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Restauration (II)
xosea17
Created on November 30, 2023
Présentation sur la deuxième partie de la Restauration des Bourbons en Espagne.
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Restauration (II) (1898-1923)
Carte de distribution de l'aire d'influence de la langue basque autour du temps.
Caricature de Gedeón qui avance la création du parti Union Nationale, en 1900, à Valladolid, de la main de Costa et Paraíso, avec un programme régénérationniste. L'abandon de Costa fait échouer le projet, qui se regardait dans le miroir de "l'Union Monarchiste" des conservateurs de Cánovas et les libéraux de Sagasta.
Le discours régénérationniste montre l'Espagne malade, décadente, en retard, ratée, par rapport à l'Europe qui maîtrise le monde. C'est un discours anti-parlementaire qui sert à justifier la mise en place de dictatures et encourage la bataille pour le Maroc.
La « Loi des Juridictions ») est une loi votée en Espagne en 1906 et maintenue jusqu'en 1931, qui plaçait sous juridiction militaire les offenses faites oralement ou par écrit à l'unité de la patrie, au drapeau et à l'honneur de l'armée espagnole. Elle fut impulsée par le président du Conseil des ministres, Segismundo Moret, et le ministre de l'Intérieur, le comte de Romanones, avec le plein soutien du roi Alphonse XIII. La loi fut votée en réaction aux incidents du ¡Cu-Cut! survenus en novembre 1905, au cours desquels des militaires avaient saccagé la rédaction d'une revue catalaniste. Plusieurs de ses articles supposaient une atteinte importante aux libertés publiques, en particulier à la liberté d'expression. Elle fut interprétée par les nationalistes catalans comme une attaque envers leur communauté. La polémique autour du ¡Cu-Cut! avait déjà provoqué le départ du précédent président, Eugenio Montero Ríos, qui avait tenté de sanctionner les militaires, mais rencontré l'opposition du roi. Même Unamuno avait prononcé une conférence contre la loi.
Le lieutenant-colonel Francesc Macià quitte la carrière militaire le 25 novembre 1905 lors des événements connus sous le nom d'«incidents du ¡Cu-Cut!» qu'il a condamnés: la rédaction du journal satirique ¡Cu-Cut! ainsi que celle de La Veu de Catalunya, et aussi le siège du parti Lliga Regionalista, ont été vandalisés par un groupe d’officiers de la garnison de Barcelone, en réaction à une caricature antimilitariste de Junceda. Au lieu de prendre des dispositions contre les agresseurs, le tribunal militaire leur donne raison et ce sont les auteurs des caricatures qui sont mis en cause, en vertu de la loi des Juridictions qui est alors votée, laquelle condamne notamment les atteintes à l'honneur de l’armée. À la suite de ces événements, le mouvement Solidaritat Catalana (« Solidarité catalane ») se crée, et Macià commence sa vie politique. Reélu plusieurs fois, Macià fonde en 1922 le parti indépendantiste "État catalan". En 1926, il organise une incursion armée en Catalogne contre la dictature de Primo de Rivera depuis la ville française en Catalogne du Nord de Prats-de-Mollo. L'opération est stoppée par la gendarmerie française. .À la suite de la chute du dictateur Primo de Rivera en janvier 1930, Macià retourne en Catalogne en 1931. Le 19 mars, le parti « État catalan » fusionne avec le Parti républicain catalan de Lluís Companys pour former la Gauche républicainde de Catalogne (ERC), tout en conservant son autonomie. Il sera président de la Generalitat jusqu'à sa mort en 1933.
La pensée politique d'Unamuno ne peut pas s'encadrer sur un parti ou une idéologie; il est plutôt un "agitateur d'esprits" qui dénonce le colonialisme, le militarisme et réfléchit sur les nationalismes et régionalismes. Dans une série de conférences à Málaga, en 1906 -l'année aprés l'affaire Cu-Cut et la même année de la Loi de Juridictions et la Conférence d'Algeciras, l'écrivain donne son avis sur l'intolérance religieuse en Espagne et critique le rôle du régionalisme catalan, avant la nouvelle aventure coloniale au Maroc, qui va semer beaucoup d'incertitude sur le peuple espagnol et contribuera à la critique de l'armée, déjà en crise après la défaite de 1898.
En 1905, le kaiser Guillaume II débarque à Tanger pour manifester son soutien à l'indépendance du Maroc, face aux intérêts français dans la zone.
L'aventure coloniale au Maroc débute une fois la Conférence d'Algeciras (1906) crée la zone d'influence espagnole. En 1909, selon la loi de 1885, Maura recrute les résérvistes qui ne peuvent pas payer 1.500 pts. En 1912, Canalejas décrète le recrutement universel. Selon les accords signés en novembre 1912 par la France et l'Espagne, le Maroc reste divisé en deux protectorats, l'un français au Sud et l'autre espagnol, au Nord.
Antonio Maura essaye, surtout pendant son gouvernement long (1907-1909), la "révolution par le haut", avec des lois comme la loi électorale et le projet de réforme de l'administration locale. Les buts de la loi électorale étaient de réussir la "pureté électorale", avec des mesures comme le vote obligatoire et finir avec le contrôle des maires sur les juntes de recensement; mais on n'assurait pas le secret du vote. Là où il n'y avait q'un candidat, celui-ci deviendrait député sans nécessité de votation. Le second projet, la Loi d'Administration Locale, n'était pas approuvée aux Cortès. Son but était de mettre fin au caciquisme. Source: vignette de Gedeón (1903). Les aristocrates qui guettent Maura semblent désirer sa glissade, son échec.
On connait comme "Désastre du Barranco del Lobo" la défaite militaire proche à Melilla de 27 juillet 1909, dans laquelle les troupes espagnoles étaient battues par les rifains, qui avaient déjà tué quelques travailleurs du chemin de fer pour arriver aux mines qui seraient exploitées par les espagnols. La défaite déchaîne la Semaine Tragique de Barcelone, en protestation contre la levée de réservistes afin de combattre au Maroc, et la chute du gouvernement Maura. Source: vignettes de la BD "Barranco del Lobo", de Jorge Guillermo Palomera et Alejandro García (Cascaborra Ed.).
Libre-penseur, libertaire et anarchiste, adhéré aux mouvements républicains et anticléricaux, Ferrer i Guardia est issu d'une famille paysanne. En 1886, il prend part à la tentative insurrectionnelle républicaine du général républicain Villacampa, qui échoue. Obligé de s'exiler, il se réfugie à Paris jusqu'en 1901. Pour gagner sa vie, il est représentant en vins, restaurateur, puis donne des leçons particulières d'espagnol. En 1901, Ferrer i Guardia fonde l'École moderne, un projet éducatif rationaliste qui promeut la mixité, l’égalité sociale, la transmission d’un enseignement rationnel, l’autonomie et l’entraide. Elle fut la première d'un réseau qui en comptait plus d'une centaine en Espagne en 1907. Elle inspira les modern schools américaines et les nouveaux courants pédagogiques. En 1909, à la suite des événements de la Semaine Tragique à Barcelone, il est accusé (notamment par le clergé catholique) d'en être l'un des instigateurs. Condamné à mort par un tribunal militaire à l'issue d'une parodie de procès, il est fusillé le 13 octobre. Son exécution provoque un important mouvement international de protestation.
La Loi du cadenas est une loi promulguée par le premier ministre José Canalejas en 1910, qui interdisait l'implantation de nouvelles congrégations religieuses en Espagne, ce qui permit de limiter, notamment, le pouvoir de l'Église sur l'État. Le texte -législatif et collectif- se situe dans un contexte historique marqué par des tentatives de renouvellement du régime de la Restauration, lesquelles débutent au cours des premières années du règne d’Alfonso XIII. Parmi ces tentatives, on retrouve celle des conservateurs avec Maura et celle des libéraux avec Canalejas. La tentative libérale visait à éliminer les vices du système de la Restauration en encourageant un tournant libéral et démocratique (quelques aspects de cette Loi contribuent d’ailleurs à sa mise en œuvre). En France et au Portugal, l’interdiction pour les ordres religieux de se dédier à l’enseignement provoqua un exode massif des membres de ces ordres vers l’Espagne, augmentant un peu plus encore le pourcentage de membres du clergé au sein de la population espagnole. En ce qui concerne Canalejas, sa volonté était d’affirmer, dans ce contexte de renouveau libéral du régime, l’autorité de l’État et du gouvernement sur l’ensemble des institutions, ainsi que de mettre en place un vrai système parlementaire où la souveraineté nationale serait la seule source du pouvoir.
"Maintenant on va ouvrir des Cortès: ces Cortès je ne crois pas qu'elles soient inventées par un idéologue; (...) donc, sauf Pablo Iglesias et quelques autres éléments, les partis qui composent ces partis par leurs titres, leurs formes, leurs hommes et leurs principes et procédures pourraient bien être considérés la suite de n'importe quelles Cortès de 1875 jusqu'à nos jours. (...) L'Espagne officielle consiste, donc, en une espèce de partis fantômes qui, appuyés par les ombres des journaux, font fonctionner quelques Ministères de hallucination." Ortega y Gasset: "Vieille et nouvelle politique", 1914.
La vieille politique critiquée par Ortega y Gasset fonctionnne à partir des partis de l'alternance, et cela mène à la sérieuse instabilité de la période 1917-23.
Pendant la vigence du droit de gréve en Espagne, les períodoes les plus conflictuales ce sont le "triennat bolchevique" et la fin de la transition démocratique, coïncidante avec l'impact de la deuxième crise du pétrole.
Salvador Seguí, connu sous le nom El Noi del Sucre ("Le gamin du sucre") fut l'un des principaux leaders de la CNT en Catalogne au début du XXe siècle. Syndicaliste pragmatique, il introduit le concept de "possibilisme libertaire" qui est repris, en avril 1924, par La Revista Blanca : « nous devons intervenir en politique pour occuper les positions de la bourgeoisie ». Assassiné en 1923 -victime de la loi d'évasion, il avait vécu la conflictualité ouvrière à Barcelone pendant le triennat bolchevique et les affrontements des patrons contre les ouvriers. Il est mort en conséquence du pistolerisme de l'époque. Le 10 mars 1923 à midi, alors qu'il tentait de promouvoir auprès des travailleurs l'idée de l'émancipation comme moteur social, il est assassiné Carrer de la Cadena, quartier du Raval à Barcelone, par des hommes du Sindicat Lliure du patronat catalan sous la protection du Gouverneur Civil de Barcelone Martínez Anido, regroupée autour de la Lliga Regionalista.
Basilio Álvarez fait partie des politiques galiciens qui habitent à Madrid et font des débats autour des problèmes de la Galice au début du XXème siècle. Le curé participe à la formation d'Acción Galega (1910),association agraire qui défend la rédemption des "foros" qui payaient la plupart des paysans galiciens. Séparé de sa paroisse par l'évêque, il prend son chemin comme avocat et homme politique; il deviendra député pour le Parti Radical de Lerroux au début de la Deuxième République. La cause agrariste lutte pour la suppression des "foros". Au début, c'est un mouvement anti-caciquiste, soutenu par le régionalisme. Pendant la période 1917-1923, les paysans luttent contre la Garde Civile afin de défendre la possibilité de rembourser les "foros", mais il faudra ateindre encore 1926 pour la promulgation du décret qui permettra la rédemption des "foros" et acheter les terres de la part des paysans. Les syndicats catholiques s'approprient de la cause pendant la dictature de Primo de Rivera. Plus tard, la cause perd force pendant la Deuxième République, quand beaucoup de forces politiques s'engagent sur sa défense.
Après la défaite militaire d'Annual (avec la mort de 13.000 soldats), le Haut Commissaire Dámaso Berenguer, devant la pression sociale, sollicite au ministre de la Guerre qu'un officier général, nommé par lui, enquête sur les faits afin d'épurer les responsabilités de la défaite. Moyennant la Royal Ordre de 4 août 1921, le vicomte d'Eza, ministre de la Guerre, nomme le général Juan Picasso pour faire des recherches à Melilla. Le désastre se rebelle si grand que le gouvernement Allendesalazar est obligé de démissionner. Juan Picasso vérifie que les responsabilités augmentent même pour signaler les plus hautes sphères militaires. L'image, du site web historia antiquae, montre un Mr. qui parle avec un autre autour du Dossier Picasso ("cela arrive déjà aux colonels"; après, il ajoute: "cela monte aux généraux", et finit: "Vous voyez qu'il monte ? Mais on n'arrive pas aux politiques"!).