Want to create interactive content? It’s easy in Genially!
Le camp de concentration de Natzweiler-Struthof
seve.raphael.prof
Created on February 5, 2024
Start designing with a free template
Discover more than 1500 professional designs like these:
View
Higher Education Presentation
View
Psychedelic Presentation
View
Vaporwave presentation
View
Geniaflix Presentation
View
Vintage Mosaic Presentation
View
Modern Zen Presentation
View
Newspaper Presentation
Transcript
Le camp de concentration de Natzweiler-Struthof
Problématiques : - Qui a été déporté dans ce camp ? - Pour quelles raisons ? - Comment les survivants ont-il oeuvré pour la transmission de la mémoire ?
Nous suivrons l'itinéraire d'Eugène Marlot, né le 19 novembre 1900 à Quincey (Bourgogne). Il fut interné au camp de Natzweiler-Struthof.
Sommaire
1- La localisation du camp et son histoire
2- Exemple d'une arrestation - Celle d'Eugène marlot
3- L'arrivée dans le camp
4-Typologie des prisonniers
5- Une journée type d'un déporté
6- Les crimes médicaux de guerre
7- Quelques anecdotes
8- Le bilan
Plan du Struthof
11
10
12
13
15
14
16
Source : https://www.struthof.fr/exemple-de-contenus/carte-interactive
1- La localisation du camp et son histoire
Le camp de concentration de Natzweiler-Struthof a été implanté en 1941 sur le territoire de l'Alsace annexée par l'Allemagne nazie.
L'Alsace est annexée de facto, le 18 octobre 1940, au territoire allemand, par un décret de Hitler. C'est à dire que l'Alsace ne fait pas partie de la France occupée mais est un territoire pleinement allemand.
C’est pour son filon de granit rose, une pierre extrêmement rare, que les nazis installèrent le camp au Struthof. Le granit rose intéressait Albert Speer, inspecteur général des bâtiments de Berlin, alors chargé de la construction du Grand Stade de Nuremberg, mais aussi de bâtir Germania, la ville la plus belle du monde qui surpasserait Paris. .
Le lieu-dit du Struthof, sur le Mont-Louise, était une station touristique très appréciée depuis le début du XXe siècle, en particulier par les Strasbourgeois qui y trouvent un hôtel et des pistes de ski.
Les premiers déportés arrivent dans deux convois en provenance du camp de Sachsenhausen, les 21 et 23 mai 1941. Ils construisent les premières baraques du camp du Struthof (« KL Natzweiler »). Devenu zone interdite, le camp est achevé en octobre 1943. (…) Il était entouré d’une double clôture électrifiée, à l’intérieure de laquelle ont été construits 18 baraquements. Le fonctionnement du camp est assuré par environ 80 officiers, sous-officiers et hommes de troupe autour du commandant du camp et son adjoint. (…) Environ 250 SS ont été en poste au camp de Natzweiler. Prévu initialement pour un effectif d’environ 2 000 détenus, le camp de NatzweilerStruthof comptait près de 7 000 déportés au cours de l’été 1944. (…). Les déportés du camp de Natzweiler viennent de toute l’Europe, de prisons, de camps d’internement ou d’autres camps de concentration.
2- Exemple d'une arrestation : celle d'Eugène Marlot
« 11 août 1943. Je viens d’ouvrir le magasin lorsque deux individus font irruption. L’un en gabardine beige et portant un chapeau mou, l’autre en uniforme d’officier allemand. « Police allemande » me dit l’homme à la gabardine, en me montrant sa carte, tandis que l’autre m’enfonce le canon de son revolver dans les reins. La Gestapo ! J’ai tout de suite compris et mon sang se glace un instant. Je suis fait, fait comme un rat. « Voici cinq fausses cartes d’identités, et c’est vous qui les avez faites. Nous vous arrêtons. » Eugène Marlot, Sac d’os ¹
3- L'arrivée dans le camp
Arrivée : gare de Rothau 8 km jusqu'au camp : soit en camion, soit à pied. Les prisonniers arrivent ensuite au camp.
Doc : L'entrée du camp (Camp de concentration Natzweiler-Struthof)
Avant de passer la porte : - A gauche : le chenil + villa et piscine du commandant - A droite : le camp des gardiens Ils ne vivaient pas dans le camp mais à l'exterieur !
4- Typologie des prisonniers
« On donne ensuite à chacun de nous un triangle d’étoffe rouge, avec un F au milieu, et un petit rectangle blanc, d’étoffe également, portant un numéro. Le tout à coudre le lendemain sur nos vestons, côté cœur. » Eugène Marlot, Sac d’os ¹
5- Une journée type d'un déporté
La vie quotidienne des déportés se déroulait toujours de la même façon. Le réveil avait lieu à 4 heures du matin en été et à 6 heures en hiver, par les journées les plus courtes. Aussitôt levés, les déportés passaient aux lavabos ; torse nu ils devaient se laver à l'eau glacée, tant qu'il y avait de l'eau. Ils s'habillaient et recevaient un demi-litre de tisane ou d'un semblant de café, puis se rendaient, en rang par cinq, sur les plates-formes où se faisait le premier appel de la journée.
La vie quotidienne des déportés se déroulait toujours de la même façon. Le réveil avait lieu à 4 heures du matin en été et à 6 heures en hiver, par les journées les plus courtes. Aussitôt levés, les déportés passaient aux lavabos ; torse nu ils devaient se laver à l'eau glacée, tant qu'il y avait de l'eau. Ils s'habillaient et recevaient un demi-litre de tisane ou d'un semblant de café, puis se rendaient, en rang par cinq, sur les plates-formes où se faisait le premier appel de la journée. Ils s'habillaient et recevaient un demi-litre de tisane ou d'un semblant de café, puis se rendaient, en rang par cinq, sur les plates-formes où se faisait le premier appel de la journée.
Gravure de Henry GAYOT, déporté NN matricule 11 784
Les SS comptaient les déportés de chaque baraque et les morts de la nuit qu'ils devaient sortir avec eux pour le premier appel. Les appels se prolongeaient parfois pendant des heures ; les déportés debout, par rang de taille, immobiles, en hiver dans la neige, en été sous la pluie et les orages ou le soleil brûlant.
"L'appel" - Gravure de Henry GAYOT, déporté NN matricule 11 784
L'appel terminé, les déportés devaient se rendre aux plates-formes 1 et 2 pour la formation des commandos de travail, puis ils étaient emmenés vers les différents lieux de travail forcé : - soit dans la carrière de granit ; - soit à l'atelier de réparations des moteurs d'avions ; - soit dans la carrière de sable située 1 500 mètres plus haut ; - soit à la construction de la route ; - ou encore au Kartoffel-keller ( silo à pommes de terre ) situé à 100 mètres de l'entrée du camp.
"Corvée" - Gravure de Henry GAYOT, déporté NN matricule 11 784
À midi, intervenait un bref arrêt de travail suivi du second appel. On servait rapidement une maigre ration de soupe aux déportés, et c'était à nouveau le rassemblement. Après le retour du travail, à 18 heures avait lieu le troisième appel, dans les mêmes conditions que celui du matin, plus long encore et plus pénible.
"Retour du travail" - Gravure de Henry GAYOT, déporté NN matricule 11 784
La distribution du repas du soir se faisait dans les baraques. La ration du déporté consistait en un demi-litre d'ersatz de café ou de tisane, avec environ 200 grammes de pain et quelques grammes de graisse synthétique. En 1943, les rations de pain furent réduites à 100 grammes.
"La soupe, la faim" - Gravure de Henry GAYOT, déporté NN matricule 11 784
6- Les crimes médicaux de guerre
August Hirt (1898 -1945 ) Anatomiste allemand. Criminel nazi.
Membre de la SS et du parti nazi, il fut directeur de l’Institut d’anatomie de l’Université nazie de Strasbourg (la Reichsuniversität Strassburg) entre 1941 et 1944. Au cours de ces trois années, il se livra à de nombreux crimes : des expériences sur le gaz moutarde au Camp de Natzweiler en 1942, et la constitution d’une collection anatomique juive par gazage de 86 Juifs en août 1943 dans la chambre à gaz du Struthof.
En 2015, trois planches anatomiques avec des restes humains appartenant à l'une des victimes d'August Hirt sont découverts à l'Université de Strasbourg. Hirt avait fait gazer 86 victimes juives au camp du Struthof-Natzweiler pour se créer une collection de squelettes.
Nous savons également que le camp du Struthof a servi de sources d'approvisionnement en êtres humains à au moins trois professeurs nazis de l'université. Le docteur nazi Eugen Haagen a par exemple mené des expérimentations sur 196 victimes du typhus.
8- Le bilan
En septembre 1944, face à l'avancée des Alliés, les nazis évacuent le camp principal de Natzweiler-Struthof. La plupart des déportés sont envoyés à Dachau, tandis qu'un petit nombre reste sur place sous la surveillance d'une poignée de SS.
Le 23 novembre 1944, jour de la libération de Strasbourg, l'armée américaine découvre le camp, devenant ainsi le premier témoin de l'univers concentrationnaire nazi.
Entre 1941 et 1944, plus de 52 000 personnes sont déportées à Natzweiler-Struthof et ses camps annexes, et plus de 20 000 y perdent la vie.
Dès 1945, les Alliés organisent le procès de Nuremberg, où les plus hauts responsables nazis sont jugés. Des procès séparés sont ensuite organisés pour les SS de chaque camp principal. Josef Kramer, ancien commandant de Natzweiler et de Bergen-Belsen, est jugé par les Britanniques pour son rôle dans ce dernier camp. Les autres responsables SS de Natzweiler, arrêtés ou en fuite, seront jugés lors des procès de Wuppertal, Rastatt et Metz.
7- Quelques anecdotes
L'arrivée des bandits N.N. dans le camp
"Le pendu de Noël"
L'arrivée des bandits N.N. dans le camp
NN (Nacht und Nebel, Nuit et Brouillard) : Ce sont des résistants que les nazis estiment dangereux pour le IIIe Reich et destinés à disparaître rapidement et sans laisser de trace.
En septembre 1943, Heinrich Himmler, chef suprême de la SS, ordonne aux commandants des camps de concentration (KL) de transférer tous les détenus N.N vers Natzweiler-Struthof.
Le 15 juin 1943, un premier convoi de 71 prisonniers NN norvégiens arrive au camp de Natzweiler-Struthof. Ces hommes, condamnés à l'anonymat et à l'extermination par le régime nazi, sont affectés au Kommando de la carrière, un lieu de travail particulièrement pénible et dangereux. Moins d'un mois plus tard, les 9, 12 et 15 juillet 1943, trois convois en provenance de France amènent à Natzweiler 168 prisonniers NN.
L'arrivée de ces premiers convois NN marque le début d'une phase sombre pour le camp de Natzweiler. Déportés et voués à l'anéantissement, ces prisonniers NN subiront des conditions de vie et de travail terribles, qui ne laisseront que peu d'entre eux en vie.
Photographie de la fiche de prisonnier de M. Henri Gayot, résistant déporté au camp de concentration de Natzwiller-Struthof, rédigée en allemand. Ce document contient tous les renseignements du détenu, sa photo d'identité avec le numéro, le numéro de détention, ainsi que la signature de Henri Gayot en bas à gauche. Les lettres "NN" signifient : "Nacht und Nebel" : les détenus étaient voués à disparaître physiquement et administrativement.
Transport de pierre dans le camp, dessin de Henri Gayot. Les SS et les Kapos sont sans pitié avec les premiers NN français. Sur les 168 NN des trois convois de juillet 1943, il y aura une trentaine de survivants.
"Le pendu de Noël"
Le camp de concentration de Natzweiler-Struthof était un lieu de terreur et de mort. Parmi les nombreuses atrocités qui y ont été commises, les pendaisons publiques étaient particulièrement cruelles et barbares. Le site du camp comportait même deux potences, qui servaient à exécuter les déportés condamnés à mort. Tous les autres déportés étaient contraints d'assister à ces exécutions, ce qui constituait une torture psychologique supplémentaire.
L'une des pendaisons qui a marqué les esprits de manière indélébile est celle qui a eu lieu le soir de Noël 1943. La victime était un déporté allemand, arrivé au camp au début du mois de décembre. Dès son arrivée, il avait été soumis à un châtiment terrible : 100 coups de bâton assénés par quatre SS. A demi mort, il avait été emmené au block cellulaire, où il n'est resté que quelques jours avant d'être pendu. Le jour de l'exécution, le commandant Kramer et ses adjoints, cyniques et cruels, se sont tenus debout à côté de la potence, fumant des cigares pendant que le condamné agonisait.
PLACE D'APPELLa place d'appel réunissait les déportés pour un comptage qui pouvait durer plusieurs heures. Au sol, une plaque mémorielle rend hommage aux déportés étrangers morts au camp de Natzweiler.
CHAMBRE À GAZ Construit en 1912, ce Rodelsaal (« salle de luge ») servait de salle de bal et de banquet. Pendant la période du camp, il est utilisé comme lieu d’enfermement des premiers déportés (les premiers convois arrivent les 21 et 23 mai 1941), puis d’emplacement de stockage de vivre. A l’automne 1942, les SS décident d’aménager dans une des pièces une chambre à gaz. Une fois en fonction, celle-ci sert à l'entraînement des SS au port du masque à gaz. Des expériences sur le gaz phosgène y sont aussi menées. 86 hommes et femmes y ont été assassinés pour la constitution d'une collection de squelettes juifs destinée à la Reichsuniversität Straßburg.
NÉCROPOLE NATIONALE La Nécropole Nationale regroupe 1116 tombes de Français et d'étrangers morts en déportation.
EXPOSITION PERMANENTE DU CERD
MUSÉE Dès 1965, cette baraque a accueilli l'exposition consacrée au camp. Détruite en 1976 après un incendie criminel, elle a été reconstruite et a pu retrouver cette fonction. L'exposition qu'elle abrite met en perspective l'histoire du camp de concentration de Natzweiler et de ses camps annexes. Elle met en valeur les informations et documents inédits issus de la recherche.
MÉMORIAL NATIONALE Le Mémorial aux Héros et Martyrs de la Déportation a été inauguré officiellement le 23 juillet 1960 par le général de Gaulle, alors président de la République française. Haut de 40 mètres et visible depuis la vallée, il représente une flamme et arbore la silhouette émaciée d'un déporté. Le corps du déporté inconnu, symbole de toutes les victimes de la déportation, est placé à l'intérieur du caveau, au pied du Mémorial, ainsi que 14 urnes renfermant de la terre symbolique ou des cendres anonymes provenant des camps de concentration en Allemagne.
ANCIENNE AUBERGE L’auberge du Struthof porte le nom du lieu-dit sur lequel elle est située. De 1941 à 1944, le restaurant et ses annexes sont réquisitionnés par les nazis, qui y installent une partie des hommes de troupe affectés au camp, ainsi que divers ateliers de travail. A l'automne 1942, les SS décident d'installer une chambre à gaz (8) dans l'annexe située en face de l'auberge
"KARTOFFELKELLER" "Kartoffelkeller" signifie «cave à pommes de terre» en allemand. Ce bâtiment en béton armé, long de 120 mètres, est composé de 22 alvéoles, parcourues de 2 longs couloirs parallèles. Sa construction par les déportés du camp dura du 30 juin 1943, jusqu’en 1944. A ce jour, aucun document ou témoignage n’a permis de connaître l’utilisation du site ou de savoir ce que l’administration SS du camp comptait en faire.
1- Qu'arrive-t-il à Eurgène Marlot le 11 août 1943 ? 2- Pour quelle raison ?
PRISON Le block cellulaire était la prison du KL Natzweiler. Il est composé de 20 cellules, 10 cellules occupent chaque aile du bâtiment. L'enfermement faisait partie des punitions règlementaires dans les camps de concentration. Les conditions de détention, encore plus dures que dans le reste du camp, étaient strictement établies.
LANTERNE DES MORTS La Lanterne des morts est allumée en permanence pour rendre hommage aux détenus disparus. A cet endroit étaient utilisées les cendres des déportés, qui servaient d'engrais pour les potagers des SS.
SABLIÈRE Le long de la route qui longe la Nécropole Nationale (14) subsistent les vestiges de l'ancienne sablière. Des déportés y étaient soumis au travail forcé. De nombreuses exécutions ont été perpétrées en ce lieu. Une plaque mémorielle rend hommage aux disparus :"A la mémoire des résistants de toute nationalité et de 17 jeunes patriotes de Ballersdorf et environs (Ht-Rhin) exécutés ici par les nazis de 1941 à 1944".
CARRIÈRELe site de la carrière a été choisi par l'ingénieur géologue Karl Blumberg au lieu-dit du Struthof, sur les pentes du Mont Louise, non loin de la commune de Natzweiler, nom germanisé de Natzwiller. Ce choix détermine l'implantation du camp de concentration à un kilomètre en aval du site d'exploitation. Les déportés y travaillent par tous les temps et subissent les mauvais traitements des gardes. Au fur-et-à mesure que la situation militaire des Allemands se dégrade (débarquement anglo-américain en Afrique du Nord en 1942, victoire soviétique à Stalingrad en février 1943,...), l'exploitation de la carrière est délaissée, même si elle se maintient jusqu'en 1944. Les déportés sont alors majoritairement employés au démontage des moteurs d'avion de la firme Junkers et à la récupération des pièces utilisables.
VILLA DE LA KOMMANDANTUR Cette villa, construite au début du XXe siècle, a servi de siège de commandement et accessoirement de lieu de villégiature pour les commandants du camp.
EXPOSITION PERMANENTE DU CERD "S'engager, résister, combattre"
3- D'après le texte et l'image, quel type de déporté était Eugène Marlot ? 4- Que signifie la lettre F ?
CRÉMATOIREAchevée fin octobre 1943, cette baraque est destinée à accueillir le crématoire ambulant qui avait été installé à proximité de l'auberge du Struthof (9) en février 1943. Elle avait trois fonctions bien établies. En premier lieu, elle servait de block d'admission. Les déportés y subissait un déshabillage, une fouille et une douche. En second lieu, les détenus décédés, emmenés à la morgue au sous-sol, étaient incinérés au crématoire, au niveau supérieur, et leurs cendres répandues en contrebas, dans la fosse appelée aujourd'hui Fosse aux cendres (4). Enfin, le block crématoire a également été le théâtre d'expériences pseudo-médicales.
FOSSE AUX CENDRES Les cendres des déportés incinérés étaient jetées dans cet espace, à l'origine la fosse septique, en contrebas du block crématoire (3). Sur le Mur du souvenir, des plaques mémorielles ont été apposées au fil du temps, en signe d'hommage et de recueillement. L’inscription «Honneur et Patrie, Ossa Humiliata» (Honneur et Patrie, aux os humiliés) figure au sol.