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Comment mieux accueillir et accompagner les étudiants sourds et malentendants à l’université ?

Cliquez sur les différents éléments pour consulter chaque partie

Les bonnes pratiques en cours

Être sourd, ça veut dire quoi ?

Etudiants sourds et malentendants : une présence à reconnaître

Quelques outils de compensation pour les personnes sourdes et malentendantes

Pour aller plus loin : Ressources surdité et pédagogie inclusive

Naissance du projet LISA dédié à une situation de handicap invisible !

LISA

Être sourd, ça veut dire quoi ?

Être sourd, ça veut dire quoi ?

La surdité est une déficience auditive, qui peut être :

  • transitoire ou définitive,
  • d’apparition brutale ou progressive,
  • unilatérale ou bilatérale.
Une surdité peut apparaître et évoluer à tous les âges de la vie. Les causes de la surdité sont nombreuses : génétique, traumatique, infectieuse, physiologique, pathologique, la surdité peut être brusque, tumorale. Parfois la cause est inconnue. La surdité peut être isolée ou associée à d’autres pathologies. La surdité peut se caractériser par la partie de l’oreille touchée :

Surdité de perception

Surdité mixte

Surdité de transmission

Image freepik.com, modifiée

combinaison d’une surdité de transmission et d’une surdité de perception

la surdité provient d'un problème de transmission du signal sonore dans l'oreille externe ou moyenne.

atteinte de la cochlée ou des voies nerveuses. Il s’agit d’anomalies de la transformation du signal sonore en influx nerveux et de l'interprétation de ce signal par le cerveau.

Être sourd, ça veut dire quoi ?

La surdité peut se caractériser par le degré de sévérité de l'atteinte. La perte auditive est rarement uniforme sur toutes les fréquences, quel que soit le degré de perte auditive.

Cliquer sur les boutons pour visualiser les degrés de perte auditive. Cliquer une seconde fois pour revenir à une audition normale.

Bureau International d'AudioPhonologie, biap.org

de 20 à 39 décibels de perte auditive. La personne fait répéter son interlocuteur dès la perte de 30 décibels, sur les sons aigus

Surdité légère

de 40 à 69 décibels de perte auditive. Premier niveau majeur de handicap. La personne ne comprend que si son interlocuteur élève la voix. Elle est "dure d'oreille".

Surdité moyenne

Surdité sévère

de 70 à 89 décibels de perte auditive. La gêne quotidienne est majeure

Surdité profonde

plus de 90 décibels de perte auditive. La personne n'entend plus du tout la parole.

Surdité totale

Perte de plus de 120 dB = cophose Aucune information sonore n'est perçue

Hearing in Children, Sixth Edition by Jerry L. Northern and Marion P. Downs.

Être sourd, ça veut dire quoi ? Les remédiations

1. Remédiations matérielles :Si la perte auditive est permanente et suffisamment importante pour entraîner une gêne au quotidien, la personne déficiente auditive peut choisir de porter une aide auditive. Les plus fréquentes sont :

  • Les prothèses auditives
  • Les implants cochléaires
2. Aides techniquesMicro HF, logiciels de transcriptions et de sous titrage, boucle magnétique… 3. Remédiations langagières :
  • Lecture labiale
  • LPC (Langage parlé complété) ou LfPC (Langue française Parlée Complétée)
  • L.S.F. (Langue des signes française)

Informations

Informations

Informations

Informations

Informations

Être sourd, ça veut dire quoi ?

Une brève histoire des sourds en France [extraits de Yves Delaporte, « Histoire des sourds », in Monica Companys, Prêt à signer, Villevêque, éditions Monica Companys, 2006, pp. 12-16]Dans les siècles passés, un regard positif sur les sourdsL’existence de communautés sourdes communiquant en signes est attestée par de nombreux auteurs au cours de l'histoire. Au Moyen Âge, la situation des sourds ne semble pas avoir été aussi désastreuse que l'on imagine parfois : il y en a qui sont ouvriers drapiers, bouchers, laboureurs, servantes, portiers, même moines. Léonard de Vinci, Montaigne, Descartes, Diderot, Rousseau ou Condillac estiment la parole gestuelle équivalente en capacité et en dignité aux langues vocales. (…)À Amiens, vers 1720, un sourd érudit, Étienne de Fay, éduque en signes un petit groupe d'enfants : formidable entreprise que l'Abbé de l’Epée (1712–1789) reprends à Paris à partir de 1760. (…) Son enseignement a un retentissement considérable dans toute l'Europe. On se presse à ses leçons pour y admirer la vivacité et l'intelligence des petits sourds-muets. En 1794 la première institution nationale est installée rue Saint-Jacques. Les premières décennies du XIXe siècle voient l'éclosion d'un grand nombre d'écoles. (…) Cet enseignement de qualité, où les signes tiennent une grande place, produit une pléiade de sourds lettrés et d'artistes qui réussissent brillamment dans tous les domaines. (…) La grande presse se fait l'écho de ces succès et vante la beauté et le génie de la langue des signes. Pour les sourds et leur langue, c'est l'âge d'or.Milan et le « sommeil sourd »Dans la seconde partie du XIXe siècle, la vision positive de la langue des signes décroît, et les enseignants sourds sont de moins en moins nombreux. Au congrès des éducateurs entendants réunis à Milan en 1880, on demande l'interdiction de la langue des

Être sourd, ça veut dire quoi ?

signes dans les écoles. (…) Les causes de cette catastrophe sont nombreuses : préjugés religieux qui donnent la suprématie à la parole sur le geste, confiance dans les pouvoirs illimités de la science dont on imagine qu'elle va rendre prochainement l'audition aux sourds, interdiction des parlers régionaux, méconnaissance d'une langue que l'on croit incapable d'abstraction. Pour faire disparaître la langue des sourds, les nouveaux élèves sont séparés des anciens, et les professeurs radiés des écoles. (…) Cette période sombre durera près d’un siècle. Les sourds sont regardés comme des « infirmes », des « anormaux », constamment soupçonnés d'un déficit d’intelligence, et qui ne relèvent que de la médecine. Les résultats dramatiques en sont connus : cantonnement à quelques métiers manuels, en bas de l'échelle sociale, illettrisme de la population des sourds profonds de naissance. (…) Le « réveil sourd »La langue des signes survit grâce aux rencontres dans les associations. Le réveil sourd, depuis la fin des années 1970, est impulsé par les contacts avec les sourds américains qui sont intégrés dans tous les secteurs de la société. Peu à peu, les sourds et leur langue réintègrent l'espace public. D’innombrables associations sont créés, les plus importantes étant IVT et l’ALSF. L'apparition d'un corps d'interprètes professionnels prouve, notamment grâce à la télévision, que la langue des signes peut tout dire et tout traduire. Le droit des parents à choisir une éducation bilingue, reconnu par le législateur en 1991 reste encore souvent lettre morte, faute de moyens.

Être sourd, ça veut dire quoi ?

Une culture visuelle [extraits de Yves Delaporte, « Culture des sourds », in Monica Companys, Prêt à signer, Villevêque, éditions Monica Companys, 2006, pp. 17-20] Manières de penser, manières de faireLa culture sourde peut être définie comme l'ensemble des manières de penser et de faire, des symboles, des rituels et des savoirs que les sourds se transmettent de génération en génération. Cela dément les idées fausses et péjoratives que les entendants se font trop souvent de la surdité. Pour tout membre de cette culture, la différence entre sourds et entendants ne se définit pas en terme de déficit, mais de modes de communication : les entendants parlent avec leurs lèvres, et les sourds avec leurs mains. Un sourd est handicapé chez les entendants, un entendant l’est tout autant dans une réunion de sourds. Cette règle de symétrie est l'un des fondements de la culture sourde. (…) Productions culturelles : humour et noms en signesC'est dans le cadre des innombrables rencontres associatives qu’ont lieu les manifestations les plus visibles de la culture sourde : rituels de présentation, cercles de parole, pratiques langagières, humour. Tous les noms propres sont recrées en langue des signes, notamment les noms de personne. Ces noms, créés par la collectivité, désignent un individu en fonction d’une caractéristique physique ou morale (…). L’humour sourd est une production culturelle d’une grande richesse, qui se manifeste tantôt par des histoires drôles qui se racontent en fin de banquets, tantôt par des jeux de signes qui mettent à profit la structure paramétrique de la langue : la modification d'un seul paramètre change complètement le sens d'un signe. On joue parfois aux transferts de rôle qui permettent de se mettre dans la peau de n'importe quel être animé ou inanimé (…).

Être sourd, ça veut dire quoi ?

Le sport tient une place importante dans la culture sourde. Avec leurs Jeux mondiaux qui ne relèvent ni des Jeux olympiques ni du Handisport, les sourds affirment leur autonomie. Pendant la longue période du « sommeil sourd », les rencontres sportives ont permis des échanges entre les sourds de toutes les régions de France, maintenant ainsi la cohésion d'une langue devenue clandestine dans les écoles. Culture sourde et biculturalismeLa culture sourde est cimentée par une même expérience : la difficulté de vivre dans un monde entendant, et un même capital de savoir et d’astuces pour s’y débrouiller. (…) La vie associative où se déploie la culture sourde et souvent stigmatisée par les entendants avec le terme infamant de « ghetto sourd ». La réalité est exactement inverse : les lieux de rencontre sont non seulement l'occasion d'une intense sociabilité, mais aussi d'échanges permanents d'informations sur le monde entendant. Il est constant que les sourds les mieux socialisés parmi les sourds le soient également parmi les entendants. Depuis le « réveil sourd » des années 1980, la culture sourde s’est ouverte à l'extérieur : apprentissage de la langue des signes à des milliers d’entendants, œuvres visibles dans l'espace public (émissions télévisées, poésie, contes, compagnies théâtrales, œuvres photographiques, etc). L'humour, jadis réservé à l'intimité des foyers sourds, est maintenant montré au grand public avec les spectacles de Guy Bouchauveau. La notion de culture sourde n’a rien de rigide ; elle ne définit évidemment pas les sourds comme un groupe extérieur au monde dans lequel ils vivent immergés. Les sourds ont vocation à être biculturels.

Étudiants sourds et malentendants : une présence à reconnaître

Etudiants sourds et malentendants : une présence à reconnaître

Les étudiants sourds et malentendants font face à des défis particuliers au sein de l'université, confrontés à des obstacles qui peuvent entraver leur cursus universitaire tant sur le plan social que sur le plan pédagogique. L’inclusion de ces étudiants dans un environnement souvent inadapté à leurs besoins spécifiques représente un défi majeur. La reconnaissance de ces difficultés constitue un travail mener en faveur de l’éducation inclusive. La loi du 11 février 2005 reconnaît différents types de handicap : moteur, sensoriel (auditif et visuel), mental, neuro développemental, cognitif et psychique. En 2022, 12 millions de nos concitoyens étaient en situation de handicap avec 8 millions d’aidants (Comité interministériel du handicap, 2022). 1,5 milliard de personnes sont concernées par la surdité ou la malentendance (OMS). En France en 2022, c’est un français sur quatre âgé de 18 à 75 ans qui est touché par une forme de trouble de l’audition (INSERM) Focus sur l’enseignement supérieur : 90% des jeunes en situation de handicap ayant obtenu le bac et qui souhaitent poursuivre des études supérieures, s’engagent dans des formations à l’université. Toutes les universités françaises disposent d’un service d’accueil et d’accompagnement des étudiants en situation de handicap qui permet aux étudiants concernés de suivre leurs études dans les meilleures conditions possibles. Ce service coordonne en équipe plurielle l’organisation des aides ou des aménagements adaptés et apporte des conseils dans les projets d’études et professionnels.

Etudiants sourds et malentendants : une présence à reconnaître

Focus à l’Université de Strasbourg : Durant l’année universitaire 2024/2025, 1946 étudiants en situation de handicap ont été identifiés par le Service de la Vie Universitaire - Mission Handicap. (+12% par rapport à 2023/2024)

Le graphique présente une courbe ascendante qui illustre l'augmentation progressive du nombre d'étudiants en situation de handicap identifiés au cours des cinq années académiques suivantes :

  • 2019-2020 : 1017 étudiants
  • 2020-2021 : 1126 étudiants
  • 2021-2022 : 1341 étudiants
  • 2022-2023 : 1449 étudiants
  • 2023-2024 : 1739 étudiants
  • 2024/2025, 1946 étudiants
La courbe montre une augmentation régulière, avec une progression particulièrement marquée entre les deux dernières années (près de 300 étudiants supplémentaires).

Évolution du nombre d'étudiants identifiés en situation de handicap sur les 6 dernières années

Etudiants sourds et malentendants : une présence à reconnaître

Les typologies de handicap les plus représentées :

  1. Troubles du langage ou de la parole – les DYS - (20%)
  2. Troubles du psychisme (20%)
  3. Plusieurs troubles associés (19%)
Les troubles en augmentation :

Le graphique présente une comparaison entre deux années académiques concernant différents types de troubles. Les données sont représentées en barres :

  • Troubles cognitifs 2023/2024 : 121 étudiants2024/2025 : 153 étudiants
  • TSA (Troubles du Spectre de l'Autisme) 2023/2024 : 88 étudiants 2024/2025 : 95 étudiants
  • Troubles psychiques 2023/2024 : 343 étudiants2024/2025 : 381 étudiants
  • Troubles du langage et de la parole2023/2024 : 350 étudiants2024/2025 : 382 étudiants
  • Plusieurs troubles associés2023/2024 : 311 étudiants2024/2025 : 379 étudiants
Globalement, toutes les catégories ont connu une augmentation entre les deux années, avec une hausse particulièrement marquée pour les troubles psychiques et les troubles du langage et de la parole.

360 270 180 90 0

Troubles cognitifs

TSA

Troubles psychiques

Troubles du langage et de la parole

Plusieurs troubles associés

2023/2024 2024/2025

Etudiants sourds et malentendants : une présence à reconnaître

Répartition des ESH par domaine de formation

L'infographie est un diagramme circulaire représentant la répartition étudiants en situation de handicap selon des domaines d'études. Voici les détails clés :

  • Sciences, technologies : 25%
  • Sciences humaines et sociales : 26%
  • Droit, économie, gestion et sciences politiques et sociales : 21%
  • Arts, lettres, langues : 18%
  • Santé : 10%
Informations complémentaires : - Arts, lettres et langues (+ 22%)- Droit, économie, gestion et sciences politiques et sociales & Santé & Sciences humaines et sociales (+ 15%)

30%- BUT (+ 56%) - Formations d’ingénieurs (+ 51%)

Droit, économie, gestion et sciences politiques et sociales : 21%

Sciences, technologies : 25%

Sciences humaines et sociales : 26%

Santé : 10%

Arts, lettres, langues : 18%

40%Maïeutiques et paramédicales (+ 59%)

Etudiants sourds et malentendants : une présence à reconnaître

En 2024/2025 : 39 étudiants identifiés par le SVU-Mission Handicap présentaient des troubles auditifs majeurs (surdité sévère et profonde).Les étudiants présentant des troubles auditifs, sont le plus représentés en faculté des langues (5 étudiants) et en faculté de médecine, en faculté de droit, de sciences politique et de gestion ainsi qu’à l’EM Strasbourg (4 étudiants dans chacune).

UFR de mathématique et d'informatiqueINSAFaculté de droitFaculté de médecineFaculté de chimieFaculté de psychologieFaculté des languesIUT HaguenauTelecom physiqueFaculté des artsINSPESciences PoEM StrasbourgFaculté de physique et ingéniérieFaculté des sciences historiquesFaculté des sciences socialesHEARIUT Robert SchumanFaculté des sciences du sportECPMEcole doctoraleIUT Louis Pasteur

Les données indiquent que les étudiants concernés par des troubles auditifs sont répartis de manière variable selon les composantes.

  • Faculté des langues : 5
  • Faculté de psychologie : 2
  • Faculté de médecine : 4
  • Faculté de droit : 4
  • Faculté des sciences sociales : 2
  • INSPE : 2
  • IUT Robert Schuman : 2
  • Faculté des sciences historiques : 2
  • Faculté de chimie : 1
  • IUT Louis Pasteur : 1
  • EM STRASBOURG : 4
  • Faculté de physique : 1
  • Faculté des sciences de la vie : 2
  • Faculté des sciences du sport : 2
  • Faculté de pharmacie : 1
  • Telecom Physique 1
  • IUT Haguenau : 2
  • Faculté des sciences historiques : 1

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    Défis rencontrés par les étudiants déficients auditifs durant leur cursus universitaire

    1) Accès aux contenus pédagogiquesL'un des défis majeurs rencontrés par les étudiants sourds et malentendants est l'accès aux cours, au contenu et surtout à la compréhension des cours. Conditions matérielles :

    • Les amphis et les salles de cours sont souvent équipés de systèmes de sonorisation qui ne prennent pas en compte les besoins des personnes ayant une perte auditive.
    • Les cours magistraux, qui reposent largement sur la communication orale, peuvent rendre difficile la compréhension des informations pour les étudiants sourds ou malentendants.
    • Certains cours en ligne peuvent également ne pas être suffisamment accessibles, car les sous-titres automatiques ne sont pas toujours précis.
    • Des facteurs environnementaux entravent la participation pédagogique et sociale des étudiants concernés : bruits parasites, enseignant regardant le tableau pendant qu’il parle, port du masque suite au COVID-19.
    • L'absence d'interprètes en langue des signes ou de dispositifs d'aide à l'écoute peut créer des barrières supplémentaires.
    Pour créer un environnement favorable à l’épanouissement de la personne présentant des troubles des fonctions auditives, il faut être attentif à l’environnement visuel et sonore qui l’entoure (Open Up Guide de l’accessibilité, 2022).

    Défis rencontrés par les étudiants déficients auditifs durant leur cursus universitaire

    Les universités doivent donc mettre en œuvre des mesures concrètes pour faciliter l'intégration des étudiants ayant des troubles de l'audition. La démarche peut inclure l’aménagement global des locaux avec des équipements qui pourront profiter à de nombreux étudiants (installation de boucles magnétiques, matériel pédagogique accessible) et une sensibilisation générale du personnel enseignants et étudiants. Elle inclut également des aménagements spécifiques aux besoins de chaque étudiant, qui prennent en compte la diversité des besoins.

    2) Socialisation avec les pairsLes discussions informelles, rapides, les oraux pendant les cours, en groupe et globalement toutes les interactions sociales de l’étudiant peuvent rapidement devenir complexes en raison des troubles de l'audition si des adaptations ne sont pas mises en place. Les étudiants présentant des troubles auditifs peuvent rapidement se sentir isolés (car la communication est limitée tout comme la compréhension), alors que nous savons que l’implication dans les interactions sociales avec les pairs et la qualité perçue de l’intégration sociale à l’université favorisent l’investissement dans les études et peuvent conduire certains étudiants à réussir davantage (Berthaud, 2017).

    Défis rencontrés par les étudiants déficients auditifs durant leur cursus universitaire

    Les étudiants ne présentant pas de difficultés d’audition ont un rôle à jouer dans la socialisation de leurs pairs en développant de nouveaux moyens de communication. Il existe des techniques et des attitudes simples (ne pas mettre ses mains devant la bouche, ne pas exagérer l’articulation, ne pas couper la parole…) qui peuvent faciliter l'interaction et la communication avec une personne ayant des troubles des fonctions auditives.Celles-ci peuvent aider la personne à lire sur les lèvres de son interlocuteur et/ou à apprendre la langue des signes. Dans tous les cas, ces techniques et attitudes de communication sont efficaces si le locuteur porte une attention particulière à ses interlocuteurs (Open Up Guide de l’accessibilité, 2022).Les campagnes de sensibilisation et d’information auprès des étudiants, des enseignants et du personnel de l’université permettent une meilleure connaissance des troubles de l'audition et par conséquent, le développement de pratiques inclusives facilitant la communication et la compréhension.

    Défis rencontrés par les étudiants déficients auditifs durant leur cursus universitaire

    Identifier les obstacles à l’inclusion des étudiants présentant des troubles auditifs via le modèle de développement humain – Processus de production handicap (MDH-PPH) par Fougeyrollas. Le handicap n'est pas un état mais il résulte d'un processus de construction sociale (Fougeyrollas, 2010). Dans le cadre du réseau international sur le processus de production du handicap, Fougeyrollas et ses collègues ont développé le modèle de développement humain – Processus de production du handicap (MDH-PPH). Selon ce modèle, les caractéristiques de la personne (état de santé par exemple) et les caractéristiques physiques et socioculturelles de l’environnement entrent en contact et créent des obstacles ou des facilitateurs à la participation sociale dans certaines situations. Nous utiliserons ce modèle pour identifier les facteurs environnementaux, présents dans le milieu, qui peuvent être des obstacles ou des facilitateurs à la réalisation des activités courantes et des rôles sociaux dans le parcours universitaire des étudiants en situation de handicap auditif. Nous faisons le choix d’utiliser le modèle MDH-PPH car c’est un modèle qui ne place pas la responsabilité du handicap sur la personne.Comme nous l’avons expliqué précédemment, le handicap n’est pas un état mais il résulte d’un processus de construction sociale (Fougeyrollas, 2010). Dans ce sens, l’absence de la prise en compte des facteurs personnels d’un public peut entraîner l’apparition de situations de handicap, d’entraves à la participation sociale (Fougeyrollas et Charrier, 2013). a) Facteurs personnels : définitionsUn facteur personnel est une caractéristique appartenant à la personne, telle que l’âge, le sexe, l’identité socioculturelle, les systèmes organiques, les aptitudes, etc.

    Défis rencontrés par les étudiants déficients auditifs durant leur cursus universitaire

    Les facteurs identitaires sont des caractéristiques sociodémographiques, économiques et culturelles propres à un individu et à son histoire de vie. Il s’agit par exemple d’identifier son statut familial, son degré de scolarité, le diagnostic qui a été établi, son histoire de vie...Les facteurs identitaires sont constitutifs de l’identité d’une personne tel qu’elle se perçoit et tel qu’elle est perçue. Le risque est de restreindre l’identité d’une personne à ses troubles et difficultés et ainsi constituer une identité négative de celle-ci. Le système organique fait référence aux composantes corporelles de l’individu. Ce sont des caractéristiques physiologiques propres à l’étudiant par exemple. Les systèmes organiques s’inscrivent dans une tension entre intégrité (système organique n'ayant pas subi d'altération) et déficience (système organique ayant subi des altérations légères, modérées ou considérables). Ces caractéristiques physiologiques ne doivent pas définir l’étudiant mais doivent être prises en compte puisqu’elles peuvent être plus ou moins lourdes de conséquence sur le vécu de l’étudiant selon les interactions existantes avec certains facteurs environnementaux. Une aptitude est la possibilité pour une personne d'accomplir une activité physique ou mentale. Les aptitudes sont variables sur une échelle allant de « capacité sans limite » à une « incapacité complète ». Chaque aptitude (attention, jugement, résistance à l’effort, contrôle des pulsions, vision des détails) peut être évaluée. On ne tient pas compte ici de l’environnement de vie réel, mais plutôt d’un contexte standardisé défini dans les protocoles d’évaluation fonctionnelle des spécialistes des disciplines lors du processus clinique (Fougeyrollas et al., 2016). Un obstacle correspond à un facteur environnemental qui entrave la réalisation des habitudes de vie lorsqu’il entre en interaction avec les facteurs personnels.

    Défis rencontrés par les étudiants déficients auditifs durant leur cursus universitaire

    b) Facteurs environnementaux : identification et définition.Le processus de production du handicap introduit l’idée que les facteurs environnementaux présents dans le milieu peuvent être des obstacles ou des facilitateurs à la réalisation des activités courantes et des rôles sociaux. Quels sont les facteurs environnementaux qui font obstacles à l’inclusion des étudiants déficients auditifs ? L’influence des facteurs socio-culturelsMalgré les actions de sensibilisation, d’information et de formation sur le handicap, les attitudes négatives et les préjugés envers les personnes déficientes auditives persistent, et le contexte universitaire n’y échappe pas. Une synthèse de 26 études concernant les ressentis des enseignant/es vis-à-vis de l’inclusion met en évidence le fait que les enseignant/es jugent ne pas avoir les connaissances et compétences nécessaires pour enseigner aux élèves à besoins particuliers et ont des attitudes plus négatives envers eux qu’envers les élèves sans besoins particuliers (De Boer, Pijl et al., 2011). L’influence des facteurs physiquesLes amphis et les salles de cours sont souvent équipés de systèmes de sonorisation qui ne prennent pas en compte les besoins des personnes ayant une perte auditive. Les cours magistraux, qui reposent largement sur la communication orale, peuvent rendre difficile la compréhension des informations pour les étudiants porteurs de troubles auditifs. Bruits parasites, enseignant regardant le tableau pendant qu’il parle, port du masque suite au COVID, sont des facteurs environnementaux qui entravent la participation pédagogique et sociale des étudiants concernés.

    Défis rencontrés par les étudiants déficients auditifs durant leur cursus universitaire

    L’influence des facteurs politico-économiquesMétiers précaires, postes peu pourvus du fait de faibles salaires et des horaires compliqués, le secteur du handicap est peu à peu abandonné et les structures d’accueil des personnes en situation de handicap ou à besoins particuliers n’arrivent plus à assurer leurs services. Le COVID n’ayant pas arrangé la situation, l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (UNAPEI) déplore aujourd’hui une pénurie importante de professionnels médico-sociaux qualifiés. Le Service de la vie universitaire – Mission handicap de l’Université de Strasbourg comprend cinq chargées d’accueil et d’accompagnement du handicap pour plus de 1700 demandes en 2023/2024. Selon la complexité des situations et la nécessité d’articuler la recherche de solutions avec différents partenaires, les délais de traitement d’une demande d’aménagements peuvent atteindre un mois et demi, ce qui peut parfois mettre en difficulté les étudiants à besoins particuliers.

    Les bonnes pratiques en cours

    Du point de vue...

    Des enseignants

    Des étudiants entendants

    Des étudiants sourds/ malentendants

    Les bonnes pratiques en cours du point de vue des étudiants entendants

    • Essayer de repérer les étudiants sourds ou malentendants et les aborder pour discuter de leurs besoins : ils peuvent se placer à l’écart des autres et avoir du mal à s’intégrer dans un groupe car ils ne comprennent pas bien ce qui est dit dans une situation de groupe. Certains jeunes sourds ont gardé des défauts articulatoires qui permettent de les repérer mais ceux qui sont malentendants avec des appareils auditifs discrets et permettant une assez bonne réhabilitation auditive, parlent quasiment sans défaut articulatoire et font souvent tout pour passer inaperçus.
    • Essayer d’intégrer l’étudiant malentendant dans vos groupes de travail, dans vos discussions, dans vos autres activités étudiantes. Pour arriver au niveau universitaire, ce sont souvent des jeunes qui ont développé une plus grande capacité de travail.
    • Essayer de l’aider en vous plaçant à côté de lui afin qu’il puisse voir vos notes s’il n’arrive pas à suivre le cours et/ou si besoin lui proposer de partager vos prises de notes.
    • Penser à lui parler bien en face, sans cacher votre bouche, sans articuler exagérément.
    • Vérifier vos transmissions d’informations ou de consignes en reformulant ou en lui demandant de les reformuler.

    Les bonnes pratiques en cours du point de vue des étudiants sourds ou malentendants

    • Vous rapprocher de tous vos enseignants pour leur faire part de vos besoins spécifiques / leur faire part du plan d’accompagnement de l’étudiant handicapé (PAEH) dont vous bénéficiez.
    • Dire aux différents enseignants ce qui vous aide à mieux comprendre, leur donner quelques informations pratiques sur les meilleures positions à adopter en cours, comme par exemple :
      • qu’ils se placent face à vous pour une lecture labiale optimale même en utilisation de vidéoprojection ;
      • qu’ils articulent correctement sans exagérer et sans placer une feuille ou la main devant la bouche ;
      • qu’ils évitent de se déplacer de manière aléatoire dans la salle ;
      • que vous puissiez vous placer dans chaque salle de cours au meilleur emplacement pour vous et pas selon le choix de l’enseignant.
    • Discuter avec les personnes du SVU- Mission handicap de l’université pour expliciter vos difficultés en cours et trouver une ou des solution(s) adaptée(s). Revenir vers ce service ou vers les référents handicap de la composante si des difficultés persistent.
    • Ne pas hésiter à demander à l’enseignant de répéter ou de reformuler, si un mot ou une phrase n’est pas compris, ou prendre le temps en fin de cours avec l’enseignant pour lui demander des précisions.

    Les bonnes pratiques en cours du point de vue des étudiants sourds ou malentendants

    • Voir avec l’enseignant s’il peut vous fournir son support écrit (de préférence en amont du cours ou après le cours)Se rapprocher d’un étudiant qui peut vous aider
    • Voir avec le SVU- Mission handicap si un étudiant tuteur ou preneur de notes serait pertinent à certains moments (réexplications, aide aux révisions...)
    • Essayer de participer à des moments festifs ou de rassemblement des étudiants hors cours pour apprendre à connaître de nouvelles personnes
    • Ne pas essayer de dissimuler votre surdité, en parler librement pour que votre entourage comprenne les situations qui peuvent être difficiles pour vous. Donner des exemples de situations et les meilleures solutions de remédiation pour vous.
    • Utiliser les aides qui vous sont proposées et auxquelles vous avez droit
    • Valoriser vos compétences (capacité mémorielle, de travail, rigueur, etc)

    Les bonnes pratiques en cours du point de vue des enseignants

    Au début et pendant le cours

    Au tout début du semestre

    Avant le cours et lors de sa préparation

    Cas particulier : les cours de langue vivante étrangère

    A la fin du cours ou après

    Les bonnes pratiques en cours du point de vue des enseignants

    Avant le cours et lors de sa préparation

    • Vous pouvez prendre contact avec les référents handicap de votre composante qui peuvent vous indiquer si des étudiants de votre cours ont des besoins particuliers (liste des référents handicap). En effet, un étudiant sourd ou malentendant a très souvent droit à des aménagements pour ses examens : veillez à en être informé et à ce qu’ils soient respectés. Les aménagements sont notifiés dans le PAEH, il s’agira par exemple d’un temps majoré comme un tiers temps supplémentaire, une reformulation ou un séquençage des consignes...
    • Vous pouvez transmettre à l’étudiant votre support de cours, trame ou votre cours écrit afin qu’il puisse mieux en suivre la chronologie. La transmission par plusieurs canaux permet aux sourds de mieux comprendre que par un seul canal d’information : c’est la combinaison des restes auditifs, de la lecture labiale et des supports écrits qui permet aux personnes ayant des troubles auditifs d’utiliser les compensations développées depuis leur jeune âge et de mieux comprendre les informations transmises.
    • Demandez aux étudiants concernés de se placer aux premiers rangs, près de l’enseignant, mais de manière à ce qu’ils puissent se tourner et voir les interventions des autres étudiants aussi ; recherchez avec eux le meilleur emplacement pour bien comprendre dans votre salle de cours ou amphi.

    Les bonnes pratiques en cours du point de vue des enseignants

    Avant le cours et lors de sa préparation

    • Un étudiant sourd ne peut objectivement pas prendre des notes correctes lors d’un cours uniquement oral, il ne peut pas écouter (compréhension parcellaire) et lire sur les lèvres de l’enseignant en même temps qu’il écrit : il a besoin d’une relecture de ses notes par un enseignant ou un étudiant tuteur ou d’un preneur de notes lui permettant de se concentrer sur la transmission orale du cours pour ne pas être en double tâche permanente. Prenez le temps d’envisager avec l’étudiant les modalités pratiques les plus appropriées pour le libérer de cette double tâche.
    • Si un étudiant déficient auditif est inscrit dans votre cours, évitez de le stigmatiser en lui demandant systématiquement s’il a compris. Pensez plutôt à rendre vos cours plus accessibles (utilisation de reformulations, de redondances, mais aussi de phrases simples ou d’explication de vocabulaire pendant le cours, de mises en lien de la théorie avec des exemples ou des visualisations) de manière à ce que l’étudiant puisse se saisir des informations dont il a besoin selon son niveau de compréhension, sans avoir besoin d’une aide particulière ou d’un travail supplémentaire de sa part. Votre cours sera ainsi certainement mieux adapté aussi à d’autres étudiants qui pourraient avoir des difficultés d’un autre ordre. Cette démarche va dans le sens de la conception universelle de l’apprentissage (CUA), une approche qui permet de concevoir et mener son enseignement en répondant aux besoins de chacun sans tomber dans une individualisation chronophage : un confort pour les étudiants et un gain de temps pour l’enseignant (Réseau Canopé).

    Les bonnes pratiques en cours du point de vue des enseignants

    Au début et pendant le cours

    • Évitez de cacher la bouche avec les mains ou vos notes lorsque vous parlez aux étudiants (pas de lecture labiale possible et portée de la voix diminuée) ; évitez de vous placer à contre-jour par exemple dos à une fenêtre ou devant un tableau vidéo projeté ; pensez à ne pas donner d’explication orale en même temps que vous écrivez au tableau (pas de lecture labiale possible) et pensez à rester face aux étudiants notamment lors des explications de documents projetés ; utilisez le micro HF de l’étudiant s’il le propose : il permet à l’étudiant malentendant de mieux comprendre les mots que vous direz (meilleure discrimination des sons), même si certains étudiants auront néanmoins besoin, en plus, de la lecture labiale ; autorisez la prise de photos du tableau avec le smartphone, pour remplacer une partie de la prise de notes.
    • Associez chaque fois que c’est possible des sous-titrages aux projections documentaires notamment pour les films (à savoir que les vidéos sur Youtube disposent d’une transcription automatique instantanée de la parole). Vous pouvez également utiliser l’éditeur de vidéo en ligne gratuit de Microsoft, clipchamp, qui permet de créer des sous-titrages en un clic.
    • Pensez à répéter ou reformuler les interventions ou les questions des étudiants en salle ou en amphi (le repérage de la personne qui parle étant alors difficile pour la personne malentendante et la lec ture labiale impossible) et peut-être à pointer la personne qui prend la parole.

    Les bonnes pratiques en cours du point de vue des enseignants

    Au début et pendant le cours

    • Privilégiez l’échange en face à face : un étudiant ayant des troubles auditifs a besoin de pouvoir s’aider de la lecture sur les lèvres. Une faible distance permet de bien voir le visage et l’articulation de son interlocuteur. Certains étudiants peuvent s’en passer grâce aux aides auditives mais l’apport de la lecture labiale est toujours un meilleur confort de compréhension de la parole.
    • Les jeunes sourds ou malentendants depuis leur naissance, n’ont pas pu entendre les mots de la langue française de manière claire aussi souvent que les autres jeunes, de ce fait un déficit lexical ou syntaxique peut subsister : confusion de mots proches, confusion du sens des mots, maladresses dans la syntaxe utilisée dans leurs écrits, méconnaissance de certains mots qui semblent élémentaires, difficulté à comprendre les figures de style, les sens seconds ou métaphoriques, les jeux de mots, le langage argotique. Il est donc important de leur proposer une communication adaptée pour éviter ce genre d’erreur : reformulation avec des mots différents, utilisation d’un vocabulaire plus simple, explication précise du sens du mot utilisé dans votre phrase si vous vous rendez compte d’une confusion.
    • Selon leur mode de communication privilégié, les étudiants sourds peuvent être accompagnés par un interprète en Langue des Signes Française (LSF) ou par un codeur en Langage Parlé Complété (LPC) ou par un étudiant tuteur ou preneur de notes. Dans ce cas, lorsque vous vous adressez à l’étudiant, il est important de lui parler à lui et non à son accompagnant qui traduira.

    Quelques outils de compensation pour les personnes sourdes et malentendantes

    Quelques outils de compensation pour les personnes sourdes et malentendantes

    1. Application « Transcription Instantanée de la Voix et de la Parole » L’application Transcription Instantanée a été créée avec l’Université Gallaudet (Washington), la première université pour personnes sourdes et malentendantes aux États-Unis fondée en 1864.

    • Téléchargement gratuit sur Google Play
    • Fonctionne uniquement avec Android sur smartphone ou tablette
    • Disponible dans 70 langues et dialectes
    • Permet la transcription de la voix et de la parole ainsi que des bruits environnants (foule, vent, toux, rires, applaudissement, toc toc etc…)
    • Fonctionne hors-réseau pour une grande partie des langues (il convient de télécharger d’abord les sous-titres en local sur l’appareil)
    • Possibilité de connecter des micros Bluetooth (micro-cravate ou micro conférence omnidirectionnel) pour améliorer la qualité des sous-titres et capter les voix lointaines
    • Possibilité de faire un copier-coller du contenu pour retraitement a posteriori sur WORD
    • Possibilité de créer un dictionnaire de mots et des alertes (par ex. vibration quand un nom est prononcé).

    Quelques outils de compensation pour les personnes sourdes et malentendantes

    Exemple de tablette La tablette tactile Galaxy Tab S7 FE est d’excellente qualité pour réceptionner les transcriptions de l’application Transcription Instantanée de la Voix et de la Parole : puissance, longue durée de la batterie (10 heures en continu), poids léger, taille de l’écran optimale etc…

    Quelques outils de compensation pour les personnes sourdes et malentendantes

    Les micros

    • Il est très important d’avoir des micros externes de qualité qui captent clairement les sons de la voix / parole et atténuent au maximum les bruits parasites.
    • Plusieurs options de micros externes existent sur le marché. Important : il convient de faire une veille et des tests avant tout achat.
    En voici deux testés par des utilisateurs et qui donnent satisfaction. Les offres sur le marché évoluent, d’autres références existent :

    Sennheiser Speakerphone Series EPOS EXPAND 30 Bluetooth

    Jabra Speak 710

    Quelques outils de compensation pour les personnes sourdes et malentendantes

    TONOR Micro Cravate sans fil avec Étui de chargement pour iPhone iPad, Mic Téléphone Portable

    Avantages :

    • Autonomie de 48 heures
    • Il prend en charge l'enregistrement simultané avec deux microphones, ce qui le rend très polyvalent.
    • Permet de capturer avec précision le son original et de produire des enregistrements clairs, même dans des environnements bruyants

    Quelques outils de compensation pour les personnes sourdes et malentendantes

    2. L’accès vocal de Windows Avantages :

    • L’accès vocal est de meilleure qualité par rapport à l’ancien système de reconnaissance vocale de Windows voire même d’excellente qualité (très fluide, transcrit les voix chuchotées, disponible en français, anglais, allemand, espagnol).
    • Possibilité de poser le curseur sur n’importe quel support pour obtenir la transcription en direct (document Word, PPT etc…).
    • Discret avec possibilité de faire apparaitre de manière éphémère la transcription sur le bord horizontal supérieur de l’écran du PC
    Inconvénients :
    • L’application peut parfois être indisponible > fermer l’application et la redémarrer.

    Quelques outils de compensation pour les personnes sourdes et malentendantes

    3. Usage de la fonction « Dicter » de Microsoft Word

    Quelques outils de compensation pour les personnes sourdes et malentendantes

    4. Fonction des sous-titres pour les visioconférencesa) Paramètres « accessibilité » sous Windows 11, sous-titres disponibles en français et en anglais

    Quelques outils de compensation pour les personnes sourdes et malentendantes

    4. Fonction des sous-titres pour les visioconférencesb) Google Meet sous-titres en direct avec fonction CCPossibilité de connecter un micro omnidirectionnel en présentiel

    Quelques outils de compensation pour les personnes sourdes et malentendantes

    4. Fonction des sous-titres pour les visioconférencesc) Usage des sous-titres avec Team

    Quelques outils de compensation pour les personnes sourdes et malentendantes

    5. Usage de l’IA et structuration de la transcription a) Copilot Read AI qui s’insère dans les visios permet de générer des :

    • Transcriptions améliorées
    • Résumés structurés de la réunion /visio
    De nombreuses métriques disponibles (taux de prise de parole, engagement, sentiments etc…).

    Quelques outils de compensation pour les personnes sourdes et malentendantes

    Quelques outils de compensation pour les personnes sourdes et malentendantes

    5. Usage de l’IA et structuration de la transcription b) PLAUD Notes est un appareil intelligent de prise de notes couplé à l’IA Avantages :

    • Enregistrement (30 heures en continu)
    • Transcription de précision de la voix en texte
    • Taux de précision allant jusqu’à 97 %
    • Paragraphes automatique
    • Transcriptions des termes techniques (différents secteurs couverts)
    • 112 langues
    • Résumés d’IA intelligents et cartes mentales
    • Adapté pour les cours, conférences, réunions physiques

    Quelques outils de compensation pour les personnes sourdes et malentendantes

    LISA

    Naissance du projet LISA dédié à une situation de handicap invisible !

    Le projet LISA

    Institut Thématique Interdisciplinaire - Langage, Inclusion, Remédiation, Interculturalité, Communication (ITI LiRiC)

    Institut Thématique Interdisciplinaire - Langage, Inclusion, Remédiation, Interculturalité, Communication (ITI LiRiC)

    L’Université de Strasbourg a lancé en janvier 2019 le programme de développement d’Instituts thématiques interdisciplinaires (ITI) recherche-formation, inscrit dans le cadre de l’Initiative d’excellence « Dépasser les frontières » co-portée par l’Université de Strasbourg, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). La fédération de recherche, langages et communication (FRLC) est une fédération thématique interdisciplinaire en sciences humaines rassemblant des chercheuses et chercheurs, pour la plupart, enseignantes et enseignants des universités françaises et ayant pour but de donner de la visibilité à un ambitieux projet fédérateur de synergies. Les activités pédagogiques et de recherche en linguistique, langues modernes, psychologie, sociologie, communication, etc, qui y sont développées puisent dans les sciences humaines leurs objets d’études. La fédération bénéficie d’un soutien spécifique de 4 ans dans le cadre d’un accompagnement à l’effort de structuration (2021-2024). La FRLC est un projet en cours, porté par l’Université de Strasbourg, en partenariat avec les laboratoires concernés. Plusieurs séminaires ont eu lieu de façon régulière depuis 2021, avec un thème fédérateur autour des facteurs d’inclusion ou d’exclusion dans la communication. Plusieurs projets sont en cours, dans le cadre de la fédération, entre autres : le projet GREMO (groupe de régulation émotionnelle), le projet ADAPTMED (adaptation automatique des textes médicaux), le projet LISA (langage, inclusion, surdité, accessibilité), etc.

    Institut Thématique Interdisciplinaire - Langage, Inclusion, Remédiation, Interculturalité, Communication (ITI LiRiC)

    La Fédération de Recherche en Langage et Communication (FRLC) est renommée Institut Thématique Interdisciplinaire - Language, Inclusion, Remediation, Interculturalité, Communication (ITI - LiRiC) à compter du 1er janvier 2025. L'ITI - LiRiC regroupe des chercheurs en sciences sociales et cognitives, en sciences du langage, du numérique, de l’éducation, de l’information et de la communication. L’objectif est, d’une part, d’identifier les pratiques langagières et communicatives pouvant engendrer des situations d’exclusion pour certains individus et/ou groupes sociaux, en raison des normes sociolinguistiques en vigueur ou de troubles éventuels, et, d’autre part, de proposer des solutions d’inclusion et de remédiation adaptées.

    A propos

    Pour aller plus loin : ressources surdité et pédagogie inclusive

    Partenaires pour la déficience auditive

    CEP – CICAT Centre de Ressources, d’Information et de Conseil en Aides Techniques et AccessibilitéPôle audition2 rue Evariste Galois - 67201 Eckbolsheim 03 88 76 16 50Exposition de matériels pour les personnes en situation de handicap. Conseil.URAPEDA GRAND EST - INTERPRATARIAT LSFConvention avec le Service de la vie universitaire – Mission handicapURAPEDA Lorraine – Alsace, 102 Avenue de Strasbourg - 54000 NANCY 03 83 37 31 75

    Institut Bruckof 7 rue de Soultz 67100 Strasbourg 03 88 44 24 99Centre de ressources pour enfants déficients auditifs et leurs parents Professeurs spécialisés, pédagogie adaptée et individualisée. Adèle de Glaubitz Site du Neuhof – centre Auguste Jacoutôt76 avenue du Neuhof 67100 Strasbourg03 88 65 80 00

    Partenaires pour la déficience auditive

    Interprètes Français-Langue des Signes Française (LSF) diplômés installés en libéral

    Sensibilisation, accompagnement des personnes sourdes, conseils, formation LSF et LPCRespect du code déontologique de l’AFILS (Association Française des Interprètes et Traducteurs en Langue des Signes).Interventions sur un panel de situations très diverses : entretiens, formations, réunions, formations techniques, conférences, etc.Contact :

    • Séverine MICHEL GEORGE : severinemichel.lsf@gmail.com ou 06.63.26.24.78
    • Sacha-Hugo LAGAUDE : slagaude.interpretelsf@gmail.com ou 07.48.45.47.78
    Informations utiles pour toute demande de prestation :
    • un exposé détaillé de votre demande - thème, lieu, horaires, durée, bénéficiaire(s)- nous permettant de calibrer le nombre d’interprètes nécessaires,
    • des éléments de préparation - documents supports.

    Partenaires pour la déficience auditive

    Guides et ressources audiovisuelles

    • Guide Open UpGuide de l’accessibilité pour les jeunes porteurs de handicaps sensoriels (décembre 2022)Troubles auditifs : comment soutenir un jeune porteur de troubles des fonctions auditives p. 47 à 78
    • Guide « Mémoires, thèses, publications : soyons accessibles ! » par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche
    • Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation inclusive (INSEI)
    • Guide sur l'accessibilité des ressources numériques pédagogiques - Unistra
    Pour en savoir plus sur la communauté et la culture sourdes
    • Sourds.net, le portail d’information sur les sourds.
    • Media’pi, le premier média d’informations en Langue des Signes Française (et textes en français)
    • L’émission hebdomadaire l’Oeil ou la main, diffusée sur France 5 : une série de documentaires, en français et en langue des signes, qui ouvre un espace de rencontre entre sourds et entendants dans lequel s'échangent regards et points de vue sur le monde.

    Partenaires pour la déficience auditive

    Sensibilisations et formations

    Serious game « Entendons-nous bien ! » Imaginé et conçu par les professionnels du Centre Auguste Jacoutôt, « Entendons-nous bien ! » est le premier serious game de France sensibilisant sur la réalité de la surdité et des handicaps auditifs. Son objectif : sensibiliser le grand public à cette situation de handicap, afin qu’elle soit mieux comprise par tous.Beaucoup d’idées préconçues, de mystères et de questionnements persistent lorsqu'on accueille une personne handicapée auditive. Comment entend-elle ? Comment l’accueillir et l’inclure ? Comment communiquer avec elle ?Destinant notre projet à être vu par le plus grand nombre, nous avons choisi de lui faire prendre la forme d'une vidéo interactive "dont vous êtes le héros" :

    • La vidéo interactive implique le spectateur dans la réflexion sur ce qu'il vient de voir, au-delà du simple support vidéo
    • Les touches d'humour dans le scénario, et les propositions de réponses souvent décalées, désamorcent le côté moralisateur de l'exercice
    Le serious game met en scène un étudiant avec un handicap auditif, joué par Luca Gelberg, comédien malentendant, oralisant et appareillé, dans quatre moments de sa vie : une journée de cours et en entreprise, une pause déjeuner en entreprise et une soirée entre amis

    A vous de jouer ! Découvrez le serious game en libre accès et sur tous supports

    Partenaires pour la déficience auditive

    Sensibilisations et formations

    Escape box de sensibilisation à la surditéLancé officiellement en janvier 2025, ce support ludique, immersif et interactif de sensibilisation à la surdité a été créé par les professionnels du Centre Auguste Jacoutot à Strasbourg pour sensibiliser et former à une meilleure compréhension de la surdité. J’enseigne avec la bonne attitude (Conseils pour les enseignants du supérieur) 2018Sciences Po a conçu et produit avec différents experts une série de 10 vidéos thématiques mettant en scène la relation entre les enseignants et les étudiants porteurs de handicaps visibles ou invisibles. Initiation à la Langue des Signes Française à l’Université de Strasbourg La Faculté des langues propose depuis 2021 une initiation à la LSF sur deux semestres (2 heures par semaine) à l’intention des étudiants de la Faculté des langue, avec progressivité jusqu’au niveau A1.2. Il existe aussi d'autres formations LSF à l'Université :

    • La première est sous forme de cours en présidentiel dans le cadre d'une UE libre ouverte sur inscription aux étudiants. Les cours sont assurés par un sourd signant, Albert TABAOT de l'USM67 (Union des Sourds et des Malentendants du Bas-Rhin 27, rue des Chasseurs 67300 SCHILTIGHEIM / 09.73.54.18.16)(alberttabaot@hotmail.com). Contacter la Faculté des Sciences de la Vie, 28 Rue GOETHE 67000 STRASBOURG, vie-adm@unistra.fr , 03.68.85.18.10)

    Consulter les vidéos

    Les bonnes pratiques en cours du point de vue des enseignants

    Cas particulier : les cours de langue vivante étrangère

    • Pendant leur scolarité ces jeunes ont déjà eu beaucoup de mal à s’imprégner du français. Ils n’ont donc pas pu investir de la même manière les langues vivantes au collège ou au lycée. Certains ont utilisé la possibilité d’être dispensé de LV2 ou LVB afin d’alléger leurs apprentissages scolaires, ce qui pourrait poser problème lors de leur intégration à l’université dans certaines filières de langues. D’autres au contraire pratiquent et apprennent le français comme une langue étrangère et n’ont pas de difficulté plus importante avec d’autres langues que le français.
    • Du fait de la déficience auditive, les étudiants malentendants ont souvent des difficultés en langue vivante étrangère : les sons différents et l’orthographe qui leur correspond sont souvent un frein pour l’acquisition d’une langue vivante autre que le français. Ils ont besoin de répétitions plus nombreuses pour bien comprendre et reconnaître les sons de cette langue étrangère.
    • Il est également important de proposer un support écrit correspondant à la parole et consignes transmises surtout si le canal est audio ou vidéo uniquement.

    Partenaires pour la déficience auditive

    Sensibilisations et formations

    • La seconde est proposée à distance via la plateforme e-space et le consortium L@CCES sur inscription également. Elle est accessible également à des étudiants sans handicap trouble auditif (formation initiale et formation continue) qui souhaiteraient s'initier à la LSF. Contacter le Service formation continue de l'Unistra (sfc-contact@unistra.fr, 03 68 85 49 20).
    • Enfin, pour la Langue parlée complétée, il faut regarder du côté du site de l'ALPC
    Initiation à la Langue des Signes Française en dehors de l’Université de StrasbourgDe multiples possibilités existent pour s’initier à la langue des signes. Citons à titre d’exemples :
    • Com'signes - Formation à la et en Langue des Signes Française sur Strasbourg
    • Do You Speak Grand Est - Apprenez les langues avec des extraits de films et des jeux. Une initiative de la région pour permettre aux habitants du Grand Est d’apprendre gratuitement des langues, dont la LSF et l’alsacien

    Partenaires pour la déficience auditive

    Sites internet utiles

    • INSEI (ex-INSHEA) 58/60 avenue des Landes 92150 SuresnesSélection de ressources en ligne pour enseigner auprès d’enfants sourds
    • Fondation pour l’auditionConnaître et comprendre les surdités
    • Surdi Info ServiceCentre national d’information sur la surdité
    • Ressources sur les élèves à besoins éducatifs particuliers (EBEP)Ressources du réseau d'éducation prioritaire Annemasse 1 (5 catégories de gauche à droite : généralités en bleu ; ressources par types de troubles en rouge ; ressources en vie de classe / E.M.C. en jaune ; ressources par disciplines en violet ; bibliographie/sitographie/veille en vert)
    • Fractures corporelles // fractures numériquesVoir onglet « Réalisations > dispositifs et aides techniques à la communication > Type de handicap > Déficiences auditives

    Partenaires pour la déficience auditive

    Sites internet utiles

    Sur l’école inclusive :Mooc Pour une école inclusive de la maternelle au supérieurÀ la fin de ce cours, vous saurez :

    • mieux comprendre le cadre réglementaire de l'inclusion
    • découvrir deux évènements de santé invalidants : les maladies rares et les cancers
    • appréhender l'expérience scolaire vécue par les enfants et adolescents, ainsi que leurs proches, dans le contexte d'un évènement de santé au long cours
    • identifier les besoins des élèves en situation de handicap, notamment suivis pour des maladies graves synchronisées
    • repérer des réponses pédagogiques concrètes

    Projet LISA (Langage, inclusion, surdité, accessibilité) Lisa est un projet longitudinal qui regroupe des linguistes, orthophonistes, professionnels d’établissements spécialisés et des services handicap des universités, ainsi que des étudiants concernés. Il a pour objectif de faire le « Coming out de la surdité » (Le Monde, 2019), pour mieux comprendre cette barrière silencieuse, faire connaître les dispositifs déjà existants à l’université et enfin proposer quelques pistes pour une université plus inclusive. Cette communication permettrait également de mettre en lumière les compétences et les potentiels des étudiants sourds et malentendants dans leur parcours universitaire avant leur entrée dans le milieu professionnel. Elle fait écho à la décision du conseil de l’Europe d’avril 2023, qui épingle la France pour ses manquements aux droits des personnes en situation de handicap dont l’éducation fait partie et s’inscrit dans le prochain schéma directeur pluriannuel handicap 2025-2029 de l’université de Strasbourg.Le projet Lisa a été présenté lors du séminaire FRLC en juin 2023 et a été également mis en avant en 2024 lors du colloque "Nouvelles rencontres linguistiques en pays rhénan" (NRLPR). Par ailleurs, une journée d'études est en cours d'organisation pour avril 2026, réunissant des spécialistes de la surdité et proposant des présentations d'outils pratiques visant à aider les étudiants malentendants dans leur parcours académique.

    • Développez une attitude réflexe : quelque soit d’ailleurs le handicap la situation de handicap, demandez en début d’année universitaire si certains étudiants ont des besoins d’accessibilité particuliers et invitez-les à venir en discuter avec vous.
    • Voir avec l’étudiant s’il a bien entendu et bien compris , s’il faut ajuster votre manière de faire pour lui faciliter la compréhension ou l’accessibilité de votre cours.
    • Transmettre à l’étudiant soit votre cours écrit, ou au moins votre trame.
    • Lui ouvrir la possibilité de vous contacter si des incompréhensions subsistent.