Humanités
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Le Voyage
Groupe : Arthur Balerdi, Arthur Beillot, Chloé Brugere, Jade Cadet, Zöé Calio, Léna Casson, Océane Cavaignac, Zeynep Uzmez
INTRODUCTION
En quoi les différentes formes d’ art explorent-elles le “voyage”, influencent-elles la perception de soi et du monde et reflètent-elles la complexité de cette expérience ?
Selon chaque culture, le voyage possède une place plus ou moins importante. Il aurait mille définitions, selon le vécu personnel, mais on peut le définir par "Action de voyager, de se rendre ou d'être transporté en un autre lieu." Selon le dictionnaire du Larousse. Ce qui relie la façon de décrire le voyage, peut importe notre histoire, ce sont les émotions ressenties par rapport à celui-ci. Cela peut être des émotions dues à des souvenirs joyeux, douloureux, mais aussi à un fantasme non réalisé, ou bien à une banalité. Il y a différents types de voyage, que nos oeuvres choisies illustrent parfaitement. Nous avons donc le voyage dans le concret, en se déplaçant, le voyage mémoriel, en voyageant dans sa mémoire et ses souvenirs, le voyage formateur, qui est souvent lié aux autres types de voyage, mais aussi et surtout, le voyage introspectif. Nous en venons donc à nous demander :
Notre portofolio s'inscrit dans un voyage à travers les différentes oeuvres sélectionnées, grâce aux boutons interactifs, mais il s'inscrit aussi dans un voyage à travers le temps qui passe, en les découvrant chronologiquement. Nous avons donc choisi de relier ces oeuvres par sujet commun qu'est le voyage. Par leurs différentes temporalités, elles montrent que le voyage peut se faire à tout instant, en tout contexte.
XIIIe siècle avant J.C : L'Odysée, de Homère
Interprétation et liens avec le sujet :
Extrait choisi :
Cet extrait illustre la puissance des dieux sur les éléments, notamment sur les vents. Ces forces de la nature peuvent donc influencer les voyages des mortels tels que Ulysse, le héros du récit de l'Odyssée. Sa quête pour rentrer chez lui est donc possible. Nous l'avons choisi tout particulièrement car il montre l'implication des Dieux dans la quête et le voyage d'Ulysse. En contrôlant les éléments de la nature, tels que le vent, les Dieux témoignent de leur attention portée sur la quête d’Ulysse, comme pour le mettre au défi de réaliser ce voyage jusqu’au bout.
Vers la bibliographie
"Maintenant, l'Olympe, à la vue des terres éloignées, D'un trait retentissant répandait l'obscurité ; Là s'assemblent les vents que l'on nourrit dans la caverne D'Éole, flot profond, et que leur roi gouverne, Et leur donne des lois, et les calme et les nuit, Ou les lance soudain, au gré de son déduit. Il les tient renfermés sous des montagnes creuses D'un ferme et large enclos, par des rochers obtuses, Et là règne à l'écart; mais la république des dieux Était libre, et tous lui rendaient leurs hommages pieux.".
Nous avons choisi L’Odyssée car ce récit retrace la quête et le voyage d’Ulysse avec ses
compagnons. Dans cette oeuvre d’Homère, c’est un voyage initiatique et concret qui y est décrit. Le but d'Ulysse est de rentrer sur son île, Ithaque, où sa femme, Pénélope, et son fils Thélémaque, l’attendent.
Exemple d'édition de l'Odyssée de Homère.
1759 : Candide, de Voltaire
Cacambo, qui donnait toujours d'aussi bons conseils que la vieille, nous dit a Candide "Nous n'en pouvons plus, nous avons assez marché ;j'aperçois un canot vide sur le rivage, emplissons-le de cocos, jetons-nous dans cette petite barque, laissons-nous aller au courant; une rivière mène toujours à quelque endroit habité. Si nous ne trouvons pas des choses agréables, nous trouverons du moins des choses nouvelles. -Allons, dit Candide, recommandons-nous à la Providence." Ils voguèrent quelques lieues entre des bords tantôt fleuris, tantôt arides, tantôt unis, tantôt escarpés. La rivière s'élargissait toujours , enfin elle se perdait sous une voûte de rochers épouvantables qui s'élevaient jusqu'au ciel. Les deux voyageurs eurent la hardiesse de s'abandonner aux flots sous cette voûte. Le fleuve, resserré en cet endroit, les porta avec une rapidité et un bruit horrible. Au bout de vingt-quatre heures ils revirent le jour mais leur canot se fracassa contre les écueils ; il fallut se traîner de rocher en rocher pendant une lieue entière ; enfin ils découvrirent un horizon immense, bordé de montagnes inaccessibles. Le pays était cultivé pour le plaisir comme pour le besoin ; partout l'utile était agréable. Les chemins étaient couverts ou plutôt ornés de voitures d'une forme et d'une matière brillante, portant des hommes et des femmes d'une beauté singulière, traînés rapidement par de gros moutons rouges* qui surpassaiet en vitesse les plus beaux chevaux d'Andalousie, de Tétuan et de Méquinez. *Probablement des lamas.
Extrait du chapitre XVII, de Candide ou l'Optimiste
"Candide ou l’optimisme" est un roman de Voltaire, paru en 1759, qui se veut philosophique. Dans ce récit, nous suivons le jeune et naïf Candide qui est renvoyé de son lieu de résidence. En vivant de nombreuses péripéties, il va grandir spirituellement et abandonner peu à peu l’idée que “tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes”. Au cours de leur voyage, le héros et ses compagnons vont pouvoir se rendre compte des horreurs du monde, comme la guerre ou l’esclavage. Cependant, à la fin, ils créent leur propre monde où ils peuvent être heureux. Dans le contexte de Voltaire, le voyage est géographique mais aussi introspectif. En parcourant le monde, Candide va découvrir la vérité sur celui-ci et abandonner peu à peu sa naïveté, pour former sa propre pensée qui, restera certes optimiste, mais elle sera tout de même plus réaliste. C’est dans cette logique que nous avons choisi cet extrait du roman, puisque qu'il montre les difficultés vécues par les héros lors de leur aventure. On y voit les tourments vécus et les doutes. Cependant, cet extrait montre aussi comment ils arrivent finalement à s’en sortir et à retrouver l’espoir. Les tourments sont donc exprimés à travers la "rivière tortueuse", qui représente le voyage semé d'embûches, tandis que "les montagnes recouvertes de champs" montrent l’espoir et la simplicité, en plus de faire un écho à la fin du roman et à sa dernière ligne : “Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin.” Le voyage peut donc rassembler et créer des liens forts.
image de première de couverture, éditions arc-en-ciel
https://www.pinterest.fr/pin/67624431895407790/
Vers la bibliographie
1857 : Le Voyage, Les fleurs du mal
Vers la bibliogrphie
Pour l’enfant, amoureux de cartes et d’estampes, L’univers est égal à son vaste appétit. Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes ! Aux yeux du souvenir que le monde est petit ! Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme, Le cœur gros de rancune et de désirs amers, Et nous allons, suivant le rythme de la lame, Berçant notre infini sur le fini des mers : Les uns, joyeux de fuir une patrie infâme ; D’autres, l’horreur de leurs berceaux, et quelques-uns, Astrologues noyés dans les yeux d’une femme, La Circé tyrannique aux dangereux parfums. Pour n’être pas changés en bêtes, ils s’enivrent D’espace et de lumière et de cieux embrasés ; La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent, Effacent lentement la marque des baisers. Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent Pour partir ; cœurs légers, semblables aux ballons, De leur fatalité jamais ils ne s’écartent, Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons ! Ceux-là, dont les désirs ont la forme des nues, Et qui rêvent, ainsi qu’un conscrit le canon, De vastes voluptés, changeantes, inconnues, Et dont l’esprit humain n’a jamais su le nom !
Le voyage
Interprétation et lien avec le sujet
Ce poème intitulé « Le Voyage » tiré des « Fleurs du Mal » explore les multiples facettes du voyage. Tout d’abord, il exprime les différentes motivations qui peuvent pousser un individu à voyager, que ce soit pour fuir une patrie « infâme », s’échapper des souvenirs douloureux, ou encore explorer le monde en quête d’expériences nouvelles. Selon Baudelaire, le véritable voyageur est celui qui part découvrir le monde pour le simple plaisir de partir. De plus , l'utilisation de métaphores sur la mer, tels que"le rythme de la lame" et "le fini des mers," évoquent le voyage comme une navigation à travers la vie, suggérant la complexité de l'expérience du voyage. Les images de "cartes", "d'estampes" et de "lampes," peuvent faire allusion à une exploration visuelle. Tandis que « les astrologues noyés dans les yeux d'une femme » représente une dimension émotionnelle du voyage, liée aux relations humaines qui s’y créent. En résumé, le poème explore comment le voyage peut influencer la perception du monde et de soi-même, couvrant des aspects sombres, tels que la fuite de situations difficiles, et des aspects plus lumineux, tels que la quête d’un ailleurs. Ainsi, ce texte offre une riche analyse possible concernant la façon dont Baudelaire saisit la complexité de l'expérience du voyage et son impact sur la perception de soi et du monde. Tout cela en explorant les multiples facettes du voyage, nous montrant ainsi la complexité de cette expérience à travers des images et des émotions profondes.
https://www.pinterest.fr/pin/247909154478337909/
Portait de Charles BAUDELAIRE, l'auteur
1943 : Le Petit Prince, de A. de Saint Exupéry
- Je connais une planète où il y a un Monsieur cramoisi. Il n'a jamais respiré une fleur. Il n'a jamais regardé une étoile. Il n'a jamais aimé personne. Il n'a jamais rien fait d'autre que des additions. Et toute la journée il répète comme toi: "Je suis un homme sérieux ! Je suis un homme sérieux !" et ça le fait gonfler d'orgueil. Mais ce n'est pas un homme, c'est un champignon !- Un quoi ?- Un champignon !Le petit prince était maintenant tout pâle de colère.- Il y a des millions d'années que les fleurs fabriquent des épines. Il y a des millions d'années que les moutons mangent quand même les fleurs. Et ce n'est pas sérieux de chercher à comprendre pourquoi elles se donnent tant de mal pour se fabriquer des épines qui ne servent jamais à rien ? Ce n'est pas important la guerre des moutons et des fleurs ? Ce n'est pas plus sérieux et plus important que les additions d'un gros Monsieur rouge ? Et si je connais, moi, une fleur unique au monde, qui n'existe nulle part, sauf dans ma planète, et qu'un petit mouton peut anéantir d'un seul coup, comme ça, un matin, sans se rendre compte de ce qu'il fait, ce n'est pas important ça !Il rougit, puis reprit:- Si quelqu'un aime une fleur qui n'existe qu'à un exemplaire dans les millions et les millions d'étoiles, ça suffit pour qu'il soit heureux quand il les regarde. Il se dit: "Ma fleur est là quelque part..." Mais si le mouton mange la fleur, c'est pour lui comme si, brusquement, toutes les étoiles s'éteignaient ! Et ce n'est pas important ça !Il ne put rien dire de plus. Il éclata brusquement en sanglots. La nuit était tombée. J'avais lâché mes outils. Je me moquais bien de mon marteau, de mon boulon, de la soif et de la mort. Il y avait, sur une étoile, une planète, la mienne, la Terre, un petit prince à consoler ! Je le pris dans les bras. Je le berçai. Je lui disais: "La fleur que tu aimes n'est pas en danger... Je lui dessinerai une muselière, à ton mouton... Je te dessinerai une armure pour ta fleur... Je..." Je ne savais pas trop quoi dire. Je me sentais très maladroit. Je ne savais comment l'atteindre, où le rejoindre... C'est tellement mystérieux, le pays des larmes.
Extrait du Chapitre VII
Le voyage du Petit Prince est à la fois concret et introspectif, car il découvre non seulement les différentes planètes et rencontre une multitude de personnages, mais il se découvre aussi lui-même à travers ses expériences et ses voyages. En cherchant des réponses aux questions qu’il se pose, il tente de donner un sens à son voyage et à ses découvertes. On voit que, malgré son désir de découvrir de nouvelles planètes, son but ultime est de rentrer chez lui. De plus, cet extrait montre l’attachement que le Petit Prince porte à sa rose et à sa planète. Le héros de l’histoire dit même que la perte de sa fleur serait comme perdre tout ce qui compte pour lui.Ce voyage influence donc profondément le Petit Prince, l’aidant à comprendre la grandeur du monde qui l’entoure et à réaliser que tout ne se résume pas à son petit astéroïde. Il apprend ainsi beaucoup de choses de part ses voyages et ses rencontres faites sur le chemin. Tout cela enrichit donc sa compréhension du monde, mais également de lui-même.En conclusion, nous pouvons affirmer que ce voyage est introspectif, au sens où le petit prince va réfléchir sur lui-même, sur ses connaissances, sur sa manière dont il perçoit et comprend les choses. Et nous pouvons également affrimer que ce voyage est concret, car le personnage va à la rencontre de nouveaux éléments, de nouveaux endroits et de nouveaux savoirs, tout en délivrant une morale aux lecteurs de son aventure.
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Vers la bibliographie
1964 : Les carnets de Voyage, de Eugène Delacroix.
Présentation générale
Vers la bibliographie
Interprétation et lien avec le sujet :
1967 : Emmenez-moi, Charles Aznavour
Emmenez-moi est une chanson de Charles Aznavour, dont il est le parolier tandis que la musique et son arrangement sont de Georges Garvarentz. Cette chanson provient de l’album Entre deux rêves, sorti en 1968.Emmenez-moi est une chanson où le personnage est un docker, travaillant dans un port de marchandises du nord. Dans le premier couplet, il parle de son ennui et de son rêve de partir à l’étranger, voulant partir dans un voyage idéalisé et presque fantastique. Dans le refrain, le personnage rappelle qu’il souhaite partir ailleurs, dans un pays aux allures presque fantastiques comme la phrase “Emmenez-moi au pays des merveilles” peut le laisser penser. Dans le second couplet, le personnage écoute les aventures des marins qui explorent le monde. Après leur départ, le personnage rêve encore de faire ce voyage, malgré le jour se levant. Et dans le dernier couplet, le personnage raconte comment il compte prendre un travail sur un bâteau afin de réaliser son voyage dont il rêve. D’un commun accord, nous avons choisi cette chanson pour sa musique enchanteresse, la nostalgie et l’envie de voyager qu’elle nous procure.
" Emmenez-moi au bout de la terreEmmenez-moi au pays des merveillesIl me semble que la misèreSerait moins pénible au soleil Un beau jour sur un rafiot craquantDe la coque au pontPour partir je travaillerais dansLa soute à charbon Prenant la route qui mèneA mes rêves d'enfantSur des îles lointainesOù rien n'est importantQue de vivre "
Extrait de la chanson
Pochette du single ''Emmenez-moi'', sortie en 1967
Vers la bibliographie
2003 : Lost in Translation, réalisé par S. Coppola
Dans ce contexte, le voyage est à la fois une source de malheur comme une source de bonheur. Que cela soit pour Bob ou Charlotte, leur voyage les amène à entreprendre une véritable introspection mais aussi à se poser des questions sur leur relation avec leur partenaire, ainsi que sur leur avenir. Ce profond mal-être qu’ils ressentent est amplifié par la grandeur de la ville de Tokyo, un monde ou est ancrée une culture diverse et complexe. Cet aspect du voyage est perceptible au début du film, les deux protagonistes arrivent dans la ville, perdus dans la foule avec un brouhaha, donnant cette impression de perdre pied dans un monde qu’on ne reconnaît plus. Cependant, en se rencontrant, en apprenant à se connaître et en se rendant compte de leurs similitudes, les personnages ne se sentent plus perdus, ils évoluent tous deux dans ce monde inconnu comme s'ils savaient où ils allaient, montrant que le voyage est aussi une occasion de faire des rencontres, parfois surprenantes, qui peuvent nous marquer à vie.
Lost in translation est un film de 2003 scénarisé et réalisé par Sofia Coppola. Dans ce film, on suit deux personnages, Bob, acteur de cinéma fuyant sa femme, et Charlotte, jeune mariée suivant son mari dans un voyage d’affaire, tous deux américains, en voyage à Tokyo. Si nous avons choisi d’évoquer ce film c’est parce que le cinéma est une forme d’art qui utilise à la fois le côté immersif de l’image, on se sent comme inclu dans ce que l’on regarde, et qui utilise aussi la musique, qui est un fort vecteur d’émotion. Cela va, dans le cas de ce film, coller parfaitement avec la culture que l’on cherche à retranscrire. Etant totalement perdus dans un pays qu’ils ne connaissent pas, les personnages se trouvent et effectuent ensemble un voyage émotionnel et intellectuel. En effet, ils apprennent à se connaitre, à connaitre la ville, la culture, la langue etc.. Liés par leur mal du pays et leurs difficultés à s’accoutumer à un monde qui n’est pas le leur, ils finissent par ressentir une certaine affinité l’un envers l’autre. L'influence du voyage sur la perception du soi et du monde se joue à travers leurs interactions avec les habitants de Tokyo. Et, étant émotionnellement liés, ils se lancent alors dans un voyage introspectif.
Pour imager cela, le film se clôture avec une scène muette, où les deux protagonistes sont une fois de plus dans la foule, mais où ils se retrouvent malgré tout, et que même si la foule est autour d’eux, il n’y a qu’eux qui comptent dans ce voyage. Cette scène et la première scène du film font ainsi un intéressant parallèle qui marque le spectateur.
Vers la bibliographie
https://www.pinterest.fr/pin/12666442695311201/ https://www.pinterest.fr/pin/70437488377055/ extrait d'une scène dans le film, avec les deux personnages principaux, Bob à gauche et Charlotte à droite. affiche de présentation du film, 2003
bibliographie
CONCLUSION
- Aznavour, C. (1967). Emmenez-moi. Paris, France: Barclay.
- Baudelaire, C. (1857). Le voyage. Les fleurs du mal. Paris, France: Éditions de la Nouvelle Revue Française.
- Coppola, S. (2003). Lost in translation. New York, American Zoetrope, Elemental Films.
- Delacroix, E. (1964). Carnets de Delacroix. Paris, France: Phébus.
- Homère. (approx. 8e siècle av. J.-C.). L’Odyssée. Paris, France: Éditions Gallimard.
- Saint-Exupéry, A. de. (1943). Le petit Prince. Chapitre 7. Paris, France: Éditions Gallimard.
- Voltaire. (1759). Candide. Chapitre XVII. Paris, France: Garnier Frères.
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En conclusion, on peut dire que le voyage, dans les différentes formes d’art existantes, permet d’exprimer plusieurs choses, que ce soit le mal être à être loin de chez soi ou l’évolution spirituelle du protagoniste, en passant par l’expression d’un rêve. Le voyage est une notion importante qui peut prendre différentes formes mais qui continue encore aujourd’hui à être utilisée pour inspirer et faire vivre des aventures à ceux qui profitent de ces formes d’art. Avec notre travail, nous avons essayé de vous faire voyager à travers la thématique étudiée, par plusieurs biais interactifs.
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Merci
THNKS!
Réalisé par : Arthur Balerdi, Arthur Beillot, Chloé Brugere, Jade Cadet, Zöé Calio, Léna Casson, Océane Cavaignac, Zeynep Uzmez
Source : Delacroix Eugène (1798-1863), Paris, musée du Louvre, D.A.G.
Titre : "Vue de la campagne anglaise avec la Tamise et le collège de Greenwich".
Source : Delacroix Eugène (1798-1863). Paris, musée du Louvre, D.A.G.
Titre : Croquis d'une petite porte et d'un Arabe, et vue de la cour d'une mosquée; Arabe sellant son cheval, et deux Arabes; Petit croquis de paysage
Source : Notes manuscrites, Delacroix Eugène (1798-1863) , Paris, musée du Louvre, D.A.G.
Titre : "Rues et boutiques avec personnages".
Les carnets d’Eugène Delacroix sont bien plus qu’une simple documentation de ses voyages à travers divers continents. Ils représentent une véritable invitation au voyage et à la découverte, offrant un aperçu fascinant de ses explorations, à la fois de manière artistique et à la fois en transmettant les émotions ressenties lors de la découverte de ces différentes régions, grâce à ses dessins et ses annotations. Dans ses carnets, Delacroix capture la vie quotidienne avec une fine précision, à travers ses croquis. Il travaille minutieusement, non seulement sur les éléments de scène, mais également sur l’atmosphère, les décors représentés, les costumes et les paysages. Chaque page est ainsi une immersion dans l’univers visuel et sensoriel de ses voyages. Ce qui rend particulièrement ses carnets précieux, c’est la combinaison des images et des mots : Eugène Delacroix utilise à la fois le dessin et les textes pour transmettre ses émotions éprouvées à l'instant où il capture les scènes décrites et illustrées. On peut donc dire que ces carnets sont un témoignage de ce qu’il a pu observer et ressentir. C’est son esthétique naturelle, originale et mélangeant le visuel et les textes qui nous a fait choisir ces trois images pour représenter l'oeuvre entière de Eugène Delacroix.
Portfolio - Le Voyage
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Created on March 9, 2024
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Le Voyage
Groupe : Arthur Balerdi, Arthur Beillot, Chloé Brugere, Jade Cadet, Zöé Calio, Léna Casson, Océane Cavaignac, Zeynep Uzmez
INTRODUCTION
En quoi les différentes formes d’ art explorent-elles le “voyage”, influencent-elles la perception de soi et du monde et reflètent-elles la complexité de cette expérience ?
Selon chaque culture, le voyage possède une place plus ou moins importante. Il aurait mille définitions, selon le vécu personnel, mais on peut le définir par "Action de voyager, de se rendre ou d'être transporté en un autre lieu." Selon le dictionnaire du Larousse. Ce qui relie la façon de décrire le voyage, peut importe notre histoire, ce sont les émotions ressenties par rapport à celui-ci. Cela peut être des émotions dues à des souvenirs joyeux, douloureux, mais aussi à un fantasme non réalisé, ou bien à une banalité. Il y a différents types de voyage, que nos oeuvres choisies illustrent parfaitement. Nous avons donc le voyage dans le concret, en se déplaçant, le voyage mémoriel, en voyageant dans sa mémoire et ses souvenirs, le voyage formateur, qui est souvent lié aux autres types de voyage, mais aussi et surtout, le voyage introspectif. Nous en venons donc à nous demander :
Notre portofolio s'inscrit dans un voyage à travers les différentes oeuvres sélectionnées, grâce aux boutons interactifs, mais il s'inscrit aussi dans un voyage à travers le temps qui passe, en les découvrant chronologiquement. Nous avons donc choisi de relier ces oeuvres par sujet commun qu'est le voyage. Par leurs différentes temporalités, elles montrent que le voyage peut se faire à tout instant, en tout contexte.
XIIIe siècle avant J.C : L'Odysée, de Homère
Interprétation et liens avec le sujet :
Extrait choisi :
Cet extrait illustre la puissance des dieux sur les éléments, notamment sur les vents. Ces forces de la nature peuvent donc influencer les voyages des mortels tels que Ulysse, le héros du récit de l'Odyssée. Sa quête pour rentrer chez lui est donc possible. Nous l'avons choisi tout particulièrement car il montre l'implication des Dieux dans la quête et le voyage d'Ulysse. En contrôlant les éléments de la nature, tels que le vent, les Dieux témoignent de leur attention portée sur la quête d’Ulysse, comme pour le mettre au défi de réaliser ce voyage jusqu’au bout.
Vers la bibliographie
"Maintenant, l'Olympe, à la vue des terres éloignées, D'un trait retentissant répandait l'obscurité ; Là s'assemblent les vents que l'on nourrit dans la caverne D'Éole, flot profond, et que leur roi gouverne, Et leur donne des lois, et les calme et les nuit, Ou les lance soudain, au gré de son déduit. Il les tient renfermés sous des montagnes creuses D'un ferme et large enclos, par des rochers obtuses, Et là règne à l'écart; mais la république des dieux Était libre, et tous lui rendaient leurs hommages pieux.".
Nous avons choisi L’Odyssée car ce récit retrace la quête et le voyage d’Ulysse avec ses compagnons. Dans cette oeuvre d’Homère, c’est un voyage initiatique et concret qui y est décrit. Le but d'Ulysse est de rentrer sur son île, Ithaque, où sa femme, Pénélope, et son fils Thélémaque, l’attendent.
Exemple d'édition de l'Odyssée de Homère.
1759 : Candide, de Voltaire
Cacambo, qui donnait toujours d'aussi bons conseils que la vieille, nous dit a Candide "Nous n'en pouvons plus, nous avons assez marché ;j'aperçois un canot vide sur le rivage, emplissons-le de cocos, jetons-nous dans cette petite barque, laissons-nous aller au courant; une rivière mène toujours à quelque endroit habité. Si nous ne trouvons pas des choses agréables, nous trouverons du moins des choses nouvelles. -Allons, dit Candide, recommandons-nous à la Providence." Ils voguèrent quelques lieues entre des bords tantôt fleuris, tantôt arides, tantôt unis, tantôt escarpés. La rivière s'élargissait toujours , enfin elle se perdait sous une voûte de rochers épouvantables qui s'élevaient jusqu'au ciel. Les deux voyageurs eurent la hardiesse de s'abandonner aux flots sous cette voûte. Le fleuve, resserré en cet endroit, les porta avec une rapidité et un bruit horrible. Au bout de vingt-quatre heures ils revirent le jour mais leur canot se fracassa contre les écueils ; il fallut se traîner de rocher en rocher pendant une lieue entière ; enfin ils découvrirent un horizon immense, bordé de montagnes inaccessibles. Le pays était cultivé pour le plaisir comme pour le besoin ; partout l'utile était agréable. Les chemins étaient couverts ou plutôt ornés de voitures d'une forme et d'une matière brillante, portant des hommes et des femmes d'une beauté singulière, traînés rapidement par de gros moutons rouges* qui surpassaiet en vitesse les plus beaux chevaux d'Andalousie, de Tétuan et de Méquinez. *Probablement des lamas.
Extrait du chapitre XVII, de Candide ou l'Optimiste
"Candide ou l’optimisme" est un roman de Voltaire, paru en 1759, qui se veut philosophique. Dans ce récit, nous suivons le jeune et naïf Candide qui est renvoyé de son lieu de résidence. En vivant de nombreuses péripéties, il va grandir spirituellement et abandonner peu à peu l’idée que “tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes”. Au cours de leur voyage, le héros et ses compagnons vont pouvoir se rendre compte des horreurs du monde, comme la guerre ou l’esclavage. Cependant, à la fin, ils créent leur propre monde où ils peuvent être heureux. Dans le contexte de Voltaire, le voyage est géographique mais aussi introspectif. En parcourant le monde, Candide va découvrir la vérité sur celui-ci et abandonner peu à peu sa naïveté, pour former sa propre pensée qui, restera certes optimiste, mais elle sera tout de même plus réaliste. C’est dans cette logique que nous avons choisi cet extrait du roman, puisque qu'il montre les difficultés vécues par les héros lors de leur aventure. On y voit les tourments vécus et les doutes. Cependant, cet extrait montre aussi comment ils arrivent finalement à s’en sortir et à retrouver l’espoir. Les tourments sont donc exprimés à travers la "rivière tortueuse", qui représente le voyage semé d'embûches, tandis que "les montagnes recouvertes de champs" montrent l’espoir et la simplicité, en plus de faire un écho à la fin du roman et à sa dernière ligne : “Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin.” Le voyage peut donc rassembler et créer des liens forts.
image de première de couverture, éditions arc-en-ciel
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Vers la bibliographie
1857 : Le Voyage, Les fleurs du mal
Vers la bibliogrphie
Pour l’enfant, amoureux de cartes et d’estampes, L’univers est égal à son vaste appétit. Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes ! Aux yeux du souvenir que le monde est petit ! Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme, Le cœur gros de rancune et de désirs amers, Et nous allons, suivant le rythme de la lame, Berçant notre infini sur le fini des mers : Les uns, joyeux de fuir une patrie infâme ; D’autres, l’horreur de leurs berceaux, et quelques-uns, Astrologues noyés dans les yeux d’une femme, La Circé tyrannique aux dangereux parfums. Pour n’être pas changés en bêtes, ils s’enivrent D’espace et de lumière et de cieux embrasés ; La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent, Effacent lentement la marque des baisers. Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent Pour partir ; cœurs légers, semblables aux ballons, De leur fatalité jamais ils ne s’écartent, Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons ! Ceux-là, dont les désirs ont la forme des nues, Et qui rêvent, ainsi qu’un conscrit le canon, De vastes voluptés, changeantes, inconnues, Et dont l’esprit humain n’a jamais su le nom !
Le voyage
Interprétation et lien avec le sujet
Ce poème intitulé « Le Voyage » tiré des « Fleurs du Mal » explore les multiples facettes du voyage. Tout d’abord, il exprime les différentes motivations qui peuvent pousser un individu à voyager, que ce soit pour fuir une patrie « infâme », s’échapper des souvenirs douloureux, ou encore explorer le monde en quête d’expériences nouvelles. Selon Baudelaire, le véritable voyageur est celui qui part découvrir le monde pour le simple plaisir de partir. De plus , l'utilisation de métaphores sur la mer, tels que"le rythme de la lame" et "le fini des mers," évoquent le voyage comme une navigation à travers la vie, suggérant la complexité de l'expérience du voyage. Les images de "cartes", "d'estampes" et de "lampes," peuvent faire allusion à une exploration visuelle. Tandis que « les astrologues noyés dans les yeux d'une femme » représente une dimension émotionnelle du voyage, liée aux relations humaines qui s’y créent. En résumé, le poème explore comment le voyage peut influencer la perception du monde et de soi-même, couvrant des aspects sombres, tels que la fuite de situations difficiles, et des aspects plus lumineux, tels que la quête d’un ailleurs. Ainsi, ce texte offre une riche analyse possible concernant la façon dont Baudelaire saisit la complexité de l'expérience du voyage et son impact sur la perception de soi et du monde. Tout cela en explorant les multiples facettes du voyage, nous montrant ainsi la complexité de cette expérience à travers des images et des émotions profondes.
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Portait de Charles BAUDELAIRE, l'auteur
1943 : Le Petit Prince, de A. de Saint Exupéry
- Je connais une planète où il y a un Monsieur cramoisi. Il n'a jamais respiré une fleur. Il n'a jamais regardé une étoile. Il n'a jamais aimé personne. Il n'a jamais rien fait d'autre que des additions. Et toute la journée il répète comme toi: "Je suis un homme sérieux ! Je suis un homme sérieux !" et ça le fait gonfler d'orgueil. Mais ce n'est pas un homme, c'est un champignon !- Un quoi ?- Un champignon !Le petit prince était maintenant tout pâle de colère.- Il y a des millions d'années que les fleurs fabriquent des épines. Il y a des millions d'années que les moutons mangent quand même les fleurs. Et ce n'est pas sérieux de chercher à comprendre pourquoi elles se donnent tant de mal pour se fabriquer des épines qui ne servent jamais à rien ? Ce n'est pas important la guerre des moutons et des fleurs ? Ce n'est pas plus sérieux et plus important que les additions d'un gros Monsieur rouge ? Et si je connais, moi, une fleur unique au monde, qui n'existe nulle part, sauf dans ma planète, et qu'un petit mouton peut anéantir d'un seul coup, comme ça, un matin, sans se rendre compte de ce qu'il fait, ce n'est pas important ça !Il rougit, puis reprit:- Si quelqu'un aime une fleur qui n'existe qu'à un exemplaire dans les millions et les millions d'étoiles, ça suffit pour qu'il soit heureux quand il les regarde. Il se dit: "Ma fleur est là quelque part..." Mais si le mouton mange la fleur, c'est pour lui comme si, brusquement, toutes les étoiles s'éteignaient ! Et ce n'est pas important ça !Il ne put rien dire de plus. Il éclata brusquement en sanglots. La nuit était tombée. J'avais lâché mes outils. Je me moquais bien de mon marteau, de mon boulon, de la soif et de la mort. Il y avait, sur une étoile, une planète, la mienne, la Terre, un petit prince à consoler ! Je le pris dans les bras. Je le berçai. Je lui disais: "La fleur que tu aimes n'est pas en danger... Je lui dessinerai une muselière, à ton mouton... Je te dessinerai une armure pour ta fleur... Je..." Je ne savais pas trop quoi dire. Je me sentais très maladroit. Je ne savais comment l'atteindre, où le rejoindre... C'est tellement mystérieux, le pays des larmes.
Extrait du Chapitre VII
Le voyage du Petit Prince est à la fois concret et introspectif, car il découvre non seulement les différentes planètes et rencontre une multitude de personnages, mais il se découvre aussi lui-même à travers ses expériences et ses voyages. En cherchant des réponses aux questions qu’il se pose, il tente de donner un sens à son voyage et à ses découvertes. On voit que, malgré son désir de découvrir de nouvelles planètes, son but ultime est de rentrer chez lui. De plus, cet extrait montre l’attachement que le Petit Prince porte à sa rose et à sa planète. Le héros de l’histoire dit même que la perte de sa fleur serait comme perdre tout ce qui compte pour lui.Ce voyage influence donc profondément le Petit Prince, l’aidant à comprendre la grandeur du monde qui l’entoure et à réaliser que tout ne se résume pas à son petit astéroïde. Il apprend ainsi beaucoup de choses de part ses voyages et ses rencontres faites sur le chemin. Tout cela enrichit donc sa compréhension du monde, mais également de lui-même.En conclusion, nous pouvons affirmer que ce voyage est introspectif, au sens où le petit prince va réfléchir sur lui-même, sur ses connaissances, sur sa manière dont il perçoit et comprend les choses. Et nous pouvons également affrimer que ce voyage est concret, car le personnage va à la rencontre de nouveaux éléments, de nouveaux endroits et de nouveaux savoirs, tout en délivrant une morale aux lecteurs de son aventure.
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Vers la bibliographie
1964 : Les carnets de Voyage, de Eugène Delacroix.
Présentation générale
Vers la bibliographie
Interprétation et lien avec le sujet :
1967 : Emmenez-moi, Charles Aznavour
Emmenez-moi est une chanson de Charles Aznavour, dont il est le parolier tandis que la musique et son arrangement sont de Georges Garvarentz. Cette chanson provient de l’album Entre deux rêves, sorti en 1968.Emmenez-moi est une chanson où le personnage est un docker, travaillant dans un port de marchandises du nord. Dans le premier couplet, il parle de son ennui et de son rêve de partir à l’étranger, voulant partir dans un voyage idéalisé et presque fantastique. Dans le refrain, le personnage rappelle qu’il souhaite partir ailleurs, dans un pays aux allures presque fantastiques comme la phrase “Emmenez-moi au pays des merveilles” peut le laisser penser. Dans le second couplet, le personnage écoute les aventures des marins qui explorent le monde. Après leur départ, le personnage rêve encore de faire ce voyage, malgré le jour se levant. Et dans le dernier couplet, le personnage raconte comment il compte prendre un travail sur un bâteau afin de réaliser son voyage dont il rêve. D’un commun accord, nous avons choisi cette chanson pour sa musique enchanteresse, la nostalgie et l’envie de voyager qu’elle nous procure.
" Emmenez-moi au bout de la terreEmmenez-moi au pays des merveillesIl me semble que la misèreSerait moins pénible au soleil Un beau jour sur un rafiot craquantDe la coque au pontPour partir je travaillerais dansLa soute à charbon Prenant la route qui mèneA mes rêves d'enfantSur des îles lointainesOù rien n'est importantQue de vivre "
Extrait de la chanson
Pochette du single ''Emmenez-moi'', sortie en 1967
Vers la bibliographie
2003 : Lost in Translation, réalisé par S. Coppola
Dans ce contexte, le voyage est à la fois une source de malheur comme une source de bonheur. Que cela soit pour Bob ou Charlotte, leur voyage les amène à entreprendre une véritable introspection mais aussi à se poser des questions sur leur relation avec leur partenaire, ainsi que sur leur avenir. Ce profond mal-être qu’ils ressentent est amplifié par la grandeur de la ville de Tokyo, un monde ou est ancrée une culture diverse et complexe. Cet aspect du voyage est perceptible au début du film, les deux protagonistes arrivent dans la ville, perdus dans la foule avec un brouhaha, donnant cette impression de perdre pied dans un monde qu’on ne reconnaît plus. Cependant, en se rencontrant, en apprenant à se connaître et en se rendant compte de leurs similitudes, les personnages ne se sentent plus perdus, ils évoluent tous deux dans ce monde inconnu comme s'ils savaient où ils allaient, montrant que le voyage est aussi une occasion de faire des rencontres, parfois surprenantes, qui peuvent nous marquer à vie.
Lost in translation est un film de 2003 scénarisé et réalisé par Sofia Coppola. Dans ce film, on suit deux personnages, Bob, acteur de cinéma fuyant sa femme, et Charlotte, jeune mariée suivant son mari dans un voyage d’affaire, tous deux américains, en voyage à Tokyo. Si nous avons choisi d’évoquer ce film c’est parce que le cinéma est une forme d’art qui utilise à la fois le côté immersif de l’image, on se sent comme inclu dans ce que l’on regarde, et qui utilise aussi la musique, qui est un fort vecteur d’émotion. Cela va, dans le cas de ce film, coller parfaitement avec la culture que l’on cherche à retranscrire. Etant totalement perdus dans un pays qu’ils ne connaissent pas, les personnages se trouvent et effectuent ensemble un voyage émotionnel et intellectuel. En effet, ils apprennent à se connaitre, à connaitre la ville, la culture, la langue etc.. Liés par leur mal du pays et leurs difficultés à s’accoutumer à un monde qui n’est pas le leur, ils finissent par ressentir une certaine affinité l’un envers l’autre. L'influence du voyage sur la perception du soi et du monde se joue à travers leurs interactions avec les habitants de Tokyo. Et, étant émotionnellement liés, ils se lancent alors dans un voyage introspectif.
Pour imager cela, le film se clôture avec une scène muette, où les deux protagonistes sont une fois de plus dans la foule, mais où ils se retrouvent malgré tout, et que même si la foule est autour d’eux, il n’y a qu’eux qui comptent dans ce voyage. Cette scène et la première scène du film font ainsi un intéressant parallèle qui marque le spectateur.
Vers la bibliographie
https://www.pinterest.fr/pin/12666442695311201/ https://www.pinterest.fr/pin/70437488377055/ extrait d'une scène dans le film, avec les deux personnages principaux, Bob à gauche et Charlotte à droite. affiche de présentation du film, 2003
bibliographie
CONCLUSION
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En conclusion, on peut dire que le voyage, dans les différentes formes d’art existantes, permet d’exprimer plusieurs choses, que ce soit le mal être à être loin de chez soi ou l’évolution spirituelle du protagoniste, en passant par l’expression d’un rêve. Le voyage est une notion importante qui peut prendre différentes formes mais qui continue encore aujourd’hui à être utilisée pour inspirer et faire vivre des aventures à ceux qui profitent de ces formes d’art. Avec notre travail, nous avons essayé de vous faire voyager à travers la thématique étudiée, par plusieurs biais interactifs.
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Merci
THNKS!
Réalisé par : Arthur Balerdi, Arthur Beillot, Chloé Brugere, Jade Cadet, Zöé Calio, Léna Casson, Océane Cavaignac, Zeynep Uzmez
Source : Delacroix Eugène (1798-1863), Paris, musée du Louvre, D.A.G.
Titre : "Vue de la campagne anglaise avec la Tamise et le collège de Greenwich".
Source : Delacroix Eugène (1798-1863). Paris, musée du Louvre, D.A.G.
Titre : Croquis d'une petite porte et d'un Arabe, et vue de la cour d'une mosquée; Arabe sellant son cheval, et deux Arabes; Petit croquis de paysage
Source : Notes manuscrites, Delacroix Eugène (1798-1863) , Paris, musée du Louvre, D.A.G.
Titre : "Rues et boutiques avec personnages".
Les carnets d’Eugène Delacroix sont bien plus qu’une simple documentation de ses voyages à travers divers continents. Ils représentent une véritable invitation au voyage et à la découverte, offrant un aperçu fascinant de ses explorations, à la fois de manière artistique et à la fois en transmettant les émotions ressenties lors de la découverte de ces différentes régions, grâce à ses dessins et ses annotations. Dans ses carnets, Delacroix capture la vie quotidienne avec une fine précision, à travers ses croquis. Il travaille minutieusement, non seulement sur les éléments de scène, mais également sur l’atmosphère, les décors représentés, les costumes et les paysages. Chaque page est ainsi une immersion dans l’univers visuel et sensoriel de ses voyages. Ce qui rend particulièrement ses carnets précieux, c’est la combinaison des images et des mots : Eugène Delacroix utilise à la fois le dessin et les textes pour transmettre ses émotions éprouvées à l'instant où il capture les scènes décrites et illustrées. On peut donc dire que ces carnets sont un témoignage de ce qu’il a pu observer et ressentir. C’est son esthétique naturelle, originale et mélangeant le visuel et les textes qui nous a fait choisir ces trois images pour représenter l'oeuvre entière de Eugène Delacroix.