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S'engager dans un projet de partenariat

Elsa Delcuzoul

Created on January 15, 2024

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Transcript

S'engager dans un projet de partenariat

Testez-vous sur les projets de partenariats avant et/ou après la lecture de cette présentation

Qu'est-ce qu'un partenariat ?

Projet

Collectif

Disciplines concernées

Langue de communication

Partenaire

Ouverture culturelle

Plus-value

Authenticité

Décloisonnement

Lexique

Médiation

Désinhibition

Répertoire culturel

La place des programmes

Le projet de partenariat peut prendre appui sur plusieurs éléments des programmes et textes officiels, en particulier les possibilités offertes par les échelles de descripteurs du CECRL et la perspective actionnelle.

ESPACE ET REPERTOIRE PLURICULTURELS

ENTREE CULTURELLE DES PROGRAMMES

PERSPECTIVE ACTIONNELLE

LANGUE DE COMMUNICATION

MEDIATION

Info

Info

Info

Info

Info

Comment ?

CO-concevoir le projet avec le partenaire

Definir des modalites de travail

TROUVER un partenaire

Evaluer

Evaluer le projet de partenariat

Etablir un bilan Faire preuve de recul analytique

Evaluer les travaux des élèves ?

Evaluer avec raison Valoriser à volonté

Contacts utiles

Petites annonces académiques

Plateformes de recherche de partenaires

DAREIC Orléans-Tours

Partenariats académiques

Référent ERAEI

Jumelages locaux

Quels préconçus sur les projets de partenariats ?

Répondez aux questions suivantes pour tester vos idées sur les projets de partenariats (les éléments de réponse sont abordés dans ce Genially). Vous pouvez vous tester avant et/ou après la lecture de la présentation.

Afin d'assurer la pérennité du projet de partenariat et de proposer un projet riche et ambitieux, il est préférable que ce projet soit pensé de manière collective au sein de l'équipe pédagogique.

Si l'équipe pédagogique peut déjà avoir une idée de projet, il est essentiel de le co-construire avec le partenaire afin de multiplier les chances de son aboutissement et de sa pérennité. Il convient donc de déterminer ensemble un fil conducteur, des activités qui permettront aux élèves d'être acteurs de leurs apprentissages, une ou des thématiques abordées, des productions attendues qui seront adossées au fil conducteur et/ou aux thématiques sélectionnées, un calendrier annuel, etc. La communication avec le partenaire est indispensable à toutes les étapes du projet.

Un projet de partenariat robuste est un projet qui favorise l'ouverture culturelle des élèves et le développement de leur esprit critique par la découverte de l'autre, la compréhension de différents systèmes, modes de pensée et de communication et la tolérance de la différence. La circulaire du 12 décembre 2022 portant "Enseignement de l'anglais et des langues vivantes étrangères tout au long de la scolarité obligatoire" et publiée au B.O. n°47 du 15 décembre 2022 fixe un objectif de 100% d'établissements du secondaire impliqués dans un partenariat scolaire :

L'évaluation collective du projet de partenariat est nécessaire afin de pouvoir le faire évoluer, le cas échéant, au regard des manques identifiés, des défis à relever, et des réussites avérées.

A partir des observables et indicateurs définis lors de l'élaboration du projet, dresser le bilan des résultats escomptés (ont-ils été atteints ?) et les analyser en identifiant : - les réussites et les points forts - les points faibles, les difficultés et obstacles, les manques - les nouveaux défis à relever - des pistes d'ajustements, des modifications à effectuer. A l'issue de cette première étape, partager ces éléments avec le partenaire pour réajuster au mieux ce qui doit l'être et se lancer à nouveau dans l'aventure !

Renseignez-vous auprès de votre commune pour connaître les jumelages existants avec des villes à l'étranger ou les associations prônant l'ouverture internationale.

Plusieurs partenariats académiques existent avec différents pays et régions du monde. La liste des partenariats peut être demandée auprès de la DAREIC. Il existe également une page du portail des langues dédiée au partenariat avec Les Abruzzes.

Un projet de partenariat peut concerner toute displine : - la discipline langues vivantes (une ou plusieurs langues) - une discipline non linguistique enseignée en langue étrangère - une discipline non linguistique qui ne fait pas l'objet d'un enseignement spécifique en langue. De fait, tout professeur ou membre de l'équipe pédagogique peut participer à l'élaboration et la mise en oeuvre du projet de partenariat (professeur, professeur documentaliste, CPE, infirmier ou infirmière, etc.).

Selon le CECRL, la médiation linguistique est un processus stratégique qui nécessite une intervention à chaque étape. Le médiateur est capable dans la langue cible ou sa propre langue de : * Comprendre le message initial qu'il soit oral ou écrit* Résumer le message initial de manière concise et précise * Expliquer le message initial dans la langue de destination, en tenant compte du contexte culturel et linguistique* Répondre aux questions sur le message original ou sur son propre résumé ou explication. La médiation est une compétence complexe qui nécessite un niveau de maîtrise des langues et des cultures. Les médiateurs doivent être capables de comprendre les nuances de la langue, de s'adapter à différents contextes culturels et de créer un climat de confiance avec les personnes qu'ils accompagnent. La médiation linguistique est une compétence essentielle dans un monde de plus en plus interconnecté. Elle permet aux personnes qui ne parlent pas la même langue de communiquer et de collaborer. Activité langagière à part entière, elle trouve donc sa place dans le cadre d'un partenariat, y compris lorsque la langue cible est uniquement langue véhiculaire.

L'évaluation a plusieurs finalités : - Evaluer pour apprécier la qualité d'un travail et l'autonomie de l'élève, conseiller l'élève, l'aider à se situer, mettre en place la remédiation nécessaire, etc. > évaluation formative au service des apprentissages. - Evaluer pour apprécier le degré de maîtrise des compétences attendues en fin de période d'apprentissage > évaluation sommative qui compte dans le bilan trimestriel/semestriel. Le résultat de l'évaluation sommative doit être authentique et refléter le profil linguistique de l'élève individuellement selon les descripteurs du CECRL. De même, le résultat s'appuie sur des critères objectifs et gradués. De fait, pour toute réalisation en groupe, la question de l'évaluation se pose : que reflète-t-elle ? dans quel but ? selon quels critères ? Rappelons ici qu'évaluer pour noter/avoir une note de plus n'est pas un but au service des apprentissages. Les travaux pourront donc être évalués à titre sommatifs si et seulement si : les activités langagières évaluées ont fait l'objet d'entraînements en classe, les activités proposées permettent d'évaluer tant la compétence culturelle que linguistique dans le cadre des programmes officiels, et le résultat est bien le reflet du travail et du degré de maîtrise des objectifs par l'élève (et non un groupe d'élèves).

Il est toutefois essentiel de valoriser les travaux des élèves, leur implication et les compétences acquises : - exposition (au CDI, lors des journées portes ouvertes, sur le site de l'établissement) - communication interne et externe sur le projet de partenariat et les réalisations des élèves, en incluant leurs témoignages et ceux des partenaires - mention sur le bulletin et le livret scolaires - mention pour la validation du socle 4C - certificat de participation / livret souvenir du projet - penser aux compétences linguistiques, communicatives, psycho-sociales, etc.

Les plateformes e-Twinning et Teletandem (Ofaj) permettent de mettre en relation des acteurs de l'éducation.

Le volume complémentaire du CECRL propose une échelle de descripteurs de la compétence pluriculturelle. Cette dernière prend tout son sens dans le cadre d'un partenariat, plus particulièrement lorsque la culture d'origine et la langue officielle du partenaire sont différentes de celles de la sphère de la langue étudiée. En effet, en tant qu'acteurs sociaux, les apprenants vont devoir puiser dans leurs ressources culturelles et dans leurs expériences afin de "parvenir à une compréhension mutuelle" (p.164). Il s'agit donc de reconnaître et valoriser la diversité linguistique et culturelle des élèves à travers notamment deux observables : la capacité à établir un espace pluriculturel et la capacité à exploiter un répertoire pluriculturel.

Exploiter un répertoire pluriculturel

Etablir un espace pluriculturel

  • Besoin de gérer l’ambiguïté face à la diversité culturelle, de réagir en conséquence, de modifier son langage, etc. ;
  • Besoin de comprendre que dans des cultures différentes les pratiques et les normes culturelles peuvent être différentes et que les actions peuvent être perçues de manière différente par des personnes d’autres cultures ;
  • Besoin de prendre en compte des différences dans les comportements (dont les gestes, les tons et les attitudes), de discuter des généralisations abusives et des stéréotypes ;
  • Besoin de reconnaître les ressemblances et de s’appuyer sur elles pour améliorer la communication ;
  • Volonté de montrer qu’il/elle est sensible aux différences ;
  • Disponibilité à offrir et à demander des éclaircissements : anticiper des risques éventuels de malentendus. (CECRL, p.166).
  • Création d’un espace partagé entre des interlocuteurs différents d’un point de vue linguistique et culturel, capacité à traiter « l’altérité », afin d’identifier des ressemblances et des différences permettant de s’appuyer sur des caractéristiques culturelles connues ou inconnues, etc., dans le but de permettre la communication et la coopération.
  • Utiliser le questionnement et manifester le désir de promouvoir la compréhension des normes et des points de vue culturels entre locuteurs ;
  • Faire preuve de sensibilité et de respect pour les différents points de vue et normes socioculturels et sociolinguistiques ;
  • Anticiper, traiter et/ou résoudre les malentendus dus aux différences socioculturelles et sociolinguistiques.

Echelle de descripteurs du CECRL (p.167)

Echelle de descripteurs du CECRL (p.128)

Le partenaire est nécessairement un partenaire étranger :- d'un pays où la langue cible est parlée au titre de langue officielle - d'un pays où la langue cible est également enseignée aux élèves - d'un pays où la langue cible est une langue véhiculaire pour communiquer (ex. des chercheurs qui s'exprimeraient en anglais régulièrement). Le projet de partenariat peut être élaboré avec un seul ou plusieurs partenaires. Plusieurs types de partenaires peuvent être sollicités : - un établissement à l'étranger pour des échanges entre élèves - une association à l'étranger - des professionnels à l'étranger - une entreprise à l'étranger - etc. Dans le cas de partenariats avec une entreprise, on veillera toutefois à s'assurer qu'aucun prosélytisme n'est fait auprès des élèves et que tout contenu abordé se fait dans le respect du devoir de neutralité. Il sera donc nécessaire de cadrer les interventions du partenaire et d'aborder certains faits dans le cadre des cours afin de développer l'esprit critique des élèves.

Plusieurs possibilités s'offrent à vous pour trouver un partenaire pour votre projet. Vous pouvez vous appuyer sur...

Page "Petites annonces" du portail des langues

Plateformes E-Twinning et Teletandem

Professeur ERAEI de l'établissement

Réseau personnel

DAREIC

Afin que le projet aboutisse, il est important de définir les modalités de travail avec le partenaire et d'anticiper notamment :

  • Le type d'activités demandées aux élèves et les modalités de transmission et d'échanges
  • Si le partenariat aboutira à une mobilité physique des élèves
  • Si le partenariat prendra la forme de temps synchrones (interaction écrite et/ou orale en temps réel)
  • Les modalités de diffusion des travaux des élèves (quel cadre ? nécessité d'une autorisation de diffusion des parents ? etc.)

Deux solutions peuvent être notamment envisagées :

  • Les activités du partenariat peuvent ensuite donner lieu à une activité de médiation en classe afin de comparer la culture du partenaire (système, mode de pensée, etc.) à celle de la sphère de la langue étudiée. Cela peut participer à l'entraînement à l'exercice de synthèse (comparer et contraster) ;
  • Les activités du partenariat sont en lien avec les programmes officiels et permettent d'emblée d'aborder les différents points de vue sur une même thématique étudiée par les établissements partenaires -> ex. la question de la réconciliation entre le gouvernement et les peuples indigènes en Australie et au Canada (une même thématique étudiée, dans deux sphères différentes de la langue cible, chaque partenaire étudie une sphère avant de comparer et contraster les éléments) OU BIEN les élèves d'un établissement étudient et présentent les arguments en faveur d'un débat de société pendant que les élèves de l'autre établissement étudient et présentent les contre-arguments OU ENCORE la présentation du travail fait en classe (et donc dans le cadre des programmes officiels) donne lieu à une présentation au partenaire qui devra en proposer une illustration selon la forme de son choix.

L'entrée culturelle dans les programmes de langues vivantes étrangères est un élément important de l'enseignement. Elle vise à permettre aux élèves de découvrir les cultures des pays où les langues sont parlées. Cette entrée culturelle est présente à travers différents thèmes et activités, tels que : * L'histoire et la géographie des pays concernés * Les arts et la littérature * Les modes de vie et les valeurs * Les traditions et les coutumes L'entrée culturelle permet aux élèves de développer leur compréhension du monde et de leur place dans celui-ci. Elle les aide également à développer leur sens critique et leur capacité à appréhender les différences culturelles. Voici quelques exemples non exhaustifs d'entrée culturelle : * Etudier les traditions de fêtes et/ou coutumes, * La vie quotidienne des adolescents, leur utilisation des réseaux sociaux, leur(s) engagement(s) citoyen(s), etc. propres à un pays/une ville où la langue cible est parlée, * La vision de la question environnementale propre à chaque pays ou aires linguistiques, * Les différents régimes politiques des pays concernés et leur historiques, * Des politiques industrielles, * Des œuvres d’artistes ou d’écrivains qui ont un impact sur la société, * Etc. L'entrée culturelle est un élément essentiel de l'enseignement des langues vivantes étrangères. Elle permet aux élèves de développer des compétences linguistiques, culturelles et citoyennes.

Comment faire si la culture du partenaire n'est pas celle de la langue cible ?

La langue de communication d'un projet de partenariat varie en fonction du projet lui-même. Néanmoins, on privilégiera la langue cible comme langue véhiculaire pour au moins la moitié des activités prévues lorsque le projet s'articule autour de deux langues (langue cible et langue française / deux langues-cibles). Les activités s'adossent à différentes activités langagières (interaction orale et écrite, expression écrite et orale en en continu, compréhension de l'écrit et de l'oral, médiation). Cet aspect-là favorise le développement des compétences linguistiques et culturelles des élèves, à partir de la mise en oeuvre des stratégies transférables propres au développement de leur autonomie langagière.

Renseignez-vous auprès de votre établissement pour connaître son référent ERAEI qui pourra vous accompagner dans votre démarche de projet de partenariat.

Un projet de partenariat...
Ce n'est pas...
C'est...
  • Un projet qui s'inscrit dans le projet d'établissement et le respect des valeurs de la République
  • Une liste d'objectifs clairs définis à partir d'un constat / des besoins des élèves / de défis à relever pour l'établissement
  • La description des activités et actions prévues pour atteindre les objectifs fixés
  • Un projet où l'élève est acteur de ses apprentissages (productions / réalisations concrètes)
  • Une projection des résultats escomptés
  • Des indicateurs pour mesurer le degré d'atteinte des objectifs.
  • Une modalité de travail (par exemple, faire interagir les élèves avec des locuteurs d'une autre langue n'est pas un projet de partenariat)
  • De grands principes vastes (par exemple, "travailler l'oral" n'est pas un projet pédagogique)
  • Une liste d'activités sans but précis
  • Une liste d'activités sans lien avec la transmission d'une autre culture
  • Un projet individuel
  • Une sortie ou un voyage scolaire sans objectifs précis

La langue de communication du projet de partenariat est une ou plusieurs langues que les élèves concernés apprennent dans l'établissement. En fonction du projet, il peut y avoir deux ou trois langues de communication : systématiquement une des langues apprises par les élèves concernés et/ou...- l'autre langue apprise par les élèves concernés - la langue française. Dans ce dernier cas, il conviendra de bien cibler quelles activités seront menées en langue cible et quelles activités seront menées en langue française, dans quel cadre, avec quels objectifs, etc. afin que chaque établissement participant au partenariat y trouve un intérêt au regard de leurs objectifs.

Adresse électronique : dareic-secretariat@ac-orleans-tours.fr Vous cherchez un établissement partenaire? Consultez les petites annonces académiques ou renseignez le formulaire en ligne :

La perspective actionnelle est une approche de l'enseignement et de l'apprentissage des langues qui considère la langue comme un outil de communication et d'action. Elle met l'accent sur la capacité des apprenants à utiliser la langue dans des situations réelles et authentiques qui reposent sur les trois principes suivants :* L'apprenant est un acteur social. L'apprenant est considéré comme un individu actif qui utilise la langue pour communiquer et agir dans le monde qui l'entoure. * L'apprentissage est une activité sociale. L'apprentissage des langues se fait par la participation à des activités communicatives qui impliquent d'autres personnes. * La langue est un moyen de communication et d'action. L'apprentissage des langues vise à développer la capacité des apprenants à utiliser la langue pour communiquer et agir dans le monde qui l'entoure. Pour chaque situation de communication proposée, une visée / intention est clairement identifiable : débattre pour convaincre quelqu'un, peser le pour et le contre pour se forger sa propre idée, argumenter pour convaincre de rallier une cause, raconter une histoire pour émouvoir, etc. Dans la perspective actionnelle, l'enseignant joue un rôle de facilitateur. Il aide les apprenants à développer leurs compétences communicatives en leur proposant des activités qui les engagent et les motivent. Voici quelques exemples d'activités qui peuvent être utilisées dans une approche actionnelle : * Des jeux de rôle permettent aux apprenants de simuler des situations de communication réelles. * Des projets permettent aux apprenants de travailler ensemble pour atteindre un objectif commun. * Des tâches authentiques permettent aux apprenants d'utiliser la langue pour réaliser des activités qu'ils pourraient faire dans la vie réelle. La perspective actionnelle permet aux apprenants de développer des compétences communicatives utiles et transférables dans des contextes réels. Le projet de partenariat s'inscrit donc bien dans la perspective actionnelle.