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Le palais de soie

CHATEAU VERSAILLES

Created on February 13, 2024

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Château de Versailles

Palais de soie

Depuis le 19 mars, le château de Versailles accueille l'exposition "Soieries impériales pour Versailles, collection du Mobilier national". Participez à ce quizz pour en savoir plus !

Suivez-moi au Grand Trianon pour découvrir ma somptueuse commande de soieries, que j'ai passé en 1810 !

Cliquez sur la flèche rouge pour continuer.

Robert Lefèvre, Napoléon Ier, empereur des Français, 1808, huile sur toile.

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palais de soie

Question 1/10

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PALAIS DE SOIE

Question 2/10

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Question 3 /10

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J.-M. Sériziat & Cie, Lé de tenture et de sièges pour le cabinet de reposdu grand appartement de l’Empereur, 1811-1813, damas fond gros de Tours, broché (soie),79 × 57 cm - Paris, Mobilier national, GMMP 930/001

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Question 4/10

Bissardon, Cousin & Bony (soyeux) et maison Biais Aîné (chasublier), Dalmatique réalisée avec la soierie de la chambre à coucher du grand appartement de l’Impératrice, 1811-1814 (étoffe) et 1838-1842 (assemblage en dalmatique), satin broché (soie, filés or), Versailles, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon (dépôt de la cathédrale Saint-Louis de Versailles), SSN 882.12

Jacob-Desmalter (ébéniste) et François-Louis Castelnaux-Darrac (tapissier), Fauteuil de la chambre de suite de la maison du Seigneur du Hameau, 1811, platane et satin (soie), Versailles, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, T 1289.4

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PALAIS DE SOIE

Question 5/10

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Grand Frères, Élément de tenture pour le troisième salon du grand appartement de l’Empereur, 1811-1813, velours coupé chiné (soie), Paris, Mobilier national, GMMP 778/001

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Question 6/10

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Pierre-Marie Taillepied de Bondy (préfet du Rhône), Liste de soyeux recommandés pour la commande de 1811, 31 janvier 1811, encre sur papier, Paris, Archives nationales, O2 521, d.1, p.44

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Question 7 /10

François Gérard, Portrait de Napoléon Ier , empereur des Français, 1805, huile sur toile, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

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Question 8 /10

Ange-Jacques Gabriel, corrigé par Pierre-François-Léonard Fontaine, et Alexandre Dufour, Plan des aménagements prévus pour le palais de Versailles, [premier tiers du xixe siècle], Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon.

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Question 9 /10

J.-P. Seguin & Cie, Lé de tenture et de lit pour deux chambres à coucher d’appartements de princes et de grands dignitaires, 1811-1813, damas de deux couleurs fond satin, liseré (soie), Mobilier national,.

Corderier & Lemaire, Bordure de tenture tissée pour un cabinet du grand appartement de l’Impératrice (placée en 1813 dans le cabinet de l’Empereur au Grand Trianon), 1811-1812, satin broché (soie, filés or), Mobilier national.

Dutillieu & Théoleyre, Lé de rideaux et de sièges pour dix salons de divers appartements, 1812-1813, taffetas chiné à la branche (soie), Mobilier national.

Grand Frères, Lé d’assise de sièges du cabinet de repos du petit appartement de l’Empereur, 1811-1812, gros de Tours broché (soie et filés or), Mobilier national.

Jean-François Bony (dessinateur) et Bissardon, Cousin & Bony (soyeux), Lé de tenture pour le cabinet de repos du grand appartement de l’Impératrice, 1811-1813, velours ciselé et brodé (soie), Lyon, Musée des Tissus et des Arts décoratifs.

Sélectionnez les 2 bonnes réponses et cliquez sur "envoyer". Attention, seule la bonne combinaison sera validée !

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Question 10/10

Bissadon, Cousin & Bony, Tenture du cabinet de repos du petit appartement de l’Impératrice, 1811-1812, satin brodé (soie), Paris, Mobilier national.

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Merci de votre participation ! Je vous attends dans mes appartements du Grand Trianon pour vous présenter mes soieries.

Félicitations !

Merci d’avoir participé à ce quizz ! N’hésitez plus, venez visiter l’exposition « Soieries impériales » au Grand Trianon jusqu’au 23 juin 2024. L’appartement de l’empereur au Grand Trianon est accessible pour la durée de l’exposition, un lieu qui n’est habituellement pas ouvert au public ! Une occasion à ne pas manquer, non ?

Crédits

© Château de Versailles, Dist. RMN / © Christophe Fouin

Château de Versailles (dist. RMN – GP) / Jean-Marc Manaï

RMN – GP (château de Versailles) / Franck Raux

Mobilier national, Paris / photo Isabelle Bideau

RMN – GP (Musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau) / Gérard Blot

Fonds de la Manufacture Tassinari & Chatel, Maison Lelièvre : © Christophe Fouin

© Musée des Tissus et des Arts décoratifs, Lyon / Sylvain Pretto

© Archives nationales (France)

A chaque saison son décor !

Jusqu'à la Révolution, les meubles des appartements des rois et des reines changeaient en fonction de la saison. En hiver, l'on privilégiait le brocart et le velours tandis qu'en été l'on choisissait des taffetas, des damas et des gros de Tours. - Brocart : toute étoffe décorée de fils d'or ou d'argent tissés; - Velours : étoffe qui présente une surface lustrée et moelleuse formée de poils courts, dressés et serrés; - Taffetas : étoffe de soie serrée, sans envers, d'aspect sec et craquant on la froisse; - Damas : étoffe monochrome, à double face, généralement en soie, ornée de dessins satinés, en relief sur fond mat, formés par le tissage; - Gros de Tours : étoffe de soie semblable au taffetas mais présentant un tissage plus grossier.

Une habitude tombée en désuétude après la Révolution

Vous avez peut-être eu du mal à distinguer les tissus d'hiver des tissus d'été dans la liste proposée. C'est bien normal, pour sa commande Napoléon Ier a demandé des tissus aux couleurs éclatantes qui conviennent à toutes les saisons !

Lorsque Napoléon Ier passe commande aux soyeux lyonnais, ces derniers connaissent de graves difficultés financières. Les fonds qu’il leur octroie sont donc destinés à les sauver de la faillite et dans le même temps à sauvegarder ce formidable savoir-faire.

Napoléon Ier, un "réparateur" pour les manufactures
Un objectif : s'inscrire dans la continuité des rois

Cela permet également à l’empereur de s’inscrire dans la lignée des rois de France qui avaient l’habitude de faire appel aux mêmes manufactures. Par ce financement, Napoléon Ier contribue au progrès et à l’innovation technique en matière de tissage de la soie. Cette belle commande illustre aussi la splendeur du Premier Empire dans sa période la plus prospère.

Camille Pernon (fabricant de soie), Bonaparte Réparateur, 1802, lampas broché (soie, filés métalliques), 71*52 cm, Rueil-Malmaison, château de Malmaison, MM. 40. 47. 8686

C'est la Chine qui est à l'origine de la sériciculture (c'est-à-dire l'élevage des vers) !

L'histoire de la soie débute entre 3000 et 2000 ans av. J.-C. en Chine. Pendant 3000 ans, la Chine est la seule à détenir le secret de la fabrication de ce tissu précieux et à pouvoir le commercialiser. L’art de fabriquer la soie se serait ensuite progressivement transmis aux autres pays au travers d'espions en tous genres (moines, princesses...).

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Comment ça marche ?

Les tissus de soie sont principalement issus du cocon que produit la chenille du bombyx du mûrier. On élève ces vers dans de grands paniers plats (une femelle pond plusieurs centaines d’œufs avant de mourir !). Un mois après leur naissance, les chenilles vont cesser de s’alimenter et cherchent à grimper, elles sont alors prêtes à se métamorphoser et tisser leur cocon. Les chenilles vont démarrer le tissage de leur cocon qu'elles fabriquent avec leur salive ! De chaque cocon, on va tirer un seul fil de soie mesurant un à deux kilomètres. Avant que la chenille ne devienne papillon, les cocons sont retirés et nettoyés. Ils sont ensuite ébouillantés afin de tuer le ver et de récupérer le fil de soie sans le briser.

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Le projet d'installation de Napoléon Ier à Versailles

Depuis 1805, le jeune empereur Napoléon Ier souhaitait s’installer à Versailles. Différents conflits avec ses architectes retardent la mise en place du projet. En 1806, Napoléon Ier nomme Jacques Gondoin comme seul architecte en charge du réaménagement de Versailles en palais impérial. Napoléon Ier ne donne pas suite aux propositions de Gondoin en raison de leurs coûts très élevés. De plus, ces projets ne respectent pas l’Etiquette impériale - un ouvrage dans lequel sont définies les règles à suivre pour respecter la hiérarchie de la Cour impériale.

Jacques Gondoin, Projet de décor des appartements de l’Empereur et de l’Impératrice au château de Versailles, détail : chambre de l'impératrice, vers 1807. Versailles, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon.

Et finalement ?

En 1808, Napoléon Ier décide finalement de confier aux architectes Dufour et Fontaine le réaménagement de Trianon pour s’y installer avec son épouse Joséphie de Beauharnais. Les derniers travaux ont eu lieu en 1812. Les plans proposés par ses architectes pour le château de Versailles ne l’ont pas convaincu et le projet a fini par être abandonné.

Appartement de l'Empereur au Grand Trianon © EPV / Christophe Fouin

Le saviez-vous ?

Une personne qui travaille la soie est appelée un soyeur ou une soyeuse.

Entre continuité...

Les motifs ornant les soieries impériales reprennent des modèles des années 1780. Ainsi, les tissus commandés par Napoléon Ier s’inscrivent dans la continuité des modèles de la fin de l’Ancien Régime dont on admirait alors l’harmonie. On y trouve beaucoup de fleurs alors que ce motif, depuis le Directoire, n’apparaissait plus que rarement dans les textiles.

J.-P. Lacostat & Cie, Lé de tenture et de sièges pour le cabinet de toilette du petit appartement de l’Impératrice, 1812-1814, satin broché (soie), Mobilier national

Décor de l’appartement intérieur du Roi, 1785

...et modernité !

Néanmoins, les soieries impériales présentent également des caractéristiques originales, notamment avec l’apparition des symboles impériaux comme l'abeille, l'aigle ou les fritillaires, qui sont des fleurs impériales. L'arrivée et l'usage de plus en plus fréquent de ces symboles représentent une véritable innovation !

Camille Pernon, Mise en carte pour les feuilles de paravent et d’écran de la salle du Trône, 1806, Fonds de la Manufacture Tassinari & Chatel, Maison Lelièvre.

Cet ensemble de textiles est aujourd’hui dans un état de conservation exceptionnel.

Vrai !

Les derniers moments de Napoléon Ier à Sainte-Hélène, Vincenzo Vela, 1866 © Château de Versailles, Dist. RMN / © Christophe Fouin

En fait, Napoléon Ier n'a jamais pu profiter et faire bon usage de sa commande exceptionnelle en raison de la chute de l’Empire. Il abdique en 1814, revient au pouvoir le temps de la bataille de Waterloo mais perd et sera ensuite envoyé en exil sur l'île de Sainte-Hélène. Pas le temps donc de profiter des 120 soieries fabriquées pour lui... Les soieries ont été conservées au Garde-Meuble (devenu Mobilier national), une administration chargée de conserver les étoffes précieuses destinées à orner les résidences royales. Ce stock de tissus est parvenu jusqu'à nous malgré les changements de régimes politiques successifs.

Mais pourquoi ?