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H15 1GM: la vie dans les tranchées
xavned
Created on March 10, 2024
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Transcript
H15
La vie dans les tranchées
Rappel de H13
Un autre changement a lieu dans l'armée française. Après les massacres du début du conflit, les officiers décident de modifier l'équipement du soldat pour l'adapter à la nouvelle forme de la guerre
Lisez les lettres de poilus et répondez aux questions sur votre ardoise
Chère SylvanieJe viens de voir Caliste. Tout est très calme, on dirait qu'on part pour les manoeuvres. Je ne suis pas encore habillé. Nous sommes libres. [...] Tout marche bien. J'ai vu tous mes anciens copains, tout contents d'aller en Allemagne. Je reste quelques jours à Agen. Si tu reçois la lettre avant dimanche, tu pourras me faire réponse HUGON Léon Nous venons de passer une terrible semaine. Il me semble qu'il n'y a plus ni nuit ni jour, c'est la même journée qui se prolonge à travers la lumière et l'ombre, parmi les marches forcées et les combats, parmi les souffrances physiques et morales. La réalité dépasse notre Imagination et cela me paralyse d'écrire. Aussi je laisse toute cette histoire que je vous dirai, s'il m'est jamais permis de revenir au monde.Étienne TantyLa cagna (l'abris) s'est effondrée II y a encore des vivants dessous. Je cours chercher ma pioche. Lepeule prend une pelle : en hâte nous déblayons un peu. II y a quatre hommes dessous : c'est affreux !...Une voix nous appelle: « Dépêchez-vous, je meurs, j'étouffe !... » C'est profond... c'est profond ! Il va étouffer sûrement. L'obus est tombé juste sur la cagna; tout a cédé : les poutres, les étais, les rondins sont en poudre. La terre a comblé tout ça. Les malheureux ont un mètre de débris au-dessus d'eux ![…] ». Raoul Pinat
Chers parents[...]Il y a beaucoup de poilus qui se font encore évacuer aujourd'hui pour pieds gelés Quant aux miens, ils ne veulent pas geler malheureusement car je voudrais bien une évacuation aussi. II n'y fait pas bon ici en arrière.Je termine pour aujourd'hui en vous embrassant de grand coeur Votre fils dévoué.AuxenceMa bien chère Lucie,Quand cette lettre te parviendra, je serai mort fusillé. Voici pourquoi. Le 27 novembre, vers 5 heures du soir, après un violent bombardement de deux heures, dans une tranchée de première ligne, et alors que nous finissions la soupe, des allemands se sont amenés dans la tranchée, m'ont fait prisonnier avec deux autres camarades. J'ai profite d'un moment de bousculade pour m'échapper des mains des Allemands. J'ai suivi mes camarades, et ensuite, j'ai été accuse d'abandon de poste en présence de l'ennemi. [...] Ma dernière pensée, à toi, jusqu'au bout. Henry FLOCH
1) Lettre de Hugon Léon.D’après toi où se trouve Léon ? _____________________________________________________________________________________________ Quelle est l’ambiance de la guerre au moment où il écrit ? Justifie par un exemple trouvé dans la lettre.2) Lettre d’Etienne Tanty.L’ambiance de cette lettre est-elle : sombre/ gaie/ tranquille. Que veut dire l’auteur : « s’il m’est jamais permis de revenir au monde » ? ______________________________________________________________________________________________3) Lettre de Raoul Pinat.Dis avec tes mots ce qu’il s’est passé ? ______________________________________________________________________________________________4) Lettre d’Auxence.Que souhaite-le plus l’auteur ? ______________________________________________________________________________________________ 5) Lettre d’Henry Floch.Quelle terrible nouvelle l’auteur annonce-t-il à ses parents ?________________________________________De quoi est-il accusé ?_________________________________________________________________________
Voilà près d’un mois que je ne me suis pas déshabillé et que je n’ai pas retiré mes chaussures. Je me suis lavé deux fois : dans une fontaine et dans un ruisseau près d’un cheval mort. On dort un quart d’heure de temps en temps. On dort debout, à genou, assis, accroupi et même couché. On dort sur les chemins, dans les buissons, dans les tranchées, dans les arbres, dans la boue. On dort même sous la fusillade. Le silence seul réveille. Lettre d’André Fribourg, soldat, 1915
Je viens de déjeuner, mais qu’est-ce qu’une demi-boule de painpour une journée ! J’en ai mangé la moitié et j’ai encore plusfaim. Rien que ce matin, il me faudrait la boule entière !Lettre d’Etienne Tanty, soldat, 1914
Observez et lisez bien les documents
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