8/12 travaux d'Heraclès/Hercule
Les latinistes de 2de 2023-2024 du Lycée Queneau vous présentent un texte et une céramique grecs et un texte et une mosaïque romaine sur 8 travaux du plus célèbre des héros
National Archaeological Museum, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>, via Wikimedia Commons
INDEX
L'Hydre de lerne
Deuxième Travail par Olivier
Les écuries d'augias
Cinquième travail par Eléa
Le Lion de Nemée
Premier Travail par Eimène
Le taureau de crète
Septième travail par Najib
Les oiseaux du lac Stymphale
La ceinture d'hippolyte
Neuvième travail
Sixième travail par Simon
Les pommes d'or du jardin des hespérides
Onzième travail par Maïa
Cerbère
Douxième travail par Adil
Le Lion de Nemée
Travail numéro 1 par Eimene
TRADUCTION française: La traduction qui suit est empruntée partie à Clavier (1805), partie à Ugo Bratelli (2001) ; cette dernière est accessible sur le site NIMISPAUCI, via Hodoi Elektronikai
APOLLODORE (Ps.) d'Athènes, La Bibliothèque, livre IIChapitre 2, 5, 1
[2,5,1] τοῦτο ἀκούσας ὁ Ἡρακλῆς εἰς Τίρυνθα ἦλθε, καὶ τὸ προσταττόμενον ὑπὸ Εὐρυσθέως ἐτέλει. πρῶτον μὲν οὖν ἐπέταξεν αὐτῷ τοῦ Νεμέου λέοντος τὴν δορὰν κομίζειν· τοῦτο δὲ ζῷον ἦν ἄτρωτον, ἐκ Τυφῶνος γεγεννημένον. πορευόμενος οὖν ἐπὶ τὸν λέοντα ἦλθεν εἰς Κλεωνάς, καὶ ξενίζεται παρὰ ἀνδρὶ χερνήτῃ Μολόρχῳ. καὶ θύειν ἱερεῖον θέλοντι εἰς ἡμέραν ἔφη τηρεῖν τριακοστήν, καὶ ἂν μὲν ἀπὸ τῆς θήρας σῶος ἐπανέλθῃ, Διὶ σωτῆρι θύειν, ἐὰν δὲ ἀποθάνῃ, τότε ὡς ἥρωι ἐναγίζειν. εἰς δὲ τὴν Νεμέαν ἀφικόμενος καὶ τὸν λέοντα μαστεύσας ἐτόξευσε τὸ πρῶτον· ὡς δὲ ἔμαθεν ἄτρωτον ὄντα, ἀνατεινάμενος τὸ ῥόπαλον ἐδίωκε. συμφυγόντος δὲ εἰς ἀμφίστομον σπήλαιον αὐτοῦ τὴν ἑτέραν ἐνῳκοδόμησεν εἴσοδον, διὰ δὲ τῆς ἑτέρας ἐπεισῆλθε τῷ θηρίῳ, καὶ περιθεὶς τὴν χεῖρα τῷ τραχήλῳ κατέσχεν ἄγχων ἕως ἔπνιξε, καὶ θέμενος ἐπὶ τῶν ὤμων ἐκόμιζεν εἰς Κλεωνάς. καταλαβὼν δὲ τὸν Μόλορχον ἐν τῇ τελευταίᾳ τῶν ἡμερῶν ὡς νεκρῷ μέλλοντα τὸ ἱερεῖον ἐναγίζειν, σωτῆρι θύσας Διὶ ἦγεν εἰς Μυκήνας τὸν λέοντα. Εὐρυσθεὺς δὲ καταπλαγεὶς αὐτοῦ τὴν ἀνδρείαν ἀπεῖπε τὸ λοιπὸν αὐτῷ εἰς τὴν πόλιν εἰσιέναι, δεικνύειν δὲ πρὸ τῶν πυλῶν ἐκέλευε τοὺς ἄθλους. φασὶ δὲ ὅτι δείσας καὶ πίθον ἑαυτῷ χαλκοῦν εἰσκρυβῆναι ὑπὸ γῆν κατεσκεύασε, καὶ πέμπων κήρυκα Κοπρέα Πέλοπος τοῦ Ἠλείου ἐπέταττε τοὺς ἄθλους. οὗτος δὲ Ἴφιτον κτείνας,
φυγὼν εἰς Μυκήνας καὶ τυχὼν παρ᾽ Εὐρυσθέως καθαρσίων ἐκεῖ κατῴκει.
[2,5,1] Sachant cela, Héraclès se rendit à Tirynthe, et accomplit tout ce qu’Eurysthée lui ordonna. Le premier travail qui lui fut imposé fut de rapporter la peau du lion de Némée, une bête féroce et invulnérable, née de Typhon. Ainsi Héraclès s’en alla affronter le lion et gagna Cléones, où il fut l’hôte d’un ouvrier agricole, Molorchos. Ce jour-là, ce dernier s’apprêtait à offrir une victime en sacrifice, mais Héraclès lui dit d’attendre trente jours : s’il revenait sain et sauf de la chasse, Molorchos devrait sacrifier à Zeus Sauveur ; et si au contraire il périssait, Molorchos devrait offrir le sacrifice à Héraclès, en tant que héros. Arrivé à Némée, Héraclès suivit les traces du lion et commença à le frapper avec ses flèches ; mais il comprit immédiatement qu’il était invulnérable : aussi mit-il sa massue sur son épaule, et le suivit-il. Le lion se réfugia dans une grotte à deux entrées. Héraclès en condamna une et entra par l’autre ; il s’approcha du fauve, le saisit au cou et l’immobilisa ; et il lui serra si fort la gorge qu’il mourut étouffé. Puis il souleva le lion sur ses épaules et retourna à Cléones. Là, il rencontra Molorchos qui, parce que c’était le dernier jour, s’apprêtait à accomplir le sacrifice en l’honneur d’Héraclès mort ; tous deux sacrifièrent à Zeus Sauveur. Ensuite Héraclès porta le lion à Mycènes. Eurysthée, terrifié par la force du héros, lui interdit dès lors l’entrée de sa ville : les résultats de ses exploits devraient dorénavant être exposés devant les portes. On dit aussi qu’Eurysthée, trop effrayé, s’était caché dans une jarre de bronze, qu’il avait fait apprêter sous la terre. Et ses ordres, pour les autres exploits d’Héraclès, il les donna de cet endroit, par la voix du héraut Coprée, le fils de Pélops l’Éléen. Coprée avait tué Iphitos : exilé, il avait gagné Mycènes ; purifié par Eurysthée, il s’était établi dans la cité.
Héraklès et le lion de Némée
Amphore à figures noires - vers 540 av.JC
Musée du Louvre
Deux personnes à côté regardent la scène.
Il est représenté plus haut que le Lion pour montrer que c'est lui qui le domine.
Ils sont représentés collés comme s'ils ne faisaient qu'un pour montrer qu'Hercule est au niveau du Lion.
Hercule est le seul des 3 personnages qui se bat pour montrer que c'est lui le héros
C'est une céramique à figures noires. Ce sont des couleurs assez chaudes typiques de cette époque.
La musculature de Hercule est bien prononcée.
Traduction (légèrement adaptée) de G.T. Villenave, Paris, 1806
Mort d'Hercule (IX, 185-199) Les méramorphoses, Ovide
LEh ! quoi, ni les trois corps du pasteur d'Ibérie, ni la triple gueule du gardien des Enfers, n'ont pu effrayer mon courage ! Sont-ce ces mains qui brisèrent les cornes du taureau des Crétois ? l'Élide a-t-elle vu mes travaux ? les ondes du Stymphale et la forêt de Parthénie en ont- elles été témoins ? est-ce moi qui, sur les bords du Thermodon, enlevai le bouclier d'or de l'Amazone
] et les fruits de l'arbre que gardait le dragon vigilant ? sont-ce là ces bras qui triomphèrent des Centaures, qui terrassèrent l'affreux sanglier dans les champs d'Arcadie, et l'hydre aux têtes renaissantes sous le fer qui les faisait tomber ?
"Ainsi qu'à leur maître farouche, n'ai-je pas donné la mort aux coursiers de la Thrace nourris de sang humain, et dont les entrailles étaient remplies de membres déchirés ? Voici ces bras qui ont étouffé le lion de Némée ! voici cette tête qui du ciel soutint le fardeau ! J'ai lassé la haine de Junon sans me lasser jamais.
Lforma triplex, nec forma triplex tua, Cerbere, mouit ?
uosne, manus, ualidi pressistis cornua tauri?
uestrum opus Elis habet, uestrum Stymphalides undae,
Partheniumque nemus? uestra uirtute relatus
Thermodontiaco caelatus balteus auro,
pomaque ab insomni concustodita dracone?
nec mihi centauri potuere resistere, nec mi
Arcadiae uastator aper? nec profuit hydrae
crescere per damnum geminasque resumere uires?
quid, cum Thracis equos humano sanguine pingues
195 plenaque corporibus laceris praesepia uidi,
uisaque deieci, dominumque ipsosque peremi?
his elisa iacet moles Nemeaea lacertis:
hac caelum ceruice tuli. defessa iubendo est
saeua Iouis coniunx: ego sum indefessus agendo.
Hercule et le lion de Némée
Détail d'une mosaïque romaine - IIIe s. apr.JC
Trouvée à Lliria (Valencia)
Musée national archéologique - Madrid
Il est représenté plus haut que son adversaire ce qui prouve qu'il est plus fort et que c'est lui qui le domine.
On peut apercevoir sa massue en haut à droite, une des armes qui le représente.
On peut voir Hercule au centre de la mosaïque en train d'étrangler le lion de Némée.
Il sont représenté collé comme si il ne faisait qu'un pour montrer qu'Hercule est au niveau du Lion.
On voit que la musculature de Hercule est tres mise en avant.
Les personnages sont représentés en noirs sur un fond blanc.
L'hydre de Lerne
Le deuxième travail d'Hercule
Le demi-dieu
Hercule
Hercule est le fils de Zeus et de la mortelle Alcmène. Il est doté d'une force inhumaine lui permettant de vaincre les plus forts. Il est connu pour avoir une massue en bois d'olivier, un arc et une armure impénétrable
Le monstre aux multiples têtes
L'hydre de Lerne
+ INFO
Monstre aux multiples têtes. Quand on en coupe une, deux repoussent au niveau de la blessure.
+ INFO
δεύτερον δὲ ἆθλον ἐπέταξεν αὐτῷ τὴν Λερναίαν ὕδραν κτεῖναι· αὕτη δὲ ἐν τῷ τῆς Λέρνης ἕλει ἐκτραφεῖσα ἐξέβαινεν εἰς τὸ πεδίον καὶ τά τε βοσκήματα καὶ τὴν χώραν διέφθειρεν. εἶχε δὲ ἡ ὕδρα ὑπερμέγεθες σῶμα, κεφαλὰς ἔχον ἐννέα, τὰς μὲν ὀκτὼ θνητάς, τὴν δὲ μέσην ἀθάνατον. ἐπιβὰς οὖν ἅρματος, ἡνιοχοῦντος Ἰολάου, παρεγένετο εἰς τὴν Λέρνην, καὶ τοὺς μὲν ἵππους ἔστησε, τὴν δὲ ὕδραν εὑρὼν ἔν τινι λόφῳ παρὰ τὰς πηγὰς τῆς Ἀμυμώνης, ὅπου ὁ φωλεὸς αὐτῆς ὑπῆρχε, βάλλων βέλεσι πεπυρωμένοις ἠνάγκασεν ἐξελθεῖν, ἐκβαίνουσαν δὲ αὐτὴν κρατήσας κατεῖχεν. ἡ δὲ θατέρῳ τῶν ποδῶν ἐνείχετο περιπλακεῖσα. τῷ ῥοπάλῳ δὲ τὰς κεφαλὰς κόπτων οὐδὲν ἀνύειν ἠδύνατο· μιᾶς γὰρ κοπτομένης κεφαλῆς δύο ἀνεφύοντο. ἐπεβοήθει δὲ καρκίνος τῇ ὕδρᾳ ὑπερμεγέθης, δάκνων τὸν πόδα. διὸ τοῦτον ἀποκτείνας ἐπεκαλέσατο καὶ αὐτὸς βοηθὸν τὸν Ἰόλαον, ὃς μέρος τι καταπρήσας τῆς ἐγγὺς ὕλης τοῖς δαλοῖς ἐπικαίων τὰς ἀνατολὰς τῶν κεφαλῶν ἐκώλυεν ἀνιέναι. καὶ τοῦτον τὸν τρόπον τῶν ἀναφυομένων κεφαλῶν περιγενόμενος, τὴν ἀθάνατον ἀποκόψας κατώρυξε καὶ βαρεῖαν ἐπέθηκε πέτραν, παρὰ τὴν ὁδὸν τὴν φέρουσαν διὰ Λέρνης εἰς Ἐλαιοῦντα τὸ δὲ σῶμα τῆς ὕδρας ἀνασχίσας τῇ χολῇ τοὺς ὀιστοὺς ἔβαψεν. Εὐρυσθεὺς δὲ ἔφη μὴ δεῖν καταριθμῆσαι τοῦτον ἐν τοῖς δέκα τὸν ἆθλον· οὐ γὰρ μόνος ἀλλὰ καὶ μετὰ Ἰολάου τῆς ὕδρας περιεγένετο.
Son deuxième travail fut de tuer l’Hydre de Lerne. Ce monstre vivait dans les marais de Lerne, mais souvent il s’aventurait dans la plaine et ravageait le bétail et la campagne. Il avait un corps énorme hérissé de neuf têtes : huit d’entre elles étaient mortelles, mais celle du milieu était immortelle. Héraclès monta sur le char guidé par Iolaos ; il arriva à Lerne, il arrêta les chevaux, et trouva l’Hydre sur une colline non loin de la source Amymoné, où elle avait sa tanière. Alors Héraclès décocha des flèches enflammées à l’intérieur, contraignant l’hydre à sortir : à peine fut-elle dehors qu’il lui sauta dessus et l’immobilisa. Mais aussitôt elle s’entortilla autour d’une de ses jambes et l’enserra. Héraclès commença alors à fracasser ses têtes avec sa massue ; sans résultat, parce que pour chaque tête tranchée deux nouvelles surgissaient. Et, venant à l’aide de l’hydre, arriva un crabe d’une grandeur épouvantable, qui mordit le pied d’Héraclès. Après l’avoir tué, le héros lui aussi demanda l’aide d’Iolaos ; ce dernier mit le feu à un buisson et, à l’aide de tisons ardents, il empêchait les neuf têtes de repousser, en brûlant la chair à la base des têtes coupées. De cette façon Héraclès réussit vaincre les neuf têtes, et à trancher également celle qui était immortelle. : puis il l’enterra et plaça dessus une lourde pierre, non loin de la route qui de Lerne mène à Éléonte. Quant au corps de l’hydre, il en fit des morceaux et il trempa ses flèches dans le sang de la bête. Mais Eurysthée dit ensuite qu’on ne pouvait pas prendre en compte cet exploit, parce qu’il avait tué l’hydre avec l’aide d’Iolaos, et non tout seul.
Source
540-530 av J.C.
Amphore grecque
L'hydre de Lerne, reconnaissable à ses multiples têtes. Elle semble dominée.
Hercule est représenté dominant l'Hydre, on le voit par sa taille. Les figures sont noires sur fond rouge, ce qui permet d'identifier la période de l'amphore.
Hercule, qu'on reconnaît grâce à la peau du Lion de Némée.
Eh ! quoi, ni les trois corps du pasteur d'Ibérie, ni la triple gueule du gardien des Enfers, n'ont pu effrayer mon courage ! Sont-ce ces mains qui brisèrent les cornes du taureau des Crétois ? l'Élide a-t-elle vu mes travaux ? les ondes du Stymphale et la forêt de Parthénie en ont- elles été témoins ? est-ce moi qui, sur les bords du Thermodon, enlevai le bouclier d'or de l'Amazone
et les fruits de l'arbre que gardait le dragon vigilant ? sont-ce là ces bras qui triomphèrent des Centaures, qui terrassèrent l'affreux sanglier dans les champs d'Arcadie, et l'hydre aux têtes renaissantes sous le fer qui les faisait tomber ?
"Ainsi qu'à leur maître farouche, n'ai-je pas donné la mort aux coursiers de la Thrace nourris de sang humain, et dont les entrailles étaient remplies de membres déchirés ? Voici ces bras qui ont étouffé le lion de Némée ! voici cette tête qui du ciel soutint le fardeau ! J'ai lassé la haine de Junon sans me lasser jamais.
forma triplex, nec forma triplex tua, Cerbere, mouit? uosne, manus, ualidi pressistis cornua tauri?uestrum opus Elis habet, uestrum Stymphalides undae,Partheniumque nemus? uestra uirtute relatusThermodontiaco caelatus balteus auro, [9,190] pomaque ab insomni concustodita dracone? nec mihi centauri potuere resistere, nec miArcadiae uastator aper ? nec profuit hydraecrescere per damnum geminasque resumere uires? quid, cum Thracis equos humano sanguine pingues195 plenaque corporibus laceris praesepia uidi,uisaque deieci, dominumque ipsosque peremi? his elisa iacet moles Nemeaea lacertis:hac caelum ceruice tuli. defessa iubendo estsaeua Iouis coniunx: ego sum indefessus agendo.
Source
170-180 ap J.C.
Mosaïque latine
L'hydre de Lerne, totalement soumise à Hercule
Hercule domine totalement la bête. Il la soumet
Hercue, reconnaissable à sa massue en bois d'olivier.
Les Ecuries d'Augias
Le cinquième travail d'hercule par Eléa
Auteur : daniel martin fouinoflex
APOLLODORE (Ps.) d'Athènes, La Bibliothèque, livre II Chapitre 2, 5, 5
Via Hodoi Elektronikai
La traduction qui suit est empruntée partie à Clavier (1805), partie à Ugo Bratelli (2001) ; cette dernière est accessible sur le site NIMISPAUCI.
[2,5,5] πέμπτον ἐπέταξεν αὐτῷ ἆθλον τῶν Αὐγείου βοσκημάτων ἐν ἡμέρᾳ μιᾷ μόνον ἐκφορῆσαι τὴν ὄνθον. ἦν δὲ ὁ Αὐγείας βασιλεὺς Ἤλιδος, ὡς μέν τινες εἶπον, παῖς Ἡλίου, ὡς δέ τινες, Ποσειδῶνος, ὡς δὲ ἔνιοι, Φόρβαντος, πολλὰς δὲ εἶχε βοσκημάτων ποίμνας. τούτῳ προσελθὼν Ἡρακλῆς, οὐ δηλώσας τὴν Εὐρυσθέως ἐπιταγήν, ἔφασκε μιᾷ ἡμέρᾳ τὴν ὄνθον ἐκφορήσειν, εἰ δώσει τὴν δεκάτην αὐτῷ τῶν βοσκημάτων. Αὐγείας δὲ ἀπιστῶν ὑπισχνεῖται. μαρτυράμενος δὲ Ἡρακλῆς τὸν Αὐγείου παῖδα Φυλέα, τῆς τε αὐλῆς τὸν θεμέλιον διεῖλε καὶ τὸν Ἀλφειὸν καὶ τὸν Πηνειὸν σύνεγγυς ῥέοντας παροχετεύσας ἐπήγαγεν, ἔκρουν δι᾽ ἄλλης ἐξόδου ποιήσας. μαθὼν δὲ Αὐγείας ὅτι κατ᾽ ἐπιταγὴν Εὐρυσθέως τοῦτο ἐπιτετέλεσται, τὸν μισθὸν οὐκ ἀπεδίδου, προσέτι δ᾽ ἠρνεῖτο καὶ μισθὸν ὑποσχέσθαι δώσειν, καὶ κρίνεσθαι περὶ τούτου ἕτοιμος ἔλεγεν εἶναι. καθεζομένων δὲ τῶν δικαστῶν κληθεὶς ὁ Φυλεὺς ὑπὸ Ἡρακλέους τοῦ πατρὸς κατεμαρτύρησεν, εἰπὼν ὁμολογῆσαι μισθὸν δώσειν αὐτῷ. ὀργισθεὶς δὲ Αὐγείας, πρὶν τὴν ψῆφον ἐνεχθῆναι, τόν τε Φυλέα καὶ τὸν Ἡρακλέα βαδίζειν ἐξ Ἤλιδος ἐκέλευσε. Φυλεὺς μὲν οὖν εἰς Δουλίχιον ἦλθε κἀκεῖ κατῴκει, Ἡρακλῆς δὲ εἰς Ὤλενον πρὸς Δεξαμενὸν ἧκε, καὶ κατέλαβε τοῦτον μέλλοντα δι᾽ ἀνάγκην μνηστεύειν Εὐρυτίωνι Κενταύρῳ Μνησιμάχην τὴν θυγατέρα· ὑφ᾽ οὗ παρακληθεὶς βοηθεῖν ἐλθόντα ἐπὶ τὴν νύμφην Εὐρυτίωνα ἀπέκτεινεν. Εὐρυσθεὺς δὲ οὐδὲ τοῦτον ἐν τοῖς δέκα προσεδέξατο τὸν ἆθλον, λέγων ἐπὶ μισθῷ πεπρᾶχθαι.
[2,5,5] Son cinquième travail consista à nettoyer du fumier, en un seul jour, toutes les étables d'Augias. Augias était roi d'Élis, fils d'Hélios selon les uns, ou de Poséidon selon les autres, ou bien, selon d'autres encore, de Phorbas. Il possédait de très grands troupeaux de bétail. Héraclès alla le voir et, sans lui révéler l'ordre d'Eurysthée, il lui dit qu'en un seul jour il nettoierait tout le fumier si Augias lui donnait la dixième partie du bétail. Et le roi, considérant l'entreprise impossible, lui donna sa parole. Héraclès prit à témoin Philée, le fils d'Augias ; c, dévia le cours des deux fleuves voisins, l'Alphée et le Pénée, et, après avoir ouvert une autre brèche afin que l'eau puisse s'évacuer, il canalisa leurs eaux vers l'intérieur des étables. Il révéla alors à Augias qu'il avait accompli cette entreprise sur l'ordre d'Eurysthée ; le roi refusa de lui donner la rémunération convenue, niant même la lui avoir jamais promise, et il déclara qu'il était tout à fait prêt à aller devant les tribunaux. Face aux juges, Héraclès appela Philée afin qu'il témoigne contre son père, et le jeune homme confirma que la rémunération lui était due. Augias, furieux, avant même que le verdict ne fût émis, ordonna à Héraclès et à Philée de quitter l'Élide. Philée, alors, gagna Doulichion et s'y établit ; tandis qu'Héraclès se rendit à Olénos, auprès du roi Dexaménos. Il le trouva sur le point de donner en mariage, contre sa volonté, sa fille Mnésimaché au Centaure Eurytion. Alors le roi demanda l'aide d'Héraclès, et le héros tua Eurytion comme il rejoignait son épouse. Par la suite, Eurysthée refusa de prendre en compte ce travail, prétextant qu'il l'avait accompli pour de l'argent.
Skyphos avec Herakles, Athéna et Hermès
Athéna verse le vin à Hercule
Hermès joue de la double flûte
Hercule se repose et se fait servir du vin par Athéna après avoir nettoyé les Ecuries.
Crédit photo : Petegorsky/Gipe
Axe de construction:
Ces deux lignes montrent la séparation entre Hercule et les dieux.
On remarque qu'Hercule prend beaucoup de place et que les dieux sont mis sur les côtés comme si ils étaient à son service. Le potier a surement voulu mettre en évidence Hercule.
Cette ligne marque la séparation entre le corps et la tête des personnages
Crédit photo : Petegorsky/Gipe
Information :
• Ce vase est un skyphos, c'est à dire un récipient à boire qui était utilisé durant la Grèce Antique. • Il a été réalisé en 500 av. J.-C . • Il est aujourd'hui exposé dans le Mount Holyoke College Art Museum aux Etats-Unis.
Cette céramique est une figure noire. Ce qui signifie que les figures se détachent en noir sur le fond clair de la terre cuite. Les détails sont ajoutés et donc incisés dans l'engobe avant la cuisson.
Crédit photo : Petegorsky/Gipe
Héraclès détournant les fleuves Alphée et Pénée
Hercule qui détourne les eaux des fleuves Alphée et Pénée
Brèche dans un mur créé par Hercule.
Luis García, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons
Information :
• La mosaïque a été réalisée durant la première moitié du IIIe siècle • Elle est aujourd'hui exposée dans au Musée archéologique national d'Espagne à Madrid
Sur cette mosaïque les couleurs qui resortent le plus sont le blanc, le marron et le gris. Le fond n'est constitué que de blanc, cela fait plus resortir Hercule ainsi que la brèche.
Luis García, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons
Point commun entre la céramique et la mosaïque : Sur la céramique et la mosaïque, malheureusement, on ne trouve qu'un seul point commun : Hercule représenté sur les deux œuvres avec sa peau de lion et sa massue.
Différences entre la céramique et la mosaïque : Entre la céramique et la mosaïque, je vois des différences comme par exemple l'action représentée, le vase nous montre Hercule au repos et la mosaïque Hercule en train d'effectuer le travail. Il y a ensuite la différence des personnages, la céramique nous illustre des autres personnages qu'Hercule, la déesse Athéna et le dieu Hermès alors que sur la mosaïque il n'y a qu'Hercule qui est représenté.
Je trouve que la mosaïque est fidèle au récit du travail d'Hercule en particulier à ce passage : "puis il ouvrit une brèche dans l'enclos des étables". On le voit en plein travail En ce qui concerne la céramique je ne trouve aucune corespondant avec les textes qu'on trouve sur ce travail. Aucun récit nous raconte qu'il se repose au côté d'Athéna et Hermès.
Les OIseaux du Lac Stymphale
Simon
le sixième travail d'Hercule
Benjamín Núñez González, CC BY-SA 4.0
Selon les grecs
Ἕκτον ἐπέταξεν ἆθλον αὐτῷ τὰς Στυμφαλίδας ὄρνιθας ἐκδιῶξαι. Ἦν δὲ ἐν Στυμφάλῳ πόλει τῆς ᾿Αρκαδίας Στυμφαλὶς λεγομένη λίμνη, πολλῇ συνηρεφὴς ὕλῃ· εἰς ταύτην ὄρνεις συνέφυγον ἄπλετοι, τὴν ἀπὸ τῶν λύκων ἁρπαγὴν δεδοικυῖαι. ἀμηχανοῦντος οὖν ῾Ηρακλέους πῶς ἐκ τῆς ὕλης τὰς ὄρνιθας ἐκβάλῃ, χάλκεα κρόταλα δίδωσιν αὐτῷ ᾿Αθηνᾶ παρὰ ῾Ηφαίστου λαβοῦσα. ταῦτα κρούων ἐπί τινος ὄρους τῇ λίμνῃ παρακειμένου τὰς ὄρνιθας ἐφόβει· αἱ δὲ τὸν δοῦπον οὐχ ὑπομένουσαι μετὰ δέους ἀνίπταντο, καὶ τοῦτον τὸν τρόπον ῾Ηρακλῆς ἐτόξευσεν αὐτάς.
Comme sixième travail, il [Eurysthée] lui imposa de chasser les oiseaux du lac Stymphale. Il y avait à Stymphalos en Arcadie un lac appelé Stymphale, entouré d'une épaisse forêt ; des oiseaux en nombre s'y réfugiaient, car ils craignaient d'être la proie des loups. Comme Héraclès ne savait comment il pourrait chasser les oiseaux de la forêt, Athéna lui donna des crotales de bronze qu'elle avait reçues d’Héphaïstos. En les faisant résonner depuis une montagne qui était proche du lac, il effraya les oiseaux ; ils ne pouvaient supporter le bruit qui les effrayait et s'envolèrent, et ainsi Héraclès put les abattre de ses flèches.
APOLLODORE (Ps.) d'Athènes, La Bibliothèque, livre II, Chapitre 2, 5, 6
TRADUCTION française : La traduction qui suit est empruntée partie à Clavier (1805), partie à Ugo Bratelli (2001) ; cette dernière est accessible sur le site NIMISPAUCI, via Hodoi Elektronikai
Une céramique
Hercule tue les oiseaux du lac Stymphale Amphore attique à figures noires - 540 av.JC British Museum
© The Trustees of the British Museum
Hercule, que l'on reconnait grâce à son arc, à son carquois et à son armure en peau de lion
Les oiseaux du lac Stymphale attaquant Hercule
Analyse
1. Oiseaux attaquant de face Héraclès
2. Oiseaux tombant au sol ou fuyant
3. Oiseaux au sol, mort
Analyse
Héraclès dans une position de domination : Il est à la même hauteur voire surplombe les oiseaux . Par la forme de son corps, on voit qu'il exerce une pression sur les oiseaux du lac stymphale, il les contraint dans un espace.
Selon les LAtins
"Eh ! quoi, suis-je donc le vainqueur de Busiris, qui, du sang des étrangers, souillait les temples de Jupiter ? est-ce bien moi qui étouffai dans mes bras le terrible Antée, en lui faisant perdre terre, et l'arrachant ainsi aux secours que lui donnait sa mère ? Eh ! quoi, ni les trois corps du pasteur d'Ibérie, ni la triple gueule du gardien des Enfers, n'ont pu effrayer mon courage ! Sont-ce ces mains qui brisèrent les cornes du taureau des Crétois ? l'Élide a-t-elle vu mes travaux ? les ondes du Stymphale et la forêt de Parthénie en ont- elles été témoins ? est-ce moi qui, sur les bords du Thermodon, enlevai le bouclier d'or de l'Amazone [9,190] et les fruits de l'arbre que gardait le dragon vigilant ? sont-ce là ces bras qui triomphèrent des Centaures, qui terrassèrent l'affreux sanglier dans les champs d'Arcadie, et l'hydre aux têtes renaissantes sous le fer qui les faisait tomber ? "Ainsi qu'à leur maître farouche, n'ai-je pas donné la mort aux coursiers de la Thrace nourris de sang humain, et dont les entrailles étaient remplies de membres déchirés ? Voici ces bras qui ont étouffé le lion de Némée ! voici cette tête qui du ciel soutint le fardeau ! J'ai lassé la haine de Junon sans me lasser jamais.
Ovide, Métamorphoses, Livre IX
Mort d'Hercule
185 forma triplex, nec forma triplex tua, Cerbere, mouit?uosne, manus, ualidi pressistis cornua tauri?uestrum opus Elis habet, uestrum Stymphalides undae,Partheniumque nemus? uestra uirtute relatusThermodontiaco caelatus balteus auro, pomaque ab insomni concustodita dracone?nec mihi centauri potuere resistere, nec miArcadiae uastator aper? nec profuit hydraecrescere per damnum geminasque resumere uires?quid, cum Thracis equos humano sanguine pingues195 plenaque corporibus laceris praesepia uidi,uisaque deieci, dominumque ipsosque peremi?his elisa iacet moles Nemeaea lacertis:hac caelum ceruice tuli. defessa iubendo estsaeua Iouis coniunx: ego sum indefessus agendo.
+ INFO
Traduction (légèrement adaptée) de G.T. Villenave, Paris, 1806
Une mosaïque
Hercule tue les oiseaux du lac StymphaleDétail d'une mosaïque romaine - IIIe s. apr.JCTrouvée à Lliria (Valencia)Musée national archéologique - Madrid
Benjamín Núñez González, CC BY-SA 4.0
Analyse
Aucune ligne verticale ou horizontale pour donner plus de mouvement
Parallélisme des axes de construction de l'oeuvre
Massue attribut d'Héraclès mais ici on dirait une ombre pour ajouter du réalisme
Le taureau de crète
travail numéro 7 Najibus
APOLLODORE (Ps.) d'Athènes, La Bibliothèque, livre II
Chapitre 2, 5, 7
TRADUCTION française: La traduction qui suit est empruntée partie à Clavier (1805), partie à Ugo Bratelli (2001) ; cette dernière est accessible sur le site NIMISPAUCI, via Hodoi Elektronikai
[2,5,7] Le septième travail consista à capturer le taureau de Crète. Acousilaos soutenait qu’il s’agissait du taureau envoyé par Zeus pour transporter Europe ; d’autres au contraire prétendent qu’il s’agissait de celui que Poséidon avait envoyé de la mer quand Minos promit de sacrifier au dieu ce qui viendrait de l’océan. Selon la légende, quand Minos vit la beauté de ce taureau, il l’enferma dans ses étables et en sacrifia un autre à Poséidon ; et le dieu, en colère, le fit devenir sauvage. Héraclès, donc, gagna la Crète pour ce taureau ; il demanda l’aide de Minos mais le roi lui répondit qu’il devait l’affronter tout seul. Héraclès le captura et le porta à Eurysthée, mais celui-ci, par la suite, le libéra. Le taureau s’en alla errant vers Sparte, puis à travers toute l’Arcadie ; il traversa l’isthme et gagna Marathon, en Attique, où il causa de grands dommages aux habitants de la région.
[2,5,7] ἕβδομον ἐπέταξεν ἆθλον τὸν Κρῆτα ἀγαγεῖν ταῦρον. τοῦτον Ἀκουσίλαος μὲν εἶναί φησι τὸν διαπορθμεύσαντα Εὐρώπην Διί, τινὲς δὲ τὸν ὑπὸ Ποσειδῶνος ἀναδοθέντα ἐκ θαλάσσης, ὅτε καταθύσειν Ποσειδῶνι Μίνως εἶπε τὸ φανὲν ἐκ τῆς θαλάσσης. καί φασι θεασάμενον αὐτὸν τοῦ ταύρου τὸ κάλλος τοῦτον μὲν εἰς τὰ βουκόλια ἀποπέμψαι, θῦσαι δὲ ἄλλον Ποσειδῶνι· ἐφ᾽ οἷς ὀργισθέντα τὸν θεὸν ἀγριῶσαι τὸν ταῦρον. ἐπὶ τοῦτον παραγενόμενος εἰς Κρήτην Ἡρακλῆς, ἐπειδὴ συλλαβεῖν ἀξιοῦντι Μίνως εἶπεν αὐτῷ λαμβάνειν διαγωνισαμένῳ, λαβὼν καὶ πρὸς Εὐρυσθέα διακομίσας ἔδειξε, καὶ τὸ λοιπὸν εἴασεν ἄνετον· ὁ δὲ πλανηθεὶς εἰς Σπάρτην τε καὶ Ἀρκαδίαν ἅπασαν, καὶ διαβὰς τὸν Ἰσθμόν, εἰς Μαραθῶνα τῆς Ἀττικῆς ἀφικόμενος τοὺς ἐγχωρίους διελυμαίνετο.
Héraklès ligotant le taureau de la Crète Amphore attique à figures noires - 520-510 av.JC
Metropolitan Museum - New York
Mort d'Hercule (IX.185-199) Les Métamorphoses ,Ovide
Traduction (légèrement adaptée) de G.T. Villenave, Paris, 1806, Via Itinera Electronica
185 forma triplex, nec forma triplex tua, Cerbere, mouit?
uosne, manus, ualidi pressistis cornua tauri?
uestrum opus Elis habet, uestrum Stymphalides undae,
Partheniumque nemus? uestra uirtute relatus
Thermodontiaco caelatus balteus auro,
[9,190] pomaque ab insomni concustodita dracone?
nec mihi centauri potuere resistere, nec mi
Arcadiae uastator aper? nec profuit hydrae
crescere per damnum geminasque resumere uires?
quid, cum Thracis equos humano sanguine pingues
195 plenaque corporibus laceris praesepia uidi,
uisaque deieci, dominumque ipsosque peremi?
his elisa iacet moles Nemeaea lacertis:
hac caelum ceruice tuli. defessa iubendo est
saeua Iouis coniunx: ego sum indefessus agendo.
Eh ! quoi, ni les trois corps du pasteur d'Ibérie, ni la triple gueule du gardien des Enfers, n'ont pu effrayer mon courage ! Sont-ce ces mains qui brisèrent les cornes du taureau des Crétois ? l'Élide a-t-elle vu mes travaux ? les ondes du Stymphale et la forêt de Parthénie en ont- elles été témoins ? est-ce moi qui, sur les bords du Thermodon, enlevai le bouclier d'or de l'Amazone
Hercule et le taureau de la Crète
IIIe s. ap.JC
Trouvée à Lliria (Valencia) Musée national archéologique – Madrid
Détail d'une mosaïque romaine -
Les flèches montrent bien le mouvement retranscrit à travers la mosaïque.
la ceinture d'hippolyte
Le neuvième travail d'Hercule
Apollodore (ps.) d'Athènes, la bibliothèque, le livre ii,
Chapitre 2, 5, 9
livre II via Hodoi Elektronikai
[2,5,9] ἔνατον ἆθλον Ἡρακλεῖ ἐπέταξε ζωστῆρα κομίζειν τὸν Ἱππολύτης. αὕτη δὲ ἐβασίλευεν Ἀμαζόνων, αἳ κατῴκουν περὶ τὸν Θερμώδοντα ποταμόν, ἔθνος μέγα τὰ κατὰ πόλεμον· ἤσκουν γὰρ ἀνδρίαν, καὶ εἴ ποτε μιγεῖσαι γεννήσειαν, τὰ θήλεα ἔτρεφον, καὶ τοὺς μὲν δεξιοὺς μαστοὺς ἐξέθλιβον, ἵνα μὴ κωλύωνται ἀκοντίζειν, τοὺς δὲ ἀριστεροὺς εἴων, ἵνα τρέφοιεν. εἶχε δὲ Ἱππολύτη τὸν Ἄρεος ζωστῆρα, σύμβολον τοῦ πρωτεύειν ἁπασῶν. ἐπὶ τοῦτον τὸν ζωστῆρα Ἡρακλῆς ἐπέμπετο, λαβεῖν αὐτὸν ἐπιθυμούσης τῆς Εὐρυσθέως θυγατρὸς Ἀδμήτης. παραλαβὼν οὖν ἐθελοντὰς συμμάχους ἐν μιᾷ νηὶ ἔπλει, καὶ προσίσχει νήσῳ Πάρῳ, ἣν κατῴκουν οἱ Μίνωος υἱοὶ Εὐρυμέδων Χρύσης Νηφαλίων Φιλόλαος. ἀποβάντων δὲ δύο τῶν ἐν <τῇ> νηὶ συνέβη τελευτῆσαι ὑπὸ τῶν Μίνωος υἱῶν· ὑπὲρ ὧν ἀγανακτῶν Ἡρακλῆς τούτους μὲν παραχρῆμα ἀπέκτεινε, τοὺς δὲ λοιποὺς κατακλείσας ἐπολιόρκει, ἕως ἐπιπρεσβευσάμενοι παρεκάλουν ἀντὶ τῶν ἀναιρεθέντων δύο λαβεῖν, οὓς ἂν αὐτὸς θελήσειεν. ὁ δὲ λύσας τὴν πολιορκίαν, καὶ τοὺς Ἀνδρόγεω τοῦ Μίνωος υἱοὺς ἀνελόμενος Ἀλκαῖον καὶ Σθένελον, ἧκεν εἰς Μυσίαν πρὸς Λύκον τὸν Δασκύλου, καὶ ξενισθεὶς ὑπὸ τοῦ Βεβρύκων βασιλέως συμβαλόντων, βοηθῶν Λύκῳ πολλοὺς ἀπέκτεινε, μεθ᾽ ὧν καὶ τὸν βασιλέα Μύγδονα, ἀδελφὸν Ἀμύκου. καὶ τῆς Βεβρύκων πολλὴν ἀποτεμόμενος γῆν ἔδωκε Λύκῳ· ὁ δὲ πᾶσαν ἐκείνην ἐκάλεσεν Ἡράκλειαν. καταπλεύσαντος δὲ εἰς τὸν ἐν Θεμισκύρᾳ λιμένα, παραγενομένης εἰς αὐτὸν Ἱππολύτης καὶ τίνος ἥκοι χάριν πυθομένης, καὶ δώσειν τὸν ζωστῆρα ὑποσχομένης
[2,5,9] Le neuvième travail consista à rapporter la ceinture d’Hippolyté. Hippolyté était la reine des Amazones ; elles habitaient près du fleuve Thermodon, c’était un peuple vraiment valeureux à la guerre. Ces femmes s’exerçaient à des travaux masculins, et si par hasard l’une d’elles avait une relation avec un homme et restait enceinte, elles élevaient uniquement les filles ; elles se coupaient le sein droit, pour n’être pas entravées dans le maniement des armes, et conservaient le gauche pour pouvoir allaiter. Hippolyté avait reçu la ceinture d’Arès, en signe de sa supériorité sur toutes les autres. Héraclès avait été envoyé pour prendre cette ceinture, pour la donner à Admète, lafille d’Eurysthée, qui la voulait. Il prit la mer avec une équipe de volontaires, sur un seul navire, et aborda sur l’île de Paros où habitaient les enfants de Minos : Eurymédon, Chrysès, Néphalion et Philolaos. Mais deux des compagnons d’Héraclès, ayant débarqué, furent tués par les fils de Minos. Alors le héros, irrité, les tua sur l’heure, et prit d’assaut les autres habitants à l’intérieur de la ville, jusqu’à ce qu’ils lui envoient une ambassade avec la proposition de choisir deux hommes qui lui conviendraient, en échange de ses deux compagnons qui avaient été tués. Héraclès leva le siège, et choisit Alcéos et Sthénélos, les fils d’Androgée, fils lui-même de Minos. Ensuite il partit et arriva en Mysie, où il fut l’hôte de Lycos, le fils de Dascylos. Pour le remercier de son hospitalité, le héros aida Lycos dans sa guerre contre le roi des Bébryces : nombreux furent ceux qui moururent de la main d’Héraclès, le roi Mygdon lui-même, frère d’Amycos. Il offrit un vaste territoire à Lycos, soustrait aux Bébryces : et la région tout entière fut appelée Héraclée. Quand finalement le héros jeta l’ancre dans le port de Thémycire, Hippolyté vint lui rendre visite : la reine s’informa du but de sa mission, et lui promit la ceinture.
Mais Héra, déguisée en Amazone, parcourait la ville, en disant que des étrangers étaient arrivés avec l’intention d’enlever la reine. Alors les Amazones s’armèrent, prirent leurs montures et galopèrent vers les navires. Quand il les aperçut en ordre de bataille, Héraclès soupçonna une trahison : il tua Hippolyté, il lui arracha la ceinture et, après avoir mis en déroute toutes les autres, il appareilla pour Troie. En ces jours, la cité était affligée par un grave fléau, à cause de la colère d’Apollon et de Poséidon. Les deux dieux, en effet, pour mettre à l’épreuve l’outrecuidance du roi Laomédon, avaient pris l’apparence de deux mortels, et s’étaient accordés avec lui de fortifier les murs de la citadelle de Pergame, en échange d’une rétribution. Mais quand ensuite ils eurent achevé le travail, Laomédon refusa de les payer. Alors Apollon envoya une épidémie et Poséidon un monstre marin ; ce dernier, sortant des eaux avec la marée, s’aventurait sur la terre ferme et causait des ravages parmi les hommes. Les oracles avaient révélé que ce grand malheur prendrait fin si Laomédon exposait sa fille Hésioné en pâture au monstre : aussi la jeune fille était-elle enchaînée à un rocher près de la mer. Héraclès vit la jeune fille exposée sur le rocher, et promit qu’il la libérerait si Laomédon lui cédait les juments que Zeus lui avait données en échange de l’enlèvement de Ganymède. Laomédon lui donna sa parole, Héraclès tua le monstre et sauva la jeune fille. Mais le roi refusa de lui donner la rétribution promise : alors Héraclès menaça de faire la guerre à Troie, puis il repartit. Arrivé à Ainos, il reçut l’hospitalité du roi Poltys. Alors qu’il s’apprêtait à reprendre la mer, sur la plage d’Ainos il frappa et tua l’insolent Sarpédon, fils de Poséidon et frère de Poltys. Il débarqua ensuite à Thasos, soumit les Thraces qui y habitaient et la donna à coloniser aux fils d’Androgée. De Thasaos il arriva à Torone : là, Polygonos et Télégonos, les deux fils de Protée, fils lui-même de Poséidon, le défièrent en duel, et Héraclès les tua tous les deux. Il arriva finalement à Mycènes et remit la ceinture à Eurysthée.
, Ἥρα μιᾷ τῶν Ἀμαζόνων εἰκασθεῖσα τὸ πλῆθος ἐπεφοίτα, λέγουσα ὅτι τὴν βασιλίδα ἀφαρπάζουσιν οἱ προσελθόντες ξένοι. αἱ δὲ μεθ᾽ ὅπλων ἐπὶ τὴν ναῦν κατέθεον σὺν ἵπποις. ὡς δὲ εἶδεν αὐτὰς καθωπλισμένας Ἡρακλῆς, νομίσας ἐκ δόλου τοῦτο γενέσθαι, τὴν μὲν Ἱππολύτην κτείνας τὸν ζωστῆρα ἀφαιρεῖται, πρὸς δὲ τὰς λοιπὰς ἀγωνισάμενος ἀποπλεῖ, καὶ προσίσχει Τροίᾳ. συνεβεβήκει δὲ τότε κατὰ μῆνιν Ἀπόλλωνος καὶ Ποσειδῶνος ἀτυχεῖν τὴν πόλιν. Ἀπόλλων γὰρ καὶ Ποσειδῶν τὴν Λαομέδοντος ὕβριν πειράσαι θέλοντες, εἰκασθέντες ἀνθρώποις ὑπέσχοντο ἐπὶ μισθῷ τειχιεῖν τὸ Πέργαμον. τοῖς δὲ τειχίσασι τὸν μισθὸν οὐκ ἀπεδίδου. διὰ τοῦτο Ἀπόλλων μὲν λοιμὸν ἔπεμψε, Ποσειδῶν δὲ κῆτος ἀναφερόμενον ὑπὸ πλημμυρίδος, ὃ τοὺς ἐν τῷ πεδίῳ συνήρπαζεν ἀνθρώπους. χρησμῶν δὲ λεγόντων ἀπαλλαγὴν ἔσεσθαι τῶν συμφορῶν, ἐὰν προθῇ Λαομέδων Ἡσιόνην τὴν θυγατέρα αὐτοῦ τῷ κήτει βοράν, οὗτος προύθηκε ταῖς πλησίον τῆς θαλάσσης πέτραις προσαρτήσας. ταύτην ἰδὼν ἐκκειμένην Ἡρακλῆς ὑπέσχετο σώσειν, εἰ τὰς ἵππους παρὰ Λαομέδοντος λήψεται ἃς Ζεὺς ποινὴν τῆς Γανυμήδους ἁρπαγῆς ἔδωκε. δώσειν δὲ Λαομέδοντος εἰπόντος, κτείνας τὸ κῆτος Ἡσιόνην ἔσωσε. μὴ βουλομένου δὲ τὸν μισθὸν ἀποδοῦναι, πολεμήσειν Τροίᾳ ἀπειλήσας ἀνήχθη. καὶ προσίσχει Αἴνῳ, ἔνθα ξενίζεται ὑπὸ Πόλτυος. ἀποπλέων δὲ ἐπὶ τῆς ἠιόνος τῆς Αἰνίας Σαρπηδόνα, Ποσειδῶνος μὲν υἱὸν ἀδελφὸν δὲ Πόλτυος, ὑβριστὴν ὄντα τοξεύσας ἀπέκτεινε. καὶ παραγενόμενος εἰς Θάσον καὶ χειρωσάμενος τοὺς ἐνοικοῦντας Θρᾷκας ἔδωκε τοῖς Ἀνδρόγεω παισὶ κατοικεῖν. ἐκ Θάσου δὲ ὁρμηθεὶς ἐπὶ Τορώνην Πολύγονον καὶ Τηλέγονον, τοὺς Πρωτέως τοῦ Ποσειδῶνος υἱούς, παλαίειν προκαλουμένους κατὰ τὴν πάλην ἀπέκτεινε. κομίσας δὲ τὸν ζωστῆρα εἰς Μυκήνας ἔδωκεν Εὐρυσθεῖ.
La traduction est empruntée partie à Clavier (1805), partie à Ugo Bratelli (2001)
Coupe à figure rouge en poterie
510av JC-500av JC
Au centre il y a Hercule qui domine une hoplite amazone.
Héraclès porte sa peau de lion sur la tête et les épaules et sa massue, ses 2 attributs reconnaissables.
Les amazones portent tous un chiton court, une cuirasse, un casque et des jambières
britishmuseum.org
© Les administrateurs du British Museum
combat entre Héraclès et l'amazone mis en évidence
Un autre hoplite amazonien s'avance, lance prête pour attaquer Héraclès
Un hoplite amazonien qui court
Conservé au British Museum à Londres
Oeuvre fabriqué à Attique en Grèce.
Coupe découvert à Vulci en Italie
Le producteur est Onesimos
© Les administrateurs du British Museum
britishmuseum.org
Ovide, Métamorphoses, Livre IX
Mort d'Hercule (IX, 185-195)
"Eh ! quoi, suis-je donc le vainqueur de Busiris, qui, du sang des étrangers, souillait les temples de Jupiter ? est-ce bien moi qui étouffai dans mes bras le terrible Antée, en lui faisant perdre terre, et l'arrachant ainsi aux secours que lui donnait sa mère ? Eh ! quoi, ni les trois corps du pasteur d'Ibérie, ni la triple gueule du gardien des Enfers, n'ont pu effrayer mon courage ! Sont-ce ces mains qui brisèrent les cornes du taureau des Crétois ? l'Élide a-t-elle vu mes travaux ? les ondes du Stymphale et la forêt de Parthénie en ont- elles été témoins ? est-ce moi qui, sur les bords du Thermodon, enlevai le bouclier d'or de l'Amazone
[9,190] et les fruits de l'arbre que gardait le dragon vigilant ? sont-ce là ces bras qui triomphèrent des Centaures, qui terrassèrent l'affreux sanglier dans les champs d'Arcadie, et l'hydre aux têtes renaissantes sous le fer qui les faisait tomber ?
"Ainsi qu'à leur maître farouche, n'ai-je pas donné la mort aux coursiers de la Thrace nourris de sang humain, et dont les entrailles étaient remplies de membres déchirés ? Voici ces bras qui ont étouffé le lion de Némée ! voici cette tête qui du ciel soutint le fardeau ! J'ai lassé la haine de Junon sans me lasser jamais.
[185] forma triplex, nec forma triplex tua, Cerbere, mouit?
uosne, manus, ualidi pressistis cornua tauri?
uestrum opus Elis habet, uestrum Stymphalides undae,
Partheniumque nemus? uestra uirtute relatus
Thermodontiaco caelatus balteus auro,[9,190] pomaque ab insomni concustodita dracone?
nec mihi centauri potuere resistere, nec mi
Arcadiae uastator aper? nec profuit hydrae
crescere per damnum geminasque resumere uires?
quid, cum Thracis equos humano sanguine pingues
[195] plenaque corporibus laceris praesepia uidi,
uisaque deieci, dominumque ipsosque peremi?
his elisa iacet moles Nemeaea lacertis:
hac caelum ceruice tuli. defessa iubendo est
saeua Iouis coniunx: ego sum indefessus agendo.
Mosaique representant la ceinture d'hippolyte
Hercule est représenté comme un exemple de force, de dépassement et de victoire sur la mort.
Conservé au musée archéologique nationale de Madrid
Trouvé à Liria (Valence) au III ème siècle
Benjamín Núñez González, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>, via Wikimedia Commons
les pommes d'or du jardin des hespérides
11ème travail par Maïa Boucher
Hercule Farnèse (musée archéologique de Naples)
APOLLODORE (Ps.) d'Athènes, La Bibliothèque, livre II Chapitre 2,5,11 La traduction qui suit est empruntée partie à Clavier (1805), partie à Ugo Bratelli (2001) ; cette dernière est accessible sur le site NIMISPAUCI.Hodoi elektronikai
[2,5,11] Le héros accomplit ces exploits en huit ans et un mois. Mais Eurysthée, n’ayant pas retenus valables ceux de l’Hydre et des étables d’Augias, imposa encore un travail à Héraclès, le onzième : le héros devrait lui apporter les pommes d’or du jardin des Hespérides. Ce dernier se trouvait, non comme certains l’ont dit, en Libye, mais bien sur le mont Atlas, au pays des Hyperboréens, et c’était le cadeau de noces offert par Gaia à Zeus et à Héra. Un dragon immortel en avait la garde, fils de Typhon et d’Échidna, qui avait cent têtes et qui savait parler avec les voix les plus variées et sur tous les tons. Les Nymphes des Hespérides montaient également la garde : Églé, Érythie, Hespérie et Aréthuse. Chemin faisant, Héraclès arriva au fleuve Échédoros où Cycnos, fils d’Arès et de Pyrène, le défia en duel : Arès en personne se rangea aux côtés de Cycnos, et dirigea le combat. Mais la foudre s’abattit entre eux et l’affrontement fut interrompu. Héraclès poursuivit sa route vers le pays des Illyriens, jusqu’au fleuve Éridan, où il trouva les Nymphes, filles de Zeus et de Thémis. Elles lui indiquèrent le lieu où dormait Nérée. Héraclès le saisit dans son sommeil et le ligota, même si Nérée continuait de prendre mille formes différentes, et il ne le lâcha pas tant qu’il ne lui eut pas révélé où trouver les pommes des Hespérides. Ainsi le héros s’achemina-t-il vers la Libye. En ce temps-là, sur ce pays régnait Antée, le fils de Poséidon, qui avait l’habitude de contraindre à la lutte tous les étrangers, pour les tuer. Aussi obligea-t-il Héraclès : mais le héros l’empoigna, le souleva de terre, lui cassa les os et le tua. Chaque fois en effet qu’il touchait terre, Antée devenait toujours plus fort parce que — si l’on en croit certains — il était le fils de la Terre elle-même. La Libye traversée, Héraclès arriva en Égypte. Le roi de cette contrée était Busiris, le fils de Poséidon et de Lysianassa, fille elle-même d’Épaphos. Busiris sacrifiait tous les étrangers sur l’autel de Zeus, conformément à une prophétie. Depuis neuf ans, en effet, l’Égypte était ravagée par la famine, et Phrasios, un savant prophète, arrivé de Chypre, lui avait prédit que la disette prendrait fin si chaque année il sacrifiait à Zeus un étranger
[2,5,11] τελεσθέντων δὲ τῶν ἄθλων ἐν μηνὶ καὶ ἔτεσιν ὀκτώ, μὴ προσδεξάμενος Εὐρυσθεὺς τόν τε τῶν τοῦ Αὐγέου βοσκημάτων καὶ τὸν τῆς ὕδρας, ἑνδέκατον ἐπέταξεν ἆθλον παρ᾽ Ἑσπερίδων χρύσεα μῆλα κομίζειν. ταῦτα δὲ ἦν, οὐχ ὥς τινες εἶπον ἐν Λιβύῃ, ἀλλ᾽ ἐπὶ τοῦ Ἄτλαντος ἐν Ὑπερβορέοις· ἃ Διὶ <Γῆ> γήμαντι Ἥραν ἐδωρήσατο. ἐφύλασσε δὲ αὐτὰ δράκων ἀθάνατος, Τυφῶνος καὶ Ἐχίδνης, κεφαλὰς ἔχων ἑκατόν· ἐχρῆτο δὲ φωναῖς παντοίαις καὶ ποικίλαις. μετὰ τούτου δὲ Ἑσπερίδες ἐφύλαττον, Αἴγλη Ἐρύθεια Ἑσπερία Ἀρέθουσα. πορευόμενος οὖν ἐπὶ ποταμὸν Ἐχέδωρον ἧκε. Κύκνος δὲ Ἄρεος καὶ Πυρήνης εἰς μονομαχίαν αὐτὸν προεκαλεῖτο. Ἄρεος δὲ τοῦτον ἐκδικοῦντος καὶ συνιστάντος μονομαχίαν, βληθεὶς κεραυνὸς μέσος ἀμφοτέρων διαλύει τὴν μάχην. βαδίζων δὲ δι᾽ Ἰλλυριῶν, καὶ σπεύδων ἐπὶ ποταμὸν Ἠριδανόν, ἧκε πρὸς νύμφας Διὸς καὶ Θέμιδος. αὗται μηνύουσιν αὐτῷ Νηρέα. συλλαβὼν δὲ αὐτὸν κοιμώμενον καὶ παντοίας ἐναλλάσσοντα μορφὰς ἔδησε, καὶ οὐκ ἔλυσε πρὶν ἢ μαθεῖν παρ᾽ αὐτοῦ ποῦ τυγχάνοιεν τὰ μῆλα καὶ αἱ Ἑσπερίδες. μαθὼν δὲ Λιβύην διεξῄει. ταύτης ἐβασίλευε παῖς Ποσειδῶνος Ἀνταῖος, ὃς τοὺς ξένους ἀναγκάζων παλαίειν ἀνῄρει. τούτῳ παλαίειν ἀναγκαζόμενος Ἡρακλῆς ἀράμενος ἅμμασι μετέωρον κλάσας ἀπέκτεινε· ψαύοντα γὰρ γῆς ἰσχυρότερον συνέβαινε γίνεσθαι, διὸ καὶ Γῆς τινες ἔφασαν τοῦτον εἶναι παῖδα. μετὰ Λιβύην δὲ Αἴγυπτον διεξῄει. ταύτης ἐβασίλευε Βούσιρις Ποσειδῶνος παῖς καὶ Λυσιανάσσης τῆς Ἐπάφου. οὗτος τοὺς ξένους ἔθυεν ἐπὶ βωμῷ Διὸς κατά τι λόγιον· ἐννέα γὰρ ἔτη ἀφορία τὴν Αἴγυπτον κατέλαβε, Φρασίος δὲ ἐλθὼν ἐκ Κύπρου, μάντις τὴν ἐπιστήμην, ἔφη τὴν ἀφορίαν παύσασθαι ἐὰν ξένον ἄνδρα τῷ Διὶ σφάξωσι κατ᾽ ἔτος.
Βούσιρις δὲ ἐκεῖνον πρῶτον σφάξας τὸν μάντιν τοὺς κατιόντας ξένους ἔσφαζε. συλληφθεὶς οὖν καὶ Ἡρακλῆς τοῖς βωμοῖς προσεφέρετο τὰ δὲ δεσμὰ διαρρήξας τόν τε Βούσιριν καὶ τὸν ἐκείνου παῖδα Ἀμφιδάμαντα ἀπέκτεινε. διεξιὼν δὲ Ἀσίαν Θερμυδραῖς, Λινδίων λιμένι, προσίσχει. καὶ βοηλάτου τινὸς λύσας τὸν ἕτερον τῶν ταύρων ἀπὸ τῆς ἁμάξης εὐωχεῖτο θύσας. ὁ δὲ βοηλάτης βοηθεῖν ἑαυτῷ μὴ δυνάμενος στὰς ἐπί τινος ὄρους κατηρᾶτο. διὸ καὶ νῦν, ἐπειδὰν θύωσιν Ἡρακλεῖ, μετὰ καταρῶν τοῦτο πράττουσι. παριὼν δὲ Ἀραβίαν Ἠμαθίωνα κτείνει παῖδα Τιθωνοῦ. καὶ διὰ τῆς Λιβύης πορευθεὶς ἐπὶ τὴν ἔξω θάλασσαν παρ᾽ Ἡλίου τὸ δέπας παραλαμβάνει. καὶ περαιωθεὶς ἐπὶ τὴν ἤπειρον τὴν ἀντικρὺ κατετόξευσεν ἐπὶ τοῦ Καυκάσου τὸν ἐσθίοντα τὸ τοῦ Προμηθέως ἧπαρ ἀετόν, ὄντα Ἐχίδνης καὶ Τυφῶνος· καὶ τὸν Προμηθέα ἔλυσε, δεσμὸν ἑλόμενος τὸν τῆς ἐλαίας, καὶ παρέσχε τῷ Διὶ Χείρωνα θνήσκειν ἀθάνατον ἀντ᾽ αὐτοῦ θέλοντα. ὡς δὲ ἧκεν εἰς Ὑπερβορέους πρὸς Ἄτλαντα, εἰπόντος Προμηθέως τῷ Ἡρακλεῖ αὐτὸν ἐπὶ τὰ μῆλα μὴ πορεύεσθαι, διαδεξάμενον δὲ Ἄτλαντος τὸν πόλον ἀποστέλλειν ἐκεῖνον, πεισθεὶς διεδέξατο. Ἄτλας δὲ δρεψάμενος παρ᾽ Ἑσπερίδων τρία μῆλα ἧκε πρὸς Ἡρακλέα. καὶ μὴ βουλόμενος τὸν πόλον ἔχειν καὶ σπεῖραν ἐπὶ τῆς κεφαλῆς θέλειν ποιήσασθαι. τοῦτο ἀκούσας Ἄτλας, ἐπὶ γῆς καταθεὶς τὰ μῆλα τὸν πόλον διεδέξατο. καὶ οὕτως ἀνελόμενος αὐτὰ Ἡρακλῆς ἀπηλλάττετο. ἔνιοι δέ φασιν οὐ παρὰ Ἄτλαντος αὐτὰ λαβεῖν, ἀλλ᾽ αὐτὸν δρέψασθαι τὰ μῆλα, κτείναντα τὸν φρουροῦντα ὄφιν. κομίσας δὲ τὰ μῆλα Εὐρυσθεῖ ἔδωκεν. ὁ δὲ λαβὼν Ἡρακλεῖ ) ἐδωρήσατο· παρ᾽ οὗ λαβοῦσα Ἀθηνᾶ πάλιν αὐτὰ ἀπεκόμισεν· ὅσιον γὰρ οὐκ ἦν αὐτὰ τεθῆναί που.
Le premier à être égorgé fut le devin lui- même ; et puis il continua avec tous les étrangers qui se présentaient. Héraclès lui aussi fut capturé et mené sur l’autel ; mais le héros rompit les cordes qui le liaient, et tua Busiris avec son fils Amphidamas. Puis il traversa l’Asie et arriva à Thermydron, le port de Lindos. Là, il détacha l’un des deux taureaux du char d’un bouvier, le sacrifia et s’en fit un festin. Le bouvier ne put faire autrement que de fuir vers le sommet d’une montagne et maudire Héraclès de loin. Et, en souvenir de cet épisode, les habitants de Lindos accomplissent des sacrifices en prononçant des malédictions. Le héros traversa ensuite l’Arabie, où il tua Émathion, le fils de Tithon ; il poursuivit son chemin vers la Libye, vers la mer extérieure où il emprunta à Hélios sa coupe. Ainsi passa-t-il de l’autre côté ; il aborda sur la terre ferme d’en face. Ayant rejoint les montagnes du Caucase, il tua avec ses flèches l’aigle, fils d’Échidna et de Typhon, qui dévorait le foie de Prométhée ; puis Héraclès le libéra, après s’être fait une couronne d’olivier, et présenta à Zeus le Centaure Chiron qui voulait mourir à la place de Prométhée. Prométhée avait conseillé à Héraclès de ne pas cueillir les pommes avec ses mains, mais de soulager Atlas du poids du ciel, et de l’envoyer à sa place. Arrivé au pays des Hyperboréens, donc, le héros convainquit Atlas et soutint le ciel à sa place. Atlas cueillit trois pommes du Jardin des Hespérides, et les porta à Héraclès. Ensuite il ne voulut plus reprendre le ciel sur ses épaules. Héraclès alors le pria de lui accorder le temps de mettre autour de sa tête un bandeau pour porter ce poids ; Atlas déposa les pommes à terre et accepta de soutenir le ciel un moment encore : Héraclès s’empara les pommes et s’enfuit. Il y a en a qui affirment que ce ne fut pas Atlas qui lui apporta les pommes : le héros les aurait cueillies lui-même, après avoir tué le serpent-gardien. Puis il les porta à Eurysthée qui en fit cadeau au héros lui-même. Héraclès les donna ensuite à Athéna, mais la déesse les restitua aux Hespérides, parce qu’il n’était pas permis, de par la loi divine, que les pommes se trouvent dans un autre endroit.
Céramique figures rouges d'Héraclès
Deux Hespérides demandant quelque chose à Héraclès.
Un homme semblant s'adresser à Héraclès.
Héraclès assis en buvant avec sa massue et sa peau de lion.
Ovide, Métamorphoses, Livre IX Traduction (légèrement adaptée) de G.T. Villenave, Paris, 1806 itinera electronica
nec me pastoris Hiberi185 forma triplex, nec forma triplex tua, Cerbere, mouit?uosne, manus, ualidi pressistis cornua tauri?uestrum opus Elis habet, uestrum Stymphalides undae,Partheniumque nemus? uestra uirtute relatusThermodontiaco caelatus balteus auro,[9,190] pomaque ab insomni concustodita dracone?nec mihi centauri potuere resistere, nec miArcadiae uastator aper? nec profuit hydraecrescere per damnum geminasque resumere uires?quid, cum Thracis equos humano sanguine pingues195 plenaque corporibus laceris praesepia uidi,uisaque deieci, dominumque ipsosque peremi?his elisa iacet moles Nemeaea lacertis:hac caelum ceruice tuli. defessa iubendo estsaeua Iouis coniunx: ego sum indefessus agendo.
Eh ! quoi, ni les trois corps du pasteur d'Ibérie, ni la triple gueule du gardien des Enfers, n'ont pu effrayer mon courage ! Sont-ce ces mains qui brisèrent les cornes du taureau des Crétois ? l'Élide a-t-elle vu mes travaux ? les ondes du Stymphale et la forêt de Parthénie en ont- elles été témoins ? est-ce moi qui, sur les bords du Thermodon, enlevai le bouclier d'or de l'Amazone [9,190] et les fruits de l'arbre que gardait le dragon vigilant ? sont-ce là ces bras qui triomphèrent des Centaures, qui terrassèrent l'affreux sanglier dans les champs d'Arcadie, et l'hydre aux têtes renaissantes sous le fer qui les faisait tomber ?"Ainsi qu'à leur maître farouche, n'ai-je pas donné la mort aux coursiers de la Thrace nourris de sang humain, et dont les entrailles étaient remplies de membres déchirés ? Voici ces bras qui ont étouffé le lion de Némée ! voici cette tête qui du ciel soutint le fardeau ! J'ai lassé la haine de Junon sans me lasser jamais.
Cerbère
Cerbère est le douzième et dernier travail d'Hercule
APOLLODORE (Ps.) d'Athènes, La Bibliothèque, livre II via Hodoi Elektronikai
[2,5,12] Comme douzième travail, il lui fut imposé de ramener Cerbère de l’Hadès. Cerbère avait trois têtes de chien, une queue de dragon et toute la longueur de son dos était hérissée de têtes de serpents de toutes espèces. Pour se préparer à cette entreprise, Héraclès se rendit à Éleusis, auprès de Mélampous, afin d’être initié aux mystères. Or, en ce temps-là, l’initiation n’était pas accordée aux étrangers ; aussi, pour cette raison, Héraclès dut-il se faire adopter par Pylios. Et, de surcroît, il ne pouvait pas assister aux mystères parce qu’il n’avait pas été purifié après le meurtre des Centaures. Eumolpos le purifia, et finalement Héraclès fut initié. Ayant atteint le cap Ténare, en Laconie, là où s’ouvre le passage pour descendre dans l’Hadès, Héraclès s’y engagea et descendit. Quand les âmes le virent, elles s’enfuirent toutes, excepté Méléagre et la Gorgone Méduse. Alors Héraclès sortit son épée, comme si la Gorgone avait été vivante, mais Hermès l’avertit qu’il ne s’agissait là que d’un vain fantasme. Arrivé près de la porte de l’Hadès, il trouva Thésée et Pirithoos, celui qui avait aspiré à la main de Perséphone ; c’est pourquoi ils étaient à présent prisonniers. Dès qu’ils virent Héraclès, ils tendirent aussitôt les mains vers lui, dans l’espoir que sa force pourrait les délivrer. Le héros réussit à prendre Thésée par la main et à le mettre debout ; mais, alors qu’il tentait de relever Pirithoos, la terre trembla, et il dut lâcher prise. Puis il fit rouler la pierre qui écrasait Ascalaphos. Et pour offrir un sacrifice de sang aux âmes, il égorgea une bête du troupeau d’Hadès. Mais leur gardien, Ménétès, fils de Ceuthonymos, le défia à la lutte. Héraclès aussitôt le maintint fermement par la taille et lui brisa les côtes. Perséphone alors intercéda en sa faveur et Héraclès le laissa aller. Il parla ensuite à Hadès de Cerbère et le dieu lui permit de l’emmener, à la condition qu’il le vainque sans armes. Héraclès le trouva près des portes de l’Achéron : protégé par sa cuirasse et recouvert de sa peau de lion, il lui mit les mains autour du cou et ne bougea plus jusqu’à ce que la bête, suffoquant, tombe à terre. Héraclès alors la prit, et remonta non loin de Trézène. Déméter, ensuite, transforma Ascalaphos en hulotte. Héraclès montra Cerbère à Eurysthée puis le ramena dans l’Hadès.
[2,5,12] δωδέκατον ἆθλον ἐπετάγη Κέρβερον ἐξ Ἅιδου κομίζειν. εἶχε δὲ οὗτος τρεῖς μὲν κυνῶν κεφαλάς, τὴν δὲ οὐρὰν δράκοντος, κατὰ δὲ τοῦ νώτου παντοίων εἶχεν ὄφεων κεφαλάς. μέλλων οὖν ἐπὶ τοῦτον ἀπιέναι ἦλθε πρὸς Εὔμολπον εἰς Ἐλευσῖνα, βουλόμενος μυηθῆναι (ἦν δὲ οὐκ ἐξὸν ξένοις τότε μυεῖσθαι, ἐπειδήπερ θετὸς Πυλίου παῖς γενόμενος ἐμυεῖτο). μὴ δυνάμενος δὲ ἰδεῖν τὰ μυστήρια ἐπείπερ οὐκ ἦν ἡγνισμένος τὸν Κενταύρων φόνον, ἁγνισθεὶς ὑπὸ Εὐμόλπου τότε ἐμυήθη. καὶ παραγενόμενος ἐπὶ Ταίναρον τῆς Λακωνικῆς, οὗ τῆς Ἅιδου καταβάσεως τὸ στόμιόν ἐστι, διὰ τούτου κατῄει. ὁπηνίκα δὲ εἶδον αὐτὸν αἱ ψυχαί, χωρὶς Μελεάγρου καὶ Μεδούσης τῆς Γοργόνος ἔφυγον. ἐπὶ δὲ τὴν Γοργόνα τὸ ξίφος ὡς ζῶσαν ἕλκει, καὶ παρὰ Ἑρμοῦ μανθάνει ὅτι κενὸν εἴδωλόν ἐστι. πλησίον δὲ τῶν Ἅιδου πυλῶν γενόμενος Θησέα εὗρε καὶ Πειρίθουν τὸν Περσεφόνης μνηστευόμενον γάμον καὶ διὰ τοῦτο δεθέντα. θεασάμενοι δὲ Ἡρακλέα τὰς χεῖρας ὤρεγον ὡς ἀναστησόμενοι διὰ τῆς ἐκείνου βίας. ὁ δὲ Θησέα μὲν λαβόμενος τῆς χειρὸς ἤγειρε, Πειρίθουν δὲ ἀναστῆσαι βουλόμενος τῆς γῆς κινουμένης ἀφῆκεν. ἀπεκύλισε δὲ καὶ τὸν Ἀσκαλάφου πέτρον. βουλόμενος δὲ αἷμα ταῖς ψυχαῖς παρασχέσθαι, μίαν τῶν Ἅιδου βοῶν ἀπέσφαξεν. ὁ δὲ νέμων αὐτὰς Μενοίτης ὁ Κευθωνύμου προκαλεσάμενος εἰς πάλην Ἡρακλέα, ληφθεὶς μέσος καὶ τὰς πλευρὰς κατεαγεὶς ὑπὸ Περσεφόνης παρῃτήθη. αἰτοῦντος δὲ αὐτοῦ Πλούτωνα τὸν Κέρβερον, ἐπέταξεν ὁ Πλούτων ἄγειν χωρὶς ὧν εἶχεν ὅπλων κρατοῦντα. ὁ δὲ εὑρὼν αὐτὸν ἐπὶ ταῖς πύλαις τοῦ Ἀχέροντος, τῷ τε θώρακι συμπεφραγμένος καὶ τῇ λεοντῇ συσκεπασθείς, περιβαλὼν τῇ κεφαλῇ τὰς χεῖρας οὐκ ἀνῆκε κρατῶν καὶ ἄγχων τὸ θηρίον, ἕως ἔπεισε, καίπερ δακνόμενος ὑπὸ τοῦ κατὰ τὴν οὐρὰν δράκοντος. συλλαβὼν οὖν αὐτὸν ἧκε διὰ Τροιζῆνος ποιησάμενος τὴν ἀνάβασιν. Ἀσκάλαφον μὲν οὖν Δημήτηρ ἐποίησεν ὦτον, Ἡρακλῆς δὲ Εὐρυσθεῖ δείξας τὸν Κέρβερον πάλιν ἐκόμισεν εἰς Ἅιδου.
Cette céramique représentant Hercule revenant de son dernier travail dans les enfers avec Cerbère. On voit que Hercule contrôle Cerbère, il le tient en laisse.
Peintre des Aigles Hydrie de Caere à figures noires Musée du Louvre
Photo (C) RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / image RMN-GP
Musée du Louvre
http://www.louvre.fr
[185] Eh ! quoi, ni les trois corps du pasteur d'Ibérie, ni la triple gueule du gardien des Enfers, n'ont pu effrayer mon courage ! Sont-ce ces mains qui brisèrent les cornes du taureau des Crétois ? l'Élide a-t-elle vu mes travaux ? les ondes du Stymphale et la forêt de Parthénie en ont- elles été témoins ? est-ce moi qui, sur les bords du Thermodon, enlevai le bouclier d'or de l'Amazone
[9,190] et les fruits de l'arbre que gardait le dragon vigilant ? sont-ce là ces bras qui triomphèrent des Centaures, qui terrassèrent l'affreux sanglier dans les champs d'Arcadie, et l'hydre aux têtes renaissantes sous le fer qui les faisait tomber ? "Ainsi qu'à leur maître farouche, n'ai-je pas donné la mort aux coursiers de la Thrace nourris de sang humain, et dont les entrailles étaient remplies de membres déchirés ? Voici ces bras qui ont étouffé le lion de Némée ! voici cette tête qui du ciel soutint le fardeau ! J'ai lassé la haine de Junon sans me lasser jamais.
[185] forma triplex, nec forma triplex tua, Cerbère, mouit?uosne, manus, ualidi pressistis cornua tauri? uestrum opus Elis habet, uestrum Stymphalides undae Partheniumque nemus? uestra uirtute relatus Thermodontiaco caelatus balteus auro,[9,190] pomaque ab insomni concustodita dracone? nec mihi centauri potuere resistere, nec mi Arcadiae uastator aper? nec profuit hydrae crescere per damnum geminasque resumere uires? quid, cum Thracis equos humano sanguine pingues 195 plenaque corporibus laceris praesepia uidi, uisaque deieci, dominumque ipsosque peremi? his elisa iacet moles Nemeaea lacertis: hac caelum ceruice tuli. defessa iubendo est saeua Iouis coniunx: ego sum indefessus agendo.
Dans cette mosaique, nous retrouvons Hercule grâce à sa massue et on le voit qui tient la chaîne avec laquelle il a attrapé Cerbère.
Hercule immense en comparaison à Cerbère qui est normalement immense et féroce
Mosaico de los trabajos de Hércules, Museo Arqueológico Nacional, Madrid, España,
Benjamín Núñez González
Mosaique
Ceramique
Dans cette céramique, nous observons un Cerbère assez grand imposant qui impose un climat de peur comparé à la mosaïque
Ici on voit Hercule immense qui domine Cerbère qui le traîne en dehors des enfers, Cerbère a l'air tout gentil calme alors que dans la céramique il est déchaîné.
Travaux Héraclès Hercule 2de latin Queneau
Clémence Coget
Created on March 15, 2024
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Transcript
8/12 travaux d'Heraclès/Hercule
Les latinistes de 2de 2023-2024 du Lycée Queneau vous présentent un texte et une céramique grecs et un texte et une mosaïque romaine sur 8 travaux du plus célèbre des héros
National Archaeological Museum, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>, via Wikimedia Commons
INDEX
L'Hydre de lerne
Deuxième Travail par Olivier
Les écuries d'augias
Cinquième travail par Eléa
Le Lion de Nemée
Premier Travail par Eimène
Le taureau de crète
Septième travail par Najib
Les oiseaux du lac Stymphale
La ceinture d'hippolyte
Neuvième travail
Sixième travail par Simon
Les pommes d'or du jardin des hespérides
Onzième travail par Maïa
Cerbère
Douxième travail par Adil
Le Lion de Nemée
Travail numéro 1 par Eimene
TRADUCTION française: La traduction qui suit est empruntée partie à Clavier (1805), partie à Ugo Bratelli (2001) ; cette dernière est accessible sur le site NIMISPAUCI, via Hodoi Elektronikai
APOLLODORE (Ps.) d'Athènes, La Bibliothèque, livre IIChapitre 2, 5, 1
[2,5,1] τοῦτο ἀκούσας ὁ Ἡρακλῆς εἰς Τίρυνθα ἦλθε, καὶ τὸ προσταττόμενον ὑπὸ Εὐρυσθέως ἐτέλει. πρῶτον μὲν οὖν ἐπέταξεν αὐτῷ τοῦ Νεμέου λέοντος τὴν δορὰν κομίζειν· τοῦτο δὲ ζῷον ἦν ἄτρωτον, ἐκ Τυφῶνος γεγεννημένον. πορευόμενος οὖν ἐπὶ τὸν λέοντα ἦλθεν εἰς Κλεωνάς, καὶ ξενίζεται παρὰ ἀνδρὶ χερνήτῃ Μολόρχῳ. καὶ θύειν ἱερεῖον θέλοντι εἰς ἡμέραν ἔφη τηρεῖν τριακοστήν, καὶ ἂν μὲν ἀπὸ τῆς θήρας σῶος ἐπανέλθῃ, Διὶ σωτῆρι θύειν, ἐὰν δὲ ἀποθάνῃ, τότε ὡς ἥρωι ἐναγίζειν. εἰς δὲ τὴν Νεμέαν ἀφικόμενος καὶ τὸν λέοντα μαστεύσας ἐτόξευσε τὸ πρῶτον· ὡς δὲ ἔμαθεν ἄτρωτον ὄντα, ἀνατεινάμενος τὸ ῥόπαλον ἐδίωκε. συμφυγόντος δὲ εἰς ἀμφίστομον σπήλαιον αὐτοῦ τὴν ἑτέραν ἐνῳκοδόμησεν εἴσοδον, διὰ δὲ τῆς ἑτέρας ἐπεισῆλθε τῷ θηρίῳ, καὶ περιθεὶς τὴν χεῖρα τῷ τραχήλῳ κατέσχεν ἄγχων ἕως ἔπνιξε, καὶ θέμενος ἐπὶ τῶν ὤμων ἐκόμιζεν εἰς Κλεωνάς. καταλαβὼν δὲ τὸν Μόλορχον ἐν τῇ τελευταίᾳ τῶν ἡμερῶν ὡς νεκρῷ μέλλοντα τὸ ἱερεῖον ἐναγίζειν, σωτῆρι θύσας Διὶ ἦγεν εἰς Μυκήνας τὸν λέοντα. Εὐρυσθεὺς δὲ καταπλαγεὶς αὐτοῦ τὴν ἀνδρείαν ἀπεῖπε τὸ λοιπὸν αὐτῷ εἰς τὴν πόλιν εἰσιέναι, δεικνύειν δὲ πρὸ τῶν πυλῶν ἐκέλευε τοὺς ἄθλους. φασὶ δὲ ὅτι δείσας καὶ πίθον ἑαυτῷ χαλκοῦν εἰσκρυβῆναι ὑπὸ γῆν κατεσκεύασε, καὶ πέμπων κήρυκα Κοπρέα Πέλοπος τοῦ Ἠλείου ἐπέταττε τοὺς ἄθλους. οὗτος δὲ Ἴφιτον κτείνας, φυγὼν εἰς Μυκήνας καὶ τυχὼν παρ᾽ Εὐρυσθέως καθαρσίων ἐκεῖ κατῴκει.
[2,5,1] Sachant cela, Héraclès se rendit à Tirynthe, et accomplit tout ce qu’Eurysthée lui ordonna. Le premier travail qui lui fut imposé fut de rapporter la peau du lion de Némée, une bête féroce et invulnérable, née de Typhon. Ainsi Héraclès s’en alla affronter le lion et gagna Cléones, où il fut l’hôte d’un ouvrier agricole, Molorchos. Ce jour-là, ce dernier s’apprêtait à offrir une victime en sacrifice, mais Héraclès lui dit d’attendre trente jours : s’il revenait sain et sauf de la chasse, Molorchos devrait sacrifier à Zeus Sauveur ; et si au contraire il périssait, Molorchos devrait offrir le sacrifice à Héraclès, en tant que héros. Arrivé à Némée, Héraclès suivit les traces du lion et commença à le frapper avec ses flèches ; mais il comprit immédiatement qu’il était invulnérable : aussi mit-il sa massue sur son épaule, et le suivit-il. Le lion se réfugia dans une grotte à deux entrées. Héraclès en condamna une et entra par l’autre ; il s’approcha du fauve, le saisit au cou et l’immobilisa ; et il lui serra si fort la gorge qu’il mourut étouffé. Puis il souleva le lion sur ses épaules et retourna à Cléones. Là, il rencontra Molorchos qui, parce que c’était le dernier jour, s’apprêtait à accomplir le sacrifice en l’honneur d’Héraclès mort ; tous deux sacrifièrent à Zeus Sauveur. Ensuite Héraclès porta le lion à Mycènes. Eurysthée, terrifié par la force du héros, lui interdit dès lors l’entrée de sa ville : les résultats de ses exploits devraient dorénavant être exposés devant les portes. On dit aussi qu’Eurysthée, trop effrayé, s’était caché dans une jarre de bronze, qu’il avait fait apprêter sous la terre. Et ses ordres, pour les autres exploits d’Héraclès, il les donna de cet endroit, par la voix du héraut Coprée, le fils de Pélops l’Éléen. Coprée avait tué Iphitos : exilé, il avait gagné Mycènes ; purifié par Eurysthée, il s’était établi dans la cité.
Héraklès et le lion de Némée Amphore à figures noires - vers 540 av.JC Musée du Louvre
Deux personnes à côté regardent la scène.
Il est représenté plus haut que le Lion pour montrer que c'est lui qui le domine.
Ils sont représentés collés comme s'ils ne faisaient qu'un pour montrer qu'Hercule est au niveau du Lion.
Hercule est le seul des 3 personnages qui se bat pour montrer que c'est lui le héros
C'est une céramique à figures noires. Ce sont des couleurs assez chaudes typiques de cette époque.
La musculature de Hercule est bien prononcée.
Traduction (légèrement adaptée) de G.T. Villenave, Paris, 1806
Mort d'Hercule (IX, 185-199) Les méramorphoses, Ovide
LEh ! quoi, ni les trois corps du pasteur d'Ibérie, ni la triple gueule du gardien des Enfers, n'ont pu effrayer mon courage ! Sont-ce ces mains qui brisèrent les cornes du taureau des Crétois ? l'Élide a-t-elle vu mes travaux ? les ondes du Stymphale et la forêt de Parthénie en ont- elles été témoins ? est-ce moi qui, sur les bords du Thermodon, enlevai le bouclier d'or de l'Amazone ] et les fruits de l'arbre que gardait le dragon vigilant ? sont-ce là ces bras qui triomphèrent des Centaures, qui terrassèrent l'affreux sanglier dans les champs d'Arcadie, et l'hydre aux têtes renaissantes sous le fer qui les faisait tomber ? "Ainsi qu'à leur maître farouche, n'ai-je pas donné la mort aux coursiers de la Thrace nourris de sang humain, et dont les entrailles étaient remplies de membres déchirés ? Voici ces bras qui ont étouffé le lion de Némée ! voici cette tête qui du ciel soutint le fardeau ! J'ai lassé la haine de Junon sans me lasser jamais.
Lforma triplex, nec forma triplex tua, Cerbere, mouit ? uosne, manus, ualidi pressistis cornua tauri? uestrum opus Elis habet, uestrum Stymphalides undae, Partheniumque nemus? uestra uirtute relatus Thermodontiaco caelatus balteus auro, pomaque ab insomni concustodita dracone? nec mihi centauri potuere resistere, nec mi Arcadiae uastator aper? nec profuit hydrae crescere per damnum geminasque resumere uires? quid, cum Thracis equos humano sanguine pingues 195 plenaque corporibus laceris praesepia uidi, uisaque deieci, dominumque ipsosque peremi? his elisa iacet moles Nemeaea lacertis: hac caelum ceruice tuli. defessa iubendo est saeua Iouis coniunx: ego sum indefessus agendo.
Hercule et le lion de Némée Détail d'une mosaïque romaine - IIIe s. apr.JC Trouvée à Lliria (Valencia) Musée national archéologique - Madrid
Il est représenté plus haut que son adversaire ce qui prouve qu'il est plus fort et que c'est lui qui le domine.
On peut apercevoir sa massue en haut à droite, une des armes qui le représente.
On peut voir Hercule au centre de la mosaïque en train d'étrangler le lion de Némée.
Il sont représenté collé comme si il ne faisait qu'un pour montrer qu'Hercule est au niveau du Lion.
On voit que la musculature de Hercule est tres mise en avant.
Les personnages sont représentés en noirs sur un fond blanc.
L'hydre de Lerne
Le deuxième travail d'Hercule
Le demi-dieu
Hercule
Hercule est le fils de Zeus et de la mortelle Alcmène. Il est doté d'une force inhumaine lui permettant de vaincre les plus forts. Il est connu pour avoir une massue en bois d'olivier, un arc et une armure impénétrable
Le monstre aux multiples têtes
L'hydre de Lerne
+ INFO
Monstre aux multiples têtes. Quand on en coupe une, deux repoussent au niveau de la blessure.
+ INFO
δεύτερον δὲ ἆθλον ἐπέταξεν αὐτῷ τὴν Λερναίαν ὕδραν κτεῖναι· αὕτη δὲ ἐν τῷ τῆς Λέρνης ἕλει ἐκτραφεῖσα ἐξέβαινεν εἰς τὸ πεδίον καὶ τά τε βοσκήματα καὶ τὴν χώραν διέφθειρεν. εἶχε δὲ ἡ ὕδρα ὑπερμέγεθες σῶμα, κεφαλὰς ἔχον ἐννέα, τὰς μὲν ὀκτὼ θνητάς, τὴν δὲ μέσην ἀθάνατον. ἐπιβὰς οὖν ἅρματος, ἡνιοχοῦντος Ἰολάου, παρεγένετο εἰς τὴν Λέρνην, καὶ τοὺς μὲν ἵππους ἔστησε, τὴν δὲ ὕδραν εὑρὼν ἔν τινι λόφῳ παρὰ τὰς πηγὰς τῆς Ἀμυμώνης, ὅπου ὁ φωλεὸς αὐτῆς ὑπῆρχε, βάλλων βέλεσι πεπυρωμένοις ἠνάγκασεν ἐξελθεῖν, ἐκβαίνουσαν δὲ αὐτὴν κρατήσας κατεῖχεν. ἡ δὲ θατέρῳ τῶν ποδῶν ἐνείχετο περιπλακεῖσα. τῷ ῥοπάλῳ δὲ τὰς κεφαλὰς κόπτων οὐδὲν ἀνύειν ἠδύνατο· μιᾶς γὰρ κοπτομένης κεφαλῆς δύο ἀνεφύοντο. ἐπεβοήθει δὲ καρκίνος τῇ ὕδρᾳ ὑπερμεγέθης, δάκνων τὸν πόδα. διὸ τοῦτον ἀποκτείνας ἐπεκαλέσατο καὶ αὐτὸς βοηθὸν τὸν Ἰόλαον, ὃς μέρος τι καταπρήσας τῆς ἐγγὺς ὕλης τοῖς δαλοῖς ἐπικαίων τὰς ἀνατολὰς τῶν κεφαλῶν ἐκώλυεν ἀνιέναι. καὶ τοῦτον τὸν τρόπον τῶν ἀναφυομένων κεφαλῶν περιγενόμενος, τὴν ἀθάνατον ἀποκόψας κατώρυξε καὶ βαρεῖαν ἐπέθηκε πέτραν, παρὰ τὴν ὁδὸν τὴν φέρουσαν διὰ Λέρνης εἰς Ἐλαιοῦντα τὸ δὲ σῶμα τῆς ὕδρας ἀνασχίσας τῇ χολῇ τοὺς ὀιστοὺς ἔβαψεν. Εὐρυσθεὺς δὲ ἔφη μὴ δεῖν καταριθμῆσαι τοῦτον ἐν τοῖς δέκα τὸν ἆθλον· οὐ γὰρ μόνος ἀλλὰ καὶ μετὰ Ἰολάου τῆς ὕδρας περιεγένετο.
Son deuxième travail fut de tuer l’Hydre de Lerne. Ce monstre vivait dans les marais de Lerne, mais souvent il s’aventurait dans la plaine et ravageait le bétail et la campagne. Il avait un corps énorme hérissé de neuf têtes : huit d’entre elles étaient mortelles, mais celle du milieu était immortelle. Héraclès monta sur le char guidé par Iolaos ; il arriva à Lerne, il arrêta les chevaux, et trouva l’Hydre sur une colline non loin de la source Amymoné, où elle avait sa tanière. Alors Héraclès décocha des flèches enflammées à l’intérieur, contraignant l’hydre à sortir : à peine fut-elle dehors qu’il lui sauta dessus et l’immobilisa. Mais aussitôt elle s’entortilla autour d’une de ses jambes et l’enserra. Héraclès commença alors à fracasser ses têtes avec sa massue ; sans résultat, parce que pour chaque tête tranchée deux nouvelles surgissaient. Et, venant à l’aide de l’hydre, arriva un crabe d’une grandeur épouvantable, qui mordit le pied d’Héraclès. Après l’avoir tué, le héros lui aussi demanda l’aide d’Iolaos ; ce dernier mit le feu à un buisson et, à l’aide de tisons ardents, il empêchait les neuf têtes de repousser, en brûlant la chair à la base des têtes coupées. De cette façon Héraclès réussit vaincre les neuf têtes, et à trancher également celle qui était immortelle. : puis il l’enterra et plaça dessus une lourde pierre, non loin de la route qui de Lerne mène à Éléonte. Quant au corps de l’hydre, il en fit des morceaux et il trempa ses flèches dans le sang de la bête. Mais Eurysthée dit ensuite qu’on ne pouvait pas prendre en compte cet exploit, parce qu’il avait tué l’hydre avec l’aide d’Iolaos, et non tout seul.
Source
540-530 av J.C.
Amphore grecque
L'hydre de Lerne, reconnaissable à ses multiples têtes. Elle semble dominée.
Hercule est représenté dominant l'Hydre, on le voit par sa taille. Les figures sont noires sur fond rouge, ce qui permet d'identifier la période de l'amphore.
Hercule, qu'on reconnaît grâce à la peau du Lion de Némée.
Eh ! quoi, ni les trois corps du pasteur d'Ibérie, ni la triple gueule du gardien des Enfers, n'ont pu effrayer mon courage ! Sont-ce ces mains qui brisèrent les cornes du taureau des Crétois ? l'Élide a-t-elle vu mes travaux ? les ondes du Stymphale et la forêt de Parthénie en ont- elles été témoins ? est-ce moi qui, sur les bords du Thermodon, enlevai le bouclier d'or de l'Amazone et les fruits de l'arbre que gardait le dragon vigilant ? sont-ce là ces bras qui triomphèrent des Centaures, qui terrassèrent l'affreux sanglier dans les champs d'Arcadie, et l'hydre aux têtes renaissantes sous le fer qui les faisait tomber ? "Ainsi qu'à leur maître farouche, n'ai-je pas donné la mort aux coursiers de la Thrace nourris de sang humain, et dont les entrailles étaient remplies de membres déchirés ? Voici ces bras qui ont étouffé le lion de Némée ! voici cette tête qui du ciel soutint le fardeau ! J'ai lassé la haine de Junon sans me lasser jamais.
forma triplex, nec forma triplex tua, Cerbere, mouit? uosne, manus, ualidi pressistis cornua tauri?uestrum opus Elis habet, uestrum Stymphalides undae,Partheniumque nemus? uestra uirtute relatusThermodontiaco caelatus balteus auro, [9,190] pomaque ab insomni concustodita dracone? nec mihi centauri potuere resistere, nec miArcadiae uastator aper ? nec profuit hydraecrescere per damnum geminasque resumere uires? quid, cum Thracis equos humano sanguine pingues195 plenaque corporibus laceris praesepia uidi,uisaque deieci, dominumque ipsosque peremi? his elisa iacet moles Nemeaea lacertis:hac caelum ceruice tuli. defessa iubendo estsaeua Iouis coniunx: ego sum indefessus agendo.
Source
170-180 ap J.C.
Mosaïque latine
L'hydre de Lerne, totalement soumise à Hercule
Hercule domine totalement la bête. Il la soumet
Hercue, reconnaissable à sa massue en bois d'olivier.
Les Ecuries d'Augias
Le cinquième travail d'hercule par Eléa
Auteur : daniel martin fouinoflex
APOLLODORE (Ps.) d'Athènes, La Bibliothèque, livre II Chapitre 2, 5, 5
Via Hodoi Elektronikai
La traduction qui suit est empruntée partie à Clavier (1805), partie à Ugo Bratelli (2001) ; cette dernière est accessible sur le site NIMISPAUCI.
[2,5,5] πέμπτον ἐπέταξεν αὐτῷ ἆθλον τῶν Αὐγείου βοσκημάτων ἐν ἡμέρᾳ μιᾷ μόνον ἐκφορῆσαι τὴν ὄνθον. ἦν δὲ ὁ Αὐγείας βασιλεὺς Ἤλιδος, ὡς μέν τινες εἶπον, παῖς Ἡλίου, ὡς δέ τινες, Ποσειδῶνος, ὡς δὲ ἔνιοι, Φόρβαντος, πολλὰς δὲ εἶχε βοσκημάτων ποίμνας. τούτῳ προσελθὼν Ἡρακλῆς, οὐ δηλώσας τὴν Εὐρυσθέως ἐπιταγήν, ἔφασκε μιᾷ ἡμέρᾳ τὴν ὄνθον ἐκφορήσειν, εἰ δώσει τὴν δεκάτην αὐτῷ τῶν βοσκημάτων. Αὐγείας δὲ ἀπιστῶν ὑπισχνεῖται. μαρτυράμενος δὲ Ἡρακλῆς τὸν Αὐγείου παῖδα Φυλέα, τῆς τε αὐλῆς τὸν θεμέλιον διεῖλε καὶ τὸν Ἀλφειὸν καὶ τὸν Πηνειὸν σύνεγγυς ῥέοντας παροχετεύσας ἐπήγαγεν, ἔκρουν δι᾽ ἄλλης ἐξόδου ποιήσας. μαθὼν δὲ Αὐγείας ὅτι κατ᾽ ἐπιταγὴν Εὐρυσθέως τοῦτο ἐπιτετέλεσται, τὸν μισθὸν οὐκ ἀπεδίδου, προσέτι δ᾽ ἠρνεῖτο καὶ μισθὸν ὑποσχέσθαι δώσειν, καὶ κρίνεσθαι περὶ τούτου ἕτοιμος ἔλεγεν εἶναι. καθεζομένων δὲ τῶν δικαστῶν κληθεὶς ὁ Φυλεὺς ὑπὸ Ἡρακλέους τοῦ πατρὸς κατεμαρτύρησεν, εἰπὼν ὁμολογῆσαι μισθὸν δώσειν αὐτῷ. ὀργισθεὶς δὲ Αὐγείας, πρὶν τὴν ψῆφον ἐνεχθῆναι, τόν τε Φυλέα καὶ τὸν Ἡρακλέα βαδίζειν ἐξ Ἤλιδος ἐκέλευσε. Φυλεὺς μὲν οὖν εἰς Δουλίχιον ἦλθε κἀκεῖ κατῴκει, Ἡρακλῆς δὲ εἰς Ὤλενον πρὸς Δεξαμενὸν ἧκε, καὶ κατέλαβε τοῦτον μέλλοντα δι᾽ ἀνάγκην μνηστεύειν Εὐρυτίωνι Κενταύρῳ Μνησιμάχην τὴν θυγατέρα· ὑφ᾽ οὗ παρακληθεὶς βοηθεῖν ἐλθόντα ἐπὶ τὴν νύμφην Εὐρυτίωνα ἀπέκτεινεν. Εὐρυσθεὺς δὲ οὐδὲ τοῦτον ἐν τοῖς δέκα προσεδέξατο τὸν ἆθλον, λέγων ἐπὶ μισθῷ πεπρᾶχθαι.
[2,5,5] Son cinquième travail consista à nettoyer du fumier, en un seul jour, toutes les étables d'Augias. Augias était roi d'Élis, fils d'Hélios selon les uns, ou de Poséidon selon les autres, ou bien, selon d'autres encore, de Phorbas. Il possédait de très grands troupeaux de bétail. Héraclès alla le voir et, sans lui révéler l'ordre d'Eurysthée, il lui dit qu'en un seul jour il nettoierait tout le fumier si Augias lui donnait la dixième partie du bétail. Et le roi, considérant l'entreprise impossible, lui donna sa parole. Héraclès prit à témoin Philée, le fils d'Augias ; c, dévia le cours des deux fleuves voisins, l'Alphée et le Pénée, et, après avoir ouvert une autre brèche afin que l'eau puisse s'évacuer, il canalisa leurs eaux vers l'intérieur des étables. Il révéla alors à Augias qu'il avait accompli cette entreprise sur l'ordre d'Eurysthée ; le roi refusa de lui donner la rémunération convenue, niant même la lui avoir jamais promise, et il déclara qu'il était tout à fait prêt à aller devant les tribunaux. Face aux juges, Héraclès appela Philée afin qu'il témoigne contre son père, et le jeune homme confirma que la rémunération lui était due. Augias, furieux, avant même que le verdict ne fût émis, ordonna à Héraclès et à Philée de quitter l'Élide. Philée, alors, gagna Doulichion et s'y établit ; tandis qu'Héraclès se rendit à Olénos, auprès du roi Dexaménos. Il le trouva sur le point de donner en mariage, contre sa volonté, sa fille Mnésimaché au Centaure Eurytion. Alors le roi demanda l'aide d'Héraclès, et le héros tua Eurytion comme il rejoignait son épouse. Par la suite, Eurysthée refusa de prendre en compte ce travail, prétextant qu'il l'avait accompli pour de l'argent.
Skyphos avec Herakles, Athéna et Hermès
Athéna verse le vin à Hercule
Hermès joue de la double flûte
Hercule se repose et se fait servir du vin par Athéna après avoir nettoyé les Ecuries.
Crédit photo : Petegorsky/Gipe
Axe de construction:
Ces deux lignes montrent la séparation entre Hercule et les dieux.
On remarque qu'Hercule prend beaucoup de place et que les dieux sont mis sur les côtés comme si ils étaient à son service. Le potier a surement voulu mettre en évidence Hercule.
Cette ligne marque la séparation entre le corps et la tête des personnages
Crédit photo : Petegorsky/Gipe
Information :
• Ce vase est un skyphos, c'est à dire un récipient à boire qui était utilisé durant la Grèce Antique. • Il a été réalisé en 500 av. J.-C . • Il est aujourd'hui exposé dans le Mount Holyoke College Art Museum aux Etats-Unis.
Cette céramique est une figure noire. Ce qui signifie que les figures se détachent en noir sur le fond clair de la terre cuite. Les détails sont ajoutés et donc incisés dans l'engobe avant la cuisson.
Crédit photo : Petegorsky/Gipe
Héraclès détournant les fleuves Alphée et Pénée
Hercule qui détourne les eaux des fleuves Alphée et Pénée
Brèche dans un mur créé par Hercule.
Luis García, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons
Information :
• La mosaïque a été réalisée durant la première moitié du IIIe siècle • Elle est aujourd'hui exposée dans au Musée archéologique national d'Espagne à Madrid
Sur cette mosaïque les couleurs qui resortent le plus sont le blanc, le marron et le gris. Le fond n'est constitué que de blanc, cela fait plus resortir Hercule ainsi que la brèche.
Luis García, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons
Point commun entre la céramique et la mosaïque : Sur la céramique et la mosaïque, malheureusement, on ne trouve qu'un seul point commun : Hercule représenté sur les deux œuvres avec sa peau de lion et sa massue.
Différences entre la céramique et la mosaïque : Entre la céramique et la mosaïque, je vois des différences comme par exemple l'action représentée, le vase nous montre Hercule au repos et la mosaïque Hercule en train d'effectuer le travail. Il y a ensuite la différence des personnages, la céramique nous illustre des autres personnages qu'Hercule, la déesse Athéna et le dieu Hermès alors que sur la mosaïque il n'y a qu'Hercule qui est représenté.
Je trouve que la mosaïque est fidèle au récit du travail d'Hercule en particulier à ce passage : "puis il ouvrit une brèche dans l'enclos des étables". On le voit en plein travail En ce qui concerne la céramique je ne trouve aucune corespondant avec les textes qu'on trouve sur ce travail. Aucun récit nous raconte qu'il se repose au côté d'Athéna et Hermès.
Les OIseaux du Lac Stymphale
Simon
le sixième travail d'Hercule
Benjamín Núñez González, CC BY-SA 4.0
Selon les grecs
Ἕκτον ἐπέταξεν ἆθλον αὐτῷ τὰς Στυμφαλίδας ὄρνιθας ἐκδιῶξαι. Ἦν δὲ ἐν Στυμφάλῳ πόλει τῆς ᾿Αρκαδίας Στυμφαλὶς λεγομένη λίμνη, πολλῇ συνηρεφὴς ὕλῃ· εἰς ταύτην ὄρνεις συνέφυγον ἄπλετοι, τὴν ἀπὸ τῶν λύκων ἁρπαγὴν δεδοικυῖαι. ἀμηχανοῦντος οὖν ῾Ηρακλέους πῶς ἐκ τῆς ὕλης τὰς ὄρνιθας ἐκβάλῃ, χάλκεα κρόταλα δίδωσιν αὐτῷ ᾿Αθηνᾶ παρὰ ῾Ηφαίστου λαβοῦσα. ταῦτα κρούων ἐπί τινος ὄρους τῇ λίμνῃ παρακειμένου τὰς ὄρνιθας ἐφόβει· αἱ δὲ τὸν δοῦπον οὐχ ὑπομένουσαι μετὰ δέους ἀνίπταντο, καὶ τοῦτον τὸν τρόπον ῾Ηρακλῆς ἐτόξευσεν αὐτάς.
Comme sixième travail, il [Eurysthée] lui imposa de chasser les oiseaux du lac Stymphale. Il y avait à Stymphalos en Arcadie un lac appelé Stymphale, entouré d'une épaisse forêt ; des oiseaux en nombre s'y réfugiaient, car ils craignaient d'être la proie des loups. Comme Héraclès ne savait comment il pourrait chasser les oiseaux de la forêt, Athéna lui donna des crotales de bronze qu'elle avait reçues d’Héphaïstos. En les faisant résonner depuis une montagne qui était proche du lac, il effraya les oiseaux ; ils ne pouvaient supporter le bruit qui les effrayait et s'envolèrent, et ainsi Héraclès put les abattre de ses flèches.
APOLLODORE (Ps.) d'Athènes, La Bibliothèque, livre II, Chapitre 2, 5, 6
TRADUCTION française : La traduction qui suit est empruntée partie à Clavier (1805), partie à Ugo Bratelli (2001) ; cette dernière est accessible sur le site NIMISPAUCI, via Hodoi Elektronikai
Une céramique
Hercule tue les oiseaux du lac Stymphale Amphore attique à figures noires - 540 av.JC British Museum
© The Trustees of the British Museum
Hercule, que l'on reconnait grâce à son arc, à son carquois et à son armure en peau de lion
Les oiseaux du lac Stymphale attaquant Hercule
Analyse
1. Oiseaux attaquant de face Héraclès
2. Oiseaux tombant au sol ou fuyant
3. Oiseaux au sol, mort
Analyse
Héraclès dans une position de domination : Il est à la même hauteur voire surplombe les oiseaux . Par la forme de son corps, on voit qu'il exerce une pression sur les oiseaux du lac stymphale, il les contraint dans un espace.
Selon les LAtins
"Eh ! quoi, suis-je donc le vainqueur de Busiris, qui, du sang des étrangers, souillait les temples de Jupiter ? est-ce bien moi qui étouffai dans mes bras le terrible Antée, en lui faisant perdre terre, et l'arrachant ainsi aux secours que lui donnait sa mère ? Eh ! quoi, ni les trois corps du pasteur d'Ibérie, ni la triple gueule du gardien des Enfers, n'ont pu effrayer mon courage ! Sont-ce ces mains qui brisèrent les cornes du taureau des Crétois ? l'Élide a-t-elle vu mes travaux ? les ondes du Stymphale et la forêt de Parthénie en ont- elles été témoins ? est-ce moi qui, sur les bords du Thermodon, enlevai le bouclier d'or de l'Amazone [9,190] et les fruits de l'arbre que gardait le dragon vigilant ? sont-ce là ces bras qui triomphèrent des Centaures, qui terrassèrent l'affreux sanglier dans les champs d'Arcadie, et l'hydre aux têtes renaissantes sous le fer qui les faisait tomber ? "Ainsi qu'à leur maître farouche, n'ai-je pas donné la mort aux coursiers de la Thrace nourris de sang humain, et dont les entrailles étaient remplies de membres déchirés ? Voici ces bras qui ont étouffé le lion de Némée ! voici cette tête qui du ciel soutint le fardeau ! J'ai lassé la haine de Junon sans me lasser jamais.
Ovide, Métamorphoses, Livre IX Mort d'Hercule
185 forma triplex, nec forma triplex tua, Cerbere, mouit?uosne, manus, ualidi pressistis cornua tauri?uestrum opus Elis habet, uestrum Stymphalides undae,Partheniumque nemus? uestra uirtute relatusThermodontiaco caelatus balteus auro, pomaque ab insomni concustodita dracone?nec mihi centauri potuere resistere, nec miArcadiae uastator aper? nec profuit hydraecrescere per damnum geminasque resumere uires?quid, cum Thracis equos humano sanguine pingues195 plenaque corporibus laceris praesepia uidi,uisaque deieci, dominumque ipsosque peremi?his elisa iacet moles Nemeaea lacertis:hac caelum ceruice tuli. defessa iubendo estsaeua Iouis coniunx: ego sum indefessus agendo.
+ INFO
Traduction (légèrement adaptée) de G.T. Villenave, Paris, 1806
Une mosaïque
Hercule tue les oiseaux du lac StymphaleDétail d'une mosaïque romaine - IIIe s. apr.JCTrouvée à Lliria (Valencia)Musée national archéologique - Madrid
Benjamín Núñez González, CC BY-SA 4.0
Analyse
Aucune ligne verticale ou horizontale pour donner plus de mouvement
Parallélisme des axes de construction de l'oeuvre
Massue attribut d'Héraclès mais ici on dirait une ombre pour ajouter du réalisme
Le taureau de crète
travail numéro 7 Najibus
APOLLODORE (Ps.) d'Athènes, La Bibliothèque, livre II Chapitre 2, 5, 7
TRADUCTION française: La traduction qui suit est empruntée partie à Clavier (1805), partie à Ugo Bratelli (2001) ; cette dernière est accessible sur le site NIMISPAUCI, via Hodoi Elektronikai
[2,5,7] Le septième travail consista à capturer le taureau de Crète. Acousilaos soutenait qu’il s’agissait du taureau envoyé par Zeus pour transporter Europe ; d’autres au contraire prétendent qu’il s’agissait de celui que Poséidon avait envoyé de la mer quand Minos promit de sacrifier au dieu ce qui viendrait de l’océan. Selon la légende, quand Minos vit la beauté de ce taureau, il l’enferma dans ses étables et en sacrifia un autre à Poséidon ; et le dieu, en colère, le fit devenir sauvage. Héraclès, donc, gagna la Crète pour ce taureau ; il demanda l’aide de Minos mais le roi lui répondit qu’il devait l’affronter tout seul. Héraclès le captura et le porta à Eurysthée, mais celui-ci, par la suite, le libéra. Le taureau s’en alla errant vers Sparte, puis à travers toute l’Arcadie ; il traversa l’isthme et gagna Marathon, en Attique, où il causa de grands dommages aux habitants de la région.
[2,5,7] ἕβδομον ἐπέταξεν ἆθλον τὸν Κρῆτα ἀγαγεῖν ταῦρον. τοῦτον Ἀκουσίλαος μὲν εἶναί φησι τὸν διαπορθμεύσαντα Εὐρώπην Διί, τινὲς δὲ τὸν ὑπὸ Ποσειδῶνος ἀναδοθέντα ἐκ θαλάσσης, ὅτε καταθύσειν Ποσειδῶνι Μίνως εἶπε τὸ φανὲν ἐκ τῆς θαλάσσης. καί φασι θεασάμενον αὐτὸν τοῦ ταύρου τὸ κάλλος τοῦτον μὲν εἰς τὰ βουκόλια ἀποπέμψαι, θῦσαι δὲ ἄλλον Ποσειδῶνι· ἐφ᾽ οἷς ὀργισθέντα τὸν θεὸν ἀγριῶσαι τὸν ταῦρον. ἐπὶ τοῦτον παραγενόμενος εἰς Κρήτην Ἡρακλῆς, ἐπειδὴ συλλαβεῖν ἀξιοῦντι Μίνως εἶπεν αὐτῷ λαμβάνειν διαγωνισαμένῳ, λαβὼν καὶ πρὸς Εὐρυσθέα διακομίσας ἔδειξε, καὶ τὸ λοιπὸν εἴασεν ἄνετον· ὁ δὲ πλανηθεὶς εἰς Σπάρτην τε καὶ Ἀρκαδίαν ἅπασαν, καὶ διαβὰς τὸν Ἰσθμόν, εἰς Μαραθῶνα τῆς Ἀττικῆς ἀφικόμενος τοὺς ἐγχωρίους διελυμαίνετο.
Héraklès ligotant le taureau de la Crète Amphore attique à figures noires - 520-510 av.JC Metropolitan Museum - New York
Mort d'Hercule (IX.185-199) Les Métamorphoses ,Ovide
Traduction (légèrement adaptée) de G.T. Villenave, Paris, 1806, Via Itinera Electronica
185 forma triplex, nec forma triplex tua, Cerbere, mouit? uosne, manus, ualidi pressistis cornua tauri? uestrum opus Elis habet, uestrum Stymphalides undae, Partheniumque nemus? uestra uirtute relatus Thermodontiaco caelatus balteus auro, [9,190] pomaque ab insomni concustodita dracone? nec mihi centauri potuere resistere, nec mi Arcadiae uastator aper? nec profuit hydrae crescere per damnum geminasque resumere uires? quid, cum Thracis equos humano sanguine pingues 195 plenaque corporibus laceris praesepia uidi, uisaque deieci, dominumque ipsosque peremi? his elisa iacet moles Nemeaea lacertis: hac caelum ceruice tuli. defessa iubendo est saeua Iouis coniunx: ego sum indefessus agendo.
Eh ! quoi, ni les trois corps du pasteur d'Ibérie, ni la triple gueule du gardien des Enfers, n'ont pu effrayer mon courage ! Sont-ce ces mains qui brisèrent les cornes du taureau des Crétois ? l'Élide a-t-elle vu mes travaux ? les ondes du Stymphale et la forêt de Parthénie en ont- elles été témoins ? est-ce moi qui, sur les bords du Thermodon, enlevai le bouclier d'or de l'Amazone
Hercule et le taureau de la Crète
IIIe s. ap.JC Trouvée à Lliria (Valencia) Musée national archéologique – Madrid
Détail d'une mosaïque romaine -
Les flèches montrent bien le mouvement retranscrit à travers la mosaïque.
la ceinture d'hippolyte
Le neuvième travail d'Hercule
Apollodore (ps.) d'Athènes, la bibliothèque, le livre ii,
Chapitre 2, 5, 9
livre II via Hodoi Elektronikai
[2,5,9] ἔνατον ἆθλον Ἡρακλεῖ ἐπέταξε ζωστῆρα κομίζειν τὸν Ἱππολύτης. αὕτη δὲ ἐβασίλευεν Ἀμαζόνων, αἳ κατῴκουν περὶ τὸν Θερμώδοντα ποταμόν, ἔθνος μέγα τὰ κατὰ πόλεμον· ἤσκουν γὰρ ἀνδρίαν, καὶ εἴ ποτε μιγεῖσαι γεννήσειαν, τὰ θήλεα ἔτρεφον, καὶ τοὺς μὲν δεξιοὺς μαστοὺς ἐξέθλιβον, ἵνα μὴ κωλύωνται ἀκοντίζειν, τοὺς δὲ ἀριστεροὺς εἴων, ἵνα τρέφοιεν. εἶχε δὲ Ἱππολύτη τὸν Ἄρεος ζωστῆρα, σύμβολον τοῦ πρωτεύειν ἁπασῶν. ἐπὶ τοῦτον τὸν ζωστῆρα Ἡρακλῆς ἐπέμπετο, λαβεῖν αὐτὸν ἐπιθυμούσης τῆς Εὐρυσθέως θυγατρὸς Ἀδμήτης. παραλαβὼν οὖν ἐθελοντὰς συμμάχους ἐν μιᾷ νηὶ ἔπλει, καὶ προσίσχει νήσῳ Πάρῳ, ἣν κατῴκουν οἱ Μίνωος υἱοὶ Εὐρυμέδων Χρύσης Νηφαλίων Φιλόλαος. ἀποβάντων δὲ δύο τῶν ἐν <τῇ> νηὶ συνέβη τελευτῆσαι ὑπὸ τῶν Μίνωος υἱῶν· ὑπὲρ ὧν ἀγανακτῶν Ἡρακλῆς τούτους μὲν παραχρῆμα ἀπέκτεινε, τοὺς δὲ λοιποὺς κατακλείσας ἐπολιόρκει, ἕως ἐπιπρεσβευσάμενοι παρεκάλουν ἀντὶ τῶν ἀναιρεθέντων δύο λαβεῖν, οὓς ἂν αὐτὸς θελήσειεν. ὁ δὲ λύσας τὴν πολιορκίαν, καὶ τοὺς Ἀνδρόγεω τοῦ Μίνωος υἱοὺς ἀνελόμενος Ἀλκαῖον καὶ Σθένελον, ἧκεν εἰς Μυσίαν πρὸς Λύκον τὸν Δασκύλου, καὶ ξενισθεὶς ὑπὸ τοῦ Βεβρύκων βασιλέως συμβαλόντων, βοηθῶν Λύκῳ πολλοὺς ἀπέκτεινε, μεθ᾽ ὧν καὶ τὸν βασιλέα Μύγδονα, ἀδελφὸν Ἀμύκου. καὶ τῆς Βεβρύκων πολλὴν ἀποτεμόμενος γῆν ἔδωκε Λύκῳ· ὁ δὲ πᾶσαν ἐκείνην ἐκάλεσεν Ἡράκλειαν. καταπλεύσαντος δὲ εἰς τὸν ἐν Θεμισκύρᾳ λιμένα, παραγενομένης εἰς αὐτὸν Ἱππολύτης καὶ τίνος ἥκοι χάριν πυθομένης, καὶ δώσειν τὸν ζωστῆρα ὑποσχομένης
[2,5,9] Le neuvième travail consista à rapporter la ceinture d’Hippolyté. Hippolyté était la reine des Amazones ; elles habitaient près du fleuve Thermodon, c’était un peuple vraiment valeureux à la guerre. Ces femmes s’exerçaient à des travaux masculins, et si par hasard l’une d’elles avait une relation avec un homme et restait enceinte, elles élevaient uniquement les filles ; elles se coupaient le sein droit, pour n’être pas entravées dans le maniement des armes, et conservaient le gauche pour pouvoir allaiter. Hippolyté avait reçu la ceinture d’Arès, en signe de sa supériorité sur toutes les autres. Héraclès avait été envoyé pour prendre cette ceinture, pour la donner à Admète, lafille d’Eurysthée, qui la voulait. Il prit la mer avec une équipe de volontaires, sur un seul navire, et aborda sur l’île de Paros où habitaient les enfants de Minos : Eurymédon, Chrysès, Néphalion et Philolaos. Mais deux des compagnons d’Héraclès, ayant débarqué, furent tués par les fils de Minos. Alors le héros, irrité, les tua sur l’heure, et prit d’assaut les autres habitants à l’intérieur de la ville, jusqu’à ce qu’ils lui envoient une ambassade avec la proposition de choisir deux hommes qui lui conviendraient, en échange de ses deux compagnons qui avaient été tués. Héraclès leva le siège, et choisit Alcéos et Sthénélos, les fils d’Androgée, fils lui-même de Minos. Ensuite il partit et arriva en Mysie, où il fut l’hôte de Lycos, le fils de Dascylos. Pour le remercier de son hospitalité, le héros aida Lycos dans sa guerre contre le roi des Bébryces : nombreux furent ceux qui moururent de la main d’Héraclès, le roi Mygdon lui-même, frère d’Amycos. Il offrit un vaste territoire à Lycos, soustrait aux Bébryces : et la région tout entière fut appelée Héraclée. Quand finalement le héros jeta l’ancre dans le port de Thémycire, Hippolyté vint lui rendre visite : la reine s’informa du but de sa mission, et lui promit la ceinture.
Mais Héra, déguisée en Amazone, parcourait la ville, en disant que des étrangers étaient arrivés avec l’intention d’enlever la reine. Alors les Amazones s’armèrent, prirent leurs montures et galopèrent vers les navires. Quand il les aperçut en ordre de bataille, Héraclès soupçonna une trahison : il tua Hippolyté, il lui arracha la ceinture et, après avoir mis en déroute toutes les autres, il appareilla pour Troie. En ces jours, la cité était affligée par un grave fléau, à cause de la colère d’Apollon et de Poséidon. Les deux dieux, en effet, pour mettre à l’épreuve l’outrecuidance du roi Laomédon, avaient pris l’apparence de deux mortels, et s’étaient accordés avec lui de fortifier les murs de la citadelle de Pergame, en échange d’une rétribution. Mais quand ensuite ils eurent achevé le travail, Laomédon refusa de les payer. Alors Apollon envoya une épidémie et Poséidon un monstre marin ; ce dernier, sortant des eaux avec la marée, s’aventurait sur la terre ferme et causait des ravages parmi les hommes. Les oracles avaient révélé que ce grand malheur prendrait fin si Laomédon exposait sa fille Hésioné en pâture au monstre : aussi la jeune fille était-elle enchaînée à un rocher près de la mer. Héraclès vit la jeune fille exposée sur le rocher, et promit qu’il la libérerait si Laomédon lui cédait les juments que Zeus lui avait données en échange de l’enlèvement de Ganymède. Laomédon lui donna sa parole, Héraclès tua le monstre et sauva la jeune fille. Mais le roi refusa de lui donner la rétribution promise : alors Héraclès menaça de faire la guerre à Troie, puis il repartit. Arrivé à Ainos, il reçut l’hospitalité du roi Poltys. Alors qu’il s’apprêtait à reprendre la mer, sur la plage d’Ainos il frappa et tua l’insolent Sarpédon, fils de Poséidon et frère de Poltys. Il débarqua ensuite à Thasos, soumit les Thraces qui y habitaient et la donna à coloniser aux fils d’Androgée. De Thasaos il arriva à Torone : là, Polygonos et Télégonos, les deux fils de Protée, fils lui-même de Poséidon, le défièrent en duel, et Héraclès les tua tous les deux. Il arriva finalement à Mycènes et remit la ceinture à Eurysthée.
, Ἥρα μιᾷ τῶν Ἀμαζόνων εἰκασθεῖσα τὸ πλῆθος ἐπεφοίτα, λέγουσα ὅτι τὴν βασιλίδα ἀφαρπάζουσιν οἱ προσελθόντες ξένοι. αἱ δὲ μεθ᾽ ὅπλων ἐπὶ τὴν ναῦν κατέθεον σὺν ἵπποις. ὡς δὲ εἶδεν αὐτὰς καθωπλισμένας Ἡρακλῆς, νομίσας ἐκ δόλου τοῦτο γενέσθαι, τὴν μὲν Ἱππολύτην κτείνας τὸν ζωστῆρα ἀφαιρεῖται, πρὸς δὲ τὰς λοιπὰς ἀγωνισάμενος ἀποπλεῖ, καὶ προσίσχει Τροίᾳ. συνεβεβήκει δὲ τότε κατὰ μῆνιν Ἀπόλλωνος καὶ Ποσειδῶνος ἀτυχεῖν τὴν πόλιν. Ἀπόλλων γὰρ καὶ Ποσειδῶν τὴν Λαομέδοντος ὕβριν πειράσαι θέλοντες, εἰκασθέντες ἀνθρώποις ὑπέσχοντο ἐπὶ μισθῷ τειχιεῖν τὸ Πέργαμον. τοῖς δὲ τειχίσασι τὸν μισθὸν οὐκ ἀπεδίδου. διὰ τοῦτο Ἀπόλλων μὲν λοιμὸν ἔπεμψε, Ποσειδῶν δὲ κῆτος ἀναφερόμενον ὑπὸ πλημμυρίδος, ὃ τοὺς ἐν τῷ πεδίῳ συνήρπαζεν ἀνθρώπους. χρησμῶν δὲ λεγόντων ἀπαλλαγὴν ἔσεσθαι τῶν συμφορῶν, ἐὰν προθῇ Λαομέδων Ἡσιόνην τὴν θυγατέρα αὐτοῦ τῷ κήτει βοράν, οὗτος προύθηκε ταῖς πλησίον τῆς θαλάσσης πέτραις προσαρτήσας. ταύτην ἰδὼν ἐκκειμένην Ἡρακλῆς ὑπέσχετο σώσειν, εἰ τὰς ἵππους παρὰ Λαομέδοντος λήψεται ἃς Ζεὺς ποινὴν τῆς Γανυμήδους ἁρπαγῆς ἔδωκε. δώσειν δὲ Λαομέδοντος εἰπόντος, κτείνας τὸ κῆτος Ἡσιόνην ἔσωσε. μὴ βουλομένου δὲ τὸν μισθὸν ἀποδοῦναι, πολεμήσειν Τροίᾳ ἀπειλήσας ἀνήχθη. καὶ προσίσχει Αἴνῳ, ἔνθα ξενίζεται ὑπὸ Πόλτυος. ἀποπλέων δὲ ἐπὶ τῆς ἠιόνος τῆς Αἰνίας Σαρπηδόνα, Ποσειδῶνος μὲν υἱὸν ἀδελφὸν δὲ Πόλτυος, ὑβριστὴν ὄντα τοξεύσας ἀπέκτεινε. καὶ παραγενόμενος εἰς Θάσον καὶ χειρωσάμενος τοὺς ἐνοικοῦντας Θρᾷκας ἔδωκε τοῖς Ἀνδρόγεω παισὶ κατοικεῖν. ἐκ Θάσου δὲ ὁρμηθεὶς ἐπὶ Τορώνην Πολύγονον καὶ Τηλέγονον, τοὺς Πρωτέως τοῦ Ποσειδῶνος υἱούς, παλαίειν προκαλουμένους κατὰ τὴν πάλην ἀπέκτεινε. κομίσας δὲ τὸν ζωστῆρα εἰς Μυκήνας ἔδωκεν Εὐρυσθεῖ.
La traduction est empruntée partie à Clavier (1805), partie à Ugo Bratelli (2001)
Coupe à figure rouge en poterie
510av JC-500av JC
Au centre il y a Hercule qui domine une hoplite amazone.
Héraclès porte sa peau de lion sur la tête et les épaules et sa massue, ses 2 attributs reconnaissables.
Les amazones portent tous un chiton court, une cuirasse, un casque et des jambières
britishmuseum.org
© Les administrateurs du British Museum
combat entre Héraclès et l'amazone mis en évidence
Un autre hoplite amazonien s'avance, lance prête pour attaquer Héraclès
Un hoplite amazonien qui court
Conservé au British Museum à Londres
Oeuvre fabriqué à Attique en Grèce.
Coupe découvert à Vulci en Italie
Le producteur est Onesimos
© Les administrateurs du British Museum
britishmuseum.org
Ovide, Métamorphoses, Livre IX
Mort d'Hercule (IX, 185-195)
"Eh ! quoi, suis-je donc le vainqueur de Busiris, qui, du sang des étrangers, souillait les temples de Jupiter ? est-ce bien moi qui étouffai dans mes bras le terrible Antée, en lui faisant perdre terre, et l'arrachant ainsi aux secours que lui donnait sa mère ? Eh ! quoi, ni les trois corps du pasteur d'Ibérie, ni la triple gueule du gardien des Enfers, n'ont pu effrayer mon courage ! Sont-ce ces mains qui brisèrent les cornes du taureau des Crétois ? l'Élide a-t-elle vu mes travaux ? les ondes du Stymphale et la forêt de Parthénie en ont- elles été témoins ? est-ce moi qui, sur les bords du Thermodon, enlevai le bouclier d'or de l'Amazone [9,190] et les fruits de l'arbre que gardait le dragon vigilant ? sont-ce là ces bras qui triomphèrent des Centaures, qui terrassèrent l'affreux sanglier dans les champs d'Arcadie, et l'hydre aux têtes renaissantes sous le fer qui les faisait tomber ? "Ainsi qu'à leur maître farouche, n'ai-je pas donné la mort aux coursiers de la Thrace nourris de sang humain, et dont les entrailles étaient remplies de membres déchirés ? Voici ces bras qui ont étouffé le lion de Némée ! voici cette tête qui du ciel soutint le fardeau ! J'ai lassé la haine de Junon sans me lasser jamais.
[185] forma triplex, nec forma triplex tua, Cerbere, mouit? uosne, manus, ualidi pressistis cornua tauri? uestrum opus Elis habet, uestrum Stymphalides undae, Partheniumque nemus? uestra uirtute relatus Thermodontiaco caelatus balteus auro,[9,190] pomaque ab insomni concustodita dracone? nec mihi centauri potuere resistere, nec mi Arcadiae uastator aper? nec profuit hydrae crescere per damnum geminasque resumere uires? quid, cum Thracis equos humano sanguine pingues [195] plenaque corporibus laceris praesepia uidi, uisaque deieci, dominumque ipsosque peremi? his elisa iacet moles Nemeaea lacertis: hac caelum ceruice tuli. defessa iubendo est saeua Iouis coniunx: ego sum indefessus agendo.
Mosaique representant la ceinture d'hippolyte
Hercule est représenté comme un exemple de force, de dépassement et de victoire sur la mort.
Conservé au musée archéologique nationale de Madrid
Trouvé à Liria (Valence) au III ème siècle
Benjamín Núñez González, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>, via Wikimedia Commons
les pommes d'or du jardin des hespérides
11ème travail par Maïa Boucher
Hercule Farnèse (musée archéologique de Naples)
APOLLODORE (Ps.) d'Athènes, La Bibliothèque, livre II Chapitre 2,5,11 La traduction qui suit est empruntée partie à Clavier (1805), partie à Ugo Bratelli (2001) ; cette dernière est accessible sur le site NIMISPAUCI.Hodoi elektronikai
[2,5,11] Le héros accomplit ces exploits en huit ans et un mois. Mais Eurysthée, n’ayant pas retenus valables ceux de l’Hydre et des étables d’Augias, imposa encore un travail à Héraclès, le onzième : le héros devrait lui apporter les pommes d’or du jardin des Hespérides. Ce dernier se trouvait, non comme certains l’ont dit, en Libye, mais bien sur le mont Atlas, au pays des Hyperboréens, et c’était le cadeau de noces offert par Gaia à Zeus et à Héra. Un dragon immortel en avait la garde, fils de Typhon et d’Échidna, qui avait cent têtes et qui savait parler avec les voix les plus variées et sur tous les tons. Les Nymphes des Hespérides montaient également la garde : Églé, Érythie, Hespérie et Aréthuse. Chemin faisant, Héraclès arriva au fleuve Échédoros où Cycnos, fils d’Arès et de Pyrène, le défia en duel : Arès en personne se rangea aux côtés de Cycnos, et dirigea le combat. Mais la foudre s’abattit entre eux et l’affrontement fut interrompu. Héraclès poursuivit sa route vers le pays des Illyriens, jusqu’au fleuve Éridan, où il trouva les Nymphes, filles de Zeus et de Thémis. Elles lui indiquèrent le lieu où dormait Nérée. Héraclès le saisit dans son sommeil et le ligota, même si Nérée continuait de prendre mille formes différentes, et il ne le lâcha pas tant qu’il ne lui eut pas révélé où trouver les pommes des Hespérides. Ainsi le héros s’achemina-t-il vers la Libye. En ce temps-là, sur ce pays régnait Antée, le fils de Poséidon, qui avait l’habitude de contraindre à la lutte tous les étrangers, pour les tuer. Aussi obligea-t-il Héraclès : mais le héros l’empoigna, le souleva de terre, lui cassa les os et le tua. Chaque fois en effet qu’il touchait terre, Antée devenait toujours plus fort parce que — si l’on en croit certains — il était le fils de la Terre elle-même. La Libye traversée, Héraclès arriva en Égypte. Le roi de cette contrée était Busiris, le fils de Poséidon et de Lysianassa, fille elle-même d’Épaphos. Busiris sacrifiait tous les étrangers sur l’autel de Zeus, conformément à une prophétie. Depuis neuf ans, en effet, l’Égypte était ravagée par la famine, et Phrasios, un savant prophète, arrivé de Chypre, lui avait prédit que la disette prendrait fin si chaque année il sacrifiait à Zeus un étranger
[2,5,11] τελεσθέντων δὲ τῶν ἄθλων ἐν μηνὶ καὶ ἔτεσιν ὀκτώ, μὴ προσδεξάμενος Εὐρυσθεὺς τόν τε τῶν τοῦ Αὐγέου βοσκημάτων καὶ τὸν τῆς ὕδρας, ἑνδέκατον ἐπέταξεν ἆθλον παρ᾽ Ἑσπερίδων χρύσεα μῆλα κομίζειν. ταῦτα δὲ ἦν, οὐχ ὥς τινες εἶπον ἐν Λιβύῃ, ἀλλ᾽ ἐπὶ τοῦ Ἄτλαντος ἐν Ὑπερβορέοις· ἃ Διὶ <Γῆ> γήμαντι Ἥραν ἐδωρήσατο. ἐφύλασσε δὲ αὐτὰ δράκων ἀθάνατος, Τυφῶνος καὶ Ἐχίδνης, κεφαλὰς ἔχων ἑκατόν· ἐχρῆτο δὲ φωναῖς παντοίαις καὶ ποικίλαις. μετὰ τούτου δὲ Ἑσπερίδες ἐφύλαττον, Αἴγλη Ἐρύθεια Ἑσπερία Ἀρέθουσα. πορευόμενος οὖν ἐπὶ ποταμὸν Ἐχέδωρον ἧκε. Κύκνος δὲ Ἄρεος καὶ Πυρήνης εἰς μονομαχίαν αὐτὸν προεκαλεῖτο. Ἄρεος δὲ τοῦτον ἐκδικοῦντος καὶ συνιστάντος μονομαχίαν, βληθεὶς κεραυνὸς μέσος ἀμφοτέρων διαλύει τὴν μάχην. βαδίζων δὲ δι᾽ Ἰλλυριῶν, καὶ σπεύδων ἐπὶ ποταμὸν Ἠριδανόν, ἧκε πρὸς νύμφας Διὸς καὶ Θέμιδος. αὗται μηνύουσιν αὐτῷ Νηρέα. συλλαβὼν δὲ αὐτὸν κοιμώμενον καὶ παντοίας ἐναλλάσσοντα μορφὰς ἔδησε, καὶ οὐκ ἔλυσε πρὶν ἢ μαθεῖν παρ᾽ αὐτοῦ ποῦ τυγχάνοιεν τὰ μῆλα καὶ αἱ Ἑσπερίδες. μαθὼν δὲ Λιβύην διεξῄει. ταύτης ἐβασίλευε παῖς Ποσειδῶνος Ἀνταῖος, ὃς τοὺς ξένους ἀναγκάζων παλαίειν ἀνῄρει. τούτῳ παλαίειν ἀναγκαζόμενος Ἡρακλῆς ἀράμενος ἅμμασι μετέωρον κλάσας ἀπέκτεινε· ψαύοντα γὰρ γῆς ἰσχυρότερον συνέβαινε γίνεσθαι, διὸ καὶ Γῆς τινες ἔφασαν τοῦτον εἶναι παῖδα. μετὰ Λιβύην δὲ Αἴγυπτον διεξῄει. ταύτης ἐβασίλευε Βούσιρις Ποσειδῶνος παῖς καὶ Λυσιανάσσης τῆς Ἐπάφου. οὗτος τοὺς ξένους ἔθυεν ἐπὶ βωμῷ Διὸς κατά τι λόγιον· ἐννέα γὰρ ἔτη ἀφορία τὴν Αἴγυπτον κατέλαβε, Φρασίος δὲ ἐλθὼν ἐκ Κύπρου, μάντις τὴν ἐπιστήμην, ἔφη τὴν ἀφορίαν παύσασθαι ἐὰν ξένον ἄνδρα τῷ Διὶ σφάξωσι κατ᾽ ἔτος.
Βούσιρις δὲ ἐκεῖνον πρῶτον σφάξας τὸν μάντιν τοὺς κατιόντας ξένους ἔσφαζε. συλληφθεὶς οὖν καὶ Ἡρακλῆς τοῖς βωμοῖς προσεφέρετο τὰ δὲ δεσμὰ διαρρήξας τόν τε Βούσιριν καὶ τὸν ἐκείνου παῖδα Ἀμφιδάμαντα ἀπέκτεινε. διεξιὼν δὲ Ἀσίαν Θερμυδραῖς, Λινδίων λιμένι, προσίσχει. καὶ βοηλάτου τινὸς λύσας τὸν ἕτερον τῶν ταύρων ἀπὸ τῆς ἁμάξης εὐωχεῖτο θύσας. ὁ δὲ βοηλάτης βοηθεῖν ἑαυτῷ μὴ δυνάμενος στὰς ἐπί τινος ὄρους κατηρᾶτο. διὸ καὶ νῦν, ἐπειδὰν θύωσιν Ἡρακλεῖ, μετὰ καταρῶν τοῦτο πράττουσι. παριὼν δὲ Ἀραβίαν Ἠμαθίωνα κτείνει παῖδα Τιθωνοῦ. καὶ διὰ τῆς Λιβύης πορευθεὶς ἐπὶ τὴν ἔξω θάλασσαν παρ᾽ Ἡλίου τὸ δέπας παραλαμβάνει. καὶ περαιωθεὶς ἐπὶ τὴν ἤπειρον τὴν ἀντικρὺ κατετόξευσεν ἐπὶ τοῦ Καυκάσου τὸν ἐσθίοντα τὸ τοῦ Προμηθέως ἧπαρ ἀετόν, ὄντα Ἐχίδνης καὶ Τυφῶνος· καὶ τὸν Προμηθέα ἔλυσε, δεσμὸν ἑλόμενος τὸν τῆς ἐλαίας, καὶ παρέσχε τῷ Διὶ Χείρωνα θνήσκειν ἀθάνατον ἀντ᾽ αὐτοῦ θέλοντα. ὡς δὲ ἧκεν εἰς Ὑπερβορέους πρὸς Ἄτλαντα, εἰπόντος Προμηθέως τῷ Ἡρακλεῖ αὐτὸν ἐπὶ τὰ μῆλα μὴ πορεύεσθαι, διαδεξάμενον δὲ Ἄτλαντος τὸν πόλον ἀποστέλλειν ἐκεῖνον, πεισθεὶς διεδέξατο. Ἄτλας δὲ δρεψάμενος παρ᾽ Ἑσπερίδων τρία μῆλα ἧκε πρὸς Ἡρακλέα. καὶ μὴ βουλόμενος τὸν πόλον ἔχειν καὶ σπεῖραν ἐπὶ τῆς κεφαλῆς θέλειν ποιήσασθαι. τοῦτο ἀκούσας Ἄτλας, ἐπὶ γῆς καταθεὶς τὰ μῆλα τὸν πόλον διεδέξατο. καὶ οὕτως ἀνελόμενος αὐτὰ Ἡρακλῆς ἀπηλλάττετο. ἔνιοι δέ φασιν οὐ παρὰ Ἄτλαντος αὐτὰ λαβεῖν, ἀλλ᾽ αὐτὸν δρέψασθαι τὰ μῆλα, κτείναντα τὸν φρουροῦντα ὄφιν. κομίσας δὲ τὰ μῆλα Εὐρυσθεῖ ἔδωκεν. ὁ δὲ λαβὼν Ἡρακλεῖ ) ἐδωρήσατο· παρ᾽ οὗ λαβοῦσα Ἀθηνᾶ πάλιν αὐτὰ ἀπεκόμισεν· ὅσιον γὰρ οὐκ ἦν αὐτὰ τεθῆναί που.
Le premier à être égorgé fut le devin lui- même ; et puis il continua avec tous les étrangers qui se présentaient. Héraclès lui aussi fut capturé et mené sur l’autel ; mais le héros rompit les cordes qui le liaient, et tua Busiris avec son fils Amphidamas. Puis il traversa l’Asie et arriva à Thermydron, le port de Lindos. Là, il détacha l’un des deux taureaux du char d’un bouvier, le sacrifia et s’en fit un festin. Le bouvier ne put faire autrement que de fuir vers le sommet d’une montagne et maudire Héraclès de loin. Et, en souvenir de cet épisode, les habitants de Lindos accomplissent des sacrifices en prononçant des malédictions. Le héros traversa ensuite l’Arabie, où il tua Émathion, le fils de Tithon ; il poursuivit son chemin vers la Libye, vers la mer extérieure où il emprunta à Hélios sa coupe. Ainsi passa-t-il de l’autre côté ; il aborda sur la terre ferme d’en face. Ayant rejoint les montagnes du Caucase, il tua avec ses flèches l’aigle, fils d’Échidna et de Typhon, qui dévorait le foie de Prométhée ; puis Héraclès le libéra, après s’être fait une couronne d’olivier, et présenta à Zeus le Centaure Chiron qui voulait mourir à la place de Prométhée. Prométhée avait conseillé à Héraclès de ne pas cueillir les pommes avec ses mains, mais de soulager Atlas du poids du ciel, et de l’envoyer à sa place. Arrivé au pays des Hyperboréens, donc, le héros convainquit Atlas et soutint le ciel à sa place. Atlas cueillit trois pommes du Jardin des Hespérides, et les porta à Héraclès. Ensuite il ne voulut plus reprendre le ciel sur ses épaules. Héraclès alors le pria de lui accorder le temps de mettre autour de sa tête un bandeau pour porter ce poids ; Atlas déposa les pommes à terre et accepta de soutenir le ciel un moment encore : Héraclès s’empara les pommes et s’enfuit. Il y a en a qui affirment que ce ne fut pas Atlas qui lui apporta les pommes : le héros les aurait cueillies lui-même, après avoir tué le serpent-gardien. Puis il les porta à Eurysthée qui en fit cadeau au héros lui-même. Héraclès les donna ensuite à Athéna, mais la déesse les restitua aux Hespérides, parce qu’il n’était pas permis, de par la loi divine, que les pommes se trouvent dans un autre endroit.
Céramique figures rouges d'Héraclès
Deux Hespérides demandant quelque chose à Héraclès.
Un homme semblant s'adresser à Héraclès.
Héraclès assis en buvant avec sa massue et sa peau de lion.
Ovide, Métamorphoses, Livre IX Traduction (légèrement adaptée) de G.T. Villenave, Paris, 1806 itinera electronica
nec me pastoris Hiberi185 forma triplex, nec forma triplex tua, Cerbere, mouit?uosne, manus, ualidi pressistis cornua tauri?uestrum opus Elis habet, uestrum Stymphalides undae,Partheniumque nemus? uestra uirtute relatusThermodontiaco caelatus balteus auro,[9,190] pomaque ab insomni concustodita dracone?nec mihi centauri potuere resistere, nec miArcadiae uastator aper? nec profuit hydraecrescere per damnum geminasque resumere uires?quid, cum Thracis equos humano sanguine pingues195 plenaque corporibus laceris praesepia uidi,uisaque deieci, dominumque ipsosque peremi?his elisa iacet moles Nemeaea lacertis:hac caelum ceruice tuli. defessa iubendo estsaeua Iouis coniunx: ego sum indefessus agendo.
Eh ! quoi, ni les trois corps du pasteur d'Ibérie, ni la triple gueule du gardien des Enfers, n'ont pu effrayer mon courage ! Sont-ce ces mains qui brisèrent les cornes du taureau des Crétois ? l'Élide a-t-elle vu mes travaux ? les ondes du Stymphale et la forêt de Parthénie en ont- elles été témoins ? est-ce moi qui, sur les bords du Thermodon, enlevai le bouclier d'or de l'Amazone [9,190] et les fruits de l'arbre que gardait le dragon vigilant ? sont-ce là ces bras qui triomphèrent des Centaures, qui terrassèrent l'affreux sanglier dans les champs d'Arcadie, et l'hydre aux têtes renaissantes sous le fer qui les faisait tomber ?"Ainsi qu'à leur maître farouche, n'ai-je pas donné la mort aux coursiers de la Thrace nourris de sang humain, et dont les entrailles étaient remplies de membres déchirés ? Voici ces bras qui ont étouffé le lion de Némée ! voici cette tête qui du ciel soutint le fardeau ! J'ai lassé la haine de Junon sans me lasser jamais.
Cerbère
Cerbère est le douzième et dernier travail d'Hercule
APOLLODORE (Ps.) d'Athènes, La Bibliothèque, livre II via Hodoi Elektronikai
[2,5,12] Comme douzième travail, il lui fut imposé de ramener Cerbère de l’Hadès. Cerbère avait trois têtes de chien, une queue de dragon et toute la longueur de son dos était hérissée de têtes de serpents de toutes espèces. Pour se préparer à cette entreprise, Héraclès se rendit à Éleusis, auprès de Mélampous, afin d’être initié aux mystères. Or, en ce temps-là, l’initiation n’était pas accordée aux étrangers ; aussi, pour cette raison, Héraclès dut-il se faire adopter par Pylios. Et, de surcroît, il ne pouvait pas assister aux mystères parce qu’il n’avait pas été purifié après le meurtre des Centaures. Eumolpos le purifia, et finalement Héraclès fut initié. Ayant atteint le cap Ténare, en Laconie, là où s’ouvre le passage pour descendre dans l’Hadès, Héraclès s’y engagea et descendit. Quand les âmes le virent, elles s’enfuirent toutes, excepté Méléagre et la Gorgone Méduse. Alors Héraclès sortit son épée, comme si la Gorgone avait été vivante, mais Hermès l’avertit qu’il ne s’agissait là que d’un vain fantasme. Arrivé près de la porte de l’Hadès, il trouva Thésée et Pirithoos, celui qui avait aspiré à la main de Perséphone ; c’est pourquoi ils étaient à présent prisonniers. Dès qu’ils virent Héraclès, ils tendirent aussitôt les mains vers lui, dans l’espoir que sa force pourrait les délivrer. Le héros réussit à prendre Thésée par la main et à le mettre debout ; mais, alors qu’il tentait de relever Pirithoos, la terre trembla, et il dut lâcher prise. Puis il fit rouler la pierre qui écrasait Ascalaphos. Et pour offrir un sacrifice de sang aux âmes, il égorgea une bête du troupeau d’Hadès. Mais leur gardien, Ménétès, fils de Ceuthonymos, le défia à la lutte. Héraclès aussitôt le maintint fermement par la taille et lui brisa les côtes. Perséphone alors intercéda en sa faveur et Héraclès le laissa aller. Il parla ensuite à Hadès de Cerbère et le dieu lui permit de l’emmener, à la condition qu’il le vainque sans armes. Héraclès le trouva près des portes de l’Achéron : protégé par sa cuirasse et recouvert de sa peau de lion, il lui mit les mains autour du cou et ne bougea plus jusqu’à ce que la bête, suffoquant, tombe à terre. Héraclès alors la prit, et remonta non loin de Trézène. Déméter, ensuite, transforma Ascalaphos en hulotte. Héraclès montra Cerbère à Eurysthée puis le ramena dans l’Hadès.
[2,5,12] δωδέκατον ἆθλον ἐπετάγη Κέρβερον ἐξ Ἅιδου κομίζειν. εἶχε δὲ οὗτος τρεῖς μὲν κυνῶν κεφαλάς, τὴν δὲ οὐρὰν δράκοντος, κατὰ δὲ τοῦ νώτου παντοίων εἶχεν ὄφεων κεφαλάς. μέλλων οὖν ἐπὶ τοῦτον ἀπιέναι ἦλθε πρὸς Εὔμολπον εἰς Ἐλευσῖνα, βουλόμενος μυηθῆναι (ἦν δὲ οὐκ ἐξὸν ξένοις τότε μυεῖσθαι, ἐπειδήπερ θετὸς Πυλίου παῖς γενόμενος ἐμυεῖτο). μὴ δυνάμενος δὲ ἰδεῖν τὰ μυστήρια ἐπείπερ οὐκ ἦν ἡγνισμένος τὸν Κενταύρων φόνον, ἁγνισθεὶς ὑπὸ Εὐμόλπου τότε ἐμυήθη. καὶ παραγενόμενος ἐπὶ Ταίναρον τῆς Λακωνικῆς, οὗ τῆς Ἅιδου καταβάσεως τὸ στόμιόν ἐστι, διὰ τούτου κατῄει. ὁπηνίκα δὲ εἶδον αὐτὸν αἱ ψυχαί, χωρὶς Μελεάγρου καὶ Μεδούσης τῆς Γοργόνος ἔφυγον. ἐπὶ δὲ τὴν Γοργόνα τὸ ξίφος ὡς ζῶσαν ἕλκει, καὶ παρὰ Ἑρμοῦ μανθάνει ὅτι κενὸν εἴδωλόν ἐστι. πλησίον δὲ τῶν Ἅιδου πυλῶν γενόμενος Θησέα εὗρε καὶ Πειρίθουν τὸν Περσεφόνης μνηστευόμενον γάμον καὶ διὰ τοῦτο δεθέντα. θεασάμενοι δὲ Ἡρακλέα τὰς χεῖρας ὤρεγον ὡς ἀναστησόμενοι διὰ τῆς ἐκείνου βίας. ὁ δὲ Θησέα μὲν λαβόμενος τῆς χειρὸς ἤγειρε, Πειρίθουν δὲ ἀναστῆσαι βουλόμενος τῆς γῆς κινουμένης ἀφῆκεν. ἀπεκύλισε δὲ καὶ τὸν Ἀσκαλάφου πέτρον. βουλόμενος δὲ αἷμα ταῖς ψυχαῖς παρασχέσθαι, μίαν τῶν Ἅιδου βοῶν ἀπέσφαξεν. ὁ δὲ νέμων αὐτὰς Μενοίτης ὁ Κευθωνύμου προκαλεσάμενος εἰς πάλην Ἡρακλέα, ληφθεὶς μέσος καὶ τὰς πλευρὰς κατεαγεὶς ὑπὸ Περσεφόνης παρῃτήθη. αἰτοῦντος δὲ αὐτοῦ Πλούτωνα τὸν Κέρβερον, ἐπέταξεν ὁ Πλούτων ἄγειν χωρὶς ὧν εἶχεν ὅπλων κρατοῦντα. ὁ δὲ εὑρὼν αὐτὸν ἐπὶ ταῖς πύλαις τοῦ Ἀχέροντος, τῷ τε θώρακι συμπεφραγμένος καὶ τῇ λεοντῇ συσκεπασθείς, περιβαλὼν τῇ κεφαλῇ τὰς χεῖρας οὐκ ἀνῆκε κρατῶν καὶ ἄγχων τὸ θηρίον, ἕως ἔπεισε, καίπερ δακνόμενος ὑπὸ τοῦ κατὰ τὴν οὐρὰν δράκοντος. συλλαβὼν οὖν αὐτὸν ἧκε διὰ Τροιζῆνος ποιησάμενος τὴν ἀνάβασιν. Ἀσκάλαφον μὲν οὖν Δημήτηρ ἐποίησεν ὦτον, Ἡρακλῆς δὲ Εὐρυσθεῖ δείξας τὸν Κέρβερον πάλιν ἐκόμισεν εἰς Ἅιδου.
Cette céramique représentant Hercule revenant de son dernier travail dans les enfers avec Cerbère. On voit que Hercule contrôle Cerbère, il le tient en laisse.
Peintre des Aigles Hydrie de Caere à figures noires Musée du Louvre
Photo (C) RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / image RMN-GP Musée du Louvre http://www.louvre.fr
[185] Eh ! quoi, ni les trois corps du pasteur d'Ibérie, ni la triple gueule du gardien des Enfers, n'ont pu effrayer mon courage ! Sont-ce ces mains qui brisèrent les cornes du taureau des Crétois ? l'Élide a-t-elle vu mes travaux ? les ondes du Stymphale et la forêt de Parthénie en ont- elles été témoins ? est-ce moi qui, sur les bords du Thermodon, enlevai le bouclier d'or de l'Amazone [9,190] et les fruits de l'arbre que gardait le dragon vigilant ? sont-ce là ces bras qui triomphèrent des Centaures, qui terrassèrent l'affreux sanglier dans les champs d'Arcadie, et l'hydre aux têtes renaissantes sous le fer qui les faisait tomber ? "Ainsi qu'à leur maître farouche, n'ai-je pas donné la mort aux coursiers de la Thrace nourris de sang humain, et dont les entrailles étaient remplies de membres déchirés ? Voici ces bras qui ont étouffé le lion de Némée ! voici cette tête qui du ciel soutint le fardeau ! J'ai lassé la haine de Junon sans me lasser jamais.
[185] forma triplex, nec forma triplex tua, Cerbère, mouit?uosne, manus, ualidi pressistis cornua tauri? uestrum opus Elis habet, uestrum Stymphalides undae Partheniumque nemus? uestra uirtute relatus Thermodontiaco caelatus balteus auro,[9,190] pomaque ab insomni concustodita dracone? nec mihi centauri potuere resistere, nec mi Arcadiae uastator aper? nec profuit hydrae crescere per damnum geminasque resumere uires? quid, cum Thracis equos humano sanguine pingues 195 plenaque corporibus laceris praesepia uidi, uisaque deieci, dominumque ipsosque peremi? his elisa iacet moles Nemeaea lacertis: hac caelum ceruice tuli. defessa iubendo est saeua Iouis coniunx: ego sum indefessus agendo.
Dans cette mosaique, nous retrouvons Hercule grâce à sa massue et on le voit qui tient la chaîne avec laquelle il a attrapé Cerbère.
Hercule immense en comparaison à Cerbère qui est normalement immense et féroce
Mosaico de los trabajos de Hércules, Museo Arqueológico Nacional, Madrid, España,
Benjamín Núñez González
Mosaique
Ceramique
Dans cette céramique, nous observons un Cerbère assez grand imposant qui impose un climat de peur comparé à la mosaïque
Ici on voit Hercule immense qui domine Cerbère qui le traîne en dehors des enfers, Cerbère a l'air tout gentil calme alors que dans la céramique il est déchaîné.