite de 5 ans, elle avait dû faire face à un jars en colère.
la maison d'enfants à toulouse
Avec la libération, Paula peut reprendre le travail et ne peut donc plus s'occuper de Régine. Elle place alors Régine dans une maison d'enfants à Toulouse de 1944 à 1945. Celle ci, fondée par l'OSE (Oeuvre de Secours des Enfants), est située à l'emplacement de l'ancien siège de la Gestapo.
Régine radieuse à Toulouse avec Paula et Paul lors de la visite du dimanche
le manoir d'andrésy
Fin 1945, Paula rentre à Metz et place Régine à coté d'elle dans une maison de l'UJIRE ( l’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide ) à Andrésy. Régine garde un très bon souvenir de cette maison et surtout de l'ambiance chaleureuse qui y régnait.
Régine avec une monitrice devant la maison d'enfant d'Andrésy
l'adolescence à avignon
En 1947, Paul son grand frère et sa femme décident de prendre Régine sous leurs ailes. Elle emménage alors à Avignon avec eux.
Les quatres survivants de la famille Szmidt réunis à Avignon après la guerre en 1948
Paul, sa femme et Régine se promenant à Avignon
Régine passe souvent du temps à Marseille où sa soeur adorée s'est installée definitivement.
Elle passe ses vacances à Sanary dans un centre pour enfant où Paulette travaille.
une vie bien remplie
Régine épouse Lucien Sokolowski, un étudiant en médecine à Marseille, avec qui elle a trois enfants, Catherine et Pascale, des jumelles, ainsi que Nicolas. Elle devient représentante médicale et reste toute sa vie à Avignon où elle est encore aujourd'hui.
Photo de famille à la plage de la Corniche, Régine, Paula, Ivon, Paul et leurs familles respectives en 1962
une commémoration
Le 19 juin 2010 eut lieu à Saint Antoine Cumond une cérémonie très émouvante. On inaugure dans le recueillement, une stèle à la mémoire de tous les juifs arrêtés dans le village pendant la guerre, 31 en tout dont 11 enfants, tous passés par Drancy avant d'être envoyés à Auschwitz où ils trouvèrent la mort.
Régine avec les deux autres enfants survivants de la rafle de Saint Antoine Cumond devant la stèle
merci!