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Controverse de Valladolid

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Created on February 22, 2024

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La Controverse de Valladolid

COMMENCER

La Controverse de Valladolid

En l’an de grâce 1550 à la demande de l’empereur Charles Quint (également roi d’Espagne et des ses colonies au Nouveau Monde) et sous l’autorité du Pape très chrétien Paul III un débat politique et religieux se déroule à Valladolid en Espagne pour définir comment les Amérindiens devait-être traités.

Le principal enjeu de ce débat est de déterminer si les Amérindiens sont des être humains méritant respect et justice ou des êtres indignes méritants d’être réduits en esclavage.

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Paul III

Charles Quint

La Controverse de Valladolid

Cette controverse oppose deux homme d’Eglise d’un coté Bartolomé de Las Casas et de l’autre Sepulveda. Chacun d’entre eux doit réunir un maximum d'arguments pour tenir le débat lors d'une audience ayant lieu au collège San Grégorio de l'université de Valladolid.

Sepulveda

Las Casas

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Bartholomé de Las Casas

Né en 14841 à Séville et mort le 17 juillet 1566 à Madrid, il est un homme d'Église espagnol, membre de l'ordre dominicain, missionnaire, écrivain et historien. Il est issu d'une famille juive convertie au catholicisme pour échapper au persécutions. Son père et son oncle participent au deuxième voyage de Colomb, au retour de son père, il reçoit un indigène des Caraïbes comme esclave.

En 1503, il devient propriétaire à Hispaniola d’une encomienda. En 1512 il devient prêtre la même année est rédigé le Requerimiento.

Opposé à cette réforme il s’engage alors dans une lutte de cinquante ans durant laquelle il fera plus de quatorze voyages entre les deux continents.

Selon lui les intérêts de la Couronne espagnole et la vie des indigènes sont liés. En 1516, il est nommé « procureur et protecteur universel de tous les Indiens des Indes ». Il demande sur le continent un secteur de conquête et de conversion pacifique.Nommé évêque du Chipas (une région du sud du Mexique) il essaye d’y mener une politique de libération des esclaves mais il doit fuir face à une révolte des conquistadors propriétaire d’esclaves qui s’y opposent.

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Juan Ginés de Sepulveda

Né en 1490 et mort en 1573 il est un homme d'Église espagnol, chanoine de Cordoue, traducteur d’Aristote, a longtemps séjourné à Rome, où il s’est fait de nombreux amis.Confesseur du roi d’Espagne et empereur Charles Quint il est aussi nommé précepteur (professeur chargé de l’éducation personnel d’un enfant) du prince Philippe, futur Philippe II d'Espagne.

A partir de 1511, il est chroniqueur de l'empereur Charles Quint, et rédige des livres pour vanter les conquêtes de l’empereur. .Affirmant l’infériorité des sociétés indigènes ces considérations, pourtant partagées par de nombreux contemporains, soulevèrent un tollé et Las Casas parvint à faire censurer l'impression des œuvres de Sepúlveda. Ces divergences amènent à une réunion de théologiens à Valladolid en 1550. A noter que Sepulveda n’est jamais allé au Nouveau Monde Il s’appuie uniquement sur des récits de conquistadors et quelques artefacts (objets fabriqués par les amérindiens)

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Christophe Colomb

Extrait du journal de bord de Christophe Colomb de 1492 racontant son arrivée à Hispaniola (actuel Haïti)

« Les Indiens n’ont pas d’armes, sont tous nus, n’ont pas le moindre génie pour le combat et sont si peureux qu’à mille, ils n’oseraient pas combattre trois des nôtres. Ils sont donc propres à être commandés et à ce qu’on les fasse travailler, semer et mener tous autres travaux dont on aurait besoin, à ce qu’on leur fasse bâtir des villes, à ce qu’on leur enseigne à aller vêtus et à prendre nos coutumes. Il n’y a pas au monde gens meilleurs ni plus paisibles, et bientôt elles auront la grande joie d’en avoir fait des chrétiens, instruits dans les bonnes coutumes de leurs royaumes. Les uns nous apportaient de l’eau, d’autres différentes choses à manger ; d’autres, quand ils voyaient que je ne me pressais pas d’aller à terre, se jetaient à la mer et en nageant s’approchaient, et nous comprenions qu’ils nous demandaient si nous étions venus du ciel. Leurs habitants sont très simples et généreux et les hommes de belle allure

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Christophe Colomb

Extrait du journal de bord de Christophe Colomb de 1492 racontant son arrivée à Hispaniola (actuel Haïti)

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Christophe Colomb

Extrait du journal de bord de Christophe Colomb de 1492 racontant son arrivée à Hispaniola (actuel Haïti)

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Christophe Colomb

Extrait du journal de bord de Christophe Colomb de 1492 racontant son arrivée à Hispaniola (actuel Haïti)

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En l’an de grâce 1550 à la demande de l’empereur Charles Quint (également roi d’Espagne et des ses colonies au Nouveau Monde) et sous l’autorité du Pape très chrétien Paul III un débat politique et religieux se déroule à Valladolid en Espagne pour définir comment les Amérindiens devait-être traités et le principal enjeu de ce débat est de déterminer si les Amérindiens sont des être humains méritant respect et justice ou des êtres indignes méritants d’être réduits en esclavage.

Christophe Colomb

Extrait du journal de bord de Christophe Colomb de 1492 racontant son arrivée à Hispaniola (actuel Haïti)

« Les Indiens n’ont pas d’armes, sont tous nus, n’ont pas le moindre génie pour le combat et sont si peureux qu’à mille, ils n’oseraient pas combattre trois des nôtres. Ils sont donc propres à être commandés et à ce qu’on les fasse travailler, semer et mener tous autres travaux dont on aurait besoin, à ce qu’on leur fasse bâtir des villes, à ce qu’on leur enseigne à aller vêtus et à prendre nos coutumes. Il n’y a pas au monde gens meilleurs ni plus paisibles, et bientôt elles auront la grande joie d’en avoir fait des chrétiens, instruits dans les bonnes coutumes de leurs royaumes. Les uns nous apportaient de l’eau, d’autres différentes choses à manger ; d’autres, quand ils voyaient que je ne me pressais pas d’aller à terre, se jetaient à la mer et en nageant s’approchaient, et nous comprenions qu’ils nous demandaient si nous étions venus du ciel. Leurs habitants sont très simples et généreux et les hommes de belle allure»

En l’an de grâce 1550 à la demande de l’empereur Charles Quint (également roi d’Espagne et des ses colonies au Nouveau Monde) et sous l’autorité du Pape très chrétien Paul III un débat politique et religieux se déroule à Valladolid en Espagne pour définir comment les Amérindiens devait-être traités et le principal enjeu de ce débat est de déterminer si les Amérindiens sont des être humains méritant respect et justice ou des êtres indignes méritants d’être réduits en esclavage.

premier vice-roi espagnol du Pérou de 1543 à 1546.

Les Lois Nouvelles, instaurées le 20 novembre 1542 et promulguées par Charles Quint sous l'influence de réformateurs tels que Bartolomé de las Casas, avaient été établies afin d'améliorer le sort des peuples indigènes des Amériques sous la domination espagnole. Les Lois Nouvelles étaient rejetées par les conquistadors parce qu'elles condamnaient le système d'encomiendas, considéré comme esclavagiste : les encomiendas étaient abolies et leur propriété transférée au roi. Naturellement, les conquistadors qui avaient entrepris la conquête du pays au péril de leur vie à peine dix ans plus tôt et qui n'avaient bénéficié que de l'autorisation du roi et non de son aide effective ne souhaitaient pas se laisser déposséder de ce qu'ils considéraient comme leur propriété dûment acquise.La résistance s'organisa contre Blasco Núñez Núñez combattit bravement, malgré son âge, mais fut tué dans la bataille et décapité. Sa tête fut promenée au bout d'une pique, plantée sur la place centrale de Quito pour démontrer la victoire des conquistadors et montrer qu'ils étaient aux commandes. Craignant la perte des colonies américaines, la Couronne atténua les Lois Nouvelles et restaura les encomiendas

en payant les amérindiens pour travailer

Le livre est traduit dans toute l’Europe, les récits contiennent de nombreuses exagérations et présentent les événements historiques sous un angle souvent manichéen (oppision simpliste du bien et du mal). Il a contribué à forger la Légende noire espagnole.

En 1540, il rédige La Brève relation de la destruction des Indes où il dénonce les abus des conquistadors qui est traduit dans toute l’Europe Las Casas souhaitait grâce à son livre informer le futur roi d'Espagne des injustices et méfaits commis selon lui par les Espagnols en Amérique.

Il rédige également « Démocrates Alter » ( « Des justes causes de la guerre ») où il explique que la guerre est juste lorsqu’elle est ordonnée par une autorité légitime, faite pour une juste cause et inspirée par une intention pure. Il pose ainsi les fondements de l’impérialisme espagnol.

Son Histoire de la conquête du Nouveau Monde l'amène à devenir le défenseur quasi officiel de la conquête, de la colonisation et de l'évangélisation des populations de l'Amérique.