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les différentes expressions artistiques

lamia el merabet

Created on February 19, 2024

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Le Bèlè

Le bèlè à la Martinique est une forme artistique ancrée dans l'histoire de l'île depuis l'époque esclavagiste. Cette pratique allie musique et danse, mettant en scène le dialogue harmonieux entre le tambour et le tibwa, accompagné de chants en créole. La musique bèlè trouve sa rythmique dans le duo tambour-tibwa, formant la base essentielle de cette expression culturelle. Le tambour, également appelé Ka, est un membranophone conique joué horizontalement par un tanbouyé, assis à califourchon sur la caisse de résonnance. Ce percussionniste utilise habilement ses doigts et parfois ses talons pour produire des rythmes en parfaite symbiose avec les pas de danse. Le ti-bwa, taillé dans du bois ligneux tel que le goyavier ou le tibom, entre en jeu grâce au tibwatè. Ce percussionniste, armé de deux baguettes, crée une cellule rythmique récurrente à l'arrière de la caisse de résonance du tambour. C'est lui qui, une fois que les chants ont été posés par le soliste et le groupe des répondè, marque le tempo et indique au tanbouyé la forme à jouer. La danse se déploie en double quadrille, avec quatre couples participant à un échange rythmique avec le tanbouyé. Les phrases chantées par le soliste sont reprises en chœur par le groupe des répondè, respectant scrupuleusement le rythme émis par le tambour et le tibwa.

- Qu'est-ce que le bèlè ? - Quelle est son histoire ?

Le Bèlè de Bel air est un genre musical martiniquais où un chanteur guide la musique, créant un dialogue avec le tanbouyé, joueur de tambour. Cet art est l'héritage des anciens esclaves, exprimant la joie retrouvée de leur liberté. Originaires des "rues cases-Nègres", ces Noirs libres ont instauré une nouvelle société basée sur l'entraide et le "coup de main". Le Bèlè d'entraide ritualise cette harmonie entre travaux et danses, symbolisant la fusion entre subsistance et réjouissance. Ainsi, le Bèlè de Bel air transcende son statut musical pour devenir un témoignage vibrant de la transformation d'une communauté marquée par l'histoire esclavagiste vers une célébration de la vie et de la liberté.

Le gwoka (ou gwo ka) est un genre musical de la Guadeloupe qui englobe le chant, la musique et la danse. Il est principalement joué avec des tambours appelés « ka », dont les différentes tailles établissent la base musicale. Le boula (plus grand tambour) joue le rythme central, tandis que le marqueur (ou makè), plus petit, marque la mélodie et interagit avec les danseurs, le chanteur soliste (chantè), et les chœurs (lé répondè). Les participants forment un cercle (lawonn) dans lequel danseurs et solistes entrent à tour de rôle, face aux tambours. Le public frappe des mains et chante le refrain imposé par le soliste. Le chacha (sorte de maraca) est un autre instrument utilisé.Les instruments principaux sont le ka (tambour avec une peau de cabri et un tonneau), le makè (qui traduit en séquences sonores les gestes du danseur), le boula (grand tambour émettant l'ostinato rythmique), le chacha (hochet en calebasse remplie de grains durs) et le tibwa (qui déroule un ostinato distinct du boula). Ces instruments, fabriqués avec des matériaux de récupération au temps de l'esclavage, contribuent à l'expression unique du gwoka.

Le Gwoka

- Qu'est-ce que le gwoka ? - Quelle est son histoire ?

Le gwoka, remontant au XVIIe siècle dans le système esclavagiste en Guadeloupe, trouve ses racines dans les pratiques résistantes des Africains déportés malgré les interdictions du Code Noir. Ils utilisèrent tambour, chant et danse pour s'opposer à la déshumanisation et à l'acculturation. Transmis de génération en génération, le mot "gwoka" dérive de "gros-quart", la contenance des tonneaux utilisés pour fabriquer les instruments. Cette forme d'expression libre voit le soliste transmettre des émotions (lokans), tandis que le danseur exprime sa créativité. Le léwòz, espace d'expression, réunit les acteurs dans une ronde nocturne marquée par des relations de pouvoir et de reconnaissance, et le public s'invite librement dans la danse face aux tambours.

Le Vaudou

Le vaudou en Haïti, religion d'origine africaine, est mal compris à l'étranger en raison de représentations sensationnalistes. Pratiqué par environ sept millions de personnes sur huit millions, il joue un rôle fondamental dans la vie sociale, transmettant des valeurs cruciales aux jeunes Haïtiens. Cette pratique émerge de la résistance des esclaves au XVIIe siècle, culminant dans la cérémonie du Bois-Caïman en 1791 dirigée par Boukman, déclenchant la révolte victorieuse contre l'esclavage en 1804. Le vaudou devient un outil politique puissant, fusionnant religion et lutte pour l'indépendance. La révolte de Makandal en 1757, bien qu'échouée, reste un acte fondateur du vaudou et de l'indépendance haïtienne.

- Qu'est ce que le vaudou ? - Quel rôle pour la musique dans le culte vaudou ?

La musique vaudou occupe une place centrale, avec les tambours en premier plan. Les percussionnistes sont clés pour établir le lien entre les esprits (lwa) et les hommes, induisant la transe par la danse. Chaque famille de lwa a ses propres rythmes, complexes et appris dès le plus jeune âge par les musiciens. La musique vaudou, un miroir du passé, échappe au temps avec une dimension intemporelle. Les tambours, essentiels dans chaque rite (rada, petwo, konngo), suivent des règles précises. Le tambour soliste, le manman, a le pouvoir de basculer le fidèle dans la transe. L'instrumentation des rituels petwo et konngo suit également des règles strictes avec des tambours spécifiques. Les tambours sont considérés comme sacrés, ayant une âme propre, et sont conçus lors de cérémonies rituelles avec des offrandes.

Le Candomblé

Le Candomblé est une religion brésilienne, particulièrement enracinée à Salvador. Né pendant la période coloniale, il représente un mélange d'influences spirituelles africaines. Pratiqué initialement par les esclaves, le Candomblé était un moyen de lutte contre la domination blanche, créant ainsi un lien communautaire.

- Qu'est-ce que le Candomblé ? - Quelle est son histoire ?

Le Candomblé trouve ses racines en Afrique, arrivant au Brésil pendant la période coloniale. Il était pratiqué par les esclaves comme un instrument de résistance face à l'exploitation. Malgré les interdictions coloniales et la désapprobation de l'église, les esclaves ont préservé le Candomblé en adaptant des traits catholiques aux divinités africaines, permettant ainsi sa survie au fil du temps.

Le Jazz

Le jazz est un genre musical américain apparu au début du XXe siècle, résultant du croisement du blues, du ragtime et de la musique européenne. Considéré comme la première forme musicale afro-américaine, le jazz se caractérise par l'improvisation, où les musiciens inventent la mélodie sans suivre de partition, tout en respectant l'harmonie du morceau. Une autre caractéristique distinctive est le "swing", une rythmique balancée et décontractée.

- Qu'est ce que le Jazz ?- Quelle est son histoire ?

Le jazz a émergé aux États-Unis au XIXe siècle, avec ses racines dans la traite des Noirs. Les esclaves africains ont apporté des traditions musicales, dont les Work Songs. Le blues rural, les negro spirituals, le gospel, et le ragtime ont contribué à la création du jazz au début du XXe siècle. Ce mélange de styles a donné naissance à une forme musicale novatrice et distinctive.

La Santeria

- Quest-ce que la Santeria ? - Quelle est son histoire ?

La Santería est une religion originaire des Caraïbes, spécifiquement pratiquée à Cuba et dérivée de la religion yoruba. Pour échapper à la conversion au christianisme pendant l'époque de l'esclavage, les esclaves ont ingénieusement mélangé leurs cérémonies avec les saints catholiques, préservant ainsi leurs danses, rythmes, chants et langues.

Les racines de la Santería remontent à la religion Lucumí pratiquée par les tribus Yoruba du Bénin et du Nigeria. Importée à Cuba au XVIIe siècle par des esclaves d'Afrique de l'Ouest, cette tradition religieuse a survécu en secret, déguisant les dieux en figures catholiques pour échapper à l'interdiction de pratiquer leur propre religion. Après la Révolution, la Santería a été reconnue, bien que critiquée comme de la sorcellerie populaire. Depuis les années 1980, elle suscite un regain d'intérêt et attire jusqu'à 80 % de la population cubaine, devenant une part intégrante de la culture cubaine.