GUYANE : LA MONTAGNE D'OR
Présentation du projet
1 - Un conflit local qui devient vite national grâce aux actions des manifestants
II - Une multitude d’acteurs
III - Une conciliation impossible qui voit s’imposer la société civile
CÉCILE HOCHET & SERENA GENDRE
Initié principalement par l’Etat en 2011Creuser une immense fosse de 120 à 220 mètres Extraction de 85 tonnes d’or sur le lieu-dit de “Bœuf mort” (superficie de 800 hectares) --> près de la Réserve Biologique intégrale de Lucifer/Dékou (RBI) à l’ouest de la Guyane Projet soutenu par la Compagnie minière montagne d’or : propriétaire des terres Gisement primaire d’or découvert dans les années 1990 ==> proximité avec le RBI empêche l'entreprise d'exploiter ce site.
Carte de la Guyane détaillant la localisation du projet de la Montagne d’Or et des réserves biologiques
Exploitation éphémère (pendant 12 ans)--> déforestation + nombreux travaux et conséquences sur l’environnement = les habitant locaux ont décidé de protester + manifester contre ce projet qui dénaturait le site et l’aurait détruit.
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Volonté de l’Etat + contexte économique propice à l’ouverture d’une mine d’or + multitude d’acteurs + médiatisation du projet --> propulse le conflit initialement local à l’échelle nationale 1.1) But du projet Extraire 85 tonnes d’or entre 2022 et 2034 sur le site Paul Insard à 120 km - créer une mine d’or industrielle à ciel ouvert dans l’ouest de la Guyane Contexte : très importante augmentation du cours de l’or depuis 2006 2011 : explorations de repérages menées + premiers forages pour s’assurer de la qualité du sol et de l’or ==> vive concurrence entre les sociétés minières : motivant des entreprises minières comme la Compagnie minière de la Montagne d’or (CMO) appuyé par l'État
Carte de la Guyane détaillant la localisation du projet de la Montagne d’Or et des réserves biologiques
1.2) Une révolte d’ordre local Habitants locaux : contre ce projet --> en péril l’environnement et la Réserve Biologique Intégrale. Association des Jeunes autochtones de Guyane : protéger les terres ancestrales qu’ils occupent depuis des générations Grandes figures de la politiques guyanaise : Christiane Taubira (ancienne députée européenne) Député de la Guyane Gabriel Serville : soutient lui aussi les manifestants et milite en Métropole pour protester contre ce projet Collectif regroupant plusieurs associations : Collectif citoyen opposé à la méga-industrie en Guyane : tous les militants de faire entendre leur voix. Majorité de l’opposition = autour du collectif “Or de question”, né le 14 juillet 2016.
1.3) Grâce à sa forte médiatisation, le conflit devient national Relai dans la politique nationale de ce projet par Gabriel Serville + Christiane Taubira + fort relai des médias ==> de nouveaux acteurs contre l’Etat et ce projet Nicolas Hulot (Ministre de l’Écologie) ou encore Pascal Canfin (directeur général de WWF --> protéger la faune sauvage) Haut-Commissariat aux Réfugiés (antenne de l’ONU) : défense des peuples autochtones guyanais (chassés de leurs terres) Combiné leurs efforts pour faire entendre leur voix, permettant à de nombreux médias de plaider leur cause auprès de l’opinion publique française qui s’est elle aussi retournée contre ce projet.
La complexité de ce conflit = nombreux acteurs aux intérêts opposés prennent part aux revendications. 2.1) Les Entreprises qui devaient investir le site Columbus Gold (société canadienne chargée de l’exploration de la mine) + Nordgold (société russe chargée de l’extraction d’or) ==> projet dans un but économique Promesse d'embauche de main d’œuvre locale pour mener à bien leur projet (pas négligeable pour la région--> taux de chômage de l’ouest de la Guyane s’élevait à 22,3 % en 2016 et le taux de chômage à St-Laurent-du-Maroni s'élevait à 34,1%).
2.2) Le rôle de l'Etat français L’Etat français : appui aux deux entreprises - dynamiser le territoire guyanais (= importants bénéfices économiques à la France) - nouer des relations privilégiées avec la Russie et le Canada dans le cadre de cette entente (=renforcer ses liens diplomatiques avec ces deux grandes puissances sur la scène internationale)
2.3) La société civile organisée Octobre 2017 : l’IFOP --> sondage — 3/4 des habitants locaux considèrent que ce projet mettait gravement en péril les espaces naturels guyanais — 11% = primordial pour l’économie de la Guyane de mener à terme ce projet. Ainsi, dès l’annonce du projet, de nombreux collectifs voient le jour et seront vite épaulés par des associations et des ONG d’envergure internationale.
3.1) Les arguments opposés : entre préservation du patrimoine naturel et préservation du cadre de vie des populations autochtones La Guyane = en grande partie recouverte par la forêt amazonienne (lieu sacré pour certaines populations autochtones + hérité de leurs ancêtres) —> légitimité de l’État français métropolitain : décisions “à distance” (experts + études de terrain ?) + idéalisme projets des territoires d’outre-mer ? Populations locales = rappeler que ces territoires —> différents de la France métropolitaine —> pas bénéficier du même traitement (respect des populations autochtones et de l’environnement) + dangerosité pour les hommes et leur santé et l’environnement, des produits utilisés pour l’extraction de l’or (type cyanure pour détacher l’or de la roche). D'autres projets de cette envergure, d’autres mégaprojets, ne seront pas entrepris ?
3.2) L’abandon du projet : entre victoire de la société civile et mise en place d’une politique de transition écologique Avant refonte du Code Minier en 2021 —> multinationales pouvaient prolonger la concession de six mois, sans tenir compte des enjeux et potentiels dégâts environnementaux ! Intervention du Conseil Constitutionnel : contrer cet article (anticonstitutionnel car obsolète) et n’étant plus en accord avec les politiques actuelles de protection de l’environnement —> Action de portée historique a appuyé la société civile et son combat pour protéger la biodiversité guyanaise. Projet définitivement abandonné le 23 mai 2019, après une première déclaration du président de la République, Emmanuel Macron le 6 mai, qui a déclaré que « l’état de l’art » de la Montagne d’Or n’était pas « compatible avec une ambition écologique, et en matière de biodiversité ». La déclaration du ministre de l’Écologie François de Rugis a acté cette décision, refermant le chapitre de la Montagne d’Or guyanaise.
Croquis représentant une coupe du projet de la Montagne d’Or
Projet Montagne d'Or
Serena Gendre
Created on January 28, 2024
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GUYANE : LA MONTAGNE D'OR
Présentation du projet
1 - Un conflit local qui devient vite national grâce aux actions des manifestants
II - Une multitude d’acteurs
III - Une conciliation impossible qui voit s’imposer la société civile
CÉCILE HOCHET & SERENA GENDRE
Initié principalement par l’Etat en 2011Creuser une immense fosse de 120 à 220 mètres Extraction de 85 tonnes d’or sur le lieu-dit de “Bœuf mort” (superficie de 800 hectares) --> près de la Réserve Biologique intégrale de Lucifer/Dékou (RBI) à l’ouest de la Guyane Projet soutenu par la Compagnie minière montagne d’or : propriétaire des terres Gisement primaire d’or découvert dans les années 1990 ==> proximité avec le RBI empêche l'entreprise d'exploiter ce site.
Carte de la Guyane détaillant la localisation du projet de la Montagne d’Or et des réserves biologiques
Exploitation éphémère (pendant 12 ans)--> déforestation + nombreux travaux et conséquences sur l’environnement = les habitant locaux ont décidé de protester + manifester contre ce projet qui dénaturait le site et l’aurait détruit.
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Volonté de l’Etat + contexte économique propice à l’ouverture d’une mine d’or + multitude d’acteurs + médiatisation du projet --> propulse le conflit initialement local à l’échelle nationale 1.1) But du projet Extraire 85 tonnes d’or entre 2022 et 2034 sur le site Paul Insard à 120 km - créer une mine d’or industrielle à ciel ouvert dans l’ouest de la Guyane Contexte : très importante augmentation du cours de l’or depuis 2006 2011 : explorations de repérages menées + premiers forages pour s’assurer de la qualité du sol et de l’or ==> vive concurrence entre les sociétés minières : motivant des entreprises minières comme la Compagnie minière de la Montagne d’or (CMO) appuyé par l'État
Carte de la Guyane détaillant la localisation du projet de la Montagne d’Or et des réserves biologiques
1.2) Une révolte d’ordre local Habitants locaux : contre ce projet --> en péril l’environnement et la Réserve Biologique Intégrale. Association des Jeunes autochtones de Guyane : protéger les terres ancestrales qu’ils occupent depuis des générations Grandes figures de la politiques guyanaise : Christiane Taubira (ancienne députée européenne) Député de la Guyane Gabriel Serville : soutient lui aussi les manifestants et milite en Métropole pour protester contre ce projet Collectif regroupant plusieurs associations : Collectif citoyen opposé à la méga-industrie en Guyane : tous les militants de faire entendre leur voix. Majorité de l’opposition = autour du collectif “Or de question”, né le 14 juillet 2016.
1.3) Grâce à sa forte médiatisation, le conflit devient national Relai dans la politique nationale de ce projet par Gabriel Serville + Christiane Taubira + fort relai des médias ==> de nouveaux acteurs contre l’Etat et ce projet Nicolas Hulot (Ministre de l’Écologie) ou encore Pascal Canfin (directeur général de WWF --> protéger la faune sauvage) Haut-Commissariat aux Réfugiés (antenne de l’ONU) : défense des peuples autochtones guyanais (chassés de leurs terres) Combiné leurs efforts pour faire entendre leur voix, permettant à de nombreux médias de plaider leur cause auprès de l’opinion publique française qui s’est elle aussi retournée contre ce projet.
La complexité de ce conflit = nombreux acteurs aux intérêts opposés prennent part aux revendications. 2.1) Les Entreprises qui devaient investir le site Columbus Gold (société canadienne chargée de l’exploration de la mine) + Nordgold (société russe chargée de l’extraction d’or) ==> projet dans un but économique Promesse d'embauche de main d’œuvre locale pour mener à bien leur projet (pas négligeable pour la région--> taux de chômage de l’ouest de la Guyane s’élevait à 22,3 % en 2016 et le taux de chômage à St-Laurent-du-Maroni s'élevait à 34,1%).
2.2) Le rôle de l'Etat français L’Etat français : appui aux deux entreprises - dynamiser le territoire guyanais (= importants bénéfices économiques à la France) - nouer des relations privilégiées avec la Russie et le Canada dans le cadre de cette entente (=renforcer ses liens diplomatiques avec ces deux grandes puissances sur la scène internationale)
2.3) La société civile organisée Octobre 2017 : l’IFOP --> sondage — 3/4 des habitants locaux considèrent que ce projet mettait gravement en péril les espaces naturels guyanais — 11% = primordial pour l’économie de la Guyane de mener à terme ce projet. Ainsi, dès l’annonce du projet, de nombreux collectifs voient le jour et seront vite épaulés par des associations et des ONG d’envergure internationale.
3.1) Les arguments opposés : entre préservation du patrimoine naturel et préservation du cadre de vie des populations autochtones La Guyane = en grande partie recouverte par la forêt amazonienne (lieu sacré pour certaines populations autochtones + hérité de leurs ancêtres) —> légitimité de l’État français métropolitain : décisions “à distance” (experts + études de terrain ?) + idéalisme projets des territoires d’outre-mer ? Populations locales = rappeler que ces territoires —> différents de la France métropolitaine —> pas bénéficier du même traitement (respect des populations autochtones et de l’environnement) + dangerosité pour les hommes et leur santé et l’environnement, des produits utilisés pour l’extraction de l’or (type cyanure pour détacher l’or de la roche). D'autres projets de cette envergure, d’autres mégaprojets, ne seront pas entrepris ?
3.2) L’abandon du projet : entre victoire de la société civile et mise en place d’une politique de transition écologique Avant refonte du Code Minier en 2021 —> multinationales pouvaient prolonger la concession de six mois, sans tenir compte des enjeux et potentiels dégâts environnementaux ! Intervention du Conseil Constitutionnel : contrer cet article (anticonstitutionnel car obsolète) et n’étant plus en accord avec les politiques actuelles de protection de l’environnement —> Action de portée historique a appuyé la société civile et son combat pour protéger la biodiversité guyanaise. Projet définitivement abandonné le 23 mai 2019, après une première déclaration du président de la République, Emmanuel Macron le 6 mai, qui a déclaré que « l’état de l’art » de la Montagne d’Or n’était pas « compatible avec une ambition écologique, et en matière de biodiversité ». La déclaration du ministre de l’Écologie François de Rugis a acté cette décision, refermant le chapitre de la Montagne d’Or guyanaise.
Croquis représentant une coupe du projet de la Montagne d’Or