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EtuMag 2023-2024 / Semestre 1

CY Culture

Created on December 22, 2023

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Transcript

EtuMag' Music

par les étudiantes et étudiants de l'UE Musiques actuelles : de la découverture au partage

Année universitaire 2023-2024 - Semestre 1

Edito

"Ce semestre, nous avons travaillé avec les étudiant.es sur l'émancipation par les Musiques Actuelles. Ce thème a été le fil rouge, qui a permis aux étudiant.es de découvrir au plus près l'engagement d'artistes qui ont fait et font les Musiques actuelles. À travers tous les esthétismes et les décennies, nous avons, en un semestre, traversé le XXème siècle pour arriver aux portes du XXI ème siècle. De Diams à Rage against The Machine en passant par Madonna et Iggy Pop, sans oublier Les Beatles, MC Solaar et Janis Joplin, les étudiant.es ont pu voir par ses profils comment l'art émancipe ciels qui le font et ainsi ruisselle jusqu'aux éditeurs. L'art et la musique comme réponse aux maux, comme réponse à une volonté de liberté, comme réponse à un monde meilleur. Cet EtuMag est une recherche des étudiant.es de l'UE Musiques actuelles de la découverte au partage sur des sujets qui leur tiennent à coeur. Laissez vous embarquer dans leur univers, En route pour le Partage. " - Ingrid Etienne

Sommaire

Edito

Articles

Playlists

Interview de Moonlüs

L'UE Musiques actuelles

L'UE Musiques actuelles

Le service culture de l'université propose aux étudiants des pratiques artistiques encadrées par des professionnels : Théâtre, Danse, Arts plastiques, Musique, Photographie, Poésie et Écriture. Chaque année, les étudiant-es engagés dans les UE Arts et Culture, des activités de loisirs ou une pratique artistique personnelle contribuent à la Saison Culturelle de l'université lors d'expositions, spectacles, projections, etc. L'UE Musiques actuelles : de la découverte au partage De leur création aux grandes figures, les musiques actuelles irriguent nos vies. Les étudiant·es seront amené·es à réfléchir et à construire un journal musical en mettant en avant leur univers musical et les grands mouvements qui ont émaillés les musiques actuelles. L'objectif de cette UE est d'enrichir le bagage culturel des étudiant·es et développer par des rencontres leurs connaissances sur le secteurs. Enseignante : Ingrid Etienne, directrice du Combo 95, réseau de musiques actuelles du Val d'Oise

Playlists

Les étudiant.es ont choisi un thème pour créér une playlist commune : l'île paradisiaque a fait l'unanimité. Sortez vos lunettes de soleil, vos crèmes et vos serviettes de plages pour chiller !

(Cliquer pour écouter sur Spotify)

Les étudiant.es ont choisi un thème pour créer une playliste commune sur le thème du R'N'B.

(Cliquer pour écouter sur Spotify)

Articles

La démocratisation de la production musicale

Les techniques de communication des rapeurs

La k-pop : l'envers du décor

La stan culture

New rock, le visual kei

Les cérémonies musicales

la musique dans les jeux vidéos

Articles suivants

Articles

L'évolution de la musique nigériane

L'IA, un problème pour l'industrie musicale ?

Les défis des artistes africains : interdits scène chez eux et ailleurs

Le rap FR

La santé mentale : point de vue sur les artistes

Damso, de mysogine à féministe ?

L'influence des réseaux sociaux sur la musique d'aujourd'hui

Articles précédents

La démocratisation de la production musicale

Article rédigé par Aayson Clarisse

Faire de la musique devient de plus en plus facile. Il y en aura-t-il trop un jour?

Les artistes naissent partout car ils le peuvent : Le 18 octobre dernier, j’ai eu la chance d’assister à une représentation musicale et dansante traditionnelle slovaque du groupe SLUK, désormais septuagénaire. La performance qui m'a été donnée de voir était unique pour quelqu'un comme moi, ayant une expérience beaucoup plus moderne de la musique. J’ai notamment été frappé par les jeux du Cymbalum ainsi que celui du Fujara. Ma première pensée était que la passation de ces instruments allait être difficile, compte tenu des apparent challenges induits par leur ostensible difficulté et leur gabarit imposant.

En réalité, le Cymbalum est un instrument extrêmement répandu dans toute l’Europe de l’est et est largement utilisé dans de nombreuses musiques de film. De plusson prix de base est seulement de 270€, idem pour le Fujara, des montants relativement accessibles. Même si mon hypothèse de départ était manifestement fausse, une autre de mes observations s’est avérée encore plus intéressante. Je peux aujourd’hui acheter un VST de Cymbalum pour 30€ et en télécharger un de Fujara gratuitement. En réalité ce phénomène de numérisation des instruments est extrêmement répandu et a pour effet principale de rendre la création musicale plus accessible, tout en étant loin d’être le seul. On peut observer aujourd’hui une démocratisation de la production et de l’enregistrement de musique en tout genre, même si le début de ce processus ne date pas d’hier. Il est tout de même important de distinguer cela, du fait de devenir musicien ou faire partie d’un groupe, n’étant pas le sujet abordé ici. Cet article se concentre sur la possibilité du grand public à produire dans leur entièreté des projets musicaux complets depuis une chambre. Dans les années 90, les premiers créateurs d’instru-mentales enregistrées redoublent d'ingéniosité dans leur utilisation de samples et sur leur séquenceur Akai Mpc. Des artistes émergents qui “sample” les machines à percussion TR-808 et TR-909 qui ont révolutionné une grande partie des sonorités modernes à partir de 1980, mais également toutes sortes de musique sur lesquelles ils peuvent mettre la main sous forme de vinyl ou disquette. Des engins comme le Digital Editing System de Soundstream en 1977 ou le Computer Musical Instrument en 1979, édité par Fairlight, ont marqué l'arrivée des DAW (Digital Audio Workstation) dans les studios. Aujourd’hui les principaux sur le marché sont Ableton, FL studio, Pro-tools et Cubase.

Ces logiciels que peu ou prou tout le monde peut installer sur son ordinateur sont des outils de travail puissant fournissant enregistreur et éditeur de pistes, table de mixage ainsi qu’une multitude d’effets et instruments virtuels.J’évoque l’apparition de ces appareils car ils marquent vraiment l’addition d’une toute nouvelle population qui peut maintenant utiliser ces outils complets, pour faire seul et facilement ce qui nécessitait auparavant plusieurs personnes sachant utiliser différents outils. Pour résumer, l’évolution de ces éléments combinés depuis une vingtaine d'années fait que je peux désormais programmer de la musique avec une souris. Les seuls équipements nécessaires sont un ordinateur -parfois même un smartphone-, un Daw et une sortie sonore. On peut constater une recrudescence des “home studio”, la production musicale étant devenu un hobby bien plus répandu qu’auparavant. Bien sûr, les musiciens et producteurs modernes ne peuvent se passer d'équipement hardware, par opposition au software, à un certain niveau de professionnalisation. Le plus important est que le climat actuel favorise plus que jamais l'émer-gence d’un nouveau type d’artiste, bien souvent de plus en plus jeune, utilisant les ressources qui leur sont donnés pour faire naître de nouvelles formes d'expression musicale. Cela n'a éclipsé en rien l’existence des méthodes ances-trales de ce que l’on peut désigner comme l’industrie musicale moderne en Occident. Les nouveaux artistes montrent seulement qu’elle ne sont plus les seules formes d’accession à ce milieu. Même si la construction d’un “home studio” constitue un investissement conséquent pour qui compte se lancer, la barre est infi-niment plus basse qu’avant. L’acquisition de connais-sance ne se fait plus du tout de la même façon non plus. Grâce à Internet, tout est à disposition de qui sait chercher, ce qui ouvre la porte à n’importe qui voulant apprendre.

Sans oublier que tout à un prix car chaque outil reste le fruit du travail d’ingénieurs et de musiciens devant être rémunérés. Je vais prendre mon exemple pour illustrer ce que me coûte cette passion.

Pour pousser la chose un peu plus loin, on peut se pencher sur un phénomène notable ayant accompagné la numérisation des méthodes de production. Le “Crack” de logiciels et de Vst est extrêmement répandu et est la source de moult débats dans les communautés. Légalement il s’agit de vol. Pour autant, il existe une sorte de tolérance acceptant que tant que l’artiste ne gagne pas d’argent, cela reste acceptable, un argument en faveur de la création. Ce phénomène extrêmement répandu a baissé davantage les exigences monétaire de celle-ci. Le mot d’ordre est que désormais, l’expression du talent et de la passion fait face à de moins en moins de limitations. Ensuite l’apparition des plateformes de streaming comme Youtube, Spotify et Soundcloud donne aux artistes des moyens de distribution bien plus rentables et efficaces que la radio et l’édition de CD et vinyles. Ce dernier étant reconnu comme une niche pour les artistes indépendants qui a vu naître un nombre incalculable de grands noms, comme Lil Uzi Vert ou le regretté Juice World, pour ne citer que les représentants de ce phénomène. Ces plateformes d’écoute sont accompagnées d’entre-prises comme Distrokid, qui pour 30€ par an remplace les maisons de production.

Cela va-t-il mener à une saturation du marché de la musique? Si de ce fait, l’accessibilité augmente pour les créateurs comme pour les consommateurs, un problème concer-nant la quantité de musique à consommer posera-t-elle problème. Comme je l’ai affirmé, de plus en plus de gens ont accès à des moyens de se faire entendre, il y a donc une forte hausse de l’offre. Si les consommateurs n’ont plus à avoir une rigueur dans leur écoute et de limitation matérielle, il y a donc une forte hausse de la demande. Les deux pourraient en théorie s’égaliser et fournir à chaque artiste une base d’amateurs, ainsi qu'à chaque auditeurs un nombre d’artistes différents pour ne jamais être à cours de musique. Cela n’est pas possible en réalité car il existe les facteurs de popularité et du temps maximal d’écoute pour les consommateurs. Certains artistes sont infiniment plus écoutés que d’autres indépendamment de leur capacité pure à produire, tandis qu’il existe une limite humaine à la quantité de musique que l’on peut écouter. En effet, on observe que l’augmentation du nombre d'artistes ne réduit en rien les immenses écarts de succès entre eux. Si on part du postulat que le but d’une musique postée est d’être écouter, le spectre du nombre d'écoutes annuelles pour un artistes est de 0 à 18 milliards, un chiffre atteint par Bad Bunny en 2022. On peut alors se dire qu’il y a trop de musique car pour les créateurs, se faire une place dans le milieu, de manière suffisante pour en vivre et acquérir un statut d’artiste reconnu, devient de moins en moins possible. Du côté des consommateurs, on ne pourra jamais affirmer qu’il y a trop de musique sans élaborer les effets que cela à sur la manière la consommer. Ce n’est pas possible d’avoir une quantité désagré-ablement grande d'artistes à écouter. Mais il est très largement admis que les effets de la limitation de la quantité de consommables était bénéfique.

Les albums prennaient le temps de s’imprégner dans la vie de ceux qui les achetaient avant qu’ils puissent s’en procurer un autre. Les avis et l’importance portée sur la qualité d’un titre était plus grande car l’auditeur avait le temps de s’y pencher. L’attention portée à une oeuvre est de plus en plus volatile. Il est de plus en plus difficile de diversifier son portefeuille musical sans accepter l’éventualité que l’on ne peut pas être au courant de tout ce qui concerne les genres que l’on aime. En réalité, écouter demande un effort et celui-ci n’est pas infini. Il est raisonnable de dire que pour 500 artistes que l’on pourrait connaître, il y en a 500 autres que l’on ne connaît pas. La démocratisation de la musique est indéniablement un phénomène positif qui casse les barrières de la création. C’est une tendance qui n’apporte que du bon, comme une vague de renouveau. L’inspiration et le talent peuvent s’exprimer de plus en plus librement.

La démocratisation de la musique est indéniablement un phénomène positif qui casse les barrières de la création. C’est une tendance qui n’apporte que du bon, comme une vague de renouveau. L’inspiration et le talent peuvent s’exprimer de plus en plus librement. Cependant il est vrai que dans cette multitude d’artistes émergents, seuls les plus chanceux pourront un jour en vivre. Et pour finir, peut-être qu’il est temps pour vous et moi auditeurs, de réapprendre à prendre le temps d’écouter la musique.

Les techniques de communication des rappeurs

Article rédigé par Assia Najim

L'univers du rap est indéniablement marqué par une richesse artistique qui va bien au-delà des simples paroles et des rythmes entraînants. En effet, les rappeurs excellent non seulement dans l'art de manier les mots, mais également dans l'utilisation de techniques de communication spécifiques qui captivent leur public en transmettant des messages puissants mais aussi pour faire parler d’eux. En analysant ces techniques, nous découvrirons comment les rappeurs parviennent à transcender les frontières linguistiques et culturelles, érigeant la communication au rang d'art, et faisant du rap bien plus qu'une simple musique, mais un langage universel porteur d'histoires, de passions et de réflexions profondes. Voici les différents moyens de communication qu’utilisent les rappeurs afin de faire parler d’eux et gagner en notoriété.

L’usage des réseaux sociaux Tout d’abord, la plupart des rappeurs semblent particulièrement à l’aise avec les réseaux sociaux et n’hésitent pas à directement les gérer eux-mêmes. Dans ce domaine, Booba est incontestablement le roi. L’artiste est depuis bien longtemps passé maître dans l’art du clash sur les réseaux sociaux tels que Instagram et Twitter. Bien que ses clashs visant à attirer l’attention remontent à presque dix ans avec des chansons telles que A.C Milan, l’avènement des réseaux sociaux lui a permis d’accentuer encore plus cette stratégie et de tout mettre en œuvre pour faire parler de lui (en bien ou en mauvais). En effet, Le Duc lance régulièrement des piques à d’autres rappeurs pour faire réagir les internautes et plus particulièrement ses fans. Les piques sont souvent agressives et personnelles comme par exemple son clash avec Damso après que le Belge ait quitté son label. Booba n’hésite jamais à balancer des détails privés sur les personnes qu’il provoque et afficher sur ses réseaux la vie parfois intime de ses ennemis.

Les collaborations Reprenons l’exemple de Booba, il gère sa communication seul et de manière assez indépendante, d’autres rappeurs n’hésitent pas à réaliser des partenariats avec des marques pour faire leurs promotions (ce qui fonctionne parfois très bien). On se souvient notamment de Vald et de son partenariat avec la plateforme de streaming Deezer. En effet, fin 2019, l’artiste sort son album Ce monde est cruel et décide de collaborer avec Deezer pour dévoiler son projet de manière originale. Pendant toute une journée, Vald et Deezer ont présenté en plein Paris toute une série d’hologrammes du rappeur qui révélaient les sons de l’album si l’on s'en approchait.

Cette stratégie de street marketing a fait le buzz sur les réseaux sociaux et par conséquent, des centaines de personnes se sont empressées de se rendre au complexe MK2 Bibliothèque où l’expérience avait lieu. Si ce genre de collaboration reste assez dans la norme, on ne peut pas en dire autant de celle réalisée par le rappeur américain Travis Scott. Fin avril 2020, alors que le monde est confiné, le rappeur donne un concert virtuel directement dans le jeu vidéo à succès d’Epic Games: Fortnite. Pour appuyer sa performance virtuelle, Fortnite permet aux joueurs de jouer avec un avatar à son effigie pendant un certain laps de temps. Le succès est énorme : les transactions à l’intérieur de Fortnite rebondissent après des mois de stagnation et l’artiste gagne en popularité. En plus de son contrat avec la société Epic Games qui a dû lui rapporter énormément d’argent, Travis Scott bénéficie d’une visibilité immense puisque Fortnite compte des millions de joueurs réguliers. Selon Epic Games, le show, baptisé Astronomical, a été visionné par plus de 12,3 millions de joueurs uniques lors de sa première diffusion ! Cet événement en a inspiré plus d’un car le rappeur français Alonzo s’est également produit virtuellement dans un jeu, GTA V cette fois, quelques semaines seulement après l’Américain.

Les rapeurs mystérieux Contrairement à Vald et Booba qui n'hésitent pas à se montrer sur les réseaux, d’autres rappeurs ont fait le choix audacieux de rester totalement à l’écart des médias. C’est le cas du duo PNL par exemple, n’a fait presque aucune apparition médiatique durant toute leur carrière ( ni d'interviews, ni de vidéos youtube, ni de céos tiktok etc). Au vu de leur popularité, chaque info produit donc un séisme sur les réseaux et est analysée par des milliers de fans. Malgré leur absence sur les médias traditionnels, PNL restent tout de même des génies du marketing.

Grâce à des coups de communication inattendus, le groupe a toujours su se faire remarquerde manière originale. En 2015, pour appuyer son boycott des médias, PNL avait envoyé un singe à leur place dans la célèbre émission Planète Rap de la radio Skyrock. Alors que la radio est souvent perçue comme l’un des passages obligatoires pour accéder au succès, les deux frères ont jugé bon de volontairement s’en passer même s’ils n’étaient pas encore au sommet de leur gloire. Dès le départ, le groupe a su capitaliser sur sa discrétion pour en faire une force et fonder sa réputation. Le cas Nekfeu Nekfeu est sûrement l’un des rappeurs les plus en vogue depuis son premier album Feu sorti en 2015. Si le rappeur a aujourd’hui entrepris la même démarche que PNL en faisant une croix sur les apparitions médiatiques, ça n’a pas toujours été le cas. Lancé avec le groupe 1995 au début des années 2010, le rappeur a été assez actif sur les médias durant les premières années de sa carrière. Fort de l’annonce surprise de son deuxième album à Bercy, qui était déjà un coup de com extraordinaire, Nekfeu a conforté sa position de rappeur incontournable et a décidé de mettre en place sa stratégie promotionnelle actuelle. Ayant déjà acquis une notoriété énorme avec ses deux albums solo, Nekfeu a compris qu’il n’était plus nécessaire pour lui de se plier à une communication d’artiste traditionnelle. Dès 2017, le rappeur s’est donc éloigné des médias et a supprimé ses comptes sur les réseaux sociaux. Cependant, c’était pour mieux réapparaître deux ans plus tard avec un projet flambant neuf. En mai 2019, Nekfeu a annoncé de nulle part Les étoiles vagabondes. Ce nouvel album est sorti un mois plus tard et fut accompagné d’une mystérieuse projection unique en salle de cinéma.

Le marketing de rareté PNL comme Nekfeu ont mis en place une stratégie marketing de rareté. Chaque bribe d’information qu’ils laissent échapper est donc passée au peigne fin par leurs fans et bouleverse le monde de la musique francophone. Par conséquent, ils sont conscients qu’ils n’ont plus besoin des médias traditionnels. Ils préfèrent donc se concentrer sur le partage sur les réseaux sociaux et le bouche à oreille. Malgré leur retrait total de l’espace médiatique, les deux sont toujours numéro 1 des ventes lorsqu’ils sortent un nouveau projet. Alors pourquoi s’ennuyer à se conformer aux exigences du milieu ? L’innovation avant tout Les rappeurs ont tous leur façon de gérer leur communication et leur marketing mais le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils n’hésitent pas à être innovants. Tous ces coups de com sont très souvent en marge de ce qui se fait dans les autres genres musicaux. Les rappeurs ont réussi, à leur manière, à réinventer la promotion en déjouant les codes et en créant des nouveaux. Nul doute qu’ils trouveront de nouveaux moyens pour s’adapter à la crise sanitaire. Voici quelques idées quelques fois farfelues de rappeurs afin de gagner en notoriété: → Investir les nouveaux réseaux sociaux → Donner son numéro de téléphone → Se moquer de soi-même → S’inventer un personnage → Le coup du dernier album → Reprendre un classique → Clasher à tout va → Effacer tous ses posts Instagram et jouer le fantôme → Mourir

Article rédigé par Chloé Lancrerot

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La Stan culture

Article rédigé par Cillia Severin

Mais qu’est que la Stan culture ? Pourquoi est-ce devenu si présent de nos jours ?

Vous avez sûrement dû entendre ou croisé le terme de Stan depuis quelques années maintenant, mais que cela signifie, d’où cela vient. Si on retournait en 2000, avant que le mouvement ne soit là mais l’idée bien présente : un titre se nommant Stan qui fait le buzz et dont les chanteurs étaient Eminem et Dido. Et oui, Eminem serait donc à la tête de ce phénomène ? Pas vraiment, enfin, concentrons nous sur le contenu de cette chanson et du clip.

Stan ici fait tout simplement référence au prénom du personnage Stanley, le fan inconditionnel d’Eminem. Tout au long de la chanson et du clip, on comprend que ce Stan est très fan d’Eminem. Il lui envoie une série de lettres, il tente de se transformer physiquement pour lui ressembler, il compare des éléments de sa vie à celle d’Eminem. En quelques termes, il lui montre son obsession. Eminem dans son rap (où au début, il incarne Stan), explique tout ce que Stan est prêt à faire pour son « idole ». Mais d’un autre côté, il montre son mécontentement, il lui dit même qu’il est très peu reconnaissant, qu’il l’ignore, tout ce qu’il souhaite c’est juste une réponse d’Eminem. À la fin de la chanson, Eminem fini par répondre à Stan en lui disant qu’il doit vivre sa vie, profiter de sa copine, mais en réalité, il est déjà trop tard, car ce Stan meurt dans un accident de voiture. Le problème présenté dans cette chanson est l’obsession de ce fan envers son idole. Cette obsession qui devient parfois incontrôlable et qui prend une tournure démesurée. Le terme de Stan serait aussi la fusion du mot « Stalker » et « fan ». Ce n’est que quelques années après la sortie de la chanson que le terme de Stan va être repris et que le mouvement de Stan culture débutera. Mais maintenant que l’on sait dans les grandes lignes ce qu’est un Stan, il serait temps de savoir comment procède ce mouvement. Tout d’abord, un Stan fait généralement partie d’une communauté suivant une célébrité, qui va exercer un mouvement de masse sur les réseaux sociaux et dans la réalité. Souvent, cette communauté possède un nom attribué par la célébrité elle-même ou ce sont les Stan qui se le trouvent. La célébrité, elle, va s’adresser à sa communauté sous le nom donné à cette dernière, par exemple Nicki Minaj évoque toujours le nom de Barbz ou encore les Blackpink qui vont s’adresser aux Blink.

La communauté va alors suivre dans les moindres détails toute l’actualité concernant la célébrité. Elle va également créer plein de comptes fan pour cette célébrité afin de « glorifier », « admirer » cette dernière. Certaines personnes se considèrent comme Stan et adhère eux même à une communauté où elles vont défendre leur célébrité coûte que coûte. Les Stans vont beaucoup supporter le travail de leur célébrité afin de le poussé dans les meilleures places du classement et affirmer qu’elle est meilleure que les autres. Le Stan n’est pas forcément fan de ce que l’artiste fait, mais il est fan de la personne, de l’artiste, ce qui devient littéralement de l’idolâtrie. Souvent, les communautés s’adressent à leur « idole » comme à un membre de leur famille, faisant même des références à la parenté (par exemple les arianators qui considèrent Ariana Grande comme leur mère). Dans la communauté, ils se mettent au courant de tout ce qu’il se passe dans la vie de la célébrité, que ce soit changement capillaire, fréquentation, des événements, et ils suivent même les records de l’artiste. Le but est d’avoir une certaine connexion entre l’artiste et la communauté. De plus, c’est dans ces communautés que les Stans décident d’attaquer les individus qui iraient à l’encontre de leur vision et de la célébrité. Quand la Stan culture devient incontrôlable Avec l’expansion des réseaux sociaux, les communautés sont très actives sur les réseaux sociaux et en partie sur Twitter, dans la vraie vie, elles vont souvent au contact de la célébrité. Sur les réseaux, elles procèdent par compte fan et anonyme, ce qui permet une interaction avec la célébrité, mais également au sein même de la communauté. Parmi ces Stan, on y retrouve une majorité de jeune, souvent en dessous la majorité, mais également des jeunes adultes.

Malheureusement, cela montre la gravité de ce phénomène. En effet, les jeunes verront en leur idole comme une forme d’idéal, c'est-à-dire que selon eux cette personne est parfaite et il faudrait lui ressembler ou du moins s’y rapprocher. La vie, le physique, les habitudes tout y est scruté, et recopié. D’ailleurs, les Stan, tellement obnubilés par la célébrité deviennent de vrai stalker par excellence, au point même de trouver l’adresse de l’artiste et de se rendre directement dans la maison. De plus, lorsque cette célébrité sera attaquée par d’autres communautés ou artistes ces mêmes Stan se verront dans un schéma qualifié de guerre entre communautés. Si une personne, ou une autre célébrité dit du mal de leur idole, la communauté se met en mode défense et attaque l’individu ou la communauté de l’individu. Elle va procéder par un harcèlement de masse puis plein de menaces de mort ou autres, là où on se rend compte de la gravité des choses. Beaucoup de personnes n’osent plus exprimer leur opinion sur un artiste de peur de se faire attaquer par la communauté de celle-ci. Le fait que parmi ces communautés, on y retrouve plein de jeunes sous une forme anonyme montrent pourquoi cela devient incontrôlable, car il n’y pas la notion de ce qui est dangereux ou ce qui va trop loin. Beaucoup voient cela comme un jeu, ou encore comme un signe de dévouement envers leur star. Pour illustrer ce propos, il y a eu récemment une série « Swarm » inspirée par la communauté de Beyoncé, réalisée par Janine Nabers et Donald Glover, qui présente Dre comme une Stan de la chanteuse Nijah. A travers la série, on voit l’admiration qu’elle a pour cette Nijah au point même de tuer toute personne qui n’écoute pas ou qui détesterait Nijah. Elle a le même schéma de Stan que l’on peut rencontrer sur Internet ou dans la réalité. C’est une fille qui n’a pas beaucoup de choses dans la vie et qui vit à travers son idole dans l’espoir de la rencontrer.

Même si cette série est purement fictive, elle est belle est bien inspirée de la vie réelle, et en particulier de la « Beyhive », la communauté de Beyoncé. Où elle y dénonce la folie de la Stan culture, et où cela peut mener à la suite. Quand les Stans s’attaquent à leur idole Beaucoup de célébrités se sentent honorées d’avoir une communauté à leur côté et cherchent même à en avoir. Dans un sens, lorsqu’ils ont besoin de véhiculer des messages, ou faire agir les gens, ils savent que la communauté va agir avec eux. Cela permet aussi de gagner beaucoup plus de récompenses, car plus on est nombreux plus les chiffres montent. Mais avoir une communauté ce n’est pas si simple. Pour les Stans, s'ils donnent de la force et qu’ils soutiennent la personne, il faut un minimum de reconnaissance. Il faudrait que la célébrité les mentionne dans chacun de ses succès pour qu’ils ne soient pas en rage. Il y a un certain contrôle de la communauté sur cette célébrité. En effet, si cette dernière annonce qu’elle fréquente une personne, mais que les Stans ne l’apprécient pas alors ils vont commencer à harceler leur propre idole afin qu’elle mette fin à cette relation. Récemment, il y avait eu le cas de Doja Cat, qui était en couple avec un jeune homme, sa communauté a commencé à lui exiger qu’elle devait le quitter, que c’était la faute de ce dernier si sa carrière stagnait. Malheureusement pour la communauté, Doja Cat a décidée de s’exprimer face aux Stans en leur disant que c’est sa vie et qu’ils n’ont rien à lui reprocher. Cependant, un de ses fans lui a répondu que c'était grâce à eux si elle avait sa carrière et qu’elle devait être reconnaissante. Et voici la réponse de la rappeuse : "Mais ce n'est pas le cas, je ne vous aime pas, parce que je ne vous connais pas". Elle a aussi enchaîné avec d’autres tweet, où elle attaque ses propres Stan :

"Si vous vous faites appeler 'kitten' ou 'kittenz' ça veut dire que vous avez besoin de lâcher votre téléphone et de trouver un boulot et d'aider vos parents à la maison". Elle a également dit qu’une grande majorité de ses fans ne la suivait pas pour sa musique, mais pour la célébrité qu’elle est, ce qui la dérange, car elle aimerait que l’on apprécie son travail plutôt que de juste aimer sa personne. On voit ici que dès que la célébrité décide de dire non au caprice de la communauté, celle-ci décide de la lâcher. Ici Doja Cat a eu le courage de s’affirmer face aux Stans au risque de perdre beaucoup de fan et ça malheureusement beaucoup n’ose pas le faire. Il existe beaucoup de célébrités qui subissent du chantage de leur propre fan, mais elles savent que si elles perdent la communauté, elles pourraient perdre beaucoup dans leur carrière.

Article rédigé par Dyhia Bourdache

Chloé Lancrerot

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Les cérémonies musicales

Article rédigé par Da Cunha Elysette

L’importance d’une cérémonie musicale actuelle et les “scandales” concernant celle-ci

C’est en 2020 que l’on entend parler d’un scandale autour des Grammys awards, avec le président Neil Portnow accusé de viol par une chanteuse restée anonyme.Cette année là, tout explose : accusations de tricheries,de votes manipulés, de racisme ou même sexisme sur cette fameuse cérémonie prestigieuse. Et avec le temps les cérémonies telles que les VMAS, Billboard Award ou en France avec les NRJ Music Award les gens semblent être moins emballés par ce qu’il se passe au niveau des cérémonies et se concentre sur les activités de leurs artistes favoris. Par exemple cette année les fans de Beyonce se sont plaints et ont trouvé les Grammy awards injustes car elle n’avait pas gagné l’album de l'année une troisième de suite. Ou aux Victoires de la Musique, les gens parlent d’un manque de diversité et sont lassés de voir que les mêmes personnes sont exposés ou gagnent des prix. Il y a aussi les cérémonies basées sur les votes de fans que plus personne ne semble apprécier. Toutes ces raisons font que les gens restent de moins en moins accrochés. Pourquoi y a-t-il un désintérêt pour ce genre de cérémonies qui permettait de récompenser les artistes pour leurs œuvres réalisées dans l’année ?

Leurs importances : Aujourd’hui, les gens ne suivent plus autant les cérémonies car peu amusantes. Les “grandes” ne participent plus ou très rarement à ce genre d'événement. Mais il faut aussi se rappeler que les plus grands ont commencé quelque part et que c’est ceremonies leur ont permis d’être plus connus. Si un artiste faisait une prestation dans une cérémonie, il pouvait voir sa carrière décoller malgré le fait que cette personne ne remporte pas de prix. Donc, ces cérémonies peuvent servir à autre chose que de récompenser les artistes les plus populaires ou avec les fans les plus loyaux. Mais avec les réseaux sociaux et le streaming, les artistes n’ont plus vraiment besoin d'être vus par ces cérémonies. Quand un artiste explose sur la toile grâce à une vidéo Youtube ou se crée une grosse communauté, vivre de son art semble leur convenir car un prix ne représente pas qui ils sont vraiment. Certains n’ont pas besoin d'être validés par d’autres personnes ou par un public pour savoir qu’ils ont une audience qui les suit et qui peut leur apporter bien plus qu’une récompense qui ne définit pas leur succès.

La musique dans les jeux vidéos

Article rédigé par Flavien Soyeux

De nos jours, lorsque l’on joue à n’importe quel jeu vidéo, il y a de la musique dedans. Que ce soit un nouveau jeu développé par un grand studio qui sort comme le récent et excellent Baldur’s Gate III ou bien un jeu indépendant créé par une toute petite équipe comme Stardew Valley. La musique est aujourd’hui un élément à part entière dans un jeu et l’importance est telle que la plupart des cérémonies de remise de prix pour les jeux vidéo ont une catégorie qui souvent choisit la “meilleur bande son de l’année”. De plus, aujourd'hui il y a même de véritables concerts de musique de jeux vidéo. Par exemple en janvier 2024, il y aura un concert pour la musique du jeu Elden Ring et en février 2024, un concert pour la musique de NieR. Tous les deux seront joués par un orchestre symphonique. La musique dans les jeux vidéos commence très tôt car les premières bornes d’arcade en avaient déjà, comme Pac-Man dans les années 1980. A l’époque, la technologie n’était pas assez avancée pour pouvoir facilement mettre des musiques composées avec des instruments et même un ou plusieurs chanteurs. Pour pallier ce problème, la musique était souvent présente sous forme de code, où un circuit intégré dans la console ou l’ordinateur transforme cette information en différent bruit plus ou moins essayant de ressembler à des instruments mais toujours avec un son très distinct. L’une des musiques la plus connue est bien évidemment le thème principal de Mario Bros sur NES.

Mais ce type de musique à aujourd’hui créer un nouveau style musical, le Chiptune. Même si aujourd’hui on a facilement accès à un son de meilleur qualité qui émule les sons que faisaient ces circuit intégrés, l’esprit y est toujours, et beaucoup de musiques Chiptune sont disponible sur internet. Que ce soit une musique originale ou une reprise d’une musique connue. Mais comment la musique a- t-elle évolué pour devenir ce qu’elle est aujourd'hui ? Et bien à partir d’un moment, le seul problème avec la musique dans un jeu ce fut l’espace nécessaire dans la cartouche de jeu, et c’est là qu'apparaît le CD (où Compact Disk), la quantité d’information enregistrable sur cet outil fut une révolution pour la musique dans les jeux vidéos. On pouvait alors enregistrer la musique avec de véritables instruments, ou avec des logiciels, prendre des morceaux d'instruments pour créer une composition entière. Ensuite, il n’y a plus qu’à mettre l’enregistrement dans le CD et le joueur peut l’écouter tout en jouant. Mais il y a un problème. La musique enregistrée n’était pas modifiable, une fois la piste mise dans le disque, une modification dynamique de la musique était impossible à cause des contraintes de matériel. En effet, enregistrer des dizaines de variations de parties de la musique pour mettre tout ça en lien avec le joueur était impossible. De plus, mettre des effets compliqués sur la musique aussi était impossible, comme par exemple simuler l’effet doppler.

L'évolution de la musique nigériane

Article rédigé par Idir Cherfaoui

Reconnue et écoutée grâce à ses mélodies, ses voix et sa représentation d’une culture peu mise en avant auparavant, la musique nigériane est aussi au pic de sa popularité en 2023. Plusieurs artistes ont permis cette éclosion internationale et c’est ce que nous allons voir au cours de cet article. Au début de son existence, lors de la « période traditionnelle », la musique nigériane avait une connotation festive ou religieuse. Les différentes ethnies l’utilisait dans le cadres de célébrations ou en tant que divertissement. Cependant, la musique a évolué et, à partir du début du 20e siècle, appelée la « période post-coloniale », la musique nigériane s’est complétée et a trouvé de nouvelles influences provenant de la culture occidentale. Certains artistes nigérians ont fait du rock, jazz ou la soul. Les premières icônes musicales du pays naissent à cette période comme Ishola Willie Payne ou Victor Olaiya.

Victor Olaiya

Ishola Willie Payne

La dernière période musicale importante de cette musique a démarré en 1961 et elle est encore en activité de nos jour. Cette période contemporaine est né en 1961 avec la sortie du premier album d’afrobeat de l’histoire : « Ariwo » de Fela Kuti. Ce style est un pur produit du Nigéria et il continue de perdurer actuellement. D’autres styles y sont né tel que la musique Juju, l’Afrofunk ou encore le Fuji. Ces styles variés et pleines de rythmes ont évolués avec le temps et des styles musicaux comme le rap ou le RnB se sont ajoutés aux styles pratiqués au Nigéria rendant leur propositions artistiques encore plus riches et variés. Le Nigéria est devenu pays incontournable de la scène musicale actuelle et cela se voit au top de Charts. De plus, plusieurs des plus grand vendeurs de la musiques actuelles collaborent avec Ishola Willie Payne Victor Olaiya Fela Kuti, créateur de l’Afrobeat et légende de la musique nigériane des artistes nigérians comme Ed Sheeran, Central Cee ou encore Drake. En 2023, Spotify a sorti un classement des artistes africains les plus écoutés au monde. Dans le top 10, 9 artistes sont nigérian. Parmi eux, on peut retrouver Ayra Starr, Burna Boy, Omah Lay, Ruger, Asake, Victony, FireboyDML ou encore WizKid. Rema se retrouve à la première place, cumulant 1,9 milliard de streams sur Spotify cette année. Ces chiffres montrent une réelle évolution populaire de cette musique.

Fela Kuti, créateur de l’Afrobeat et légende de la musique nigériane

WizKid (à gauche) et Burna Boy (à droite), artistes nigérian du 21e et têtes d’affiche de la nouvelle génération

P-Square, groupe iconique du début des années 2000

L’IA , un problème pour l’industrie musicale ?

Article rédigé par Kevin Dos Santos

Avec l'arrivée de la dématérialisation de la musique dans les années 2000 , l'industrie musicale a été fortement impactée notamment en terme économique, que ce soit pour les labels ou les artistes eux-mêmes. Ce changement peut être grandement perçu ces dernières décennies avec l'émergence d'Internet , des technologies de compression audio tel que le MP3 pour ne citer que le plus connu , des appareils d’écoute numérique comme l'iPod ou encore les smartphones qui n’ont fait qu’évoluer à un rythme surprenants , mais aussi et surtout des plateformes de distribution numérique de musique comme Spotify , Deezer , Apple Music ou bien d’autres qui ont permis aux artistes de pouvoir distribuer leur musique beaucoup plus facilement que dans les années 80 par exemple. Aujourd’hui même un jeune artiste qui veut se lancer dans la musique peut très aisément le faire car les moyens déployés aujourd'hui et mis à contribution de la personne lambda sont bien plus facile d'accès et rapide à manipuler et maîtriser que dans les dernières décennies. Cela a fait énormément chuter les ventes physiques des artistes , l'abandon de certains supports au détriment d'autres au fil du temps pour arriver à une ère de streaming amenant son lot de soucis comme le piratage numérique par exemple, mais aussi d'une nouvelle ère qui s'annonce bien plus impactante pour l'industrie, celle des intelligences artificielles. Et c'est donc dans ce contexte que nous sommes aujourd'hui avec une industrie qui peine à retrouver sa force d'antan.

Dans les années 90 , l’industrie musicale se voit alors obtenir l’auto-tune créé par Andy Hildebrand en 1997 et qui sera utilisé dans certains styles de musiques et par certains artistes depuis ces années. Faisant grandement débattre au sein de la communauté musicale , remettant en question le niveau de chant des artistes l’utilisant , et quelque soit notre opinion sur le sujet nous ne pouvons nier que l’auto-tune a apporté de nombreuses choses à l’industrie , comme l’arrivée de nouveaux artistes qui hésitaient possiblement à se lancer dans une carrière , ou encore la réduction de temps passé au studio et dans le processus de création de musique. En effet , l’auto-tune permet de corriger les notes vocales avec précision , là où avant les années 90 , si une prise vocale ne convenait pas , il fallait la recommencer jusqu’à obtenir ce que l’artiste voulait initialement. L’auto-tune peut alors être rejoint par l’IA afin d’en améliorer le système de base. Outre qu’avec l’auto-tune , l’IA aide l’industrie de la musique de plusieurs autres manières. En effet , avec des sites internet comme Boomy(1) qui peut vous créer des instrumentales tout seul ou bien par des applications sur smartphone comme Moises qui peut vous décomposer une musique en plusieurs stems , pistes comportant chaque instrument et voix pour simplifier. Vous pouvez d’ailleurs essayer ça vous même maintenant en téléchargeant gratuitement l’application sur votre smartphone , et même si ça ne sera peut-être pas parfait , cela permet d’en essayer le concept. Mais aussi , avec des modificateurs de voix , mais le cas qui nous intéresse ici est l’IA permettant de faire chanter n’importe qui sur n’importe quoi. Enfin, vous avez sûrement pu voir débarquer de multitudes de reprises ( de moins en moins sérieuses et d’avantages détournées au fil des mois ) de musiques faites par des IA avec des voix d’artistes qui ne sont donc pas ceux de base. Alors que s’est t-il passé ?

Récemment avec l’essor de l’IA ces derniers mois , est apparu un type d’IA permettant de remplacer la voix contenue dans un audio par un modèle qui a été au préalable entraîné. Par exemple, au début de tout ça vous avez peut-être pu voir passer des reprises tel que Michael Jackson qui chante I Feel It Coming de The Weeknd et des Daft Punk ou bien encore Lana Del Rey sur Skyfall d’Adele. Plus récemment et encore plus improbable , vous avez peut-être vu ou entendu Johnny Hallyday qui chante le générique de Pokémon. J'ai été personnellement piégé par une de ces chansons d’IA assez bien faites, je pensais que c'était juste une démo d'une autre chanson inédite d'un artiste spécifique mais ce n'était pas le cas. Il est possible qu'un ou plusieurs d'entre vous lecteurs , aient été dans le même cas que moi, et peut-être même avez vous aimé ce que vous avez entendu. Mais l'IA est-elle vraiment un problème pour l'industrie musicale ? Je vous convaincrai que oui, nous ne voulons pas que l'IA se répande trop dans l'industrie et ne devienne la norme. En effet, tout le monde écoute de la musique de nos jours, et la plupart d'entre vous ont déjà dû voir passé ou même écouté une chanson d'IA. Les reprises d'IA ont commencé vers avril 2023 et l'une d'entre elles a même atteint l'artiste concerné. En effet, le 7 août, le beatmaker Lnkhey a publié un tweet sur Twitter récemment changé pour X, qui est une reprise IA de "Saiyan" de Heuss l'Enfoiré featuring Gazo avec des voix entraînées d’Angèle qui a atteint les oreilles de l'artiste qui dit qu'elle avait peur pour son travail (2). Angèle a réagi sur Tiktok et a comparé l'IA à sa propre voix en la chantant. Pour aller plus loin, le 17 septembre 2023 elle chante cette même musique en live à Paris car comme elle l'a dit sur scène, les fans lui ont demandé de le faire pendant des semaines. Vous commencez peut-être à remarquer à quel point les chansons d'IA sont déjà en train de prendre de l'importance , mais ne nous arrêtons pas là.

Saviez-vous qu'une chanson d'IA a été soumise aux instructeurs et presque officiellement acceptée pour gagner un Grammy ? En effet, la chanson "Heart On My Sleeve" de Ghostwriter977 a été considérée par Harvey Mason Jr ( le PDG de la Recording Academy lui-même, la même académie qui délivre les Grammys aux artistes ) comme éligible pour remporter ce prix parce qu'elle a été écrite par un humain(3). Il est revenu sur sa parole plusieurs fois par la suite, pour préciser que ce n'était finalement pas le cas, car la chanson doit être disponible en libre écoute, que ce soit en version physique ou en streaming, ce qui n'est plus le cas depuis la retraite de celle-ci pour des raisons de droits d'auteur. En fait, le Universal Music Group a demandé à Ghostwriter977 de retirer la chanson de toutes les plateformes, faute de quoi ils prendraient des mesures pour protéger leurs artistes de ces reprises, mais de nombreuses personnes l'avaient déjà repostée partout(4). Pour remédier à cela on pourrait penser à réglementer le secteur de la musique. Si possible, supprimer les logiciels et les sites d'IA ou interdire l'utilisation de ces programmes au grand public. En attendant, nous pouvons cesser d'utiliser l'IA pour créer de prétendues œuvres d'art au lieu d'apprendre à en créer de vraies d'art par nous-mêmes. De plus, il faudrait aussi mettre en place des droits de protection pour les artistes et leurs labels, mais aussi proposer un projet de loi pour arrêter l'afflux de chansons d'IA dès maintenant. L'IA est un ennemi , le Némésis de l'industrie musicale, et il faut l'arrêter avant qu’il ne soit trop tard et que cela ne provoque des dégâts irréversible à l’industrie , ne sous-estimez pas cette nouvelle technologie.

(1)https://www.billboard.com/lists/ways-ai-has-changed-music-industry-artificial-intelligence/

(2)https://www.rtl.fr/culture/musique/quand-l-intelligence-artificielle-fait-cartonner-angele-7900291020

(3)https://variety.com/2023/music/news/drake-weeknd-heart-on-my-sleeve-not-eligible-for-grammy-1235717602/

(4)https://www.rtbf.be/article/l-ia-va-trop-loin-de-faux-drake-weeknd-ou-ariana-grande-enervent-les-acteurs-du-monde-musical-11184759

Article rédigé par Madoussou Cissé

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Le Rap FR

Article rédigé par Mohamed Ghaneau

Le rap français est devenu influent et dynamique. Né dans les années 1980, ce genre musical a évolué en vecteur d’expression artistique, de revendication sociale et de diversité culturelle. Dans cet article, nous explorons l’histoire captivante du rap français, des modestes origines hip-hop aux artistes mondialement reconnus qui ont façonné cette scène florissante. Les racines du rap français se situent dans la culture hip-hop du Bronx, à New York, au début des années 1970. S'inspirant de cela, le breakdance et le graffiti se sont développés en France dans les quartiers populaires des grandes villes comme Paris, Lyon et Marseille. Le rap est devenu un élément naturel de cette nouvelle culture urbaine.

Comment parler de cette époque sans entrer dans les détails de NTM, le groupe composé de Joey Starr et Kool Shen ? Ces deux amis d'enfance ont découvert le rap à travers le breakdance et le graffiti, et en imitant leur ami Rockin' Squat du groupe Assassin. Le groupe NTM a sorti de nombreux albums, dont Authentik en 1991 et Paris sous les Bombes en 1995, et on se souviendra de grands concerts comme celui de Boogeyman au Zénith de Paris en 1992.

Skyrock devient LA radio rap en France et va beaucoup participer à la promotion des nouveaux groupes aussi bien commercial que underground.

Pour conclure, le rap est une branche de la culture hip-hop apparue à New York dans les années 1970. Dans les années 1980, le hip-hop, et par extension le rap, envahissent la France simultanément à travers les médias et la rue. Il s'est établi dans les années 1990 et s'est diversifié, travaillant avec des groupes plus importants tels que NTM, I AM et Assassin, ainsi qu'en tant que chanteur solo avec Mc Solar. Ne commettez pas l’erreur de catégoriser le rap ou les artistes. Dans le cas contraire, des litiges pourraient survenir.

La Santé Mentale : point de vue sur les artistes

Article rédigé par Tahina Dieujuste

Bien que notre société actuelle mette un fort accent sur l'importance de la santé mentale, une enquête menée par Help Musicians révèle que 68,5 % des musiciens britanniques font face à des états dépressifs, dépassant largement la moyenne nationale de 20 %. Malgré les efforts déployés pour sensibiliser à la santé mentale, il semble que les professionnels du divertissement ne bénéficient pas toujours d'un soutien adéquat. Ainsi, nous allons plonger dans le quotidien des artistes pour explorer leurs défis émotionnels et mentaux spécifiques. La pression et ces répercussions Zyeuté par le monde entier, le plus petit des faux pas peut couter très cher dans l’industrie de la musique. À cela s’ajoute le besoin de constamment créer de nouvelles œuvres, toujours aussi originales et attrayantes que les précédentes. David Bowie, figure emblématique de la musique pop et rock, était connu pour constamment repousser ses limites créatives. Avec 27 albums et plus de 300 chansons, cet homme devait vivre avec une pression constante de toujours sortir une musique novatrice. Cette icône a sû transformait les défis qui survenaient en opportunité de se démarquer davantage. Toutefois, la manière dont une personne répond à la pression dépend de plusieurs facteurs, et malheureusement, l’artiste se retrouve souvent submergé.

Jonghyun, de son nom complet Kim Jong-hyun, était un membre du groupe de k-pop SHINee. Il s'est donné la mort en décembre 2017, à l’âge de 27 ans. Sa notoriété et la pression qu’exercer son agence était déjà l’une des causes majeures de sa dépression. Dans une note rendue publique après son décès, il s’exprima sur son désespoir en écrivant “Je suis brisé de l’intérieur”. Certaines personnes, bien entourées, arrive à surmonter la vague déferlante d’émotion qui suit avec la pression de la renommée. D’autres, n’y parviennent pas.

Jonghyun du groupe SHINee

L’isolement L’isolement est un comportement commun chez les artistes qui se décrivent comme “suffocant” dans cette société où il est très aisé de suivre les moindres faits et geste de quelqu’un. Adèle illustre parfaitement l’isolement de l’artiste lorsqu’elle exprime son besoin de distancer de la foule pour se concentrer sur son processus créatif. En effet, elle a conçu ses albums 21 et 25 lors de moments d'isolement, disparaissant temporairement avant de revenir sur le devant de la scène avec de nouveaux chefs-d'œuvre. Kurt Cobain, le leader du célèbre groupe de rock Nirvana, avait aussi l'habitude de s'isoler pour échapper à la pression liée à sa célébrité, mais aussi pour combattre ses propres démons. Dépression, pression médiatique ; le rockeur cherchait souvent du réconfort dans la drogue et l’alcool.

Malheureusement, il se donne la mort en avril 1994 après s’être isolé à son domicile. Les circonstances de sa mort ont, à l’époque, alimenté des débats sur les luttes personnelles et sur la pression à l'égard de la célébrité.

Pochette album "Nevermind" de Nirvana

Des amitiés insolites : Que ce soit au sein d'un même genre ou à travers des frontières musicales, les amitiés entre artistes deviennent souvent le terreau fertile où germent des idées novatrices, des projets uniques et des moments de partage créatif. Un binôme notable : Damso et Angèle, avec leur single “Démons” sorti en 2021. Leur collaboration va bien au-delà de la simple alliance musicale. Ces deux artistes ont créé une symbiose artistique des plus surprenantes. En dévoilant les coulisses de leur collaboration, Damso et Angèle montrent que l'amitié transcende les genres musicaux et offre un soutien inestimable pour la croissance artistique. Cette association improbable, mais réussie, démontre que les connexions sincères entre artistes peuvent être une force transformative dans le monde de la musique.

Angèle, Damso

Les couples Toxiques Les relations toxiques au sein du monde de la musique sont malheureusement une réalité dévastatrice. Amy Winehouse, une chanteuse britannique au talent mondialement reconnu, a été entraînée dans une spirale autodestructrice, fortement influencée par sa relation tumultueuse avec Blake Fielder-Civil, son ex-mari. Leur mariage a été marqué par des problèmes de toxicomanie et d'alcool. La nocivité de leur relation a contribué à la détérioration de la santé d'Amy Winehouse, mettant fin à une vie et à une carrière. Le cas d'Amy Winehouse souligne les conséquences dévastatrices que les relations peuvent avoir sur des artistes talentueux et rappelle la nécessité d'une prise de conscience et de soutien au sein de l'industrie musicale. En conclusion, le monde de la musique est un monde obscur qu’on ne peut romantiser. Les exemples évoqués montrent de manière différente l'importance cruciale de la santé mentale dans le monde artistique. Le poids des attentes, l’exigence et les responsabilités liées à la création artistique peut en pousser certain à se dépasser et d’autres à ressentir une détresse inimaginable. De nombreux artistes expliquent le poids que leur carrière à sur leur vie privée et leur santé mentale. Kanye West, artiste connu pour être excentrique, exprime dans sa Chanson “Power” son sentiment de lassitude face à la pression et la renommée avec les paroles suivante :

Amy Winehouse

“Now this will be a beautiful death, I’m jumping out the window, I’m letting everything go letting everything go You got the power to let power go?” “Maintenant, ce sera une belle mort Je saute par la fenêtre, Je laisse tout partir je laisse tout As-tu la force de laisser le pouvoir partir?” Il se demande également s’il aura véritablement la force de redevenir “personne”. En d’autres termes, de déconstruire tout ce qu’il a construit depuis ces débuts. En réalité, c’est une bonne question. Certaines personnes diront que souffrir à ce point n’en vaut pas la peine, mais, si nous étions à leur place, aurions-nous réellement la force d’abandonner tout ce pour quoi nous avons travaillé, construit et sacrifié ?

Article rédigé par Yannis Pedward

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L'influence des réseaux sociaux sur la musique d'aujourd'hui

Article rédigé par Anta Niang

Introduction Les réseaux sociaux ont transformé la manière dont nous vivons, communiquons, et, de manière significative, comment nous découvrons, partageons et apprécions la musique. Cette fusion entre la musique et les réseaux sociaux a créé une révolution culturelle, redéfinissant les normes de l'industrie musicale et offrant aux artistes de nouvelles opportunités tout en présentant des défis uniques. Dans cet article, nous explorerons en profondeur l'influence des réseaux sociaux sur la musique d'aujourd'hui, en analysant comment ces plateformes ont remodelé les modes de découverte, la promotion artistique, l'engagement des fans, tout en créant un paysage musical en constante évolution. Évolution des modes de découverte musicale L'avènement des plateformes de streaming a radicalement modifié la manière dont nous consommons la musique. Jadis limités par les contraintes physiques des supports musicaux, nous sommes désormais immergés dans un océan sans fin de chansons accessibles à tout moment. Les algorithmes de recommandation, moteurs cachés derrière nos playlists personnalisées, influent directement sur nos habitudes d'écoute. Ils s'appuient sur nos préférences passées pour anticiper celles futures, créant ainsi une bulle musicale qui peut, soit enrichir nos horizons sonores, soit les restreindre.

Cependant, l'impact le plus spectaculaire des réseaux sociaux sur la découverte musicale réside dans la montée en puissance de la musique virale. Des mélodies entêtantes et des défis de danse se propagent comme des feux de forêt à travers des plateformes telles que TikTok, catapultant des artistes inconnus vers des sommets inattendus de popularité. Ces tendances éphémères influencent non seulement la popularité des chansons, mais aussi la façon dont les artistes produisent leur musique, conscients du potentiel viral. À mesure que nous plongeons dans les méandres de l'influence des réseaux sociaux sur lamusique, examinons maintenant de plus près la manière dont ces plateformes redéfinissent la promotion artistique à l'ère numérique. La promotion artistique à l'ère des réseaux Les réseaux sociaux sont devenus des outils essentiels pour les artistes, offrant une vitrine directe sur leur vie et leur travail. Les artistes utilisent ces plateformes pour communiquer avec leurs fans en direct, diffuser des extraits de leurs nouvelles chansons et partager des moments en coulisses. Créant une communauté engagée et fidèle, cette connexion personnelle renforce le lien entre l'artiste et son public. Les campagnes de marketing musicales ont changé de simples publicités à des expériences interactives. Des teasers de clips vidéo exclusifs aux concours interactifs, les artistes exploitent la créativité des réseaux sociaux pour générer du buzz autour de leurs sorties. Ces campagnes sont généralement conçues pour être virales, incitant les fans à partager activement le contenu et à participer à la conversation en ligne. Les réseaux sociaux facilitent également les collaborations entre artistes. Des artistes de différents genres et continents peuvent désormais se connecter instantanément, élargissant ainsi leur public et explorant de nouvelles sonorités. Ces collaborations, souvent initiées et coordonnées sur les réseaux sociaux, génèrent une synergie unique et une diversité musicale enrichissante.

L'engagement des fans et la création de communautés Les réseaux sociaux transcendent les barrières tradition-nelles entre les artistes et leurs fans. Les commentaires, likes et partages créent une interaction directe, permettant aux artistes de comprendre les réactions immédiates de leur public. En ayant une compréhension de la vie quotidienne des artistes au-delà de la scène, les fans se sentent plus proches de leurs artistes préférés. Les fans se réunissent sur les réseaux sociaux pour former des communautés dédiées. Des fan-clubs virtuels aux groupes de discussion sur des plateformes comme Discord, ces sites offrent aux fans un lieu où ils peuvent partager leur passion, échanger des informations exclusives et établir des liens durables autour de la musique qu'ils aiment. Les artistes utilisent les réseaux sociaux comme un outil direct pour recevoir des retours sur leur musique. Des sondages sur Instagram aux discussions sur Twitter, ces interactions fournissent aux artistes des perspectives uniques sur ce que leur public aime et souhaite. Certains artistes vont même jusqu'à incorporer ces commentaires dans leur processus de création, permettant ainsi une communication continue avec leur fanbase. Les défis et les controverses La course à la visibilité sur les réseaux sociaux peut être intense. Les artistes peuvent ressentir une pression constante pour produire un contenu viral afin de rester pertinents. Cela soulève des questions sur la qualité artistique, laissant certains artistes vulnérables à la tentation de sacrifier l'authenticité pour la popularité. L'authenticité devient un enjeu majeur. Les artistes doivent naviguer habilement entre la promotion de leur travail et la création d'une image authentique. Les décalages entre la vie réelle et la présence en ligne peuvent susciter des critiques, mettant en lumière les défis d'être un artiste dans l'ère des réseaux sociaux. La dépendance excessive aux réseaux sociaux peut entraîner des risques pour les artistes, que ce soit au niveau mental, professionnel ou même artistique. La pression constante de maintenir une présence en ligne peut vous épuiser et vous

décourager. Les artistes doivent trouver un moyen d'équilibrer leur présence en ligne tout en maintenant leur santé. Cas d'étude : Succès musical amplifié par les réseaux Des artistes ont su capitaliser sur la viralité des réseaux sociaux pour accéder à une reconnaissance mondiale. Des exemples tels que Lil Nas X, dont le hit "Old Town Road" a d'abord gagné en popularité sur TikTok, illustrent comment une exposition virale peut transformer un artiste inconnu en une sensation mondiale. L'analyse de ces cas d'étude permet de dégager des tendances et des stratégies qui ont contribué au succès de ces artistes. Des campagnes de marketing créatives aux collaborations stratégiques avec des influenceurs en ligne, ces artistes ont démontré la capacité des réseaux sociaux à catalyser la réussite musicale. Conclusion En résumé, l'influence des réseaux sociaux sur la musique d'aujourd'hui est multifacette. Des transformations dans les modes de découverte à la redéfinition de la connexion artiste-fan, chaque aspect a des implications significatives pour l'industrie musicale. Alors que nous continuons à évoluer dans l'ère numérique, l'influence des réseaux sociaux sur la musique ne fera que croître. De nouvelles plateformes, tendances et technologies émergeront, offrant aux artistes des opportunités sans précédent mais présentant également des défis inédits.

Bientôt disponible.