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Support de sensibilisation aide à la prise v080124
OMéDIT Normandie
Created on December 12, 2023
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Transcript
Support de sensibilisation des AS et des non-soignants
Aide à la prise
En établissement social ou médicosocial
sommaire
1. Pré-test
2. Les médicaments et le bon usage
3. Le circuit du médicament et rôle des AS/accompagnants
- Schéma du circuit
- Prescription
- Dispensation
- Préparation des doses
- Stockage
- Administration et aide à la prise
- Traçabilité
- Surveillance
4. Post-test
Contexte
- Dans les structures sociales et médico-sociales, les accompagnants peuvent être amenés à réaliser l’aide à la prise de certains médicaments, en collaboration avec les IDE.
- L’aide à la prise est une pratique encadrée, soumise à de nombreuses conditions permettant de garantir la sécurité de la prise en charge thérapeutique des résidents. Un des prérequis est la formation et la sensibilisation de l’accompagnant au médicament et au circuit du médicament
Objectifs
L'objectif de cette formation est :
- De sensibiliser et responsabiliser les accompagnants et AS aux enjeux et risques relatifs à la prise en charge thérapeutique ;
- D’apporter des notions de bon usage du médicament et de « circuit du médicament », nécessaires à la sécurisation de la prise en charge thérapeutique des résidents ;
- De rappeler les rôles des accompagnants, leurs responsabilités et limites relatives à l’aide à la prise, la traçabilité de l’administration, la surveillance…
CIBLE
Cet outil de formation est à destination des AS et accompagnants amenés à réaliser l’aide à la prise, en collaboration avec les IDE, et exerçant dans des établissements accueillant des :
- personnes en situation de handicap tels que :
- Institut d'éducation motrice (IEM)
- Institut médico-éducatif (IME)
- Institut médico-pédagogique (IMP)
- Institut médico-professionnel (IMPRO)
- Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (ITEP)
- Etablissements pour Enfants et Adolescents Polyhandicapés (EEAP)
- Maison d'accueil spécialisée (MAS)
- Foyer d'accueil médicalisé (FAM)
- personnes âgées : EHPAD
1 - Pré-test
Quiz 1
Quiz 2
Quiz 3
II- Les médicaments et le bon usage
Définition
Un médicament permet :
- de traiter une maladie ou ses complications
- de prévenir une maladie
- d'établir un diagnostic médical
Un médicament est constitué :
- d'un principe actif responsable de l'activité thérapeutique (ex : paracétamol)
- d'excipients sans activité qui composent le médicament (ex : amidon, lactose...)
La forme galénique désigne la présentation du médicament (comprimé, gélule, crème...)
voies d'administration et formes galéniques
Orale
Injectable (IV, IM, SC)
Cutanée
Formes unidoses
- Comprimé
- Gélule
- Capsule
- Sachet
- Ampoule (forme liquide)
- Flacon buvable (ex : sirops)
- Gouttes buvables
- Crème, pomade, gel, lotion
- Dispositif transdermique (patchs)
- Perfusion
- Seringue
- Stylo prérempli
Sublinguale
Rectale
- Lyocs
- Gouttes
Nasale
- Suppositoires
- Lavements
- Spray
- Collutoires
Oculaire
Auriculaire
Pulmonaire
- Collyre
- Lavage oculaire
- Pommade ophtalmique
- Sprays
- Gouttes
- Inhalateur
- Aérosol
Quiz
Horaires et modalités de prise
Il est primordial de respecter les horaires et les modalités de prise des médicaments prescrite sur l'ordonnance ! Cela peut en effet impacter :
- L'activité du médicament : certains sont plus efficaces pris à des moments précis (ex : certains hypocholestérolémiants pris le soir ou LEVOTHYROX 30 minutes avant le petit-déjeuner)
- La tolérance : modifier le contexte de prise peut favoriser l'apparition d'effets indésirables (ex : troubles digestifs augmentés en cas de prise en dehors des repas de l' AUGMENTIN ou de l'ibuprofène
- Les interactions : certains médicaments peuvent devenir toxiques ou inefficaces en cas de mélange avec d'autres médicaments, boissons ou aliments (ex : la prise de Smecta® peut réduire l'efficacité des médicaments pris de façon concomittante. Un intervalle de 2h doit être respecté)
Exemple des antiepileptiques
- Epilepsie : maladie neurologique chronique définie par des crises d'hyperactivité neurologique (crise tonico-clonique avec perte de connaissance, rigidité, convulsion)
- Quelques traitements anti-épileptiques :
- Valproate (DEPAKINE)
- Topiramate (EPITOMAX)
- Carbamazépine (TEGRETOL)
- Gabapentine (NEURONTIN)
- Le cerveau doit être constamment exposé à la même dose minimale de médicament sinon augmentation du risque de crise
Dans le cas des antiépileptiques, un décalage de prise peut majorer le risque de crise d'épilepsie, il faut donc un respect strict des horaires.
III- Le circuit du médicament et rôle des accompagnants
Le circuit du médicament
Prescription
Suivi et surveillance
Dispensation
Résident
Administration ou Aide à la prise
Préparation des doses à administrer
Transport et stockage
Prescription
Tout médicament à prendre doit être prescrit, toute modification du traitement aussi !
La prescription écrite doit être nominative, claire et lisible. Elle doit comporter :
- Les informations et coordonnées du prescripteur (nom, identifiant, signature...)
- La date de l'ordonnance
- Les informations sur le résident (nom, prénom, âge, sexe)
- Le nom des médicaments et la posologie (dosage, nombre de prises, horaires, durée du traitement)
- Des modalités de prise particulière, si nécessaire (ex : écrasement des comprimés)
Les prescriptions conditionnelles (en "si besoin") doivent être clairement établies, par exemple : "Paracétamol 1g si température >38.5°C, maximum 1 prise toutes les 4h et 3 prises par 24h, pendant 3 jours"
- La prescription orale est interdite (sauf exceptionnellement en cas d'urgence)
- Le recopiage ou la retranscription d'ordonnance, même partiels, sont interdits. La prescription doit rester sur un support unique.
Quiz
Prescription
Dans certains établissements, il existe des protocoles anticipés à prescrire :
- Leur rédaction est pluriprofessionnelle
- Leurs prescriptions nominatives doivent être datées et signées par le médecin
- Ils peuvent être appliqués à un ou plusieurs résidents
Pour que le résident puisse bénéficier du protocole, le médecin doit évaluer le protocole au regard des prescriptions habituelles du résident et de ses pathologies et prescrire nominativement ce protocole pour le résident
- Si un procole médicamenteux n'est pas prescrit à un résident, il ne peut être mis en oeuvre !
- Ces protocles anticipés ne peuvent être appliqués que par un IDE qui prépare le médicament selon le protocole : ni AS, ni éducateur, ni accompagant, ne peuvent appliquer seuls ces protocoles
Prescription
Exemple de protocole douleur :
- Si douleur avec EVA* < 4 : Paracétamol 1g per os en 1 prise
- Si douleur avec 4 < EVA < 6 : Tramadol 100 mg per os en 1 prise (avis médical requis si résident < 50 kg ou >100 kg)
- Réévaluation à 30 minutes : si EVA > 4, prendre un avis médical
*EVA : échelle visuelle analogique (dispositif utilisé pour évaluer la douleur)
Guide HAS Echelles douleur à consulter
dispensation
La dispensation regroupe les actes de délivrance et d'analyse pharmaceutique
analyse pharmaceutique
Il s'agit de l'examen réglementaire et pharmacologique de l'ordonnance
Délivrance
C'est la mise à disposition matérielle des médicaments
La dispensation comprend également :La mise à disposition d'informations et de conseils sur le bon usage du médicamentLa contribution aux vigilances et le traitement des alertes sanitairesElle est réalisée par un pharmacien ou les préparateurs et étudiants en pharmacie sous sa responsabilité, dans une ou plusieurs pharmacies d'officine en l'absence de PUI.
- La convention officine identifie le pharmacien référent et ses missions
préparation des doses à administrer
Il s'agit de la préparation nominative des médicaments en pilulier et hors pilulier (pour les doses variables, médicaments liquides, prescriptions en "si besoin"...)
- Elle peut être réalisée par la pharmacie (officine, PUI) ou par l'IDE de l'établissement
- Les AS et accompagnants ne peuvent pas préparer des piluliers !
- Elle concerne majoritairement les formes orales sèches (comprimés, gélules...)
- Elle doit toujours être réalisée au regard de la prescription médicale !
- Elle doit être réalisée dans une pièce dédiée et adaptée, sans interruption de tâche
Les piluliers peuvent être préparés pour 7 jours si les médicaments sont déconditionnés ou sortis de leur blister, ou pour 28 jours si les conditionnements primaires sont conservés (pratique à risque au regard des changements éventuels de traitements). Les modifications du traitement doivent être vérifiées durant ces périodes.
préparation des doses à administrer
Les médicaments doivent rester identifiables jusqu'à l'administration / l'aide à la prise (nom de spécialité, DCI, dosage, n° de lot, DLU).
L'étiquetage des piluliers doit comporter toutes les mentions nécessaires à l'identification du résident :
- Nom et prénom a minima
- Date de naissance, photographie...
Les doses buvables et gouttes sont à préparer juste avant la prise. Les flacons multidoses doivent être identifiés au nom du résident, la DLU après ouverture doit être notée sur le flacon, et le dispositif doseur réservé à un seul résident. 1 flacon = 1 dispositif doseur = 1 résident
stockage
- Le stockage doit être sécurisé dans un endroit fermé à clé ou à digicode
- Le lieu de stockage doit être d'accès limité aux personnes habilitées (médecin, IDE, pharmacien)
- Les accompagnants ne sont pas habilités pour accéder au stock de médicaments
- Les conditions de conservation doivent être respectées (température, hygiène...)
- Les dates de péremption doivent être régulièrement contrôlées
- Un circuit de retour à la pharmacie des traitements inutilisés doit être mis en place
- Un circuit de gestion des déchets doit être en place (Cyclamed, retour pharmacie...)
Les traitements nominatifs (piluliers et hors pilulier) doivent être séparés de la dotation pour soins urgents. De la même manière, les traitements d'aspect similaire sont à séparer pour éviter tout risque de confusion.
Les stupéfiants doivent être spécifiquement rangés dans un coffre fort à accès limité. La traçabilité des entrées et sorties doit être réalisée à l'unité et pour chaque résident.
stockage
Les AS et accompagnants ont uniquement accès aux unités de prise préalablement préparées par l'IDE et non au stock (càd l'ensemble des piluliers)
- Dispositifs de rangement avec accès limité et fermés à clé
- Pour les unités de prise de stupéfiants (RITALINE, CONCERTA, QUASYM; MEDIKINET, SKENAN, ACTISKENAN, etc.) :
- elles doivent être préparées par l'IDE
- les AS doivent être spécifiquement formées et habilitées.
- Elles ont accès à un autre coffre dédié pour réaliser l'aide à la prise en dehors des heures de présence d'une IDE (ces doses sont préparées par l'IDE pour chaque prise/nuit)
Quiz
Quiz
Administration et aide à la prise
- L’administration est la dernière étape pour mettre en œuvre une barrière ultime d’interception d’une erreur éventuelle
- 60% des erreurs médicamenteuses surviennent lors de l’étape d’administration
La vigilance du professionnel chargé de cette ultime étape doit être optimale
- L'IDE est responsable de l'étape d'administration
- L'administration est toujours réalisée au regard d'une prescription médicale écrite, datée, signée par un médecin ou selon protocole prescrit nominativement
- En collaboration avec les IDE et sous leur responsabilité, les AS, AES, accompagnants peuvent réaliser l'aide à la prise de médicaments.
Administration et aide à la prise
- L’aide à la prise n’est qu’une étape du processus d’administration. Elle consiste à faire prendre concrètement le traitement au patient (ou au résident en structure du handicap/EHPAD), c’est-à-dire l’aider à effectuer les gestes nécessaires : avaler une pilule avec un verre d’eau, diluer un sachet, etc.
- L’administration du médicament apparaît comme un ensemble d’étapes successives consistant à prendre connaissance de la prescription médicale, à préparer le traitement adéquat, à le distribuer auprès du patient, à l’aider à le prendre, à en assurer l’enregistrement.
Bon usage du médicament : La règle des 5B
Le bon médicament pour la bonne pathologie
Le bon résident (identitovigilance)
La bonne dose de médicament
Le bon moment et pendant la bonne durée de traitement
La bonne voie d'administration, avec la forme galénique adaptée
aide à la prise et actes de la vie courante
L’article L.313-26 du Code de l’Action Sociale et des Familles C.A.S.F, issu de la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (H.P.S.T.) du 21/07/2009, est la seule base juridique applicable en matière d’aide à la prise du médicament :
- « Au sein des établissements et services mentionnés à l’article L.312-1, lorsque les personnes prises en charge ne disposent pas d’une autonomie suffisante pour prendre seules le traitement prescrit par un médecin, à l’exclusion de tout autre, l’aide à la prise de ce médicament constitue une modalité d’accompagnement de la personne dans les actes de sa vie courante ».
- « L’aide à la prise des médicaments peut, à ce titre, être assurée par toute personne chargée de l’aide aux actes de la vie courante dès lors que, compte tenu de la nature du médicament, le mode de prise ne présente ni difficulté d’administration, ni apprentissage particulier. »
aide à la prise et actes de la vie courante
- La législation précise la place et le rôle des accompagnants et notamment des éducateurs dans l’aide à la prise des médicaments en tant qu’acte de la vie courante
- Lorsque que des soignants (Infirmière diplômée d’état – IDE -, Aide-soignante-AS-, Accompagnant Educatif Social-AES-) sont rattachés aux ESSMS, il est fortement recommandé de leur confier prioritairement l’administration (exclusivement réservée aux IDE) /l’aide à la prise des médicaments (AS et AES).
- Le libellé de la prescription médicale permet, selon qu’il est fait ou non référence à la nécessité de l’intervention d’auxiliaires médicaux IDE, de distinguer s’il s’agit ou non d’un acte de la vie courante.
- A défaut de mention sur la prescription médicale de la nécessité de l’intervention d’auxiliaires médicaux, l’aide à la prise médicamenteuse est considérée comme une aide aux actes de la vie courante.
aide à la prise et actes de la vie courante
- Tout aidant suffisamment informé et sensibilisé aux actes de la vie courante pourra s’acquitter de l’aide à la prise médicamenteuse.
- Il conviendra de s’assurer de l’aptitude de l’aidant qui en est chargé.
- Sous réserve que des protocoles aient été élaborés pour les aidants par des soignants (médecin et/ou infirmière), précisant l’ensemble des modalités de prise (doses prescrites, voie d’administration et moment de la prise), les aidants pourront effectuer l’aide à la prise médicamenteuse qui s’appliquera uniquement :
- Aux médicaments prescrits, à l’exclusion de tout autre ;
- Aux médicaments dont le mode de prise, compte tenu de leur nature, ne présente ni difficulté particulière d’administration, ni apprentissage spécifique
L'aide à la prise en pratique
- L'aide à la prise s'inscrit dans une démarche collective et les rôles et responsabilités de chacun doivent être définis dans une procédure et/ou des modes opératoires spécifiques
- Des formations/sensibilisations spécifiques devront être données aux accompagnants, avec une évaluation régulière des connaissances et une habilitation IDE/accompagnant
- L'IDE prépare le traitement et vérifie l'ordonnance avant de la confier à l'accompagnant:
- Les piluliers devront être préparés par l'IDE avec mention du nom, prénom, date de naissance du résident. Le médicament doit être identifiable (nom, dosage, numéro de lot, péremption)
- L'IDE prend la dose de médicament sur le chariot/dans l'armoire, vérifie le nom du médicament, la posologie, l'horaire de prise et l'identité du résident par rapport à l'ordonnance et remet le médicament à l'accompagnant avec les indications nécessaires pour l'aide à la prise
L'aide à la prise en pratique
Aide à la prise (résident non autonome) Vérification de la prise Traçabilité et surveillance
Préparation
Remise du traitement au résident
Compétence exclusive de l'IDE
Collaboration IDE et AS/AES/accompagnant
Collaboration IDE et AS/AES/ accompagnant
L'aide à la prise en pratique
- TOUJOURS vérifier la correspondance entre :
- Médicament JAMAIS déposé sans surveillance et en l'absence du résident
- TOUJOURS prendre en compte les transmissions de l'infirmier :
- heures et modalités de prise : quand, comment par rapport au repas
- s'assurer que le traitement soit préparé dans un contenant identifié au nom et prénom du résident
- consignes concernant la déglutition, les habitudes pour faciliter la prise du médicament (pour les médicaments sous forme de poudre, éviter de mettre trop d'eau dans le verre, ne pas mettre dans une compote)
- Faire appel à une personne compétente au moindre doute et en cas de difficulté
L'aide à la prise en pratique
- Prise écrasée : troubles de la déglutition ou psycho-comportementaux
Comprimés oro-dispersibles ou lyoc : à faire prendre avec de l'eau épaissie aromatisée Exemples : DOLIPRANEORO, Lansoprazole, RISPERDALORO, Olanzapine oro, mirtazapine oro, PHLOROGLUCINOL ORO, SOLUPRED ORO, VOGALENE LYOC
Sachet : à faire prendre avec de l'eau épaissie aromatisée Exemples : AUGMENTIN, fosfomycine, CALCIDOSE, etc. Remarque : MICROPAKINE LP : ne pas écraser les microgranules (forme à libération prolongée)
Quiz
Quiz
AIDE à la prise : quelles formes galéniques ?
- L'aide à la prise est possible pour :
Arrêté du 10 juin 2021 relatif à la formation conduisant au diplôme d'Etat d'aide-soignant et portant diverses dispositions relatives aux modalités de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux
AIDE à la prise : quelles formes galéniques ?
PAS d'aide à la prise possible pour :
- Les inhalateurs et aérosols doseurs médicamenteux
- Les ovules
- Les pommades ophtalmiques
- Spay buccaux/bains de bouche médicamenteux
- Dispositifs transdermiques/patchs
- Perfusions, seringues
- Stylos pré-remplis (exemple : insuline)
AIDE à la prise et solutions buvables multidoses
- Ne doivent pas être préparées à l'avance
- La préparation relève de l'IDE
- Situation de préparation des gouttes par les AS/AES/aidants souvent banalisée :
- Attention +++ : geste technique + préparation de médicaments à risque (exemple : neuroleptiques = effets indésirables importants tels que la sédation, la confusion, les chutes, les troubles du rythme cardiaque). L’aide à la prise de solutions buvables peut être assurée par les accompagnants, si ces solutions buvables ont été préparées par une IDE au préalable , juste avant la prise »
1- Interroger le prescripteur sur le maintien de cette forme galénique ou le remplacement par une forme plus adaptée ou revoir si les horaires de prise pourraient être adaptés pour qu'une IDE puisse en assurer l'administration sécurisée 2- La préparation des gouttes buvables est un acte infirmier 3- L'aide à la prise de solutions buvables peut être assurée sous la responsabilité effective de l'IDE, avec la collaboration d'AS/AES/aidants (protocole et habilitation)
Quiz
Ouverture et écrasement des médicaments
La forme galénique du médicament détermine son mode d'action, comme par exemple :
- les formes gastro-résistantes, qui résistent à l'acidité de l'estomac
- les formes à libération prolongée (LP), qui diffusent le principe actif plus lentement et plus longtemps dans l'organisme
Parfois, le contact direct avec le principe actif doit être évité (s'il est irritant, toxique, au goût désagréable...). La forme galénique possède alors un rôle de protection du résident, mais aussi de toute personne qui manipule le médicament.
Ecraser, ouvrir ou croquer un médicament expose donc à un risque d'inefficacité et à un risque de toxicité !
Plus d'informations disponibles dans la liste des médicaments écrasables de l'OMéDIT Normandie
Ouverture et écrasement des médicaments
- La pratique de broyage relève de la prescription médicale
- C'est une activité devant être réalisée par l'IDE, sans délégation possible aux AS, AES ou accompagnant
Quiz
Traçabilité des prises
La traçabilité :
- Est l'enregistrement de l'étape d'administration/aide à la prise
- Permet d'attester de la prise ou de la non prise des médicaments par le patient
- Peut être assurée sur un support papier ou informatisé
- Doit être réalisée en temps réel idéalement
- Le nom du médicament, la forme, la dose, la voie, la date, l’heure
- L‘identification de la personne et la signature
- la trace de la non-administration et le motif
- la trace des effet(s) indésirable(s) éventuels
Traçabilité des prises
- Les informations de traçabilité de l'administration sont prises en compte par le prescripteur pour l’ajustement des prescriptions si nécessaires.
- Il pourra juger sur la base des informations transmises de l'efficacité du traitement prescrit, de l'imputabilité des médicaments prescrits dans l'apparition d'effets secondaires...
- En cas de non prise, il est important de tracer le motif de la non administration : refus du résident (non-observance liée à un défaut d'information du patient, galénique mal adaptée…), état clinique ne justifiant pas la prise du médicament (ex : vomissements)
- Tous ces éléments permettront d'optimiser par la suite la prise en charge médicamenteuse du patient
Traçabilité des prises
Traçabilité des prises - signature
Traçabilité des prises : qu'en pensez-vous ?
Traçabilité des prises : qu'en pensez-vous ?
- Absence de traçabilité le mercredi matin
qu'en pensez-vous ?
qu'en pensez-vous ?
- Un comprimé non pris jeté dans la poubelle commune
- Nécessité d'informer de la non prise, l'infirmier/médecin puis à la pharmacie avec élimination par une filière spécifique
Quiz
SURVEILLANCE
Qui ?
- Toute personne faisant partie de la prise en charge du résident (médecin, IDE, accompagnants…)
- Surveiller la prise des médicaments
- Surveiller la survenue éventuelle d’effet(s) indésirable(s)
- Vérifier l’efficacité du traitement
- Vérifier la tolérance du traitement
- Je trace sur un cahier de transmission d'éventuels effets indésirables
- J'informe le médecin/l'IDE de tout effet indésirable
4- post-test