Salvador Dalí: ses tableaux les plus célèbres
Persistance de la mémoire ou Les montres molles (1931)
Les objets durs deviennent inexplicablement mous dans ce paysage de rêve sombre et infini, tandis que le métal attire les fourmis. Les lointaines falaises dorées sont la côte de la Catalogne, la maison de Dalí.
Ces montres molles sont aussi molles que du fromage trop mûr – en effet, elles représentent «le camembert du temps», selon l’expression de Dalí. Ici, le temps doit perdre tout sens. La permanence va avec : les fourmis, un thème commun dans l’œuvre de Dalí, représentent la pourriture, en particulier lorsqu’elles attaquent une montre en or. La monstrueuse créature charnue drapée au centre de la peinture est à la fois étrangère et familière : le visage de Dalí de profil avec ses longs cils.
Cygnes se reflétant en éléphants (1937)
Peint à l’huile sur toile, il contient l’une des célèbres doubles images de Dalí. Les doubles images constituaient une partie importante de la méthode de Dalí. Il a expliqué son processus comme une “méthode spontanée de compréhension irrationnelle basée sur l’association critique interprétative de phénomènes délirants”. Dalí a utilisé cette méthode pour faire émerger les formes hallucinatoires, les images doubles et les illusions visuelles qui remplissaient ses peintures au cours des années 30.
La métamorphose de Narcisse (1937)
Cette peinture est l’interprétation de Dalí du mythe grec de Narcisse. Narcisse était un jeune d’une grande beauté qui n’aimait que lui-même et brisait le cœur de nombreux amants. Les dieux l’ont puni en lui permettant de voir son propre reflet dans une piscine. Il en tomba amoureux, mais découvrit qu’il ne pouvait pas l’embrasser et mourut de frustration. Les dieux l’ont immortalisé comme la fleur de narcisse (jonquille). Pour cette image, Dalí représente la transformation de Narcisse, agenouillé dans la piscine, en la main tenant l’œuf et la fleur.
La canapé bouche de Maé West (1937)
En 1935, Salvador Dalí, sans doute le plus célèbre des artistes surréalistes de l’époque, rencontra une âme sœur chez le collectionneur et poète britannique Edward James. James était le plus éminent partisan britannique du mouvement surréaliste, et le couple a noué une profonde amitié, James devenant un collectionneur de l’œuvre de Dalí. En 1936, Dalí est resté avec James dans sa maison de Londres, où ils ont développé un certain nombre d’idées pour des objets et des meubles surréalistes. C’est James qui leur a suggéré de créer un canapé basé sur l’œuvre de Dalí, Mae West’s Face, qui peut être utilisé comme un appartement surréaliste (1934-1935), qui voit les lèvres écarlates de l'actrice hollywoodienne Mae West réinventées comme siège pour un décor de chambre fantastique.
La salle Mae West (1934)
En 1934, Dalí peind le Visage de Mae West (actrice américaine). Près de quarante ans plus tard, Dalí recrée son œuvre en 3D au musée de Figueras (Catalogne, région en Espagne). Cette salle Mae West abrite un canapé, une cheminée et deux tableaux qui représentent le visage de l’actrice. Le divan est d’une rare sensualité…