Exposition virtuelle
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Sélection arboricole
Introduction
L'arbre à mots découverts
Se promener en forêt, entendre les feuilles mortes crisser sous ses semelles, sentir le vent se faufiler entre les arbres, admirer les couleurs de l’automne, écouter le chant des feuilles, sentir sous ses doigts le tronc rugueux d’un vieux chêne...Autant d’expériences sensorielles autour d’une silhouette ancrée dans notre quotidien : l’arbre.Cette exposition vous fera découvrir les sons, les parfums, les couleurs et les textures des arbres, afin d’appréhender cet être vivant sous toutes ses formes.Elle vous fera aussi vous interroger sur l’accessibilité universelle : par la multisensorialité, le braille, les signes,découvrez comment chacun peut accéder à la même œuvre en utilisant ses sens.
Voir le chant des feuilles
Le pouvoir magique de l'arbre
L'arbre à double sens
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A mots découverts
Le langage des arbres
Les arbres ont leur propre vocabulaire. On sait par exemple qu’ils échangent des messages chimiques et qu’ils communiquent via leurs racines par des sortes d’impulsions électriques.Nous avons nos propres mots et nos propres signes pour parler des arbres. Nous vous livrons dans cet espace un petit aperçu de ces différents langages.
Visual Vernacular
L'arbre m'a dit
Découvrez dans cet espace :
- Notre Langage des arbres, ou quelques éléments de définition pour tout comprendre des arbres
- Des vidéos de Visual Vernacular produites par des étudiantes du DTIM (2022-2023)
- Des bourgeons poétiques en Langue des Signes française tirés de l’œuvre L’arbre m’a dit de Jean-Pierre Siméon, par des étudiantes du DTIM (2022-2023)
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Arbre
A mots découverts - Glossaire
Branches
Le langage des arbres
Bourgeon
Conifère
Cliquez sur un terme pour en découvrir la signification.
Écorce
Feuille
Feuillu
Arbre dont les fruits ont la forme de cônes (appelés communément pommes de pin). Les conifères, sous-embranchement des gymnospermes, sont des arbres et arbustes, dont les graines sont nues, simplement pincées entre les écailles d’un cône. La plupart des conifères possèdent des cellules sécrétrices de résine.
Conifère
Arbre, arbuste ou arbrisseau portant des feuilles à limbe bien développé par opposition au conifère dont les feuilles sont des aiguilles ou des écailles. Beaucoup de feuillus, surtout sous nos latitudes, ont des feuilles caduques. Contrairement aux conifères, leurs graines se développent dans un fruit, ce sont des angiospermes.
Feuillu
Processus consistant à transformer le CO2 absorbé en glucides lors d’une réaction chimique entre la sève brute et l’énergie solaire et libérant ainsi l’oxygène dans l’air. La photosynthèse a pour but de créer de l’énergie (sous forme de glucide) à partir de l’énergie lumineuse provenant du soleil.
Photosynthèse
Fût
Organe aérien des végétaux, à symétrie bilatérale, siège de la photosynthèse, naissant de leur tige ou de leur racine, de formes diverses et ayant généralement l’aspect d’une fine lame de couleur verte.
Feuille
Tiges secondaires d’un arbre qui se développent à partir du tronc, dont elles possèdent la nature ligneuse, et qui portent les feuilles, les jeunes rameaux et, le cas échéant, les fruits.
Branches
Houppier
Organe végétal écailleux apparaissant en fin d’été et en automne sur la tige ou la branche d’un arbre et qui contient en germe les tiges, branches, feuilles ou fleurs.
Bourgeon
Photosynthèse
Végétal ligneux dépassant 6-7 mètres et comportant un tronc sur lequel s’insèrent des branches ramifiées.
Arbre
Revêtement extérieur du tronc, des branches et des racines des arbres et des autres plantes ligneuses.
Écorce
Organe souterrain qui fixe la plante au sol et lui permet de puiser l’eau et les éléments nutritifs nécessaires à son développement.
Racine
Racine
Partie du tronc de l’arbre se trouvant sous le houppier et dépourvue de branches.
Liquide véhiculant les éléments nutritifs dans les différentes parties des végétaux.
Sève
Fût
Ramification d’une branche d’arbre, composée d’une tige, de bourgeons et de feuilles
Rameau
Ensemble des branches et partie du tronc non comprise dans le fût.
Houppier
Partie principale de la tige d’un arbre, située entre les racines et le houppier.
Tronc
Rameau
Sève
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Tronc
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A mots découverts - Visual Vernacular
Visual Vernacular
Un arbre...
Proposition artistique sur le thème de l'arbre
Connaissez-vous le Visual Vernacular (VV) ?
Alexis Bernheim Marie Bienvenu Léane Clarus Noémie Esteve Marie Kanizsay Aya Peraud-Pommier
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Léa BourdeauOphelia CoudrayAxelle Manaud
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A mots découverts - L'arbre m'a dit
L'arbre m'a dit
de Jean-Pierre Siméon
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Voir le chant des feuilles
Il y a une certaine musicalité dans les sons produits par les arbres. L’écrivain, lorsqu’il évoque l’arbre et la nature, restitue une part de cette musicalité dans ses œuvres.
Textes littéraires en français
Poèmes en espagnol
Découvrez dans cet espace :
- de grands textes littéraires
- des lectures expressives de poèmes en espagnol réalisées par les étudiant·es de L1 Espagnol de l’UT2J (2022-2023)
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Voir le chant des feuilles - Textes littéraires en français
Jean-Paul Sartre
Pierre de Ronsard
Extraits littéraires
Emile Zola
Primo Levi
L'arbre inspire l'homme. Parcourez quelques extraits littéraires sélectionnés par les bibliothécaires autour de ce thème en cliquant sur les noms de leurs auteurs.
Peter Wohlleben
Théophile Gautier
Italo Calvino
Guillaume Apollinaire
Sénèque
Antoine de Saint Exupéry
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Voir le chant des feuilles - Textes littéraires en français
Lettre de Jean-Paul Sartre à Simone de Beauvoir du 9 octobre 1931.
jouets qui tournent au vent ou quand on leur imprime un très rapide mouvement de translation ; il y avait
partout de petites tiges vertes qui en faisaient la farce avec six ou
sept feuilles plantées disons précisément ainsi. [...] Ci-joint un petit
croquis :
Ensuite, le cœur léger j’ai été voir un arbre. Pour cela, il
suffit de pousser la grille d’un beau square sur l’avenue
Foch et de choisir sa victime et une chaise. Puis de
contempler. […] Et je regardais l’arbre. Il était très
beau et je n’ai pas crainte de mettre ici ces deux renseignements
précieux pour ma biographie : c’est à Burgos que j’ai compris ce
que c’était une cathédrale et au Havre ce que c’était qu’un arbre.
Malheureusement je ne sais pas trop quel arbre c’était. Vous me
le direz : vous savez ces
Note de Simone de Beauvoir : « C’était un marronier ».
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Sartre, Jean-Paul. Lettres au Castor et à quelques autres. Paris: Gallimard, 1983, p.45.
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Voir le chant des feuilles - Textes littéraires en français
Je plante en ta faveur cet arbre de Cybèle
Attache tous les ans à cet arbre un tableau, Qui témoigne aux passants mes amours et ma peine ; Puis l’arrosant de lait et du sang d’un agneau, Dis : « Ce pin est sacré, c’est la plante d’Hélène ».
Je plante en ta faveur cet arbre de Cybèle,Ce pin, où tes honneurs se liront tous les jours :J’ai gravé sur le tronc nos noms et nos amours,Qui croîtront à l’envi de l’écorce nouvelle.Faunes qui habitez ma terre paternelle,Qui menez sur le Loir vos danses et vos tours,Favorisez la plante et lui donnez secours,Que l’Été ne la brûle, et l’Hiver ne la gèle.Pasteur, qui conduiras en ce lieu ton troupeau,Flageolant une Églogue en ton tuyau d’aveine,
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Ronsard (de), Pierre. Sonnets pour Hélène. Genève : Droz, 1998.
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Voir le chant des feuilles - Textes littéraires en français
vent des chevelures de grandes déesses, déjà à moitié métamorphosées en arbres. Les platanes dressaient des torses réguliers, dont la peau lisse, tatouée de rouge, semblait laisser tomber des plaque de peinture écaillée. Les mélèzes, ainsi qu’une bande barbare, descendaient une pente, drapés dans leurs sayons de verdure tissée, parfumés d’un baume fait de résine et d’encens. Et les chênes étaient rois, les chênes immenses, ramassés carrément sur leur ventre trapu, élargissant des bras dominateurs qui prenaient toute la place au soleil ; arbres titans, foudroyés, renversés dans des poses de lutteurs invaincus, dont les membres épars plantaient à eux seuls une forêt entière.
Les arbres leur semblaient des êtres de bonté, pleins de force, pleins de silence, pleins d’immobilité heureuse. Ils les regardaient un à un, ils les aimaient tous, ils attendaient de leur souveraine tranquillité quelque aveu qui les ferait grandir comme eux, dans la joie d’une vie puissante. Les érables, les frênes, les charmes, les cornouillers, étaient un peuple de colosses, une foule d’une douceur fière, des bonshommes héroïques qui vivaient de paix, lorsque la chute d’un d’entre eux aurait suffi pour blesser et tuer tout un coin du bois. Les ormes avaient des corps énormes, des membres gonflés, engorgés de sève, à peine cachés par les bouquets légers de leurs petites feuilles. Les bouleaux, les aunes, avec leurs blancheurs de fille, cambraient des tailles minces, abandonnaient au
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Zola, Émile. La faute de l’abbé Mouret. Gallimard, 1991.
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Voir le chant des feuilles - Textes littéraires en français
Les arbres peuvent pousser dans des situations très défavorables. Peuvent ? Ils n’ont guère le choix ! Une graine qui tombe d’un arbre n’est jamais sûre que le vent ou un animal ne la transportera par ailleurs. Et une fois qu’elle a germé,[...], la jeune pousse est liée au microlopin de terre que le hasard lui a attribué et force lui est de s’en accommoder.
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Wohlleben, Peter. La vie secrète des arbres: découverte d’un monde caché. Les éditions multimondes, 2017, p.87.
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Voir le chant des feuilles - Textes littéraires en français
Le pin des Landes
Sans regretter son sang qui coule goutte à goutte, Le pin verse son baume et sa sève qui bout, Et se tient toujours droit sur le bord de la route, Comme un soldat blessé qui veut mourir debout. Le poète est ainsi dans les Landes du monde ; Lorsqu’il est sans blessure, il garde son trésor. Il faut qu’il ait au coeur une entaille profonde Pour épancher ses vers, divines larmes d’or !
On ne voit en passant par les Landes désertes,Vrai Sahara français, poudré de sable blanc,Surgir de l’herbe sèche et des flaques d’eaux vertesD’autre arbre que le pin avec sa plaie au flanc,Car, pour lui dérober ses larmes de résine,L’homme, avare bourreau de la création,Qui ne vit qu’aux dépens de ceux qu’il assassine,Dans son tronc douloureux ouvre un large sillon !
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Gautier, Théophile, « Le pin des Landes ». In Oeuvres Complètes, Section II, Poésie 1. Paris : Honoré Champion éditeur, 2022, p.616.
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Voir le chant des feuilles - Textes littéraires en français
Cœur de bois
Il vit mal. Les trams numéro huit et numéro dix-neufLui écrasent les racines toutes les cinq minutes ;Il en demeure abasourdiEt pousse tordu, comme s’il voulait s’enfuir.D’année en année, il aspire de lents poisonsDu sous-sol saturé de méthane ;Les chiens l’abreuvent d’urine,Et la poussière septique des alléesBouche les rides de son liège ;Sous l’écorce pendent des chrysalidesMortes et qui, jamais, ne seront papillons.Néanmoins, dans son vieux coeur de bois,Il s’émeut et jouit du retour des saisons.
J’ai un voisin robuste,Un marronnier de l’avenue Re Umberto;Il a mon âge, mais ne le paraît point.Il héberge des passereaux, des merles, et n’a pas honte,En avril, de se faire pousser bourgeons et feuilles,Et des fleurs frêles au mois de mai,Puis, en septembre, des bogues aux piquants inoffensifs,Qui renferment de luisants marrons tanniques :C’est un imposteur, mais naïf : il veut se faire passerPour l’émule de son vaillant frère des montagnes,Grand seigneur aux fruits doux, aux champignons précieux.
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Levi, Primo. « Cœur de bois ». In À une heure incertaine : poèmes. Paris: Gallimard, 1997.
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Voir le chant des feuilles - Textes littéraires en français
Le vent nocturne
La forêt fuit au loin comme une armée antique Dont les lances ô pins s’agitent au tournant Les villages éteints méditent maintenant Comme les vierges les vieillards et les poètes Et ne s’éveilleront au pas de nul venant Ni quand sur leurs pigeons fondront les gypaètes
Oh ! les cimes des pins grincent en se heurtantEt l’on entend aussi se lamenter l’autanEt du fleuve prochain à grand’voix triomphalesLes elfes rire au vent ou corner aux rafalesAttys Attys Attys charmant et débrailléC’est ton nom qu’en la nuit les elfes ont railléParce qu’un de tes pins s’abat au vent gothique
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Apollinaire, Guillaume. « Le vent nocturne ». In Alcools : poèmes 1898-1913. Paris : Librairie générale française, 2014.
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Voir le chant des feuilles - Textes littéraires en français
Au-dessus des oliviers commençaient la forêt. Pins et mélèzes, jadis, avaient dû régner sur la région ; ils descendaient encore sur les deux versants du golfe jusqu’à la plage, en vagues et remous de verdure. Les rouvres étaient bien plus nombreux, plus serrés qu’on ne le croirait aujourd’hui ; ils ont été la première, la plus précieuse victime de la cognée. Tout en haut, les pins cédaient le pas aux châtaigniers : la forêt se hissant sur la montagne, on
ne lui voyait pas de limites. Tel était l’univers de sève au milieu duquel nous vivions, nous autres habitants d’Ombreuse, presque sans nous en apercevoir. Le premier à s’aviser de tout cela fut Côme. Il comprit qu’au milieu d’une végétation à ce point touffue, il pouvait se déplacer pendant des milles en passant d’un arbre dans l’autre sans avoir jamais besoin de mettre pied à terre.
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Calvino, Italo. Le baron perché. Paris : Seuil, 1996
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Voir le chant des feuilles - Textes littéraires en français
Car tu n’as rien deviné de la joie si tu crois que l’arbre lui-même vit pour l’arbre qu’il est, enfermé dans sa gaine. Il est source de graines ailées et se transforme et s’embellit de génération en génération. Il marche, non à ta façon, mais comme un incendie au gré des vents. Tu plantes un cèdre sur la montagne et voilà ta forêt qui lentement, au long des siècles, déambule.
Que croirait l’arbre de soi-même ? Il se croirait racines, tronc et feuillages. Il croirait se servir en plantant ses racines, mais il n’est que voie et passage. La terre à travers lui se marie au miel du soleil, pousse des bourgeons, ouvre des fleurs, compose des graines, et la graine emporte la vie, comme un feu préparé mais invisible encore.
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Saint-Exupéry (de), Antoine. «Citadelle», chapitre CXCII. Du vent du sable et des étoiles. Paris : Gallimard, 2018.
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Voir le chant des feuilles - Textes littéraires en français
Seul l’arbre qui a subi les assauts du vent est vraiment vigoureux, car c’est dans cette lutte que ses racines, mises à l’épreuve, se fortifient.
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Sénèque. Lettres À Lucilius : anthologie. Paris : Mille et une nuits, 2002
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Voir le chant des feuilles - Poèmes en espagnol
Lecteur·rices :
- Juliette Beaulieu
- Hind Benazzi Azzaoui
- Valeria Nicole Damiano Acuña
- Cécile Duquesnoy
- Houdhaifata Benti Issoufi
- Erika Perez Javier
- Oskar Rogerio Rodríguez Muñoz
Laissez-vous emporter par ces lectures de poèmes en espagnol. Elles vous sont proposées par des étudiant·es de licence d'espagnol de l'UT2J.
Poésie lue
Montez le son, et lancez la lecture
ou accédez au texte de chaque poème lu
La higuera
Juana de Ibarbourou
La gracia de tu rama verdecida
Antonio Machado
Defensa del árbol
Nicanor Parra
El ciprés
Juana de Ibarbourou
El dulce milagro
Juana de Ibarbourou
A un olmo seco
Antonio Machado
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Le pouvoir magique des arbres
Cliquez sur un conte pour l'écouter
Un œil, double œil, triple œil
Le père La misère
Les trois oranges
La forêt et l’arbre sont omniprésents dans la littérature populaire orale. Claire, bibliothécaire, vous propose de retrouver le motif de l’arbre dans une série de contes du registre merveilleux.
La rose d'or
Les enfants chez le diable
La fille aux mains coupées
Connaissez-vous la classification internationale des contes ?
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L'arbre à double sens
L’arbre se prête particulièrement à une approche multisensorielle : on en touche le tronc, on sent l’odeur de sa sève, on goûte ses fruits, on voit les aspérités de son écorce, on entend le bruit de ses feuilles. Aussi les oeuvres utilisant l’arbre pour thématique peuvent-elles être tout aussi sensorielles.
D'une racine commune
Rencon-tronc
Noeuds
Instant Nature
Découvrez dans cet espace :
- les réalisations « D’une racine commune » des étudiantes de l’ENSAV (2022-2023)
- la sculpture « Rencon-tronc » réalisée par la lauréate de l’appel à création Arbor&Sens
- le tableau « Noeuds », réalisé par Anne Cantin
- le tableau « Instant Nature », réalisé par Galina Lagarrigue
- le tronc « A fleur d’écorces », réalisé par la BUC
A fleur d'écorces
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L'arbre à double sens - D'une racine commune
À voir de près ou de loin, à toucher et écouter, à ressentir ou méditer, l’École Nationale Supérieure d’Audiovisuel s’associe pleinement aux démarches inclusives proposées par l’exposition Arbor&Sens. Naomi Cazedebat, Clément Herbert, Éléonore Madhuri Pernet, Marine Wolf, proposent ici d’interroger notre rapport à la nature, à l’animalité et aux plus fragiles, à nos racines et leurs souches, à nos cultures et nos mythes. Sous la coordination de Frédéric Tabet (Responsable du Master, parcours Image) et Lilie Pinot (Plasticienne), les étudiants de l’ENSAV proposent ici quatre propositions libres sur la place de l’imaginaire de la nature : à la fois étrangement familier et profondément autre. Ces œuvres entremêlent des approches sensibles différentes, proposées par des étudiants et étudiantes à tous les niveaux de la formation (du L3 au DURCA).
À Mayotte, l’arbre est partout. S’élançant à la fois vers le ciel et vers la mer, il fait partie intégrante de la vie des habitants de l’île...
Marine Wolf
Sur les branches de Mayotte
Balade en Paréidolie
Naomie Cazedebat
Paréidolie… pays lointain ? Monde étrange ? J’ai souhaité me perdre un instant dans ce monde de l’imagination.Paréidolie...
Remerciements :
Alexandre Beznosiuk, Olivier Schmit, Frédéric Rigot, Isabelle Labrouillère, Christine Lorenzo
et Olivia Dorado
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L'arbre à double sens - D'une racine commune
Impression photo mat sur support rigide SalouvaPeinture & encre dorée
Sur les branches de Mayotte
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Marine Wolf
Photographies sous droit d'auteur. Toute reproduction interdite sans le consentement exprès de l'artiste.
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L'arbre à double sens - D'une racine commune
Balade en paréidolie
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Naomie Cazedebat
Photographies sous droit d'auteur. Toute reproduction interdite sans le consentement exprès de l'artiste.
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L'arbre à double sens - Rencon-tronc
Vidéo et photographies réalisées par Sarah Arroyas
Février 2023 36x50x55cm Souche d’arbre sculptée, champignons et mousse, tiges en acier
Rencon-tronc
Diane Tham Vo
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Oeuvre sous droit d'auteur. Toute reproduction interdite sans le consentement exprès de l'artiste.
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L'arbre à double sens - Noeuds
La porte du poulailler est cassée. J'ai envie de tisser autrement, librement. J'expérimente que les espaces du grillage sont larges, je veux du volume, je fais des noeuds. Il y a bien des noeuds dans ma tête, dans ma vie. C'est en nouant patiemment qu'ils vont peut-être se dénouer. Et s'ils ne se défont pas, j’accepte. La bobine de fil se dévide par mégarde ; impossible de démêler. C'est ce qui est qui est beau. Je garde. Dans l'arborescence informatique, « une branche est une suite de noeuds consécutifs de la racine vers la feuille* ». Chaque noeud est promesse d'expansion, d'épanouissement. Laissons pousser...
Photographies réalisées par Sarah Arroyas
2023100x100cmTextiles, fils, bois, grillage recyclé
Nœuds
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Anne Cantin
*source monlycéenumérique
Oeuvre sous droit d'auteur. Toute reproduction interdite sans le consentement exprès de l'artiste.
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L'arbre à double sens - Instant Nature
Instant Nature
Galina Lagarrigue
Photographies réalisées par Sarah Arroyas
2024 Ecorces de différentes essences, branches, fruits divers
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Oeuvre sous droit d'auteur. Toute reproduction interdite sans le consentement exprès de l'artiste.
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L'arbre à double sens - À fleur d'écorces
Photographies réalisées par Sarah Arroyas
À fleur d'écorces
Dominique Saint-Jean, Christophe Ennuyer, Galina Lagarrigue
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Oeuvre sous droit d'auteur. Toute reproduction interdite sans le consentement exprès des artistes.
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Sources iconographiques
La piste audio filant l'exposition est une création sonore disponible sur Freesound.
Juana de Ibarbourou, El dulce milagro
¿Qué es esto? ¡ Prodigio ! Mis manos florecen.Rosas, rosas, rosas a mis dedos crecen.Mi amante besome las manos, y en ellas,¡ oh gracia ! Brotaron rosas como estrellas. Y voy por la senda voceando el encantoy de dicha alterno sonrisa con llantoy bajo el milagro de mi encantamientose aroman de rosas las alas del viento. Y murmura al verme la gente que pasa :« ¿No veis que está loca ? Tornadla a su casa.¡ Dice que en las manos le han nacido rosasy las va agitando como mariposas ! » ¡ Ah, pobre la gente que nunca comprendeun milagro de estos y que solo entiende,
que no nacen rosas más que en los rosalesy que no hay más trigo que el de los trigales ! Que requiere líneas y color y forma,y que solo admite realidad por norma.Que cuando uno dice : « Voy con la dulzura »,de inmediato buscan a la criatura. Que me digan loca, que en celda me encierren,que con siete llaves la puerta me cierren,que junto a la puerta pongan un lebrel,carcelero rudo, carcelero fiel. Cantaré lo mismo : « Mis manos florecen.Rosas, rosas, rosas a mis dedos crecen ».¡ Y toda mi celda tendrá la fraganciade un inmenso ramo de rosas de Francia !
Antonio Machado, La gracia de tu rama verdecida
Árbol, buen árbol, que tras la borrasca te erguiste en desnudez y desaliento,sobre una gran alfombra de hojarasca que removía indiferente el viento... Hoy he visto en tus ramas la primerahoja verde, mojada de rocío,como un regalo de la primavera,buen árbol del estío. Y en esa verde puntaque está brotando en ti de no sé dónde,hay algo que en silencio me preguntaosilenciosamente me responde. Sí, buen árbol; ya he visto como truecasel fango en flor, y sé lo que me dices;
ya sé que con tus propias hojas secasse han nutrido de nuevo tus raíces. Y así también un día,este amor que murió calladamente,renacerá de mi melancolíaen otro amor, igual y diferente. No; tu augurio risueño,tu instinto vegetal no se equivoca:Soñaré en otra almohada el mismo sueño,y daré el mismo beso en otra boca. Y, en cordial semejanza,buen árbol, quizá pronto te recuerde,cuando brote en mi vida una esperanzaque se parezca un poco a tu hoja verde...
La rose d'or
Voici le conte T.780, aussi intitulé L'os qui chante. La version lue est celle collectée par Paul Delarue et Marie-Louise Ténèze dans leurs Contes populaires français. Elle est lue par Claire Cantin.
À Mayotte, l’arbre est partout. S’élançant à la fois vers le ciel et vers la mer, il fait partie intégrante de la vie des habitants de l’île. Humains et animaux se perchent sur les branches si naturellement que l’on finit par l’oublier. Alors cette fois, la faune s’efface pour mieux laisser voir la flore, évoquant au passage les couleurs chatoyantes des tenues mahoraises.
Le Visual Vernacular
compréhension entre sourd·es et entendant·es, et entre personnes de langues différentes. Avec le VV, il n’y a pas de changement d’univers entre l’univers entendant et l’univers sourd. Cet art se démarque en particulier par le fait que ses racines viennent de la communauté sourde. Les premières performances de VV étaient très inspirées du cinéma (et elles le sont encore). On voitla scène selon différents plans, différents rôles, des gros plans, des décors qui peuvent changer, etc. Au fil du temps, le VV évolue et des courants apparaissent : les jeunes artistes VV se disent désormais plus inspirés par la BD et les jeux vidéos et ont souvent un style plusrapide.
Il s’agit d’un art visuel et vernaculaire. Une langue vernaculaire n’est pas une langue partagée par les personnes d’une même région (par exemple : le français en France), mais par les personnes d’une même communauté (ici : les sourd·es, peu importe leur pays). Le Visual Vernacular (VV) est un art visuel : il ne dépend pas d’une seule langue, même pas d’une langue des signes, comme la Langue des Signes Française (LSF). C’est le corps qui raconte l’histoire, ce qui permet d’effacer les barrières de
Source : culturesourde.fr
Ces fragments d’êtres résineux m’ont parlé, intriguée, attrapée et c’est à vous aujourd’hui de prendre la liberté de les observer et de les interpréter. Cela m’a semblé être une belle façon de rendre hommage à ces vivants puissants, sensibles et grandioses que sont les arbres. Apprendre à les voir pour mieux les comprendre et les respecter. Voilà l’objectif réel de ma démarche et j’espère pouvoir continuer ainsi : parcourir nos belles forêts pyrénéennes à la recherche de leurs petits secrets.
Paréidolie… pays lointain ? Monde étrange ?J’ai souhaité me perdre un instant dans ce monde de l’imagination.ParéidolieVoir des formes et des visages, chercher l’unique, le réconfort de choses connues dans l’immensité, non pas d’un nuage ici, mais des arbres de nos forêts.J’ai souhaité, par cette série de photographies, proposer une douce promenade autour de ces individus, chacun unique, et pourtant en parfaite harmonie dans leur propre communauté. Verrez-vous à votre tour bec, aile d’oiseau, créatures fantastiques ou profil d’insecte ? Ou bien encore l’œil bienveillant du jeune tronc qui apprend à veiller sur la forêt ?
Juana de Ibarbourou, La higuera
Porque es áspera y fea,porque todas sus ramas son grises,yo le tengo piedad a la higuera. En mi quinta hay cien árboles bellos,ciruelos redondos,limoneros rectosy naranjos de brotes lustrosos. En las primaveras,todos ellos se cubren de floresen torno a la higuera. Y la pobre parece tan tristecon sus gajos torcidos que nuncade apretados capullos se viste...
Por eso,cada vez que yo paso a su lado,digo, procurandohacer dulce y alegre mi acento:« Es la higuera el más bellode los árboles todos del huerto ». Si ella escucha,si comprende el idioma en que hablo,¡ qué dulzura tan honda hará nidoen su alma sensible de árbol ! Y tal vez, a la noche,cuando el viento abanique su copa,embriagada de gozo le cuente : ¡ Hoy a mí me dijeron hermosa !
Un œil, double œil, triple œil
Voici le conte T.511. La version lue est celle collectée par les frères Grimm dans leurs Contes pour les enfants et la maison. Elle est lue par Claire Cantin.
Sélection de podcasts
Des arbres et des hommes
Francis Hallé, l’homme qui rêvait des arbres
Podcast "La méthode scientifique"
Les champignons et les arbres unis pour la vie
Podcast "Les savanturiers"
Italo Calvino, le Baron Perché
Podcast "Ca peut pas faire de mal"
Le système de classification des contes
La folkloristique (science du folklore) propose plusieurs systèmes d'indexation des contes populaires, les regroupant par grands types.
Celui-ci est complété par Le Conte populaire français : Contes Merveilleux de Bru et Bonnemason.
Elle a servi de base à l'élaboration au catalogue français de Delarue et Tenèze, Le Conte populaire français.
La classification internationale la plus connue est celle de Aarne et Thompson, complétée par Uther (abréviation ATU).
Nicanor Parra, Defensa del árbol
Por qué te entregas a esa piedraNiño de ojos almendradosCon el impuro pensamientoDe derramarla contra el árbol.Quien no hace nunca daño a nadieNo se merece tan mal trato.Ya sea sauce pensativoYa melancólico naranjoDebe ser siempre por el hombreBien distinguido y respetado:Niño perverso que lo hieraHiere a su padre y a su hermano.Yo no comprendo, francamente,Cómo es posible que un muchachoTenga este gesto tan indignoSiendo tan rubio y delicado.Seguramente que tu madreNo sabe el cuervo que ha criado,
Te cree un hombre verdadero, Yo pienso todo lo contrario: Creo que no hay en todo Chile Niño tan malintencionado. ¡Por qué te entregas a esa piedraComo a un puñal envenenado,Tú que comprendes claramenteLa gran persona que es el árbol!El da la fruta deleitosaMás que la leche, más que el nardo;Leña de oro en el invierno,Sombra de plata en el veranoY, lo que es más que todo junto,Crea los vientos y los pájaros.Piénsalo bien y reconoceQue no hay amigo como el árbol,Adonde quiera que te vuelvasSiempre lo encuentras a tu lado,
Vayas pisando tierra firme O móvil mar alborotado, Estés meciéndote en la cuna O bien un día agonizando, Más fiel que el vidrio del espejo Y más sumiso que un esclavo.Medita un poco lo que hacesMira que Dios te está mirando,Ruega al Señor que te perdoneDe tan gravísimo pecadoY nunca más la piedra ingrataSalga silbando de tu mano.
Antonio Machado, A un olmo seco
Al olmo viejo, hendido por el rayoy en su mitad podrido,con las lluvias de abril y el sol de mayoalgunas hojas verdes le han salido ¡El olmo centenario en la colinaque lame el Duero! Un musgo amarillentole mancha la corteza blanquecinaal tronco carcomido y polvoriento No será, cual los álamos cantoresque guardan el camino y la ribera,habitado de pardos ruiseñores. ejército de hormigas en hilerava trepando por él, y en sus entrañasurden sus telas grises las arañas.
Antes de que te derribe, olmo del Cuero,con su hacha el leñador, y el carpinterote convierta en melena de campanalanza o yugo de carreta;antes que rojo en el hogar, mañana,ardas de alguna mísera caseta,al borde del camino;te descuaje un torbellinoy tronche el soplo de las sierras blancas;antes que el río te empujepor valles y barrancas,olmo, quiero anotar en mi carterala gracia de tu rama verdecida. Mi corazón esperatambién, hacia luz y hacia la vida,otro milagro de la primavera.
Les trois oranges
Voici le conte T.408, Les trois oranges. La version lue est celle de Italo Calvino, intitulée L'amore delle tre melagrane. Elle est lue en italien par Manuela Costantini.
Sélection de revues
« Dossier : Forêts ». 2022. Pyrénées magazine N°204 (décembre).
« Dossier : La forêt et nous ». 2019. Books : l’actualité par les livres du monde N°99 (juillet).
« Mille et une vies de la forêt française ». 2023. L’Histoire N°503 (janvier).
« Hors-série : L’appel de la forêt ». 2023. Le 1 hebdo, juillet.
Juana de Ibarbourou, El ciprés
Quizá nació en Judea,Pero se ha hecho ciudadano en todosLos cementerios de la tierra. Parece un grito que ha cuajado en árbolO un padrenuestro hecho ramaje quieto.No ampara ni cobija. Siempre clamaPor los muertos. Y si a veces se enrosca por su troncoUn rosal que florece en los veranos,Como un trapense extático no sienteLa brasa de la flor sobre sus gajos. Tiene pasta de asceta, el solitario. O pasta de abstraído.
Pero si uno está hastiado o está triste,le hace bien recostarse contra el troncoRecto y liso. Se siente algo sedante en la mejilla,como si dentro del leñoso talloUna intuición ardiente y sensitivaCompadeciera el gesto de cansancio. Nunca el ciprés comprenderá la risa,La plenitud, la primavera, el alba.Sólo se da a la angustia de los hombresY arrulla el sueño eterno como un aya. Es un gran dedo vegetal que siempreEstá indicando el ruido: ¡ Calla !
Le père la misère
Voici le conte T.330, auss intitulé Le Diable ou le Maréchal Ferrand. La version lue est celle collectée par Achille Millien dans ses Contes inédits du Nivernais et du Morvan. Elle est lue par Claire Cantin.
La fille aux mains coupées
La version lue est celle collectée par Paul Sébillot dans ses Contes des paysans et des pécheurs. Elle est lue par Claire Cantin.
Les enfants chez le diable
Voici le conte T.327, aussi intitulé Le Petit Poucet ou Les enfants abandonnées dans la Forêt. La version lue est celle collectée par Nannette Lesveque dans Nannette Lévesque conteuse et chanteuse du pays des sources de la Loire. Elle est lue par Claire Cantin.
ExpositionVirtuelle-Arbor&Sens
Bibliothèques de l'UT2J
Created on January 18, 2024
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Exposition virtuelle
Les bibliothèques de l'UT2J
Sélection arboricole
Introduction
L'arbre à mots découverts
Se promener en forêt, entendre les feuilles mortes crisser sous ses semelles, sentir le vent se faufiler entre les arbres, admirer les couleurs de l’automne, écouter le chant des feuilles, sentir sous ses doigts le tronc rugueux d’un vieux chêne...Autant d’expériences sensorielles autour d’une silhouette ancrée dans notre quotidien : l’arbre.Cette exposition vous fera découvrir les sons, les parfums, les couleurs et les textures des arbres, afin d’appréhender cet être vivant sous toutes ses formes.Elle vous fera aussi vous interroger sur l’accessibilité universelle : par la multisensorialité, le braille, les signes,découvrez comment chacun peut accéder à la même œuvre en utilisant ses sens.
Voir le chant des feuilles
Le pouvoir magique de l'arbre
L'arbre à double sens
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Sélection arboricole
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A mots découverts
Le langage des arbres
Les arbres ont leur propre vocabulaire. On sait par exemple qu’ils échangent des messages chimiques et qu’ils communiquent via leurs racines par des sortes d’impulsions électriques.Nous avons nos propres mots et nos propres signes pour parler des arbres. Nous vous livrons dans cet espace un petit aperçu de ces différents langages.
Visual Vernacular
L'arbre m'a dit
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Arbre
A mots découverts - Glossaire
Branches
Le langage des arbres
Bourgeon
Conifère
Cliquez sur un terme pour en découvrir la signification.
Écorce
Feuille
Feuillu
Arbre dont les fruits ont la forme de cônes (appelés communément pommes de pin). Les conifères, sous-embranchement des gymnospermes, sont des arbres et arbustes, dont les graines sont nues, simplement pincées entre les écailles d’un cône. La plupart des conifères possèdent des cellules sécrétrices de résine.
Conifère
Arbre, arbuste ou arbrisseau portant des feuilles à limbe bien développé par opposition au conifère dont les feuilles sont des aiguilles ou des écailles. Beaucoup de feuillus, surtout sous nos latitudes, ont des feuilles caduques. Contrairement aux conifères, leurs graines se développent dans un fruit, ce sont des angiospermes.
Feuillu
Processus consistant à transformer le CO2 absorbé en glucides lors d’une réaction chimique entre la sève brute et l’énergie solaire et libérant ainsi l’oxygène dans l’air. La photosynthèse a pour but de créer de l’énergie (sous forme de glucide) à partir de l’énergie lumineuse provenant du soleil.
Photosynthèse
Fût
Organe aérien des végétaux, à symétrie bilatérale, siège de la photosynthèse, naissant de leur tige ou de leur racine, de formes diverses et ayant généralement l’aspect d’une fine lame de couleur verte.
Feuille
Tiges secondaires d’un arbre qui se développent à partir du tronc, dont elles possèdent la nature ligneuse, et qui portent les feuilles, les jeunes rameaux et, le cas échéant, les fruits.
Branches
Houppier
Organe végétal écailleux apparaissant en fin d’été et en automne sur la tige ou la branche d’un arbre et qui contient en germe les tiges, branches, feuilles ou fleurs.
Bourgeon
Photosynthèse
Végétal ligneux dépassant 6-7 mètres et comportant un tronc sur lequel s’insèrent des branches ramifiées.
Arbre
Revêtement extérieur du tronc, des branches et des racines des arbres et des autres plantes ligneuses.
Écorce
Organe souterrain qui fixe la plante au sol et lui permet de puiser l’eau et les éléments nutritifs nécessaires à son développement.
Racine
Racine
Partie du tronc de l’arbre se trouvant sous le houppier et dépourvue de branches.
Liquide véhiculant les éléments nutritifs dans les différentes parties des végétaux.
Sève
Fût
Ramification d’une branche d’arbre, composée d’une tige, de bourgeons et de feuilles
Rameau
Ensemble des branches et partie du tronc non comprise dans le fût.
Houppier
Partie principale de la tige d’un arbre, située entre les racines et le houppier.
Tronc
Rameau
Sève
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Tronc
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A mots découverts - Visual Vernacular
Visual Vernacular
Un arbre...
Proposition artistique sur le thème de l'arbre
Connaissez-vous le Visual Vernacular (VV) ?
Alexis Bernheim Marie Bienvenu Léane Clarus Noémie Esteve Marie Kanizsay Aya Peraud-Pommier
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Léa BourdeauOphelia CoudrayAxelle Manaud
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A mots découverts - L'arbre m'a dit
L'arbre m'a dit
de Jean-Pierre Siméon
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Voir le chant des feuilles
Il y a une certaine musicalité dans les sons produits par les arbres. L’écrivain, lorsqu’il évoque l’arbre et la nature, restitue une part de cette musicalité dans ses œuvres.
Textes littéraires en français
Poèmes en espagnol
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Voir le chant des feuilles - Textes littéraires en français
Jean-Paul Sartre
Pierre de Ronsard
Extraits littéraires
Emile Zola
Primo Levi
L'arbre inspire l'homme. Parcourez quelques extraits littéraires sélectionnés par les bibliothécaires autour de ce thème en cliquant sur les noms de leurs auteurs.
Peter Wohlleben
Théophile Gautier
Italo Calvino
Guillaume Apollinaire
Sénèque
Antoine de Saint Exupéry
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Voir le chant des feuilles - Textes littéraires en français
Lettre de Jean-Paul Sartre à Simone de Beauvoir du 9 octobre 1931.
jouets qui tournent au vent ou quand on leur imprime un très rapide mouvement de translation ; il y avait partout de petites tiges vertes qui en faisaient la farce avec six ou sept feuilles plantées disons précisément ainsi. [...] Ci-joint un petit croquis :
Ensuite, le cœur léger j’ai été voir un arbre. Pour cela, il suffit de pousser la grille d’un beau square sur l’avenue Foch et de choisir sa victime et une chaise. Puis de contempler. […] Et je regardais l’arbre. Il était très beau et je n’ai pas crainte de mettre ici ces deux renseignements précieux pour ma biographie : c’est à Burgos que j’ai compris ce que c’était une cathédrale et au Havre ce que c’était qu’un arbre. Malheureusement je ne sais pas trop quel arbre c’était. Vous me le direz : vous savez ces
Note de Simone de Beauvoir : « C’était un marronier ».
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Sartre, Jean-Paul. Lettres au Castor et à quelques autres. Paris: Gallimard, 1983, p.45.
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Voir le chant des feuilles - Textes littéraires en français
Je plante en ta faveur cet arbre de Cybèle
Attache tous les ans à cet arbre un tableau, Qui témoigne aux passants mes amours et ma peine ; Puis l’arrosant de lait et du sang d’un agneau, Dis : « Ce pin est sacré, c’est la plante d’Hélène ».
Je plante en ta faveur cet arbre de Cybèle,Ce pin, où tes honneurs se liront tous les jours :J’ai gravé sur le tronc nos noms et nos amours,Qui croîtront à l’envi de l’écorce nouvelle.Faunes qui habitez ma terre paternelle,Qui menez sur le Loir vos danses et vos tours,Favorisez la plante et lui donnez secours,Que l’Été ne la brûle, et l’Hiver ne la gèle.Pasteur, qui conduiras en ce lieu ton troupeau,Flageolant une Églogue en ton tuyau d’aveine,
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Ronsard (de), Pierre. Sonnets pour Hélène. Genève : Droz, 1998.
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Voir le chant des feuilles - Textes littéraires en français
vent des chevelures de grandes déesses, déjà à moitié métamorphosées en arbres. Les platanes dressaient des torses réguliers, dont la peau lisse, tatouée de rouge, semblait laisser tomber des plaque de peinture écaillée. Les mélèzes, ainsi qu’une bande barbare, descendaient une pente, drapés dans leurs sayons de verdure tissée, parfumés d’un baume fait de résine et d’encens. Et les chênes étaient rois, les chênes immenses, ramassés carrément sur leur ventre trapu, élargissant des bras dominateurs qui prenaient toute la place au soleil ; arbres titans, foudroyés, renversés dans des poses de lutteurs invaincus, dont les membres épars plantaient à eux seuls une forêt entière.
Les arbres leur semblaient des êtres de bonté, pleins de force, pleins de silence, pleins d’immobilité heureuse. Ils les regardaient un à un, ils les aimaient tous, ils attendaient de leur souveraine tranquillité quelque aveu qui les ferait grandir comme eux, dans la joie d’une vie puissante. Les érables, les frênes, les charmes, les cornouillers, étaient un peuple de colosses, une foule d’une douceur fière, des bonshommes héroïques qui vivaient de paix, lorsque la chute d’un d’entre eux aurait suffi pour blesser et tuer tout un coin du bois. Les ormes avaient des corps énormes, des membres gonflés, engorgés de sève, à peine cachés par les bouquets légers de leurs petites feuilles. Les bouleaux, les aunes, avec leurs blancheurs de fille, cambraient des tailles minces, abandonnaient au
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Zola, Émile. La faute de l’abbé Mouret. Gallimard, 1991.
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Les arbres peuvent pousser dans des situations très défavorables. Peuvent ? Ils n’ont guère le choix ! Une graine qui tombe d’un arbre n’est jamais sûre que le vent ou un animal ne la transportera par ailleurs. Et une fois qu’elle a germé,[...], la jeune pousse est liée au microlopin de terre que le hasard lui a attribué et force lui est de s’en accommoder.
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Wohlleben, Peter. La vie secrète des arbres: découverte d’un monde caché. Les éditions multimondes, 2017, p.87.
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Le pin des Landes
Sans regretter son sang qui coule goutte à goutte, Le pin verse son baume et sa sève qui bout, Et se tient toujours droit sur le bord de la route, Comme un soldat blessé qui veut mourir debout. Le poète est ainsi dans les Landes du monde ; Lorsqu’il est sans blessure, il garde son trésor. Il faut qu’il ait au coeur une entaille profonde Pour épancher ses vers, divines larmes d’or !
On ne voit en passant par les Landes désertes,Vrai Sahara français, poudré de sable blanc,Surgir de l’herbe sèche et des flaques d’eaux vertesD’autre arbre que le pin avec sa plaie au flanc,Car, pour lui dérober ses larmes de résine,L’homme, avare bourreau de la création,Qui ne vit qu’aux dépens de ceux qu’il assassine,Dans son tronc douloureux ouvre un large sillon !
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Gautier, Théophile, « Le pin des Landes ». In Oeuvres Complètes, Section II, Poésie 1. Paris : Honoré Champion éditeur, 2022, p.616.
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Cœur de bois
Il vit mal. Les trams numéro huit et numéro dix-neufLui écrasent les racines toutes les cinq minutes ;Il en demeure abasourdiEt pousse tordu, comme s’il voulait s’enfuir.D’année en année, il aspire de lents poisonsDu sous-sol saturé de méthane ;Les chiens l’abreuvent d’urine,Et la poussière septique des alléesBouche les rides de son liège ;Sous l’écorce pendent des chrysalidesMortes et qui, jamais, ne seront papillons.Néanmoins, dans son vieux coeur de bois,Il s’émeut et jouit du retour des saisons.
J’ai un voisin robuste,Un marronnier de l’avenue Re Umberto;Il a mon âge, mais ne le paraît point.Il héberge des passereaux, des merles, et n’a pas honte,En avril, de se faire pousser bourgeons et feuilles,Et des fleurs frêles au mois de mai,Puis, en septembre, des bogues aux piquants inoffensifs,Qui renferment de luisants marrons tanniques :C’est un imposteur, mais naïf : il veut se faire passerPour l’émule de son vaillant frère des montagnes,Grand seigneur aux fruits doux, aux champignons précieux.
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Levi, Primo. « Cœur de bois ». In À une heure incertaine : poèmes. Paris: Gallimard, 1997.
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Le vent nocturne
La forêt fuit au loin comme une armée antique Dont les lances ô pins s’agitent au tournant Les villages éteints méditent maintenant Comme les vierges les vieillards et les poètes Et ne s’éveilleront au pas de nul venant Ni quand sur leurs pigeons fondront les gypaètes
Oh ! les cimes des pins grincent en se heurtantEt l’on entend aussi se lamenter l’autanEt du fleuve prochain à grand’voix triomphalesLes elfes rire au vent ou corner aux rafalesAttys Attys Attys charmant et débrailléC’est ton nom qu’en la nuit les elfes ont railléParce qu’un de tes pins s’abat au vent gothique
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Apollinaire, Guillaume. « Le vent nocturne ». In Alcools : poèmes 1898-1913. Paris : Librairie générale française, 2014.
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Au-dessus des oliviers commençaient la forêt. Pins et mélèzes, jadis, avaient dû régner sur la région ; ils descendaient encore sur les deux versants du golfe jusqu’à la plage, en vagues et remous de verdure. Les rouvres étaient bien plus nombreux, plus serrés qu’on ne le croirait aujourd’hui ; ils ont été la première, la plus précieuse victime de la cognée. Tout en haut, les pins cédaient le pas aux châtaigniers : la forêt se hissant sur la montagne, on
ne lui voyait pas de limites. Tel était l’univers de sève au milieu duquel nous vivions, nous autres habitants d’Ombreuse, presque sans nous en apercevoir. Le premier à s’aviser de tout cela fut Côme. Il comprit qu’au milieu d’une végétation à ce point touffue, il pouvait se déplacer pendant des milles en passant d’un arbre dans l’autre sans avoir jamais besoin de mettre pied à terre.
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Calvino, Italo. Le baron perché. Paris : Seuil, 1996
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Voir le chant des feuilles - Textes littéraires en français
Car tu n’as rien deviné de la joie si tu crois que l’arbre lui-même vit pour l’arbre qu’il est, enfermé dans sa gaine. Il est source de graines ailées et se transforme et s’embellit de génération en génération. Il marche, non à ta façon, mais comme un incendie au gré des vents. Tu plantes un cèdre sur la montagne et voilà ta forêt qui lentement, au long des siècles, déambule.
Que croirait l’arbre de soi-même ? Il se croirait racines, tronc et feuillages. Il croirait se servir en plantant ses racines, mais il n’est que voie et passage. La terre à travers lui se marie au miel du soleil, pousse des bourgeons, ouvre des fleurs, compose des graines, et la graine emporte la vie, comme un feu préparé mais invisible encore.
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Saint-Exupéry (de), Antoine. «Citadelle», chapitre CXCII. Du vent du sable et des étoiles. Paris : Gallimard, 2018.
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Voir le chant des feuilles - Textes littéraires en français
Seul l’arbre qui a subi les assauts du vent est vraiment vigoureux, car c’est dans cette lutte que ses racines, mises à l’épreuve, se fortifient.
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Sénèque. Lettres À Lucilius : anthologie. Paris : Mille et une nuits, 2002
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Lecteur·rices :
Laissez-vous emporter par ces lectures de poèmes en espagnol. Elles vous sont proposées par des étudiant·es de licence d'espagnol de l'UT2J.
Poésie lue
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ou accédez au texte de chaque poème lu
La higuera
Juana de Ibarbourou
La gracia de tu rama verdecida
Antonio Machado
Defensa del árbol
Nicanor Parra
El ciprés
Juana de Ibarbourou
El dulce milagro
Juana de Ibarbourou
A un olmo seco
Antonio Machado
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Le pouvoir magique des arbres
Cliquez sur un conte pour l'écouter
Un œil, double œil, triple œil
Le père La misère
Les trois oranges
La forêt et l’arbre sont omniprésents dans la littérature populaire orale. Claire, bibliothécaire, vous propose de retrouver le motif de l’arbre dans une série de contes du registre merveilleux.
La rose d'or
Les enfants chez le diable
La fille aux mains coupées
Connaissez-vous la classification internationale des contes ?
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L'arbre à double sens
L’arbre se prête particulièrement à une approche multisensorielle : on en touche le tronc, on sent l’odeur de sa sève, on goûte ses fruits, on voit les aspérités de son écorce, on entend le bruit de ses feuilles. Aussi les oeuvres utilisant l’arbre pour thématique peuvent-elles être tout aussi sensorielles.
D'une racine commune
Rencon-tronc
Noeuds
Instant Nature
Découvrez dans cet espace :
A fleur d'écorces
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L'arbre à double sens - D'une racine commune
À voir de près ou de loin, à toucher et écouter, à ressentir ou méditer, l’École Nationale Supérieure d’Audiovisuel s’associe pleinement aux démarches inclusives proposées par l’exposition Arbor&Sens. Naomi Cazedebat, Clément Herbert, Éléonore Madhuri Pernet, Marine Wolf, proposent ici d’interroger notre rapport à la nature, à l’animalité et aux plus fragiles, à nos racines et leurs souches, à nos cultures et nos mythes. Sous la coordination de Frédéric Tabet (Responsable du Master, parcours Image) et Lilie Pinot (Plasticienne), les étudiants de l’ENSAV proposent ici quatre propositions libres sur la place de l’imaginaire de la nature : à la fois étrangement familier et profondément autre. Ces œuvres entremêlent des approches sensibles différentes, proposées par des étudiants et étudiantes à tous les niveaux de la formation (du L3 au DURCA).
À Mayotte, l’arbre est partout. S’élançant à la fois vers le ciel et vers la mer, il fait partie intégrante de la vie des habitants de l’île...
Marine Wolf
Sur les branches de Mayotte
Balade en Paréidolie
Naomie Cazedebat
Paréidolie… pays lointain ? Monde étrange ? J’ai souhaité me perdre un instant dans ce monde de l’imagination.Paréidolie...
Remerciements : Alexandre Beznosiuk, Olivier Schmit, Frédéric Rigot, Isabelle Labrouillère, Christine Lorenzo et Olivia Dorado
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L'arbre à double sens - D'une racine commune
Impression photo mat sur support rigide SalouvaPeinture & encre dorée
Sur les branches de Mayotte
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Marine Wolf
Photographies sous droit d'auteur. Toute reproduction interdite sans le consentement exprès de l'artiste.
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L'arbre à double sens - D'une racine commune
Balade en paréidolie
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Naomie Cazedebat
Photographies sous droit d'auteur. Toute reproduction interdite sans le consentement exprès de l'artiste.
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L'arbre à double sens - Rencon-tronc
Vidéo et photographies réalisées par Sarah Arroyas
Février 2023 36x50x55cm Souche d’arbre sculptée, champignons et mousse, tiges en acier
Rencon-tronc
Diane Tham Vo
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Oeuvre sous droit d'auteur. Toute reproduction interdite sans le consentement exprès de l'artiste.
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L'arbre à double sens - Noeuds
La porte du poulailler est cassée. J'ai envie de tisser autrement, librement. J'expérimente que les espaces du grillage sont larges, je veux du volume, je fais des noeuds. Il y a bien des noeuds dans ma tête, dans ma vie. C'est en nouant patiemment qu'ils vont peut-être se dénouer. Et s'ils ne se défont pas, j’accepte. La bobine de fil se dévide par mégarde ; impossible de démêler. C'est ce qui est qui est beau. Je garde. Dans l'arborescence informatique, « une branche est une suite de noeuds consécutifs de la racine vers la feuille* ». Chaque noeud est promesse d'expansion, d'épanouissement. Laissons pousser...
Photographies réalisées par Sarah Arroyas
2023100x100cmTextiles, fils, bois, grillage recyclé
Nœuds
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Anne Cantin
*source monlycéenumérique
Oeuvre sous droit d'auteur. Toute reproduction interdite sans le consentement exprès de l'artiste.
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L'arbre à double sens - Instant Nature
Instant Nature
Galina Lagarrigue
Photographies réalisées par Sarah Arroyas
2024 Ecorces de différentes essences, branches, fruits divers
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Oeuvre sous droit d'auteur. Toute reproduction interdite sans le consentement exprès de l'artiste.
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L'arbre à double sens - À fleur d'écorces
Photographies réalisées par Sarah Arroyas
À fleur d'écorces
Dominique Saint-Jean, Christophe Ennuyer, Galina Lagarrigue
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Oeuvre sous droit d'auteur. Toute reproduction interdite sans le consentement exprès des artistes.
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Sources iconographiques
La piste audio filant l'exposition est une création sonore disponible sur Freesound.
Juana de Ibarbourou, El dulce milagro
¿Qué es esto? ¡ Prodigio ! Mis manos florecen.Rosas, rosas, rosas a mis dedos crecen.Mi amante besome las manos, y en ellas,¡ oh gracia ! Brotaron rosas como estrellas. Y voy por la senda voceando el encantoy de dicha alterno sonrisa con llantoy bajo el milagro de mi encantamientose aroman de rosas las alas del viento. Y murmura al verme la gente que pasa :« ¿No veis que está loca ? Tornadla a su casa.¡ Dice que en las manos le han nacido rosasy las va agitando como mariposas ! » ¡ Ah, pobre la gente que nunca comprendeun milagro de estos y que solo entiende,
que no nacen rosas más que en los rosalesy que no hay más trigo que el de los trigales ! Que requiere líneas y color y forma,y que solo admite realidad por norma.Que cuando uno dice : « Voy con la dulzura »,de inmediato buscan a la criatura. Que me digan loca, que en celda me encierren,que con siete llaves la puerta me cierren,que junto a la puerta pongan un lebrel,carcelero rudo, carcelero fiel. Cantaré lo mismo : « Mis manos florecen.Rosas, rosas, rosas a mis dedos crecen ».¡ Y toda mi celda tendrá la fraganciade un inmenso ramo de rosas de Francia !
Antonio Machado, La gracia de tu rama verdecida
Árbol, buen árbol, que tras la borrasca te erguiste en desnudez y desaliento,sobre una gran alfombra de hojarasca que removía indiferente el viento... Hoy he visto en tus ramas la primerahoja verde, mojada de rocío,como un regalo de la primavera,buen árbol del estío. Y en esa verde puntaque está brotando en ti de no sé dónde,hay algo que en silencio me preguntaosilenciosamente me responde. Sí, buen árbol; ya he visto como truecasel fango en flor, y sé lo que me dices;
ya sé que con tus propias hojas secasse han nutrido de nuevo tus raíces. Y así también un día,este amor que murió calladamente,renacerá de mi melancolíaen otro amor, igual y diferente. No; tu augurio risueño,tu instinto vegetal no se equivoca:Soñaré en otra almohada el mismo sueño,y daré el mismo beso en otra boca. Y, en cordial semejanza,buen árbol, quizá pronto te recuerde,cuando brote en mi vida una esperanzaque se parezca un poco a tu hoja verde...
La rose d'or
Voici le conte T.780, aussi intitulé L'os qui chante. La version lue est celle collectée par Paul Delarue et Marie-Louise Ténèze dans leurs Contes populaires français. Elle est lue par Claire Cantin.
À Mayotte, l’arbre est partout. S’élançant à la fois vers le ciel et vers la mer, il fait partie intégrante de la vie des habitants de l’île. Humains et animaux se perchent sur les branches si naturellement que l’on finit par l’oublier. Alors cette fois, la faune s’efface pour mieux laisser voir la flore, évoquant au passage les couleurs chatoyantes des tenues mahoraises.
Le Visual Vernacular
compréhension entre sourd·es et entendant·es, et entre personnes de langues différentes. Avec le VV, il n’y a pas de changement d’univers entre l’univers entendant et l’univers sourd. Cet art se démarque en particulier par le fait que ses racines viennent de la communauté sourde. Les premières performances de VV étaient très inspirées du cinéma (et elles le sont encore). On voitla scène selon différents plans, différents rôles, des gros plans, des décors qui peuvent changer, etc. Au fil du temps, le VV évolue et des courants apparaissent : les jeunes artistes VV se disent désormais plus inspirés par la BD et les jeux vidéos et ont souvent un style plusrapide.
Il s’agit d’un art visuel et vernaculaire. Une langue vernaculaire n’est pas une langue partagée par les personnes d’une même région (par exemple : le français en France), mais par les personnes d’une même communauté (ici : les sourd·es, peu importe leur pays). Le Visual Vernacular (VV) est un art visuel : il ne dépend pas d’une seule langue, même pas d’une langue des signes, comme la Langue des Signes Française (LSF). C’est le corps qui raconte l’histoire, ce qui permet d’effacer les barrières de
Source : culturesourde.fr
Ces fragments d’êtres résineux m’ont parlé, intriguée, attrapée et c’est à vous aujourd’hui de prendre la liberté de les observer et de les interpréter. Cela m’a semblé être une belle façon de rendre hommage à ces vivants puissants, sensibles et grandioses que sont les arbres. Apprendre à les voir pour mieux les comprendre et les respecter. Voilà l’objectif réel de ma démarche et j’espère pouvoir continuer ainsi : parcourir nos belles forêts pyrénéennes à la recherche de leurs petits secrets.
Paréidolie… pays lointain ? Monde étrange ?J’ai souhaité me perdre un instant dans ce monde de l’imagination.ParéidolieVoir des formes et des visages, chercher l’unique, le réconfort de choses connues dans l’immensité, non pas d’un nuage ici, mais des arbres de nos forêts.J’ai souhaité, par cette série de photographies, proposer une douce promenade autour de ces individus, chacun unique, et pourtant en parfaite harmonie dans leur propre communauté. Verrez-vous à votre tour bec, aile d’oiseau, créatures fantastiques ou profil d’insecte ? Ou bien encore l’œil bienveillant du jeune tronc qui apprend à veiller sur la forêt ?
Juana de Ibarbourou, La higuera
Porque es áspera y fea,porque todas sus ramas son grises,yo le tengo piedad a la higuera. En mi quinta hay cien árboles bellos,ciruelos redondos,limoneros rectosy naranjos de brotes lustrosos. En las primaveras,todos ellos se cubren de floresen torno a la higuera. Y la pobre parece tan tristecon sus gajos torcidos que nuncade apretados capullos se viste...
Por eso,cada vez que yo paso a su lado,digo, procurandohacer dulce y alegre mi acento:« Es la higuera el más bellode los árboles todos del huerto ». Si ella escucha,si comprende el idioma en que hablo,¡ qué dulzura tan honda hará nidoen su alma sensible de árbol ! Y tal vez, a la noche,cuando el viento abanique su copa,embriagada de gozo le cuente : ¡ Hoy a mí me dijeron hermosa !
Un œil, double œil, triple œil
Voici le conte T.511. La version lue est celle collectée par les frères Grimm dans leurs Contes pour les enfants et la maison. Elle est lue par Claire Cantin.
Sélection de podcasts
Des arbres et des hommes
Francis Hallé, l’homme qui rêvait des arbres
Podcast "La méthode scientifique"
Les champignons et les arbres unis pour la vie
Podcast "Les savanturiers"
Italo Calvino, le Baron Perché
Podcast "Ca peut pas faire de mal"
Le système de classification des contes
La folkloristique (science du folklore) propose plusieurs systèmes d'indexation des contes populaires, les regroupant par grands types.
Celui-ci est complété par Le Conte populaire français : Contes Merveilleux de Bru et Bonnemason.
Elle a servi de base à l'élaboration au catalogue français de Delarue et Tenèze, Le Conte populaire français.
La classification internationale la plus connue est celle de Aarne et Thompson, complétée par Uther (abréviation ATU).
Nicanor Parra, Defensa del árbol
Por qué te entregas a esa piedraNiño de ojos almendradosCon el impuro pensamientoDe derramarla contra el árbol.Quien no hace nunca daño a nadieNo se merece tan mal trato.Ya sea sauce pensativoYa melancólico naranjoDebe ser siempre por el hombreBien distinguido y respetado:Niño perverso que lo hieraHiere a su padre y a su hermano.Yo no comprendo, francamente,Cómo es posible que un muchachoTenga este gesto tan indignoSiendo tan rubio y delicado.Seguramente que tu madreNo sabe el cuervo que ha criado,
Te cree un hombre verdadero, Yo pienso todo lo contrario: Creo que no hay en todo Chile Niño tan malintencionado. ¡Por qué te entregas a esa piedraComo a un puñal envenenado,Tú que comprendes claramenteLa gran persona que es el árbol!El da la fruta deleitosaMás que la leche, más que el nardo;Leña de oro en el invierno,Sombra de plata en el veranoY, lo que es más que todo junto,Crea los vientos y los pájaros.Piénsalo bien y reconoceQue no hay amigo como el árbol,Adonde quiera que te vuelvasSiempre lo encuentras a tu lado,
Vayas pisando tierra firme O móvil mar alborotado, Estés meciéndote en la cuna O bien un día agonizando, Más fiel que el vidrio del espejo Y más sumiso que un esclavo.Medita un poco lo que hacesMira que Dios te está mirando,Ruega al Señor que te perdoneDe tan gravísimo pecadoY nunca más la piedra ingrataSalga silbando de tu mano.
Antonio Machado, A un olmo seco
Al olmo viejo, hendido por el rayoy en su mitad podrido,con las lluvias de abril y el sol de mayoalgunas hojas verdes le han salido ¡El olmo centenario en la colinaque lame el Duero! Un musgo amarillentole mancha la corteza blanquecinaal tronco carcomido y polvoriento No será, cual los álamos cantoresque guardan el camino y la ribera,habitado de pardos ruiseñores. ejército de hormigas en hilerava trepando por él, y en sus entrañasurden sus telas grises las arañas.
Antes de que te derribe, olmo del Cuero,con su hacha el leñador, y el carpinterote convierta en melena de campanalanza o yugo de carreta;antes que rojo en el hogar, mañana,ardas de alguna mísera caseta,al borde del camino;te descuaje un torbellinoy tronche el soplo de las sierras blancas;antes que el río te empujepor valles y barrancas,olmo, quiero anotar en mi carterala gracia de tu rama verdecida. Mi corazón esperatambién, hacia luz y hacia la vida,otro milagro de la primavera.
Les trois oranges
Voici le conte T.408, Les trois oranges. La version lue est celle de Italo Calvino, intitulée L'amore delle tre melagrane. Elle est lue en italien par Manuela Costantini.
Sélection de revues
« Dossier : Forêts ». 2022. Pyrénées magazine N°204 (décembre).
« Dossier : La forêt et nous ». 2019. Books : l’actualité par les livres du monde N°99 (juillet).
« Mille et une vies de la forêt française ». 2023. L’Histoire N°503 (janvier).
« Hors-série : L’appel de la forêt ». 2023. Le 1 hebdo, juillet.
Juana de Ibarbourou, El ciprés
Quizá nació en Judea,Pero se ha hecho ciudadano en todosLos cementerios de la tierra. Parece un grito que ha cuajado en árbolO un padrenuestro hecho ramaje quieto.No ampara ni cobija. Siempre clamaPor los muertos. Y si a veces se enrosca por su troncoUn rosal que florece en los veranos,Como un trapense extático no sienteLa brasa de la flor sobre sus gajos. Tiene pasta de asceta, el solitario. O pasta de abstraído.
Pero si uno está hastiado o está triste,le hace bien recostarse contra el troncoRecto y liso. Se siente algo sedante en la mejilla,como si dentro del leñoso talloUna intuición ardiente y sensitivaCompadeciera el gesto de cansancio. Nunca el ciprés comprenderá la risa,La plenitud, la primavera, el alba.Sólo se da a la angustia de los hombresY arrulla el sueño eterno como un aya. Es un gran dedo vegetal que siempreEstá indicando el ruido: ¡ Calla !
Le père la misère
Voici le conte T.330, auss intitulé Le Diable ou le Maréchal Ferrand. La version lue est celle collectée par Achille Millien dans ses Contes inédits du Nivernais et du Morvan. Elle est lue par Claire Cantin.
La fille aux mains coupées
La version lue est celle collectée par Paul Sébillot dans ses Contes des paysans et des pécheurs. Elle est lue par Claire Cantin.
Les enfants chez le diable
Voici le conte T.327, aussi intitulé Le Petit Poucet ou Les enfants abandonnées dans la Forêt. La version lue est celle collectée par Nannette Lesveque dans Nannette Lévesque conteuse et chanteuse du pays des sources de la Loire. Elle est lue par Claire Cantin.