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La Sclérose en plaques

Cléa Melac

Created on January 5, 2024

Une pathologie affectant le système nerveux central.

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Transcript

Cléa Mélac; Célia Garo ; Marine Simon T(6) Janvier 2024

lA SClérose en plaques

Une pathologie touchant le système nerveux

SOMMAIRE

Conséquences

Introduction

Evolution possible de la malaie

Généralités

Etudes à différentes échelles

Répartition de la maladie dans le monde

Traitements actuels

Historique de la pathologie

Recherches et traitements futurs

Symptômes

Témoignages et vidéos

Diagnostic

Conclusion

Causes et facteurs de risques

Quiz

INTRODUCTION

Le cerveau est composé de neurones et de cellules gliales, plus nombreuses encore que les neurones, assurant le bon fonctionnement de l’ensemble . Cependant certaines anomalies perturbent le fonctionnement du système nerveux, modifient le comportement et ont des conséquences sur la santé. Nous cherchons à expliquer comment la sclérose en plaques perturbe le fonctionnement du système nerveux. La sclérose en plaque est une pathologie du système nerveux à l’origine d’une dégradation de la qualité de vie et de l’autonomie des patients. Il est nécessaire de comprendre les mécanismes de cette maladie et les symptômes qui lui sont associés, c’est pourquoi la sclérose en plaques fait l’objet de nombreuses recherches.

Généralités

La sclérose en plaques touche...

La sclérose en plaques provoque...

La sclérose en plaques est...

une maladie neurologique auto-immune évolutive qui survient à la suite de l’attaque du système immunitaire d’une personne contre son propre système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Cette maladie affecte la myéline dont la destruction progressive ralentit la transmission des influx nerveux.

des personnes de tous âges mais est deux fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. Il s'agit de la maladie non traumatique la plus invalidante chez le sujet jeune.

des perturbations cognitives, émotionnelles, motrices, sensitives ou visuelles.70% des premiers signes apparaissent entre 20 et 40 ans, avec dans la majorité des cas un début caractérisé par des poussées et des rémissions.

Répartition de la maladie dans le monde

Plus de 2 millions de personnes atteintes à travers le monde

La répartition de la maladie n'est pas uniforme, l'incidence varie considérablement selon la zone géographique. La maladie est plus fréquente lorsqu’on s’éloigne de l’équateur vers les pôles. De plus, le nombre de cas de SEP est plus important dans les pays industrialisés et les personnes d’origine nord-européenne sont plus fréquemment touchées. On trouve ainsi des zones de haute prévalence de la maladie (supérieure à 100 pour 100 000 habitants) en Amérique du Nord et en Europe du Nord, et des zones de basse prévalence (inférieure à 20) dans les régions équatoriales d’Amérique du sud, d’Afrique ou d’Asie.

2 femmes pour 1 homme

4000 nouveaux cas sont déclarés en France chaque année

Historique de la pathologie

Chez les Grecs, les Romains et les Egyptiens

2 cas

Années 90 : Théorie “Viking” de Charles M.Poser

1866: Jean-Martin Charcot et Alfred Vulpian sont les premiers à apporter une description précise, à la fois sur le plan clinique et anatomique de la maladie ainsi que sa dénomination

Aucune trace, description de la pathologie

Epoque médiévale

les théories de l'époque

Symptômes

Les symptômes de la SEP sont variables d’une personne à l’autre. Ils peuvent être intermittents ou s’aggraver au cours du temps, par poussées réversibles ou non. Le plus souvent, ces premiers symptômes disparaissent marquant la fin de la première poussée de sclérose en plaques et la récupération est en général complète. Une autre poussée peut survenir quelques mois ou années après.

Les symptômes de la SEP peuvent s’aggraver avec la chaleur ou lors d’autres infections telles que les infections urinaires ou respiratoires.

L'apparition de l'un ou de plusieurs de ces symptômes n'indique pas forcément la présence d'une sclérose en plaques, ils peuvent être provoqués par d'autres maladies.

Diagnostic

Poser un diagnostic sur cette maladie est difficile, en effet il n’existe pas de test diagnostic définitif. Le diagnostic de sclérose en plaque est un diagnostic dit d’exclusion . Ce diagnostic d’exclusion est nécessaire car aucun examen ne permet d’établir la présence de la maladie en toute certitude. L’évaluation de la maladie peut-être une expérience angoissante et perturbante, de plus avant de recevoir le diagnotic final le patient devra passer par plusieurs étapes.

Protocole d'acquisition

IRM (imagerie par résonnace magnétique)

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) peut aider au diagnostic mais également dans le suivi de la maladie, car celle-ci permet de montrer les lésions (plaques ou sclérose) au niveau du cerveau et de la moelle épinière. L’IRM permet également de montrer que les plaques sont apparues à des moments différents (autre élément indispensable pour poser le diagnostic). Les médecins utilisent plusieurs “séquences” d’acquisition afin d’avoir des informations différentes et complémentaires.

2 séquences sont capitales : -FLAIR montrant l’ensemble des lésions sous formes d’une tache blanche (hypersignal) -T1 suite à l’injection de Gadolinium (produit de contraste) permettant de révéler les lésions actives et inflammatoires.

Ponction lombaire

Comment sont caractérisées les lésions ?

D’autres tests peuvent contribuer à appuyer le diagnostic comme la ponction lombaire afin d’étudier le LCR (liquide céphalo rachidien) dans lequel baigne le système nerveux central. L’analyse du LCR peut permettre la mise en évidence de production anormale de certains anticorps.

D’autres séquences sont utilisées pour faciliter les conclusions. Il existe des critères diagnostiques qui reposent sur l'IRM et l'observation clinique des poussées : Nombre de poussées - Nombre de lésions - Existence d'une inflammation du SNC.

D’autres tests tel que la tomographie en cohérence optique (OCT) et les potentiels évoqués visuels peuvent aussi aider au diagnostic.

Causes de la maladie

La sclérose en plaques est une maladie dite "auto-immune" dont à ce jour les causes ne sont pas connues. En effet, on ne sait pas ce qui déclenche l'attaque de la myéline. La maladie fait intervenir des mécanismes auto-immuns qui attaquent les cellules chargées de synthétiser la gaine de myéline, entraînant ainsi la démyélinisation. Ceci mène à l'apparition de lésions à l'aspect scléreux (épais et dur) dispersées dans le système nerveux central. Ces lésions sont appelées plaques et sont situées au niveau de la substance blanche de la moelle épinière. Effectivement, le système immunitaire (les lymphocytes) attaque les gaines de myéline et les altèrent, ce qui perturbe la conduction nerveuse motrice et sensitive. Les lésions provoquées traduisent alors une démyélinisation et le début d’une dégénérescence axonale. Une remyélinisation est parfois possible, ce qui explique la diminution des signes neurologiques.

Facteurs de risques

La sclérose en plaques est une maladie multifactorielle qui peut être développée chez des personnes génétiquement prédisposées, après exposition à un ou des facteurs environnementaux encore non identifiés.

Conséquences

Les symptômes de la sclérose en plaques, varient d'une personne à l'autre, les conséquences de la maladie également. Néanmoins les conséquences principales sont les suivantes :

Economique

Le handicap

Le monde professionel

Celui-ci n'est pas systématique : il peut varier tant dans sa nature et son intensité que dans le temps qu'il met à s'installer. La notion de handicap, reste importante. Elle est le véritable enjeu à long terme de la maladie

Les impacts économiques de cette maladie sont principalement liés au handicap issu de la maladie nécessitant une prise en charge adaptée. Le fait que la maladie ait une conséquence sur le milieu professionnel provoque également des conséquences économiques pour le malade.

Les conséquences sur le travail sont nombreuses et issues de l'handicap. Celles-ci dépendent de plusieurs facteurs.

Evolution de la maladie

3 formes de sclérose en plaques : -« récurrente-rémittente » = 85% des cas : évolution par poussées successives entre lesquelles la maladie ne progresse pas (période de rémission). - « progressive secondaire » =50 % des cas, après 5 à 20 ans : après une forme rémittente initiale. La maladie progresse de façon plus ou moins rapide entre les poussées. -« progressive primaire » (ou progressive d’emblée) = 15% des cas, patients plus âgés : la maladie évolue d’emblée de façon lente et progressive, avec ou sans poussée surajoutée.

Les formes cliniques de la SEP d'après Compston et al. Lancet 2002

http://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/neurosciences/fiches-pedagogiques-profs/images-de-la-fiche-pedago-prof-sur-les-aniaux-de-zoopeda/formes-cliniques-de-sep.png

Etude à différentes échelles

Les traitements actuels

Réadaptation et qualité de vie

Immunomodulateurs et immunosuppresseurs

Organisations spécialisées

https://www.fondation-hopale.org/uploads/Services%20hopale/R%C3%A9%C3%A9ducation/Neurologie/marche.jpg

https://images.prismic.io/maison-sep/f1b9d3aa-49dc-42f3-8abe-40b457ab3569_Replay%20dispo.png?ixlib=gatsbyFP&fit=max&auto=compress%2Cformat&q=50&fm=webp&w=1446

https://crohnetcolite.ca/A-propos-de-ces-maladies/Parcours-de-la-MII/Traitement-et-medicaments/Immunosuppresseurs

La sclérose en plaques n’est pas une maladie mortelle, bien qu’aujourd’hui il n’y ait pas de traitement spécique et curatif de la sclérose en plaques, avec un traitement adapté il est possible de réduire les symptômes, prévenir les nouvelles rechutes, réduire leurs fréquences et leurs gravités et ainsi améliorer la qualité de vie des personnes atteintes. Ses traitements retardent l’évolution et le développement avec un diagnostic précoce. Ils seront différents pour chaque patient et dépendent du stade de la maladie et des symptômes

Les options thérapeutiques concernant la maladie évoluent. Dans les pays à revenus élevés de nombreux traitements existent pour traiter la maladie. Cependant ces médicaments ne sont pas disponibles dans les pays à faibles revenus.

RECHERCHE ACTUELLE ET TRAITEMENTS FUTURES

Exemple recherche de l’INSERM

Greffe de cellules de Schwann

Lien de causalité entre une infection par EBV et l'apparition de la sclérose en plaque

BTK

Régénération de la myéline

Microbiote

De nouveaux médicaments aux mécanismes d’action complémentaires

Action de l'OMS

Témoignages :

Une joueuse de handball professionel

Soigner par la danse

https://www.lumieresurlasep.fr//wp-content/uploads/2021/06/le-defi-de-gaelle-soigner-la-sep-par-la-danse-groupe-768x432-1.jpg

Gaelle est une femme brestoise, médecin épidémiologiste du Service de Protection Maternelle et Infantile du Finistère ayant été diagnostiquée de la sclérose en plaque à l’age de 22ans. Cette maladie l’a conduit à arreter brutalement la danse, un sport qu’elle pratiquait depuis l’age de 4ans. Elle créa alors en 2019 et avec la collaboration de Franck Kuntz un atelier de danse “Andy danse” au Quartz (scène nationale de Brest) pour des personnes contraintes à vivre avec une maladie chronique invalidante et/ou un handicap moteur. Ces ateliers seront renouvelés les années suivantes.

https://static.actu.fr/uploads/2021/12/amandine-tissier-c-laury-rousseau-copie.jpg

Amandine tissier est joueuse de handball française ayant joué dans des clubs du Finistère. Atteinte de sclérose en plaques, elle a mis un terme à sa carrière professionnelle en décembre 2021, à l’âge de 29 ans. Elle a finalement pu reprendre le handball dans un club amateur, collabore avec le BBH en tant que commerciale et soutien des associations comme « Une oasis pour la sclérose en plaques »

Retrouver l’interview intégrale :

Retrouver l’interview intégrale :

Les vidéos suivantes, vous permettrons d'en apprendre davantage sur la maladie...

Cette vidéo, aborde le sujet de la recherche sur la maladie. Neurologue Hôpital St-Antoine et Chef d'équipe à l'ICM est sur le plateau de JC Durousseaud.

Des experts expliquent comment grâce au programme de traitements il est possible d' améliorer la qualité de vie des patients atteints de SEP, le cas d'un centre spécialisée.

Bruno Stankoff, neurologue (AP-HP / Sorbonne Université) et co-chef d'équipe de recherche à l'Institut du Cerveau, vous résume l'ensemble des informations importantes sur la sclérose en plaque.

CONCLUSION

Pour conclure nous avons montré que la sclérose en plaques est une maladie du système nerveux perturbant son fonctionnement, modifiant le comportement des personnes atteintes et ayant des conséquences sur la santé. En effet elle survient lorsque le système immunitaire attaque les centres nerveux : le cerveau et la moelle épinière. La myéline est détruite progressivement et la transmission nerveuse est alors ralenti. Cela provoque différents symptômes variables selon les personnes et l’évolution de la maladie. Le diagnostic de la sclérose en plaque est laborieux, cependant il ne s’agit pas d'une maladie mortelle. Malgré les nombreuses recherches, aucun traitement n’existe à l’heure actuelle, seuls les symptômes peuvent être réduit. Toutefois, il est nécessaire de garder espoir et ceux grâce aux nouvelles découvertes notamment sur la régénération de la myéline.

SITOGRAPHIE

  • https://www.inserm.fr/dossier/sclerose-en-plaques-sep/
  • https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/multiple-sclerosis#:~:text=La%20scl%C3%A9rose%20en%20plaques%20(SEP)%20est%20une%20affection%20qui%20survient,des%20l%C3%A9sions%20des%20fibres%20nerveuses.
  • http://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/neurosciences/fiches-pedagogiques-profs/fiches-pedagogiques-banque-neuropeda/fiche-indexation-images-sclerose-en-plaque
  • https://www.notresclerose.org/la-sclerose-en-plaques/role-de-l-irm
  • https://www.vivre-avec-ma-sclerose-en-plaques.fr/se-soigner/adapter-mon-quotidien/#:~:text=Pour%20mieux%20vivre%20avec%20une,besoins%20pour%20faciliter%20votre%20quotidien.
  • https://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/maladie-auto-immune-sclerose-plaques-consequences-vie-professionnelle-15733/
  • https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01601362/document
  • https://www.enableme.ch/fr/disabilities/qu-est-ce-qu-est-la-sclerose-en-plaques-1020?gclid=EAIaIQobChMIrZ7k6by8gwMV1mZBAh168gBoEAAYAiAAEgKPivD_BwE
  • https://www.sep-ensemble.fr/la-sep-c-est-quoi/histoire-sep
  • https://www.vidal.fr/maladies/systeme-nerveux/sclerose-plaques-sep/evolution-sequelles.html
  • https://www.roche.fr/articles/sep-impact-defis
  • https://www.fondation-hopale.org/fr/pathologie/sclerose-en-plaques
  • https://crohnetcolite.ca/A-propos-de-ces-maladies/Parcours-de-la-MII/Traitement-et-medicaments/Immunosuppresseurs
  • https://www.incr.fr/quest-ce-que-la-sclerose-en-plaques/
  • https://www.capretraite.fr/prevenir-dependance/sante-grand-age/la-sclerose-en-plaques-symptomes-diagnostic-et-traitement/
  • https://www.leem.org/100-questions/quelles-avancees-contre-la-sclerose-en-plaques
  • https://institutducerveau-icm.org/fr/sclerose-en-plaques/?gclid=EAIaIQobChMIr-iUwd25gwMVT5NoCR1eawZXEAAYASAAEgJxbvD_BwE

Membres de l'équipe

Marine SIMON

Spécialiste

Célia GARO

Designer graphqique

Cléa MELAC

Chef de projet

Le travail

L'embauche

Une enquête menée en avril 2017 (Laboratoire Roche, Union associative pour lutter contre la Sclérose en Plaques et l'Association des paralysés de France) révèle que 87 % des personnes interrogées considèrent que la maladie est un frein à l'embauche. Les employeurs, du fait du caractère aléatoire de la progression de la maladie, sont souvent réticents au recrutement.

Les conséquences sur le travail dépendent de plusieurs choses : le stade de la maladie, les symptômes, les traitements mais aussi du type de poste (station debout, horaires décalés, stress). La maladie affecte les sens, les mouvements, l’équilibre, ce qui peut poser de nombreux problèmes dans la vie quotidienne du malade mais aussi affecter ses relations.

Action sur les stimulis

A l'échelle de l'organe

La maladie affecte les recepteurs sensoriels et les nerfs sensoriels. En effet, l'oeil, l'oreille, la bouche, la langue le nez, la peau; sont touchés par la maladie. On peut noter une perte de la vue, un trouble du language et bien d'autres.

Organes effecteurs

Commande affectée
A l'échelle de l'organe...

Au niveau des muscles et des organes, la commande arrive moins rapiedement. Cela est dû à la démyélinisation qui provoque un ralentissement de influx nerveux. Provoquant elle même, un ralentissement, voire un arrêt total, de la conduction nerveuse.

L’utilisation d’immunomodulateurs et d’immunosuppresseur, permettent de réguler l’activité du système immunitaire, de diminuer l’inflammation et les lésions. Ils diminuent donc la fréquence des poussées et freinent la progression du handicap. Lors d’une rechute l’utilisation de stéroïdes et de corticoïdes permet d’atténuer la réponse inflammatoire, il est appelé traitement des poussées. Le traitement symptomatique de la SEP traite lui les symptômes individuels associés à la SEP, tel que la fatigue, les contractions musculaires, la dépression et les troubles urinaires ou sexuels.

Ces médicaments ne changent pas le cours de la maladie mais aident à gérer les symptômes.

Symptômes généraux

Ces symptomes surviennent souvent plus tardivement

-troubles sexuels ou urinaires ; -fatigue intense, inhabituelle -constipation -trouble du langage

Les spécialistes de réadaptation peuvent aider à améliorer le fonctionnement, la qualité de vie et à réduire la raideur musculaire et les spasmes. La maladie peut faire survenir une fatigue inhabituelle. Pour gérer celle-ci, il est conseillé : de faire de l’exercice, d’avoir un bon rythme de sommeil, et d’éviter toutes sources de fatigues tel que les certains médicaments.

Le microbiote pourrait être impliqué dans la genèse d’un certain nombre de maladies, en particulier neurologiques. Ex : dérégulations de « l’axe microbiote-intestin-cerveau » participent aux mécanismes d’apparition de pathologies tel que la maladie d’Alzheimer, de Parkinson, l’autisme ou encore la sclérose en plaque. Plusieurs études ont eu lieu concernant celui-ci, premièrement sur le microbiote d’un modèle animal de la sclérose en plaque (l’encéphalite auto-immune allergique chez la souris). Elles montrent que les souris privées de microbiote développent plus difficilement une encéphalite auto-immune allergique, de plus, l’évolution de celle-ci est moins sévère. Ces études montrent également que le microbiote privilégie la différenciation des certains lymphocytes en cellules contribuant à l’apparition de la maladie. Enfin il est prouvé que si on introduit à des souris sans microbiote celui de souris atteinte de la sclérose en plaque, celle-ci développent une encéphalite auto-immune allergique similaire à celle des souris malades. Le microbiote intestinal de personnes atteintes de la maladie a également été étudié. Ces personnes présenteraient des déséquilibres au niveau de leur microbiote : une “dysbiose”. Ces déséquilibres pourraient influencer la maladie. En effet, ils entraîneraient ou favoriseraient un état inflammatoire propice à la survenue de poussées de la maladie, comme cela a été observée chez la souris. Néanmoins, les connaissances sur le microbiote et sur la sclérose en plaque étant limitée, elles ne permettent pas d’en tirer des conseils pratiques ou des approches thérapeutiques

La gaine de myéline est affectée, or elle a une double fonction : elle isole les fibres nerveuses et elle augmente la vitesse de transmission des influx nerveux, le long de l'axone.

Les cellules immunitaires attaquent les neurones entraînant la démyélinisation. Cela a pour conséquence directe un ralentissement, arrêt total de la conduction nerveuse. Sans gaine de myéline, le neurone peut dégénérer.

Lors de la démyélinisation, ce sont les cellules de Shwann qui sont affectées. La cellule de Schwann est une cellule du système nerveux qui forme la gaine de myéline autour de l'axone de la cellule neuronale.

A l'échelle cellulaire

Actuellement, plus de cinquante essais thérapeutiques sont en cours avec divers nouveaux médicaments. Ici l'expérience repose sur l'injection à des souris dont la moelle épinière était partiellement démyélinisée de globules blans humains provenant soit de donneurs sains, soit de patients souffrant de SEP Selon les résultats de l’expérience publiés dans la revue Brain , les globules blancs d’individus sains participent à la réparation de la myéline dans les zones lésées, tandis que ceux issus de malades sont beaucoup moins efficaces. Ainsi des mécanismes de réparation de la myéline par les globules blancs sains sont décrits dans l’étude : certaines molécules produites par ces globules blanc apparaissent en effet influencer notamment de façon positive la différenciation des cellules précursuers des oligodendrocytes à l'origine de la production de la gaine de myéline comme le CCL19 exogène améliorant la remyélinisation

ACCES A LA rEVUE

Un groupe d’experts appartenant à l’Observatoire Français de la Sclérose en Plaques (OFSEP) a établi un protocole d’acquisition des différentes séquences IRM. Il est alors fortement recommandé d’aller passer son examen dans un tel centre. Le protocole OFSEP dure environ 20-25 minutes pour l’IRM cérébrale et à peu près autant pour l’IRM médullaire. En effet, il est parfois nécessaire de réaliser 2 examens différents (pour le cerveau et pour la moelle épinière) car la Sclérose en Plaques touche potentiellement l’ensemble du système nerveux central.

Théorie de l'époque sur la cause de la maladie

Jusqu’à la première guerre mondiale: théorie d’une origine bactérienne ou infectieuse. Après la Grande Guerre : la théorie d’une origine vasculaire prend le pas sur la théorie infectieuse. Les lésions de la SEP seraient provoquées par des facteurs circulatoires, notamment veineux. Développement de la biologie : modèle d’une maladie auto-immune mis en avant. Après la seconde guerre mondiale: l’idée d’une origine infectieuse revient. Jusque dans les années 60-70 : on pense que l’auto-immunité serait consécutive à l’infection par un virus. Au cours des dernières décennies, les progrès de l’immunologie et de la génétique ont permis d’identifier des facteurs de susceptibilité génétique et de mieux caractériser les mécanismes d’atteintes cérébrales.

La théorie Viking

Selon lui, la maladie serait apparue avant le XIe en Scandinavie et se serait ensuite répandue au fur et à mesure des invasions et des conquêtes des Vikings. En effet on observe une plus grande prévalence de la sclérose en plaques dans les régions où se sont installés les Vikings. Il est alors possible que ceux-ci aient diffusé, par le mixage des populations, des gènes de prédispositions de la maladie.

Un lien de causalité entre une infection par EBV et l'apparition de la sclérose en plaque a été établit dans un article paru le 13 janvier 2022 dans la revue "Science" Les chercheurs ont travaillé sur des échantillons sanguins de dix millions de jeunes militaires américains en service, prélevés entre 1993 et 2013. Parmis eux, 955 cas de sclérose en plaque ont été diagnostiqué et tous à l'exception de 1 présentaient des anticorps anti-EBV dans le sérum au moment de leur diagnostic de slcérose en plaque. La survenue d'une infection à EBV serait alors une cause et non une conséquence de la SEP. Cette étude préconise l'accélération des recherches en cours sur la mise au point d'un vaccin adapté contre l'EBV, afin de prévenir la sclérose en plaque.

Il existe dans le système nerveux central des capacités de réparation spontanée des lésions liées à la sclérose en plaques mais souvent chez des patients cette capacité de remyélinisation est très faible, voire absente. Comprendre les mécanismes de la réparation et les raisons de son insuffisance est une des voies de recherche vers de nouveaux traitements. En effet des équipes de chercheurs tentent de décrire ces mécanismes de remyélinisation spontanée pour trouver de nouvelles cibles thérapeutiques et favoriser ce mécanisme chez les malades.

Ci dessous, image d'un même patient montrant en IRM l'aspect des lésions cérébrales dans le cas d'une sclérose en plaque, avec trois techniques d'acquisition différentes. IRM cérébrales et médullaires pathologiques dans le cas d'une SCLEROSE EN PLAQUE — Site des ressources d'ACCES pour enseigner les Sciences de la Vie et de la Terre (ens-lyon.fr)

http://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/neurosciences/fiches-pedagogiques-profs/images-de-la-fiche-pedago-prof-sur-les-aniaux-de-zoopeda/sep-meme-images-3-techniques.png

Réussir à les faire migrer pourrait faire de la greffe de cellules de Schwann une thérapie de remyélinisation valide. Le chercheurs ont donc voulu comprendre ce que empêche la migration de ces cellules. Les résultats montrent par une stratégie de greffe dans la moelle épinière, qu’une protéine inhibitrice de la croissance des axones présente dans la myéline : la Myeline-Associated Glycoprotein (MAG) se lie aux cellules transplantées et bloque leur migration. De plus, elle induit, in vitro, la mort des cellules en activant une cascade de signaux. Ainsi elle serait à l’origine de l’échec des greffes de ces cellules comme thérapies remyélinisantes. Malgrè cela, les scientifiques ont mis en évidence que l’action d’un inhibiteur X spécifique sur cette cascade améliorait la survie et la migration des cellules de Schwann greffées au niveau de la moelle épinière démyélinisée chez la souris. Il s’agit d’une nouvelle stratégie thérapeutique

La greffe ou la stimulation des cellules de Schwann

La greffe de cellules de Schwann produisant la gaine de myéline ou la stimulation de leur intervention spontanée est une des stratégies actuellement développée, mais elle rencontre de nombreux obstacles. Une étude impliquant des chercheurs de l’Institut du Cerveau – ICM met en évidence un mécanisme à l’origine de l’échec de la remyélinisation par cellules de Schwann et identifie une nouvelle stratégie pour y contrevenir. En effet les résultats montrent que les cellules de Schwann arrivent à remyéliniser les axones et à restaurer leur bon fonctionnement mais elles restent dans un périmètre proche du lieu de transplantation ou d’invasion et ne réussissent pas à migrer au sein du système nerveux central. Ainsi elles ne remyélinisent que quelques axones.

Source : Myelin-Associated Glycoprotein Inhibits Schwann Cell Migration and Induces Their Death.

-mai 2022 : l’Assemblée mondiale de la Santé a approuvé le Plan d’action mondial intersectoriel sur l’épilepsie et les autres troubles neurologiques 2022-2031 visant à surmonter les difficultés et à combler les lacunes liées à la prestation de soins et de services pour les personnes atteintes d’épilepsie et d’autres troubles neurologiques tels que la sclérose en plaques partout dans le monde et à permettre une réponse globale coordonnée de différents secteurs. ->établir des priorités en matière de politiques et de renforcer la gouvernance ->fournir des moyens de diagnostic, des traitements et des soins efficaces et adaptés ->mettre en œuvre des stratégies de promotion et de prévention ->favoriser la recherche et l’innovation ->renforcer les systèmes d’information. L’OMS aide également les pays à prendre en charge la SEP par : - l'inclusion des médicaments contre la SEP dans les listes de médicaments essentiels de l’OMS - la collaboration sur des questions générales et le plaidoyer : Journée mondiale de la sclérose en plaques (30 mai) ; - le soutien : création de l’Atlas de la sclérose en plaques afin d’encourager et d’éclairer les campagnes -lignes directrices et renforcer les systèmes de santé pour améliorer les services de réadaptation

->Une stratégie d’immunosuppression : des médicaments visant à diminuer la réponse immunitaire anormale développée contre le système nerveux -> Une stratégie de neuroprotection visant à réduire les dommages irréversibles des neurones.

L’essai phase IIb a eu lieu sur 12 semaines et montre une relation dose-réponse concernant la réduction des lésions cérébral. De plus, cet essai montre que seulement 6 patients sur 129 refusent d’être inclus dans l’étude de sécurité. Une seule rechute de la maladie a été rapporté. Les évènements indésirables ont été les maux de tête (3 % à 13 %), les infections des voies respiratoires supérieures (3 % à 6 %) et les rhinopharyngites (3 % à 9 %). L’inhibiteur BTK est actuellement en développement clinique et aucun organisme de réglementation n’a encore évalué ses profils de sécurité. Les spécialistes s’accordent sur le fait que cet inhibiteur pourrait permettre de nombreuses avancées futures concernant le traitement de la sclérose en plaques. « Les résultats de cette étude permettent d’espérer que le SAR442168 devienne un traitement important de la SEP récurrente » docteur Daniel Reich

L’inhibiteur BTK module les cellules immunitaires

L’inhibiteur BKT (tyrosine kinase de Bruton) a un impact sur les cellules immunitaires adaptatives et inées jouant un rôle dans certaine réaction inflammatoire ayant lieu du système nerveux central (notamment la Neuro-inflammation). De nombreuses recherches sur l’effet que pourrait avoir cet inhibiteur à pénétration cérébrale dans le cas de la sclérose en plaque ont eu lieu. La réalisation par le groupe Sanofi d’essais cliniques, montre que l’inhibiteur BTK (SAR442168) a significativement réduit l’activité de la sclérose en plaques mesurée IRM, on peut donc penser à une réduction des plaques. Les essais cliniques évaluent l’effet de quatre doses différentes, allant de 5 mg à 60 mg, après 12 semaines. L’effet du traitement, dose de 60mg, permet une réduction relative du nombre de nouvelles lésions de 85%, sur les séquences d’IRM T1 réalisé au gadolinium (produit de contraste) . En T2, on observe les lésions hyperintenses nouvelles ou ayant évoluées, le traitement par l’inhibiteur BKT à une dose de 60mg a permis une réduction relative de ces lésions de l’ordre de 89%.

Source : Sanofi : L’inhibiteur BTK à pénétration cérébrale a significativement réduit l’activité de la sclérose en plaques récurrente-rémittente dans le cadre d’un essai clinique de phase II - Sanofi

D'autres recherches ont également lieu aux Etats-Unis...

Articles parus dans l’actualité brestoise :

"Sclérose en plaques : le CHU de Brest s’équipe de 10 000 euros de matériel"

"Il parcourt 11 022 km à pied pour sensibiliser sur la sclérose en plaques et récolter des dons"

Troubles de la sensibilité :

Une fois sur cinq, la sclérose en plaque est découverte lors de la survenue d'anomalies de la sensibilité

- engourdissement ou faiblesse dans les bras et les jambes en particulier, picotement ; -fourmillements (paresthésies) -douleurs et décharges électriques, -sensations anormales de ruissellement sur la peau, d'étau, de chaud, de froid, -perte de sensibilité...

Qui était Charcot ?

C’était un médecin brillant, qui a marqué son époque. Médecin-chef à la Salpétrière en 1862, il a obtenu vingt ans plus tard la première chaire mondiale de neurologie. Il a aussi créé la plus grande clinique neurologique d’Europe de l’époque. Ces leçons sur la sclérose en plaques, devenues fameuses, sont un cas d’école. Quand on les relit aujourd’hui, sa description clinique est toujours d’actualité.

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Moelle épinière

A l'échelle de l'organe

Au niveau de cet organe du système nerveux, les conséquences de la démyélinisation relèvent de troubles moteur, urinaire et/ou sexuel.

Les lésions touchent généralement l’étage cervical, elles sont peut étendues et sont davantage présente dans la partie postérieure de la moelle.

Au niveau médullaire

Au niveau cérébral

Les plaques sont de taille variable (de quelques millimètres à plusieurs centimètres), celles-ci sont situées dans différentes régions de la substance blanche de la moelle épinière. De forme souvent ovoïde, les plaques possèdent un grand axe perpendiculaire aux ventricules et parfois celle-ci sont réhaussées suite à l’injection de Gadolinium. Les lésions sont généralement disposées de façon asymétrique au niveau des deux hémisphères.

La sclérose en plaque peut également se caractériser par une diminution du volume cérébral.

Problème oculaire

20 à 25% des cas

-problèmes de vision : gêne, vision double (diplopie), baisse d’acuité visuelle d'un œil due à une névrite oculaire (atteinte du nerf optique); -taches dans le champ visuel -anomalies de la vision des couleurs La récupération de la fonction visuelle est complète en six mois, dans 80 % des cas.

Séquence Flair : les zones de substance blanche démyélénisés apparaissent en hypersignal dans la substance blanche colorée en gris foncé.IRM en T1 gadolinium : à l'inverse, il faut chercher un hyposignal, "un trou noir", dans une zone sombre (moins évident pour un œil non aguerri).

Quelques lésions (flèches) touchent uniquement l’étage cervical

Lésions multiples de la substance blanche (hypersignaux) . Certaines lésions sont inflammatoires donc actives car elles prennent le contraste

Quelques lésions anciennes en hyposignal

L'impact économique

On estime que pour un personne de 47ans , la SEP a un coût moyen par an de plus de 50 000 euros avec environ 70 % attribuables aux coûts directs et le reste aux coûts indirects. Ce phénomène s’accentue au cours de l’évolution de la maladie. Le handicap et l’impact sur la qualité de vie étant de plus en plus importants, la productivité au fil des années s’en trouve de plus en plus impactée.

L' impact économique est important, dû aux coûts directs provenant de la prise en charge de la maladie en elle-même (médecins, infirmières, traitements, transports…) et aux coûts indirects entrainés par la perte de travail, la dépression, l’anxiété. La vie sociale peut être plus complexe à cause des différents symptômes de la maladie.

Symptôme psychique et cognitif

- ralentissement psychomoteur : difficulté à penser clairement ; - dépression, anxiété; -troubles de l’attention, de la mémoire, de l’humeur -difficultés exécutives

Il est également conseillé de demander des services et des conseils au sein d’organisation spécialisées afin de connaître l’ensembles des possibilités quels soit économiques, sociales ou autres et pour permettre aux personnes handicapées par la maladie de vivre et de s’épanouir. Le soutien psychologique et la rééducation fonctionnelle sont également des paramètres importants dans l’évolution de la maladie.

Une thèse rédigé par Wided Bellagha Chenchah porte sur la recherche de la protéine déficiente qui engendrerait la démyélinisation. La stratégie adoptée a été d’étudier par voie électrochimique l’interaction spécifique entre les anticorps et le peptide synthétique Fc-CSF114(Glc). Des caractérisations électrochimiques du peptide, en absence et en présence d’anticorps ont été effectuées. Les résultats obtenus ont démontré la possibilité de détecter les anticorps. De plus, un mécanisme d’oxydation du peptide présent dans la gaine de myéline en présence des auto-anticorps a été proposé, celle-ci montre l’interaction spécifique peptide-anticorps, dans le cas de la maladie

A l'échelle des molécules

Pour rappel, la sclérose en plaques est une maladie auto-immune.Certains composants de la gaine de myéline sont dégradé et alors considérés comme des antigènes autrement dit comme un corps étranger pour le système immutaire. Ceci mène à la réaction inflammatoire des lymphocytes contre son propre système nerveux.

Une maladie handicapante

  • Troubles de la motricité
  • Troubles de l'équilibre
  • Troubles de la sensibilité
  • Problèmes oculaires : 20 à 25 % des cas
  • Symptômes psychiques et cognitifs