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TEMPS CLES DU QUOTIDIEN AES
CFP Champcevinel
Created on March 4, 2024
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Transcript
Temps cles du quotidien AES DF1 UF1
Répondez par écrit . Ecrit que vous ramènerez jeudi 30 novembre
Relevez une citation sur le quotidien et commentez la.
A quoi pensez-vous lorsqu'on vous parle de "quotidien"?
Que vous inspire cette chanson?
Quels sont les plaisirs ou les avantages du quotidien?
DEFINITION
Quels déplaisirs ou inconvénients peut amener le quotidien?
Ecrivez un petit texte sur votre quotidien au travail
les differentes dimensions des temps clefs du quotidien
educatives
psychologiques
culturelles
sociales
LE LEVER
LA TOILETTE L HABILLAGE LES SOINS DU CORPS
LE COUCHER
Le coucher est le moment où la personne se met au lit pour dormir. Dormir et se reposer représentent le 5ème besoin fondamental pour l’équilibre physique et psychologique de l’homme selon Virginia HENDERSON qui va permettre de gérer sa fatigue et son potentiel d'énergie. Les dimensions: Affectives/Psychologiques/Sociales : Le coucher est un temps de passage d’activité et d’excitation de la journée à l’endormissement et donc au repos. La personne doit « lâcher-prise » c’est-à-dire se défaire des émotions vécues dans la journée (positives ou négatives) pour s’engager dans un temps inconnu, non contrôlable, guidé par l’inconscient. C’est également un temps de séparation : la personne est confrontée à sa solitude la nuit. Les angoisses de mort, les peurs archaïques, le sentiment d’insécurité, la solitude peuvent alors être très forts. Cette transition peut être angoissante et faire ressurgir des évènements traumatiques passés. Le partage d’un espace privilégié avec son accompagnant dans ce temps-là permet à la personne de se sentir soutenue, sécurisée. L’accompagnant ne se consacre qu’à elle. La personne se sent alors valorisée, importante. La grande proximité entre les deux individus, dans un temps qui est intime, hors des espaces collectifs, permet des échanges privilégiés favorisant l’expression du vécu de la journée, l’évaluation d’éventuelles difficultés, … - Educatives./Sociales/Culturelles : L’apprentissage puis le respect des règles de la vie collective (respect du silence, des horaires de chacun, tenue décente, …) est important pour l’intégration de la personne dans le collectif Les habitudes, les traditions ou encore les rituels vont avoir une importance (prière avant de dormir, verre d’eau avant d’éteindre, lumière, TV, Radio restant allumées, lecture, ……). Elles permettent à la personne d’exercer ses choix de vie. Rôle et attitudes de l’accompagnant : - Aider à verbaliser les angoisses, - Etre à l’écoute des attentes de la personne, - Rassurer, sécuriser par des mots, par une simple présence
Sociales /Culturelles : La notion d’hygiène renvoie aux normes culturelles du groupe social auquel on appartient. Dans notre société où l’apparence physique domine, la propreté, hygiène du corps et aussi du vêtement, est importante. L’intégration et appartenance à un groupe va en dépendre.Les habitudes culturelles de chacun entrent en jeu : chacun a ses rituels de toilette et de soins. Ces us et coutumes forgées par l’éducation, le mode de vie et les appartenances ethniques, les appartenances religieuses sont des repères rassurants pour la personne. Ex, toilette au gant autrefois, mode de soins au Maghreb, … - Educatives : Temps privilégié d’observation de la façon d’être de l’autre, de ses compétences et capacités. Se saisir de ces potentialités, c’est favoriser chez la personne sa capacité d’action. Occasion de ne pas faire à la place de la personne, sauf si pour des raisons psychologiques, médicales ou humaines elle est incapable de le faire. Ainsi, elle est responsabilisée et actrice. C’est un moyen de participation au développement et au maintien de son autonomie. En tant qu’espace où les sens sont en exergue, l'odorat et le toucher principalement, la toilette est propice pour stimuler cognitivement la personne : la solliciter pour verbaliser, pour se souvenir. « À quoi cette odeur vous fait penser? C'est agréable? Ça sent bon? ... » ….. Rôle et attitudes de l’accompagnant : - Utiliser les suggestions pour aborder la personne - Etre dans une juste distance relationnelle : trouver l’équilibre entre implication et liberté d’action, - Laisser à la personne des possibilités de choix notamment des modalités (lavabo, douche, toilette avec friction, vêtements, ….) et du moment de la toilette, (y compris l’après-midi par exemple). Respecter ses habitudes. - Si la personne refuse, ne pas forcer, revenir plus tard. - Observer l’état comportemental et réactionnel et : être vigilant à la douleur provoquée (soins, toilette, mobilisation, ...) en l’évaluant et en adoptant des mesures de prévention - Accompagner le geste technique d’une verbalisation : parler constamment de la chaleur de l’eau, de la couleur et de la texture des serviettes, de l’odeur du savon…Si la personne s’agite, chanter doucement, lui masser le dos…
Il s’agit de l’ensemble des soins de propreté du corps, à quoi on peut ajouter l’action de s'apprêter en s'habillant, en se coiffant, en se maquillant. C’est un geste universel qui répond au 8ème besoin recensé par Virginia HENDERSON, celui d’être propre, soigné et de protéger ses téguments. Au delà de la fonction de protection, la propreté du corps favorise la sensation de bien-être de l’individu. L’habillement est également un besoin fondamental (6ème pour V.H.) : se vêtir et se dévêtir est une nécessité propre à l’individu de porter des vêtements adéquats selon les circonstances et permettre une liberté de mouvements. Les dimensions : Affectives/Psychologiques/Relationnelles: Temps qui peut être celui du plaisir, de la détente, de la relaxation, du bien être, du confort (plaisir de l’eau sur le corps, de sentir bon, d’avoir la peau douce...) Temps favorisant le développement de l’estime de soi : permettre à la personne de « se plaire », de « se trouver belle », de valoriser son image. (Construction narcissique : l’individu construit son équilibre psychologique et affectif sur l’image qu’il renvoie aux autres. Plus il se sentira digne, portera un regard positif sur lui, plus il accèdera à une prise de confiance en soi et pourra s’engager dans l’agir) Le vêtement, le choix d’une coiffure, d’un maquillage, …. sont des moyens d’expression d’une identité, marqueurs d’une personnalité singulière. Temps qui met en jeu le rapport au corps et la conscience du schéma corporel (représentation du corps qui se constitue à travers l’expérience physique avec le monde extérieur) Cette expérience est liée à la qualité du système neurologique, des sensations physiologiques (tactiles, thermiques, visuelles, musculaires…) et de l’intégrité physique du corps. La maladie, le handicap, la vieillesse altèrent ces composantes. Le soin quotidien, particulièrement à travers le toucher, agit sur celles-ci notamment d’un point de vue sensoriel. Temps de relation dans un espace d’intimité : L’intimité, dans sa définition, est le caractère de ce qui appartient à la nature profonde d’un être. C’est un espace intérieur qui n’appartient qu’à lui. L’intimité est donc un espace que l’on peut «ouvrir» ou «interdire» à autrui. Le temps de soins individuels engage ce partage d’intimité où la pudeur est en jeu. L’intégrité et le respect de l’autre est alors au centre. Le corps est sujet et non objet de soins. Temps de relation privilégiée, au calme, sans le regard du groupe : le soin devient relation de proximité favorisant les échanges, les confidences, ….
Il s’agit du moment où on se lève c’est-à-dire où l’on sort du lit. C’est également le temps où la personne passe d’un état de sommeil et d’inactivité à une sollicitation plus importante (faire sa toilette, se préparer, rejoindre un groupe, …). Le temps du lever est ainsi étroitement lié au temps du REVEIL. Les dimensions : Affectives/Psychologiques/Sociale : Le réveil est le passage d’une activité de repos et de songes à une activité de veille davantage active. C’est aussi l’entrée dans une nouvelle journée. Non seulement la manière dont le lever se passe peut conditionner le déroulement de celle-ci mais l’humeur au lever peut également influencer l’humeur générale du jour. Les émotions peuvent donc en être influencées. Pour certaine personne, ce temps peut être angoissant car il sort d’un état de bien–être et de détente procuré par le sommeil pour entrer dans une nouvelle étape chargée de peur et d’angoisse de l’inconnu d’un nouveau jour. Pour d’autres, le lever peut sécuriser car le réveil vient mettre un terme aux angoisses de la nuit. L’accompagnement au lever engage une relation de rencontre entre deux individus et en outre une relation de rencontre dans l’intimité du réveil. C’est un temps d’observation, d’écoute, de communication (verbale ou non verbale) qui fait rupture avec l’isolement de la nuit - Culturelles : le lever est un acte ritualisé où chacun a ses habitudes (rester couché encore 5 minutes, allumer sa radio, sa TV, prendre un café dès la sortie du lit, prendre une douche dès la sortie du lit, ….). Ces habitudes liées à notre éducation, notre manière d’être favorisent la transition entre le sommeil et l’activité et permettent de « se mettre en éveil » c’est-à-dire de se mettre dans de bonnes dispositions. - Educatives : pour les plus jeunes, apprendre à se lever en autonomie, puis à se préparer pour s’engager dans une journée entre dans une démarche d’éducation et d’apprentissage de rythmes, de repères dans le temps essentiels à son adaptation. Pour les personnes plus dépendantes et vulnérables, la dimension éducative de l’accompagnement au lever va consister à permettre à la personne d’être actrice de ce moment c’est-à-dire de ne pas le subir et d’en imposer des choix. Rôle et attitudes de l’accompagnant : - Respecter les habitudes, rythmes et rituels en adaptant un accompagnement (personnalisation) - Ne pas être intrusif, laisser le temps du réveil - Saluer, rassurer, verbaliser avec calme l’entrée dans la journée et les étapes à venir de celle-ci
Les temps sont support à la relation d’aide puisqu’ils engagent des enjeux nombreux d’un point de vue affectif, éducatif ou encore social. L’AES est véritablement acteur d’un accompagnement à dimension psychologique : Satisfaire un besoin de sécurité, développer la capacité à s’exprimer et à contrôler ses émotions, apprendre à se faire confiance et à se sentir en confiance, construire et renforcer son estime de soi, construire ou affirmer son identité personnelle. De plus, l’AES peut viser une dimension éducative, son objectif étant que la personne puisse être actrice de chaque moment de sa journée, quelle que soit son degré de dépendance. Permettre qu’elle soit actrice, c’est lui permettre de faire ses choix, de faire tout ce qu’elle est capable de faire sans faire à sa place, d’être informée de ce qui la concerne, en stimulant son autonomie. C’est aussi lui permettre de progresser, de s’adapter, d’acquérir des compétences. L’accompagnement dans le quotidien porte, par ailleurs, une dimension sociale : accompagner la personne dans l’apprentissage et/ou le respect des règles de vie en groupe et donc en société est une démarche indispensable d’intégration sociale c’est- à-dire de lutte contre l’isolement. Par ailleurs, se laver, s’habiller, entretenir son linge, son cadre de vie mais aussi partager un temps de repas contribue à être en relation dans le cadre de normes en vigueur. Enfin, l’accompagnement doit tenir compte d’une dimension culturelle : chacun porte en soi des valeurs sociales, morales, religieuses, philosophiques en relation avec son groupe social. C’est son identité sociale (cf. Cours sur la socialisation). Le rapport au corps, les idées, les croyances, les traditions teintent donc ce quotidien et donc l’accompagnement.
Musée royaux des Beaux Arts de Belgique Jean Ferdinand Scènes de la vie quotidienne 1963