Les Grandes Découvertes
Loucas RAMA
Introduction
Vasco de Gama
Jean Cabot
Jacques Cartier
Pedro Alvares Cabral
Fernand de Magellan
Sommaire
Conclusion
Médiagraphie
Introduction
L’expression « les grandes découvertes » sert généralement à désigner les explorations maritimes entreprises par les puissances européennes aux xve et xvie siècles. Durant cette période, les monarchies et de riches compagnies commerciales financent de grandes expéditions dans le but d'explorer le monde, cartographier la planète et établir des contacts directs avec l'Afrique, l'Amérique, l'Asie et l'Océanie. L'expression « âge des découvertes » est également utilisée par les cartographes. Les principales puissances maritimes qui se lanceront dans l'exploration du monde seront le Portugal, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas ainsi que de célèbres navigateurs italiens.
VASCO DE GAMA
Portrait :
Vasco de Gama est né vers 1460 ou 1469 à Sines (Portugal) et est mort le 24 décembre 1524 à Cochin aux Indes .C'est un grand navigateur portugais, considéré comme le premier Européen à atteindre les Indes par la voie maritime en contournant en 1498 le cap de Bonne-Espérance, découvert en 1488 par Bartolomeu Dias.
Carte de son expédition
Vasco de Gama quitte l'estuaire du Tage le 8 juillet 1497 avec 200 hommes d'équipage à bord de 4 navires. Le début de l'expédition est mouvementé, des maladies (dysenterie et scorbut) touchent les marins. De Gama envoie parfois sur la Terre ferme des hommes pour ramener de la nourriture fraîche. Le 22 Novembre 1497 ils arrivent au Cap de Bonne Espérance, limite entre le connu et l'inconnu. Le 21 Mai 1498 il atteint le port Indien de Pantalayini, situé à une vingtaine de kilomètres de Calicut, puis il débarque sur la plage de Kappad le 28 mai, son équipage en guenilles étant exténué.
Anecdote du voyage
Le voyage est un échec : le Zamorin de Calicut, déçu par les marchandises qu'il lui propose — miel, chapeaux, pots de chambre — lui refuse les avantages commerciaux qu'il demande et l'Inde compte moins de chrétiens qu'il n'escomptait. Il doit repartir trois mois plus tard, prenant en otage des notables pour assurer ses arrières. Néanmoins, il est couvert d'honneurs à son retour, nommé « amiral des Indes » et à ce titre contrôle une partie du commerce avec l'Inde. Désormais, Vasco de Gama va utiliser sa légende (celle d'avoir été le premier voyageur à atteindre l'Inde, présentée comme une terre nouvelle ) pour construire sa carrière .
JEAN CABOT
Portrait :
Jean Cabot, de son nom de naissance Giovanni Cabato, est né vers 1450 et mort en 1498 .C'est un navigateur et un explorateur italien au service de l’Angleterre à partir de 1496. De dix ans plus âgé que Christophe Colomb, il aspire, comme lui, à découvrir une route d'Europe vers l'Asie à travers l'océan Atlantique et atteindre la région de Terre-Neuve en 1497.
Carte de son expédition
Le 2 mai 1497, l'explorateur quitte Bristol à bord du Matthew, un navire de 50 tonneaux disposant d'un équipage de 18 hommes, dont son fils Sébastien Cabot. Il touche terre le 24 juin, mais ne rencontre pas d'indigènes . Il a atteint l'île de Cap-Breton ou l'île de Terre-Neuve, à l'embouchure du fleuve St-Laurent, sans qu'il soit possible de localiser le lieu exact du débarquement . Il explore ensuite la côte pendant quelques temps, mais ne se rend plus à terre. Il repart pour l'Angleterre et fait le récit de son voyage au roi Henri VII le 10 août . Cabot est alors lui aussi persuadé d'avoir atteint l'Asie . Il note l'abondance de cabillauds au large des terres découvertes .
Anecdote du voyage
L'endroit précis de son premier accostage est controversé. Les gouvernements canadien et britannique considèrent qu'il est arrivé dans la péninsule de Bonavista. Les Anglais ont affirmé qu'il était le premier Européen à découvrir la « nouvelle terre » après les Vikings, Colomb étant arrivé dans les Caraïbes, pas sur le continent . Mais l'absence de cartographie ou de journal de voyage est source de controverses .
JACQUES CARTIER
Portrait :
Jacques Cartier est né vers 1491 à Saint-Malo alors dans le duché de Bretagne où il meurt le 1er septembre 1557 . C' est un navigateur et un explorateur breton puis français, qui, mandaté par le roi de France François Ier, atteint en 1534 le golfe du St-Laurent et explore les territoires alentour, auxquels il donne le nom de "Canada". Il y effectue un second voyage en 1535-1536 et un troisième en 1541-1542. Auteur de cartes aujourd'hui perdues et de Relations, récits de ses voyages, Jacques Cartier est le premier Européen à décrire et nommer cette région et ses habitants .
Carte de son expédition
Après seulement vingt jours de traversée Cartier atteint Terre-Neuve, avec ses 2 navires et un équipage de 61 hommes. Il explore minutieusement le golfe du St-Laurent à partir du 10 juin. Le 12 juin, lors de la reconnaissance de nouveaux lieux et la dénomination de nouvelles rivières, Jacques Cartier et ses marins aperçurent, un peu à l'écart de la rivière qu'ils venaient de nommer St-Jacques, un grand navire originaire de La Rochelle, dont l'équipage, après une longue campagne de pêche à la morue, avait perdu son chemin au milieu des nombreuses îles du golfe du St-Laurent. Ils allèrent à bord de ce navire pour le conduire vers un lieu plus commode pour s'orienter, qu'ils appelèrent « Havre Jacques-Cartier ».
Anecdote du voyage
Le lundi 6 juillet, Jacques Cartier et son équipage entrent en contact avec les premiers Amérindiens de la Nation micmac, au large de la baie des Chaleurs. Les jours suivants, la confiance s'installe entre les marins et les autochtones, avec échanges de colifichets, couteaux, tissus… contre des peaux d'animaux. Le vendredi 24 juillet, il met pied à terre à Gaspé, y plante une croix de trente pieds, revendiquant la région pour le roi de France. La troupe des Français y rencontre des Iroquoiens du St-Laurent, venus pour la pêche, qui les accueillent sans grand plaisir. Le chef amérindien, Donnacona, après protestations, finit par permettre à Cartier d'amener deux de ses « fils » en France. La rentrée à St-Malo se fait le 5 septembre après une autre courte traversée de 21 jours.
PEDRO ALVARES CABRAL
Portrait :
Pedro Álvares Cabral, né vers 1467 à Belmonte et mort vers 1520 à Santarém, est un navigateur portugais de l'époque des grandes découvertes, considéré comme le découvreur du Brésil, à l'occasion du voyage de la deuxième flotte portugaise envoyée vers les Indes en 1500, à la suite du voyage de Vasco de Gama en 1498. Chargé par le roi du Portugal Manuel Ier d'aller aux Indes (l'Asie orientale) afin de prolonger l'œuvre de Vasco de Gama, il accoste par hasard sur la côte de l'Amérique du Sud le 22 avril 1500 et prend possession de ce territoire, dont il estime qu'il se trouve dans la région du monde attribuée au Portugal par le traité de Tordesillas (1494). Sa carrière et sa vie sont mal connues en dehors de ce voyage. Pedro Cabral était certainement un officier, mais sans doute pas un marin. Les raisons réelles de sa nomination comme amiral de cette flotte ne sont pas connues.
Carte de son expédition
La flotte sous le commandement de Cabral part de Lisbonne le 9 mars 1500. Au matin du 14 mars, l'escadre contourna la Grande Canarie, la plus importante des îles Canaries. Elle cingla vers Cap-Vert, qu'elle atteint le 22 mars. La flotte franchit l'Équateur le 9 avril et met le cap à l'ouest aussi loin du continent africain qu'il semble possible selon la technique de navigation dite de la volta do mar (littéralement le « tour de la mer »).
Des algues sont aperçues le 21 avril, ce qui laisse penser aux marins qu'ils approchent d'une côte. Cela s'avéra exact le lendemain, le 22 avril 1500, quand la flotte mouilla près de ce que Cabral baptisa le monte Pascoal. Cet emplacement est situé au nord-est de ce qui est aujourd'hui le Brésil. Les Portugais détectèrent la présence d'habitants sur le rivage et tous les capitaines se rassemblèrent sur le navire amiral de Cabral le 23 avril. Cabral ordonna à Nicolau Coelho, de débarquer et de nouer des contacts. Il mit pied à terre et échangea des cadeaux avec les indigènes. Après que Coelho fut revenu, Cabral emmena la flotte vers le nord, où après 65 km de navigation, il mouilla le 24 avril dans ce que le commandant en chef nomma Porto Seguro (« port sûr »).
Anecdote du voyage
Comme la fois précédente, la rencontre fut amicale et Cabral leur offrit des cadeaux. Les habitants étaient des chasseurs cueilleurs, que les Européens appelèrent du nom générique d'« Indiens ». Les hommes cherchaient la nourriture en traquant le gibier, pêchant et cueillant des végétaux, alors que les femmes cultivaient des lopins de terre. Ils étaient divisés en innombrables tribus rivales. Les tribus que Cabral rencontra étaient des Tupiniquim. Certains de ces groupes étaient nomades et d'autres sédentaires — connaissant le feu mais pas la métallurgie. Quelques tribus de ces régions pratiquaient le cannibalisme. Le 26 avril, comme de plus en plus d'indigènes curieux apparaissaient, Cabral ordonna à ses hommes de construire un autel où une messe serait célébrée. Les jours suivants furent utilisés pour faire les réserves d'eau, de nourriture, de bois et d'autres provisions. Les Portugais édifièrent aussi une croix de bois – haute de sept mètres.
FERNAND DE MAGELLAN
Portrait :
Fernand de Magellan, né vers 1480 probablement à Porto et mort le 27 avril 1521 sur l'île de Mactan (actuelles Philippines), est un navigateur et explorateur portugais de l'époque des grandes découvertes, passé au service de la Couronne de Castille, avec le projet d'atteindre les Indes orientales, notamment les îles Moluques en Indonésie, en naviguant vers l'ouest . Magellan espère donc trouver un passage de l'océan Atlantique à l'océan Pacifique.
Parti de Séville en 1519, il découvre effectivement un passage très au sud des terres jusque là inexplorées, le détroit de Magellan, et atteint les îles Philippines, où, s'impliquant directement dans un conflit entre chefs indigènes, il est tué au combat en avril 1521. Son escadre, réduite à deux navires, atteint ensuite les Moluques, seul endroit au monde où pousse le giroflier, et, après avoir chargé une cargaison, se sépare : Juan Sebastián Elcano ramène son navire à Séville en passant par le cap de Bonne-Espérance, c'est-à-dire en traversant la zone attribuée au Portugal par le traité de Tordesillas (1493), ce qui implique de ne jamais faire escale : il réalise ainsi la première circumnavigation de l'histoire, mais au prix de nombreux morts. L'autre navire, repartant vers le détroit de Magellan, tombe aux mains des Portugais faute de trouver des alizés favorables.
Carte de son expédition
À cette époque, le projet initial de Christophe Colomb reste inachevé. C'est Magellan qui décide de le mener à bien. Magellan est un Portugais, il a donc eu accès aux comptoirs portugais des Indes : il a notamment séjourné à Malacca en 1511-1512. Il reçoit des lettres des Moluques de son ami Francisco Serrão, qui s’y trouve à partir de 1512. Les Moluques sont alors le producteur exclusif du clou de girofle.
Magellan se persuade que les Moluques (« les îles aux épices ») se trouvent dans la moitié du globe qui revient à la couronne de Castille. Il pense pouvoir les atteindre en naviguant vers l'ouest et en trouvant un passage vers l'océan qui sépare l'Amérique de l'Asie. Il se met donc au service de la Couronne de Castille : le roi Charles 1er accepte son projet en 1519 . Après avoir atteint les Moluques, un des navires de son escadre effectuera le tour du monde, ce qui n'était en rien le projet initial. L'événement eut un retentissement considérable en Europe. Comme le souligne Pierre Chaunu « jamais le monde n'a été aussi grand qu'au lendemain du périple de Magellan ».
Anecdote du voyage
La flotte lève l’ancre de Séville le 10 août 1519, mais doit attendre le 20 septembre pour hisser les voiles et quitter Sanlúcar de Barrameda, avec 237 hommes répartis sur cinq navires : la Trinidad, commandée par Magellan ; le San Antonio commandé par Juan de Cartagena ; la Concepción commandée par Gaspar de Quesada, le Santiago commandé par Juan Serrano et la Victoria commandée par Luis de Mendoza. Les équipages sont formés d'hommes provenant de plusieurs nations. Paul Teyssier écrit : « … outre les Espagnols, il y avait parmi eux des Portugais, des Italiens, des Grecs et même des Français. De sorte qu'on peut parler, en un sens, d'un personnel européen ».
Un des membres de l'expédition, l'Italien Antonio Pigafetta, tient un journal du voyage. C'est grâce à lui que nous sont parvenus non seulement le récit complet du voyage, puisqu'il a fait partie des 18 survivants revenus le 6 septembre 1522, mais aussi les informations sur les mutins. En effet, des cinq capitaines de l'expédition, il semblerait qu'au moins trois ne partagent pas les vues de Magellan, au point que certains veulent se débarrasser de lui.
CONCLUSION
Au début du xve siècle, les Européens ont une très bonne idée de l'Europe et du bassin Méditerranéen, et quelques notions du reste de l'Afrique et de l'Asie, mais ces dernières restent confuses. Ils savent que la Terre est ronde mais ne connaissent pas bien ses dimensions . À la fin du xvie siècle, les Européens ont découvert la côte est de l'Amérique du Nord, l'Amérique centrale, les littoraux de l'Amérique du Sud et de l'Afrique, ainsi qu'une grande partie de l'Asie (Sibérie, Inde). À la fin du siècle, il reste encore beaucoup de territoires inconnus des Européens, comme l'Australie ou le centre de l'Afrique (et sans parler des régions polaires), mais les Européens ont une connaissance beaucoup plus précise des masses continentales, comme en témoignent les cartes de l'époque . De nombreuses avancées techniques diffusées à la fin du Moyen Âge, comme la caravelle ou l'astrolabe ont permis aux Européens une navigation plus sûre et grandement améliorée. La volonté de répandre la foi chrétienne et de découvrir de nouvelles voies maritimes et commerciales vers l'Asie a aussi joué en faveur des grandes découvertes.
VASCO DE GAMA
JEAN CABOT
MEDIAGRAPHIE
JACQUES CARTIER
PEDRO ALVARES CABRAL
FERNAND DE MAGELLAN
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Les Grandes Découvertes
Loucas RAMA
Introduction
Vasco de Gama
Jean Cabot
Jacques Cartier
Pedro Alvares Cabral
Fernand de Magellan
Sommaire
Conclusion
Médiagraphie
Introduction
L’expression « les grandes découvertes » sert généralement à désigner les explorations maritimes entreprises par les puissances européennes aux xve et xvie siècles. Durant cette période, les monarchies et de riches compagnies commerciales financent de grandes expéditions dans le but d'explorer le monde, cartographier la planète et établir des contacts directs avec l'Afrique, l'Amérique, l'Asie et l'Océanie. L'expression « âge des découvertes » est également utilisée par les cartographes. Les principales puissances maritimes qui se lanceront dans l'exploration du monde seront le Portugal, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas ainsi que de célèbres navigateurs italiens.
VASCO DE GAMA
Portrait :
Vasco de Gama est né vers 1460 ou 1469 à Sines (Portugal) et est mort le 24 décembre 1524 à Cochin aux Indes .C'est un grand navigateur portugais, considéré comme le premier Européen à atteindre les Indes par la voie maritime en contournant en 1498 le cap de Bonne-Espérance, découvert en 1488 par Bartolomeu Dias.
Carte de son expédition
Vasco de Gama quitte l'estuaire du Tage le 8 juillet 1497 avec 200 hommes d'équipage à bord de 4 navires. Le début de l'expédition est mouvementé, des maladies (dysenterie et scorbut) touchent les marins. De Gama envoie parfois sur la Terre ferme des hommes pour ramener de la nourriture fraîche. Le 22 Novembre 1497 ils arrivent au Cap de Bonne Espérance, limite entre le connu et l'inconnu. Le 21 Mai 1498 il atteint le port Indien de Pantalayini, situé à une vingtaine de kilomètres de Calicut, puis il débarque sur la plage de Kappad le 28 mai, son équipage en guenilles étant exténué.
Anecdote du voyage
Le voyage est un échec : le Zamorin de Calicut, déçu par les marchandises qu'il lui propose — miel, chapeaux, pots de chambre — lui refuse les avantages commerciaux qu'il demande et l'Inde compte moins de chrétiens qu'il n'escomptait. Il doit repartir trois mois plus tard, prenant en otage des notables pour assurer ses arrières. Néanmoins, il est couvert d'honneurs à son retour, nommé « amiral des Indes » et à ce titre contrôle une partie du commerce avec l'Inde. Désormais, Vasco de Gama va utiliser sa légende (celle d'avoir été le premier voyageur à atteindre l'Inde, présentée comme une terre nouvelle ) pour construire sa carrière .
JEAN CABOT
Portrait :
Jean Cabot, de son nom de naissance Giovanni Cabato, est né vers 1450 et mort en 1498 .C'est un navigateur et un explorateur italien au service de l’Angleterre à partir de 1496. De dix ans plus âgé que Christophe Colomb, il aspire, comme lui, à découvrir une route d'Europe vers l'Asie à travers l'océan Atlantique et atteindre la région de Terre-Neuve en 1497.
Carte de son expédition
Le 2 mai 1497, l'explorateur quitte Bristol à bord du Matthew, un navire de 50 tonneaux disposant d'un équipage de 18 hommes, dont son fils Sébastien Cabot. Il touche terre le 24 juin, mais ne rencontre pas d'indigènes . Il a atteint l'île de Cap-Breton ou l'île de Terre-Neuve, à l'embouchure du fleuve St-Laurent, sans qu'il soit possible de localiser le lieu exact du débarquement . Il explore ensuite la côte pendant quelques temps, mais ne se rend plus à terre. Il repart pour l'Angleterre et fait le récit de son voyage au roi Henri VII le 10 août . Cabot est alors lui aussi persuadé d'avoir atteint l'Asie . Il note l'abondance de cabillauds au large des terres découvertes .
Anecdote du voyage
L'endroit précis de son premier accostage est controversé. Les gouvernements canadien et britannique considèrent qu'il est arrivé dans la péninsule de Bonavista. Les Anglais ont affirmé qu'il était le premier Européen à découvrir la « nouvelle terre » après les Vikings, Colomb étant arrivé dans les Caraïbes, pas sur le continent . Mais l'absence de cartographie ou de journal de voyage est source de controverses .
JACQUES CARTIER
Portrait :
Jacques Cartier est né vers 1491 à Saint-Malo alors dans le duché de Bretagne où il meurt le 1er septembre 1557 . C' est un navigateur et un explorateur breton puis français, qui, mandaté par le roi de France François Ier, atteint en 1534 le golfe du St-Laurent et explore les territoires alentour, auxquels il donne le nom de "Canada". Il y effectue un second voyage en 1535-1536 et un troisième en 1541-1542. Auteur de cartes aujourd'hui perdues et de Relations, récits de ses voyages, Jacques Cartier est le premier Européen à décrire et nommer cette région et ses habitants .
Carte de son expédition
Après seulement vingt jours de traversée Cartier atteint Terre-Neuve, avec ses 2 navires et un équipage de 61 hommes. Il explore minutieusement le golfe du St-Laurent à partir du 10 juin. Le 12 juin, lors de la reconnaissance de nouveaux lieux et la dénomination de nouvelles rivières, Jacques Cartier et ses marins aperçurent, un peu à l'écart de la rivière qu'ils venaient de nommer St-Jacques, un grand navire originaire de La Rochelle, dont l'équipage, après une longue campagne de pêche à la morue, avait perdu son chemin au milieu des nombreuses îles du golfe du St-Laurent. Ils allèrent à bord de ce navire pour le conduire vers un lieu plus commode pour s'orienter, qu'ils appelèrent « Havre Jacques-Cartier ».
Anecdote du voyage
Le lundi 6 juillet, Jacques Cartier et son équipage entrent en contact avec les premiers Amérindiens de la Nation micmac, au large de la baie des Chaleurs. Les jours suivants, la confiance s'installe entre les marins et les autochtones, avec échanges de colifichets, couteaux, tissus… contre des peaux d'animaux. Le vendredi 24 juillet, il met pied à terre à Gaspé, y plante une croix de trente pieds, revendiquant la région pour le roi de France. La troupe des Français y rencontre des Iroquoiens du St-Laurent, venus pour la pêche, qui les accueillent sans grand plaisir. Le chef amérindien, Donnacona, après protestations, finit par permettre à Cartier d'amener deux de ses « fils » en France. La rentrée à St-Malo se fait le 5 septembre après une autre courte traversée de 21 jours.
PEDRO ALVARES CABRAL
Portrait :
Pedro Álvares Cabral, né vers 1467 à Belmonte et mort vers 1520 à Santarém, est un navigateur portugais de l'époque des grandes découvertes, considéré comme le découvreur du Brésil, à l'occasion du voyage de la deuxième flotte portugaise envoyée vers les Indes en 1500, à la suite du voyage de Vasco de Gama en 1498. Chargé par le roi du Portugal Manuel Ier d'aller aux Indes (l'Asie orientale) afin de prolonger l'œuvre de Vasco de Gama, il accoste par hasard sur la côte de l'Amérique du Sud le 22 avril 1500 et prend possession de ce territoire, dont il estime qu'il se trouve dans la région du monde attribuée au Portugal par le traité de Tordesillas (1494). Sa carrière et sa vie sont mal connues en dehors de ce voyage. Pedro Cabral était certainement un officier, mais sans doute pas un marin. Les raisons réelles de sa nomination comme amiral de cette flotte ne sont pas connues.
Carte de son expédition
La flotte sous le commandement de Cabral part de Lisbonne le 9 mars 1500. Au matin du 14 mars, l'escadre contourna la Grande Canarie, la plus importante des îles Canaries. Elle cingla vers Cap-Vert, qu'elle atteint le 22 mars. La flotte franchit l'Équateur le 9 avril et met le cap à l'ouest aussi loin du continent africain qu'il semble possible selon la technique de navigation dite de la volta do mar (littéralement le « tour de la mer »).
Des algues sont aperçues le 21 avril, ce qui laisse penser aux marins qu'ils approchent d'une côte. Cela s'avéra exact le lendemain, le 22 avril 1500, quand la flotte mouilla près de ce que Cabral baptisa le monte Pascoal. Cet emplacement est situé au nord-est de ce qui est aujourd'hui le Brésil. Les Portugais détectèrent la présence d'habitants sur le rivage et tous les capitaines se rassemblèrent sur le navire amiral de Cabral le 23 avril. Cabral ordonna à Nicolau Coelho, de débarquer et de nouer des contacts. Il mit pied à terre et échangea des cadeaux avec les indigènes. Après que Coelho fut revenu, Cabral emmena la flotte vers le nord, où après 65 km de navigation, il mouilla le 24 avril dans ce que le commandant en chef nomma Porto Seguro (« port sûr »).
Anecdote du voyage
Comme la fois précédente, la rencontre fut amicale et Cabral leur offrit des cadeaux. Les habitants étaient des chasseurs cueilleurs, que les Européens appelèrent du nom générique d'« Indiens ». Les hommes cherchaient la nourriture en traquant le gibier, pêchant et cueillant des végétaux, alors que les femmes cultivaient des lopins de terre. Ils étaient divisés en innombrables tribus rivales. Les tribus que Cabral rencontra étaient des Tupiniquim. Certains de ces groupes étaient nomades et d'autres sédentaires — connaissant le feu mais pas la métallurgie. Quelques tribus de ces régions pratiquaient le cannibalisme. Le 26 avril, comme de plus en plus d'indigènes curieux apparaissaient, Cabral ordonna à ses hommes de construire un autel où une messe serait célébrée. Les jours suivants furent utilisés pour faire les réserves d'eau, de nourriture, de bois et d'autres provisions. Les Portugais édifièrent aussi une croix de bois – haute de sept mètres.
FERNAND DE MAGELLAN
Portrait :
Fernand de Magellan, né vers 1480 probablement à Porto et mort le 27 avril 1521 sur l'île de Mactan (actuelles Philippines), est un navigateur et explorateur portugais de l'époque des grandes découvertes, passé au service de la Couronne de Castille, avec le projet d'atteindre les Indes orientales, notamment les îles Moluques en Indonésie, en naviguant vers l'ouest . Magellan espère donc trouver un passage de l'océan Atlantique à l'océan Pacifique. Parti de Séville en 1519, il découvre effectivement un passage très au sud des terres jusque là inexplorées, le détroit de Magellan, et atteint les îles Philippines, où, s'impliquant directement dans un conflit entre chefs indigènes, il est tué au combat en avril 1521. Son escadre, réduite à deux navires, atteint ensuite les Moluques, seul endroit au monde où pousse le giroflier, et, après avoir chargé une cargaison, se sépare : Juan Sebastián Elcano ramène son navire à Séville en passant par le cap de Bonne-Espérance, c'est-à-dire en traversant la zone attribuée au Portugal par le traité de Tordesillas (1493), ce qui implique de ne jamais faire escale : il réalise ainsi la première circumnavigation de l'histoire, mais au prix de nombreux morts. L'autre navire, repartant vers le détroit de Magellan, tombe aux mains des Portugais faute de trouver des alizés favorables.
Carte de son expédition
À cette époque, le projet initial de Christophe Colomb reste inachevé. C'est Magellan qui décide de le mener à bien. Magellan est un Portugais, il a donc eu accès aux comptoirs portugais des Indes : il a notamment séjourné à Malacca en 1511-1512. Il reçoit des lettres des Moluques de son ami Francisco Serrão, qui s’y trouve à partir de 1512. Les Moluques sont alors le producteur exclusif du clou de girofle. Magellan se persuade que les Moluques (« les îles aux épices ») se trouvent dans la moitié du globe qui revient à la couronne de Castille. Il pense pouvoir les atteindre en naviguant vers l'ouest et en trouvant un passage vers l'océan qui sépare l'Amérique de l'Asie. Il se met donc au service de la Couronne de Castille : le roi Charles 1er accepte son projet en 1519 . Après avoir atteint les Moluques, un des navires de son escadre effectuera le tour du monde, ce qui n'était en rien le projet initial. L'événement eut un retentissement considérable en Europe. Comme le souligne Pierre Chaunu « jamais le monde n'a été aussi grand qu'au lendemain du périple de Magellan ».
Anecdote du voyage
La flotte lève l’ancre de Séville le 10 août 1519, mais doit attendre le 20 septembre pour hisser les voiles et quitter Sanlúcar de Barrameda, avec 237 hommes répartis sur cinq navires : la Trinidad, commandée par Magellan ; le San Antonio commandé par Juan de Cartagena ; la Concepción commandée par Gaspar de Quesada, le Santiago commandé par Juan Serrano et la Victoria commandée par Luis de Mendoza. Les équipages sont formés d'hommes provenant de plusieurs nations. Paul Teyssier écrit : « … outre les Espagnols, il y avait parmi eux des Portugais, des Italiens, des Grecs et même des Français. De sorte qu'on peut parler, en un sens, d'un personnel européen ».
Un des membres de l'expédition, l'Italien Antonio Pigafetta, tient un journal du voyage. C'est grâce à lui que nous sont parvenus non seulement le récit complet du voyage, puisqu'il a fait partie des 18 survivants revenus le 6 septembre 1522, mais aussi les informations sur les mutins. En effet, des cinq capitaines de l'expédition, il semblerait qu'au moins trois ne partagent pas les vues de Magellan, au point que certains veulent se débarrasser de lui.
CONCLUSION
Au début du xve siècle, les Européens ont une très bonne idée de l'Europe et du bassin Méditerranéen, et quelques notions du reste de l'Afrique et de l'Asie, mais ces dernières restent confuses. Ils savent que la Terre est ronde mais ne connaissent pas bien ses dimensions . À la fin du xvie siècle, les Européens ont découvert la côte est de l'Amérique du Nord, l'Amérique centrale, les littoraux de l'Amérique du Sud et de l'Afrique, ainsi qu'une grande partie de l'Asie (Sibérie, Inde). À la fin du siècle, il reste encore beaucoup de territoires inconnus des Européens, comme l'Australie ou le centre de l'Afrique (et sans parler des régions polaires), mais les Européens ont une connaissance beaucoup plus précise des masses continentales, comme en témoignent les cartes de l'époque . De nombreuses avancées techniques diffusées à la fin du Moyen Âge, comme la caravelle ou l'astrolabe ont permis aux Européens une navigation plus sûre et grandement améliorée. La volonté de répandre la foi chrétienne et de découvrir de nouvelles voies maritimes et commerciales vers l'Asie a aussi joué en faveur des grandes découvertes.
VASCO DE GAMA
JEAN CABOT
MEDIAGRAPHIE
JACQUES CARTIER
PEDRO ALVARES CABRAL
FERNAND DE MAGELLAN