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Le monstre c'est toi, c'est moi

Vignali Anne-Cécile

Created on February 12, 2024

Une activité autour de la polysémie du mot Monstre

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Le monstre, c'est toi, c'est moi

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Qu'est-ce qu'un MONSTRE ?

  • Lisez puis complétez l'encadré "Etymologie du mot MONSTRE"
  • Notez les 4 sens dans l'ordre dans le tableau.
  • Puis, passez à la page suivante.

Etymologie

Définition

L'étymologie est la science qui étudie l'origine des mots, leur histoire et leur évolution. Un mot polysémique a plusieurs sens et l'ensemble de ses sens constitue son CHAMP SEMANTIQUE.

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Vous allez noter sur votre feuille de restitution les éléments demandés en soignant votre écriture et le soin. Les deux noms du binôme doivent apparaître.

"Nous n’essaierons pas de donner au lecteur une idée de ce nez tétraèdre , de cette bouche en fer à cheval, de ce petit œil gauche obstrué d’un sourcil roux en broussailles tandis que l’œil droit disparaissait entièrement sous une énorme verrue, de ces dents désordonnées, ébréchées çà et là, comme les créneaux d’une forteresse, de cette lèvre calleuse sur laquelle une de ces dents empiétait comme la défense d’un éléphant, de ce menton fourchu, et surtout de la physionomie répandue sur tout cela, de ce mélange de malice, d’étonnement et de tristesse. Qu’on rêve, si l’on peut, cet ensemble. L’acclamation fut unanime. On se précipita vers la chapelle. On en fit sortir en triomphe le bienheureux pape des fous. Mais c’est alors que la surprise et l’admiration furent à leur comble. La grimace était son visage. Ou plutôt toute sa personne était une grimace. Une grosse tête hérissée de cheveux roux ; entre les deux épaules une bosse énorme dont le contre-coup se faisait sentir par-devant ; un système de cuisses et de jambes si étrangement fourvoyées qu’elles ne pouvaient se toucher que par les genoux, et, vues de face, ressemblaient à deux croissants de faucilles qui se rejoignent par la poignée ; de larges pieds, des mains monstrueuses ; et, avec toute cette difformité, je ne sais quelle allure redoutable de vigueur, d’agilité et de courage ; étrange exception à la règle éternelle qui veut que la force, comme la beauté, résulte de l’harmonie. Tel était le pape que les fous venaient de se donner. On eût dit un géant brisé et mal ressoudé. Quand cette espèce de cyclope parut sur le seuil de la chapelle, immobile, trapu, et presque aussi large que haut [...] à la perfection de sa laideur, la populace le reconnut sur-le-champ et s’écria d’une voix : « C’est Quasimodo, le sonneur de cloches ! D/ C’est Quasimodo, le bossu de Notre-Dame ! A/ Quasimodo le borgne ! Quasimodo le bancal ! » Victor Hugo, 1831

Ses enfants se rassemblèrent autour de lui, mais, au lieu d'être sensible à leurs caresses, le marchand se mit à pleurer, en les regardant. Il tenait à la main la branche de roses, qu'il apportait à la Belle: il la lui donna, et lui dit : « La Belle, prenez ces roses ; elles coûteront bien cher à votre malheureux père » ; et tout de suite, il raconta à sa famille la funeste aventure qui lui était arrivée. A ce récit, ses deux aînées jetèrent de grands cris, et dirent des injures à la Belle, qui ne pleurait point. « Voyez ce que produit l'orgueil de cette petite créature, disaient-elles ; que ne demandait-elle des ajustements comme nous ; mais non, mademoiselle voulait se distinguer ; elle va causer la mort de notre père, et elle ne pleure pas. - Cela serait fort inutile, reprit la Belle ; pourquoi pleurerais-je la mort de mon père ? Il ne périra point. Puisque le monstre veut bien accepter une de ses filles, je veux me livrer à toute sa furie, et je me trouve fort heureuse, puisqu'en mourant, j'aurai la joie de sauver mon père, et de lui prouver ma tendresse. - Non, ma sœur, lui dirent ses trois frères, vous ne mourrez pas, nous irons trouver ce monstre, et nous périrons sous ses coups, si nous ne pouvons le tuer. - Ne l'espérez pas, mes enfants, leur dit le marchand, la puissance de cette Bête est si grande, qu'il ne me reste aucune espérance de la faire périr. Je suis charmé du bon cœur de la Belle, mais je ne veux pas l'exposer à la mort. Je suis vieux, il ne me reste que peu de temps à vivre, ainsi, je ne perdrai que quelques années de vie, que je ne regrette qu'à cause de vous, mes chers enfants. - Je vous assure, mon père, lui dit la Belle que vous n'irez pas à ce palais sans moi ; vous ne pouvez m'empêcher de vous suivre. Quoique je sois jeune, je ne suis pas fort attachée à la vie, et j'aime mieux être dévorée par ce monstre, que de mourir du chagrin que me donnerait votre perte. » Mme Leprince de Beaumont, 1757

Le terme vient du latin monstrum, dérivé de monere (« avertir, indiquer, éclairer »). Rattaché au vocabulaire religieux, le terme latin désigne à l'origine le signe d'une volonté divine. Au XIIe siècle, dans un contexte chrétien, il signifie « prodige, miracle ». Au XIIIe siècle, monstre prend plusieurs sens, désignant tout à la fois des humains perçus comme étranges ou extraordinaires du fait de leur apparence physique (lèpre, visage ou corps contrefait) ou de leurs mœurs ; il s'applique également à caractériser un païen. Au XIVe siècle, le mot désigne un castrat ou une personne extrêmement laide. Au XVIe siècle, il acquiert un sens moral : « action monstrueuse, criminelle », mais conserve encore son sens de « fait extraordinaire »3. Par une analogie (incorrecte d'un point de vue lexicographique) avec le verbe latin monstrare (« montrer »), le monstre est alors associé à ce que l'on montre du doigt, et aussi ce qui se montre, ce qui traduit la puissance divine de la Création, capable de mettre du désordre dans l'ordre ou le contraire, provoquant soit la terreur, soit l'admiration. L'écart avec la norme est à double sens, la frontière s'efface entre les monstres et les merveilles.

On n’a encore aperçu dans ce livre les Thénardier que de profil ; le moment est venu de tourner autour de ce couple et de le regarder sous toutes ses faces.Thénardier venait de dépasser ses cinquante ans ; madame Thénardier touchait à la quarantaine, qui est la cinquantaine de la femme ; de façon qu’il y avait équilibre d’âge entre la femme et le mari. Les lecteurs ont peut-être, dès sa première apparition, conservé quelque souvenir de cette Thénardier grande, blonde, rouge, grasse, charnue, carrée, énorme et agile ; elle tenait, nous l’avons dit, de la race de ces sauvagesses colosses qui se cambrent dans les foires avec des pavés pendus à leur chevelure. Elle faisait tout dans le logis, les lits, les chambres, la lessive, la cuisine, la pluie, le beau temps, le diable. Elle avait pour tout domestique Cosette ; une souris au service d’un éléphant. Tout tremblait au son de sa voix, les vitres, les meubles et les gens. Son large visage, criblé de taches de rousseur, avait l’aspect d’une écumoire. Elle avait de la barbe. C’était l’idéal d’un fort de la halle habillé en fille. Elle jurait splendidement ; elle se vantait de casser une noix d’un coup de poing. Sans les romans qu’elle avait lus, et qui, par moments, faisaient bizarrement reparaître la mijaurée sous l’ogresse, jamais l’idée ne fût venue à personne de dire d’elle : c’est une femme. Cette Thénardier était comme le produit de la greffe d’une donzelle sur une poissarde. Quand on l’entendait parler, on disait : C’est un gendarme ; quand on la regardait boire, on disait : C’est un charretier ; quand on la voyait manier Cosette, on disait : C’est le bourreau. Au repos, il lui sortait de la bouche une dent. Les Misérables, Victor Hugo, 1862

Une aventure plus périlleuse encore nous attendait dans l’île des Cyclopes. Ces géants orgueilleux et sans lois ni coutumes ne plantent ni ne sèment. Cependant, nous fûmes émerveillés par l’abondance de la terre. Puis, j’eus le désir d’explorer l’île et je partis au-devant, avec douze de mes compagnons, pour demander l’hospitalité à ce peuple de géants. Nous parvînmes à la grotte de l’un des Cyclopes qui seul à l’écart prenait soin de son troupeau. Malgré la peur que nous inspirait ce monstre prodigieux, semblable à une montagne plus qu’à un homme, nous nous approchâmes. Nous entrâmes pour explorer ses richesses. Il y avait là des fromages en grande quantité et dans les étables des chevreaux nombreux. Mes compagnons me supplièrent de voler les fromages, de conduire les chevreaux sur notre navire et de prendre la mer au plus vite. « Il aurait peut-être mieux valu. » Homère, L'Odyssée

Comme douzième travail, il lui fut imposé de ramener Cerbère de l'Hadès. Cerbère avait trois têtes de chien, une queue de dragon et toute la longueur de son dos était hérissée de têtes de serpents de toutes espèces. Pour se préparer à cette entreprise, Héraclès se rendit à Éleusis, auprès de Mélampous, afin d'être initié aux mystères. Or, en ce temps-là, l'initiation n'était pas accordée aux étrangers ; aussi, pour cette raison, Héraclès dut-il se faire adopter par Pylios. Et, de surcroît, il ne pouvait pas assister aux mystères parce qu'il n'avait pas été purifié après le meurtre des Centaures. Eumolpos le purifia, et finalement Héraclès fut initié. Ayant atteint le cap Ténare, en Laconie, là où s'ouvre le passage pour descendre dans l'Hadès, Héraclès s'y engagea et descendit. Quand les âmes le virent, elles s'enfuirent toutes, excepté Méléagre et la Gorgone Méduse. Alors Héraclès sortit son épée, comme si la Gorgone avait été vivante, mais Hermès l'avertit qu'il ne s'agissait là que d'un vain fantasme. Arrivé près de la porte de l'Hadès, il trouva Thésée et Pirithoos, celui qui avait aspiré à la main de Perséphone ; c'est pourquoi ils étaient à présent prisonniers. Dès qu'ils virent Héraclès, ils tendirent aussitôt les mains vers lui, dans l'espoir que sa force pourrait les délivrer. Le héros réussit à prendre Thésée par la main et à le mettre debout ; mais, alors qu'il tentait de relever Pirithoos, la terre trembla, et il dut lâcher prise. Puis il fit rouler la pierre qui écrasait Ascalaphos. Et pour offrir un sacrifice de sang aux âmes, il égorgea une bête du troupeau d'Hadès. Mais leur gardien, Ménétès, fils de Ceuthonymos, le défia à la lutte. Héraclès aussitôt le maintint fermement par la taille et lui brisa les côtes. Perséphone alors intercéda en sa faveur et Héraclès le laissa aller. Il parla ensuite à Hadès de Cerbère et le dieu lui permit de l'emmener, à la condition qu'il le vainque sans armes. Héraclès le trouva près des portes de l'Achéron : protégé par sa cuirasse et recouvert de sa peau de lion, il lui mit les mains autour du cou et ne bougea plus jusqu'à ce que la bête, suffoquant, tombe à terre. Héraclès alors la prit, et remonta non loin de Trézène. Déméter, ensuite, transforma Ascalaphos en hulotte. Héraclès montra Cerbère à Eurysthée puis le ramena dans l'Hadès.Apollodore, II 5-12

Le demi-dieu Héraclès (Hercule en Latin), fils de Zeus, doit accomplir douze épreuves, sur l'ordre du roi Eurysthée. On appelle ces épreuves les douze travaux d'Hercule. Son deuxième travail fut de tuer l'Hydre de Lerne. Ce monstre vivait dans les marais de Lerne, mais souvent il s'aventurait dans la plaine et ravageait le bétail et la campagne. Il avait un corps énorme hérissé de neuf têtes : huit d'entre elles étaient mortelles, mais celle du milieu était immortelle. Héraclès monta sur le char guidé par Iolaos ; il arriva à Lerne, il arrêta les chevaux, et trouva l'hydre sur une colline non loin de la source Amymoné, où elle avait sa tanière. Alors Héraclès décocha des flèches enflammées à l'intérieur, contraignant l'hydre à sortir : à peine fut-elle dehors qu'il lui sauta dessus et l'immobilisa. Mais aussitôt elle s'entortilla autour d'une de ses jambes et l'enserra. Héraclès commença alors à fracasser ses têtes avec sa massue ; sans résultat, parce que pour chaque tête tranchée deux nouvelles surgissaient. Et, venant à l'aide de l'hydre, arriva un crabe d'une grandeur épouvantable, qui mordit le pied d'Héraclès. Après l'avoir tué, le héros lui aussi demanda l'aide d'Iolaos ; ce dernier mit le feu à un buisson et, à l'aide de tisons ardents, il empêchait les neufs têtes de repousser, en brûlant la chair à la base des têtes coupées. De cette façon, Héraclès réussit à vaincre les neuf têtes, et à trancher également celle qui était immortelle. Puis il l'enterra et plaça dessus une lourde pierre, non loin de la route qui de Lerne mène à Eléonte. Quant au corps de l'hydre, il en fit des morceaux et il trempa ses flèches dans le sang de la bête. Mais Eurysthée dit ensuite qu'on ne pouvait pas prendre en compte cet exploit, parce qu'il avait tué l'hydre avec l'aide d'Iolaos, et non tout seul. Pseudo-Apollodore, Bibliothèque (Ier ou IIe siècle après Jésus Christ)

Toulouse. Une heure de bouchon : embouteillage monstre sur le périph après une série d'accidents Un très gros bouchon s'est formé sur le périphérique est de Toulouse ce mardi 5 décembre 2023 après deux accidents impliquant sept véhicules. Deux voies restent encore fermées. Deux voies fermées sur le périphérique D’après Vinci Autoroutes, une première collision est survenue « au niveau de la sortie Roseraie du périphérique intérieur ». Il s’agit en réalité d’un « double accident à quelques dizaines de mètres l’un de l’autre, avec plusieurs camions de pompiers sur place ». Le trafic, qui a un temps dû être complètement arrêté sur la rocade, est très ralenti à 8h30. « Au niveau de cette sortie, la voie de droite a été rouverte pour contourner cet accident, mais les deux voies les plus à gauche restent fermées », annonce Vinci Autoroutes.

Ce fut pendant une triste nuit de novembre que je contemplais le résultat de mon labeur. Avec une anxiété qui devint une agonie, je réunis les instruments de vie pour en communiquer une étincelle à la chose inanimée couchée à mes pieds. Il était déjà une heure du matin. La pluie fouettait lugubrement les carreaux quand, à la lumière à moitié éteinte de ma bougie, je vis s’ouvrir les yeux jaunes et mornes de la créature. Elle respira profondément et un mouvement convulsif agita ses membres. Comment décrire mon émotion devant cette catastrophe et dépeindre le misérable que j'avais réussi à créer après tant de soins. Ses membres étaient à sa taille et j’avais essayé de le rendre beau. Beau ! Mon dieu ! ... Sa peau jaune recouvrait à peine ses muscles et ses veines. Ses cheveux étaient pourtant abondants et d’un noir brillant. Ses dents étaient blanches comme des perles, mais ces splendeurs contrastaient d’une façon plus horrible encore avec ses yeux larmoyants et sans couleur, son visage ridé, le trait noir qui formait ses lèvres. J’avais travaillé durement pendant presque deux ans dans le seul but de donner la vie à un corps inanimé. Je m’étais privé de repos et de soins. Je l’avais désiré avec une ardeur sans borne, mais maintenant que c’était fini, la beauté du rêve s’évanouissait. Mon coeur se remplit de dégoût et d’une horreur indicible. Ne pouvant supporter la vue de l’être que j’avais créé je me précipitai hors de la pièce et pendant longtemps je marchai de long en large dans ma chambre sans pouvoir me calmer. Frankenstein ou le Prométhée moderne, M. W. Shelley, 1818

Thésée poursuivait fermement sa marche dans la direction des épouvantables mugissements qui devenaient de plus en plus bruyants, et si éclatants qu'à chaque nouveau décor il s'attendait à voir le monstre surgir devant lui. À la fin, il arriva dans un espace ouvert, au centre même du labyrinthe, et la hideuse créature apparut à ses yeux. Oh! Mes amis, quel horrible spectacle ! Sa tête seule armée de cornes le faisait ressembler à un taureau ; le reste de son corps rappelait à peu près la structure de cet animal, quoi qu'il marchât, contrairement aux lois de la nature, sur ses jambes de derrière. Si on le considérait d'un autre côté, c'était tout à fait une forme humaine ; mais l'ensemble composait un être réellement monstrueux. Le minotaure, se tournant subitement, aperçut Thésée et abaissa ses cornes aiguës, comme fait un taureau furieux quand il s'apprête à fondre sur son ennemi. En même temps il poussa un rugissement formidable dans lequel il y avait comme des éclats de voix humaine, mais qui se brisaient et restaient inarticulés en passant par la gorge de cette bête furieuse. Thésée crut deviner les intentions du monstre, plutôt par ses mouvements que par ses cris. Car les cornes du Minotaure étaient plus acérées que son intelligence n'était visible, et plus menaçants encore que sa voix. Sans plus de mots et de cris de par et d'autre, commença entre Thésée et le Minotaure, le combat le plus acharné dont le soleil et la lune aient jamais été témoins. Nathaniel HAWTHORNE, Le Minotaure, 1851

Son visage donnait une impression de force, avec son nez fin mais aquilin, des narines particulièrement larges, un front haut et bombé des cheveux qui se clairsemaient aux tempes, mais, ailleurs, épais et abondants. Les sourcils, massifs, se rejoignaient presque à l’arête du nez et paraissaient boucler tant ils étaient denses. La bouche, pour autant que je pusse l'entrevoir, sous l'épaisse moustache, présentait quelque chose de cruel, sans doute en raison des dents éclatantes et particulièrement pointues. Elles avançaient audessus des lèvres elles-mêmes dont le rouge vif soulignait une vitalité étonnante chez un homme de cet âge. Les oreilles étaient pâles et se terminaient en pointes. Le menton paraissait large et dur et les joues, malgré leur maigreur, donnaient toujours une impression d'énergie. L'impression générale était celle d'une extraordinaire pâleur. J'avais déjà remarqué le revers de ses mains qu'il avait posées sur ses genoux et, dans la lueur des flammes, elles m'avaient paru longues et fines. Pourtant, à présent que je les voyais de près, je les découvrais grossières, larges, doigts épais. Etrange constatation, aussi, je remarquais des poils au milieu des paumes. Les ongles étaient longs et fins, presque trop pointus. Quand le comte se pencha vers moi et ses mains me frôlèrent, je ne pus retenir un frisson. Peut-être devais-je en imputer la cause à son haleine fétide, mais une terrible nausée s'empara de moi, que je ne pus cacher. Le comte s'aperçut de mon dégoût, car il recula. Avec un sourire effrayant, qui découvrit davantage ses dents proéminentes, il retourna s'asseoir à côté de la cheminée. Pendant tout un temps, nous restâmes silencieux. Regardant en direction de la fenêtre, je m'aperçus que l'aube pointait, timide. Un étrange silence semblait s'être abattu sur toute la région. Pourtant, en prêtant l'oreille, je perçus le hurlement des loups, très lointain, dans la vallée. Les yeux du comte se mirent à briller. Il me dit : - Ecoutez-les, les enfants de la nuit. Quelle musique ils font ! Bram Stoker, 1897

C’est un poulpe gigantesque dont la taille est parfois décrite comme celle d’une île. Avec une de ses tentacules, le Kraken fait chavirer le navire puis le disloque ; quelques marins tombés du bateau sont aussitôt dévorés par le monstre.Bien qu’approcher le Kraken soit terriblement dangereux, on dit que beaucoup de poissons l’accompagnent ; la pêche est donc excellente près de lui, encore ne faut-il pas qu’il attaque. De nombreux pêcheurs ont pris ce risque, mais peu d’entre eux ont réussi dans cette entreprise. C’est un monstre particulièrement violent, il ne laisse jamais un navire près de lui sans réagir. De multiples témoignages parlent de cette créature ; de nombreuses recherches ont mené à la conclusion que le kraken était en réalité un calmar géant. Malgré ses origines scandinaves, on retrouve ce monstre dans la mythologie grecque dans l’histoire de Persée. Le Kraken y est un monstre du dieu des océans Poséidon, à qui Andromède est donnée en sacrifice, sa mère s’étant dite plus belle que Héra. Persée sauve la jeune femme en pétrifiant le Kraken grâce à la tête de Méduse. (dol-celeb.com)

Hitler: la fin d’un monstre Le 30 avril 1945, il y a 75 ans, le Führer se suicidait dans son bunker de Berlin. La mort du dictateur nazi allait précipiter, une semaine plus tard, la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Adolf Hitler développe une conception raciste du monde, qu'il fait appliquer avec le soutien de nombreux nazis de son parti, en décidant d’actions violentes contre les Allemands de religion juive dès 1933. À partir de 1940, Hitler et ses lieutenants décident d'anéantir totalement les juifs d'Europe, dans le cadre d'un génocide que l'on nomme aujourd'hui la Shoah, et qui fait environ 6 millions de morts. D'autres minorités sont persécutées, comme les Roms (victimes d'un génocide, le Samudaripen), les homosexuels ou les personnes atteintes de handicap. Le régime nazi met en place un vaste système pour soutenir cette politique de persécutions et de génocides voulue par Hitler, à travers des camps de concentration, mais aussi des systèmes d'assassinat industriels, les centres de mise à mort (ou camp d'extermination), où les victimes sont gazées, et les corps directement brûlés dans des chambres à gaz pour effacer toute trace du crime de masse commis. À l'Est, des bataillons spéciaux, les Einsatzgruppen, sont dédiés à l'extermination des minorités ciblées, en premier lieu desquelles les juifs. Vikidia

Étant arrivée à la porte du cabinet, elle s'y arrêta quelque temps, songeant à la défense que son Mari lui avait faite, et considérant qu'il pourrait lui arriver malheur d'avoir été désobéissante ; mais la tentation était si forte qu'elle ne put la surmonter : elle prit donc la petite clef, et ouvrit en tremblant la porte du cabinet. D'abord elle ne vit rien, parce que les fenêtres étaient fermées ; après quelques moments elle commença à voir que le plancher était tout couvert de sang caillé, et que dans ce sang se miraient les corps de plusieurs femmes mortes et attachées le long des murs (c'étaient toutes les femmes que la Barbe bleue avait épousées et qu'il avait égorgées l'une après l'autre). Elle pensa mourir de peur, et la clef du cabinet qu'elle venait de retirer de la serrure lui tomba de la main. Après avoir un peu repris ses esprits, elle ramassa la clef, referma la porte, et monta à sa chambre pour se remettre un peu ; mais elle n'en pouvait venir à bout, tant elle était émue. Ayant remarqué que la clef du cabinet était tachée de sang, elle l'essuya deux ou trois fois, mais le sang ne s'en allait point ; elle eut beau la laver et même la frotter avec du sablon et avec du grais, il y demeura toujours du sang, car la clef était Fée, et il n'y avait pas moyen de la nettoyer tout à fait : quand on ôtait le sang d'un côté, il revenait de l'autre. La Barbe Bleue de Charles Perrault

MelanocetusLes baudroies des abysses, dragons des abysses ou Melanocetidés (Melanocetidae) forment une famille de poissons vivant dans les abysses, et ne comportant qu'un seul genre connu. Ils appartiennent à l'ordre des Lophiiformes. Les mâchoires volumineuses de la baudroie abyssale rappellent celles des plantes carnivores. Cependant, des différences importantes existent entre le mâle et la femelle. En effet, seule la femelle possède un organe lumineux au dessus de sa mâchoire. Celle-ci forme comme une petite lanterne au-dessus de sa tête. Elle possède également des dents extrêmement longues, capables de mâcher des poissons deux fois plus gros qu’elles. Chez les baudroies des abysses, la femelle est en outre beaucoup plus grosse que le mâle (une vingtaine de centimètres pour elle contre 3 environ pour le mâle3) : on parle de dimorphisme sexuel. C'est elle qui nourrit le mâle. Celui-ci s’accroche à l’arrière de la femelle, devenant une sorte de parasite. La baudroie abyssale vit dans les océans Pacifique, Atlantique et Indien, à des profondeurs atteignant entre 1 et 3 kilomètres.

MONSTRE, nom masculin (Larousse) 1. Être vivant présentant une importante malformation : La tératologie est l'étude des monstres. 2. Être fantastique des légendes, de la mythologie. 3. Animal effrayant ou gigantesque par sa taille, son aspect. Il peut être employé alors comme un adjectif et désigner quelque chose d'une taille hors norme. 4. Personne qui suscite l'horreur par sa cruauté, sa perversité, par quelque vice énorme. MONSTRE, n. m. (CNRTL) Être qui a une conformation contre nature. Monstre hideux. Un monstre à deux têtes. Cette femme est accouchée d'un monstre. Il se dit aussi des Végétaux. Les fleurs doubles sont des monstres. MONSTRE se dit encore de Certains êtres imaginaires qui figurent dans les fables des anciens. Les Centaures, la Chimère, le Minotaure, les Cyclopes étaient des monstres. Fig., Se faire un monstre de quelque chose, S'imaginer qu'une chose est extraordinaire, très difficile. MONSTRE signifie aussi Être d'une grandeur démesurée. Les monstres marins, Les grands cétacés. Par apposition et familièrement, il désigne un Être ou une Chose énorme, extraordinaire. Un poisson monstre. Un bouquet monstre. On a servi un déjeuner monstre. MONSTRE se dit, par exagération, de Ce qui est extrêmement laid. Cette femme est affreusement laide, c'est un monstre. On dit dans le même sens Un monstre de laideur. Il se dit, figurément, d'une Personne cruelle et dénaturée. Néron était un monstre. C'est un monstre qu'il faudrait étouffer. C'est un monstre d'ingratitude, un monstre d'avarice, un monstre de cruauté, se dit d'une Personne qui montre une grande ingratitude, qui est d'une sordide avarice, etc. Il se dit encore, dans le langage familier, de Personnes à qui l'on fait des reproches. Ce monstre d'homme. Petit monstre! En termes d'Arts, il désigne le Modèle type d'une machine, d'un dispositif. Il se dit encore, dans le langage familier, d'un Premier projet, d'une ébauche. Avant de vous mettre à la rédaction définitive de votre ouvrage, vous m'en soumettrez un monstre.

En apparence, Ted Bundy avait tout d’un homme lambda. Décrit comme charmant, sociable et fort sympathique par son entourage, il est pourtant devenu l’un des tueurs en série les plus tristement célèbres des États-Unis. Avec 36 assassinats (répertoriés) à son compteur, l’homme n’en finit pas de fasciner les psychologues en quête de réponses à une question : d’où pouvait bien venir cette folie meurtrière ?A la Une ce soir, la véritable histoire de l’un des pires tueurs en série américain. Ted Bundy, exécuté le 24 janvier 1989, sur la chaise électrique de la prison de Raifort Starke en Floride. Il avait 43 ans. Il avait été deux fois condamné à mort, pour quelques-uns seulement des meurtres qu’il avait commis. Ceux pour lesquels la justice avait réuni des preuves incontestables de sa culpabilité. Malgré cela, il a persisté, contre toute évidence, à clamer son innocence pendant plus de dix ans ! Dans les années 70 la presse l’avait surnommé : « le tueur de femmes ». Il faisait partie de la liste des 10 criminels les plus recherché par le FBI… Et puis, 3 jours avant son exécution, il a finalement avoué avoir commis « au moins » trente homicides dans 7 États différents entre 1974 et 1978, année de son arrestation. C’était un tueur particulièrement intelligent, diplômé en psychologie, beau garçon, insoupçonnable autrement dit… et très sympathique, ce qui lui a permis d’échapper pendant des années aux enquêteurs, et au passage, de s’évader à deux reprises de prisons hautement sécurisées, pour continuer à tuer ! (RTL)