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Immunohistochimie
Marine Rich
Created on December 4, 2023
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Transcript
Immunohistochimie
OrigineL’immunohistochimie trouve son origine en 1942 avec la publication de Coons et al. décrivant pour la première fois une coloration des antigènes du streptocoque bactérien sur du tissu infecté à l’aide d’anticorps conjugué FITC. C’est en 1966 que Nakane a introduit l’utilisation d’enzymes comme systèmes de révélation pour l’immunohistochimie (IHC) en microscopie optique. Le terme immunohistochimie a été défini à partir des mots « immunologie » en référence à l’utilisation d’un anticorps et « histologie » qui évoque l’utilisation de tissus.
But
Principe
des techniques d'immunohistochimie
But
L'immunohistochimie (IHC) est une méthode de localisation de protéines dans les cellules d'une coupe de tissu, par la détection d'antigènes au moyen d'anticorps. L'immunohistochimie exploite le fait qu'un anticorps se lie spécifiquement à des antigènes dans les tissus biologiques. Les anticorps peuvent être d'origine polyclonale ou monoclonale, les anticorps monoclonaux étant plus spécifiques par essence. Cette méthode est largement utilisée pour le diagnostic et/ou le suivi de cancers par détection de cellules anormales telles que celles trouvées dans les tumeurs cancéreuses . Elle permet de détecter des marqueurs moléculaires caractéristiques de certains événements cellulaires tels que la prolifération ou la mort cellulaire (apoptose). L'immunohistochimie est aussi largement utilisée en recherche fondamentale pour comprendre la distribution et la localisation de biomarqueurs et de protéines différentiellement exprimés dans les différentes parties d'un tissu biologique . Un couple anticorps-antigène peut être visualisé de plusieurs façons. Dans la plupart des cas, l'anticorps est conjugué à une enzyme (ex : peroxydase) qui peut catalyser une réaction de production de couleur (ex. : coloration immunoperoxydase). Les anticorps peuvent aussi être marqués par un fluorochrome (ex. : FITC, Rhodamine, Texas Red ou Alexa Fluor) : voir immunofluorescence.
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Principe
Son principe consiste à identifier une protéine d’intérêt grâce à un anticorps primaire spécifique, qui est lui-même reconnu par un anticorps secondaire directement couplé à une enzyme ou lié à un polymère couplé à une enzyme. Cette enzyme peut être la peroxydase de raifort aussi appelée HRP (Horse Radish Peroxidase) ou la phosphatase alcaline, aussi connue sous le nom de AP (Alkaline Phosphatase). Le complexe antigène-anticorps-enzyme est révélé grâce à un substrat spécifique de l’enzyme HRP ou AP. Il existe plusieurs chromogènes de l’HRP (DAB, Emerald, AEC, Permanent HRP green …) et de l’AP (BCIP/NBT, Permanent Red, Fast Red …). Une contre-coloration peut être réalisée en fin de marquage pour permettre une meilleure visualisation des tissus/cellules.
Protocole de la méthode d'immunohistochimie=Étape 1 : Préparation des échantillons Fixation du tissu prélevé Déshydratation du tissu Inclusion en paraffine Coupe du tissu au microtome Séchage des lames Étape 2 : Marquage Déparrafinage Réhydratation Démasquage des épitopes Blocage des sites non spécifiques (et des biotines endogènes si besoin) Anticorps primaires Étape 3 : Révélation Anticorps secondaire HRP ou AP / Polymère HRP ou AP Chromogène (DAB, AEC, Permanent Red …) Contre-coloration Hématoxyline Étape 4 : Montage des lames Déshydratation Xylène Montage
Le tissu est placé sur un support solide. L'anticorps est ajouté à la préparation de tissu, fixant spécifiquement la protéine à détecter sur ce tissu. L'ajout d'un anticorps primaire lié à un système de détection (enzyme liée à l'anticorps, dont la mise en présence du substrat provoque une réaction colorée (peroxydase) ou fluorescente (Rhodamine)), provoquant un signal visible à l'œil nu, ou par des techniques de microscopie et de spectrophotométrie. Il existe principalement deux méthodes concernant l'immunohistochimie et la détection d'antigènes au sein des tissus biologiques : la méthode directe la méthode indirecte. La « méthode directe » est une méthode de coloration en une seule étape. Elle utilise un anticorps marqué (c.-à-d. antisérum conjugué par FITC) qui réagit directement avec les antigènes présents dans les sections tissulaires. Un seul anticorps étant utilisé, la procédure est courte et rapide. Elle manque cependant de sensibilité en raison d'une faible amplification du signal, et est rarement utilisée depuis l'introduction de la méthode indirecte. La « méthode indirecte » emploie un anticorps principal non-marqué (première couche) qui réagit avec les antigènes au sein du tissu, un anticorps secondaire marqué (seconde couche) qui réagit avec l'anticorps principal. L'anticorps secondaire doit être dirigé contre l'immunoglobuline G de l'anticorps principal. Cette méthode présente une meilleure sensibilité grâce à l'amplification du signal permise par plusieurs réactions de l'anticorps secondaire à différents sites antigéniques de l'anticorps principal. La seconde couche d'anticorps peut être marquée avec un colorant fluorescent tel que le FITC, la rhodamine ou le Texas Red, ce qui s'appelle la méthode par immunofluorescence indirecte. La seconde couche d'anticorps peut aussi être marquée par une enzyme telle que la peroxidase, la phosphatase alcaline ou la glucose oxydase. Cette dernière variante est appelée la méthode par immunoenzyme indirecte. Offrir un substrat à ces enzymes permet d'établir la présence de l'enzyme (et donc de l'anticorps) d'une manière quantifiable.
Applications des techniques d'immunohistochimie en cosmétologie
Au fur et à mesure que la peau vieillit, l’altération de la synthèse des protéines de la matrice extracellulaire (MEC) et l’action accrue des enzymes dégradantes se manifestent par une atrophie, des rides et une laxité de la peau.Il existe de plus en plus de preuves du rôle fonctionnel des peptides exogènes dans de nombreux domaines, y compris dans la compensation des effets du vieillissement cutané. Ici, à l’aide d’une approche d’intelligence artificielle (IA), nous avons identifié le peptide RTE62G (pep_RTE62G), un peptide naturel non modifié doté de propriétés stimulantes de l’ECM. Les propriétés anti-âge prédites par l’IA de pep_RTE62G ont ensuite été validées par des tests cliniques in vitro, ex vivo et de preuve de concept. Méthode: Une approche d’apprentissage profond a été appliquée pour débloquer pep_RTE62G à partir d’une source végétale, Pisum sativum (pois). Des tests de culture cellulaire de fibroblastes dermiques humains (HDF) et de kératinocytes (HaCaTs) ont ensuite été utilisés pour évaluer l’effet in vitro de pep_RTE62G. Des activités distinctes telles que la prolifération cellulaire et les propriétés de production de protéines ECM ont été déterminées par des tests ELISA. La migration cellulaire a été évaluée à l’aide d’un test de cicatrisation des plaies, tandis que la synthèse des protéines ECM et l’expression des gènes ont été analysées, respectivement, par microscopie d’immunofluorescence et PCR. L’immunohistochimie d’explants de peau humaine a été utilisée pour étudier plus en détail l’induction des protéines ECM par pep_RTE62G ex vivo. Enfin, l’effet clinique de pep_RTE626 a été évalué dans le cadre d’une étude pilote de preuve de concept de 28 jours. Résultats: Des tests in vitro ont confirmé que pep_RTE62G est un ingrédient anti-âge multifonctionnel efficace. Dans les HaCaTs, le traitement pep_RTE62G augmente significativement à la fois la prolifération et la migration cellulaires. De même, dans les HDF, pep_RTE62G systématiquement induit la néosynthèse de l’élastine et du collagène de la protéine ECM, effets qui sont maintenus dans les explants de peau humaine. Enfin, dans notre étude clinique de preuve de concept, l’application de pep_RTE626 pendant 28 jours a démontré un potentiel anti-rides et stimulant du collagène. Conclusion : pep_RTE62G représente un peptide naturel, non modifié, avec des propriétés anti-âge prédites par l’IA et validées expérimentalement. Nos résultats confirment l’utilité de l’IA dans la découverte de nouveaux ingrédients topiques fonctionnels.
La chute, voir la perte de cheveux (alopécie), ou à l’inverse, la pousse non désirée (hirsutisme, hypertrichose), ou encore le blanchissement (canitie) prématuré des cheveux, peuvent conduire à des troubles sociaux, voir des désordres psychologiques, face auxquels l’industrie cosmétique cherche à apporter des solutions. Le modèle de follicule de cheveux proposé par QIMA Life Sciences est dérivé directement des conditions standard décrites par Philpott; il est donc largement reconnu. Il est basé sur la microdissection immédiate d’échantillons de scalp humain, ce qui rend la procédure expérimentale lourde et dépendante d’échantillons biologiques. Ce modèle est un organe isolé à lui tout seul et représente un modèle « naturel » de co-culture de cellules cutanées normales différenciées (kératinocytes mais aussi fibroblastes et mélanocytes). En effet l’unité pilo-sébacée est un système complexe assurant de façon autonome et cyclique son renouvellement à partir d’un réservoir de cellules pluripotentes. Le cycle de régénération du cheveu est toutefois influencé par de nombreux facteurs génétiques, autocrines et paracrines mais aussi environnementaux. Ces paramètres peuvent être analysés par des techniques de microscopie et de morphométrie, mais aussi faire intervenir des approches moléculaires plus complexes (RT-qPCR, histologie et immunohistochimie, ELISA, etc.).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Immunohistochimiehttps://www.diagomics.com/immunohistochimie https://qima-lifesciences.com/tests-efficacite-cosmetique/repousse-de-cheveux/