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Migrer du Proche et du Moyen-Orient vers l'Europe (confirmé et expert)
emma-annie.lopez
Created on February 27, 2024
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Migrer du Proche et du Moyen-Orient vers l'Europe
=> Pourquoi les migrations du Proche et du Moyen-Orient vers l’Europe sont-elles nombreuses ? Quels sont leurs effets sur les pays de départ, de transit et d’arrivée ?
C'est parti!
Un conseil : partagez-vous les tâches!
Partie III
Partie II
Partie I
Pour les explorateurs!
Voir documents 5, 6, 7 et 8
Documents facultatifs
Voir documents 1, 2, 3, 4 et 7
Voir documents 1, 2, 3 et 4
Document 1 : les migrations de population en Méditerranée
La route de Méditerranée orientale, depuis la Turquie vers les côtes grecques, est la voie privilégiée par les migrants qui arrivent notamment de Syrie et d’Afghanistan. [Plus de 35 000 arrivées irrégulières ont été comptabilisées via cette route en 2022.] Selon Frontex*, 80% de ces migrants sont des hommes, 10% des femmes et 10% des mineurs.
D'après "Immigration : le nombre d'entrées irrégulières dans l'UE en 2023 à un niveau record depuis 2016", www.franceinfo.fr, 16 janvier 2024. *Frontex: agence de l'Union européenne chargée du contrôle des frontières extérieures de l'espace Schengen.
Document 2 : migrants syriens et irakiens traversant la frontière entre la Grèce et la Macédoine en février 2016
Avec les conflits en Afrique et au Moyen-Orient (Syrie, Afghanistan notamment), les routes de Méditerranée orientale et des Balkans sont devenues très empruntées par les migrants. Des familles de la classe moyenne partent souvent avec leurs enfants. Source: manuel Hatier, avril 2022. .
Document 3 : le témoignage d'un Afghan ayant fui son pays en août 2021
C'est une date qu'il n'oubliera jamais. Le 15 août 2021, Abdul-Satar Niazi était à Kaboul lorsque les Talibans sont entrés dans la capitale afghane pour prendre le pouvoir, comme ils l'avaient fait entre 1996 et 2001. "J'avais du mal à y croire, car quelques jours plus tôt, ils avaient eu beaucoup de mal à s'emparer de la ville d'Herat", se souvient l'homme de 58 ans. Comme il était alors militaire dans l'armée afghane, il ne pouvait objectivement pas rester au pays. C'était trop dangereux pour lui. Grâce à l'armée française, il a pu être rapatrié en avion le 24 août à Paris.
Après une vingtaine de nuits passés à l'hôtel, Abdul-Satar Niazy, sa femme, ses quatre filles, ses deux fils et ses petits-enfants - 13 membres au total - ont posé leurs bagages à Metz. Un séjour de six mois avant d’obtenir officiellement le droit d’asile et le statut de réfugié. Et depuis mars, grâce à l'association Entraides et Solidarités financée par l'État, toute la famille habite [dans l’agglomération de Tours] dans trois appartements différents. "Je suis content et chanceux d'être en France. Quand je vois ce qu'il se passe en Afghanistan, c'est très difficile. Il n'y a pas de travail, pas d'économie. Ils ont interdit l'école pour les filles. Les femmes n'ont pas le droit de sortir sans porter la burqa. Ce n'est pas une vie, on est revenu des années en arrière. Aujourd'hui, je ne reconnais plus mon pays. L'Afghanistan n'a plus que le nom d'Afghanistan mais c'est tout", poursuit Abdul-Satar Niazy, aux bords des larmes. L'ancien militaire sait qu'il va falloir du temps avant qu'il puisse retourner un jour en Afghanistan. "Les Talibans sont des islamistes, des fondamentalistes, je ne comprends pas les causes qu'ils défendent, donc je ne peux aller dans mon pays tant qu'ils sont au pouvoir." Ses enfants envisagent de faire leur vie dans l'agglomération tourangelle, à commencer par trouver un travail, alors que ses petits-enfants, eux, sont déjà scolarisés.
D’après Adrien Bossard, « l’impossible retour des réfugiés afghans accueillis en Indre-et-Loire », https://www.francebleu.fr, 15 août 2022.
Document 4 : les Libanais fuient la crise économique
La crise économique n’en finit plus d’étendre ses ravages. Les Libanais qui disposent encore d’un emploi ont vu leur pouvoir d’achat dégringoler, tandis que le prix des denrées alimentaires a grimpé de 72 % entre octobre 2019 et fin mai 2020, selon l’Association de protection des consommateurs. Deux semaines après sa création, le groupe Facebook « Le Liban troque » comptait déjà plus de 12 000 utilisateurs prêts à échanger une robe de soirée contre du lait ou des couches pour bébé, de la vaisselle contre de l’huile ou des médicaments.
La dégradation rapide de la situation, couplée à l’absence de tout espoir de solution, poussent ceux qui le peuvent à émigrer. La fuite des cerveaux n’est certes pas une nouveauté dans un pays qui a toujours compté une diaspora* importante.Carlos, 23 ans, devrait poser ses valises à Reims, s’il obtient son visa pour intégrer une école de commerce. Si étudier à l’étranger figurait dans ses plans, la crise l’a poussé à partir. « Je veux me construire, trouver un boulot en adéquation avec mes compétences, si je reste ici, je vais gagner combien ? », s’interroge-t-il, lui aussi inquiet pour sa famille qui reste au Liban. « Je ne peux pas voir mes parents et mes frères et sœurs mourir de faim. Physiquement, je serai en France, mais mon cœur reste ici », dit-il.
D’après Jenny Lafond Saleh à Beyrouth, "Liban: dans un pays en crise, le choix de l'émigration",www.la-croix.com, 6 juillet 2020. .
*Diapora: dispersion d'un peuple à travers le monde.
Document 5 : les effets des migrations clandestines en Méditerranée
Document 6: à Calais, le paysage urbain transformé par l'immigration illégale
Rappel: où se situe Calais?
La signature entre Paris et Londres du traité du Touquet instaurait, en 2003, la cogestion de la frontière avec le Royaume-Uni. Vingt ans après, les dispositifs sécuritaires se sont multipliés, en particulier à Calais sans autre effet que de pousser les migrants à tenter la traversée de la Manche en bateau pneumatique.
D'après Julia Pascual (envoyée spéciale à Calais), Mathilde Costil (cartographie) et Sylvie Guittus (cartographie), "A Calais, la frontière bunker avec l'Angleterre repousse les migrants vers la mer", www.lemonde.fr, 3 février 2023.
Document 7: pourquoi les migrants veulent-ils aller en Angleterre?
Vidéo 1jour1actu publiée le 16 décembre 2022. https://www.1jour1actu.com/monde/pourquoi-les-migrants-veulent-ils-aller-en-angleterre-2
Document 8 : en Allemagne, l'intégration des migrants reste un défi à Neuruppin
Neuruppin, dans le Brandebourg, a accueilli près de 2 000 réfugiés entre 2015 et 2016. Un record pour cette petite ville de 30 000 habitants. L’Allemagne avait alors fait le pari de l’immigration pour résoudre son déclin démographique et assurer la croissance économique. Cinq ans plus tard, le bilan est mitigé mais plein d’espoir.
Le parcours de Rahimeh Saldari est exceptionnel. Cette Afghane de 32 ans fait partie des 890 000 personnes qui, en cette fameuse année 2015, ont demandé l’asile politique outre-Rhin.
Cette jeune femme aux yeux en amande légèrement maquillée et vêtue de vêtement de sport est de ceux qui, à l’automne 2015, ont franchi en bus la frontière entre l’Autriche et l’Allemagne. En septembre de la même année, Angela Merkel avait ouvert cette frontière que des milliers de migrants tentaient de franchir. Le 31 août, la chancelière avait assuré que l’Allemagne relèverait le défi de l’intégration. Cinq ans après, Rahimeh Saldari fait figure de modèle d’intégration. Issue de la minorité chiite afghane, la jeune femme a appris l’allemand « sur Internet », à défaut de pouvoir suivre des cours organisés par les autorités, réservés aux migrants ayant le plus de probabilité d’obtenir l’asile, comme les Syriens. « Ma chance est d’être arrivée avec un diplôme d’infirmière, reconnaît Rahimeh Saldari. J’ai très vite commencé à travailler comme aide-soignante. Mon diplôme a été reconnu deux ans plus tard. » Depuis, elle s’est mariée avec un Allemand et est mère d’un petit garçon de 3 mois. Lire la suite page suivante...
La rapidité avec laquelle « Raha » s’est fait une place dans la société est rare. Selon une enquête de l’institut IAB, 50 % des migrants arrivés entre 2013 et 2018 en Allemagne avaient une activité professionnelle rémunérée au bout de cinq ans. Cinq ans, c’est le temps qu’il a fallu à Ali Mari, un Iranien arabophone, arrivé en octobre 2015 avec sa femme et son fils de 2 ans. Il y a six mois, il a trouvé un emploi de peintre en carrosserie, sa profession d’origine. « Je gagne 1 200 € par mois », explique-t-il en brandissant fièrement sa feuille de paie. Aujourd’hui, Ali ne se fait plus de souci. Statut de résident en main, sa famille s’est élargie et ses deux garçons vont à l’école, en face de son petit HLM aux couleurs vives. « J’ai peu d’amis », regrette toutefois ce père de famille, à l’allemand peu assuré. L’intégration reste un vrai défi dans cette région rurale. Christiane Schulz, responsable d’une association d’aides aux réfugiés, déclare : « Nous remarquons une réticence des gens envers les musulmans et un racisme structurel dans la population. » Comme toutes les villes de l’est de l’Allemagne, Neuruppin a vu naître et s’installer le parti Alternative pour l’Allemagne (AFD), proche de l’extrême droite. L’AFD a obtenu 12 % des voix lors des élections communales de 2019 et organisé des manifestations dans la ville.
D’après Delphine Nerbollier, correspondante à Neuruppin (Brandebourg), « en Allemagne, l’intégration des migrants reste un défi à Neuruppin », https://www.la-croix.com, 28 août 2020.
Pour ceux qui veulent aller encore plus loin!
C'est par ici!
A Lesbos (Grèce), les conditions de vie précaires des migrants dans l'attente de l'asile (2021)
Reportage France 24 du 30 mars 2021, Alexia KEFALASet Mortaza BEHBOUDI.
Extrait vidéo: envoyé spécial, "les plages de l'embarquement"
Le journaliste Julien Goudichaud a passé sept ans sur les plages du Nord-Pas-de-Calais avec les migrants, mais aussi les passeurs qui organisent les traversées vers la Grande-Bretagne. Pour aller au bout de son témoignage, il s'est embarqué lui aussi pour une traversée sur un canot pneumatique surchargé.
Envoyé spécial "les plages de l'embarquement", France 2, 2 novembre 2023. A regarder à partir de la 18ème minute.