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Version définitive Mieux habiter

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Transcript

MIEUX HABITER

Dans ce parcours, vous allez découvrir que l'habitat a des impacts nombreux sur l'environnement : la consommation d'énergie, mais aussi la qualité de l'eau, de l'air et des sols sont influencés par chaque décision. Des stratégies d'adaptation et d'atténuation existent, et vous comprendrez qu'elles passent par le choix des matériaux, par la mise en place de politiques de transformation des bâtiments, et par des usages pensés par les particuliers et les collectivités.

Temps estimé 1h30 min

Parcours Mieux Habiter

Le gros enjeu, en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre dans le logement, c'est de transformer les habitations existantes.

La BD de Jean-Marc Jancovici

Extrait de la bande dessinée :

Le monde sans fin

Jean-Marc Jancovici et Christophe Blain, Dargaud, 2021

SOMMAIRE DU PARCOURS

Réduire l'impact environnemental d'un bâtiment

Aménager un bâtiment : l'exemple du collège Lucie Aubrac

Choisir un habitat

Penser la sobriété

Etude de cas

Aménager un bâtiment : l'exemple du collège Lucie Aubrac

Mieux habiter en France

Un collège dans son éco-quartier

Le collège Lucie-Aubrac de Montévrain en Seine-et-Marne

Une petite question pour commencer

Mieux habiter en France

La réglementation "RE2020" intègre pour la première fois trois éléments :

  • un objectif de sobriété énergétique : le bâtiment consomme moins d'énergie ;
  • une diminution de l’impact carbone sur l'ensemble du cycle de vie du bâtiment : la construction et la vie du bâtiment émettent moins de CO2 ;
  • une amélioration du confort en cas de forte chaleur l'été.

Lors de la construction d'un bâtiment neuf il est possible d'en diminuer l’impact, mais on peut aussi réduire son impact futur en termes de consommation de ressources et d’énergie lors de son utilisation. On parle alors de conception bioclimatique.

Afin d'illustrer l'impact de cette réglementation, nous allons vous présenter le collège Lucie Aubrac de l'éco-quartier de Montévrain, situé en Ile-de-France.

Un collège dans son éco-quartier

Collège Lucie Aubrac

Eco-quartier de Montévrain

Région Ile-de-France

Département Seine-et-Marne

Commune Montévrain

Le projet nait en 2012 : il s’agit de construire un collège « Haute Qualité Environnementale » au cœur de l’éco-quartier et selon les principes bioclimatiques, pour une très haute performance énergétique, un confort hygrothermique – été comme hiver –, un confort acoustique, un confort visuel et un souci de la santé des futurs occupants. La flexibilité du bâti dans le temps est également pensée : une aile du collège est rétrocedable en fonction de l’évolution prévisible de la démographie (qui pourrait passer de 800 à 600 dans quelques années), ainsi que le respect des riverains et de l’environnement lors du chantier. Le montant prévisionnel des travaux est estimé en 2013 par la direction de l’architecture, des bâtiments et des collèges du département de Seine-et-Marne à plus de 14 millions d’euros.

Le collège Lucie-Aubrac de Montévrain en Seine-et-Marne

Dans cette vidéo, Madame la principale du collège Haute Qualité Environnementale vous présente le collège implanté dans l’éco-quartier de Montévrain. Vous découvrirez les atouts du collège Lucie Aubrac en ce qui concerne les ressources en eau, la qualité de l'air, le dispositif de chauffage, la luminosité ou la sonorisation

EPAMARNE est l'entité en charge de l'aménagement de l'Eco quartier grâce à des vérifications qui vont de la conception à la livraison du bâtiment. L’objectif principal recherché est la sobriété énergétique (limitation des besoins en énergie), tout en conservant une bonne qualité d’usage (espaces privatifs de qualité, accès à la lumière du jour dans toutes les pièces, …). C’est à ce prix que sont délivrées des certifications exigeantes dont NF HQE Bâtiments Tertiaires, comprenant la RE2020.

L'interview d'Elise Brultey, principale de collège et actrice de la transition écologique

Les limites planétaires

Réduire l'impact environnemental d'un bâtiment

Une limite planétaire : le changement climatique et l'émission des GES des bâtiments

Une limite planétaire : l'utilisation de l'eau douce

Une limite planétaire : l'érosion de la biodiversité

Une limite planétaire : le changement d'usage des sols

Adaptation et atténuation du changement climatique

Les limites planétaires

De l’aménagement du territoire dans lequel s'inscrit le bâtiment, aux décisions individuelles d’équipement, en passant par ses usages, une multitude de paramètres guident les choix et viennent s'ajouter aux contraintes économiques ou de confort.

Ainsi, rendre le collège de Montévrain habitable et confortable est un processus qui entraîne des impacts multiples sur la plupart des limites planétaires. Ces limites représentent les seuils à ne pas dépasser, sous peine de provoquer des modifications brutales et irréversibles des équilibres naturels.

Présentation des limites planétaires(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Les conséquences des bâtiments sur les limites planétaires

Toute construction, y compris celle d'un collège de haute qualité environnementale, a un impact sur l'ensemble des limites planétaires. Nous allons nous intéresser, dans le cas du collège Lucie Aubrac, à quatre des neuf limites planétaires.

Augmentation des aérosols dans l'atmosphère

Consommation d'eau douce

Modification de l'usage des sols

Changement climatique

Cliquer sur une limite planétaire pour explorer les choix réalisés au collège Lucie Aubrac pour en limiter l'impact.

Les conséquences des bâtiments sur les limites planétaires

Tous les bâtiments ont des impacts sur les limites planétaires. Ces impacts peuvent être réduits, mais ils ne peuvent pas être nuls. Chaque décision résulte donc de la connaissance de ces impacts et de choix d'aménagement. Nous allons détailler certains de ces impacts.

Consommation d'eau douce

Changement climatique

Érosion de la biodiversité

Modification de l'usage des sols

Cliquer sur une limite planétaire pour explorer les conséquences liées à la construction.

Une limite planétaire : le changement climatique et l'émission des GES des bâtiments

Sur la période 2015-2021, les émissions du secteur des bâtiments ont diminué de 9,7%. La Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC-2), qui correspond à la feuille de route de la France pour mener sa politique d’atténuation du changement climatique, prévoit une réduction de 48 % des émissions du secteur des bâtiments à l’horizon 2030 par rapport à 2015.

Afin de diminuer les émissions de GES du secteur des bâtiments, la stratégie nationale bas carbone (SNBC-2) s’appuie sur 4 grandes orientations :

  • aller vers une consommation énergétique totalement décarbonée pour les bâtiments neufs ;
  • inciter à une rénovation de l’ensemble du parc existant résidentiel et tertiaire ;
  • accroître les niveaux de performance énergie et carbone sur les bâtiments neufs dans les futures réglementations environnementales
  • viser une meilleure efficacité énergétique des équipements et une sobriété des usages

Une limite planétaire : l'utilisation de l'eau douce

La consommation d’eau potable en France L’eau potable représente 25 % de la consommation d'eau en France, soit 6 milliards de m3 par an. Ce chiffre est globalement stable, car l’augmentation de la population est compensée par une diminution de la consommation de chacun. Nous consommons en moyenne 148 litres d’eau par jour et par personne, dont 39% pour l’hygiène corporelle et 1 % seulement pour boire.

Le petit cycle de l'eau : Ouvrir un robinet ou tirer la chasse d’eau sont des gestes de la vie quotidienne : ils sont rendus possibles grâce à un long processus impliquant de prélever l’eau dans les milieux, la rendre potable, la distribuer, puis, après son utilisation, la collecter, la dépolluer et la rejeter dans la nature.

Les activités humaines dégradent la qualité de l’eau : on distingue une pollution organique (excréments, ordures) et une pollution chimique (pesticides, médicaments, produits ménagers, hydro carbures...). En 2019, 43,1 % des masses d’eau superficielle françaises affichaient un bon ou très bon état écologique contre 41,4 % en 2010. La situation s’améliore donc. Mais le changement climatique accentue les problèmes de qualité de l’eau du fait d’une moindre dilution des polluants liée à la baisse des niveaux d’eau de surface et souterraines et des précipitations extrêmes qui favorisent des transferts de pollutions. Ainsi, la gestion durable de l’eau est un paramètre essentiel dans les décisions d’aménagement de notre environnement.

Une limite planétaire : l'érosion de la biodiversité

Les impacts de l'habitat humain concernent non seulement la biodiversité mais plus largement notre qualité de vie en lien avec les risques engendrés.

Claude, écologue

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Qu'est-ce qu'une vague de chaleur ?

Une limite planétaire : l'érosion de la biodiversité

L'humain ne compte que pour 0,1 % de l’ensemble de la biomasse terrestre (550 Gt de carbone) et 3 % de la biomasse animale (2 Gt). Mais son impact sur la nature est démesuré et s’est accéléré au fil des âges, avec la domestication, l’agriculture et la révolution industrielle. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) suit l’état de la biodiversité dans le monde, en éditant la Liste rouge mondiale des espèces menacées. Les scientifiques parlent d’un recul de la biodiversité sans précédent dans l’histoire humaine (IPBES = GIEC de la Biodiversité), voire d’un processus en cours vers une sixième extinction de masse des espèces, la dernière en date étant celle des dinosaures, il y a 65 millions d’années. La crise actuelle est beaucoup plus rapide (l’extinction des dinosaures s’est étalée sur plusieurs centaines de milliers d’années) et elle est quasi exclusivement liée aux activités humaines.

Insérer ici une illustration de l'UICN sur l'évolution d'un animal : exemple le vison : https://uicn.fr/wp-content/uploads/2017/11/liste-rouge-mammiferes-de-france-metropolitaine.pdf

Aller vers une consommation énergétique totalement décarbonée pour les bâtiments neufsInciter à une rénovation de l’ensemble du parc existant résidentiel et tertiaireViser une meilleure efficacité énergétique des équipements et une sobriété des usages

Le changement d'usage des sols

Définie par la loi Climat et Résilience de 2021, l’artificialisation des sols est l’altération durable de tout ou partie des fonctions écologiques d’un sol, en particulier de ses fonctions biologiques, hydriques et climatiques, ainsi que de son potentiel agronomique par son occupation ou son usage. Lorsque des opérations d’aménagement sont réalisées, la structure et la composition des sols sont transformées et dégradées, les habitats naturels sont détruits et fragmentés, les paysages sont modifiés.
En France, entre 20 000 et 30 000 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers sont utilisés chaque année. Près de 8 500 communes continuent d’artificialiser leurs sols alors que le nombre de ménages dans ces communes diminue. En métropole, ce phénomène affecte les prairies, qui sont des écosystèmes très riches : elles représentent le premier type de milieux détruit par l’artificialisation entre 1990 et 2018 (plus de 55 000 hectares détruits soit plus de 2 fois la superficie de Marseille). Source : Bilan de l’Observatoire national de la biodiversité (ONB) 2021

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

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Quantité d'eau

En savoir plus sur les limites planétaires

Ilôts de chaleur urbains

Qualité de l'eau

GES des bâtiments

Consommation d'eau douce

Changement climatique

Bâtiments bioclimatiques

Protection des aires naturelles de loisirs

Trames vertes et bleues

Risques naturels et urbanisme

Artificialisation des sols

Intégrité de la biosphère

Modification de l'usage des sols

Pollution lumineuse

Ecosystèmes agricoles

Espaces forestiers

Adaptation et atténuation du changement climatique

Dans cette vidéo, à partir d'un exemple de la vie courante, vous comprendrez les définitions d'adaptation et d'atténuation du changement climatique.

Afin de réduire l'impact de la construction d'un bâtiment sur le climat, il est nécessaire de réduire l'émission des GES liée à cette activité. Il existe différentes stratégies d'adaptation et d'atténuation au changement climatique qui concernent les bâtiments.

QUIZ

Avant de poursuivre, voici un quiz pour tester vos connaissances relatives à l'atténuation et à l'adaptation.

Utiliser des revêtements perméables au sol

Adaptation

Atténuation

Chauffer le bâtiment à l'aide de pellets

Réduire les émissions de CO2

Protéger des impacts du réchauffement climatique

Solution

Cliquer ici pour dessiner et relier les points >>>

Reliez les tonnes de GES émises et les différentes activités

Solution

Pour cela, cliquez sur l'icône de crayon située tout en haut à droite puis tracez des lignes directement sur l'image.

fabriquer un jean

2,6 tonnes

se loger

25 kg

se nourrir

1,9 tonnes

se déplacer

2,3 tonnes

Comprendre l'empreinte carbone des bâtiments

Choisir un habitat

Optimiser l'usage du bâti existants

Réhabiliter des bâtiments existants

Objectifs globaux d'émission de CO2 et usage des bâtiments

Le secteur du bâtiment dans son ensemble représente 23 % des émissions nationales d’après les chiffres de l’ADEME. Selon l'Insee, en 2021, le bâtiment et la construction sont le 3e poste d'émissions de gaz à effet de serre (GES) en France, soit une émission de 43,8 millions de tonnes éq. CO2.

Source : BPI France

"Fit for 55" ou Ajustement à l'objectif 55

Stratégie Nationale Bas Carbone

Objectif européen : réduire les émissions nettes de gaz à effet de serre d'au moins 55 % d'ici à 2030.

La SNBC-1, adoptée en 2015, était construite sur un objectif de réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2030, et leur division par 4 d’ici 2050 (facteur 4). La SNBC-2 va ajuster cet objectif afin de devenir conforme au fit for 55.

Evolution des émissions au niveau national France depuis 1990

Source : Haut Conseil pour le Climat, Rapport annuel, juin 2023.

Source : Christian de Perthuis, Climat : 30 mots pour comprendre et agir, 2022.

Choisir un habitat

Nous venons de comprendre que les bâtiments ont un impact majeur en termes de consommation d’énergie, mais aussi d'utilisation de ressources et d’émission de gaz à effet de serre. Il est souhaitable de construire les bâtiments neufs avec des matériaux plus durables et de les designer de manière à minimiser leur consommation future. Il est encore plus efficace de réhabiliter des bâtiments existants, de réutiliser leurs matériaux ou encore d’optimiser l’usage du bâti existant, ce qui ne nécessite aucun travaux.

L'empreinte carbone des constructions neuves

La majeure partie de l’impact d’un bâtiment vient de sa phase de construction (plus de 75% selon l’ADEME, plus de 70% selon le CEREMA). Cela correspond à une valeur moyenne de 1,9t de CO2. NB : le reste de son impact est lié à son usage, auquel nous nous intéresserons dans la partie suivante.

Habitats légers

Maison standard

Les habitats légers présentés au Pavillon de l'Arsenal* divisent le poids par 4 et l'empreinte carbone par 3 par rapport à une maison standard.

Une maison standard pèse en moyenne 1200 kg/m2, pour une empreinte carbone moyenne de 940 kg de CO2 eq par m2.

* Le 1er centre européen consacré à l'urbanisme et l'architecture

Part des constructions et des équipements dans les émissions de GES

Aller plus loin

Texte de loi

Les usages du bâti

Question 1

Question 3

Question 2

Quel est le taux d'occupation moyen des immeubles de bureaux à Paris en 2023 ?

Quel est le nombre de résidences secondaires en France, qui ne sont utilisées que quelques semaines par an ?

Quelle est la durée moyenne d'occupation de la cantine par un élève ?

65 %

1 million

25 minutes

75 %

35 minutes

2 millions

85 %

45 minutes

4 millions

Optimiser l'usage des bâtiments existants

Surface moyenne par occupant selon l’âge de la personne de référence

Solution n°1 : la chronotopie

La chronotopie désigne la prise en compte du dialogue entre temps et espace pour un usage plus efficient du bâti existant. Il s'agit d'ajouter soit des usages soit des utilisateurs pour le même usage, soit les deux. Cette gestion du bâti permet une diminution de la construction et donc de l'artificialisation des sols. En plus de l'intérêt de mutualiser l'usage du bâtiment dans le temps pour moins construire, le sujet de l'espace disponible pour chaque usager est aussi intéressant. Depuis 1981, la surface de sols artificialisée en France métropolitaine a augmenté de 70%, alors que la population n’a augmenté que de 19%. Le modèle de la maison individuelle dans une banlieue pavillonnaire s'est imposé en même temps que celui de la voiture individuelle, ce qui a conduit a un intense étalement urbain.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Typologie des communes selon le prix et l'occupation des logements

Optimiser l'usage des bâtiments existants

Solution n°2 : réhabiliter

Plutôt que de construire un bâtiment neuf, il est possible de le réhabiliter, ce qui nécessite beaucoup moins d’énergie et de matériaux, et permet de limiter l’artificialisation des sols. De plus, beaucoup de matériaux présents dans des bâtiments anciens sont tout à fait réutilisables pour des nouvelles constructions (les lavabos et les fenêtres par exemple).

Dans cette vidéo, Louis Destombes vous aidera à réfléchir aux solutions possibles pour réduire l'impact carbone du secteur et en particulier la rénovation de l'enveloppe des bâtiments existants.En ce qui concerne l'impact environnemental, une définition du "métabolisme urbain" vous permettra de prendre conscience de la nécessité de réduire les flux entrants et sortants et de prolonger la vie des stocks de matériaux.

L'interview de Louis Destombes acteur de la transition écologique #2
La présentation de Louis Destombes acteur de la transition écologique #1

Optimiser l'usage des bâtiments existants

Solution n°3 : utiliser les bon matériaux

Si l'on décide de construire un bâtiment neuf, autant utiliser des matériaux de construction dont l’impact est le plus faible possible, tant en termes de disponibilités des ressources que d’impact sur la biodiversité par exemple. On peut classer les matériaux en groupes :

  • les matériaux standards : béton, verre, acier, plastique, alu, zinc
  • les matériaux traditionnels : bois, pierre (grès, calcaire, gypse, schiste), plâtre ;
  • les matériaux en terre crue : Adobe, terre coulée, enduit de terre, bloc de terre comprimée, bauge, pisé, torchis ;
  • les matériaux en fibres : bambou, paille, chanvre, roseau.

Ce quiz vous permet de comparer l'impact de quelques matériaux sur le réchauffement climatique. D'autres indicateurs sont intéressants, tels que la quantité de matière nécessaire pour produire un mètre cube de matériau, ou encore la pollution engendrée par cette production.

Découvrez l'étude de cas sur Neolithe

Lancer le quiz

Pour en savoir plus, voici une vidéo expliquant le réchauffement climatique d'origine humaine

QUIZZ

QUIZ

Optimiser l'usage des bâtiments existants

Tableau récapitulatif du GWP de quelques matériaux

Qu'est-ce que le GWP ?

Réduire la consommation énergétique du parc résidentiel

Pourcentage des émissions de CO2 produites par secteur en 2020.

Depuis 2012, la consommation énergétique unitaire du parc résidentiel a diminué de 13 % /m2, à climat constant. En neutralisant les changements de températures, cette mesure permet d'identifier les effets des efforts individuels et collectifs. Cette diminution dépend de lʼeffet conjugué de :
  • l'amélioration du parc de logements ;
  • la construction de logements dans les nouvelles normes énergétiques ;
  • l'amélioration de l'efficacité énergétique des équipements (chauffage, eau chaude, cuisson) et des travaux d'amélioration énergétique. .
Les ressources complémentaires présentent l'évolution des émissions de CO2 liées au chauffage.

Cliquez sur le graphique pour agrandir

Source : Observatoire National de la Précarité Energétique, Tableau de bord de la précarité énergétique, 22 mars 2023.

Consommation finale énergétique par secteur en France en TWh en 2020

Cliquez sur le graphique pour agrandir

Où habitent les françaises et les français ?

Afin de réduire les émissions de CO2 liées au secteur des bâtiments, il est intéressant de dresser un état des lieux des habitats des français.

Majoritairement dans des maisons individuelles

Majoritairement dans des logements énergivores

Résidences en habitat collectif ou individuel (en milliers)

Ministère de la Transition écologique, "Le parc de logements par classe de consommation énergétique", Document de travail n° 49, septembre 2020.

Source : INSEE, Chiffres-clés, septembre 2022

Objectifs globaux d'émission de CO2 et usage des bâtiments

Sur les 30 millions de résidences principales au 1er janvier 2022, environ 1,5 million de logements (5% du parc) seraient peu énergivores (étiquettes A et B du DPE). A l'opposé, environ 5,2 millions de logements (soit 17% du parc de résidences principales) seraient des "passoires énergétiques" (étiquettes F et G du DPE), et environ 0,5 million de logements seraient très énergivores avec une consommation annuelle d'énergie finale supérieure à 450 KWh/m2/an. L'étiquette D est la plus fréquente (32% du parc).

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Source : Le parc de logements par classe de performance énergétique au 1er janvier 2022, Observatoire National de la Rénovation Energétique, juillet 2022.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Des logements anciens plus énergivores

Les bâtiments les plus anciens ont été construits avant la mise en application des réglementations énergétiques et sont généralement plus énergivores (rénovations non encore effectuées, chauffage au fioul plus fréquent, moindre isolation, etc.).

Mais quelques nuances s'imposent ...

L'exemple de l'Île de France : proportion de logements dont le DPE est classé E, F ou G selon le type de logement, la surface ou la période de construction.

Dans cette vidéo, vous allez comprendre le paradoxe de Jevons : la baisse des prix de l'énergie induit un rebond de consommation.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

L'intérêt des "vieilles baraques", article du journal Le Monde.

Location des logements les plus énergivores

Les logements les plus énergivores ne peuvent plus être proposés à la location Publié le 10 mars 2023 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre) Le seuil maximal de consommation d'énergie finale d'un logement est fixé à 450 kWh/m2 à compter du 1er janvier 2023 pour la France métropolitaine. Le critère de performance énergétique (DPE) qui établit si un logement est décent a été modifié en ce sens par un décret paru au Journal officiel le 13 janvier 2021. Un questions-réponses du ministère de la Transition écologique a été mis en ligne le 10 mars 2023. À compter du 1er janvier 2023, un logement est qualifié d'énergétiquement décent lorsque sa consommation d'énergie (chauffage, éclairage, eau chaude, ventilation, refroidissement...), estimée par le DPE et exprimée en énergie finale par mètre carré de surface habitable et par an, est inférieure à 450 kWh/m2 en France métropolitaine. Les logements les plus énergivores, dont la consommation d'énergie dépasse cette valeur, ne peuvent plus être proposés à la location. Cette mesure s'applique aux nouveaux contrats de location conclus et aux contrats renouvelés ou tacitement reconduits à compter du 1er janvier 2023.

Palais de l'Elysée

L'Etat accompagne la rénovation thermique

Compte tenu de la place du bâtiment dans les émissions de gaz à effet de serre, la rénovation thermique des bâtiments est bien une priorité nationale afin d'atteindre la neutralité carbone en 2050 conformément aux accords de Paris.

PLAN CLIMAT 2017

GRENELLE 1 2009

GRENELLE 2 2010

FRANCE RELANCE 2020

Qu'est-ce que le GIEC ?

L'incitation à la rénovation thermique des bâtiments est encouragée par primes, crédits d'impôts et réductions de factures.

L'Etat accompagne la rénovation thermique

Il existe de nombreux dispositifs encourageant la rénovation thermique des logements, dont le PTZ (prêt à taux zéro) et les certificats d'économie d'énergie qui permettent de bénéficier de réductions de factures pour des rénovations auprès d'artisants agréés. En outre, le dispositif "MaPrimeRénov" s'est substitué au crédit d'impôt existant depuis 2014, jugé insuffisamment efficient par la Cour des Comptes.

La rénovation énergétique (logements privés et bâtiments publics) est l’un des secteurs prioritaires du plan France Relance qui lui consacre 6,2 milliards sur deux ans. Le Gouvernement utilise également les outils législatifs et réglementaires afin d’accélérer l’effort. ecologie.gouv.fr

Audit flash, Cour des Comptes, septembre 2021.

Dans cette vidéo, l'ancienne ministre du logement vous explique ce qu'est MaPrimeRenov'

Ce foisonnement des aides interroge toutefois. Cliquer sur les symboles suivants pour en savoir plus. On aborde ici la complexité pour obtenir ces aides ainsi que leur impact sur les foyers les plus modestes

Rénovation par gestes ou rénovation globale

En moyenne, isoler la toiture, les murs ou le plancher d'un logement a une efficacité énergétique 4 fois plus importante que d'isoler les ouvertures (fenêtres, portes, etc.). Le plus efficace est de remplacer son système de chauffage ou de production d'eau chaude. C'est ce qu'on appelle la "rénovation par geste" (opposée à une rénovation plus globale de son habitation).

Isolation, toiture, murs, planchers

Isolation fenêtre, volets, portes

Source : Les rénovations énergétiques aidées du secteur résidentiel entre 2016 et 2020, Observatoire National de la Rénovation Energétique, 23 février 2023.

Chauffage eau chaude sanitaire

Ventilation

Raccordement réseau de chaleur

2020

2016

2016

2020

Nombres de logements (millier) ayant bénéficié des aides de 2016 à 2020

Economie d'énergie réalisée par logement aidé (MWh/an) de 2016 à 2020

Penser la sobriété

Penser la sobriété

Synonyme de modération et de mesure, le terme de sobriété s'est imposé dans le champ lexical de la transition écologique. Il équivaut à la notion de "sufficiency" en anglais, "ce qui est suffisant, ce qui suffit". Il faisait déjà l'objet d'une attention de la part du philosophe André Gorz dans son Eloge du suffisant en 1992. Il reste équivoque et porteur d'une tension entre la sobriété punitive, ascétisme rigoureux et privatif qui décourage la possession de biens, proche de la décroissance, et la sobriété heureuse, rassemblée sous la formule "moins de biens, plus de liens" (cf. la thèse de Pierre Rahbi). Les rapports du GIEC associent la sobriété à des modifications structurelles des comportements qui permettent une réduction de la demande d'énergie, tout en préservant le bien-être des individus (régime alimentaire moins carné, mobilités douces, télétravail notamment). L'enjeu est conséquent : "les changements de comportements et de modes de vie pourraient permettre une diminution de 40% à 70 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 tout en conservant le même niveau de bien-être". Les sciences sociales permettent de mieux comprendre les freins à ces transformations : société stratifiée impliquant des contraintes inégales dans l'éventail des choix individuels, poids de l'organisation sociale sous-estimé bien que limitante, etc.

Décroissance
Sobriété

Sobriété ne signifie pas décroissance : cliquer sur les différents symboles pour affiner vos arguments.

Un exemple de recommandation : se chauffer à 19°C

Depuis quarante ans, les acteurs de la construction ont intégré que les nouveaux bâtiments doivent garantir une température intérieure de 19 °C. Dans les locaux à usage d’habitation, d’enseignement, de bureaux ou recevant du public, les limites supérieures de température de chauffage sont, en dehors des périodes d’inoccupation, fixées en moyenne à 19 °C par le code de l'énergie . D'où vient cette recommandation ? Est-elle applicable à tous ?

Un degré de moins correspond à 7 % d’économie d’énergie. L’impact n’est pas négligeable, le chauffage représente plus de la moitié des consommations énergétiques d’un logement français.

On pourrait penser que la norme à 19 °C a structuré les comportements depuis deux générations. Pourtant les enquêtes conduisent à s’interroger sur l’impact de cette injonction réglementaire sur les pratiques. Elles font toutes le constat que la température de chauffe dans la pièce de séjour des Français ne se situe pas, en moyenne, à 19 °C mais bien entre 20 et 21 °C. De plus, l’élévation du niveau de performance énergétique des habitations induit une tendance à la hausse des températures de chauffe. Ainsi, quand il n’est pas contraint techniquement par l’efficacité des installations et l’isolation des bâtiments, et financièrement par le budget des ménages, le mode de chauffage des habitations conduit les Français vers le standard de confort à 22°C. D'après Yankel FIJALKOW, Bruno MARESCA, « Normes de chauffe et transition énergétique : les transactions des habitants », Natures Sciences Sociétés 2019.

Le Monde, 05 octobre 2022

Faisons le point

Vrai

Faux

À retenir

  • Rendre notre environnement habitable et confortable est un processus dont les impacts sont multiples sur la plupart des limites planétaires.
  • Mieux habiter, c'est dès aujourd'hui viser l'atténuation de nos impacts mais aussi prendre en compte l'adaptation aux changements déjà enclenchés.
  • Les leviers d'actions sont à toutes les échelles : choix individuels, politique départementale, réglementations nationales, européennes...

Parcours Mieux Habiter

La photo de Thierry Suzan

L'Homme a besoin de réinventer son environnement avec les matériaux d'aujourd'hui et avec une prise de conscience environnementale.

Photo prise à Gaborone, capitale du Botswana

Crédit photo portrait de Thierry Suzan : Philippe GUERLET — CC BY-SA 4.0

Merci à vous !

Explorez la suite du module à votre rythme en retournant au choix de parcours. Consultez les études de cas et fiches "acteurs & actrices de la transformation" En attendant, la formation se prolonge par le biais de plusieurs animations.
Les coulisses en vidéo
Votre avis compte !
Une communauté d'utilisateurs

Découvrez les coulisses du projet lors d'un échange avec les concepteurs et conceptrices du parcours, ainsi que des intervenants engagés.

Rejoignez un réseau d'enseignants sur un espace propice aux échanges et à la diffusion de ressources.

Aidez-nous à améliorer nos parcours de formation en répondant à quelques questions (moins de 5 minutes).

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Je remplis

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Je rejoins

Un revêtement qui favorise l'infiltration

Afin de limiter l'imperméabilisation du sol, le revêtement de la cour a été choisi afin de permettre l'infiltration des eaux de pluie. Associés à cela, des espaces sans revêtement artificiel ont été préservés et valorisés sous forme de jardins pédagogiques. Enfin, des solutions de rétention d'eau sont connnectées à l'ensemble afin de permettre le développement de la bodiversité.

La diversité biologique assure le bon fonctionnement de la forêt et sa capacité à faire face au changement climatique.Par exemple, les forestiers de l’Office National des Forêts mènent au quotidien des actions de préservation et de renforcement de la biodiversité, parmi lesquelles :

  • l’interruption des travaux durant les périodes de nidification d’oiseaux ;
  • la conservation d’arbres morts et d’arbres à cavités, essentiels au maintien de la biodiversité et pour de nombreux insectes, oiseaux ou chauve-souris ;
  • la préservation des sols forestiers et des cours d'eau grâce à un cahier des charges mis en œuvre par les intervenants en forêt ;
  • L’abandon de l'utilisation de produit phytopharmaceutique en forêt ; la restauration de l’équilibre forêt-gibier.

Des sanitaires économes en eau

Afin de diminuer la consommation d'eau de l'établissement, les bâtiments du collège sont équipés de système de récupération des eaux pluviales provenant des toitures et de la cour. Celles-ci sont ensuite réintégrées dans le réseau d'eau des sanitaires. Au final, cela permet une économie de près de 50% de la consommation d'eau.

Récupération de l'eau de la cour dans une cuve souterraine

Récupération de l'eau du toit

Utilisation de l'eau de pluie récupérée dans les sanitaires

Sources

Département de Seine et Marne, DGA de l'Environnement, des Déplacements et de l'Aménagement du Territoire Direction de l'Architecture, des Bâtiments et des Collèges, Melun

Un Atlas de la biodiversité communale (ABC) est une démarche qui permet à une commune, ou une « structure intercommunale », de connaître, de préserver et de valoriser son patrimoine naturel. Chaque année, l'Office français de la biodiversité soutient de nombreux projets d'ABC. Pour en savoir plus :

Adaptation

Atténuation

Adaptation

Réduire les émissions de CO2

Protéger des impacts du réchauffement climatique

en

en

utilisant des revêtements perméable au sol.

chauffant le bâtiment à l'aide de pellets.

Un rapport de la Cour des Comptes de 2016 dresse un constat sévère du crédit d'impôt accordé aux ménages et destiné à la rénovation des logements : le CIDD (crédit d'impôt pour dépenses d'équipements de l'habitation principale en faveur des économies d'énergie et du développement durable), devenu ensuite le CITE (crédit d'impôt pour la transition énergétique). Ils permettaient de déduire de l'impôt sur le revenu une partie des dépenses engagées pour améliorer l'efficacité énergétique du logement des particuliers. Les défauts pointés sont les suivants : des dispositifs trop complexes, changeants et générant des effets d'aubaine. Ainsi, le crédit d'impôt a incité à l'achat de certains équipements, qui auraient de toute façon été achetés (en cas de panne par exemple), et notamment par les ménages les plus aisés, sans permettre une rénovation plus globale de l'habitat, plus efficiente sur le plan environnemental. L'incitation à de petits travaux (remplacement d'une chaudière) a été mesurée mais les montants de rénovation éligibles n'étaient pas suffisants pour déclencher des travaux globaux. Trop complexe et critiqué quant à son efficacité, le crédit d'impôt a été remplacé par un dispositif de subvention: "Ma PrimeRénov'".

Un système de chauffage qui émet moins de CO2

L'installation de chauffage se compose de 4 éléments :

Pellet

La matière première du pellet est la sciure de bois. Energétiquement, 2 kg de granulés correspondent à environ 1L de fioul ou 1m3 de gaz. Les pellets présentent un pouvoir calorifique très élevé, en raison de leur faible taux d’humidité.

Le système d'épuration des rejets gazeux et d'évacuation des cendres

La chaudière bois dans son local chaufferie

Un système de transfert du combustible depuis le silo vers la chaudière

Le silo de stockage du combustible (les pellets)

Les conséquences de l'artificialisation des sols

  • Accélération de la perte de biodiversité : la transformation d’un espace naturel en parking peut faire disparaître l’habitat d‘espèces animales ou végétales qui préexistaient.
Lorsque les habitats naturels ne sont pas totalement détruits, ils sont pour beaucoup fortement réduits ou fragmentés par des obstacles comme des routes, empêchant les animaux de se déplacer, de se nourrir, de se protéger et de se reproduire. L’artificialisation des sols induit aussi des nuisances sonores, de la pollution lumineuse, de la pollution de l’air et de l’eau.
  • Augmentation des risques d’inondation : un sol artificialisé n’absorbe pas l’eau de pluie. En cas de fortes intempéries, les phénomènes de ruissellement et d’inondation sont donc amplifiés.

Adapter nos bâtiments à des températures extrêmes, les solutions existent :

Que ce soit pour améliorer le confort d’été, construire des bâtiments bioclimatiques adaptés ou intégrer des critères d’adaptation au changement climatique dans les projets de réhabilitation et de construction. En particulier, le LAB' Cercle Promodul / INEF4 met en avant :

  • végétaliser le bâtiment et son environnement ;
  • limiter les effets du rayonnement et la montée en température de l’habitat via les parois opaques ;
  • limiter les effets du rayonnement et la montée en température de l’habitat via les parois vitrées ;
  • rafraichir le milieu ambiant.

Selon l'Insee, le secteur des bâtiments (résidentiel et tertiaire) représente 18 % des émissions de CO2 (71 millions sur 393 millions de tonnes équivalent CO2 en 2020). Les émissions étaient nettement plus élevées en 1990 (93 millions sur 544 millions de tonnes équivalent CO2, soit une part moindre). Chiffres clés, INSEE, 2022.

En ville, il fait plus chaud qu’en dehors, particulièrement durant la nuit. Les différences peuvent être importantes, de 4 à 8 °C. Ce phénomène est connu sous le nom d’Îlot de Chaleur Urbain (I.C.U.). Dans le futur il s’aggravera probablement car les vagues de chaleurs font partie des risques naturels accentués par le changement climatique.Les mécanismes à l’origine des ICU sont connus :

  • moindre présence du végétal ;
  • faible présence d’eau en surface comme dans le sol ;
  • stockage de la chaleur par les matériaux des bâtis ;
  • flux de chaleur anthropique (émise par les humains) ;
  • bâtiments limitant les écoulements d’air.

Des réglementations successives en matière de performance énergétique et thermique des bâtiments ont été mises en place suite au premier choc pétrolier de 1973. De plus en plus exigeantes, elles ont largement contribué à réduire la facture énergétique des ménages. En 2020, la France passe d'une réglementation thermique (la RT 2012 établie après le Grenelle de l'environnement) à une réglementation environnementale, la RE 2020 qui s'applique à tous les projets de construction de maison individuelle et de logement collectif, de bureaux et bâtiments d'enseignement à partir de juillet 2022. Quelles sont les exigences ? - RT2012 : la norme est celle de la maison BBC ou Bâtiment Basse Consommation, basée sur les principes du bioclimatisme. Pour obtenir ce label, la consommation de chauffage d’une maison individuelle doit être inférieure à 50 kWh/m²/an, soit 80 % de moins que la consommation moyenne. - RE2020 : la norme est celle de la maison BÉPOS ou Bâtiment à Energie Positive. La consommation de chauffage d’une maison individuelle doit être inférieur à 12 kWh/m² par an. En plus, la consommation totale d’énergie primaire - le chauffage, l’eau chaude sanitaire, l’éclairage et les appareils électriques - doit être inférieure à 100 kWh/m² par an.

Les trames vertes et bleues identifient les milieux indispensables aux cycles de vie des espèces pour mieux les protéger, les restaurer et les relier. La trame verte relie les milieux continentaux et la trame bleue les milieux aquatiques. Ces liens assurent la continuité écologique et permettent d’aménager le territoire tout en préservant la biodiversité. Il est nécessaire de les prendre en compte dans tous les projets de construction de bâtiments, de zones d’activités ou de routes, et donc de les identifier dans le Plan local d’urbanisme de votre commune.

Explications

Dans un premier temps, on peut éviter de construire si on optimise l’usage du bâtiment existant. Par exemple, les immeubles de bureaux sont complètement vides en dehors des horaires de travail . Par ailleurs, le développement du télétravail qui a suivi l'épidémie de Covid est venu accentuer cette tendance.

Liste des sources

Impact GES des bâtiments (ACV)

#Climat #Atténuation #UsageDeLEspaceOccupé

EFESE :

25 minutes

Dans plus de 75% des établissements du secondaire, les élèves déjeunent en 16 à 30 minutes. Seuls 50% des collégiens et 64% des lycéens y déjeunent au moins 3 fois par semaine. Le reste du temps, elle est vide.

35 minutes

45 minutes

Préserver les haies, les zones tampons et les prairies, encourager la couverture hivernale, réduire les produits biocides (micro-organismes, lombrics, insectes pollinisateurs, oiseaux…). En savoir plus :

65 %

Plus précisement 66%, l'essor du télétravail suite à l'épidémie de Covid a fait chuter le taux d'occupation de 5,4% depuis 2020. Par ailleurs, les bureaux ne sont occupés qu'une certaine partie de la journée.

75 %

85 %

En France métropolitaine, les écosystèmes agricoles couvrent environ 54 % du territoire. Il s’agit de l’ensemble des parcelles cultivées ou en herbe exploitées majoritairement pour l’agriculture. D’un point de vue fonctionnel, les écosystèmes agricoles incluent l’ensemble « sol-plante » de la parcelle agricole, les êtres vivants qui y circulent (animaux d’élevage comme sauvages) et les éléments semi-naturels (haies, arbres isolés, mares, bords de parcelle, etc.). Depuis les années 1970, les écosystèmes agricoles ont été les témoins des effets de la politique agricole commune, en particulier la concentration des exploitations, la spécialisation des territoires autour d'un nombre limité de productions et la simplification des rotations culturales. Quelques leviers d'action : Préserver les haies, les zones tampon et les prairies, encourager la couverture hivernale, réduire les produits biocides pour les micro-organismes, lombrics, insectes pollinisateurs, oiseaux…

Selon l'Insee, le secteur des bâtiments (résidentiel et tertiaire) représente 18 % des émissions de CO2 (71 millions sur 393 millions de tonnes équivalent CO2 en 2020). Les émissions étaient nettement plus élevées en 1990 (93 millions sur 544 millions de tonnes équivalent CO2, soit une part moindre).

Part de chaque secteur dans l'ensemble des émissions de CO2 produites en 2020.

Chiffres clés, INSEE, 2022.

Quels leviers pour économiser l’eau?

Au niveau individuel, plusieurs solutions existent : prendre des douches à la place des bains, installer des chasses d’eau double flux et des réducteurs de pression sur les robinets, réutiliser l’eau de pluie… Au jardin, pour économiser de l’eau potable il est possible par exemple :

  • d’installer un système de récupération d’eau de pluie ;
  • d’installer un système d’arrosage automatique goutte à goutte (avec une alimentation solaire, c’est encore mieux !) ;
  • de mettre de la paille ou des copeaux sur vos plantations pour éviter que l’eau ne s’évapore trop vite, et choisir les bons horaires pour arroser (tôt le matin pour une gestion la plus efficiente possible).

Les communes et communautés de communes proposent des solutions pratiques. Par exemple, la ville de Toulouse propose une série d’écogestes, la ville de Narbonne des kits d’économiseurs d’eau à des tarifs préférentiels ou encore la ville de Nantes d’accompagner les particuliers dans leur projet de construction et de rénovation pour intégrer à leurs réflexions la gestion de l’eau de pluie. Le Projet de Territoire pour la Gestion de l’Eau (PTGE) vise à favoriser la sobriété et à définir des règles de partage de l’eau pour prévenir les conflits d’usage. En cas de crise de l’eau, les préfets et préfètes peuvent prendre des mesures de restriction d’usages.

Quelques ordres de grandeur pour la maison

Un Métier : Plombier :

1 million

Plus précisement 4,2 millions de résidences secondaires, occasionnelles ou vacantes, soit 18% du parc, presque un logement sur cinq n'est pas utilisé, ou alors quelques semaines par an.

2 millions

4 millions

Un air de haute qualité

La haute qualité de l’air obtenue est le résultat de multiples efforts. L’impact sanitaire des matériaux utilisés est réduit en proscrivant les matériaux émetteurs de substances nocives (pas de PVC, pas de bois reconstitués…), et en privilégiant les matériaux répondant aux écolabels reconnus comme NF environnement. Des matériaux issus de filières locales sont privilégiés, ainsi que des essences de bois durables. Les matériaux recyclés et végétaux sont privilégiés (bois pour la charpente, fibres végétales, linoleum pour les sols)

Un revêtement qui favorise l'infiltration

Afin de limiter l'imperméabilisation du sol, le revêtement de la cour a été choisi afin de permettre l'infiltration des eaux de pluie. Associés à cela, des espaces sans revêtement artificiel ont été préservés et valorisés sous forme de jardins pédagogiques. Enfin, des solutions de rétention d'eau sont connnectées à l'ensemble afin de permettre le développement de la bodiversité.

La diversité biologique assure le bon fonctionnement de la forêt et sa capacité à faire face au changement climatique. Par exemple, les forestiers de l’Office National des Forêts mènent au quotidien des actions de préservation et de renforcement de la biodiversité, parmi lesquelles : l’interruption des travaux durant les périodes de nidification d’oiseaux ; la conservation d’arbres morts et d’arbres à cavités, essentiels au maintien de la biodiversité et pour de nombreux insectes, oiseaux ou chauve-souris ; la préservation des sols forestiers et des cours d'eau grâce à un cahier des charges mis en œuvre par les intervenants en forêt ; L’abandon de l'utilisation de produit phytopharmaceutique en forêt ; la restauration de l’équilibre forêt-gibier. En savoir plus : Métier :

Une définition large des zones humides comprend tous les lacs et rivières, les aquifères souterrains, les marécages et marais, les prairies humides, les tourbières, les oasis, les estuaires, les deltas et les étendues intertidales, les mangroves et autres zones côtières, les récifs coralliens et tous les sites artificiels tels que les bassins de pisciculture, les rizières, les réservoirs et les marais salants. Une liste des zones humides d’importance internationale (“liste de Ramsar”) permet de protéger des aires dans la monde entier. En savoir plus :

Sources

Données Insee, DVF (hors Alsace et Moselle, communes ayant fusionné sur la période 2010-2016, et communes ayant connu moins de 10 transactions immobilières sur la période 2014-2018). Graphique DG Trésor avec outils IGN.

https://www.tresor.economie.gouv.fr/

25 minutes

Dans plus de 75% des établissements du secondaire, les élèves déjeunent en 16 à 30 minutes. Seuls 50% des collégiens et 64% des lycéens y déjeunent au moins 3 fois par semaine. Le reste du temps, elle est vide.

35 minutes

45 minutes

Consommation finale énergétique par secteur en FranceTotal en 2020 : 1490 TWh (données non corrigées des variations climatiques)

Chiffres clés, Ministère de la Transition écologique, 2021.

Maprimrenov'

Le dispositif MaPrimeRénov' est un programme d'aide à la rénovation énergétique des logements. Il fonctionne sous forme de subventions versées aux propriétaires, sur la base de travaux de chauffage ou d'isolation validés, après accord de l'Agence nationale de l'habitat (Anah). Ce programme d'aide recherche une "massification", soit un encouragement à la rénovation du plus grand nombre de logements pour atteindre les objectifs en matière de lutte contre les effets du changement climatique. Ainsi, il vise la rénovation de 500 000 logement par an et s'est en conséquence ouvert, depuis 2021, à la quasi-totalité des propriétaires qui peuvent recevoir une aide dégressive selon leur niveau de revenu.

Comment accueillir la biodiversité ? En créant des parcs, des jardins, des chemins de balade et autres zones de jeux ou de détente, en végétalisant les espaces publics existants. Votre commune pourra par exemple participer au concours Capitales de la Biodiversité. Dans le cadre du fonds vert, l’État soutient les projets de renaturation et de désimperméabilisation des villes. Le plan nature en ville sera renforcé avec l’ambition de verdir rapidement les plus grandes collectivités et que chacun ait accès à la nature en 15 minutes depuis chez soi. La France a également l’ambition d'agrandir les aires protégées, avec 10 % du territoire national sous protection forte en 2030. Fiche “Favoriser la biodiversité dans ma commune”

Tout d’abord, il s’agit de sensibiliser les usagers des milieux naturels et prévenir les conséquences de la surfréquentation. Exemple : En France, la labellisation Grand Site de France permet de définir et de mettre en œuvre un projet concerté de restauration, de préservation et de mise en valeur du territoire sur les sites classés de grande notoriété soumis à une forte fréquentation. Le nombre de territoires emblématiques couverts par un label Grands Sites de France doit ainsi être doublé entre 2023 et 2027, avec des actions de protection mises en place pour les espaces les plus menacés. En savoir plus :

La trame verte et bleue identifie le réseau des milieux indispensables aux cycles de vie des espèces pour mieux les protéger, les restaurer et les relier. Ces liens assurent la continuité écologique et permettent d’aménager le territoire tout en préservant la biodiversité. Il est nécessaire de les prendre en compte dans tous les projets de construction de bâtiments, de zones d’activités ou de routes, et donc de les identifier dans le Plan local d’urbanisme de votre commune. En savoir plus :

A rebours de certaines idées reçues, les constructions anciennes, datées d’avant 1948, disposent souvent de « propriétés thermiques plus intéressantes que des constructions des années 1960 ou 1970 », note l’Ademe. Ces habitats, qui représentent un tiers des logements, bénéficient souvent d’« une grande inertie thermique, qui garantit un bon confort d’été et un comportement thermique satisfaisant en hiver ». Une étude sur le bâti ancien menée par les pouvoirs publics en Alsace en 2015 a même constaté, pour les logements antérieurs à 1948, des étiquettes-énergies « proches de celles de la moyenne nationale des logements ». Comme le rappelait en 2007 un rapport piloté par la direction générale de l’urbanisme, de l’habitat et de la construction, les bâtiments anciens sont souvent bien adaptés à leur environnement (ensoleillement, direction du vent, humidité), dépourvus de ponts thermiques entre façades et planchers, construits avec des espaces tampons (cave, arrière-cuisine, combles, etc.) limitant les transferts de chaleur avec l’extérieur, et dans des matériaux ayant une forte inertie. L’Ademe appelle d’ailleurs « à ne pas dégrader ces qualités du bâti ancien » lors d’opérations de rénovation, notant que les propriétés de respiration des parois sont particulièrement importantes. Le Monde, 25 novembre 2022.

Le changement climatique et la raréfaction de la ressource en eau

De 1900 à nos jours, le climat de la France s’est réchauffé d’1,4 °C, avec une accélération depuis les années 1980. Sur la période 1959-2009, la tendance est de + 0,3 °C par décennie en moyenne annuelle, avec une hausse encore plus marquée au printemps et en été. Dès aujourd’hui, les événements extrêmes sont plus fréquents et plus intenses : plus de journées très chaudes (canicules), moins de jours de gel, des pluies plus inégalement réparties sur l’année et des pluies plus rares mais plus fortes dans les régions méditerranéennes françaises. A l’horizon 2050, quelles que soient les actions menées aujourd’hui et étant donnée l’inertie climatique, l’on prévoit une diminution des ressources en eau : variabilité accrue et limitation des nappes phréatiques, réduction des débits des cours d’eau de 30 à 60 % en été, détérioration des milieux aquatiques entraînant une perturbation de l’approvisionnement en eau potable, de l’irrigation des cultures, de l’eau nécessaire pour le refroidissement des centrales nucléaires…

Sources

https://www.pavillon-arsenal.com/fr/expositions/12223-lempreinte-dun-habitat.html

https://resources.taloen.fr/resources/documents/569_20210527_OIDxCS_poids_carbone_logements.pdf

https://www.forumconstruire.com/guides/guide-co2-bilan-carbone-construction-maison/

1 million

Plus précisement 4,2 millions de résidences secondaires, occasionnelles ou vacantes, soit 18% du parc, presque un logement sur cinq n'est pas utilisé, ou alors quelques semaines par an.

2 millions

4 millions

Selon le CEREMA, les deux tiers de l’impact de la construction sont dûs à la construction en tant que telle (toute la structure), et un tiers vient des éléments techniques (réseaux et climatisation par exemple). On observe que le poste le plus émetteur est celui du chauffage et de l’eau chaude sanitaire pour les lots techniques, et c’est la toiture en ce qui concerne les lots architecturaux.

Sources

Quels leviers pour garantir la préservation de la qualité de l’eau?

La gestion du petit cycle de l’eau est assurée par les services publics d’eau et d’assainissement. De la responsabilité des collectivités locales, cette gestion couvre deux grandes missions : d’une part l’alimentation en eau potable, d’autre part l’assainissement des eaux usées. La gouvernance de l’eau en France est fondée sur des règles nationales et des normes européennes. A l’échelle territoriale, cette gouvernance repose sur une gestion en six grands bassins hydrographiques métropolitains, avec une participation de nombreux acteurs aux divers niveaux (comité national de l’eau, comités de bassin, commissions locales de l’eau) pour favoriser la recherche de consensus. On peut souligner plusieurs leviers majeurs : - la réduction des pollutions : passe selon le CESE par l’encouragement d’usages industriels, agricoles et domestiques plus vertueux et par la limitation de l’usage de substances polluantes(PFAS , pesticides, nitrates, etc.) ; - l’utilisation des eaux non conventionnelles (eaux de pluies, eaux grises issues des douches et lavabos, mais aussi eaux usées traitées) pour certains usages ; - la rénovation massive du réseau : À l’échelle nationale, 20 % de l’eau potable mise en distribution n’arrive pas à destination en raison de fuites. Les investissements à engager sont donc considérables.

Dans le but d’atténuer les effets de nos bâtiments sur le changement climatique, il faut réduire ces émissions tout au long du cycle de vie d’un bâtiment : on utilise pour cela la méthode européenne normée de l’Analyse de Cycle de Vie (ACV).

L’évaluation environnementale d’un bâtiment comprend les éléments du bâtiment et de sa parcelle et se décompose en 5 catégories principales :

Nous pouvons résumer les étapes de l'ACV : 0. Extraction des matières premières 1. Production 2. Transport 3. Construction 4. Exploitation 5. Fin de vie

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Quels leviers? Des moyens existent déjà pour limiter la chaleur en ville, comme les solutions dites

  • vertes (nature sous toutes ses formes),
  • grises (choix des matériaux et des couleurs, formes urbaines)
  • bleues (plan d’eau, brumisateurs, arrosage).
Aujourd’hui, tout projet d’aménagement urbain devrait intégrer le facteur climat en amont pour atténuer son impact thermique, voire constituer des îlots de fraîcheur.

Ce graphique montre que la baisse des émissions de CO2 liées au chauffage résidentiel (- 35 % environ depuis 1990) est due : - à la réduction du contenu carbone de l'énergie (-25 %). Ce contenu carbone intègre non seulement les émissions directes de CO2 associées à leur combustion mais aussi les émissions en amont « liées à la phase de production et au transport du combustible (activités d’extraction, de transport, de raffinage et de distribution) ». - et à la baisse de la consommation d'énergie par surface (- 40 % environ).

Evolution du nombre de logements et de la population en France métropolitaine de 1968 à 2022

Quels sont les enjeux actuels ?

Dans un contexte de lutte contre l'artificalisation des sols (Zéro artificialisation nette en 2050) et de lutte contre l'habitat indigne (420 000 logements), les besoins en logement sont estimés à 375 000 nouveaux logement par an entre 2022 et 2030

Effet de la décohabitation

Si la pollution lumineuse et ses effets sont encore peu connus et intégrés dans les politiques publiques en faveur de la biodiversité, elle cause de nombreuses perturbations à la faune et à la flore nocturne notamment par la fragmentation des habitats naturels. Par exemple, les oiseaux et les insectes nocturnes se repèrent et s’orientent en fonction des étoiles ou de la lune. Ils sont attirés par ces sources lumineuses artificielles et perdent leurs repères. Au contraire, d’autres espèces comme les chauves-souris fuient la lumière, et ces installations constituent pour elles des barrières quasiment infranchissables qui fragmentent leur habitat. La présence de lumière artificielle perturbe également le cycle de vie des êtres vivants et a notamment un effet sur la saisonnalité des végétaux. En savoir plus :

1 million

Plus précisement 4,2 millions de résidences secondaires, occasionnelles ou vacantes, soit 18% du parc, presque un logement sur cinq n'est pas utilisé, ou alors quelques semaines par an.

2 millions

4 millions

Le Global Warming Potential désigne le potentiel de réchauffement global d'un gaz émis dans l'atmosphère. Plus la valeur est élevée, plus le réchauffement climatique dont il est responsable est important. Il est souvent rapporté au volume de matériau (m3) ou au poids (kg).

Il existe d'autres impacts que celui sur le réchauffement climatique. On pourrait ainsi s’intéresser à la quantité de matière nécessaire pour produire un mètre cube de matériau utile, ou encore s'intéresser plus spécifiquement à la pollution engendrée par cette production. Le choix a été fait de se restreindre à seulement quelques matériaux, mais on pourrait élargir grandement cette liste :

  • matériaux standards - béton, verre, acier, plastique, alu, zinc ;
  • matériaux traditionnels : bois, pierre (grès, calcaire, gypse, schiste), plâtre ;
  • matériaux présentés dans l'exposition Terra Fibra du pavillon de l'Arsenal ;
  • terra : Adobe, terre coulée, enduit de terre, bloc de terre comprimée, bauge, pisé, torchis ;
  • fibra : bambou, paille, chanvre, roseau.

Sources

Ce graphique montre que la baisse des émissions de CO2 liées au chauffage résidentiel (- 35 % environ depuis 1990) est due : - à la réduction du contenu carbone de l'énergie (-25 %). Ce contenu carbone intègre non seulement les émissions directes de CO2 associées à leur combustion mais aussi les émissions en amont « liées à la phase de production et au transport du combustible (activités d’extraction, de transport, de raffinage et de distribution) ». - et à la baisse de la consommation d'énergie par surface (- 40 % environ).

Sources

SDES, enquêtes logement 2020 et 2013.

https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/

Sources

https://www.bl-architectes.com/chronotope-paris13/

https://www.bouygues-construction.com/blog/fr/chronotopie-bureau/

Adapter nos bâtiments à des températures extrêmes, une nécessité

Les températures extérieures moyennes augmentent sur tout le territoire français et continueront d’augmenter. En effet, les vagues de chaleur font partie des risques naturels accentués par le changement climatique. En été, le confort thermique sera particulièrement impacté à l’intérieur des bâtiments. Les enjeux seront alors cruciaux, tant en matière d’intégration urbaine et dans l’environnement, qu’en isolation de l’enveloppe, en rafraîchissement et en gestion thermique par les occupants (protections solaires, ouvrants...). En période hivernale, à l’inverse, les besoins énergétiques en chauffage devraient diminuer fortement, bien plus que les besoins en froid.

65 %

Plus précisement 66%, l'essor du télétravail suite à l'épidémie de Covid a fait chuter le taux d'occupation de 5,4% depuis 2020. Par ailleurs, les bureaux ne sont occupés qu'une certaine partie de la journée.

75 %

85 %

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Les logements très énergivores (étiquettes F et G du DPE) sont plus fréquents parmi les maisons individuelles que dans les logements situés dans un habitat collectif (18,4 % contre 14,7 %). Le diagnostic de performance énergétique (DPE) renseigne sur la performance énergétique et climatique d’un logement ou d’un bâtiment (étiquettes A à G), en évaluant sa consommation d’énergie et son impact en terme d’émissions de gaz à effet de serre.

Pour aller plus loin

Pour ou contre la maison individuelle ? Cliquez pour affiner vos arguments.

Les objectifs de limitation de l'artificialisation des sols

Sous l’impulsion du Plan Biodiversité et de la convention citoyenne pour le climat, la loi « Climat et Résilience » a fixé des objectifs ambitieux :

  • d’ici à 2031, réduire par deux le rythme de l’artificialisation de la consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers d’ici 2030 par rapport à la consommation mesurée entre 2011 et 2020 ;
  • d’ici à 2050, atteindre un équilibre entre les surfaces des sols qu’on artificialise et celles qu’on réhabilite/renature, c’est-à-dire un objectif « zéro artificialisation nette » (ZAN).

L'analyse du cycle de vie pour calculer l’impact carbone des constructions neuves prend en compte deux postes majeurs : - les composants du bâtiment, y compris les réseaux et espaces de parkings : production, transport, mise en oeuvre, utilisation et démolition des composants sont mesurés ; - l'énergie primaire importée et consommée par le bâtiment durant les cinquante années de vie du bâtiment pour se chauffer, s’éclairer, ventiler. Ces deux indicateurs ont une influence forte sur le choix des matériaux (ex : matériaux biosourcés), et l’énergie pour les faire fonctionner (ex : isolation thermique).

Notions de rendement et d'énergie utile

Les conséquences de l'artificilaisation des sols

Réchauffement climatique : ce sont les êtres vivants du sol qui lui permettent d’absorber du carbone. Or, plus un sol est artificialisé, dégradé, moins il est capable d’absorber du CO2 et plus il participe au phénomène d’îlot de chaleur urbain. L'artificialisation des sols peut aussi provoquer un déstockage de carbone rapide et conséquent, qui contribue au changement climatique lorsque le sol n'est pas très vite couvert (végétation, revêtement). Par ailleurs, l’étalement des formes urbaines auquel aboutit l’artificialisation des sols a un impact fort sur les émissions de gaz à effet de serre. L'éloignement de l'habitat des zones d'emplois et de commerce engendre entre autres une hausse de la demande en transports, donc en énergie et de l’usage du véhicule individuel. Réduction du potentiel agronomique des sols : leur artificialisation limite de fait la possibilité de les utiliser pour la production alimentaire de nos territoires.

Comment accueillir la biodiversité près de chez moi ?

En créant des parcs, des jardins, des chemins de balade et autres zones de jeux ou de détente, en végétalisant les espaces publics existants. Votre commune pourra par exemple participer au concours Capitales de la Biodiversité. Dans le cadre du fonds vert, l’État soutient les projets de renaturation et de désimperméabilisation des villes. Le plan nature en ville sera renforcé avec l’ambition de verdir rapidement les plus grandes collectivités et que chacun ait accès à la nature en 15 minutes depuis chez soi. La France a également l’ambition d'agrandir les aires protégées, avec 10 % du territoire national sous protection forte en 2030.

Sources

Département de Seine et Marne, DGA de l'Environnement, des Déplacements et de l'Aménagement du Territoire Direction de l'Architecture, des Bâtiments et des Collèges, Melun

Consommation finale énergétique par secteur en France Total en 2020 : 1490 TWh (données non corrigées des variations climatiques) Chiffres clés, Ministère de la Transition écologique, 2021.

25 minutes

Dans plus de 75% des établissements du secondaire, les élèves déjeunent en 16 à 30 minutes. Seuls 50% des collégiens et 64% des lycéens y déjeunent au moins 3 fois par semaine. Le reste du temps, elle est vide.

35 minutes

45 minutes

Pollution lumineuse

Si la pollution lumineuse et ses effets sont encore peu connus et intégrés dans les politiques publiques en faveur de la biodiversité, elle cause de nombreuses perturbations à la faune et à la flore nocturne notamment par la fragmentation des habitats naturels. Par exemple, les oiseaux et les insectes nocturnes se repèrent et s’orientent en fonction des étoiles ou de la lune. Ils sont attirés par ces sources lumineuses artificielles et perdent leurs repères. Au contraire, d’autres espèces comme les chauves-souris fuient la lumière, et ces installations constituent pour elles des barrières quasiment infranchissables qui fragmentent leur habitat. La présence de lumière artificielle perturbe également le cycle de vie des êtres vivants et a notamment un effet sur la saisonnalité des végétaux. En savoir plus :

« L’Affaire du siècle » : à la suite des plaintes portées par quatre ONG environnementales, le Tribunal administratif de Paris a reconnu, par ses jugements de février et d’octobre 2021, que le dépassement du premier budget carbone constituait un préjudice écologique que le Gouvernement devait réparer d’ici décembre 2022. Il a fixé le montant de cette réparation à 15 Mt de CO2eq en considérant qu’une partie du dépassement initialement évalué à 62 Mt avait déjà été corrigée par la baisse des émissions observée en 2019 et en 2020. Ce type de jugement a d’autant plus de chance de faire jurisprudence que le Conseil d’État a par ailleurs enjoint le Gouvernement à prendre des mesures complémentaires pour que la SNBC atteigne effectivement les réductions d’émission visées en 2030. Source : Christian de Perthuis, Climat : 30 mots pour comprendre et agir, 2022

Scopes 1 et 2 d'émissions

On classe les émissions de GES en 3 catégories dites « Scope » (pour périmètre, en anglais).

Scope 1 : émissions directes de chacun des secteurs d’activité (par exemple, les émissions liées aux transports à vocation touristique en période saisonnière, la production agricole du territoire, etc.). Les émissions associées à la consommation de gaz et de pétrole font partie du scope 1.Scope 2 : émissions indirectes des différents secteurs liées à leur consommation d’énergie.

Bien comprendre les émissions directes et indirectes

65 %

Plus précisement 66%, l'essor du télétravail suite à l'épidémie de Covid a fait chuter le taux d'occupation de 5,4% depuis 2020. Par ailleurs, les bureaux ne sont occupés qu'une certaine partie de la journée.

75 %

85 %

Les deux tiers des communes françaises sont exposées à au moins un risque naturel. Un Français sur quatre et un emploi sur trois sont aujourd'hui potentiellement exposés aux inondations, principal risque majeur au titre du nombre de communes concernées et du coût économique des catastrophes.

Pris de manière indépendante, aucun événement ne peut être attribué en tant que tel au changement climatique. Toutefois, les travaux de recherche établissent que le changement climatique vient modifier la fréquence et l'intensité de certains phénomènes :

  • multiplication des épisodes de sécheresse ; retrait-gonflement d'argile fragilisent les logements ;
  • augmentation des pluies extrêmes ; extension des zones impactées notamment vers le sud-est et les Pyrénées ;
  • augmentation de l'étendue des territoires exposés aux risques d’incendies de forêts ; forêts des Landes (horizon 2040) et de Sologne (horizon 2060) ;
  • absence de tendance future sur l’évolution des tempêtes ;
  • en Outre-mer, les simulations indiquent que les cyclones ne devraient pas être plus nombreux, mais plus intenses.

La hausse du niveau de la mer est prise en compte dans les choix d'occupation de l’espace et accompagnée notamment par l’état.