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Dossier pédagogique - Zigor
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Transcript
DOSSIER PÉDAGOGIQUE
Zigor Vivre la pente
Exposition du 03/05/24 au 16/06/24
Zuriza, 2022 ©Zigor
DIDAM Espace d'art contemporain 6 chemin de quai de Lesseps didam.bayonne.fr
Ouvert du mardi au dimanche de 13H à 18H30. Entrée libre, sans réservation préalable.
Avant-propos
À l’origine de cette exposition, un ouvrage du même nom : « Vivre la pente », paru en 2022 aux éditions Cairn. Dans ce recueil de photographies représentant en noir et blanc les paysages pentus du Pays basque, l’artiste se confronte à la dualité inhérente de l’Homme : « Il y a deux pentes dans la vie de l’homme, celles qui se font face et celles qui regardent la plaine à l’infini », Zigor. À l’occasion d’une visite de l’atelier de Zigor par d’une délégation de la communauté d’agglomération Pays Basque (CAPB), l’idée d’un projet d’exposition itinérante voit le jour. Il s’agit de faire rayonner le travail de l’artiste sur tout le territoire. Le projet nécessite de trouver des lieux pour accueillir l’exposition. Alors que le Didam, espace d’art contemporain, est choisi pour débuter l’itinérance ce printemps à Bayonne en Labourd, le Centre Départemental d’Éducation au Patrimoine Ospitalea à Irissarry l’accueillera pour la Basse-Navarre durant l’été avant que l’exposition ne soit présentée en fin d’année à Mauléon en Soule, au domaine Agerria, propriété de la CAPB. Chaque site propose une scénographie et donc une vision de l’artiste différente quoique complémentaire. Zigor donne à voir une vision intime et contemplative de son pays. Sa posture philosophique est retranscrite, d’abord, à travers son œil de photographe. Un savant travail sur la lumière par l’exploitation du noir et blanc exacerbe les émotions figurées par l’image. La plume du poète qui vient sublimer le travail du photographe. Comme le fil de l’eau qui s’écoule, inexorablement, sur les pentes du Pays basque, façonnant le paysage, Zigor nous donne à lire un poème fleuve qui retranscrit le cheminement, parfois tortueux, de l’esprit humain.
La parole du poète vient nourrir l’œil du photographe. Ensemble, ils forment le tout d’une exposition sensible et émouvante où l’artiste nous livre un peu de lui-même et de ses questionnements philosophiques face à la puissance de la Nature. Ici, le discours de l’artiste a vocation universelle. Au Didam, seront présentées près de 70 œuvres, photographies encadrées, dibonds et tirages monumentaux qui entraîneront le visiteur à flanc de montagne ou au bord de falaises puissantes. Ces images seront accompagnées de dessins, poèmes et textes créés par Zigor lors de ses marches contemplatives au sein de la montagne. Une immersion, non géographique bien qu’ancrée en Pays Basque, dans les éléments naturels et au cœur de soi.
Objectifs
- Fréquenter un lieu culturel.
- Provoquer la rencontre avec les œuvres.
- S'approprier les outils de lecture d'une oeuvre.
- Découvrir des techniques artistes spécifiques telles que la photographie en noir et blanc et la sculpture.
- Explorer les liens entre création plastique, poésie et littérature.
SOMMAIRE
Zigor
Biographie Influences et aspirations
Vivre la pente
De la montagne à l'océan, en passant par ses versants L'ombre et la lumière Un cheminement contemplatif
Piste d'étude
Quand la nature et la matière inspire l'art
Zigor
Biographie
Kepa Akixo, Zigor, est né en 1948, à Aretxabaleta en Guipuzcoa. Considéré comme « un enfant terrible », il découvre à 11 ans l’océan et les textes bibliques en intégrant La Petit Séminaire de Saturraran à Mutriku. C'était une école religieuse qui avait pour vocation de former des jeunes hommes à devenir prêtres. Fondé en 1864, il était dirigé par les Pères Capucins. Au fil du temps, il a évolué pour devenir un centre d'éducation catholique renommé. Cette rencontre avec les écritures sacrées et l'eau, tout près du pensionnat, est déterminante dans le parcours autodidacte de Zigor. À 14 ans, il travaille dans un atelier comme ajusteur tourneur et excelle en pelote basque. Ses réflexes d’ouvrier puis de pelotari ont une incidence sur son future geste artistique à venir, comme un élan renouvelé du mur à l’œuvre.
© Thierry Durousseau, 2004-2005 Vue d’ensemble (archives) Le Petit Séminaire à Zaturraran
L’année de ses 16 ans, il s’engage dans le militantisme contre le gouvernement dictatorial (période Franquiste). Influencé par les écrit spirituels étudiés et la forme de résistance vécue au Pays Basque, Kepa Akixo, s’investie pour faire vivre la liberté de son territoire. C’est à ce moment que naît son nom d’artiste : « Zigor ». Signifiant « le fouet » en langue basque, il est un symbole de fragilité et de solidité en référence à la nature. En 1970, il publie ses premiers carnets de poésies en basque (édités chaque année dans des revues de la région : "Poesiaren", "Hatsa" et "Maiatz"), traduits à ce jour en trois langues : français, anglais et espagnol. « Je suis le fis d’une langue qui a fait un peuple. D’une langue qui en pensant le monde a sculpté le paysage. Je suis le fils d’une langue, et cette langue a donné forme au chant, au rêve et au silence. Je la crie pour qu’elle arrive jusqu’à vous. » Zigor, Fils d’une langue En parallèle, il débute sa carrière de photographe reporter. Jusqu’en 1982, il parcourt le monde comme photojournaliste pour les grands magazines d’actualité et pour l’agence Capa Press. C’est en 1983, lorsqu’il découvre le travail du sculpteur Remigio Mendiburu, en le regardant travailler dans son atelier de Hondarribia, qu’il décide de s’adonner totalement à la sculpture. Il installe alors son atelier à Biarritz où il vit et travaille aujourd'hui.
Remigio Mendiburu, escultor experiencial ©DR
Les sculptures de Zigor utilisent différentes matières. Il explore le bois, le bronze, l’acier pour viser l’idée de masse et de mouvement, de la séparation et la fusion. Choisir ces matériaux et jouant avec les volumes, la gravité, l’espace témoignent d’une perception que Zigor laisse transparaitre visuellement : « Un chaos qui s’organise ».« Le travail du sculpteur est d’ouvrir un chemin à la lumière ». Zigor. C’est au travers de ses sculptures que l’artiste laisse exprimer aussi sa part de spiritualité visant un état de conscience oscillant entre perception, beauté, liberté et subtilité. En 1996, il rencontre Paul Haim (marchand d’art), et s’intéresse au travail du bronze et aux jeux de lumière et compose alors des œuvres monumentales connues à ce jour au niveau international (Espagne, Australie, Etats-Unis, Suisse, Argentine). Des commandes sont alors faites et ses sculptures sont exposées tant dans des jardins privés comme celui de Paul Haim ou de la Petite Escalère, que dans des espaces publics.
OLERKI VI Ciboure / bronze-2022 ©Zigor
Zigor excelle aussi dans le dessin et la peinture. L’observation des formes l'a conduit à réaliser des carnets de dessin ouvrant la porte vers l’imaginaire.
Carnet de dessin ©ZigorSource : zigor-art.com
« Le dessin, pierre humble qui signale le chemin entre la pensée et la main». Zigor, Le dessin. Ses peintures, laissent parler son travail en faisant appel à différents modes créatifs : aquarelle, craie, gouache et acrylique dans le but de faire ressentir « la puissance archaïque et universelle d’une terre et d’une humanité reliées par les racines ».
À la fois sculpteur, photographe, peintre et poète, Zigor donne à ressentir le monde dans sa puissance ancestrale. Son œuvre est porteuse d’une dimension spirituelle qu’il juge fondamentale. Le projet présenté au Didam est une démarche nouvelle de sa facette de photographe : parti à l'assaut de la ligne qui court le long des pentes du Pays Basque, Zigor en dégage une série authentique et forte sur ces paysages qu’il arpente depuis toujours, le regard affûté, en lien direct avec son objectif. S’en émane un langage poétique et une force de la matière naturelle.
« Cela fait longtemps que le paysage qui m’entoure m’émeut et m’accompagne dans la perception profonde du monde. Quand je sculpte, peins, photographie ou écris je ne fais qu’essayer de raconter ce sentiment. Dans l’acte créateur, mes petits carnets de dessin sont très souvent source de la plupart de mes œuvres. Mais les pièces suivent des chemins très mystérieux, liés au médium employé, à l’outil, à mes doutes et au courage surtout. Ce courage qu’il faut pour continuer le chemin que m’impose ce qui apparait face à moi. Assumer les accidents est le pilier fondamental de l’acte de créateur. Quelle erreur de croire que je pourrais améliorer ou résoudre l’insoluble. Je ne sais pas ce que seront les sculptures ou les tableaux. Ce n’est qu’un continuel essai de garder en vie ce souffle qui m’a animé au commencement » Zigor.
Influences et aspirations
L'influence de la culture basque sur le travail de l'artiste Zigor est profonde et omniprésente. La culture basque, riche en traditions, en mythologie et en histoire, imprègne son art. De-même, des symboles tels que la croix de Saint-André, les noeuds celtiques, les motifs géométriques, ainsi que des représentations d'animaux et de paysages apparaissent souvent dans ses peintures et ses sculpture. Les paysages variés du Pays basque, allant des montagnes verdoyantes aux côtes rocheuses de l'Atlantique, se reflètent dans la palette de couleurs qu'utilise Zigor avec des tons de vert, de bleu et de terre.La croix de Saint-André
Riche en symboles, elle est présente partout. Plusieurs pays et états américains l'utilisent même comme emblème national (Écosse, Alabama, Floride). D'origine religieuse, elle figure également dans certaines églises catholiques et orthodoxes.
Le drapeau du Pays basque intègre une croix de Saint-André verte : - la croix de Saint-André verte représente le chêne de Guernica, symbole des fors de Biscaye, c'est-à-dire de la liberté multiséculaire des Basques ; - la croix blanche, qui figure aussi sur le blason de Biscaye, représente le catholicisme ; - le fond rouge représente le peuple basque.
Les noeuds celtiques Également connus sous le nom de nœuds interlacés, les noeuds celtiques sont des motifs décoratifs utilisés dans l'art celtique depuis des siècles. Ils sont souvent interprétés comme des symboles d'interconnexion, d'unité et de continuité. En raison de leur structure, sans début ni fin, ils peuvent représenter l'éternité, le cycle sans fin de la vie, de la mort et de la renaissance. Dans la culture celtique, les nœuds ont également été associés à la protection, en particulier dans la création de bijoux et de décorations. On pensait que les nœuds complexes étaient capables de piéger les esprits maléfiques et de protéger ceux qui les portaient. Certains nœuds celtiques étaient utilisés dans des contextes religieux et spirituels, représentant des concepts ésotériques tels que l'unité de l'esprit, du corps et de l'âme, ainsi que la connexion avec les forces de la nature et du divin. En dehors de leurs significations symboliques, ils sont également appréciés pour leur beauté esthétique et leur complexité artistique. Dans de nombreux cas, ils sont utilisés simplement à des fins décoratives, sans connotation spécifique. Les significations des nœuds celtiques peuvent varier selon le contexte culturel et individuel. Il n'existe pas de consensus absolu sur leur interprétation. En outre, avec le temps et les influences culturelles, de nouvelles significations peuvent émerger pour ces motifs ancestraux.
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ALEA 91 x 68 x 40cm Erable, platane et galet de Guethary 2015 ©Zigor
Gurutze XI Église Saint-Rémi de la Vigne / Bordeaux 2021 ©Zigor
TXORIA Acier corten - 2011 Anglet ©Zigor
Gurutze XI / Croix 90 x 180 x 40cm chêne -2020 ©Zigor
VIVRE LA PENTE
De la montagne à l'océan, en passant par ses versants
Ce n’est plus la haute montagne, ce n’est plus la montagne que l’on vient affronter, c’est la montagne que l’on vient arpenter. Zigor habite la montagne et la pratique depuis son enfance. « Quand on s’installe dans l’espace, il est difficile de poser un regard simple sur la dignité du monde qui m’entoure sans toucher à l’intime. J’essaie de rester au bord de l’intuition parce que toutes choses ; les arbres, les pentes, les creux, la rivière, l’ombre, et tout ce qui vole dans le vent possède leur intime. Alors j’appuie sur le déclencheur quand j’entends ce qui parle en moi, en regardent le temps glissé dans l’infini. » Zigor Le parcours d'exposition proposé au Didam présentera la pente tout au long de sa vie : de sa naissance au sommet de la montagne, via l ruisseau qui s'écoule sur ses pans et se transforme en rivière, jusqu'aux falaises bordant le rivage où elle vient s'effondrer. Tour à tour apparaissent des plaines, des forêts, et des roches, le voyage au gré des altitudes évoque la matière. Rien d’étonnant pour l’artiste bien connu pour ses sculptures, qui prend aussi son objectif, son carnet de dessins ou sa plume, pour faire écho à une œuvre qui raconte sa perception du monde, son émotion suscitée par les paysages qui l’entourent. Au fil des murs, des fragments de phrases s’additionnent, construisent une réflexion poétique sur ce qu’est de vivre la pente.
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Au sommet de la montagne « Sur ces montagnes, l’homme construit le présent, entend l’écho du passé couché sous ces immenses mausolées ». Zigor Photographiées, dessinées ou encore peintes par Zigor tout au long de sa carrière, lesmontagne a été un sujet récurrent dans l’histoire de l’art. Elles ont inspiré de nombreux artistes à travers les époques et les styles. Dans la peinture occidentale, les montagnes ont souvent été représentées comme des paysages majestueux, imposants et parfois mystiques.
Voyageur au-dessus d'une mer de nuages, peinture à l'huile de Caspar David Friedrich, 1817-1818, conservé à la Kunsthalle de Hambourg © Getty
Célèbre pour ses paysages romantiques allemands, le peintre Caspar David Friedrich (1774-1840) a su capturer la grandeur et la beauté des montagnes dans ses œuvres. Dans l’art japonais, en particulier dans l’estampe ukiyo-e, la montagne était souvent utilisée comme toile de fond pour les scènes de la vie quotidienne ou comme sujet principal. Hokusai (1760-1849) avec sa série emblématique « Les 36 vues du mont Fuji », a immortalisé la montagne la plus emblématique du Japon de manière saisissante. À l’instar de Zigor, des précurseurs comme le photographe Ansel Adams (1902-1984) ont su capturer par la photographie la majesté des paysages montagneux, mettant en lumière leur beauté naturelle et leur grandeur.
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Mount Williamson – Clearing Storm, 1944 ©Ansel Adams
The Tetons and the Snake River, 1942 ©Ansel Adams
Le lien entre l'art et la montagne est aussi présent en plein air dans les parcs de sculpture. Ces parcs se développent depuis 20 ans dans les montagnes aux quatre coins du monde. Ils invitent les randonneurs à vivre, en altitude, une expérience esthétique. En 2020, Marie Bruneau et Bertrand Grenier, graphistes, amateurs d'art, de livres et de marchés en montagnes ont suivi les traces d'artistes qui ont peint, dessiné, photographié, cartographié ou écrit la montagne sur le territoire. De-même, l'été dernier, à l’initiative de La MÉCA Frac Nouvelle-Aquitaine et des Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse, avec la participation du Frac Occitanie Montpellier, une manifestation interrégionale a été organisée sur le parcours "Des montagnes et des artistes". L'objectif était de proposer un parcours d'art contemporain le long du GR10 de Hendaye à Collioure. "Comment regardons-nous la montagne aujourd'hui ? Qu'est-ce qui nous trouble, nous émeut, nous étonne ? Où voyons-nous la beauté ? Que sélectionne notre regard et qu'évite-t-il ? Quelle est cette montagne idéale que nous portons en nous ?"
Vernissage officiel du projet "des montagnes et des artistes" GR10 au Château fort-Musée Pyrénéen de Lourdes ©service communication Ville de Lourdes
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La traversée de la pente Dans les photographies de Zigor, la pente chemine sur les versants et nous conduit au rivage où finissent les roches fracassées. C’est une nouvelle rencontre avec les volumes qui intéressent aussi l’œil du sculpteur, là où l’œil se met à jouer avec les nuages. Utilisant le noir et le blanc, il met l’accent sur la relation entre l’homme et la pente : « Je suis de ceux qui croient que le paysage construit l’être humain. Et en même temps, c’est aussi l’être humain qui fabrique le paysage. » « La pente est un véritable monde, plein de complexité, de mystère, de poésie.» « Quel est son départ ? Où est sa fin ?» Zigor Chargée de symbolisme, la pente peut représenter des défis à surmonter, des obstacles à franchir ou des transitions dans la vie. Dans certaines cultures, la montée d’une pente peut-être associée à la croissance personnelle ou spirituelle, tandis que la descente peut symboliser la fin ou la perte. Une pente abrupte et escarpée peut susciter un sentiment de danger ou d’excitation, tandis qu’une pente douce et fluide peut inspirer le calme et la tranquillité. Les artistes jouent souvent sur ces associations émotionnelles pour influencer la réaction du spectateur face à leurs œuvres. “La pente n’a d’autre vocation que de plonger dans l’eau pour continuer son mystérieux voyage”, écrit celui qui préfère voir d’en haut des images qui ont la cote, surtout lorsqu’elles descendent. Il dit photographier “avec une sensation d’urgence anthropologique”. Zigor a peur que ces paysages soient bouleversés, alors il les saisit, et ses mots portent le poids de l’incertitude. “Dans ce pays, les falaises pleurent des pierres à chaque naufrage”.
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La représentation de la pente est abordée par Zigor sous le prisme du temps : le temps qui s'écoule, l'impermanence des choses. On retrouve cette notion en philosophie particulièrement dans la pensée héraclitéenne. Héraclite était un philosophe présocratique de l'Antiquité grecque, souvent associé à l'idée du devenir perpétuel et du changement constant. Pour Héraclite, le temps est étroitement lié au concept de changement constant, qu'il a exprimé par sa célèbre phrase "On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve." Selon lui, tout dans l'univers est en mouvement perpétuel, rien n'est permanent. Le temps est donc vu comme un flux continu où tout est en devenir constant. Contrairement à la vision linéaire du temps que nous avons souvent aujourd'hui, Héraclite concevait plutôt le temps comme une sorte de boucle ou de cercle. Dans cette perspective, le temps est plutôt cyclique que linéaire, avec des motifs de répétition et de retour éternel. Rien dans le monde n'est statique ou immuable. Tout est soumis à un processus constant de devenir, de transformation et de changement. Ainsi, le temps est intrinsèquement lié à ce processus de devenir. Notion que l'on retrouve dans la réflexion artistique de Zigor. Le rivage photographié aujourd'hui ne sera plus le même demain. Cette conception complexe du temps a profondément influencé la pensée philosophique occidentale et continue de susciter réflexion et débat aujourd'hui.
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Dans l'histoire de l'art et sa conception artistique, la représentation de la pente peut revêtir différentes significations et utilisations, selon le contexte culturel, artistique et historique. Dans les paysages, les pentes sont souvent présentes dans les représentations des paysages, que ce soit dans la peinture, la photographie ou d’autres formes d’art visuel. Elles peuvent être utilisées pour créer un sens de profondeur et de perspective dans une composition, donnant une impression de distance et de relief. Des artistes comme Claude Monet, avec ses séries de peintures sur les falaises d’Étretat, ou Paul Cézanne, avec ses représentations de la montagne Ste Victoire peinte à de nombreuses reprises.
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Pour aller plus loin
Le rôle de la montagne au Pays Basque La montagne basque est considérée comme un territoire d’échange. En effet, elle lie l’intérieur des terres à l’océan, mais aussi le nord de cette zone allant de la Navarre en Guipúzcoa. Ses différentes caractéristiques, alliant l’agropastoralisme, l’exploitation sylvicole, son identité culturelle, son identité linguistique, son patrimoine viennent souligner les richesses de ses terres. La montagne est un reflet d’un support d’activités économiques (production agricole de qualité et labellisée, gage d’une alimentation durable et saine, au développement d’activités de loisirs de pleine nature) mais est par ailleurs, touchée par les changements climatiques. Ses vallées viennent à nouveau valider la richesse de cette partie du Pays Basque. Nombreux sont les témoignages validant une forme de connexion avec la nature en côtoyant l’Euskadi décrit comme étant un pays peuplé de forêts, de hêtres et de chênes centenaires, accompagné de lagunes, de parcs naturels. « L’homme et les bêtes traversent la pente pendant que l’eau et les pierres la dévalent. » Zigor
La transhumance au Pays Basque Dans certains photographies de Zigor apparaît la transhumance, pratique remontant à plus de 4000 ans. À l’approche de l’été, certains éleveurs emmènent leurs troupeaux en montagne. En France, elle se pratique dans tous les grands massifs : Jura, Alpes Pyrénées, Massif Central, Corse, Vosges. Les troupeaux de brebis, de vaches, les chevaux voyagent sur les routes en camion ou à pied, parfois pendant plusieurs jours. Lors de leur passage, des fêtes sont organisées dans les villages. Au sommet, les troupeaux peuvent se nourrir et se protéger des fortes chaleurs. Ils redescendent ensuite à l’automne avant que ne tombe la neige. Cette pratique est inscrite depuis 2020 au patrimoine culturel français.
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L'ombre et la lumière
Dans ses photogaphies en noir et blanc, Zigor manipule les tonalités de gris et les contrastes. Il met en valeur les formes, les motifs et les jeux de lumière. Les ombres et les reflets prennent une importance particulière, créant des compositions visuelles riches et captivantes. Ce jeu dessine ses pentes et met en valeur leur contour. Les contrastes permettent de créer de la profondeur et du volume dans ses clichés. Les ombres portées et les reflets de lumière sur les montagnes subliment la majesté des pentes et offrent une perspective tridimensionnel. Les techniques d’ombrage et d’éclairage sont essentielles pour les artistes travaillant différents médiums : en utilisant des pigments pour céder des dégradés de couleurs en peinture, des hachures pour représenter l’ombre et la lumière en dessin ou en sculptant des formes en relief pour jouer avec les effets d’éclairage en sculpture. Dans les arts plastiques, les contrastes jouent un rôle essentiel. Non seulement en tant que composantes visuelles mais aussi en tant qu’outils expressifs et narratifs. En photographie particulièrement d'où le choix de certains artistes de travailler en noir et blanc car beaucoup de possibilités de jeux sur les contrastes, les profondeurs de noirs etc.
Zuriz ©Zigor
Itsusi ©Zigor
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Le gris
"Quelle que soit la pente, rocheuse, d'estive ou pays de forêt ; l'ombre décline tous les gris, passant de l'anthracite au gris clair des chemins glacés." Zigor
Dans son jeu d'ombre et de lumière, émerge la couleur grise. "La couleur grise est neutre, morte et sans expression. Il ne reçoit de la vie que par la proximité des autres couleurs, qui lui donnent alors un caractère. Il en affaiblit la force et les adoucit. Il peut servir de lien entre les violentes oppositions de couleurs ; en aspirant leur force, il devient lui-même vivant comme un vampire. C'est pour cette raison que Delacroix refusait de se servir des gris qui, selon lui, nuisait à la force de couleur". (Johannes Itten, p.38)
Dans l'Antiquité et le Moyen-Age, le gris était la couleur de la laine non-teinte. Elle était portée par les paysans et les pauvres. Pendant la Renaissance et le Baroque, le gris a commencé a joué un rôle important dans le monde de l'art. Il s'harmonisait avec le noir, devenu la couleur la plus populaire de la Noblesse (France, Italie, Espagne). Le gris est particulièrement utilisé pour la technique appelée « grisaille ». La peinture est initialement composée de gris et de blanc, puis des couleurs sont ajoutées par-dessus à l'aide de vernis transparents, avec le gris servant d'ombrage visible à travers les couches de couleur. Parfois, la grisaille est laissée à découvert, donnant l'apparence de pierre sculptée.
Johannes Itten était un artiste, éducateur et théoricien suisse, reconnu pour son influence majeure dans le développement de l'art moderne et la pédagogique artistique. Théoricien de la couleur influent, il a développé sa propre théorie des couleurs, basée sur des principes artistiques, scientifiques et spirituels. Il a exploré la signification psychologique et symbolique des couleurs, ainsi que leur interaction et leur harmonie. Son livre "The Art of Color" (L'Art de la Couleur), publié en 1961, est devenu une référence majeure dans le domaine de la théorie des couleurs.
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Le gris est particulièrement efficace comme couleur de fond pour l'or et les tons chair. Il a été largement utilisé par des artistes tels que Rembrandt Van Rijn (1606-1669) et El Greco (1541-1614) pour mettre en valeur les visages et les costumes des figures centrales dans leurs portraits. Rembrandt utilisait une palette composée principalement de couleurs sombres et créait des gris chauds en mélangeant des pigments noirs avec du blanc de plomb ou du blanc de chaux, auxquels il ajoutait parfois une touche de couleur rouge. Il utilisait également des techniques de superposition et de glacis pour obtenir une subtilité remarquable dans ses gris. Ces tons gris et bruns chauds étaient utilisés pour mettre en relief la lumière dorée sur les visages dans ses peintures, créant ainsi des effets de lumière et d'ombre saisissants.
Dans la photographie, la couleur grise est utilisée pour représenter les différentes valeurs tonales dans une image en noir et blanc. Elle permet de rendre compte des dégradés de luminosité et de donner de la profondeur et de la texture à l'image. Les différentes tonalités de gris peuvent être utilisées pour créer des atmosphères et des émotions particulières dans une photographie en noir et blanc. Par exemple, des gris doux et diffus peuvent évoquer une atmosphère paisible et contemplative, tandis que des gris forts et contrastés peuvent susciter une sensation de tension ou d'intensité.
La manipulation des tons de gris dans une photographie en noir et blanc est une forme d'expression artistique. Les photographes peuvent utiliser la couleur grise de manière subjective pour transmettre leur vision personnelle, leur interprétation du sujet, jouer sur les transitions comme le fait Zogor dans ses compositions glissant de l'ombre à la lumière.
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Un cheminement contemplatif
Amoureux de la nature, Zigor contemple ses paysages, les photographie, les dessine et les transpose en poème.La contemplation dans l'art, appelé le cheminement contemplatif, donne lieu à des créations artistiques. C'est un sujet récurrent dans l'histoire de l'art que l'on retrouve dans la création plastique et dans la littérature. Le cheminement contemplatif est souvent associé à une profonde introspection, à une recherche de sens et à une connexion avec le monde qui nous entoure. À l'instar de Zigor, de nombreux artistes ont été inspirés par des moments de contemplation. Que ce soit en observant la nature, en méditant sur des questions philosophiques ou en explorant leur propre monde intérieur. Des mouvements artistiques entiers ont été façonnés par cette inclination à la contemplation. Par exemple, le Romantisme a célébré l'expression émotionnelle et l'exploration de l'individu face à la nature et à la société, souvent à travers des figures héroïques ou des paysages grandioses qui incitent à la réflexion.
De nombreux écrivains ont également exploré le thème de la contemplation à travers les oeuvres. Que ce soit dans des romans, des poèmes ou des essais, la littérature offre un espace pour exprimer les réflexions les plus intimes et les questionnements sur le sens de la vie, de l'existence et et de l'art. Des auteurs comme Goethe, Rimbaud, Baudelaire et Victor Hugo ont tous incorporés des éléments de contemplation dans leurs écrits, souvent à travers des personnages ou des paysages qui incarnent cette recherche intérieure et cette quêtre de transcendance.
Dans la littérature contemporaine, l'exploration du cheminement contemplatif reste un sujet récurrent. Des romans explorant la spiritualité, la quête de soi, ou même des essais philosophiques sur la nature de la contemplation et de la créativité continuent d'alimenter ce dialogue. Des auteurs contemporains comme Annie Dillard, Rebecca Solnit ou même des philosophes tels que Alain de Botton ont tous abordé ce thèmes à travers leurs écrits, offrant de nouvelles perspectives sur la relation entre la contemplation, l'art et la création.
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Piste d'étude
Quand la matière et les éléments naturels inspirent l'art
La nature et la matière ont toujours été des sources d'inspiration majeures pour les artistes à travers les siècles. Dès la préhistoire, les hommes n'ont cessé d'observer la nature pour en faire le sujet de leur art. Tout d'abord en l'imitant, puis en l'explorant pour trouver des sources d'inspiration. On retrouve ces inspirations dans la peinture, la photographie et l'art sculptural. L'influence de la matière et des éléments naturels sur l'art remonte à l'Antiquité, où les artistes utilisaient des matériaux comme la pierre, le bois et l'argile pour créer des scultptures et des objets d'art. Les premières formes d'art étaient souvent des représentations sculpturales de divinités ou d'animaux. Au fil du temps, cette relation entre l'art et la nature s'est développée, avec des mouvements artistiques tel que le romantisme mettant en valeur la beauté de la nature dans la peinture paysagiste. Les artistes romantiques ont cherché à capturer la beauté majestueuse et la puissance de la nature, souvent dans des paysages grandioses et sauvages. Le peintre anglais J.M.W Turner (1775-1851) a utilisé la peinture pour exprimer la puissance de la nature et la fragilité de l'humanité face à ses forces : "The Slave Ship, "Rain, Steam, and Speed". Eugène Delacroix (1798-1863) a quant à lui utilisé la nature comme toile de fond pour ses scènes historiques et mythologies, incorporant souvent des éléments naturels tumultueux pour renforcer le drame de ses compositions. Plus tard, au 20ème siècle, des artistes comme Jackson Pollock (1912-1956) ont expérimenté la texture et le mouvement, utilisant des matériaux tels que la peinture acryclique et la technique du dripping pour capturer l'énergie brute de la nature. Aujourd'hui, des artistes contemporains continuent d'explorer cette relation en intégrant des éléments naturels comme le bois, les pierres, ou même des matériaux recyclés dans leurs oeuvres tout en s'inspirant des formes, des couleurs et des motifs trouvés dans le monde naturel et inspirés par l'évolution de la conscience écologique.
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Le Groupe Gaur Au pays Basque, un groupe de résistants et avant-gardistes, ont marqué bien au-delà de l'art, toute la culture basque. Créé en 1966 sous Franco, le groupe Gaur (trad. "aujourd'hui) rassemblaient huit artistes : Remigio Mendiburu, Jose Antonio Sistiaga, Jose Luis Zumeta, Jorge Oteiza, Amable Arias, Nestor Basterretxea, Rafael Ruiz Balerdi et Eduardo Chilida. Le groupe était profondément influencé par l'art contemporain et la philosophie de l'époque, cherchant à créer un art engagé politiquement et socialement. Ils étaient réputés pour leur travail avec des matériaux naturels tels que la pierre et le bois sculptés. Leurs oeuvres étaient souvent caractérisées par une fusion harmonieuse entre la matière et la nature, exprimant un profond respect pour l'environnement et les éléments naturels.
La pierre et le bois étaient utilisés comme des matériaux, mais aussi comme des médiums pour communiquer des idées et des émotions. Leurs sculptures étaient souvent inspirées par les formes organiques trouvées dans la nature, caractéristiques rejoignant l'ensemble de l'oeuvre de Zigor.
Sculptures de Nestor Basterretxea ©Radio France - Oihana Larzabal
Remigio Mendiburu ©Radio France - Oihana Larzabal
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Sur le territoire, de nombreux artistes travaillent en lien avec des éléments naturels. L'artiste plasticienne Jana Lottenburger nourrit ses recherches en observant la nature et l'humain. Au plan figuratif et narratif, elle établit des inventaires et relevés de toutes sortes dans le but d'interroger les éléments et de construire un terrain de jeu sur lequel elle peut transposer une histoire. En employant divers procédés et techniques entre gravure, sculpture et installation, elle propose de nouvelles lectures d’un monde bouleversé.
Broussailles lapins épreuve unique, 2012 ©Jana Lottenburger
L'autre forêt 6 ©Jana Lottenburger
Parmi les figures contemporaines locales, émerge le peintre Thomas Loyatho. Il tisse un lien avec la nature, traitée comme un personnage à part entière dans sa production. Ces oeuvres traitent du paysage et frôlent parfois une forme de surréalisme.
Entre deux boules quies ©Thomas Loyatho
Le goût du lait #2 ©Thomas Loyatho
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Avec une toute autre technique, Sam Dougados, artiste plasticien, explore les rivages côtiers tant nationaux qu'internationaux. Son attention se porte sur une forme artistique relativement peu connue et répandue : le land art et l'art environnemental. Cette discipline implique l'utilisation de matériaux naturels ou manufacturés pour instaurer un dialogue entre l'œuvre créée et son environnement immédiat. Les installations peuvent revêtir un caractère permanent ou éphémère, être imposantes ou discrètes. Le public découvre ces créations directement intégrées dans des contextes naturels tels que les forêts, les montagnes, les plans d'eau ou encore dans les airs, jouant ainsi avec les éléments et stimulant l'imaginaire. Pionnier en France de la technique du beach art (depuis 2008), avec l’aide unique de son râteau, la plage lui permet de s’exprimer sur un immense espace qu’aucun autre médium n’est capable de fournir. Ces performances en pleine nature n’ont pas de cadre, pas de limite mis à part celle du temps. Ses œuvres éphémères ne durent que quelques heures, le temps d’une marée qui lui laisse pour le lendemain « une toile » vierge L'artiste voue également une appétance pour la sculpture. Son attrait pour les matières le pousse à combiner l'aluminium, le zinc,le plexiglas, la terre et l'inox dans ses œuvres.
La Ligne verte ©Sam Dougados
Bon baisers de Biarritz ©Sam Dougados
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Xavier Ride appelé "Mister Ride" réalise des tableaux végétaux et land art. Graff en mousse, tapis persans fait de terre, créations d’herbes drues... Il explore la relation de l’homme à son environnement. Pigments, café, argile, feuilles et pétales, gazon, bois ou encore peinture biodégradable sont autant de matières qui l’accompagnent depuis des années. Issu de la scène land art en milieu urbain Xavier développe un travail environnemental où la nature, ce qui en est issu ou qui la symbolise constitue l’essence de ses créations. Les matières, et en particulier le gazon symbolisent cette force d’indépendance que la plante sauvage défend par sa capacité à s’adapter à l’urbanité des hommes, pourvue qu’il y ait un peu de poussière et d’eau. Dans les années 2000, il ouvre la Mister Ride Gallery à Bayonne qui verra passer 26 expositions, 79 artistes et 16 intervenants lors des 3 années d’ouverture. En 2013 il prend un atelier au Serres de la Milady à Biarritz, un espace de créateurs qui regroupe une quinzaine de membres dans les 2000m2 des anciennes serres Gellos. Aujourd’hui il présente son travail dans son Sowroom de 170 m2 à Bayonne, le Pop-Up d’Artistes, qu’il a ouvert avec deux complices au centre Ametzondo. Ses créations sont exposées en France, en Europe, en Amérique Latine ou encre au Québec. Mister Ride fut l’un des membres de l’Obey icon Tour, du Street artiste Sheipard Ferray.
Manon's got an Obey gun ©Mister Ride
Les arbres bleus ©Mister Ride
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Bibliographie
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Le sculpteur basque Mendiburu, une des figures du groupe Gaur. Baskulture. Consulté le 21/03/24 à l'adresse suivante https://www.baskulture.com/article/le-sculpteur-basque-mendiburu-une-des-figures-du-groupe-gaur-3982 Jana Lottenburger, plasticienne. Galerie Virginie Baro. Consulté le 25/03/24 à l'adresse suivante https://www.virginiebaro.com/jana-lottenburger-plasticienne/ Thomas Loyatho. Galerie Virginie Baro. Consulté le 25/03/24 à l'adresse suivante https://www.virginiebaro.com/categorie-produit/peinture/thomas-loyatho/
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