Les Personnages
Au Bonheur des dames
Le Magasin
Emile ZOLA
HORNECKER Joseph, Magasins Réunis d'Epinal, vue perspective (1908 - musée d’Orsay, Paris)
Octave MOURET
Denise BAUDU
Employés masculins
Vendeuses
Personnages
Petits commerces
Autres personnages
Clientes
Denise BAUDU
Personnages
Arrivée à Paris avec ses frères, Pépé son petit frère et Jean l'aîné pour travailler dans le petit magasin de son oncle après le décès de leur père, mort de la même maladie que leur mère 1 mois auparavant, Denise Baudu prend rapidement conscience que l'emploi n'existe que dans les grands magasins. Denise se fait embaucher au Bonheur des Dames, un grand magasin de prêt-à-porter féminin, découvre le monde cruel des petites vendeuses, la précarité de l'emploi et assiste au développement exponentiel de ce magasin et à la mort des anciens petits commerces. Elle suscite l'intérêt du directeur du magasin, Octave Mouret, qui lui confie de plus en plus de responsabilités. Elle refuse de devenir sa maîtresse mais finit par accepter sa demande en mariage.
Pépé
Jean
Elle n'est pas spécialement belle ; cependant, Mouret lui trouve dès la première rencontre un certain charme. Elle est dotée d'une chevelure « sauvage » et « inconvenante » qui lui vaut le qualificatif envieux de « mal peignée » mais qui, selon Véronique Cnockaert, est la promesse d'une sensualité et d'une force érotique. Femme en devenir, elle s'affine peu à peu et prend de l'assurance. Ses qualités s'affirment : courage, gaieté, simplicité, douceur, fierté. Indépendante, elle refuse d'entrer dans le moule qui lui est imparti, passant de femme passive à femme sujet, maitresse de son destin. Intelligente, elle est capable de discuter d'égal à égal avec Mouret, ce qui fait d'elle une femme aux idées modernes, une collaboratrice idéale. Pour Zola, elle incarne la philanthropie du magasin, s'attachant à améliorer les conditions de vie des employés : amélioration de la cantine, création d'un orchestre, amélioration des logements, protection de l'emploi (plus de licenciements à la morte saison ou pour une grossesse).
Vendeuses
Personnages
On voit dans le roman les femmes, clientes et vendeuses, exploitées par des hommes . Les employées du grand magasin sont effectivement majoritairement des femmes exploitées par des hommes.
Mme Aurélie (ou Mme Lhomme)
Mme Aurélie (ou Mme Lhomme) : première (chef de rayon) à la confection. C'est une femme vaniteuse qui vit mal l'échec d'une ancienne tentative de création d'un atelier de confection. Femme avisée, ayant de réelles capacités commerciales, elle a une famille médiocre dont les deux autres membres, mari et fils, sont des médiocres. Elle vit comme un affront la distance que Denise met dans ses relations avec elle et la considère comme une ennemie. Elle la traite donc avec mépris et rudesse dans les premiers chapitres, puis, voyant l'influence qu'elle prend, est bien obligée de se soumettre à son autorité et de tenter d'entrer dans ses bonnes grâces. Quand Denise passe première du rayon des enfants, Mme Aurélie, soulagée de conserver sa place de première, la traite en égale mais son âge avancé et les frasques de son fils rendent instable sa position dans le magasin.
Clara Prunaire
Marguerite Vadon
Mme Frédéric : veuve maigre et laide, elle est seconde au rayon confection. Plutôt en retrait, c'est avec retard qu'elle entre dans le clan destiné à exclure Denise. Elle démissionne brusquement de son poste sans qu'on en sache la raison.
Clara Prunaire : elle incarne la débauche et le mépris, travaille peu au Bonheur des Dames et compte davantage sur ses charmes pour survivre. Elle devient un temps l'amante de Mouret. Elle voue dès le départ une haine tenace à Denise, ne se croyant pas du même monde que la pauvre provinciale. Plus le succès de Denise devient évident, plus sa haine et sa rancune augmentent. Elle va jusqu'à séduire le promis de Geneviève, dans le seul but de contrarier Denise. À la fin du roman, elle disparaît sans qu'on sache si elle a trouvé un grand protecteur ou bien est tombée dans la débauche de la rue.
Pauline Cugnot
Mlle Fontenailles
Marguerite Vadon : fille-mère envoyée au Bonheur des Dames pour expier sa faute. Elle attend de pouvoir retourner en province dans le commerce de son père et épouser son cousin. On ne lui connaît pas de vie dissolue. Alliée à Clara quand il s'agit d'exclure Denise, elle abandonne son ancienne amie et se range, plus par flagornerie que par sincérité, parmi la cour de Denise quand celle-ci devient seconde. À la fin du roman, elle s'apprête à retourner chez son père.
Mme Frédéric
Pauline Cugnot : la seule véritable amie de Denise au Bonheur des Dames, bonne fille, compatissante, du rayon des lingeries, elle vit avec naturel la débauche inhérente à sa classe et confie qu'elle en est à son troisième amant. Peu à peu, Zola la fait évoluer et entrer progressivement dans la petite bourgeoisie ; elle épouse le commis Baugé et devient mère de famille.
Mlle Fontenailles : jeune fille pauvre d'une vieille noblesse du Poitou, protégée de Mme Desforges. Mouret l'engage par charité, comme il a embauché quelques éléments de la vieille noblesse ruinée. Elle épouse le garçon de magasin Joseph, frère de lait d'Albert Lhomme. Ce mariage illustre le mélange social que génère cette nouvelle classe de travailleurs.
Personnages
Employés masculins
Bourdoncle
Lhomme
Bourdoncle : adjoint de Mouret, chargé de la surveillance générale, responsable des licenciements. Il a débuté en même temps que Mouret au Bonheur des Dames. Contrairement à Mouret, il déteste les femmes. La phrase qu'il adresse le plus aux employés est : Passez à la caisse ! uand il les licencie. Il incarne la prudence et la méfiance, alors que Mouret progresse par imagination et prise de risque. Il se méfie de Denise et de son influence sur son patron et cherche à la faire tomber. Sentant son pouvoir vaciller, il finit par plier et encourager le mariage de Mouret.
Jouve
Robineau
Bouthemont
Hutin
Inspecteur Jouve : capitaine retraité, responsable de la surveillance dans le grand magasin. Il est craint des voleuses mais également des employés auxquels il ne laisse passer aucune faute. Il tente en vain d'user de son pouvoir pour obtenir des faveurs de Denise.
Liénard
Favier
Albert Lhomme
Henri Deloche
Joseph
Mignot
Bouthemont : premier (chef de rayon) et responsable des achats dans le rayon soieries, il devient le familier de Mouret et Henriette Desforges. Quand celui-ci se sépare de sa maîtresse, il licencie son employé. Bouthemont, soutenu par le banquier, le baron Hartmann, monte un grand magasin concurrent direct du Bonheur des Dames : Aux Quatre Saisons et acquiert la notoriété en se comportant en héros lors de l'incendie de son magasin.
Baugé
Robineau : second au rayon soieries au Bonheur des Dames, il a vu la place de premier lui être ravie par Bouthemont. C'est lui qui encourage Denise à se présenter comme vendeuse au Bonheur des Dames. Il songe à s'installer à son compte. Harcelé à son travail par Hutin et Favier qui s'arrangent pour le discréditer, il est licencié sans discussion.
Hutin : incarne la réussite à coup d'intrigues. Sous un aspect bonhomme, il organise en sous-main, à coup d'insinuation, le renvoi de Bouthemont et Robineau, passant ainsi de premier vendeur à second, puis premier au rayon des soieries. Son amabilité mielleuse trompe Denise qui s'en croit amoureuse, avant qu'elle ne découvre qu'à l'extérieur du magasin il s'affiche avec les femmes qu'il entretient. Sentant que Favier va prendre sa place, il réussit à se faire embaucher aux Quatre Saisons.
Favier : cache sous des dehors froids une volonté implacable. Il s'allie avec Hutin pour détruire Robineau, puis Bouthemont, ce qui lui permet de passer successivement premier vendeur puis second au rayon soieries, et d'accéder enfin au poste de premier au rayon soieries au départ de Hutin.
Lhomme : premier caissier, qui a eu le bras coupé par un omnibus. Homme médiocre qui fait consciencieusement son travail, impressionné par sa femme et malheureux en ménage, il se réfugie dans la musique.
Albert Lhomme : fils du précédent, c'est un jeune homme qui travaille négligemment à une caisse du Bonheur des Dames. Le statut de sa mère le protège mais le nombre de scandales dont il est le centre (liaison avec une vendeuse, vol organisé) ont raison de sa place. Il est renvoyé et continue à ruiner ses parents par une vie au chômage.
Liénard : vendeur au rayon lainage. Fils d'un marchand placé par son père au Bonheur des dames, c'est un paresseux et un chômeur.
Mignot : vendeur au rayon des gants. Mal vu de l'administration depuis qu'il s'est plaint de la nourriture du réfectoire. Toujours en manque d'argent, qu'il joue aux courses, il est complice d'Albert Lhomme dans la gestion de ses maîtresses et dans la tentative de vol organisé et y perd son emploi. Capable de rebondir, on le retrouve courtier à la fin du roman.
Henri Deloche : jeune et timide commis au rayon dentelles. Embauché en même temps que Denise, il en est l'amoureux transi. Il est renvoyé à la fin du roman pour ses maladresses de vendeur et pour n'avoir pas su déjouer la tentative de vol de Mme de Boves.
Joseph : Ancien soldat, honnête travailleur, il finit par épouser la marquise désargentée de Fontenailles.
Baugé : vendeur au Bon Marché puis au Bonheur des Dames, amant et ensuite mari de Pauline.
Octave MOURET
Personnages
Mme Desforges
Le personnage d'Octave Mouret apparaît très tôt dans la tête de Zola car il apparaît déjà en 1872 dans une liste sur les Rougon-Macquart qui fait de lui un spéculateur dans le grand commerce, héros d'un roman prévu sur le magasin de hautes nouveautés. C'est le fils de François Mouret et Marthe Rougon, personnages centraux de La Conquête de Plassans. Il est le héros de Pot-Bouille où il se révèle extrêmement malin, faisant son chemin par les femmes. Il progresse et finit par épouser la patronne. On retrouve, dans le début d’Au Bonheur des Dames, le cynisme qui le caractérise dans Pot-Bouille, en particulier dans la manière qu'il a de se servir de sa maîtresse, Henriette Desforges, pour atteindre le financier Hartmann, mais, petit à petit, ce trait de caractère s'estompe.
Hartmann
Caroline Deleuze veuve Hédouin
Caroline Deleuze, la fille de Deleuze aîné. Mariée au commis Charles Hédouin. Dirige Au Bonheur des Dames, créé par son père et son oncle. Grande, brune, admirablement belle avec son visage régulier et ses bandeaux unis, gravement souriante, madame Hédouin semble l'âme vive et équilibrée de la maison.
Personnages
Petits commerces
M et Mme tiennent un petit magasin, Au Vieil Elbeuf, qui se trouve juste à côté du Bonneur des Dames.
M. et Mme Baudu
Geneviève Baudu
cousine de Denise, fille de M. et Mme Baudu. Jeune fille effacée au teint pâle et à la chevelure brune. Amoureuse de Colomban, elle meurt lentement de chagrin lorsqu'elle s'aperçoit qu'il ne s'intéresse que pour Clara.
Premier commis au Vieil Elbeuf, au visage honnête mais rusé comme un renard et cachant ses réelles intentions. Il est fiancé à Geneviève mais se laisse attirer par les charmes des vendeuses du Bonheur des Dames, en particulier de Clara.
Colomban
Vieil artisan, travaillant le bois avec art. Il tient un petit commerce de parapluies juste à côté du Bonheur des Dames
Père Bourras
Propriétaire d'un magasin de tissus, créateur d'une spécialité de soie. Il vend son magasin à Robineau.
Vinçard
Fabricant de soieries à Lyon, il s'associe à Robineau pour tenter de lutter contre le monopole du Bonheur des Dames sur la soierie, mais ses méthodes d'approvisionnement obsolètes se révèlent inefficaces. Après la faillite de Robineau, il tente d'entrer en grâce auprès du grand magasin.
Gaujean
Licencié du Bonheur des Dames, il reprend la boutique de Vinçard. Il embauche Denise quand celle-ci quitte la boutique du père Bourras. C'est un homme jeune, capable d'accepter la modernité. Il engage une lutte commerciale avec guerre des prix entre sa boutique et le Bonheur des Dames, qui conduit à sa ruine. Acculé à la faillite, honteux d'avoir dilapidé la fortune de sa femme, il tente de mettre fin à ses jours en se jetant sous un omnibus.
Robineau
Clientes
Personnages
Mme Marty
Mme de Boves
Les clientes sont les premières victimes de la soif de pouvoir de Mouret, qui les manipule, les observe, les comprend et se joue de leurs désirs. Le grand magasin construit en leur honneur est en même temps un temple qui leur est dédié et un piège où elles viennent s'engluer. Zola a pour projet de présenter une femme-foule anonyme de laquelle émergent certaines clientes davantage connues des vendeurs, parmi lesquelles deux personnalités vont illustrer le pouvoir du grand magasin et la « fièvre » qu'il peut susciter chez les acheteuses.
Mme Bourdelais
Mme Guibal
Mme Boutarel
Mme Marty illustre la frénésie d'achats face aux grands magasins. Femme d'un professeur qui s'épuise à couvrir les dépenses de sa femme, on la voit entrer dans le magasin avec la ferme intention de n'acheter qu'une paire de lacets et en sortir étourdie et honteuse, ayant encore une fois succombé à son addiction compulsive.
Mme de Boves illustre comment le pouvoir de séduction du magasin peut conduire une femme à la perte. Mme de Boves est une femme délaissée par son mari qui, la laissant sans argent, préfère entretenir sa maîtresse, Mme Guibal. C'est également une voleuse qui vole sans scrupules. Mme Bourdelais quant à elle repèrent les bonnes affaires et est très radine et maligne.
Mme Guibal, amante de M. de Boves, observe plus qu'elle n'achète et profite du système des rendus.
Mme Boutarel, la provinciale, économise pendant des mois pour venir tout dépenser dans le magasin et les inconnues baptisées par le magasin, comme la « jolie dame » élégante, cliente régulière à laquelle les employés inventent une vie, un mari, un enfant, un amant, un deuil.
Autres personnages
Personnages
Au Bonheur des dames
Deux représentations (avec cartel) des grands magasins parisiens à la fin du XIXème siècle
Emile ZOLA
Faites ici une courte biographie de Zola & une frise chronologique sur le contexte culturel de cet auteur (à trouver sur le net ou à fabriquer)
Émile Zola, né le 2 avril 1840 à Paris, était un écrivain français renommé du XIXe siècle. Issu d'une famille modeste, Zola était le fils d'un ingénieur italien et d'une mère française. Son enfance fut difficile, marquée par la pauvreté et la mort de son père.
Jeune, Zola travailla comme commis dans une librairie avant de se lancer dans une carrière d'écrivain. Son premier roman, "Les Contes à Ninon", fut publié en 1864, mais c'est avec le roman "Thérèse Raquin", paru en 1867, qu'il connaît réellement le succès. Ce roman marque le début du mouvement réaliste dans la littérature française.
Zola était connu pour son écriture précise et détaillée, ainsi que pour son engagement social et politique. Il était un fervent défenseur de la justice sociale et de la cause des travailleurs. Son œuvre la plus célèbre, "Les Rougon-Macquart", est une série de vingt romans qui explore les aspects sociaux et psychologiques de la société française du XIXe siècle. Chaque roman de la série se concentre sur un membre différent de la famille Rougon-Macquart et permet de dresser un portrait complet de la société de l'époque.
Zola a également joué un rôle important dans l'affaire Dreyfus. En 1898, il publia une lettre intitulée "J'accuse" dans le journal "L'Aurore", dans laquelle il critiquait l'antisémitisme et accusait l'armée française d'avoir innocemment condamné le Capitaine Dreyfus, un Juif français.
Malheureusement, son engagement politique a causé des controverses et des attaques. En 1902, il mourut dans des circonstances mystérieuses, intoxiqué au monoxyde de carbone provenant d'un poêle défectueux.
La contribution d'Émile Zola à la littérature française est immense. Il a été l'un des premiers à explorer les thèmes sociaux et politiques dans ses romans, et son style réaliste a influencé de nombreux écrivains ultérieurs. Son courage politique et son engagement envers la justice sociale restent une source d'inspiration pour les générations suivantes.
Le Magasin
Notez ici les étapes importantes de l'évolution du magasin "Au Bonheur des dames" (agrandissements, techniques de vente)
Zola, Au Bonheur des dames
Thomas Lê
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Les Personnages
Au Bonheur des dames
Le Magasin
Emile ZOLA
HORNECKER Joseph, Magasins Réunis d'Epinal, vue perspective (1908 - musée d’Orsay, Paris)
Octave MOURET
Denise BAUDU
Employés masculins
Vendeuses
Personnages
Petits commerces
Autres personnages
Clientes
Denise BAUDU
Personnages
Arrivée à Paris avec ses frères, Pépé son petit frère et Jean l'aîné pour travailler dans le petit magasin de son oncle après le décès de leur père, mort de la même maladie que leur mère 1 mois auparavant, Denise Baudu prend rapidement conscience que l'emploi n'existe que dans les grands magasins. Denise se fait embaucher au Bonheur des Dames, un grand magasin de prêt-à-porter féminin, découvre le monde cruel des petites vendeuses, la précarité de l'emploi et assiste au développement exponentiel de ce magasin et à la mort des anciens petits commerces. Elle suscite l'intérêt du directeur du magasin, Octave Mouret, qui lui confie de plus en plus de responsabilités. Elle refuse de devenir sa maîtresse mais finit par accepter sa demande en mariage.
Pépé
Jean
Elle n'est pas spécialement belle ; cependant, Mouret lui trouve dès la première rencontre un certain charme. Elle est dotée d'une chevelure « sauvage » et « inconvenante » qui lui vaut le qualificatif envieux de « mal peignée » mais qui, selon Véronique Cnockaert, est la promesse d'une sensualité et d'une force érotique. Femme en devenir, elle s'affine peu à peu et prend de l'assurance. Ses qualités s'affirment : courage, gaieté, simplicité, douceur, fierté. Indépendante, elle refuse d'entrer dans le moule qui lui est imparti, passant de femme passive à femme sujet, maitresse de son destin. Intelligente, elle est capable de discuter d'égal à égal avec Mouret, ce qui fait d'elle une femme aux idées modernes, une collaboratrice idéale. Pour Zola, elle incarne la philanthropie du magasin, s'attachant à améliorer les conditions de vie des employés : amélioration de la cantine, création d'un orchestre, amélioration des logements, protection de l'emploi (plus de licenciements à la morte saison ou pour une grossesse).
Vendeuses
Personnages
On voit dans le roman les femmes, clientes et vendeuses, exploitées par des hommes . Les employées du grand magasin sont effectivement majoritairement des femmes exploitées par des hommes.
Mme Aurélie (ou Mme Lhomme)
Mme Aurélie (ou Mme Lhomme) : première (chef de rayon) à la confection. C'est une femme vaniteuse qui vit mal l'échec d'une ancienne tentative de création d'un atelier de confection. Femme avisée, ayant de réelles capacités commerciales, elle a une famille médiocre dont les deux autres membres, mari et fils, sont des médiocres. Elle vit comme un affront la distance que Denise met dans ses relations avec elle et la considère comme une ennemie. Elle la traite donc avec mépris et rudesse dans les premiers chapitres, puis, voyant l'influence qu'elle prend, est bien obligée de se soumettre à son autorité et de tenter d'entrer dans ses bonnes grâces. Quand Denise passe première du rayon des enfants, Mme Aurélie, soulagée de conserver sa place de première, la traite en égale mais son âge avancé et les frasques de son fils rendent instable sa position dans le magasin.
Clara Prunaire
Marguerite Vadon
Mme Frédéric : veuve maigre et laide, elle est seconde au rayon confection. Plutôt en retrait, c'est avec retard qu'elle entre dans le clan destiné à exclure Denise. Elle démissionne brusquement de son poste sans qu'on en sache la raison.
Clara Prunaire : elle incarne la débauche et le mépris, travaille peu au Bonheur des Dames et compte davantage sur ses charmes pour survivre. Elle devient un temps l'amante de Mouret. Elle voue dès le départ une haine tenace à Denise, ne se croyant pas du même monde que la pauvre provinciale. Plus le succès de Denise devient évident, plus sa haine et sa rancune augmentent. Elle va jusqu'à séduire le promis de Geneviève, dans le seul but de contrarier Denise. À la fin du roman, elle disparaît sans qu'on sache si elle a trouvé un grand protecteur ou bien est tombée dans la débauche de la rue.
Pauline Cugnot
Mlle Fontenailles
Marguerite Vadon : fille-mère envoyée au Bonheur des Dames pour expier sa faute. Elle attend de pouvoir retourner en province dans le commerce de son père et épouser son cousin. On ne lui connaît pas de vie dissolue. Alliée à Clara quand il s'agit d'exclure Denise, elle abandonne son ancienne amie et se range, plus par flagornerie que par sincérité, parmi la cour de Denise quand celle-ci devient seconde. À la fin du roman, elle s'apprête à retourner chez son père.
Mme Frédéric
Pauline Cugnot : la seule véritable amie de Denise au Bonheur des Dames, bonne fille, compatissante, du rayon des lingeries, elle vit avec naturel la débauche inhérente à sa classe et confie qu'elle en est à son troisième amant. Peu à peu, Zola la fait évoluer et entrer progressivement dans la petite bourgeoisie ; elle épouse le commis Baugé et devient mère de famille.
Mlle Fontenailles : jeune fille pauvre d'une vieille noblesse du Poitou, protégée de Mme Desforges. Mouret l'engage par charité, comme il a embauché quelques éléments de la vieille noblesse ruinée. Elle épouse le garçon de magasin Joseph, frère de lait d'Albert Lhomme. Ce mariage illustre le mélange social que génère cette nouvelle classe de travailleurs.
Personnages
Employés masculins
Bourdoncle
Lhomme
Bourdoncle : adjoint de Mouret, chargé de la surveillance générale, responsable des licenciements. Il a débuté en même temps que Mouret au Bonheur des Dames. Contrairement à Mouret, il déteste les femmes. La phrase qu'il adresse le plus aux employés est : Passez à la caisse ! uand il les licencie. Il incarne la prudence et la méfiance, alors que Mouret progresse par imagination et prise de risque. Il se méfie de Denise et de son influence sur son patron et cherche à la faire tomber. Sentant son pouvoir vaciller, il finit par plier et encourager le mariage de Mouret.
Jouve
Robineau
Bouthemont
Hutin
Inspecteur Jouve : capitaine retraité, responsable de la surveillance dans le grand magasin. Il est craint des voleuses mais également des employés auxquels il ne laisse passer aucune faute. Il tente en vain d'user de son pouvoir pour obtenir des faveurs de Denise.
Liénard
Favier
Albert Lhomme
Henri Deloche
Joseph
Mignot
Bouthemont : premier (chef de rayon) et responsable des achats dans le rayon soieries, il devient le familier de Mouret et Henriette Desforges. Quand celui-ci se sépare de sa maîtresse, il licencie son employé. Bouthemont, soutenu par le banquier, le baron Hartmann, monte un grand magasin concurrent direct du Bonheur des Dames : Aux Quatre Saisons et acquiert la notoriété en se comportant en héros lors de l'incendie de son magasin.
Baugé
Robineau : second au rayon soieries au Bonheur des Dames, il a vu la place de premier lui être ravie par Bouthemont. C'est lui qui encourage Denise à se présenter comme vendeuse au Bonheur des Dames. Il songe à s'installer à son compte. Harcelé à son travail par Hutin et Favier qui s'arrangent pour le discréditer, il est licencié sans discussion.
Hutin : incarne la réussite à coup d'intrigues. Sous un aspect bonhomme, il organise en sous-main, à coup d'insinuation, le renvoi de Bouthemont et Robineau, passant ainsi de premier vendeur à second, puis premier au rayon des soieries. Son amabilité mielleuse trompe Denise qui s'en croit amoureuse, avant qu'elle ne découvre qu'à l'extérieur du magasin il s'affiche avec les femmes qu'il entretient. Sentant que Favier va prendre sa place, il réussit à se faire embaucher aux Quatre Saisons.
Favier : cache sous des dehors froids une volonté implacable. Il s'allie avec Hutin pour détruire Robineau, puis Bouthemont, ce qui lui permet de passer successivement premier vendeur puis second au rayon soieries, et d'accéder enfin au poste de premier au rayon soieries au départ de Hutin.
Lhomme : premier caissier, qui a eu le bras coupé par un omnibus. Homme médiocre qui fait consciencieusement son travail, impressionné par sa femme et malheureux en ménage, il se réfugie dans la musique.
Albert Lhomme : fils du précédent, c'est un jeune homme qui travaille négligemment à une caisse du Bonheur des Dames. Le statut de sa mère le protège mais le nombre de scandales dont il est le centre (liaison avec une vendeuse, vol organisé) ont raison de sa place. Il est renvoyé et continue à ruiner ses parents par une vie au chômage.
Liénard : vendeur au rayon lainage. Fils d'un marchand placé par son père au Bonheur des dames, c'est un paresseux et un chômeur.
Mignot : vendeur au rayon des gants. Mal vu de l'administration depuis qu'il s'est plaint de la nourriture du réfectoire. Toujours en manque d'argent, qu'il joue aux courses, il est complice d'Albert Lhomme dans la gestion de ses maîtresses et dans la tentative de vol organisé et y perd son emploi. Capable de rebondir, on le retrouve courtier à la fin du roman.
Henri Deloche : jeune et timide commis au rayon dentelles. Embauché en même temps que Denise, il en est l'amoureux transi. Il est renvoyé à la fin du roman pour ses maladresses de vendeur et pour n'avoir pas su déjouer la tentative de vol de Mme de Boves.
Joseph : Ancien soldat, honnête travailleur, il finit par épouser la marquise désargentée de Fontenailles.
Baugé : vendeur au Bon Marché puis au Bonheur des Dames, amant et ensuite mari de Pauline.
Octave MOURET
Personnages
Mme Desforges
Le personnage d'Octave Mouret apparaît très tôt dans la tête de Zola car il apparaît déjà en 1872 dans une liste sur les Rougon-Macquart qui fait de lui un spéculateur dans le grand commerce, héros d'un roman prévu sur le magasin de hautes nouveautés. C'est le fils de François Mouret et Marthe Rougon, personnages centraux de La Conquête de Plassans. Il est le héros de Pot-Bouille où il se révèle extrêmement malin, faisant son chemin par les femmes. Il progresse et finit par épouser la patronne. On retrouve, dans le début d’Au Bonheur des Dames, le cynisme qui le caractérise dans Pot-Bouille, en particulier dans la manière qu'il a de se servir de sa maîtresse, Henriette Desforges, pour atteindre le financier Hartmann, mais, petit à petit, ce trait de caractère s'estompe.
Hartmann
Caroline Deleuze veuve Hédouin
Caroline Deleuze, la fille de Deleuze aîné. Mariée au commis Charles Hédouin. Dirige Au Bonheur des Dames, créé par son père et son oncle. Grande, brune, admirablement belle avec son visage régulier et ses bandeaux unis, gravement souriante, madame Hédouin semble l'âme vive et équilibrée de la maison.
Personnages
Petits commerces
M et Mme tiennent un petit magasin, Au Vieil Elbeuf, qui se trouve juste à côté du Bonneur des Dames.
M. et Mme Baudu
Geneviève Baudu
cousine de Denise, fille de M. et Mme Baudu. Jeune fille effacée au teint pâle et à la chevelure brune. Amoureuse de Colomban, elle meurt lentement de chagrin lorsqu'elle s'aperçoit qu'il ne s'intéresse que pour Clara.
Premier commis au Vieil Elbeuf, au visage honnête mais rusé comme un renard et cachant ses réelles intentions. Il est fiancé à Geneviève mais se laisse attirer par les charmes des vendeuses du Bonheur des Dames, en particulier de Clara.
Colomban
Vieil artisan, travaillant le bois avec art. Il tient un petit commerce de parapluies juste à côté du Bonheur des Dames
Père Bourras
Propriétaire d'un magasin de tissus, créateur d'une spécialité de soie. Il vend son magasin à Robineau.
Vinçard
Fabricant de soieries à Lyon, il s'associe à Robineau pour tenter de lutter contre le monopole du Bonheur des Dames sur la soierie, mais ses méthodes d'approvisionnement obsolètes se révèlent inefficaces. Après la faillite de Robineau, il tente d'entrer en grâce auprès du grand magasin.
Gaujean
Licencié du Bonheur des Dames, il reprend la boutique de Vinçard. Il embauche Denise quand celle-ci quitte la boutique du père Bourras. C'est un homme jeune, capable d'accepter la modernité. Il engage une lutte commerciale avec guerre des prix entre sa boutique et le Bonheur des Dames, qui conduit à sa ruine. Acculé à la faillite, honteux d'avoir dilapidé la fortune de sa femme, il tente de mettre fin à ses jours en se jetant sous un omnibus.
Robineau
Clientes
Personnages
Mme Marty
Mme de Boves
Les clientes sont les premières victimes de la soif de pouvoir de Mouret, qui les manipule, les observe, les comprend et se joue de leurs désirs. Le grand magasin construit en leur honneur est en même temps un temple qui leur est dédié et un piège où elles viennent s'engluer. Zola a pour projet de présenter une femme-foule anonyme de laquelle émergent certaines clientes davantage connues des vendeurs, parmi lesquelles deux personnalités vont illustrer le pouvoir du grand magasin et la « fièvre » qu'il peut susciter chez les acheteuses.
Mme Bourdelais
Mme Guibal
Mme Boutarel
Mme Marty illustre la frénésie d'achats face aux grands magasins. Femme d'un professeur qui s'épuise à couvrir les dépenses de sa femme, on la voit entrer dans le magasin avec la ferme intention de n'acheter qu'une paire de lacets et en sortir étourdie et honteuse, ayant encore une fois succombé à son addiction compulsive.
Mme de Boves illustre comment le pouvoir de séduction du magasin peut conduire une femme à la perte. Mme de Boves est une femme délaissée par son mari qui, la laissant sans argent, préfère entretenir sa maîtresse, Mme Guibal. C'est également une voleuse qui vole sans scrupules. Mme Bourdelais quant à elle repèrent les bonnes affaires et est très radine et maligne.
Mme Guibal, amante de M. de Boves, observe plus qu'elle n'achète et profite du système des rendus.
Mme Boutarel, la provinciale, économise pendant des mois pour venir tout dépenser dans le magasin et les inconnues baptisées par le magasin, comme la « jolie dame » élégante, cliente régulière à laquelle les employés inventent une vie, un mari, un enfant, un amant, un deuil.
Autres personnages
Personnages
Au Bonheur des dames
Deux représentations (avec cartel) des grands magasins parisiens à la fin du XIXème siècle
Emile ZOLA
Faites ici une courte biographie de Zola & une frise chronologique sur le contexte culturel de cet auteur (à trouver sur le net ou à fabriquer)
Émile Zola, né le 2 avril 1840 à Paris, était un écrivain français renommé du XIXe siècle. Issu d'une famille modeste, Zola était le fils d'un ingénieur italien et d'une mère française. Son enfance fut difficile, marquée par la pauvreté et la mort de son père. Jeune, Zola travailla comme commis dans une librairie avant de se lancer dans une carrière d'écrivain. Son premier roman, "Les Contes à Ninon", fut publié en 1864, mais c'est avec le roman "Thérèse Raquin", paru en 1867, qu'il connaît réellement le succès. Ce roman marque le début du mouvement réaliste dans la littérature française. Zola était connu pour son écriture précise et détaillée, ainsi que pour son engagement social et politique. Il était un fervent défenseur de la justice sociale et de la cause des travailleurs. Son œuvre la plus célèbre, "Les Rougon-Macquart", est une série de vingt romans qui explore les aspects sociaux et psychologiques de la société française du XIXe siècle. Chaque roman de la série se concentre sur un membre différent de la famille Rougon-Macquart et permet de dresser un portrait complet de la société de l'époque. Zola a également joué un rôle important dans l'affaire Dreyfus. En 1898, il publia une lettre intitulée "J'accuse" dans le journal "L'Aurore", dans laquelle il critiquait l'antisémitisme et accusait l'armée française d'avoir innocemment condamné le Capitaine Dreyfus, un Juif français. Malheureusement, son engagement politique a causé des controverses et des attaques. En 1902, il mourut dans des circonstances mystérieuses, intoxiqué au monoxyde de carbone provenant d'un poêle défectueux. La contribution d'Émile Zola à la littérature française est immense. Il a été l'un des premiers à explorer les thèmes sociaux et politiques dans ses romans, et son style réaliste a influencé de nombreux écrivains ultérieurs. Son courage politique et son engagement envers la justice sociale restent une source d'inspiration pour les générations suivantes.
Le Magasin
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