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Les transformations économique et sociales de 1848 à 1914

Maxence Narayaninnaiken

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Les transformations économiques et sociales en France de 1848 à 1914

Problématique de l'étude : Comment l'économie et la société française se transforment-elles de 1848 à 1914 ?
1) 1848-1870 :

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Les frères Perreire

Le monde ouvrier sous le Second empire

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L'Etat, acteur de l'économie

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La lente transformation des campagnes

Shows data in graphs.

Paris Haussmanien

De nouveaux modes de productions

Uses timelines to tell stories.

Les transformations économiques et sociales de 1848 à 1914

Problématique de l'étude : Comment l'économie et la société française se transforment-elles de 1848 à 1914

2) 1870 à 1914 :

La famille Schneider

Les mutations sociales

Les expositions universelles

10

Le monde rural et ses difficultés

11

Les étrangers

12

Les femmes

Groupe 1

Problématique de l'étude Comment l'économie et la société française se transforment-elles de 1848 à 1914
Les frères Pereire
Proches de Napoléon III, Émile et Isaac Pereire créent en 1852 une banque de dépôt, le Crédit mobilier, qui révolutionne le système de crédit en France. Capitalistes et spéculateurs, les deux frères investissent dans de nombreux secteurs et changent le visage de l’économie nationale malgré la faillite du Crédit mobilier en 1867
La création du crédit mobilier en 1852
Des pionniers des temps modernes
« [Les frères Pereire] ont regroupé dans leurs mains l’épargne des bourgeois et des masses populaires, pour en diriger les flots tumultueux vers l’industrie et le commerce. Les chemins de fer et les organisations économiques modernes sont des entreprises si vastes qu’il est impossible de les construire et de les faire marcher à l’aide des capitaux d’un individu. Il fallait les capitaux de la masse, leur concentration gigantesque. Les Pereire ont entrepris cette tâche, et ils peuvent se vanter d’avoir accompli un miracle : ils ont réussi à persuader les petits bourgeois et les paysans de se séparer de leur argent bien-aimé, et de le leur confier. Ainsi, ils ont pu trouver les capitaux dont avait besoin à ses débuts la grande industrie en plein essor. » Paul Lafargue (socialiste), Die Neue Zeit, 1892.
Émile et Isaac Pereire sont des financiers majeurs sous le Second Empire. Entrés dans le monde de la finance parisienne par le biais du chemin de fer (réalisation de la ligne Paris‑Saint‑Germain, 1837), leur activité s'étend à des secteurs variés, principalement les travaux publics, les mines, les transports et les banques. Ils deviennent ainsi des acteurs clés de l'aménagement du territoire français et de la modernisation de la France. En 1855, ils créent la Compagnie générale maritime qui développe des liaisons avec le continent américain. Au début des années 1860, ils développent des chantiers navals à Saint‑Nazaire d'où sort le premier paquebot transatlantique français l'Impératrice Eugénie en 1864.
Quleques sociétés crées par les frères Pereire

Groupe 2

Problématique de l'étude Comment l'économie et la société française se transforment-elles de 1848 à 1914
Le monde ouvrier sous le Second Empire
Louis-Napoléon s'exprime sur le monde ouvrier
Le livret ouvrier : un outil de surveillance
Des Idées napoléoniennes (1839) à Extinction du paupérisme (1844), le prétendant Louis-Napoléon n’avait cessé de proclamer son désir de résoudre la « question sociale », souvent en termes forts qui, dans son esprit, lui permettaient de revendiquer l’étiquette socialiste. « La classe ouvrière ne possède rien, il faut la rendre propriétaire. Elle n’a de richesse que ses bras, il faut donner à ces bras un emploi utile pour tous. Elle est comme un peuple d’ilotes¹ au milieu d’un peuple de sybarites². Il faut lui donner une place dans la société, et attacher ses intérêts à ceux du sol. Enfin, elle est sans organisation et sans liens, sans droits et sans avenir, il faut lui donner des droits et un avenir, et la relever à ses propres yeux par l’association, l’éducation, la discipline. » 1. Population asservie pendant l’Antiquité grecque. 2. Personnes vivant dans le luxe et les plaisirs. Louis-Napoléon Bonaparte, L’Extinction du paupérisme, 1844.
Créé sous le règne de Louis XVI, le livret ouvrier est rendu obligatoire le 12 avril 1803. Il s’agit d’un document officiel délivré par les maires ou les commissaires de police qui doivent le viser à chaque changement de résidence. Le livret ouvrier identifie le travailleur et lui sert de passeport intérieur. Un ouvrier ne possédant pas son livret peut être considéré comme vagabond et être emprisonné. Le livret ouvrier renforce aussi le pouvoir des employeurs sur les travailleurs : si un ouvrier souhaite quitter son emploi mais n’obtient pas la signature de son employeur sur son livret, il n’a aucune chance de retrouver un travail. En 1869, Napoléon III se prononça publiquement pour la suppression du livret ouvrier. La guerre de 1870 l’empêcha d’aller plus loin.
Le manifeste des Soixante (17 février 1864)
Rédigé par l’ouvrier ciseleur parisien Henri Tolain et signé par soixante ouvriers, ce manifeste est publié dans le journal L’Opinion nationale le 17 février 1864 avec l’au-torisation de l’empereur avant les élections législatives de 1864. Tolain se présente aux élections mais ne parvient pas à être élu. «OUVRIERS DE LA SEINE Le suffrage universel nous a rendus majeurs politiquement, mais il nous reste encore à nous émanciper socia-lement. La liberté que le tiers état sut conquérir avec tant de vigueur et de persévérance doit s’étendre en France, pays démocratique, à tous les citoyens […]. Nous dont les enfants passent souvent leurs plus jeunes ans dans le milieu démoralisant et malsain des fabriques1, ou dans l’apprentissage, qui n’est guère encore aujourd’hui qu’un état voisin de la domesticité; nous dont les femmes désertent forcément le foyer pour un travail excessif, contraire à leur nature, et détruisant la famille ; nous qui n’avons pas le droit de nous entendre pour défendre pacifiquement notre salaire, pour nous assurer contre le chômage, nous affirmons que l’égalité écrite dans la loi n’est pas dans les mœurs, et qu’elle est encore à réaliser dans les faits […]. Le tiers état disait: Qu’est-ce que le tiers état? rien! Que doit-il être? tout! Nous ne dirons pas: Qu’est-ce que l’ouvrier? rien! Que doit-il être? tout! Mais nous dirons: la bourgeoisie, notre aînée en émancipation, sut en 89, absorber la noblesse et détruire d’injustes privilèges. Il s’agit pour nous, non de détruire les droits dont jouissent justement les classes moyennes, mais de conquérir la même liberté d’action… Nous ne sommes pas représentés, et voilà pourquoi nous posons cette question des candidatures ouvrières.»

Groupe 3

Problématique de l'étude Comment l'économie et la société française se transforment-elles de 1848 à 1914
L'état, acteur de l'économie
Le Second Empire est le premier régime en France à nettement privilégier les objectifs d’ordre économique. Séduit par le saint-simonisme, Napoléon III entend favoriser le développement de la production et des échanges pour améliorer le sort des travailleurs. Dans le cadre de ce projet de modernisation, l’empereur attribue un rôle central à l’action de l’État tout en favorisant le capitalisme.
Le dynamisme économique
le libéralisme économique de Napoléon III
Quelques jours après cette lettre, le 23 janvier 1860, Napoléon III signe un traité de libre-échange avec le Royaume-Uni : le traité Cobden-Chevalier. «Monsieur le ministre,[…] Le moment est donc venu de nous occuper des moyens d’imprimer un grand essor aux diverses branches de la richesse nationale […].Depuis longtemps on proclame cette vérité qu’il faut multiplier les moyens d’échanges pour rendre le commerce florissant ; que sans concurrence l’industrie reste stationnaire […].Pour encourager la production industrielle, il faut affranchir de tout droit les matières premières indispensables à l’industrie et lui prêter, exceptionnellement et à un taux modéré, […] les capitaux qui l’aideront à perfectionner son matériel. Un des plus grands services à rendre au pays est de faciliter le transport des matières premières de première nécessité pour l’agriculture et l’industrie; à cet effet, le ministère des Travaux publics fera exécuter le plus promptement possible les voies de communication, canaux, routes et chemins de fer, qui auront sur-tout pour but d’amener la houille et les engrais sur les lieux où les besoins de la production les réclament.» Lettre de Napoléon III au ministre d’État, 5 janvier 1860, parue dans Le Moniteur universelle 15 janvier 1860
La création des sociétés anonymes
La révolution ferroviaire
Cette nouvelle forme d'entrerpise donne plus de souplesse à la création des entreprises et permet de réunir d'avantage de capital «TITRE II Des sociétés anonymes. Art. 21 À l’avenir les sociétés anonymes pourront se former sans l’autorisation du gouvernement. Elles pourront, quel que soit le nombre d’associés, être formées par un acte sous seing privé fait en double original. […]Art. 22 Les sociétés anonymes sont administrées par un ou plusieurs mandataires à temps, révocables, salariés ou gratuits, pris parmi les associés. […]Art. 27 Il est tenu, chaque année au moins, une assemblée générale à l’époque fixée par les statuts […]. Art. 28 Dans toutes les assemblées générales, les délibérations sont prises à la majorité des voix. […]Art. 32 L’assemblée générale annuelle désigne un ou plusieurs commissaires, associés ou non, chargés de faire un rapport à l’assemblée générale de l’année suivante sur la situation de la société, sur le bilan et comptes présentés par les administrateurs. […]Art. 34 Toute société anonyme doit dresser, chaque semestre, un état sommaire de sa situation active et passive. Cet état est mis à la disposition des commissaires […].» Loi du 24 juillet 1867 sur les sociétés.

Groupe 4

Problématique de l'étude Comment l'économie et la société française se transforment-elles de 1848 à 1914
La lente transformation des campagnes
Dans un pays entré tardivement dans la révolution industrielle, l’agriculture occupe longtemps une place centrale dans la vie économique et sociale. Favorisé par l’intérêt que lui porte Napoléon III, le monde rural connaît ainsi une forme d’âge d’or sous le Second Empire.
Le poids du monde rural
Un immeuble parisien haussmanien
Peinture : Jean-François Millet, Des glaneuses, huile sur toile, 83 x 110 cm, 1857. Paris, musée d’Orsay. Le droit ancestral du glanage autorise les plus pauvres, en général les femmes et les enfants, à ramasser après la moisson les épis de blé oubliés. Le tableau de Millet entend montrer la dureté du travail agricole et la misère rurale.
En 1856, sur 35 millions de Français, on compte 26 millions de ruraux. Le monde rural est divers, mêlant les paysans, du « coq de village » (paysan propriétaire d'une grande exploitation) jusqu’au métayer (paysan non propriétaire), les artisans, les notables (médecin, notaire, curé…), les fonctionnaires (instituteurs, gendarmes, percepteurs…).
Des améliorations agricoles dans certianes communes
« Les machines n'ont pas enlevé beaucoup de travail. Quiconque veut travailler trouve toujours à se placer et très avantageusement. En un mot les machines sont venues prendre la place des ouvriers émigrants, elles sont devenues une nécessité et n'ont point enlevé de travail... On n'emploie l'engrais artificiel qu'exceptionnellement et à défaut de l'engrais naturel. Une des causes du peu d'emploi de l'engrais artificiel est le manque d'argent, et aussi qu'il n'a pas souvent produit les résultats que le vendeur promettait. L'assolement¹ est triennal. La culture intensive² est employée. On fait des betteraves. Il y a une distillerie³. De là, plus d'engrais, amélioration du bétail en quantité et en qualité. On a renoncé au colza, par suite des insectes qui le dévoraient au moment de la récolte. » 1. Succession et alternance de culture sur un même terrain pour conserver la fertilité du sol. 2. Façon de cultiver et de planter permettant d'obtenir plus de denrées agricoles en mettant des moyens matériels (engrais, machine...) et humains importants. 3. Lieu de fabrication de produits alcoolisés. Extrait d'enquête agricole en 1866, cité dans Chaulanges, Manry, Sève, Textes historiques, 1848-1871, Delagrave, Paris, 1974.
Les débuts de l'exode rurale
Dans la première moitié du XIXe siècle, 90 000 migrants en moyenne quittent chaque année la campagne pour la ville. Ils sont plus de 130 000 par an dans les années 1860.«Il y a quelques années, nous avions très peu de tis-sages mécaniques et nous n’avions, pour ainsi dire, pas de filatures mécaniques ; aujourd’hui, la France a pris définitivement et glorieusement sa place parmi les pays de grande industrie […]. La vapeur dès son apparition dans le monde de l’industrie a brisé tous les rouets,toutes les quenouilles, et il a bien fallu que fileuses et tisseuses, privées de leur antique gagne-pain, s’en vinssent réclamer une place à l’ombre du haut fourneau de l’usine […]. Des villages entiers où naguère retentissaient le bruit du marteau, le ronflement des bobines, les cris joyeux de l’enfance, sont aujourd’hui déserts et silencieux tan-dis que de vastes édifices de briques rouges, surmontés d’une immense cheminée au panache ondoyant, englou-tissent dans leurs flancs, depuis l’aube du jour jusqu’à la tombée de la nuit, des milliers de créatures vivantes. La vapeur fait tout dans le tissage […]. Chaque matin avant le lever du soleil, père, mère et enfants partent pour la fabrique.» Jules Simon, L'Ouvrère, 1861

Groupe 5

Problématique de l'étude Comment l'économie et la société française se transforment-elles de 1848 à 1914
Paris Haussmanien
Le plan des transformations de Paris
Le nouveau Paris d'Haussmann
"De profondes tranchées dont plusieurs sont déjà de magnifiques rues, sillonnent la ville en tout sens, les îlots des maisons disparaissent comme par enchantement, des perspectives nouvelles s’ouvrent. La physionomie de Paris est à beaucoup d’endroits changée de fond en comble. Des monuments, déga-gés des hideuses masures qui les masquaient, se montrent pour la première fois dans leur beauté complète ; d’autres sortent de leur ruine, inache-vés et se terminent enfin. Dans cette ville, centre de l’univers, le genre humain, apporté et remporté par les veines et les artères des railways, comme le sang dans le cœur, circulera désormais sans embar-ras et sans confusion; la ville aussi s’aère, se nettoie, s’assainit: plus de quartiers lépreux, plus de ruelles miasmatiques, plus de masures humides où la misère s’accouple avec l’épidémie. Les murailles pourries s’effondrent pour laisser surgir de leurs décombres des habitations dignes de l’homme, dans lesquelles la santé descend avec l’air, et la pensée sereine avec la lumière et le soleil.» Théophile Gautier, préface de Paris démoli d’Émile Fournier, Aubry, 1855
La transformation sociale de Paris
«Le premier et inévitable effet de vos percements a été de jeter la plus profonde perturbation, souvent la ruine et la misère, dans l’existence de milliers et de milliers de petits fabricants, d’artisans, d’ouvriers, chassés sans retour […]. L’immense majorité de ces expulsés était ins-tallée de père en fils dans ces quartiers; […] le fabricant s’y trouvait au milieu des ouvriers qu’il occupe, […] des marchands qui débitent ses produits. Un beau matin, le marteau des démolisseurs abat et disperse tout cela. […]Les terrains et, partant, les loyers ayant partout renchéri, l’on voit se rebâtir dans les parties les plus reculées de la capitale, les ruelles, les passages, les cours, les masures que vous abattez si impitoyablement au centre. […]Tandis que nos édiles font pénétrer l’air et la lumière dans le vieux Paris en ouvrant de larges boulevards, […] on voit se former, aux extrémités de la ville, des groupes de maisons étroites et malsaines, dans lesquelles une déplorable spéculation entasse nos ouvriers. […]Voilà comment M. Haussmann "prodigue l’air et la lumière" dans les quartiers excentriques à ces centaines de milliers d’ouvriers qu’il expulse du centre sous pré-texte de salubrité!» J. Édouard Horn, Les Finances de l’hôtel de ville, 1868-1869

Groupe 6

Problématique de l'étude Comment l'économie et la société française se transforment-elles de 1848 à 1914
De nouveaux modes de productions
L'évolution du salariat en France
Houille, vapeur et mécanisation
« Quand le houilleur¹ a défriché le noir domaine souterrain, arraché le combustible aux entrailles de la terre, qu’il l’a extrait au jour, purifié, chargé enfin sur les voies de transport, l’utile minéral se répand en mille lieux divers, et va partout distribuer la lumière, la chaleur, la force, le mouvement. C’est un aliment aujourd’hui indispensable à la vie des nations civilisées […]. Les fabriques, les manufactures, presque tous les ateliers, presque toutes les machines, bon nombre de navires, privés de l’aliment essentiel, se verraient aussi condamnés au repos. La vie matérielle, une partie de la vie intellectuelle s’éteindraient, comme s’éteint, faute de nourriture, la vie du corps. La houille² a paré aussi à l’impuissance et au nombre limité des travailleurs. Le cheval-vapeur³ a remplacé l’esclave, la bête de trait. Et comme il ne se fatigue jamais, qu’il est en activité jour et nuit, ne prend aucun repos, tous les moteurs animés du globe auraient peine à suffire aujourd’hui au travail qu’accomplit la vapeur. » 1. Ouvrier qui travaille dans une mine de houille. 2. Type de charbon particulièrement efficace comme combustible. 3. Unité de puissance qui exprime une équivalence entre la puissance fournie par un cheval tirant une charge et celle fournie par une machine de propulsion à vapeur. Louis-Laurent Simonin, La Vie souterraine ou les mines et les mineurs, 1867.
Les salariés¹ des compagnies de chemin de fer en France entre 1851 et 1870. 1. Travailleur lié à un employeur par un contrat de travail et qui est rémunéré par le paiement d'un salaire.
Energie et production
Le marteau-pilon à vapeur a été inventé au Creusot en 1840. Au milieu du XIXe siècle, les usines Schneider du Creusot possèdent 13 hauts-fourneaux (pour fondre le minerai de fer), 41 laminoirs (pour réduire l'épaisseur du métal) et emploient plus de 10 000 ouvriers pour produire de la fonte, du fer, de l’acier et plus particulièrement plus de 50 locomotives par an. Au premier plan est placé un arbre coudé (pièce de moteur pour les bateaux à vapeur). Au centre, un groupe d'ouvriers manœuvre à l'aide d'un levier une pièce métallique pour l'amener sous le marteau-pilon.

Groupe 7

Problématique de l'étude Comment l'économie et la société française se transforment-elles de 1848 à 1914
La famille Schneider
Le Creusot est située au cœur d’un bassin houiller de Saône-et-Loire. Grâce à la dynastie industrielle Schneider, la ville devient à la fin du XIXe siècle le plus grand site sidérurgique de France. En 1870, la famille Schneider y emploie plus de 10 000 ouvriers, utilise 15 hauts-fourneaux, 30 marteaux-pilons, 85 machines à vapeur et produit 130 000 tonnes de fonte.
L'entreprise de la famille Schneider
Eugène Ier Schneider
1838 : Les établissements Schneider produisent leur première locomotive 1870 : Début de la production de l'acier 1876 : Construction du premier marteau pilon à vapeur 1895 : Début de la production de matériel électrique 1896 : Mise en service d'une presse hydraulique de 10 000 tonnes, la plus puissnate du monde 189 : Début de la production d'artillerie pour l'armée française 1913 : Le Creusot compte 36 000 habitants dont 11 000 travaillent dans le susines Schneider
Vue du Creusot
Le paternalisme selon la famille Schneider
« Être le père de vos ouvriers, voilà bien, Monsieur, la constante préoccupation de votre cœur. Toutes les œuvres de bienfaisance dont vous avez doté votre cité, en donnent un vivant et magnifique témoignage. L’enfant a ses écoles, le vieillard sa Maison de famille pour abriter ses infirmités ; les blessés et les malades trouveront ici l’Hôtel du bon Dieu (…) Cette pensée constante de votre vie, vouée au bien-être moral et matériel de votre grande famille ouvrière, vous l’avez recueillie, Monsieur, de votre illustre père, le grand génie qui a créé cette cité industrielle dont vous contribuez à maintenir et étendre la glorieuse renommée. » J.A.Burdy, adjoint au maire du Creusot, discours pour l’inauguration de l’Hôtel-Dieu, 15 septembre 1894.

Groupe 8

Problématique de l'étude Comment l'économie et la société française se transforment-elles de 1848 à 1914
Les mutations sociales de la société après 1870
Malgré l’existence de lois sociales, le mouvement ouvrier, de plus en plus structuré autour des syndicats et de différents partis socialistes, demande une amélioration des conditions de vie et de travail. Les grèves sont nombreuses (on en compte 1309 en 1906) et la question de la pleine intégration sociale des ouvriers à la IIIe République est posée.
Jean Jaurès dans une réunion politique à Carnaux
Le syndicalisme révolutionnaire
«La Confédération générale du travail1 groupe en dehors de toute école politique tous les tra-vailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du patronat. Dans l’œuvre quoti-dienne, le syndicat poursuit l’accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d’améliorations immédiates telles que la dimi-nution des heures de travail, l’augmentation des salaires, etc. Mais cette besogne n’est qu’un côté de l’œuvre du syndicalisme; le syndicat prépare l’expropriation capitaliste : il propose comme moyen d’action la grève générale. Le syndicat n’a pas à se préoccuper des partis politiques qui, en dehors et à côté, peuvent poursuivre en toute liberté la transformation sociale.»Extrait de la Charte d’Amiens, 1906.1. La CGT est fondée en 1895.
La création de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO)
En 1905, les partis socialistes français se regroupent en un seul parti, la SFIO. «Le Parti socialiste est un parti de classe qui a pour but de socialiser les moyens de produc-tion et d’échange, c’est-à-dire de transformer la société capitaliste en société collectiviste ou communiste, et, pour moyen, l’organisation éco-nomique ou politique du prolétariat. Par son but, son idéal, par les moyens qu’il emploie, le Parti socialiste, tout en poursuivant la réalisation des réformes immédiates revendiquées par la classe ouvrière, n’est pas un parti de réformes, mais un parti de lutte des classes et de révolution. Le groupe socialiste au Parlement doit refuser au gouvernement tous les moyens qui assurent la domination de la bourgeoisie et son maintien au pouvoir, refuser en conséquence les crédits militaires, les crédits de conquête coloniale, les fonds secrets et l’ensemble du budget.» Déclaration de la comission d'unification, 30 décembre 1904

Les évènements de Fourmies

1913

1874
1900

1906

1892

1910

1884
1898

1905

Groupe 9

Problématique de l'étude Comment l'économie et la société française se transforment-elles de 1848 à 1914
Les expositions universelles
À partir de 1851, les pays européens ainsi que les États-Unis accueillent régulièrement des expositions universelles. Ces grandes foires, organisées par les ministères de l’Industrie et du Commerce, sont l’occasion pour les nations de comparer leur puissance technique et industrielle
Une comparaison des deux expositions
Le succès de l'Exposition de 1900
L'anarchiste Georges Darien donne son avis sur l'Exposition universelle de 1900. « Celle de 1889 avait donné, par sa structure d'ensemble, l'impression de quelque chose de nouveau ; d'une manifestation spontanée, par l'architecture, d'un état d'esprit audacieux et ferme, dédaigneux des vieilles formules et fatigué de toutes routines [...]. L'impression que donne l'Exposition de 1900 est tout à fait différente. L'architecture qui avait tenté d'indiquer, avec du métal, les profondes préoccupations du monde, qui avait créé la solide et légère armature d'une existence non pas rajeunie, mais jeune, a complètement disparu. Elle a été remplacée par l'architecture du plâtras, de la fange crépie, de l'ordure peinte [...]. Ce que ça dit, ce que ça hurle, toute cette architecture, c'est la banqueroute, c'est la fin, la mort, la destruction [...]. Ce n'est pas vrai, tout ça, les façades de carton-pâte [-]: ça fait semblant d'exister, mais ça n'existe pas. » Georges Darien, La Belle France, 1901.
Le succès de l'Exposition de 1900 Plus de 76 000 exposants présentent leurs inno-vations. Une place importante est alors donnée à l'électricité. « Le XIX* siècle a êté le grand siècle du progrès. Pour fêter les prodiges des arts, des sciences, de l'industrie et de l'agriculture, la France invita toutes les nations à participer à l'Exposition universelle qu'elle organisait à Paris. Toutes répondirent à cette invita-tion: elles tenaient à comparer les progrès de leur industrie avec ceux des autres nations. L'Exposition de 1900 fut une merveille. Le Champ-de-Mars avait son château d'eau et ses fontaines lumineuses qui, le soir, transformaient cette partie de l'Exposition en une véritable féérie, les quais de la rive gauche de la Seine étaient occupés par les palais des nations, chacun dans son architecture nationale. » Jeanne Bouvier, Mes mémoires, 1936, © Éditions La Découverte
Panorama de l'Exposition de 1900

Vidéo

Groupe 10

Problématique de l'étude Comment l'économie et la société française se transforment-elles de 1848 à 1914
L'importance du monde rurale et ses difficultés
Au début du XXe siècle, la majorité de la population française est rurale et l’agriculture, qui emploie 43 % de la population active, reste le premier secteur d’activité. Si les progrès techniques arrivent dans les campagnes (mécanisation, engrais…), les transformations sont lentes et ne concernent que quelques régions. Beaucoup restent à l’écart du changement.
Moissonneuses dans le Pas-de-Calais ( années 1890
Vers la mécanisation de l'agriculture
L'introduction des engrais chimiques
Les débuts de l'exode rurale
Dans la première moitié du XIXe siècle, 90 000 migrants en moyenne quittent chaque année la campagne pour la ville. Ils sont plus de 130 000 par an dans les années 1860.«Il y a quelques années, nous avions très peu de tis-sages mécaniques et nous n’avions, pour ainsi dire, pas de filatures mécaniques ; aujourd’hui, la France a pris définitivement et glorieusement sa place parmi les pays de grande industrie […]. La vapeur dès son apparition dans le monde de l’industrie a brisé tous les rouets,toutes les quenouilles, et il a bien fallu que fileuses et tisseuses, privées de leur antique gagne-pain, s’en vinssent réclamer une place à l’ombre du haut fourneau de l’usine […]. Des villages entiers où naguère retentissaient le bruit du marteau, le ronflement des bobines, les cris joyeux de l’enfance, sont aujourd’hui déserts et silencieux tan-dis que de vastes édifices de briques rouges, surmontés d’une immense cheminée au panache ondoyant, englou-tissent dans leurs flancs, depuis l’aube du jour jusqu’à la tombée de la nuit, des milliers de créatures vivantes. La vapeur fait tout dans le tissage […]. Chaque matin avant le lever du soleil, père, mère et enfants partent pour la fabrique.» Jules Simon, L'Ouvrère, 1861

Groupe 11

Problématique de l'étude Comment l'économie et la société française se transforment-elles de 1848 à 1914
Une société française entre permanences et évolutiens : les étrangers
Entre 1870 et 1914, l’industrialisation entraîne un recours accru à la main-d’œuvre étrangère alors même que la croissance naturelle ralentit en France. Dans un contexte de crise économique et de poussée du nationalisme, la IIIe République est confrontée à la question de l’immigration et de la place des étrangers dans le pays
Les étrangers en France de 1866 à 1911
L'immigration étrangère en France en 1911
Un jugement sur la main d'oeuvre étrangère en 1914
« Depuis cinq ou dix ans environ, les mines manquant de main-d’œuvre locale pour leurs exploitations toujours gran-dissantes, on fait appel à un grand nombre d’étrangers venus parfois de loin. La Belgique, ce réservoir d’hommes pour nos entreprises agricoles et industrielles, apporta un formidable contingent. Ce n’était pas encore assez. Alors les compagnies s’adressèrent par-delà les monts, par-delà les mers, à toutes les races pauvres et malheureuses qui, à l’instar des lapins, ont multiplié leurs rejetons sans souci de possibilité de les nourrir. Et les Allemands, les Italiens, les Espagnols arrivèrent de leurs contrées sans fortune vers nos plaines du Nord et du Pas-de-Calais où la mine les dévora […]. C’est un étonnement unanime dans les corons que la saleté de la plupart de ces étrangers, surtout des gens venus du Midi […]. La venue de ces étrangers a coïncidé avec une recrudescence des rixes et des incidents de violence […]. La police de la région minière devient une des plus difficiles qui soit à assumer.» Alex Witt, «Les étrangers dans le Pays Noir», article paru dans le journal Le Réveil du Nord, mars 1914.
La République et la naturalisation

Groupe 12

Problématique de l'étude Comment l'économie et la société française se transforment-elles de 1848 à 1914
Permanences et mutations de la société : l'évolution de la place des femmes
Considérées comme mineures et privées de droits civils et politiques depuis le Code civil de 1804, les Françaises jouent pourtant un rôle majeur. En 1914, outre les tâches ménagères, plus de 55% d’entre elles effectuent un travail rémunéré. Mais malgré quelques progrès, la morale bourgeoise freine en grande partie les évolutions favorables aux femmes
Pour l'égalité de l'éducation des filles
Des différences salariales (en francs)
«Réclamer l’égalité d’éducation pour toutes les classes, ce n’est que faire la moitié de l’œuvre. Cette égalité, je la revendique pour les deux sexes. Je sais que plus d’une femme me répond : mais à quoi bon toutes ces connais-sances, tout ce savoir, toutes ces études ? À quoi bon ? Je pourrais répondre : à élever vos enfants, et ce serait une bonne réponse, mais comme elle est banale, j’aime mieux dire : à élever vos maris […]. Aujourd’hui, il y a une lutte sourde, mais persistante, entre la société d’autrefois, l’Ancien Régime, avec son édifice de regrets, de croyances et d’institutions qui n’accepte pas la démocratie moderne, et la société qui procède de la Révolution française […]. Or, dans ce com-bat, la femme ne peut pas être neutre ; les optimistes, qui ne veulent pas voir le fond des choses, peuvent se figu-rer que le rôle de la femme est nul, qu’elle ne prend pas part à la bataille, mais ils ne s’aperçoivent pas du secret et persistant appui qu’elle apporte à cette société qui s’en va et que nous voulons chasser sans retour […]. C’est pour cela que l’Église veut retenir la femme, et c’est aussi pour cela qu’il faut que la démocratie la lui enlève ; il faut choisir, citoyens : il faut que la femme appartienne à la science ou qu’elle appartienne à l’Église. »Discours de Jules Ferry, 1870, «Les lycées des jeunes lles», La mémoire de l’humanité – Les grands événements de l’histoire des femmes, Larousse, 1997
Le travail des femmes à la mine

"Elle emplissait sa berline plus vite que lui, à petits coups de pelle réguliers et rapides ; elle la poussait ensuite jusqu’au plan incliné, d’une seule poussée lente, sans accros, passant à l’aise sous les roches basses. Lui, se massacrait, déraillait, restait en détresse […]. Il fallut qu’elle lui montrât à écarter les jambes, à s’arc-bouter les pieds contre les bois, des deux côtés de la galerie, pour se donner des points d’appui solides. Le corps devait être penché, les bras raidis, de façon à pousser de tous les muscles, des épaules et des hanches. Pendant un voyage, il la suivit, la regarda filer, la croupe tendue, les poings si bas, qu’elle semblait trotter à quatre pattes […]. Elle suait, haletait, craquait des jointures, mais sans une plainte, avec l’indifférence de l’habitude, comme si la commune misère était pour tous de vivre ainsi ployé. Et il ne parvenait pas à en faire autant.»Émile Zola, Germinal, 1885

Marie Curie

1909

1874
1884

1900

1881

1892

1907

1880
1882

L'agrandissement de la ville

L’agrandissement de la villeAdoplhe Yon, Napoléon III remet au Baron Haussmann le décret d’annexion de communes limitrophes le 16 février 1859, huile sur toile, 230 x 327 cm, 1865 (Musée Carnavalet, Paris).À la suite de l’annexion de 1860, la ville de Paris passe de 12 à 20 arrondissements, de 3 288 à 7 088 hectares, et de 1,2 à 1,6 million d’habitants.
Dans la première moitié du XIXe siècle, 90 000 migrants en moyenne quittent chaque année la campagne pour la ville. Ils sont plus de 130 000 par an dans les années 1860.«Il y a quelques années, nous avions très peu de tis-sages mécaniques et nous n’avions, pour ainsi dire, pas de filatures mécaniques ; aujourd’hui, la France a pris définitivement et glorieusement sa place parmi les pays de grande industrie […]. La vapeur dès son apparition dans le monde de l’industrie a brisé tous les rouets,toutes les quenouilles, et il a bien fallu que fileuses et tisseuses, privées de leur antique gagne-pain, s’en vinssent réclamer une place à l’ombre du haut fourneau de l’usine […]. Des villages entiers où naguère retentissaient le bruit du marteau, le ronflement des bobines, les cris joyeux de l’enfance, sont aujourd’hui déserts et silencieux tan-dis que de vastes édifices de briques rouges, surmontés d’une immense cheminée au panache ondoyant, englou-tissent dans leurs flancs, depuis l’aube du jour jusqu’à la tombée de la nuit, des milliers de créatures vivantes. La vapeur fait tout dans le tissage […]. Chaque matin avant le lever du soleil, père, mère et enfants partent pour la fabrique.»Jules Simon, L'Ouvrère, 1861

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La place traditionnelle des femmes à la fin du XIXe siècle

A la fin du XIXe siècle, 40,2% des femmes actives travaillent dans l’agriculture, 27,3% dans la domesticité, 22,5% dansl’industrie textile, 5,1% dans le commerce et 4,9% dans d’autres secteurs d’activité.
La révolution ferroviaire En garantissant des concessions de 99 ans et en favorisant la répartition du marché entre 6 compagnies, le Second Empire crée les conditions d'une véritable révolution ferroviaire. En 1850, la France n epossède que 3 358 km de lignes mais 16 994 km en 1869
«Le premier et inévitable effet de vos percements a été de jeter la plus profonde perturbation, souvent la ruine et la misère, dans l’existence de milliers et de milliers de petits fabricants, d’artisans, d’ouvriers, chassés sans retour […]. L’immense majorité de ces expulsés était ins-tallée de père en fils dans ces quartiers; […] le fabricant s’y trouvait au milieu des ouvriers qu’il occupe, […] des marchands qui débitent ses produits. Un beau matin, le marteau des démolisseurs abat et disperse tout cela. […]Les terrains et, partant, les loyers ayant partout renchéri, l’on voit se rebâtir dans les parties les plus reculées de la capitale, les ruelles, les passages, les cours, les masures que vous abattez si impitoyablement au centre. […]Tandis que nos édiles font pénétrer l’air et la lumière dans le vieux Paris en ouvrant de larges boulevards, […] on voit se former, aux extrémités de la ville, des groupes de maisons étroites et malsaines, dans lesquelles une déplorable spéculation entasse nos ouvriers. […]Voilà comment M. Haussmann "prodigue l’air et la lumière" dans les quartiers excentriques à ces centaines de milliers d’ouvriers qu’il expulse du centre sous pré-texte de salubrité!» J. Édouard Horn, Les Finances de l’hôtel de ville, 1868-1869
L'anarchiste Georges Darien donne son avis sur l'Exposition universelle de 1900. « Celle de 1889 avait donné, par sa structure d'ensemble, l'impression de quelque chose de nouveau ; d'une manifestation spontanée, par l'architecture, d'un état d'esprit audacieux et ferme, dédaigneux des vieilles formules et fatigué de toutes routines [...]. L'impression que donne l'Exposition de 1900 est tout à fait différente. L'architecture qui avait tenté d'indiquer, avec du métal, les profondes préoccupations du monde, qui avait créé la solide et légère armature d'une existence non pas rajeunie, mais jeune, a complètement disparu. Elle a été remplacée par l'architecture du plâtras, de la fange crépie, de l'ordure peinte [...]. Ce que ça dit, ce que ça hurle, toute cette architecture, c'est la banqueroute, c'est la fin, la mort, la destruction [...]. Ce n'est pas vrai, tout ça, les façades de carton-pâte [-]: ça fait semblant d'exister, mais ça n'existe pas. » Georges Darien, La Belle France, 1901.
Le travail s’effectue en collaboration et en coopération Les élèves s'organisent librement pour étudier les documents et répondre aux questions tant qu'ils prévoient un temps de mutualisation pour partager les informations prélevées. Ensuite, il y a une répartition claire du travail entre le présentateur, l'animateur et le rédacteur. Chaque élève est donc responsable de sa propre production, mais il peut néanmoins interagir avec les autres élèves afin de s’entraider dans la réalisation des tâches.

La création des sociétés anonymes Cette nouvelle forme d'entrerpise donne plus de souplesse à la création des entreprises et permet de réunir d'avantage de capital«TITRE II Des sociétés anonymes. Art. 21 À l’avenir les sociétés anonymes pourront se former sans l’autorisation du gouvernement. Elles pourront, quel que soit le nombre d’associés, être formées par un acte sous seing privé fait en double original. […]Art. 22 Les sociétés anonymes sont administrées par un ou plusieurs mandataires à temps, révocables, salariés ou gratuits, pris parmi les associés. […]Art. 27 Il est tenu, chaque année au moins, une assemblée générale à l’époque fixée par les statuts […]. Art. 28 Dans toutes les assemblées générales, les délibérations sont prises à la majorité des voix. […]Art. 32 L’assemblée générale annuelle désigne un ou plusieurs commissaires, associés ou non, chargés de faire un rapport à l’assemblée générale de l’année suivante sur la situation de la société, sur le bilan et comptes présentés par les administrateurs. […]Art. 34 Toute société anonyme doit dresser, chaque semestre, un état sommaire de sa situation active et passive. Cet état est mis à la disposition des commissaires […].»Loi du 24 juillet 1867 sur les sociétés.

La filature de lin «La Foudre» Gravure tirée du Monde illustré, 1864 (Archives municipales du Petit-Quevilly). Cette usine normande est, au milieu du XIXesiècle, la plus grande fillature de lin de France (plus de 147 mètres de long sur 25 mètres de haut). Vers 1860, près de 700 personnes y travaillent.

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Le marteau pilon à vapeur

Joseph Layraud, huile sur toile, 254 x 115 cm, 1889 ( Ecomusée de la communauté urbaine du Creusot, Montceau-les-Mines). Le marteau-pilon est une imposante machine-outil de forge, haute de 21 mètres et pesant 100 tonnes. L'énorme bloc de fer est soulévé par la vapeur et retombe de tout son poids sur l'enclume. Cette toile a été réalisée pour l'Exposition universelle de Paris en 1889
Le 17 août 1893, à Aigues-Mortes dans le Gard, des Italiens employés dans les salines sont massacrés par des ouvriers français, révoltés par l’embauche d’étrangers en pleine crise économique. Le bilan officiel est de 8 morts et d’une cinquantaine de blessés, tous Italiens. C’est le plus grave incident de ce genre connu par la France.
Le travail s’effectue en collaboration et en coopération Les élèves s'organisent librement pour étudier les documents et répondre aux questions tant qu'ils prévoient un temps de mutualisation pour partager les informations prélevées. Ensuite, il y a une répartition claire du travail entre le présentateur, l'animateur et le rédacteur. Chaque élève est donc responsable de sa propre production, mais il peut néanmoins interagir avec les autres élèves afin de s’entraider dans la réalisation des tâches.

Le libéralisme économique de Napoléon IIIQuelques jours après cette lettre, le 23 janvier 1860, Napoléon III signe un traité de libre-échange avec le Royaume-Uni : le traité Cobden-Chevalier.«Monsieur le ministre,[…] Le moment est donc venu de nous occuper des moyens d’imprimer un grand essor aux diverses branches de la richesse nationale […].Depuis longtemps on proclame cette vérité qu’il faut multiplier les moyens d’échanges pour rendre le commerce florissant ; que sans concurrence l’industrie reste stationnaire […].Pour encourager la production industrielle, il faut affranchir de tout droit les matières premières indispensables à l’industrie et lui prêter, exceptionnel-lement et à un taux modéré, […] les capitaux qui l’aideront à perfectionner son matériel.Un des plus grands services à rendre au pays est de faciliter le transport des matières premières de pre-mière nécessité pour l’agriculture et l’industrie; à cet effet, le ministère des Travaux publics fera exécuter le plus promptement possible les voies de communica-tion, canaux, routes et chemins de fer, qui auront sur-tout pour but d’amener la houille et les engrais sur les lieux où les besoins de la production les réclament.» Lettre de Napoléon III au ministre d’État, 5 janvier 1860, parue dans Le Moniteur universelle 15 janvier 1860

Le travail s’effectue en collaboration et en coopération Les élèves s'organisent librement pour étudier les documents et répondre aux questions tant qu'ils prévoient un temps de mutualisation pour partager les informations prélevées. Ensuite, il y a une répartition claire du travail entre le présentateur, l'animateur et le rédacteur. Chaque élève est donc responsable de sa propre production, mais il peut néanmoins interagir avec les autres élèves afin de s’entraider dans la réalisation des tâches.
L’arrivée du paquebot transatlantique à New York Illustration de Louis Le Breton, 1866 (Musée franco-américain de Blérancourt).Les frères Pereire mettent en place les premières liaisons régulières avec l’Amérique à partir du Havre dont la population triple et dont le trafic portuaire double sous le Second Empire. En 1870, la flotte française est la deuxième du monde et représente 8% du tonnage mondial.
Le travail s’effectue en collaboration et en coopération Les élèves s'organisent librement pour étudier les documents et répondre aux questions tant qu'ils prévoient un temps de mutualisation pour partager les informations prélevées. Ensuite, il y a une répartition claire du travail entre le présentateur, l'animateur et le rédacteur. Chaque élève est donc responsable de sa propre production, mais il peut néanmoins interagir avec les autres élèves afin de s’entraider dans la réalisation des tâches.
MÉTHODE DE CONSTRUCTION DE LA PRÉSENTATION ORALE Le présentateur présente le travail à l'oral Il présente les documents, il donne leur idée générale et il les utilise pour montrer comment les frères Pereire participent à la modernisation de l’économie française Le rédacteur propose une trace écrite Après la présentation, il dicte une trace écrite qui reprend les idées importantes de la présentation en veillant à ne pas dépasser 5 à 6 lignes. L'animateur projette un support numérique et teste la compréhension avec un quiz Pendant la présentation orale, il projette un support numérique Après la présentation, il propose un quiz de trois questions qu'il soumettra à l'oral. Les camarades utiliseront l'application digibuzzer pour répondre à ses questions.

Pour l'égalité de l'éducation des filles

«Réclamer l’égalité d’éducation pour toutes les classes, ce n’est que faire la moitié de l’œuvre. Cette égalité, je la revendique pour les deux sexes. Je sais que plus d’une femme me répond : mais à quoi bon toutes ces connaissances, tout ce savoir, toutes ces études ? À quoi bon ? Je pourrais répondre : à élever vos enfants, et ce serait une bonne réponse, mais comme elle est banale, j’aime mieux dire : à élever vos maris […]. Aujourd’hui, il y a une lutte sourde, mais persistante, entre la société d’autrefois, l’Ancien Régime, avec son édifice de regrets, de croyances et d’institutions qui n’accepte pas la démocratie moderne, et la société qui procède de la Révolution française […]. Or, dans ce com-bat, la femme ne peut pas être neutre ; les optimistes, qui ne veulent pas voir le fond des choses, peuvent se figurer que le rôle de la femme est nul, qu’elle ne prend pas part à la bataille, mais ils ne s’aperçoivent pas du secret et persistant appui qu’elle apporte à cette société qui s’en va et que nous voulons chasser sans retour […]. C’est pour cela que l’Église veut retenir la femme, et c’est aussi pour cela qu’il faut que la démocratie la lui enlève ; il faut choisir, citoyens : il faut que la femme appartienne à la science ou qu’elle appartienne à l’Église. »Discours de Jules Ferry, 1870, «Les lycées des jeunes filles», La mémoire de l’humanité – Les grands événements de l’histoire des femmes, Larousse, 1997
En 1905, les partis socialistes français se regroupent en un seul parti, la SFIO.«Le Parti socialiste est un parti de classe qui a pour but de socialiser les moyens de produc-tion et d’échange, c’est-à-dire de transformer la société capitaliste en société collectiviste ou communiste, et, pour moyen, l’organisation éco-nomique ou politique du prolétariat. Par son but, son idéal, par les moyens qu’il emploie, le Parti socialiste, tout en poursuivant la réalisation des réformes immédiates revendiquées par la classe ouvrière, n’est pas un parti de réformes, mais un parti de lutte des classes et de révolution. Le groupe socialiste au Parlement doit refuser au gouvernement tous les moyens qui assurent la domination de la bourgeoisie et son maintien au pouvoir, refuser en conséquence les crédits militaires, les crédits de conquête coloniale, les fonds secrets et l’ensemble du budget.» Déclaration de la comission d'unification, 30 décembre 1904
Des Idées napoléoniennes (1839) à Extinction du paupérisme (1844), le prétendant Louis-Napoléon n’avait cessé de proclamer son désir de résoudre la « question sociale », souvent en termes forts qui, dans son esprit, lui permettaient de revendiquer l’étiquette socialiste. « La classe ouvrière ne possède rien, il faut la rendre propriétaire. Elle n’a de richesse que ses bras, il faut donner à ces bras un emploi utile pour tous. Elle est comme un peuple d’ilotes¹ au milieu d’un peuple de sybarites². Il faut lui donner une place dans la société, et attacher ses intérêts à ceux du sol. Enfin, elle est sans organisation et sans liens, sans droits et sans avenir, il faut lui donner des droits et un avenir, et la relever à ses propres yeux par l’association, l’éducation, la discipline. » 1. Population asservie pendant l’Antiquité grecque. 2. Personnes vivant dans le luxe et les plaisirs. Louis-Napoléon Bonaparte, L’Extinction du paupérisme, 1844.
En décembre 1851, alors préfet de Gironde, il soutient immédiatement le coup d’État du président Louis-Napoléon Bonaparte. Homme de confiance de l’empereur, il est nommé préfet de la Seine par Napoléon III en juin 1853 et est chargé, jusqu’en janvier 1870, de mener la rénovation de Paris avec comme objectifs premiers la salubrité et le maintien de l’ordre public. Les travaux durent jusqu’en 1870. Nommé sénateur en 1857, il obtient en 1862 la Grand-Croix de la Légion d’honneur en échange des services rendus au Second Empire.

Le syndicalisme révolutionnaire

«La Confédération générale du travail(1) groupe en dehors de toute école politique tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du patronat. Dans l’œuvre quotidienne, le syndicat poursuit l’accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d’améliorations immédiates telles que la diminution des heures de travail, l’augmentation des salaires, etc. Mais cette besogne n’est qu’un côté de l’œuvre du syndicalisme; le syndicat prépare l’expropriation capitaliste : il propose comme moyen d’action la grève générale. Le syndicat n’a pas à se préoccuper des partis politiques qui, en dehors et à côté, peuvent poursuivre en toute liberté la transformation sociale.»Extrait de la Charte d’Amiens, 1906.1. La CGT est fondée en 1895.
Le travail s’effectue en collaboration et en coopération Les élèves s'organisent librement pour étudier les documents et répondre aux questions tant qu'ils prévoient un temps de mutualisation pour partager les informations prélevées. Ensuite, il y a une répartition claire du travail entre le présentateur, l'animateur et le rédacteur. Chaque élève est donc responsable de sa propre production, mais il peut néanmoins interagir avec les autres élèves afin de s’entraider dans la réalisation des tâches.
« De profondes tranchées dont plusieurs sont déjà de magnifiques rues, sillonnent la ville en tout sens, les îlots des maisons disparaissent comme par enchantement, des perspectives nouvelles s’ouvrent. La physionomie de Paris est à beaucoup d’endroits changée de fond en comble. Des monuments, déga-gés des hideuses masures qui les masquaient, se montrent pour la première fois dans leur beauté complète ; d’autres sortent de leur ruine, inache-vés et se terminent enfin. Dans cette ville, centre de l’univers, le genre humain, apporté et remporté par les veines et les artères des railways, comme le sang dans le cœur, circulera désormais sans embar-ras et sans confusion; la ville aussi s’aère, se nettoie, s’assainit: plus de quartiers lépreux, plus de ruelles miasmatiques, plus de masures humides où la misère s’accouple avec l’épidémie. Les murailles pourries s’effondrent pour laisser surgir de leurs décombres des habitations dignes de l’homme, dans lesquelles la santé descend avec l’air, et la pensée sereine avec la lumière et le soleil.» Théophile Gautier, préface de Paris démoli d’Émile Fournier, Aubry, 1855
Le succès de l'Exposition de 1900 Plus de 76 000 exposants présentent leurs inno-vations. Une place importante est alors donnée à l'électricité. « Le XIX* siècle a êté le grand siècle du progrès. Pour fêter les prodiges des arts, des sciences, de l'industrie et de l'agriculture, la France invita toutes les nations à participer à l'Exposition universelle qu'elle organisait à Paris. Toutes répondirent à cette invita-tion: elles tenaient à comparer les progrès de leur industrie avec ceux des autres nations. L'Exposition de 1900 fut une merveille. Le Champ-de-Mars avait son château d'eau et ses fontaines lumineuses qui, le soir, transformaient cette partie de l'Exposition en une véritable féérie, les quais de la rive gauche de la Seine étaient occupés par les palais des nations, chacun dans son architecture nationale. » Jeanne Bouvier, Mes mémoires, 1936, © Éditions La Découverte
L’industrialisation bouleverse la société française. Les ouvriers passent de plus de 3 millions dans les années 1870 à plus de 7 millions en 1914. Leurs conditions de vie et de travail sont difficiles. Dans les mines et les usines, les ouvriers réalisent des tâches dangereuses, répétitives et peu rémunératrices. Leur budget est en grande partie consommé pour se loger, manger et s’habiller. Le mouvement ouvrier s’organise et revendique la diminution du temps de travail et l’augmentation des salaires. En 1895 est fondée la Confédération générale du travail (CGT), premier syndicat unitaire dont le message est diffusé par le journal La Voix du Peuple. En 1906, avec la Charte d’Amiens, la CGT se fixe comme objectif de renverser la société capitaliste. Pour faire aboutir leurs revendications, les ouvriers font des grèves (plus de 1300 dans le pays en 1906). Le 1er mai 1891, à Fourmies, les soldats tirent dans la foule et tuent 10 grévistes qui réclament la journée de 8 heures. À partir de 1905, la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) veut instaurer une République sociale, plus juste et plus égalitaire. Grâce à l’action de Jean Jaurès et au journal L’Humanité, le parti obtient 17% des voix aux élections législatives de 1914. L’essor du syndicalisme et la poussée électorale donnent naissance à une série de lois sociales (1906 : journée de repos hebdomadaire obligatoire dans toutes les professions, 1910 : retraites ouvrières). Malgré ces avancées, les inégalités sociales demeurent très fortes.

La création du crédit mobilier en 1852

La création de la Société de Crédit mobilier en 1852 « [Les frères Pereire] ont regroupé dans leurs mains l’épargne des bourgeois et des masses populaires, pour en diriger les flots tumultueux vers l’industrie et le commerce. Les chemins de fer et les organisations économiques modernes sont des entreprises si vastes qu’il est impossible de les construire et de les faire marcher à l’aide des capitaux d’un individu. Il fallait les capitaux de la masse, leur concentration gigantesque. Les Pereire ont entrepris cette tâche, et ils peuvent se vanter d’avoir accompli un miracle : ils ont réussi à persuader les petits bourgeois et les paysans de se séparer de leur argent bien-aimé, et de le leur confier. Ainsi, ils ont pu trouver les capitaux dont avait besoin à ses débuts la grande industrie en plein essor. » Paul Lafargue (socialiste), Die Neue Zeit, 1892.

Rédigé par l’ouvrier ciseleur parisien Henri Tolain et signé par soixante ouvriers, ce manifeste est publié dans le journal L’Opinion nationale le 17 février 1864 avec l’au-torisation de l’empereur avant les élections législatives de 1864. Tolain se présente aux élections mais ne parvient pas à être élu.«OUVRIERS DE LA SEINE Le suffrage universel nous a rendus majeurs politiquement, mais il nous reste encore à nous émanciper socia-lement. La liberté que le tiers état sut conquérir avec tant de vigueur et de persévérance doit s’étendre en France, pays démocratique, à tous les citoyens […]. Nous dont les enfants passent souvent leurs plus jeunes ans dans le milieu démoralisant et malsain des fabriques1, ou dans l’apprentissage, qui n’est guère encore aujourd’hui qu’un état voisin de la domesticité; nous dont les femmes désertent forcément le foyer pour un travail excessif, contraire à leur nature, et détruisant la famille ; nous qui n’avons pas le droit de nous entendre pour défendre pacifiquement notre salaire, pour nous assurer contre le chômage, nous affirmons que l’égalité écrite dans la loi n’est pas dans les mœurs, et qu’elle est encore à réaliser dans les faits […]. Le tiers état disait: Qu’est-ce que le tiers état? rien! Que doit-il être? tout! Nous ne dirons pas: Qu’est-ce que l’ouvrier? rien! Que doit-il être? tout! Mais nous dirons: la bourgeoisie, notre aînée en émancipation, sut en 89, absorber la noblesse et détruire d’injustes privilèges. Il s’agit pour nous, non de détruire les droits dont jouissent justement les classes moyennes, mais de conquérir la même liberté d’action… Nous ne sommes pas représentés, et voilà pourquoi nous posons cette question des candidatures ouvrières.»

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Dans la première moitié du XIXe siècle, 90 000 migrants en moyenne quittent chaque année la campagne pour la ville. Ils sont plus de 130 000 par an dans les années 1860.«Il y a quelques années, nous avions très peu de tis-sages mécaniques et nous n’avions, pour ainsi dire, pas de filatures mécaniques ; aujourd’hui, la France a pris définitivement et glorieusement sa place parmi les pays de grande industrie […]. La vapeur dès son apparition dans le monde de l’industrie a brisé tous les rouets,toutes les quenouilles, et il a bien fallu que fileuses et tisseuses, privées de leur antique gagne-pain, s’en vinssent réclamer une place à l’ombre du haut fourneau de l’usine […]. Des villages entiers où naguère retentissaient le bruit du marteau, le ronflement des bobines, les cris joyeux de l’enfance, sont aujourd’hui déserts et silencieux tan-dis que de vastes édifices de briques rouges, surmontés d’une immense cheminée au panache ondoyant, englou-tissent dans leurs flancs, depuis l’aube du jour jusqu’à la tombée de la nuit, des milliers de créatures vivantes. La vapeur fait tout dans le tissage […]. Chaque matin avant le lever du soleil, père, mère et enfants partent pour la fabrique.»Jules Simon, L'Ouvrère, 1861
La grève du Creusot en janvier 1870 Gravure de 1870 Le 19 janvier 1870, Eugène Schneider licencie trois ouvriers de ses usines du Creusot, provoquant l’arrêt de travail des métallurgistes rapidement rejoints par les mineurs. Les grévistes revendiquent un salaire de 5 francs la journée de 8 heures pour les mineurs et de 2,25 francs la journée de 8 heures pour les enfants. Schneider (aussi maire du Creusot et président du Corps législatif) fait appel à 3000 hommes de la troupe pour restaurer l’ordre et un procès de 25 grévistes est organisé. Le travail reprend après 23 jours de grève sans amélioration des conditions de travail.
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Le boulevard Henri IV pendant les travaux et aujourd'hui Pendant le Second Empire, la ville de Paris connaît d’impressionnants travaux : 20 000 bâtiments sont rasés et 40 000 sortent de terre tandis que de grands axes sont percés. L’esthétisme de ces boulevards, bordés d’immeubles uniformisés, et la lutte contre l’insalubrité ne doivent pas faire oublier que ces grandes artères limitent la possibilité de construire des barricades en cas d’insurrection.
L’inauguration de l’Exposition universelle de 1855 par Napoléon III (14 mai 1855) Lithographie colorée de Jules Arnout (BNF, Paris). Organisée en réponse à l’Exposition universelle de Londres de 1851, l’Exposition de Paris sert de vitrine du savoir-faire national et de la modernité du régime. Inaugurée par l’empereur dans le Palais de l’Industrie, construit en verre et en fer sur plus de 250 mètres de long, elle connaît un immense succès : elle reçoit plus de 5 millions de visiteurs du monde entier qui peuvent découvrir plus de 24 000 exposants

Eugène Ier Schneider

Né dans une famille bourgeoise, il rachète la fonderie du Creusot avec son frère Adolphe. Devenu directeur unique du Creusot en 1845, il profite des besoins en chemins de fer, bateaux en fer, charpentes métalliques pour développer son usine. Il étend son influence au monde politique ( il est maire et député du Creusot à partir de 1866, proche de Napoléon III puis soutenu par la IIIe République) et bancaire ( premier président de la Société générale). A sa mort en 1875, Le Creusot ets le premier site industriel de France
Le travail s’effectue en collaboration et en coopération Les élèves s'organisent librement pour étudier les documents et répondre aux questions tant qu'ils prévoient un temps de mutualisation pour partager les informations prélevées. Ensuite, il y a une répartition claire du travail entre le présentateur, l'animateur et le rédacteur. Chaque élève est donc responsable de sa propre production, mais il peut néanmoins interagir avec les autres élèves afin de s’entraider dans la réalisation des tâches.

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1838 : Les établissements Schneider produisent leur première locomotive 1870 : Début de la production de l'acier 1876 : Construction du premier marteau pilon à vapeur 1895 : Début de la production de matériel électrique 1896 : Mise en service d'une presse hydraulique de 10 000 tonnes, la plus puissnate du monde 1897 : Début de la production d'artillerie pour l'armée française 1913 : Le Creusot compte 36 000 habitants dont 11 000 travaillent dans les usines Schneider

Photographie : Napoléon III avec son haut‑de‑forme et l'impératrice Eugénie au balcon de la villa Pereire à Arcachon, le 4 octobre 1863. « Là où il y a 15 ans il n’existait pas même une simple cabane de pêcheurs, il s’est établi une ville dont l’importance s’accroît chaque année, qui, pendant la saison des bains de mer, sert de rendez-vous à la population de Bordeaux et des départements voisins, et qui, dans les dernières années, a reçu de nombreux visiteurs de Paris, d’Angleterre et d’Allemagne. » Discours d’Émile Pereire devant l’Assemblée générale des actionnaires de la Compagnie des chemins de fer du Midi, 30 mai 1855.

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Le travail s’effectue en collaboration et en coopération Les élèves s'organisent librement pour étudier les documents et répondre aux questions tant qu'ils prévoient un temps de mutualisation pour partager les informations prélevées. Ensuite, il y a une répartition claire du travail entre le présentateur, l'animateur et le rédacteur. Chaque élève est donc responsable de sa propre production, mais il peut néanmoins interagir avec les autres élèves afin de s’entraider dans la réalisation des tâches.
Le travail s’effectue en collaboration et en coopération Les élèves s'organisent librement pour étudier les documents et répondre aux questions tant qu'ils prévoient un temps de mutualisation pour partager les informations prélevées. Ensuite, il y a une répartition claire du travail entre le présentateur, l'animateur et le rédacteur. Chaque élève est donc responsable de sa propre production, mais il peut néanmoins interagir avec les autres élèves afin de s’entraider dans la réalisation des tâches.

Jean Jaurès (1859-1914) est un professeur de philosophie qui prend conscience de la question ouvrière en 1892 à Carmaux lors d’une grève de mineurs. Il est élu député socialiste de Carmaux de 1892 à 1898, puis de 1902 à 1914. Il diuse ses idées dans son journal L’Humanité (fondé en 1904) et dans la SFIO

MÉTHODE DE CONSTRUCTION DE LA PRÉSENTATION ORALE Le présentateur présente le travail à l'oral Il présente les documents, il donne leur idée générale et il les utilise pour montrer comment les frères Pereire participent à la modernisation de l’économie française Le rédacteur propose une trace écrite Après la présentation, il dicte une trace écrite qui reprend les idées importantes de la présentation en veillant à ne pas dépasser 5 à 6 lignes. L'animateur projette un support numérique et teste la compréhension avec un quiz Pendant la présentation orale, il projette un support numérique Après la présentation, il propose un quiz de trois questions qu'il soumettra à l'oral. Les camarades utiliseront l'application digibuzzer pour répondre à ses questions.
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Créé sous le règne de Louis XVI, le livret ouvrier est rendu obligatoire le 12 avril 1803. Il s’agit d’un document officiel délivré par les maires ou les commissaires de police qui doivent le viser à chaque changement de résidence. Le livret ouvrier identifie le travailleur et lui sert de passeport intérieur. Un ouvrier ne possédant pas son livret peut être considéré comme vagabond et être emprisonné. Le livret ouvrier renforce aussi le pouvoir des employeurs sur les travailleurs : si un ouvrier souhaite quitter son emploi mais n’obtient pas la signature de son employeur sur son livret, il n’a aucune chance de retrouver un travail. En 1869, Napoléon III se prononça publiquement pour la suppression du livret ouvrier. La guerre de 1870 l’empêcha d’aller plus loin.