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Created on February 21, 2024
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Transcript
La Pologne Une démocratie illébérale
(jusqu'en 2023, PIS pendant 8ans)
Privation des médias
Pologne et l'UE
Société sous emprise
Le PIS et son dirigeant
Le système politique
Réalité du PIS
Témoignage d'un journaliste
D'après le journaliste Dominique Vidal, le retour au pouvoir du PiS se serait traduit par un recul des acquis démocratiques, politiques et sociétaux : "augmentation des pouvoirs de l’exécutif au détriment de ceux du législatif, mainmise sur les médias, encadrement de la justice, durcissement de la loi anti-avortement, refus du mariage homosexuel comme de l’euthanasie, promesse d’un référendum sur la peine de mort, etc"
Institutions
Des pouvoirs partagés
D’après sa Constitution (2 avril 1997), la Pologne est "un Etat démocratique de droit" au sein duquel le Sejm (la Diète) et le Sénat exercent "le pouvoir législatif, le Président de la République et le Conseil des ministres exercent le pouvoir exécutif, les cours et tribunaux exercent le pouvoir judiciaire". La Diète est composée de 460 députés, et le Sénat de 100 sénateurs. Les députés sont élus au suffrage universel direct, proportionnel, pour un mandat de 4 ans et élisent le Premier ministre, d’abord sur proposition du Président de la République.
Avant l'arriver du PIS au pouvoir
Un Etat investi pour l'UE
Après son entrée dans l’UE en 2004, la Pologne s’affirme comme un acteur important en Europe. Son influence grandissante dans les affaires européennes se ressent notamment lors de la Révolution orange en Ukraine (fin 2004 - début 2005), lorsque Varsovie incite ses partenaires à soutenir l’opposition. Avant même son adhésion, la Pologne négocie avec vigueur le nombre de voix qui lui sera attribué au Conseil de l’UE. Elle obtient ainsi la révision de l’organisation et du fonctionnement du Conseil à la signature du traité de Nice en 2003, ce qui lui permet d’obtenir 27 voix lors de son adhésion, soit autant que l’Espagne et seulement 3 de moins que l’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni.
L'IVG: des années 50 a aujourd'hui
Jusqu’en 1956 en Pologne, l’avortement n’était autorisé que dans trois cas : s’il existait un danger de vie pour la mère, en cas de viol ou d’inceste et en cas de malformation du fœtus. Cependant, à partir du 27 avril 1956, des motifs sociaux sont ajoutés aux raisons légales pour avorter : les femmes qui justifient de conditions socio-économiques difficiles (famille monoparentale, pas ou peu de revenus, une situation de pauvreté générale) peuvent désormais y avoir accès. Une avancée très importante puisqu’elle intègre la notion de choix pour les femmes et les personnes enceintes. Dans les années 60 et 70, des femmes et personnes souhaitant avoir recours à l’avortement provenant d’autres pays européens se rendaient en Pologne afin d’interrompre leur grossesse. Aujourd’hui en Pologne, l’avortement n’est autorisé qu’en cas de danger pour la vie ou la santé de la femme ou personne enceinte, ou si la grossesse découle d’un viol ou d’un inceste. Dans la pratique, cependant, il est quasi impossible pour les personnes éligibles à un avortement légal de l’obtenir. Chaque année, des milliers de femmes et personnes enceintes quittent la Pologne pour interrompre leur grossesse dans d’autres pays européens, tandis que certaines importent des pilules abortives ou cherchent des moyens non légaux d’avorter en Pologne. Les femmes et autres personnes polonaises souhaitant avorter, particulièrement celles qui se trouvent dans des situations précaires, dépendent de l’aide cruciale des organisations de la société civile, qui disposent souvent de ressources limitées.
L'arrivée au pouvoir du PIS
Des élections remportées de justesse
À l'occasion de l'élection présidentielle de 2015, Andrzej Duda, le candidat de PiS, l'emporte au second tour face au président sortant Bronisław Komorowski avec 51,55 %. En octobre 2015, Droit et justice remporte les élections législatives avec 39,1 % des voix et obtient la majorité absolue. Il est pourvu de 242 sièges de députés sur 460.
Un régime conservateur
Une démocratie illlibérale
La Pologne a été gouvernée entre novembre 2015 et décembre 2023 par la coalition conservatrice Droite unie, menée par le parti Droit et Justice (PiS). Dans un premier temps dirigée par Beata Szydło (2015-2017) puis par Mateusz Morawiecki (2017-2023).
La communauté LGBT
Une offensive anti-LGBT illustre un incroyable renversement de valeurs pour la Pologne
La cible privilégiée du PiS ( le parti polonais ultraconservateur Droit et Justice ) est ce qu’il appelle "l’idéologie LGBT". En Pologne, des zones anti-LGBT se créent, suscitant une forte inquiétude. Les homosexuels y sont plus que jamais des cibles. Le discours du parti ultraconservateur libère la violence chez certains homophobes, jusqu’à s’attaquer à Varsovie (Pologne), en plein jour, au drapeau arc-en-ciel, symbole de la communauté LGBT.
Le PIS et la volonté de limiter la liberté de presse
L'arrivée du PiS au pouvoir marque une dégradation de la liberté de la presse et des médias publics.
Les médias indépendants et critiques envers le gouvernement sont visés. Un projet de taxe sur la publicité a été présenté par le gouvernement. Les médias privés et certaines organisations européennes comme la COE estiment qu'il s'agit de fragiliser financièrement le journalisme indépendant. Cette taxe intervient après la tentative d'étranglement de plusieurs médias indépendants par le pouvoir qui a restreint la publicité publique. Les médias publics polonais sont passés sous la coupe directe du gouvernement après l'adoption de la très controversée loi sur les médias publics. Ces derniers sont placés placés sous l'autorité de la RMN. C'est à dire qu'ils sont en permanance surveillés par un organisme afin de ne pas pouvoir publier de critique envers le gouvernement.
Régulation des médias
Le PIS, la main sur les médias ?
Subtilement, le PIS a voulu censurer et donner un prisme de vue aux chaînes télévisées, en effet, les tentatives de réforme du KRRiT (organisme de régulation des médias) par les gouvernements ont également été largement motivées par des considérations politiques. Ces tentatives ont été renforcées par le gouvernement de droite du Parti Droit et Justice (PiS) qui, après avoir remporté les législatives de 2015, a remplacé en partie la direction des chaînes de télévisions et des stations de radios publiques.
Pendant le parti du PIS
Le pays entretient des relations difficiles avec les institutions européennes depuis la nouvelle victoire du parti Droit et Justice, ouvertement eurosceptique, aux élections législatives de novembre 2015. Après l’entrée en vigueur de deux lois controversées portant atteinte à l’indépendance des médias et de la justice, la Commission européenne décide le 13 janvier 2016 d’entamer un “dialogue structuré” avec la Pologne, alors simple avertissement. Avant de déclencher finalement, en décembre 2017, l’article 7 du TUE, qui peut théoriquement entraîner le retrait des droits de vote du pays au Conseil. Depuis 2017, le pays fait l’objet de plusieurs procédures d’infractions de la part de la Commission européenne, celle-ci se montrant très critique vis-à-vis des réformes du système judiciaire polonais initiées par le gouvernement.