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EMC - Kathryn Bolkovac
Rejane Bothorel
Created on April 2, 2024
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Transcript
Kathryn Bolkovac
Bothorel Réjane & Helaouët Loane T05
Contexte historique
Nous allons pouvoir nous positionner vers la fin du XXe siècle en Yougoslavie ou du moins les pays qui la composait. Après la victoire des Alliés lors de la Seconde Guerre mondiale, la Yougoslavie devient une fédération de six républiques aux frontières ethniques et historiques : Bosnie-Herzégovine, Croatie, Macédoine, Monténégro, Serbie et Slovénie. Durant la Seconde Guerre Mondiale, les différents pays qui composent la Yougoslavie se séparèrent, mais des guerres ethniques, religieuses, et politiques éclatèrent, notamment en Bosnie-Herzégovine entre 1991 et 1996, ce qui a nécessité l’intervention des Casques Bleus envoyés par l’ONU à partir de 1992 jusqu’en 2002 environ.
Comment Kathryn Bolkovac révèle-t-elle le rôle du lanceur d’alerte ? Est-il considéré comme un héros ou un traître de la démocratie ? Il se sera mis en avant le rôle des Casques Bleus dans cette affaire, ainsi que l'importance du trafic humain sexuel dans le monde.
Plan
I-
L'affaire de Kathryn Bolkovac
Conséquences de son action
II-
I- L'affaire de Kathryn Bolkovac
Kathryn Bolkovac est une ancienne policière américaine connue pour avoir dénoncé la corruption et le trafic sexuel impliquant des membres de la Force internationale de police des Nations unies en Bosnie-Herzégovine entre 1999 et 2002. Kathryn Bolkovac a travaillé pour l'entreprise de sécurité privée DynCorp sous contrat avec l'ONU en tant que policière en mission de maintien de l’ordre et préservation de la paix. Pendant son mandat, elle a découvert que certains de ses collègues de sa société de sécurité privée, ainsi que des policiers envoyés par l’ONU et des Casques Bleus participaient au trafic d'êtres humains ainsi qu'au trafic sexuel de femmes et de jeunes filles, y compris des mineures. Elles étaient recrutées sous de faux prétextes, puis torturées, violées, séquestrées et forcées à se prostituer dans des bars et des restaurants qui cachaient des bordels où étaient retenus prisonnières des femmes contre leur gré. Ces restaurants et bars ont souvent été fréquentés par des membres des forces de maintien de la paix.
Malgré les risques pour sa carrière et sa sécurité, elle a dénoncé ces activités criminelles et a enquêté sur ces crimes. Suite à ses découvertes, Kathryn Bolkovac a tenté de faire parvenir ses preuves à ses collègues et supérieurs sans succès, puisqu’ils avaient déjà connaissance de tout cela et qu’ils fermaient les yeux sur ces crimes en plus pour certains d’y participer. Elle trouva néanmoins quelque soutien auprès de Madeleine Rees, représentante du Haut-Commissariat des Droits de l’Homme à Sarajevo, elle a témoigné en faveur de Bolkovac en 2002 lors du procès contre DynCorp, Jan Van Der Velde était un policier allemand envoyé en Bosnie-Herzégovine qui apporta son soutien à Bolkovac et enfin Peter Ward était un agent du FBI qui aida Bolkovac dans le vol des dossiers concernant les femmes torturées.
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II- Les conséquences de son action
Cette affaire a pris beaucoup d’ampleur lorsque Kathryn Bolkovac se décida à la révéler au grand public, car ces supérieurs voulaient étouffer l’affaire au point de la licencier de son poste afin qu’elle garde le silence, car elle recevait des menaces de mort venant de ses collègues et qu’elle se faisait espionner sur ses déplacements et ses appels. Nous rappelons qu’un lanceur d’alerte est une personne physique qui révèle ou signale, de manière désintéressée et de bonne foi, un crime ou un délit, une violation grave et manifeste d’un engagement international [...] de la loi ou du règlement, ou d’une menace ou un préjudice grave pour l’intérêt général, dont elle a eu personnellement connaissance. C'est une personne qui est témoin direct de dérives, de malversations, de transgression de la légalité ou de n’importe quel problème qui touche à l’intérêt général. Donc, lorsqu’elle a découvert les faits incriminés, Kathryn Bolkovac était dans la légalité puisqu’elle était elle-même en Bosnie et donc témoin de ce trafique de prostitution par les Casques Bleus et les forces de police bosniennes, elle était donc dans son droit de mener cette enquête.
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Nous n’avons trouvé aucune information sur le retrait de potentiel troupe de militaires en Bosnie-Herzégovine suite à la dénonciation de Kathryn à la BBC, nous pensons que les Casques bleus et les autres militaires et policiers sont restés en mission. Les militaires ayant participés aux missions en Bosnie-Herzégovine sont immunisés contre ces crimes de guerre, seuls quelques-uns des militaires ont dû démissionner. En revanche pour Bolkovac les conséquences ont été plus grave, elle a été menacée de mort par ces collègues et licenciée pour garder le silence sur ce quoi elle est témoin. Par ailleurs, elle s’est engagée dans un procès contre son ancienne société de sécurité privée, DynCorp, pour licenciement abusif ce que le tribunal reconnait. Néanmoins, aucun de ceux impliqués dans le trafic en Bosnie n’a été traduit en justice, tous étant couverts par l’immunité diplomatique qu’offre l’ONU.
Conclusion
Pour conclure, Kathryn Bolkovac n’est ni une espionne, ni une taupe, ni une alarmiste et ni une dénonciatrice, elle a agi de façon désintéressée dans l’intérêt de femmes torturées et violées quand tout le monde ignorait leur sort. Nous pensons que son alerte a fragilisé l’Organisation des Nations Unies puisque ça prouve qu’ils ne sont pas capables d’agir pacifiquement dans le respect des Droits de l’Homme et que des crimes peuvent être commis dans leur organisation alors qu’ils sont censés préserver la paix. Par ailleurs, nous savons que l’ONU a fait davantage d’effort sur ces notions de trafic d’humains et sexuels, de génocides et de viols. Pour finir, l’histoire de Kathryn Bolkovac a été adaptée en 2010 au cinéma sous le nom de The Whistleblower, qui en français signifie “lanceur d’alerte”.