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IBN BATTUTA

Linouu *

Created on March 10, 2024

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Transcript

Ibn Battuta

ابن بطّوطة

ʾAbu ʿAbd Allah Muḥammad Ibn ʿAbd Allah al-Lawātī aṭ-Ṭanjī Ibn Baṭṭūṭa

أبو عبد الله محمد بن عبد الله اللواتي الطنجي بن بطوطة

  • Né le 24 février 1304 à Tanger
  • Tribu berbère des Luwata
  • À étudié le fiqh de l'école malikite
  • Mort en 1368 (ou peut-être 1377) à Marrakech

Découvertes

1325 - 1354

1325-1327 : premier pèlerinage (hajj) à La Mecque par le Maghreb, exploration de la vallée du Nil, de la Syrie, de l'Irak et des villes d'Iran ;

1328-1330 : pèlerinage à La Mecque en passant par les côtes du sud de la péninsule arabique jusqu'à Kilwa Kisiwani et sur les côtes africaines de culture swahilie ;

1330-1346 : quatrième pèlerinage à La Mecque, exploration de l'Anatolie, la mer Noire, l'Asie centrale, l'Inde, Ceylan, Sumatra, la Malaisie et la Chine jusqu'à Pékin ;

1349-1354 : traversée du Sahara jusqu'au Mali.

1325 - 1327

Début du 1er pélerinage : Traversée de la Libye

Le 14 juin 1325, Ibn Battûta part de Tanger pour son pèlerinage à La Mecque. Il traverse rapidement le Maghreb central (actuel Algérie) . Il arrive à Tunis sous le règne du sultan hafside Abû Yahyâ Abû Bakr al-Mutawakkil au moment de la fête de la fin du ramadan. Il se joint à une caravane partant pour l'Arabie. De passage à Tripoli, il se marie une première fois et repart avec son épouse. En cours de chemin, un différend avec son beau-père le fait divorcer. Il se remarie avec une autre femme de la caravane, fille d'un lettré originaire de Fès.

1326

Remontée de la vallée du Nil

En avril 1326, il arrive à Alexandrie. Ibn Battûta donne une description détaillée du phare d'Alexandrie et signale qu'à son retour en 1349 il ne trouva sur ces lieux qu'un tas de ruines. Ibn Battûta passe au Caire. Il passa près des pyramides de Gizeh. Toutefois, entre autres erreurs certaines d'ibn Battuta en la matière, figure notamment sa description des pyramides sous une forme de cône. Il se peut qu'il se soit référé à des récits antérieurs. Partant du Caire, il remonte le Nil. Arrivé au bord de la mer Rouge, à Aydhab, le conflit entre les Égyptiens du sultanat du Caire et les Bejas, l'empêche de traverser et il doit faire demi-tour vers Le Caire.

Dans cette partie du récit, Ibn Battûta semble faire une synthèse de plusieurs séjours dans la région. D'Égypte, il va vers Gaza et de là vers Hébron, puis Jérusalem. La crainte de voir les croisés revenir prendre Jérusalem et s'y installer, avait fait prendre la décision paradoxale de raser toutes les fortifications. Ibn Battûta longe ensuite la côte méditerranéenne en passant par Tyr, Sayda, Beyrouth, et fait un crochet par Damas puis revient à Tripoli sur la côte. Il fait un nouveau crochet par le Krak des Chevaliers et Homs (Emèse) et descend le cours de l'Oronte vers Hama. Se dirigeant toujours vers le nord il atteint Alep. De là, il retourne encore une fois vers la côte à Antioche. Il redescend vers le sud jusqu'à Lattaquié, passe au pied de la forteresse du Marquuab qu'il dit semblable au Krak des Chevaliers, puis vers Baalbek et revient à Damas.

Dans la grande Mosquée des Omeyyades de Damas, il dit voir le tombeau de Zacharie, le père de Jean le Baptiste, alors que Ibn Jubair (1145-1217) un siècle avant lui parlait du « mausolée de la tête de Jean, fils de Zacharie », comme le veut la tradition actuelle. Il reçoit à Damas la licence d'enseigner en 1326 et part vers La Mecque avec une caravane.

1326

Traversée de la Syrie et de la Palestine

La caravane fait halte à Bosra pour quelques jours. Arrivé à Médine, Ibn Battûta va se recueillir sur la tombe de Mahomet. Après avoir fait le tour des sites que Muhammad avait fréquentés, il repart pour La Mecque. Ibn Battûta fait une assez longue et précise description des lieux et des rites du pèlerinage. Dix jours après la fin du pèlerinage, il part avec une caravane en direction de l'Irak (17 novembre 1326).

Tigre - Google

Au sein de la caravane qui ramène les pèlerins, Ibn Battûta traverse le plateau de Nejd jusqu'à Nadjaf après un voyage d'une quarantaine de jours, où il visite notamment le tombeau de `Ali, quatrième calife de l'islam. Il fait le récit de miracles ayant eu lieu sur ce tombeau mais il précise ne pas y avoir assisté lui-même. Alors que la caravane repart vers Bagdad, Ibn Battûta décide de se rendre à Wasit puis descendre le cours du Tigre et d'aller à al-Basra (Bassorah). Là, en assistant à la prière, il s'étonne de voir l'imam commettre des fautes de langage.

Arrivé en Perse, il se rend à Ispahan Après être revenu à Bagdad, il remonte le Tigre, visite Mossoul, Cizre et enfin Mardin, située dans l'actuelle Turquie. Il fait ensuite demi-tour et revient à la Mecque pour son deuxième hadj.

Grande Mosquée des Omeyyades - Google

1327 - 1333

Pélerinage à La Mecque : L'Afrique orientale, le Yémen et Oman

Ibn Battuta séjourne ensuite quelque temps à La Mecque. Il raconte dans la Rihla être resté dans la ville pendant trois ans : de septembre 1327 jusqu'à l'automne 1330. En quittant la Mecque, il se dirigea vers le port de Djeddah sur la côte de la mer Rouge et de là, prit plusieurs bateaux sur la côte. Arrivant au Yémen, il visita Zabid, puis la ville des hautes terres de Ta'izz où il rencontra le Malik rassoulide Mujahid Nur al-Din Ali. Ibn Battûta mentionne également la ville de Sanaa, même s'il est peu probable qu'il y soit réellement allé. Il est plus probable qu'il soit allé directement à partir de Ta'izz au port d'Aden, en y arrivant à peu près au début de l'année 1331. À Aden, il s'embarque sur un navire, passe devant Zeilah. Ne restant pas plus d'une semaine dans chaque port visité, il s'est rendu, entre autres à Mogadiscio, Mombasa, Zanzibar et Kilwa. Au moment de la mousson, il retourne par bateau vers l'Arabie, visite Oman et traverse le détroit d'Ormuz avant de retourner vers la Mecque pour le hadj de 1332.

En 1333, il visite Ayasoluk (Éphèse).

Oman - Google

Yémen - Google

Kenya - Google

1330 - 1346

4ème pélerinage : Asie centrale

En 1333, il visite Ayasoluk (Éphèse).

Ibn Battûta traverse la Crimée et visite l’empire de la Horde d'or d'Özbeg.

Il traverse ensuite l'Asie centrale pour rejoindre l'Inde. Parti de Saraï, capitale de la Horde d'Or, il passe successivement par Saraïtchik au nord de l'embouchure de l'Oural, traverse le Khwarezm, atteint Gurgandj, l’actuelle Kounia-Ourguentch, située sur le delta de l’Amou-Daria, fleuve qu'il remonte vers Boukhara. Il se dirigea vers la ville de Samarkand, une des plus grandes, des plus belles et des plus magnifiques cités du monde. Elle est bâtie au bord d’une rivière nommée rivière des Foulons, et couverte de machines hydrauliques, qui arrosent des jardins. Il passa ensuite le fleuve Djeïhoûn, pour entrer dans le Khorassan et marchèrent jusqu’à la ville de Balkh. Il poursuit ensuite vers Hérat qu'il quitte pour Sarakhs via Torbat-e Djam puis Tus, d’où il poursuit, pieux musulman, vers le tombeau d’Ali ar-Rida à Mechhed. À Nishapur, sa mosquée, admirable, est située au milieu du marché, et touche à quatre collèges habités par beaucoup d’étudiants qui apprennent la jurisprudence et la manière de lire le Coran. De là, il rejoint Pervan puis Ghaznah, capitale du sultan Mahmoud. Il traverse ensuite le désert du Cholistan, leur caravane arriva saine et sauve à Pendjab, c’est-à-dire au fleuve du Sindh (…), ils virent briller cette même nuit la nouvelle lune de mouharram de l’année 734 », soit le 12 septembre 1333. L'épopée indienne du long voyage d'Ibn Battûta peut commencer.

1330 - 1346

L'Inde, les Maldives, Ceylan et le Bengal

La description de l’Inde constitue la partie centrale des Voyages d’Ibn Battûta, aussi bien par son volume — elle couvre presque le tiers de l’ensemble de l’ouvrage — que par les informations qu'elle contient. Dans la partie centrale de son récit indien, notre voyageur se transforme en historien et chroniqueur de sultanat de Delhi durant la domination de Mouhammed ibn Tughlûq.

Le sultan de Delhi, Fîrûz Shâh Tughlûq, envoie une ambassade à l'empereur de Chine Togoontomor, ambassade à laquelle se joint Ibn Battuta. Mais à cause des aléas de la mer ce fut un désastre, la plupart des présents offerts par Tughluk (cent chevaux arabes, toiles, or, esclaves…) ainsi que les ambassadeurs disparurent sous l'eau. Ibn Battuta est l'un des rares survivants, il craint la colère du sultan de Delhi et décide donc de partir aux Maldives. Dans ces îles il devient cadi (juge), puis il se marie avec plusieurs filles de vizirs. Cela va faire croire au vizir Abd Allah qu'il recherche des alliances politiques pour prendre le pouvoir. Il est donc « invité » à quitter les îles. Il laisse derrière lui plusieurs femmes et un garçon. Sa destination suivante est Ceylan (l'actuel Sri Lanka). Il veut visiter la deuxième montagne de cette île, le pic d'Adam (2 243 m). Ce pic possède une trace sculptée sur un rocher : pour les chrétiens c'est le pied de saint Thomas, pour les musulmans celui d'Adam. Ainsi, ce voyage fut pour Battuta une sorte de pèlerinage. De retour sur le sous-continent indien, il est dépouillé par des pirates hindous de tous les cadeaux que lui avait offerts le sultan idolâtre de Ceylan, Airy Chacarouaty (perles, pierres précieuses, esclaves…). Arrivé au Bengale, il se retrouve pris dans une révolte dirigée par les sultans de cette région contre le sultanat de Delhi. Battuta décide de s'en aller au plus vite pour ne pas éveiller des soupçons auprès de la cour de Delhi. Il se dirige donc vers la Chine pour tenter d'expliquer à son empereur le tragique incident de l'ambassade.

Inde

1346

Sumatra et la Chine

En 1346, Ibn Battûta aborde Samudra, capitale du sultanat de Pasai dans le nord de l'île indonésienne de Sumatra. La mosquée de Quanzhou témoigne de l'importante communauté musulmane de la ville dans le passé. La même année, Ibn Battûta fait voile vers la Chine de la dynastie Yuan. Lors du voyage, il aurait débarqué et séjourné durant quelques jours au légendaire royaume de Caïloûcary, qui se situerait aux Philippines ou dans l'ancien royaume de Champā et qui avait la particularité d'être dirigé par des femmes, dont Urduja. Arrivé en Chine, Ibn Battûta s'étonne, comme Marco Polo avant lui, de l'avancée de la civilisation chinoise. La houille est une nouveauté. La porcelaine de Chine ne lui est pas inconnue : il note qu'elle est meilleur marché que la poterie dans son pays et il décrit son processus de production. À Khansâ, la laque provoque son envie . Les Yuan ont mis en place un État policier (dont Marco Polo avant Ibn Battuta notait la cruauté) : « On m’a assuré que l’empereur avait donné l’ordre aux peintres de faire notre portrait ; ceux-ci se rendirent au château pendant que nous y étions ; qu’ils se mirent à nous considérer et à nous peindre, sans que nous nous en fussions aperçus. C’est, au reste, une habitude établie chez les Chinois de faire le portrait de quiconque passe dans leur pays. La chose va si loin chez eux à ce propos que, s’il arrive qu’un étranger commette quelque action qui le force à fuir de la Chine, ils expédient son portrait dans les différentes provinces, en sorte qu’on fait des recherches, et en quelque lieu que l’on trouve celui qui ressemble à cette image, on le saisit. » Plus surprenant, pour notre voyageur, est l'administration tatillonne et efficace dans son contrôle des échanges avec le monde extérieur : « Ils ordonnent ensuite [après le décompte des personnes] au patron du bâtiment de leur dicter en détail tout ce que la jonque contient en fait de marchandises, qu’elles soient de peu de valeur ou d’un prix considérable. Alors tout le monde débarque, et les gardiens de la douane siègent pour passer l’inspection de ce que l’on a avec soi. S’ils découvrent quelque chose qu’on leur ait caché, la jonque et tout ce qu’elle contient deviennent propriété du fisc

Sumatra et La Chine

Octobre - Novembre 1346

Retour au pays

Ibn Battuta quitte la Chine, il reste deux mois à Samudra (octobre-novembre 1346) et repart pour l’Inde qu'il quitte rapidement pour Zafar, au sud de l’Arabie, dans la deuxième quinzaine du mois d’avril 1347. Il passe en territoire iranien et traverse la province de Lar pour arriver à Chiraz. Janvier 1348 le voit à Bagdad d'où il repart pour Damas. La peste noire s'est déclarée. Ibn Battûta arrive au Caire au cours du règne (1347-1351) du malik baharite Nasir Hasan et repart aussitôt pour La Mecque afin d’accomplir un dernier pèlerinage. De là, il retourne au Caire au début de l’année 1349 et rentre dans son pays.

Le Caire

1349 - 1354

L'Andalousie

Après quelque temps passé à Tanger, Ibn Battûta repart en voyage vers al-Andalus — l'Espagne musulmane. Alphonse XI menaçant d'envahir Gibraltar, Ibn Battûta rejoint un groupe de musulmans de Tanger avec l'intention de combattre pour défendre ce port. Par chance pour eux, la peste noire avait tué le roi peu avant leur arrivée (en mai 1350) et Ibn Battûta peut alors voyager en sécurité. Il visite le royaume de Valence et termine son périple à Grenade. Quittant l'Espagne, il décide de visiter son Maroc natal. Il s'arrête à Marrakech, alors presque une ville fantôme, à la suite de l'épidémie de peste et poursuit vers Fès, la capitale du royaume des Mérinides, et par ailleurs siège de l'université Al Quaraouiyine, l'un des plus importants centres du savoir de l'époque, pour finir son périple dans sa bonne ville de Tanger.

Andalousie

1349 - 1354

L'Empire du Mali

Deux ans avant sa première visite au Caire, le mansa de l'Empire du Mali, Kanga Moussa, était passé par la ville en direction de la Mecque pour accomplir son hajj et avait fortement impressionné la population par son opulence. L'Afrique de l'Ouest était riche en or et cette richesse était une découverte pour le monde musulman. Quand bien même il n'y fait pas explicitement référence, Ibn Battûta avait dû en entendre parler et cela a sans doute motivé sa décision de voyager en Afrique subsaharienne aux marges occidentales du monde musulman et du Sahara. En 1352, il quitte une nouvelle fois le Maroc pour atteindre la ville frontière de Sijilmassa qu'il quitte à son tour avec les caravanes d'hiver quelques mois plus tard. Il atteint la ville saharienne de Teghazza, alors un centre important du commerce du sel, enrichie par l'or du Mali mais qui ne fait pas grande impression sur notre voyageur. Huit cents kilomètres au travers de la partie la plus hostile du Sahara, et le voici à Oualata. De là, il poursuit en direction du sud-ouest, le long de ce qu'il croit être le Nil mais qui est le Niger, pour enfin atteindre la capitale de l'Empire du Mali. Mansa Souleiman, qui règne sur l'Empire depuis 1341, le reçoit chichement. Il le quitte pour retraverser le désert et rejoindre son Maroc natal, où il finit sa vie, enfin sédentaire et paisible, selon toutes probabilités au service du sultan.

Mali

En plus

Son oeuvre

C'est à l'instigation du souverain du Maroc, Abu Inan Faris, qu'Ibn Battûta dicta en 1354 le compte-rendu de ses voyages à Ibn Juzayy, un érudit rencontré à Grenade5. Il s'agit de l'unique source des aventures d'Ibn Battûta. Le titre complet du manuscrit est : « Un cadeau pour ceux qui contemplent les splendeurs des cités et les merveilles des voyages » (تحفة النظار في غرائب الأمصار وعجائب الأسفار, Tuḥfat al-nuẓẓār fī ʿağāʾib l-amṣār wa-ġarāʾib l-asfār). Mais son nom courant est « Les voyages » (الرحلة, al-Rihla).

Itinéraire de 1325-1332.

Podcast : The Explorers

Wikipédia

Itinéraire de 1349-1354.

Itinéraire de 1332-1346.