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La découverte du fleuve Congo par Brazza

bastien cezaro

Created on March 24, 2024

Activité créée pour une classe de 1ère en lycée général dans le cadre du thème 3 chapitre 3.

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Transcript

À la découverte du Congo

Classe de 1ère générale: Métropole et colonies : Chapitre 1 : Explorateurs, découvertes et héritage cololonial

Nous sommes en 1880. Vous êtes un jeune ethnologue qui a décidé d'embarquer sur un navire en direction du golfe du Bénin pour partir à la découverte de l'Afrique. Après un périple de deux ans aux côtés du jeune capitaine de marine Pierre Savorgnan de Brazza, vous revenez en France afin d'enseigner à l'université tout ce que vous avez appris en Afrique équatoriale concernant les modes de vie des autochtones, mais aussi afin de raconter l'histoire de Savorgnan de Brazza. Vous avez pris soin de consigner votre périple dans un carnet de voyage et d'annoter une carte qui servira à répondre aux questions de vos étudiants, une fois arrivé rentré en France...

Voici le trajet de Brazza à travers l'Afrique équatoriale.Ces informations te permettront de répondre à plusieurs questions à la page suivante

Question 1/7

Quelles sont les raisons du voyage de Brazza en Afrique équatoriale ? En quoi est-ce profitable à la France ?

L'objectif de Brazza est de trouver une nouvelle route vers l'Asie en passant par l'Afrique. Cela doit permettre à la France d'éviter un long trajet en bâteau pour traverser le monde

Brazza part en Afrique équatoriale afin de découvrir l'intérieur du continent et commercer avec les autochtones. Cela permet à la France d'instaurer des traités avec les chefs locaux et de s'implanter en Afrique

Brazza part en Afrique pour faire des esclaves qu'il pourra revendre en France et en Italie pour s'enrichir

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Suivante

Question 2/7

Quels sont différentes tribus et peuples rencontrés lors de son voyage ?

Les Okandas, les Pahouins, les Adoumas et les Batéké

Les Sioux, les Hurons et Iroquois

Les Mapuches, Guaranis, les Achuars et les Schuars

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Suivante

Question 3/7

Comment semble se dérouler la rencontre entre Brazza et les différents peuples rencontrés ?

Les peuples rencontrés sont assez indifférents à la venue de Brazza

La rencontre entre Brazza et les peuples autochtones se déroule de manière très violente. C'est une guerre d'invasion qui se conclue par des milliers de morts

La rencontre avec les peuples autochtones se passe généralement bien, Brazza passe des traités avec les différentes tribus et un respect mutuel semble s'instaurer.

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Suivante

Question 4/7

Quelles sont les villes fondées par Brazza ?

Gaillac et Lescure d'Albigeois

Conakry et Dakar

Libreville et Lambaréné

Franceville et Brazzaville

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Suivante

Question 5/7

Comment définir les conditions de vie des explorateurs lors des deux expéditions ?

La remontée de l'Ougooué s'apparente à une croisière touristique où chaque escale est l'occasion d'effectuer des activités culturelles

Les conditions de vie sont extrêmement difficile. Les aventuriers doivent lutter dans un environnement où la faune et la flore sont particulièrement hostiles et favorisent l'émergence de maladies

Les conditions de vie sont globalement les mêmes qu'en France métropolitaine

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Suivante

Question 6/7

De quelle manière la France s'approprie ces territoires Africains du Congo ? Comment cela se matérialise concrètement ?

En déclarant la guerre aux différentes tribus, en massacrant les peuples africains

En nommant chaque chef de tribu député de la République, ils obtiennent ainsi la nationalité française

Brazza parvient à passer des traités d'amitiés avec les différents peuples qui signifie l'abandon de leur souveraineté au profit de la France. Pour le matérialiser, Brazza confie un drapeau aux chefs des tribus

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Suivante

Question 7/7

L'auteur vous semble-t-il objectif, plutôt négatif ou plutôt élogieux à propos de Savorgnan de Brazza ?

L'ateur est admiratif et plutôt élogieux

L'auteur est un historien, il essaye de rester objectif

L'auteur est un républicain convaincu, il est donc opposé à la colonisation et critique contre Brazza

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1879: deuxième expédition de Brazza

La fondation de Franceville

"A son retour, Brazza fut accueilli avec enthousiasme à Paris (1879). Les Sociétés de géographie de Paris et de Rome lui décernèrent leur plus haute récompense, la médaille d’or. C’était un encouragement à de nouveaux exploits. Brazza s'offrait pour tenter la route nouvelle, installer des postes français aux stations les plusfavorables, et « assurer à la France une priorité de droits et d’occupation sur le point le plus rapproché de l'Atlantique ou le Congo commence à devenir navigable ». Les Okandas , les Pahouins , les Adoumas l'accueillirent en ami. Il fonda sur la Passa, un peu en amont deson confluent avec l'Ogoué, la station de Franceville, dans un pays salubre, fertile, habité par une population dévouée à nos intérêts, sur l'emplacement de ce village de N'Ghimi dont il avait déjà remarque à son premiervoyage l'heureuse situation.." Henri Vast, professeur d'histoire au musée Condorcet, 1905.

1875-1878: première expédition de Brazza

Des conditions de vie difficiles

"Brazza, suivi seulement de deux porteurs et de quelques Pahouins, s’engage, pendant deux semaines dans la forêt équatoriale, en pleine saison des pluies : il couche dans un hamac, les vêtements trempés, sans pouvoir se sécher aux feux de ses bivouacs; le feu lui dévore un de ses souliers, il est forcé de marcher pieds nus. Au sortir de la forêt, il arrive dans le pays des Adoumas, ennemis des Pahouins; son escorte de nègres volontaires l’abandonne. Brazza, déjà en proie à la fièvre, n’hésite pas à se jeter à l’eau, nageant d’un bras, tenant de l’autre main son revolver chargé. Il ramène triomphalement la pirogue. Mais ces nuits passées à travers l’humide pourriture de la forêt équatoriale, ce bain forcé en pleine crise ont eu raison de son vigoureux tempérament. Il est cloué inerte par une pneumonie grave au fond d’une pirogue." Henri Vast, professeur d'histoire au musée Condorcet, 1905.

1879: deuxième expédition de Brazza

Le traité de Brazza et de Makoko

"Il fit remettre à Makoko une cartouche et un drapeau tricolore : « Choisissez, lui disait-il ; la cartouche, c'est laguerre et elle sera terrible ; le pavillon c'est la paix, qui vous portera honneur et profit ». Après de longs discourséchangés pendant près de trois semaines entres les quarentes chefs réunis, Makoko se prononça pour lapaix : « J'ai résolu d'assurer complètement la paix en devenant l'ami de celui qui m'inspirait confiance ». Le roi et les chefs mirent un peu de terre dans une petite boîte et en la présentant à Brazza « :Prends, dit-il, cette terre etporte-la au grand chef des blancs, elle lui rappellera que nous lui appartenons ». Et Brazza, faisant planter lepavillon français devant la case de Makoko : « Voici le signe d'amitié et de protection que je vous laisse. La France est partout où flotte cet emblème de paix et elle fait respecter tous ceux qui s'en couvrent » ." Henri Vast, professeur d'histoire au musée Condorcet, 1905.

1875-1878: première expédition de Brazza

Navigation sur l'Ogooué

"Il est très facile d’indiquer, en peu de mots, la route suivie par les voyageurs. Du delta de l’Ogooué, barré d’abord d’un épais rideau de palétuviers, puis semé de nombreux papyrus, ils atteignent, sur une chaloupe à vapeur, le Marabout, le village de Lambaréné, où s’arrêtait alors le pays soumis à la France. Le fleuve circule longtemps à travers la forêt équatoriale, aussi épaisse que celle que parcourut plus tard Stanley, dans les parages de l’Arrouhimi, où le soleil ne perce qu’à de rares intervalles, tant est. épais le fouillis des lianes, des tailliset des hautes frondaisons des arbres. Au sortir de la zone forestière, on entre dans la zone des plateaux." Henri Vast, professeur d'histoire au musée Condorcet, 1905.

1879: deuxième expédition de Brazza

La découverte du Congo

"Pour gagner le Congo, vers l'est (…) il s'enfonça dans le pays des Batékés , populations assez denses et douces, comme tous les nègres chez lesquels n'ont pénétré ni l'islamisme ni les trafiquants en esclaves. La réputation toute pacifique de Brazza le servit mieux que les brutales exécutions de Stanley. Le principal chef des Batékés, le roi Makoko, l'accueillit bien. Il envoya à Brazza un de ses plus puissants vassaux pour lui offrirson alliance « Makoko, dit-il, connaît depuis longtemps le grand chef blanc de l'Ogouué ; il sait que ses terriblesfusils n'ont jamais servi à l'attaque et que la paix et l'abondance accompagnent ses pas. IL me charge de te porter laparole de paix et de guider son ami ». Brazza put continuer à descendre la Léfimi en toute sécurité. (…) le soir du deuxième jour à onze heure, ila perçut éclairée par la lune une immense nappe d'eau (…) c'était le Congo." Henri Vast, professeur d'histoire au musée Condorcet, 1905.

1875-1878: première expédition de Brazza

Pierre Savorgnan de Brazza est né le 26 janvier 1852 à Rome et mort le 14 septembre 1905 à Dakar. C'est un explorateur italien naturalisé français. Officier de marine, il est principalement connu pour ses expéditions en Afrique centrale ainsi que pour sa philosophie de non-violence.

"Il s’embarque à Toulon, le 10 août 1875. Au Gabon, il constitue le personnel de sa mission : le docteur Ballay, Alfred Marche et le quartier-maître Hamon, sont avec lui les seuls Européens; 12 porteurs sénégalais qui lui ont juré fidélité, les doigts posés sur le Coran, formeront toute son escorte; quatre nègres, dont l’un fait aussi l’office de cuisinier, lui serviront d’interprètes pour la langue des M’Pongoués et celle des Pahouins : ses armes consistent en 14 mousquetons, 8 revolvers et des fusils de chasse. Il emporte, pour les échanges, 8 tonnes de marchandises, réparties en 166 caisses hermétiquement closes. Ainsi, il se présentera en marchand, et non en guerrier, très déterminé à ne jamais faire parler la poudre." Henri Vast, professeur d'histoire au musée Condorcet, 1905.

1875-1878: première expédition de Brazza

La méthode Brazza

"Nous insistons à dessein sur cette première exploration, la plus pénible de toutes, parce qu’elle a été entreprise avec les plus faibles ressources, parce que le jeune explorateur n’a pas encore l’expérience des populations africaines et qu’il ne s’est pas fait apprécier d’elles. Surtout elle fait bien connaître la méthode de Brazza. A d’autres les chevauchées brutales, où l’Européen, se croyant né d’une race supérieure, s’ouvre par la force les routes mystérieuses du continent noir. Brazza recherche l’amitié des nègres, il veut les attirer à lui par l’appât du commerce, les dégoûter de l’esclavage, les affranchir, les élever." Henri Vast, professeur d'histoire au musée Condorcet, 1905.

1875-1878: première expédition de Brazza

Le premier contact avec des autochtones

"Parti de Lambaréné le 12 novembre 1875, il n’arrive à Lopé que le 10 février. Il a dû palabrer longuement avec le chef Renoké, féticheur renommé, qui s’est rendu aveugle pour augmenter son prestige. On traverse les villages des Akkas, nègres nains et nomades, qui habitent en pleine forêt des huttes primitives et les abandonnent à la première alerte : les hommes ne dépassent guère 1 m. 50 ou 1 m. 52 et les femmes 1 m. 42 ou 1 m. 43. On s’arrête dans le pays des Okandas, habiles pagayeurs, grands trafiquants d’esclaves, qui ont accaparé le monopole du commerce avec le haut fleuve. Brazza pénètre ensuite chez les Pahouins ou M’Fans, rudes guerriers à Fair martial, aux tatouages rouges, aux dents taillées en pointe, qui dévorent leurs prisonniers avec l’espoir de s’approprier leurs vertus guerrières. " Henri Vast, professeur d'histoire au musée Condorcet, 1905.