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Séquence 3 - Le voyage et l'aventure

Sandy Mthz

Created on December 4, 2023

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Transcript

Séquence 3 - Partons en voyage !

Le voyage et l’aventure : pourquoi aller vers l’inconnu ?

Séance 1

Séance 2

Séance 3

Séance 4

Séance 5

Séance 6

Séance 1 - Cap sur l’aventure !

Objectifs : Découvrir la thématique de la séquence Échanger sur la notion de voyage et d’aventure

10:00

Activité 1 – Sélection de mots sur le voyage et partage à l’oral

explorateur

traversée

exotisme

expédition

découverte

évasion

inconnu

imaginaire

excursion

écrivain

sportif

danger

touriste

conquête

scientifique

défi

loisir

commerce

croisière

dépaysement

réalité

lointain

aventurier

1) Dans la liste ci-contre, choisis 10 mots qui selon toi caractérisent le voyage. 2) Par 2, mettez en commun vos choix de mots et conservez-en seulement 6. Classez-les soit par thèmes, soit en vous aidant des questions suivantes : qui ? quoi ? dans quel but ? Vous pouvez faire un schéma. 3) À l’oral, dans quels pays souhaiterais-tu voyager ? comment ? dans quels buts ?

Séance 1 - Cap sur l’aventure !

Séance 1 - Cap sur l’aventure !

Séance 1 - Cap sur l’aventure !

Séance 1 - Cap sur l’aventure !

Activité 2 – Le récit de voyage

1) Selon vous, à quelle époque a-t-on commencé à voyager ? Pourquoi ? 2) Qu’est-ce qu’un récit de voyage ? À quoi cela servait-il ? Quelle forme pouvait prendre un carnet de voyage ? 3) Travail sur la carte des explorateurs : pourquoi « grandes découvertes » ?

Bilan

Bilan

Les voyages et les aventures ont commencé dès l’Antiquité avec les conquêtes en Méditerranée et les voyages fictifs comme l’Odyssée. Par la suite, au XIIIe siècle, Marco Polo poursuit la découverte du monde oriental avec son voyage en Chine par le continent. C’est à partir du XVe siècle que l’on commence à parler des « grandes découvertes » puisque les Hommes vont s’aventurer sur l’Atlantique puis les autres océans. En effet, de nouvelles techniques de navigation apparaissent permettant aux hommes de se lancer à la découverte de nouvelles terres à travers le monde. Ces voyages avaient comme objectifs d’ouvrir de nouvelles routes commerciales et d’annexer de nouveaux territoires pour s’enrichir, souvent en faisant la guerre. Un récit de voyage est un genre littéraire qui rend compte des paysages explorés, des peuples rencontrés et des choses découvertes. Un récit de voyage peut être un journal de bord, des lettres, un roman, un carnet de voyage. Il est souvent écrit à la 1re personne du singulier. Il apporte un témoignage et a une valeur documentaire.

Séance 2 - Soi et l’autre.

Objectif : Découvrir un extrait de carnet de voyage & étudier la vision de l’autre

2e étape : Surligner les caractéristiques physiques des Tahitiens
1re étape : Lire le texte deux fois.
Est-ce une description positive ou négative ?

Séance 2 - Soi et l’autre.

Objectif : Découvrir un extrait de carnet de voyage & étudier la vision de l’autre

a. Comment la nudité est-elle perçue en Europe au XVIIe siècle ? Quelle vision Bougainville donne-t-il dans son texte ? Justifiez votre réponse. b. Quand l’auteur compare les Tahitiens et les Français, à quelle conclusion souhaite-t-il amener son lecteur ? c. Qu’est-ce qui caractérise les mœurs décrites dans le dernier paragraphe ? Que pensez-vous de ce mode de vie ?

Bilan

Dans un récit de voyage, l’explorateur décrit tout ce qu’il découvre et notamment les nouveaux peuples. L’auteur donne alors une description physique (apparence extérieure) et une description morale (qualités, défauts, habitudes). Ces descriptions peuvent être subjectives (elles font part des pensées, des jugements et des émotions de l’auteur) ou bien objective (l’auteur observe et décrit sans donner son avis). Dans un récit de voyage, les indigènes sont souvent comparés aux habitants du pays d’origine de l’explorateur. ; le but de l’explorateur est de faire comprendre au lecteur les différences entre la civilisation européenne et celle des pays découverts. L’auteur peut utiliser des termes mélioratifs (positifs) ou des termes péjoratifs (négatifs).

Séance 3 - Des découvertes étonnantes.

Objectif : Étudier la description.

Activité n°1
1. Lis le texte qu'on t'a attribué et réponds aux questions suivantes. a. À quelles autres choses Jean de Léry compare-t-il ces découvertes ? À votre avis, pourquoi a-t-il besoin de faire des comparaisons ? b. Quel vocabulaire des sens est utilisé par l'auteur pour décrire ce qu'il voit pour la 1re fois ? Relève également les couleurs. c. Dessinez la découverte décrite dans votre texte. d. Quel sentiment l'auteur éprouve-t-il face à ce qu'il décrit ?

Texte 2

Texte 3

Texte 1

Séance 3 - Des découvertes étonnantes.

Objectif : Étudier la description.

Texte 1 – Le « tapiroussou » Ainsi, pour décrire les bêtes sauvages de leur pays, qu'ils appellent Soó, je commencerai par celles qui sont bonnes à manger. La première et la plus répandue est celle qu'ils appellent Tapiroussou. Elle a le poil rougeâtre et assez long. Elle est presque de la grosseur et de la forme d'une vache. Mais elle ne porte pas de cornes, a le cou plus court, les oreilles plus longues et pendantes, les jambes plus longues et le pied non fendu, comme celui d'un âne. On peut dire que, ressemblant à un âne et à une vache, elle est demie- vache demi-âne. […] Mais elle est complètement différente de l'âne et de la vache par sa queue très courte […] et par ses dents qui sont beaucoup plus tranchantes et pointues. Mais elle n'est pas dangereuse car son seul moyen de défense est la fuite. Les sauvages la tuent, comme plusieurs autres animaux, à coups de flèches ou bien ils la prennent dans des pièges qu'ils fabriquent de façon assez efficace. La chair de ce Tapiroussou a presque le même goût que celle du bœuf.

Séance 3 - Des découvertes étonnantes.

Objectif : Étudier la description.

Texte 2 - « Les oiseaux d’Amérique » Mais quant au plumage […] je ne crois pas qu’en tout le monde universel il puisse se trouver d’oiseaux de plus admirable beauté. Pour donc en faire la preuve, le premier que les sauvages appellent arat, ayant les plumes des ailes et celles de la queue, qu’il a longue d’un pied et demi, pour moitié aussi rouges que de l’écarlate fine, et pour l’autre moitié de couleur bleu céleste aussi étincelante que la plus fine étoffe qui se puisse voir, et de plus tout le reste du corps azuré, quand cet oiseau est au soleil où il se tient habituellement, il n’y a œil qui se puisse lasser de le regarder. L’autre nommé canidé, ayant tout le plumage sous le ventre et à l’entour du cou aussi jaune que de l’or fin, le dessus du dos, les ailes et la queue, d’un bleu si pur qu’il n’est pas possible de l’être plus, ayant l’impression qu’il est vêtu d’une toile d’or par-dessous, et vêtu d’un manteau aux motifs de damas violet par-dessus, on est ravi d’une telle beauté.

Séance 3 - Des découvertes étonnantes.

Objectif : Étudier la description.

Texte 3 - « Le plus excellent fruit de l’Amérique » Quant aux plantes et herbes dont je veux aussi faire mention je commencerai par celles qui, à cause de leurs fruits et de leurs effets me semble les plus excellentes. Premièrement, la plante qui produit le fruit nommé par les sauvages ananas, est de forme semblable aux glaïeuls, et encore ayant les feuilles un peu courbées et cannelées tout autour, elles s’approchent plus de celles de l’aloès. Elle croît aussi non seulement amoncelée comme un grand chardon, mais son fruit aussi, qui est de la grosseur d’un melon moyen, et ressemble à une pomme de pin, sans pendre ni pencher d’un côté ni de l’autre, pousse comme nos artichauts. Et du reste, quand ces ananas sont venus à maturité, étant de couleur jaune azuré, ils ont une telle odeur de framboise, que non seulement en allant par les bois et les autres lieux où ils croissent, on les sent de fort loin, mais aussi leur goût fondant dans la bouche est naturellement si doux qu’il n’y a confiture de ce pays qui les surpasse : je soutiens que c’est le plus excellent fruit de l’Amérique.

Séance 3 - Des découvertes étonnantes.

Objectif : Étudier la description.

2. Recopiez et remplissez le tableau de synthèse (à faire en classe entière).

Séance 3 - Des découvertes étonnantes.

Objectif : Étudier la description.

Activité n°2

Fais deviner un aliment à tes camarades.

Six élèves vont tenter de faire deviner un aliment en donnant le plus de précisions possibles.

Séance 3 - Des découvertes étonnantes.

Objectif : Étudier la description.

Activité n°3

Décrire un animal inconnu.

En voyage dans un pays exotique, vous rencontrez un animal que vous ne connaissez pas. Vous n’avez pas d’appareil photo avec vous. Vous rédige une description, la plus précise possible, de cet animal étrange.Décris le plus précisément possible ton animal et en utilisant des adjectifs et des comparaisons avec des éléments que tu connais.

Bilan

Dans leur carnet de voyage, les explorateurs écrivent de nombreuses descriptions détaillées de ce qu’ils découvrent : le peuple, la faune et la flore. La faune désigne toutes les espèces vivantes (animaux) et la flore regroupe toutes les végétations (plantes, arbres, fruits, fleurs, etc.). J. de Léry a souvent recours au vocabulaire des cinq sens mais aussi à des comparaisons pour décrire les animaux et les fruits qu’il découvre. → La comparaison établit une ressemblance entre deux éléments en utilisant un outil de comparaison (comme, tel, ainsi que, ressembler à, semblable à, pareil à, etc.) Ex : Les poissons sont colorés comme les perroquets Les poissons : le comparé Les perroquets : le comparant comme : le mot de comparaison colorés : le point de ressemblance

Séance 4 - Quel regard sur une cité chinoise ?

Objectif : Découvrir la description d’un lieu extraordinaire.

Marco Polo (1254-1324) L’auteur du Livre des merveilles, citoyen de Venise, est issu d’une grande famille de marchands italiens. Accompagné de son père, il voyage pendant 23 ans à travers toute l’Asie afin de favoriser les échanges entre l’Europe et l’empire Mongol. À son retour, il écrit les « merveilles », c’est-à-dire les choses étonnantes qu’il a observées pendant son voyage.

Texte

Et quand on est allé ces trois journées, c’est alors que l’on trouve la très noblissime et magnifique cité qui, pour son excellence, importance et beauté est nommée Quinsaï, qui veut dire en français Cité du Ciel — comme je vous ai dit tout à l’heure — car c’est la plus grande ville qu’on puisse trouver au monde, et l’on y peut goûter tant de plaisirs que l’homme s’imagine être au Paradis. […] La ville de Quinsaï a cent milles (1) de tour ou à peu près, parce que ses rues et ses canaux sont très longs et très larges. Il y a des places carrées où l’on tient les marchés et qui, vu la multitude de gens qui s’y rencontrent, sont nécessairement très vastes et spacieuses. Elle est située de telle manière qu’elle a d’un côté un lac d’eau douce qui est très claire, et de l’autre un énorme fleuve qui, entrant en maints (2) canaux petits et grands, qui courent par toutes les régions de la ville, emporte toutes les immondices (3), puis pénètre dans ledit lac, et de là coule à l’Océan. Voilà qui rend l’air très salubre (4). L’on peut aller par toute la ville et par terre, et par ces cours d’eau. Les rues et les canaux sont longs et larges, si bien que les barques peuvent y passer à loisir, et les charrettes transporter les choses nécessaires aux habitants. Il y a douze mille ponts, de pierre pour la plupart, car certains sont en bois ; et sous chacun de ces ponts, ou sous la plus grande partie d’entre eux, une grande et grosse nef peut aisément passer. […] Sur chacune de ces places, trois fois par semaine, se réunissent quarante à cinquante mille personnes qui viennent au marché et apportent tout ce que vous pouvez désirer en fait de victuailles, parce qu’il y en a toujours une grande abondance ; du gibier : chevreuils, cerfs, daims, lièvres, lapins ; et des oiseaux : perdrix, faisans, francolins, cailles, volailles, chapons, et tant d’oies, et tant de canards qu’on ne saurait dire davantage. […] Sur ces places on trouve toujours toutes sortes de légumes et de fruits, par-dessus tout d’énormes poires, qui pèsent dix livres (5) la pièce et qui sont blanches à l’intérieur comme la pâte, et très odorantes ; et des pêches — pendant la saison — jaunes et blanches, très délicates. Ni la vigne ni le raisin ne se trouvent en ce pays, mais du raisin sec très bon, apporté d’autre part, et de même du vin, dont les habitants ne font pas bien grand cas (6), car ils sont accoutumés à celui de riz et d’épices. Marco Polo, Le Devisement du monde ou Le Livre des merveilles, 1298, « Les récits de voyages ».

(1) Milles : ancienne mesure. (2) Maints : très nombreux. (3) Des immondices : des ordures. (4) Salubre (adj.) : sain (adj.). (5) Dix livres : environ cinq kilos. (6) Ne pas faire grand cas : ne pas beaucoup aimer

Séance 4 - Quel regard sur une cité chinoise ?

Objectif : Découvrir la description d’un lieu extraordinaire.

a) À quoi Marco Polo compare-t-il la cité de Quinsaï ? b) Surligne les termes qui montrent que ce lieu est extraordinaire ? c) Comment les habitants circulent-ils dans la ville ? d) La description de la ville est-elle précise ? Justifie en surlignant des termes dans le texte.

Séance 5 - Un voyage difficile

Objectif : Lire la description d'un voyage et comprendre les conditions de vie des marins.

a) Aurais-tu aimé être sur ce bateau ? Justifie ta réponse. b) Analyse les formes verbales suivantes : sortîmes (l.1), entrâmes (l.3) et demeurâmes (l.4). c) Quel exploit Magella a-t-il accompli ? d) Quels éléments montrent qu'il s'agit d'un journal de bord ? e) Pourquoi n'y a-t-il plus rien à anger et à boire sur le bateau ? f) Qu'est-ce que les hommes sont contraints de faire pour survivre ?

Séance 6 - Face à l'inconnu

Objectif : Repérer une scène d’action dans un récit fictif.

a) Lecture du début du texte : Note sur ton cahier ce que tu imagines être « ce que nous avons vu ». b) Cherche le vocabulaire de la peur. c) Est-ce que tous les personnages ressentent de la peur ? Texte d) Comment l’auteur rend-il la bête effroyable ?

Séance 6 - Face à l'inconnu

Objectif : Repérer une scène d’action dans un récit fictif.

Soudainement, un trou monstrueux s’était ouvert devant nous. L’endroit était terrifiant : vraiment une vision de cauchemar ! Des falaises de basalte, noires et luisantes, tombaient à pic dans l’inconnu. […] — C’est vraiment merveilleux ! s’est écrié Maracot, qui contemplait le décor avec le regard satisfait du propriétaire. […] Au milieu de sa phrase, il s’est interrompu, et son visage a exprimé une surprise et un intérêt intenses. Bill Scanlan et moi, nous avons regardé par-dessus ses épaules et nous sommes restés pétrifiés par ce que nous avons vu.

Séance 6 - Face à l'inconnu

Objectif : Repérer une scène d’action dans un récit fictif.

Une grande bête remontait le tunnel de lumière que nous avions projeté dans le gouffre. Au plus loin, là où la lumière se diluait dans l’obscurité de l’abîme, un corps noir avait émergé et progressait lentement, par embardées et par sauts. Quand il est venu en pleine lumière, nous avons mieux distingué sa conformation redoutable. Bête ignorée de la science, elle présentait certaines analogies avec d’autres qui nous étaient familières : trop allongée pour être un crabe géant, trop grosse pour un homard géant, elle était bâtie sur le modèle de l’écrevisse, avec deux pinces monstrueuses déployées sur le côté, et une paire d’antennes de cinq mètres de longueur qui frémissaient devant ses yeux noirs et ternes. La carapace, jaune clair, avait bien trois mètres de diamètre, dix mètres de long, sans parler des antennes.

Il amène le lecteur à établir des comparaisons, des rapprochements entre les mœurs des différents peuples, à porter un regard neuf sur ses propres usages et à constater que toute mode est relative.

Pour les Européens, la nudité est indécente et se limite à la sphère de l’intimité. Pour autant Bougainville présente la nudité des Tahitiens sans en être choqué et même en prenant soin de montrer au lecteur qu’un autre rapport au corps est possible. Pour ce faire, il met en évidence la beauté des tenues ainsi que le respect apporté aux corps : « elles savent l’arranger avec assez d’art pour rendre ce simple ajustement susceptible de coquetterie » (l. 5-6) ; « mais ce qui les distingue, c’est la beauté de leurs corps dont les contours n’ont point été défigurés par quinze ans de torture » (l. 9 à 11).

Description des mœurs : absence de guerre, absence de la notion de propriété. C’est la vision d’un paradis terrestre qui se dessine.