Les problématiques des publics accueillis (5/9)
Les violences intra-familliales
Les violences familiales, appelées aussi « violences domestiques » ou « violences conjugales », désignent tout comportement répété qui vise à obtenir ou maintenir un pouvoir ou un contrôle sur le/la partenaire dans une relation. Ces violences peuvent être physiques, sexuelles, émotionnelles, économiques ou psychologiques, ou prendre la forme de menaces contre une autre personne. Elles recouvrent tout comportement visant à effrayer, intimider, terroriser, manipuler, offenser, humilier, culpabiliser ou blesser autrui.
Les violences familiales peuvent toucher tout le monde, quels que soient la race, l’âge, l’orientation sexuelle, la religion ou le sexe. Elles peuvent exister dans différents types de relations et concerner des couples mariés, vivant ensemble ou entretenant une relation amoureuse. Ces violences touchent des victimes venant de tous les contextes socioéconomiques et de tous niveaux d’éducation.
Quelques techniques de violence psychologique
Bombardement d’amour (Love bombing) Le bombardement d’amour consiste à submerger la victime de compliments, d'affection, d'attention, de valorisation, de cadeaux et de gestes d'amour excessifs et inattendus, souvent très tôt au début de la relation. L'objectif de l’agresseur est de créer un lien émotionnel intense pour favoriser un attachement rapide puis des engagements importants de la part de la victime. Il peut ensuite exiger une forme de réciprocité et cultiver un sentiment d’être redevable chez la victime, et ainsi commencer à lui imposer certaines choses.
Le bombardement d’amour se produit généralement au début de la relation, mais peut aussi être utilisé au moment de la rémission dans le cycle de la violence, pour rattrapper une victime qui commence à remettre la relation en question, souvent à la suite d’un événement de violence plus manifeste.
Détournement cognitif (Gaslighting) Le détournement cognitif est une forme de manipulation psychologique dans laquelle l'agresseur tente d’imposer à la victime une fausse version de la réalité. Pour y arriver, il peut discréditer ses perceptions (Tu exagères encore! J’ai même pas crié !), remettre ses souvenirs en question (Ça ne s’est pas passé comme ça ! Tu te rappelles juste de ce qui fait ton affaire ! ) ou disqualifier l’interprétation qu’elle se fait de la réalité (C’était juste une blague !).
Un agresseur peut ainsi nier qu’un événement s’est réellement produit ou que quelque chose a été dit, alors que c’est le cas (Je t’ai jamais dit ça ! Tu t’inventes des histoires ! ). A l’inverse, il peut aussi prétendre qu’un événement s’est produit ou que quelque chose a été dit, alors que ce n’est pas le cas (Tu m’avais dit que tu étais d'accord la semaine dernière ! Comment tu as pu oublier ça !).
Privation émotionnelle (Cold Shouldering) Un autre visage de la violence psychologique est la privation émotionnelle, parfois aussi appelée le traitement du silence. La privation émotionnelle implique que l’agresseur refuse à la victime l'affection, la validation, le soutien et l'amour, dans un objectif de contrôle, de coercition ou encore de punition. Il peut se montrer indifférent aux besoins émotionnels de la victime, l'ignorer délibérément ou la priver de tout contact affectif. À l’inverse, il peut ensuite récompenser les comportements de soumission de la victime en lui donnant l’affection et l’attention dont il l’avait préalablement privée.
Renversement des rôles (Darvo) L’acronyme DARVO signifie Deny, Attack, Reverse Victim and Offender . En français, on peut traduire par : nier, attaquer et inverser la victime et l’agresseur. C’est une tactique très fréquente où l’agresseur va utiliser différents éléments de la réalité pour donner à la victime le rôle d’agresseur et se positionner lui-même comme la victime. Pour y arriver, l’agresseur va utiliser plusieurs des conséquences de la violence qu’il a lui-même créées chez la victime pour la décrédibiliser et la faire paraître agressive, instable et violente : sa colère légitime, ses comportements de défense (particulièrement les comportements de violence réactionnelle) et plusieurs manifestations du stress post-traumatique, comme la méfiance et l’irritabilité.
Cette stratégie permet à l’agresseur de gagner beaucoup de pouvoir sur la victime, en manipulant sa propre perception de la situation (elle se sent responsable, elle se perçoit comme l’agresseur), mais aussi celle des proches et des intervenant.es. Cela permet aussi à l’agresseur de menacer la victime de prendre des actions contre elle, en justice par exemple, si jamais elle choisissait de le quitter ou de porter plainte.
Cette méthode est largement utilisée, comme en témoigne la vague d’accusations d’aliénation parentale contre des victimes de violence conjugale, les taux de plaintes croisées auprès des Services policiers ainsi que dans les nombreux dossiers de Cour, où des partenaire accusés de violence vont généralement répondre par leurs propres accusations, ce qui risque de mener à l’impression qu’il s’agit d’un “conflit sévère” où les deux parties sont en cause, plutôt que d’une situation de violence conjugale
Elles peuvent ressentir une confusion intense quant à ce qu’elles pensent, ressentent ou souhaitent et il devient alors très difficile pour elles de se fier à elles-mêmes, ce qui nuit beaucoup à la remise en question de la situation de violence dans laquelle elles se trouvent et à leur rétablissement par la suite.
L'isolement
Mettre une distance avec les proches, se les approprier
-Ne pas faire les messages téléphoniques -Effacer des messages textes ou des courriels -Faire obstacle aux sorties -Faire preuve de jalousie envers les proches -Créer des conflits entre la victime et ses proches.
Discréditer la victime: Présenter aux proches une image faussée de la victime, qui la décrit comme étant trop émotive, instable, déraisonnable, agressive ou comme souffrant d’un problème de santé mentale Se présenter comme étant serviable, digne de confiance, raisonnable et prêt à faire des efforts pour « aider la victime » et lui «donner des chances» ; Se présenter comme étant la victime dans la situation.
Manipuler la perception que les proches ont de la situation: Présenter aux proches une image faussée de la situation, mentir et déformer les faits de façon à responsabiliser la victime et à se déresponsabiliser. Utiliser les proches pour rapporter de l'information sur la victime: Solliciter les proches pour surveiller la victime et rapporter ses faits et gestes, en alléguant une préoccupation pour la victime, en faisant sentir aux proches que c’est «pour son bien». S’approprier la famille et les ami.es de la victime: Investir la famille et les amis de la victime pour faire en sorte de devenir la personne la plus importante dans la relation ; Exclure la victime de la relation avec ses ami-es ou sa famille.
Les conséquences
Souffrance émotionnelle La violence a de nombreuses conséquences sur le bien-être psychologique des victimes: détresse, perte de confiance et d’estime de soi, anxiété, crises d’angoisse ou de panique, tristesse, honte, culpabilité, tension intérieure, stress, colère, désespoir, etc.
La Confusion: La violence conjugale se produit dans un cycle, qui fait en sorte que la situation n’est pas toujours la même. La victime passe de moments de tension où elle ne sait pas trop ce qui se passe, à des moments où la violence éclate, et à des moments d’accalmie où le conjoint s’excuse... tout en la manipulant pour lui insuffler (ou lui imposer) une vision de la situation où elle est partiellement (ou entièrement) responsable. Il est donc normal de voir la victime passer de moments où elle voit plus clair dans la situation, à des moments où elle doute d'elle-même, et où il lui est très difficile de voir la violence.
Le Stress post-traumatique: Les victimes de violence conjugale et leurs enfants présentent souvent les symptômes de l’état de stress post-traumatique, au même titre que les vétérans de guerre. On peut constater des souvenirs envahissants, des cauchemars et des flashbacks très souffrants pour la victime. Elle peut tenter de s’en protéger par une coupure émotionnelle, une consommation d’alcool ou de drogue, l’incapacité à parler de la situation, l’oubli, etc. Cet état d’alerte constant a également d’autres effets : des sursauts, des difficultés de concentration, de la déprime, de l’irritabilité, etc.
La Détérioration de l’état de santé physique: L’état de stress subi sur une période prolongée a des répercussion sur le bien-être physique des victimes: difficultés liées au sommeil, à l’alimentation, perte d’énergie, faible système immunitaire, etc. Les victimes peuvent également souffrir de différents problèmes de santé associés au stress, tels que les syndromes de douleur chroniques, les problèmes cutanés ou digestifs, des maux de têtes fréquents, etc.
Les Blessures physiques: Lorsque la violence physique est présente, elle peut entraîner des blessures telles que des ecchymoses, des fractures, des dents cassées, une perforation des tympans, des commotions cérébrales, etc. Les blessures infligées aux victimes peuvent être très sérieuses, comme c'est le cas des lésions cérébrales traumatiques causées par des commotions cérébrales répétées, et peuvent bouleverser la vie des victimes à long terme et même entraîner la mort.
Altération des liens avec les proches: La violence conjugale affecte négativement le réseau social de la victime. Elle peut être la source de conflits interpersonnels et la victime peut perdre la confiance et l’estime de ses proches ou même perdre ses liens avec eux. L’isolement qui résulte de la violence conjugale est souvent très important. La situation a également des répercussions sur les proches eux-mêmes: épuisement, stress, impuissance, etc.
Altération de la relation avec les enfants: Dans une famille sans violence, les parents se partagent le pouvoir et exercent ensemble l’autorité parentale. Dans une situation de violence conjugale, l’agresseur prend tout le pouvoir dans la famille, tandis que la victime n’en a presque plus. Ce déséquilibre affecte beaucoup les enfants et les adolescents, qui y réagissent souvent en refusant l’autorité de la victime. Le déséquilibre familial peut aussi faire en sorte que certains enfants se sentent le devoir de protéger la victime, ce qui peut devenir très dangereux pour eux.
Pertes financières, pauvreté et exclusion sociale La violence conjugale coûte très cher aux victimes: frais d’avocat (souvent dans des procédures légales interminables et répétées à différentes instances), frais de déménagement et de réorganisation, traitements médicaux, psychothérapie (souvent à long terme, pour la victime et pour ses enfants), congés de maladie, incapacité de travailler de façon prolongée ou permanente, etc. La pauvreté guette souvent les victimes de violence conjugale et ce, peu importe leur statut social d’origine ou leur scolarité. Certaines victimes de violence conjugale peuvent se retrouver complètement exclues du marché du travail et à la rue de façon durable.
Les violences intra-familliales
jonathan.prunier
Created on February 11, 2024
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Les violences intra-familliales
Les violences familiales, appelées aussi « violences domestiques » ou « violences conjugales », désignent tout comportement répété qui vise à obtenir ou maintenir un pouvoir ou un contrôle sur le/la partenaire dans une relation. Ces violences peuvent être physiques, sexuelles, émotionnelles, économiques ou psychologiques, ou prendre la forme de menaces contre une autre personne. Elles recouvrent tout comportement visant à effrayer, intimider, terroriser, manipuler, offenser, humilier, culpabiliser ou blesser autrui.
Les violences familiales peuvent toucher tout le monde, quels que soient la race, l’âge, l’orientation sexuelle, la religion ou le sexe. Elles peuvent exister dans différents types de relations et concerner des couples mariés, vivant ensemble ou entretenant une relation amoureuse. Ces violences touchent des victimes venant de tous les contextes socioéconomiques et de tous niveaux d’éducation.
Quelques techniques de violence psychologique
Bombardement d’amour (Love bombing) Le bombardement d’amour consiste à submerger la victime de compliments, d'affection, d'attention, de valorisation, de cadeaux et de gestes d'amour excessifs et inattendus, souvent très tôt au début de la relation. L'objectif de l’agresseur est de créer un lien émotionnel intense pour favoriser un attachement rapide puis des engagements importants de la part de la victime. Il peut ensuite exiger une forme de réciprocité et cultiver un sentiment d’être redevable chez la victime, et ainsi commencer à lui imposer certaines choses.
Le bombardement d’amour se produit généralement au début de la relation, mais peut aussi être utilisé au moment de la rémission dans le cycle de la violence, pour rattrapper une victime qui commence à remettre la relation en question, souvent à la suite d’un événement de violence plus manifeste.
Détournement cognitif (Gaslighting) Le détournement cognitif est une forme de manipulation psychologique dans laquelle l'agresseur tente d’imposer à la victime une fausse version de la réalité. Pour y arriver, il peut discréditer ses perceptions (Tu exagères encore! J’ai même pas crié !), remettre ses souvenirs en question (Ça ne s’est pas passé comme ça ! Tu te rappelles juste de ce qui fait ton affaire ! ) ou disqualifier l’interprétation qu’elle se fait de la réalité (C’était juste une blague !).
Un agresseur peut ainsi nier qu’un événement s’est réellement produit ou que quelque chose a été dit, alors que c’est le cas (Je t’ai jamais dit ça ! Tu t’inventes des histoires ! ). A l’inverse, il peut aussi prétendre qu’un événement s’est produit ou que quelque chose a été dit, alors que ce n’est pas le cas (Tu m’avais dit que tu étais d'accord la semaine dernière ! Comment tu as pu oublier ça !).
Privation émotionnelle (Cold Shouldering) Un autre visage de la violence psychologique est la privation émotionnelle, parfois aussi appelée le traitement du silence. La privation émotionnelle implique que l’agresseur refuse à la victime l'affection, la validation, le soutien et l'amour, dans un objectif de contrôle, de coercition ou encore de punition. Il peut se montrer indifférent aux besoins émotionnels de la victime, l'ignorer délibérément ou la priver de tout contact affectif. À l’inverse, il peut ensuite récompenser les comportements de soumission de la victime en lui donnant l’affection et l’attention dont il l’avait préalablement privée.
Renversement des rôles (Darvo) L’acronyme DARVO signifie Deny, Attack, Reverse Victim and Offender . En français, on peut traduire par : nier, attaquer et inverser la victime et l’agresseur. C’est une tactique très fréquente où l’agresseur va utiliser différents éléments de la réalité pour donner à la victime le rôle d’agresseur et se positionner lui-même comme la victime. Pour y arriver, l’agresseur va utiliser plusieurs des conséquences de la violence qu’il a lui-même créées chez la victime pour la décrédibiliser et la faire paraître agressive, instable et violente : sa colère légitime, ses comportements de défense (particulièrement les comportements de violence réactionnelle) et plusieurs manifestations du stress post-traumatique, comme la méfiance et l’irritabilité.
Cette stratégie permet à l’agresseur de gagner beaucoup de pouvoir sur la victime, en manipulant sa propre perception de la situation (elle se sent responsable, elle se perçoit comme l’agresseur), mais aussi celle des proches et des intervenant.es. Cela permet aussi à l’agresseur de menacer la victime de prendre des actions contre elle, en justice par exemple, si jamais elle choisissait de le quitter ou de porter plainte.
Cette méthode est largement utilisée, comme en témoigne la vague d’accusations d’aliénation parentale contre des victimes de violence conjugale, les taux de plaintes croisées auprès des Services policiers ainsi que dans les nombreux dossiers de Cour, où des partenaire accusés de violence vont généralement répondre par leurs propres accusations, ce qui risque de mener à l’impression qu’il s’agit d’un “conflit sévère” où les deux parties sont en cause, plutôt que d’une situation de violence conjugale
Elles peuvent ressentir une confusion intense quant à ce qu’elles pensent, ressentent ou souhaitent et il devient alors très difficile pour elles de se fier à elles-mêmes, ce qui nuit beaucoup à la remise en question de la situation de violence dans laquelle elles se trouvent et à leur rétablissement par la suite.
L'isolement
Mettre une distance avec les proches, se les approprier
-Ne pas faire les messages téléphoniques -Effacer des messages textes ou des courriels -Faire obstacle aux sorties -Faire preuve de jalousie envers les proches -Créer des conflits entre la victime et ses proches.
Discréditer la victime: Présenter aux proches une image faussée de la victime, qui la décrit comme étant trop émotive, instable, déraisonnable, agressive ou comme souffrant d’un problème de santé mentale Se présenter comme étant serviable, digne de confiance, raisonnable et prêt à faire des efforts pour « aider la victime » et lui «donner des chances» ; Se présenter comme étant la victime dans la situation.
Manipuler la perception que les proches ont de la situation: Présenter aux proches une image faussée de la situation, mentir et déformer les faits de façon à responsabiliser la victime et à se déresponsabiliser. Utiliser les proches pour rapporter de l'information sur la victime: Solliciter les proches pour surveiller la victime et rapporter ses faits et gestes, en alléguant une préoccupation pour la victime, en faisant sentir aux proches que c’est «pour son bien». S’approprier la famille et les ami.es de la victime: Investir la famille et les amis de la victime pour faire en sorte de devenir la personne la plus importante dans la relation ; Exclure la victime de la relation avec ses ami-es ou sa famille.
Les conséquences
Souffrance émotionnelle La violence a de nombreuses conséquences sur le bien-être psychologique des victimes: détresse, perte de confiance et d’estime de soi, anxiété, crises d’angoisse ou de panique, tristesse, honte, culpabilité, tension intérieure, stress, colère, désespoir, etc.
La Confusion: La violence conjugale se produit dans un cycle, qui fait en sorte que la situation n’est pas toujours la même. La victime passe de moments de tension où elle ne sait pas trop ce qui se passe, à des moments où la violence éclate, et à des moments d’accalmie où le conjoint s’excuse... tout en la manipulant pour lui insuffler (ou lui imposer) une vision de la situation où elle est partiellement (ou entièrement) responsable. Il est donc normal de voir la victime passer de moments où elle voit plus clair dans la situation, à des moments où elle doute d'elle-même, et où il lui est très difficile de voir la violence.
Le Stress post-traumatique: Les victimes de violence conjugale et leurs enfants présentent souvent les symptômes de l’état de stress post-traumatique, au même titre que les vétérans de guerre. On peut constater des souvenirs envahissants, des cauchemars et des flashbacks très souffrants pour la victime. Elle peut tenter de s’en protéger par une coupure émotionnelle, une consommation d’alcool ou de drogue, l’incapacité à parler de la situation, l’oubli, etc. Cet état d’alerte constant a également d’autres effets : des sursauts, des difficultés de concentration, de la déprime, de l’irritabilité, etc.
La Détérioration de l’état de santé physique: L’état de stress subi sur une période prolongée a des répercussion sur le bien-être physique des victimes: difficultés liées au sommeil, à l’alimentation, perte d’énergie, faible système immunitaire, etc. Les victimes peuvent également souffrir de différents problèmes de santé associés au stress, tels que les syndromes de douleur chroniques, les problèmes cutanés ou digestifs, des maux de têtes fréquents, etc.
Les Blessures physiques: Lorsque la violence physique est présente, elle peut entraîner des blessures telles que des ecchymoses, des fractures, des dents cassées, une perforation des tympans, des commotions cérébrales, etc. Les blessures infligées aux victimes peuvent être très sérieuses, comme c'est le cas des lésions cérébrales traumatiques causées par des commotions cérébrales répétées, et peuvent bouleverser la vie des victimes à long terme et même entraîner la mort.
Altération des liens avec les proches: La violence conjugale affecte négativement le réseau social de la victime. Elle peut être la source de conflits interpersonnels et la victime peut perdre la confiance et l’estime de ses proches ou même perdre ses liens avec eux. L’isolement qui résulte de la violence conjugale est souvent très important. La situation a également des répercussions sur les proches eux-mêmes: épuisement, stress, impuissance, etc.
Altération de la relation avec les enfants: Dans une famille sans violence, les parents se partagent le pouvoir et exercent ensemble l’autorité parentale. Dans une situation de violence conjugale, l’agresseur prend tout le pouvoir dans la famille, tandis que la victime n’en a presque plus. Ce déséquilibre affecte beaucoup les enfants et les adolescents, qui y réagissent souvent en refusant l’autorité de la victime. Le déséquilibre familial peut aussi faire en sorte que certains enfants se sentent le devoir de protéger la victime, ce qui peut devenir très dangereux pour eux.
Pertes financières, pauvreté et exclusion sociale La violence conjugale coûte très cher aux victimes: frais d’avocat (souvent dans des procédures légales interminables et répétées à différentes instances), frais de déménagement et de réorganisation, traitements médicaux, psychothérapie (souvent à long terme, pour la victime et pour ses enfants), congés de maladie, incapacité de travailler de façon prolongée ou permanente, etc. La pauvreté guette souvent les victimes de violence conjugale et ce, peu importe leur statut social d’origine ou leur scolarité. Certaines victimes de violence conjugale peuvent se retrouver complètement exclues du marché du travail et à la rue de façon durable.