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Leçon_Les espaces ruraux français

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CHAPITRE 7

La France, des espaces ruraux multifonctionnels

Comment les espaces ruraux français se recomposent-ils ?

Roybon (Auvergne-Rhône-Alpes)

Des espaces ruraux de moins en moins agricoles

Des espaces ruraux encore marqués par l’agriculture

A° Des espaces ruraux encore marqués par l’agriculture

CROQUIS

Une grande variété de productions Le Bassin parisien jusque dans les Hauts-de-France et le Bassin aquitain constituent des ceintures de grande culture productiviste (céréales, betteraves, pommes de terre…). Le grand ouest, du Poitou à la Normandie, est marqué par de l'élevage intensif bovin, mais aussi ovin et porcin en Bretagne. La Haute-Normandie et le littoral de la Côte d’Opale sont occupés par la polyculture. Les grands massifs (Massif central, Pyrénées, Corse, Alpes…) abritent de l'élevage extensif. Enfin, les rives méditerranéennes et la vallée du Rhône sont caractérisées par des huertas, systèmes agricoles irrigués. Champagne, Bordelais, côte de Bourgogne, vallée du Rhône, Languedoc et Val de Loire sont spécialisés dans la viticulture. En outre-mer, coexistent une agriculture presque vivrière et de grandes cultures d'exportation de produits tropicaux (canne à sucre, bananes…). Une intégration sur les marchés nationaux, européens et mondiaux De grands axes de transport entre les zones de production et les grandes villes permettent d'acheminer les productions vers les marchés de consommation. Le marché d'intérêt national de Rungis, près de l'aéroport francilien d'Orly, commercialise ces produits. À l'échelle internationale, la France exporte vers ses voisins européens, tout en subissant la concurrence espagnole, marocaine et en provenance des grands pays émergents (Brésil notamment).

CROQUIS

A° Des espaces ruraux encore marqués par l’agriculture

  • L'agriculture façonne toujours les espaces ruraux français : les terres vouées à l'agriculture occupent encore 54% de la surface de la France.
  • Mais, en quelques décennies, les espaces agricoles français ont connu de profondes transformations. Les productions se sont modernisées (mécanisation et irrigation) et spécialisées (céréaliculture du Bassin parisien, grands vignobles du Bordelais ou de Champagne, etc.) pour faire face à la concurrence mondiale.
  • Cette agriculture productiviste fait de la France la 1ère puissance agricole de l'UE et la 4ème puissance exportatrice mondiale.
  • L’industrie agroalimentaire, dont une majeure partie se situe en zone rurale ou périurbaine, forme toujours le 1er secteur industriel français.

Des espaces ruraux encore marqués par l’agriculture

B° Une fonction agricole en mutation

Les labels AOP et IGP

Affiche du Comité Auvergne-Rhône-Alpes Gourmand, avril 2018.

Un monde agricole en crise

La crise du monde agricole est liée à la baisse des revenus et à l'augmentation de l'endettement, en lien avec la concurrence internationale. Découragé, les jeunes reprennent peu l'exploitation familiale. Si les exploitations étaient plus d’un million à la fin des années 1980, elles sont désormais à peine plus de 400 000 aujourd’hui. Une hécatombe qui touche notamment les petites et les moyennes fermes. En parallèle, les grandes exploitations connaissent une période de croissance.

L'évolution des surfaces bio

B° Une fonction agricole en mutation

  • De nombreux agriculteurs sont confrontés aux difficultés financières (élevages extensifs* de moyenne montagne et polyculture) et aux effets néfastes du productivisme (crises sanitaires comme la grippe aviaire, dégradations de l'environnement, etc.).
  • De ce fait, les pratiques agricoles évoluent : recherche d'une agriculture de qualité respectueuse de l'environnement comme l'agriculture biologique, attribution de labels de qualité (AOP, IGP, AOC…), circuits courts encourageant l'approvisionnement local, etc.
Élevage extensif : mode d’élevage qui ne recherche pas une forte productivité individuelle par animal.

II°

Des espaces de plus en plus multifonctionnels sous influence urbaine

Des espaces ruraux résidentiels

A° Des espaces ruraux résidentiels

Meyzieu : entre ville et campagne

Meyzieu (métropole de Lyon) entre 1950 et aujourd'hui (IGN)

« Aujourd’hui, si les Lyonnais sont des centaines chaque année à quitter le centre de Lyon pour s’installer dans les communes de l’Est lyonnais, c’est justement parce que ces villes mettent tout en œuvre pour les attirer. À commencer par des espaces verts que certains Lyonnais recherchent comme le Graal. “À Meyzieu, on peut faire 30 kilomètres de vélo sans jamais rencontrer personne. C’est une ville qui est très appropriée pour faire grandir des enfants. Vous êtes aux portes de la nature, tout en étant à 20 minutes du centre de Lyon en transports en commun”, vante Michel Forissier, le sénateur-maire UMP de la commune. Hormis ce cadre de vie privilégié entre ville et campagne, les Lyonnais choisissent aussi bien souvent de déménager à l’Est parce que les prix de l’immobilier, compris en moyenne entre 2 500 et 3 500 euros/m2, sont beaucoup plus abordables qu’à Lyon. La proximité de toutes ces communes avec les principaux axes routiers et autoroutiers comme la Rocade Est et l’A43 sont également des atouts. Le réseau de transports en commun y est désormais bien développé, avec plusieurs lignes de tramway qui desservent quasiment toutes ces villes. C’est le cas du tramway T3 qui dessert les communes de Vaulx-en-Velin, Décines et Meyzieu depuis la Part-Dieu. » D'après tribunedelyon.fr, le 4 mars 2015.

Vue aérienne de Meyzieu

La ville compte plus de 7 600 maisons individuelles soit 60% de l'habitat.

L'accroissement des mobilités pendulaires

A° Des espaces ruraux résidentiels

  • La croissance urbaine entraîne un fort étalement urbain*, qui se fait au détriment des terres agricoles.
  • Des néo-ruraux*, sensibles à la nature et désireux de propriété individuelle, s’installent dans les campagnes tout en conservant le plus souvent un emploi et un mode de vie urbain.
  • La périurbanisation* transforme les paysages ruraux : les lotissements pavillonnaires*, les zones industrielles, commerciales ou de loisirs et les infrastructures de transport artificialisent ces territoires.

De nouvelles activités productives

B° De nouvelles activités productives

La diversité des communes rurales

  • Les ruralités résidentielles sont principalement situées dans les grandes couronnes périurbaines.
  • Les petites polarités sont des bourgs offrant des services.
  • Les ruralités productives sont tournées vers les fonctions agricoles et industrielles, situées surtout dans le Nord et l’Ouest.
  • Les ruralités touristiques sont situées dans les massifs montagneux du Sud et de l’Est, sur les littoraux, et dans les parcs naturels régionaux.

Le parc naturel régional du Marais Poitevin

Zone d'activité à La Chapelle-sur-Erdre (Pays de la Loire)

Le Parc œuvre pour la sauvegarde, la restauration et la valorisation du Marais poitevin dans une perspective de développement du tourisme vert.

B° De nouvelles activités productives

  • Les espaces ruraux sont de plus en plus multifonctionnels : les activités commerciales, récréatives et industrielles, la production d’énergies renouvelables ou le tourisme (tourisme vert et agritourisme*) s’y développent.
  • Les espaces protégés (parcs naturels nationaux et régionaux) visent à protéger les milieux, tout en favorisant une activité touristique respectueuse de l'environnement.

III°

Les acteurs du développement rural

A° Des dynamiques contrastées

Typologie des campagnes françaises

A° Des dynamiques contrastées

  • Les campagnes des périphéries urbaines et des littoraux touristiques connaissent une croissance démographique et économique.
  • Les campagnes agricoles et industrielles ont des dynamiques très contrastées.
  • Les campagnes aux très faibles densités et souvent difficiles d'accès sont marqués par des difficultés : vieillissement de la population, pauvreté, déprise agricole*, disparition de commerces et de services de proximité (école, cabinet médical, poste…).
Déprise agricole : recul de l’activité agricole qui se traduit par l’abandon des terres.

B° L’insuffisance des investissements publics

L'intercommunalité : mutualiser les moyens

Langogne : inauguration du Pôle d'Excellence Rurale télémédecine

« Au 1er janvier 2020, les sept villes et villages de la communauté de communes Cœur de Lozère auront mutualisé leur gestion de l'eau et de l'assainissement, qui sera régie par une délégation de service public. C'est ce qu'ont décidé les élus de la collectivité, lors du dernier conseil communautaire. Et la demande n'émane pas de la ville préfecture (Mende) mais plutôt des villages alentour. "Nous aurons une qualité de service dans les villages, comme nous avons sur Mende, avec de la réactivité. Avec la concurrence, nous devrions avoir quelque chose de profitable." » T. Levesque, « Mende : une année de transition pour la gestion de l'eau », Midi Libre, édition « Lozère » du 13 nov. 2018.

« A l'occasion de sa visite cantonale à Langogne, le président du Conseil général Jean-Paul Pourquier a inauguré à l'hôpital local le Pôle d'excellence rurale Télémédecine, pour le volet réseau de visioconférence. Ce Pôle d'Excellence Rurale (PER) Télémédecine est un projet innovant qui apporte, grâce aux nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (TIC), des réponses concrètes à la problématique de la désertification du secteur médical en milieu rural. L'objectif principal de ce projet porté par le Département, en partenariat avec l'Etat et les douze établissements de santé de Lozère, publics et privés, est d'améliorer l'accès et la qualité des soins en zone de montagne et de maintenir, par là même, l'attractivité du territoire. Avec le PER télémédecine, une nouvelle culture médicale est née. L'usage des TIC permet en effet d'améliorer la prise en charge des patients et les conditions d'exercice des professionnels de santé en réduisant l'obstacle de la distance entre les acteurs des processus de soins. » D'après environnement-magazine.fr, le 1er décembre 2008.

B° L’insuffisance des investissements publics

  • Intégré à la politique agricole commune (PAC), le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) finance des projets de développement des territoires ruraux et du secteur agricole.
  • L'État met en place des dispositifs pour favoriser le développement rural. Les pôles d'excellence rurale financent des projets innovants créateurs d’emplois. (ex : télémédecine en milieu rural).
  • Mais, les aides de l'UE ou de l'État ne suffisent pas à enrayer un sentiment d'abandon dans les espaces ruraux les plus isolés. Par exemple, la fracture numérique (inégalité d’accès à Internet) persiste malgré les investissements publics.
  • Le développement rural résulte aussi d'initiatives à l’échelle locale. L'intercommunalité (regroupement de communes) est essentielle pour mettre en commun des services de plus en plus rares (ex : maisons de santé).

Meyzieu : entre ville et campagne « Aujourd’hui, si les Lyonnais sont des centaines chaque année à quitter le centre de Lyon pour s’installer dans les communes de l’Est lyonnais, c’est justement parce que ces villes mettent tout en œuvre pour les attirer. À commencer par des espaces verts que certains Lyonnais recherchent comme le Graal. “À Meyzieu, on peut faire 30 kilomètres de vélo sans jamais rencontrer personne. C’est une ville qui est très appropriée pour faire grandir des enfants. Vous êtes aux portes de la nature, tout en étant à 20 minutes du centre de Lyon en transports en commun”, vante Michel Forissier, le sénateur-maire UMP de la commune. Hormis ce cadre de vie privilégié entre ville et campagne, les Lyonnais choisissent aussi bien souvent de déménager à l’Est parce que les prix de l’immobilier, compris en moyenne entre 2 500 et 3 500 euros/m2, sont beaucoup plus abordables qu’à Lyon. La proximité de toutes ces communes avec les principaux axes routiers et autoroutiers comme la Rocade Est et l’A43 sont également des atouts. Le réseau de transports en commun y est désormais bien développé, avec plusieurs lignes de tramway qui desservent quasiment toutes ces villes. C’est le cas du tramway T3 qui dessert les communes de Vaulx-en-Velin, Décines et Meyzieu depuis la Part-Dieu. » D'après tribunedelyon.fr, le 4 mars 2015.

Une grande variété de productions Le Bassin parisien jusque dans les Hauts-de-France et le Bassin aquitain constituent des ceintures de grande culture productiviste (céréales, betteraves, pommes de terre…). Le grand ouest, du Poitou à la Normandie, est marqué par de l'élevage intensif bovin, mais aussi ovin et porcin en Bretagne. La Haute-Normandie et le littoral de la Côte d’Opale sont occupés par la polyculture. Les grands massifs (Massif central, Pyrénées, Corse, Alpes…) abritent de l'élevage extensif. Enfin, les rives méditerranéennes et la vallée du Rhône sont caractérisées par des huertas, systèmes agricoles irrigués. Champagne, Bordelais, côte de Bourgogne, vallée du Rhône, Languedoc et Val de Loire sont spécialisés dans la viticulture. En outre-mer, coexistent une agriculture presque vivrière et de grandes cultures d'exportation de produits tropicaux (canne à sucre, bananes…). Une intégration sur les marchés nationaux, européens et mondiaux De grands axes de transport entre les zones de production et les grandes villes permettent d'acheminer les productions vers les marchés de consommation. Le marché d'intérêt national de Rungis, près de l'aéroport francilien d'Orly, commercialise ces produits. À l'échelle internationale, la France exporte vers ses voisins européens, tout en subissant la concurrence espagnole, marocaine et en provenance des grands pays émergents (Brésil notamment).

QUESTION Quelles mutations récentes connait l'agriculture française ?

Les labels AOP et IGP Affiche du Comité Auvergne-Rhône-Alpes Gourmand, avril 2018.

B° L’insuffisance des investissements publics

  • Intégré à la politique agricole commune (PAC), le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) finance des projets de développement des territoires ruraux et du secteur agricole.
  • L'État met en place des dispositifs pour favoriser le développement rural. Les pôles d'excellence rurale financent des projets innovants créateurs d’emplois. (ex : télémédecine en milieu rural).
  • Mais, les aides de l'UE ou de l'État ne suffisent pas à enrayer un sentiment d'abandon dans les espaces ruraux les plus isolés. Par exemple, la fracture numérique (inégalité d’accès à Internet) persiste malgré les investissements publics.
  • Le développement rural résulte aussi d'initiatives à l’échelle locale. L'intercommunalité (regroupement de communes) est essentielle pour mettre en commun des services de plus en plus rares (ex : maisons de santé).

B° De nouvelles activités productives

  • Les espaces ruraux sont de plus en plus multifonctionnels : les activités commerciales, récréatives et industrielles, la production d’énergies renouvelables ou le tourisme (tourisme vert et agritourisme*) s’y développent.
  • Les espaces protégés (parcs naturels nationaux et régionaux) visent à protéger les milieux, tout en favorisant une activité touristique respectueuse de l'environnement.

QUESTION Comment la périurbanisation transforme‑t‑elle les espaces ruraux (paysages, infrastructures, fonctions, mode de vie...) ?

B° Une fonction agricole en mutation

  • De nombreux agriculteurs sont confrontés aux difficultés financières (élevages extensifs* de moyenne montagne et polyculture) et aux effets néfastes du productivisme (crises sanitaires comme la grippe aviaire, dégradations de l'environnement, etc.).
  • De ce fait, les pratiques agricoles évoluent : recherche d'une agriculture de qualité respectueuse de l'environnement comme l'agriculture biologique, attribution de labels de qualité (AOP, IGP, AOC…), circuits courts encourageant l'approvisionnement local, etc.
Élevage extensif : mode d’élevage qui ne recherche pas une forte productivité individuelle par animal.

A° Des espaces ruraux encore marqués par l'agriculture

  • L'agriculture façonne toujours les espaces ruraux français : les terres vouées à l'agriculture occupent encore 54% de la surface de la France.
  • Mais, en quelques décennies, les espaces agricoles français ont connu de profondes transformations. Les productions se sont modernisées (mécanisation et irrigation) et spécialisées (céréaliculture du Bassin parisien, grands vignobles du Bordelais ou de Champagne, etc.) pour faire face à la concurrence mondiale.
  • Cette agriculture productiviste fait de la France la 1ère puissance agricole de l'UE et la 4ème puissance exportatrice mondiale.
  • L’industrie agroalimentaire, dont une majeure partie se situe en zone rurale ou périurbaine, forme toujours le 1er secteur industriel français.

Langogne : inauguration du Pôle d'Excellence Rurale télémédecine « A l'occasion de sa visite cantonale à Langogne, le président du Conseil général Jean-Paul Pourquier a inauguré à l'hôpital local le Pôle d'excellence rurale Télémédecine, pour le volet réseau de visioconférence. Ce Pôle d'Excellence Rurale (PER) Télémédecine est un projet innovant qui apporte, grâce aux nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (TIC), des réponses concrètes à la problématique de la désertification du secteur médical en milieu rural. L'objectif principal de ce projet porté par le Département, en partenariat avec l'Etat et les douze établissements de santé de Lozère, publics et privés, est d'améliorer l'accès et la qualité des soins en zone de montagne et de maintenir, par là même, l'attractivité du territoire. Avec le PER télémédecine, une nouvelle culture médicale est née. L'usage des TIC permet en effet d'améliorer la prise en charge des patients et les conditions d'exercice des professionnels de santé en réduisant l'obstacle de la distance entre les acteurs des processus de soins. » D'après environnement-magazine.fr, le 1er décembre 2008.

QUESTION Quelles sont les différentes fonctions des espaces ruraux ?
QUESTION Quels acteurs publics interviennent pour rééquilibrer les territoires ruraux ?

A° Des dynamiques contrastées

  • Les campagnes des périphéries urbaines et des littoraux touristiques connaissent une croissance démographique et économique.
  • Les campagnes agricoles et industrielles ont des dynamiques très contrastées.
  • Les campagnes aux très faibles densités et souvent difficiles d'accès sont marqués par des difficultés : vieillissement de la population, pauvreté, déprise agricole*, disparition de commerces et de services de proximité (école, cabinet médical, poste…).
Déprise agricole : recul de l’activité agricole qui se traduit par l’abandon des terres.

La diversité des communes rurales

  • Les ruralités résidentielles sont principalement situées dans les grandes couronnes périurbaines.
  • Les petites polarités sont des bourgs offrant des services.
  • Les ruralités productives sont tournées vers les fonctions agricoles et industrielles, situées surtout dans le Nord et l’Ouest.
  • Les ruralités touristiques sont situées dans les massifs montagneux du Sud et de l’Est, sur les littoraux, et dans les parcs naturels régionaux.

Vue aérienne de Meyzieu La ville compte plus de 7 600 maisons individuelles soit 60% de l'habitat.

A° Des espaces ruraux résidentiels

  • La croissance urbaine entraîne un fort étalement urbain*, qui se fait au détriment des terres agricoles.
  • Des néo-ruraux*, sensibles à la nature et désireux de propriété individuelle, s’installent dans les campagnes tout en conservant le plus souvent un emploi et un mode de vie urbain.
  • La périurbanisation* transforme les paysages ruraux : les lotissements pavillonnaires*, les zones industrielles, commerciales ou de loisirs et les infrastructures de transport artificialisent ces territoires.

QUESTION Où se localisent les campagnes françaises les plus en difficulté ?

Un monde agricole en crise La crise du monde agricole est liée à la baisse des revenus et à l'augmentation de l'endettement, en lien avec la concurrence internationale. Découragé, les jeunes reprennent peu l'exploitation familiale. Si les exploitations étaient plus d’un million à la fin des années 1980, elles sont désormais à peine plus de 400 000 aujourd’hui. Une hécatombe qui touche notamment les petites et les moyennes fermes. En parallèle, les grandes exploitations connaissent une période de croissance.

L'intercommunalité : mutualiser les moyens « Au 1er janvier 2020, les sept villes et villages de la communauté de communes Cœur de Lozère auront mutualisé leur gestion de l'eau et de l'assainissement, qui sera régie par une délégation de service public. C'est ce qu'ont décidé les élus de la collectivité, lors du dernier conseil communautaire. Et la demande n'émane pas de la ville préfecture (Mende) mais plutôt des villages alentour. "Nous aurons une qualité de service dans les villages, comme nous avons sur Mende, avec de la réactivité. Avec la concurrence, nous devrions avoir quelque chose de profitable." » T. Levesque, « Mende : une année de transition pour la gestion de l'eau », Midi Libre, édition « Lozère » du 13 nov. 2018.

Le parc naturel régional du Marais poitevin Le Parc œuvre pour la sauvegarde, la restauration et la valorisation du Marais poitevin dans une perspective de développement du tourisme vert.